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Les Lifestyles Centers, ou les centres-villes réinventés

Les mégacentres commerciaux font peu à peu place à de nouveaux centres-villes à visage humain (Lifestyle Centers) qui procurent détente et services personnalisés. Cette nouvelle tendance générera-t-elle un impact sur le tourisme? Qu’en est-il au Canada?

Et l’Amérique inventa les centres commerciaux!

Puis, elle les transforma en mégacentres (Power Center) et en magasins entrepôts. Voilà maintenant que, de Puerto Rico à New York en passant par le Québec, elle nous influence encore en transformant notre environnement commercial en «centres style de vie» (Lifestyle Centers): quartier convivial, architecture recherchée abritant, autour d’une artère piétonne, magasins et grandes surfaces, bureaux, centres de divertissement (spa, cinéma, salle de sport, piscine, etc.), place centrale où se restaurer, stationnement en plein air, etc.

Bref, un petit look à l’européenne où le «milieu de vie à échelle humaine» semble reprendre le pas sur la quantité et le commerce de masse.

Une mode qui débarque chez nous

Le Québec, aussi, paraît frappé par cette nouvelle vague. Ainsi, à Boisbriand, les élus ont dévoilé le projet «Faubourg Boisbriand», investissement initial de 200 M $CA.

Situé sur les terrains appartenant jusqu’à récemment à General Motors, en bordure de l’autoroute 15, cette ville dans la ville combinera des fonctions:

  • industrielles (à 37%);
  • commerciales (à 35%). Quelques grandes surfaces côtoieront des commerces de dimension moyenne et une foule de petites entreprises de proximité, des  banques, etc.;
  • résidentielles (à 28%). Dans une première phase de développement immobilier, 2 000 unités seront construites sur les 5 000 prévues. Ce nouveau complexe mixte pourra accueillir environ 7 500 résidants, dont le cinquième travaillera dans les nouveaux commerces et services, et autant dans les entreprises industrielles;
  • touristiques. Les promoteurs comptent sur une clientèle extérieure qui viendra y jouir de l’ambiance, y faire ses achats et se divertir, tout en fréquentant les restaurants et les boutiques.

Même initiative à Brossard sur la rive sud de Montréal, où la construction des «Quartiers DIX30» (intersection des autoroutes 10 et 30) vient d’être lancée. Ce projet, dont les magasins devraient ouvrir leurs portes entre l’automne 2006 et le printemps 2007, comprendra un centre style de vie (épicerie fine, fromagerie, poissonnerie, boucherie, pharmacie, club vidéo, etc.) et un mégacentre commercial, pour un total de 1,3 million de pieds carrés de magasins.

Attention, il faut cependant faire la différence entre un regroupement commercial construit autour d’une rue centrale avec des boutiques spécialisées et les centres de magasins entrepôts qui, depuis quelques temps, fleurissent comme pâquerettes au printemps (comme au Marché central à Montréal, à Lachenaie, Boucherville, etc.).

Un bon point pour le tourisme?

Ces nouveaux centres à l’architecture originale ou à vocation particulière deviendront-ils une destination en soi, tant pour les résidants que pour les touristes et les excursionnistes?

De nombreuses études semblent le démontrer: généralement, les centres-villes ou les quartiers piétonniers attirent plus de touristes, car ceux-ci aiment goûter la vie en communauté et découvrir le mode de vie local.

Les promoteurs de ces nouveaux concepts espèrent qu’en joignant ainsi l’utile à l’agréable, les visiteurs reviendront plus souvent et y resteront plus longtemps. Dans les Lifestyle Centers des États-Unis (une centaine), on constate que l’atmosphère plus conviviale et personnalisée entraîne un taux de dépenses plus élevé. Toutefois, aucune statistique ne vient appuyer cette constatation.

Par ailleurs, selon une étude réalisée en 2004 par l’International Association of Shopping Centers (IASC), l’aménagement de magasins et de restaurants autour d’une rue piétonne centrale constitue une combinaison gagnante. En effet, on dénote une augmentation de près de 20% de l’achalandage. Comme les visiteurs fréquentent ces centres autant pour effectuer leurs achats réguliers que pour prendre un repas au restaurant ou tout simplement bénéficier de l’agréable ambiance des lieux, ils y reviennent plus souvent.

Selon les responsables de l’étude, les restaurants et les cafés qui offriront une touche particulière (produits de niche, décoration originale ou typique, etc.) pourraient même voir cet achalandage augmenter de 35%. 

 

Bémol sur le climat

La plupart de ces nouveaux complexes américains se situent dans des villes où le climat est relativement chaud (Floride, Californie, etc.). Ce type de commerce sera-t-il toujours aussi intéressant sous un mètre de neige? Car, si le froid est insupportable, les consommateurs ne voudront pas rester dehors.

Les villes de Boston, New York et Chicago se sont pourtant lancées dans cette aventure. Les promoteurs insistent sur le fait que, pour des climats nordiques, il faudra prévoir des porches et des abris couverts (amovibles ou non), des tunnels piétonniers, un système de trottoirs chauffants, etc. Citons l’exemple du Vestar Desert Ridge dans le nord de la Californie qui, pour contrer les nuits froides, a ajouté un brasero extérieur en béton (2,4 m de haut sur 1,8 m de large), autour duquel les visiteurs peuvent se réchauffer entre deux visites.

Les Lifestyle Centers auront-ils autant de succès au Canada qu’aux États-Unis?

Selon les dires de Maureen Atkinson, associée senior chez J.C. Williams Group (Toronto), firme d’experts-conseils en commerce de détail, les consommateurs urbains canadiens en ont assez des grands centres commerciaux et recherchent de nouvelles expériences d’achats.

Cependant, selon elle, certaines villes telles qu’Ottawa ou Montréal sont probablement trop froides pour un concept de ce genre. Dès lors, on peut prévoir moins d’ouvertures de «centres style de vie» que chez nos voisins américains. De plus, seules quelques villes peuvent réellement fournir la concentration de résidants requise pour soutenir de tels centres, qui risquent ainsi d’être plus petits.

Voir aussi

International Council of Shopping Centers 
Faubourg Boisbriand 

Sources:

– Brouillette, Donald. «Faubourg Boisbriand: une ville dans la ville», Le Courrier (Sainte-Thérèse), 9 avril 2005.
– Canada NewsWire. «Première phase de Faubourg Boisbriand – Un premier investissement de 253 M$», 6 avril 2005.
– Cloutier, Laurier. «Le complexe commercial Quartiers DIX30 prend forme à Brossard», La Presse, 15 juin 2005.
– Cloutier, Laurier. «Place aux lifestyle centers», La Presse, 8 juin 2004.
– Cloutier, Laurier. «Revanche des centres-villes», La Presse, 25 avril 2005.
– Hazel, Debra. «Brave new format: Lifestyle centers look good, but are they earning their keep?», Shopping Centers Today, mai 2003.
– Silva, Tricia Lynn. «Lifestyle centers to be dominant retail product in future», 27 mai 2005.
– Grubb & Ellis Company.  «Retail Market Trends North America», été 2005.

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Ailleurs dans le monde Enjeux Gestion

La veille stratégique territoriale peut-elle sauver les régions?

Lors du salon de l’information numérique professionnelle, l’IExpo 2005, tenu à Paris (CNIT La Défense) les 1er et 2 juin 2005, on a longuement traité des enjeux de la veille stratégique et de la gestion de l’information en général. On a également présenté le nouveau plan adopté par la France pour développer la veille stratégique territoriale. Analysons ici la portée d’un tel plan au Québec, dans une optique de sauvegarde des régions.

En France, depuis quelques mois, le gouvernement effectue de grands efforts de sensibilisation et de conscientisation afin que les PME, les PMI (petites et moyennes industries) et les TPE (très petites entreprises) entament la mise en place de processus de veille stratégique et concurrentielle.

Principalement ingénieurs ou gens de commerce, les chefs d’entreprise ne sont habituellement pas très férus de gestion de l’information. Dès lors, on doit les convaincre que, dans le contexte actuel de mondialisation intense, il ne suffit plus de regarder agir notre voisin de gauche ou de droite (ni comment il s’y prend). La menace concurrentielle peut venir de loin et surtout d’où on ne l’attend pas!

La veille ne permet pas seulement de surveiller la concurrence, elle favorise également la découverte de nouvelles idées, façons de faire, méthodes de travail, etc., qui pourraient être appliquées facilement sur son propre territoire.

Dans cette optique de prise de conscience, et sous l’impulsion des chambres de commerce régionales, des fédérations et associations professionnelles, des ambassades, des syndicats, etc., le gouvernement français a décidé d’instaurer une architecture de veille (que les Français nomment «intelligence économique») décentralisée et territoriale.

L’important dans cette veille territoriale consiste à désigner un «pilote d’intelligence économique» par région, responsable d’identifier les PME et de les accompagner tout au long de leurs recherches d’information, quelles qu’elles soient. Celui-ci surveille, par exemple, les fusions et les acquisitions dans sa région. Il peut également conseiller les chefs d’entreprise dans le processus d’implantation de veille, soit:

  • comment rechercher l’information?
  • quelle information acquérir (en mode payant)?
  • quelles tendances faire ressortir?

D’où l’importance cruciale de développer un réseau de contacts, sans lequel il serait très difficile de réunir toutes les données nécessaires. Car cette opération colossale s’avère nettement facilitée si elle peut être réalisée en collaboration, en faisant fi des barrières de concurrence locale, qui bien souvent bloquent de nombreux développements de projets.

Alors, imaginons qu’une fédération professionnelle récolte des statistiques et des données factuelles pour son domaine industriel et mette toute cette masse d’information sur son portail Web. Les entreprises du secteur concerné pourraient les consulter et, pourquoi pas, y participer anonymement. Les entreprises individuelles ont tout à gagner de cette collaboration, de même que la région dans son ensemble.

En France, cette approche régionale se nomme «veille territoriale».

Une expérience exportable au Québec?

Comme partout ailleurs, les PME du Québec hésitent à mettre en place un système de veille élaboré fondé sur des outils technologiques, et ce, pour deux raisons: le budget et le temps. La veille ne nécessite pas forcément des outils très sophistiqués, mais elle exige cependant beaucoup de temps. Pour les PME, qui dans la majorité des cas ne possèdent pas les moyens financiers, techniques, et encore moins humains, la veille peut paraître hors de portée. C’est pourquoi on doit penser à créer des structures externes qui aideraient ces entreprises à se frayer un chemin dans la jungle de l’information.

Serait-il envisageable que les centres locaux de développement (CLD) ou les sociétés d’aide au développement des collectivités (SADC) – véritables experts en développement local et régional -, en collaboration avec les corporations de développement économique et communautaire (CDEC) et les ATR, délèguent, systématiquement et concrètement, au moins une personne chargée de servir d’émulateur de veille territoriale dans chacune des régions du Québec?

Cette personne réunirait les principaux pôles d’entreprises de sa région afin que celle-ci soit mieux armée pour faire face aux faillites et fermetures.

L’information rassemblée (tendances macro et microéconomiques) devrait alors être analysée et diffusée à grande échelle pour ensuite être retournée à un noyau central, par exemple, un site Web, qui proposerait de nombreux services complémentaires, comme:

  • une lettre de diffusion;
  • le téléchargement de procédures ou de formulaires administratifs;
  • des forums de discussion;
  • la possibilité d’envoyer un message électronique aux élus ou aux municipalités;
  • une boîte à outils contenant différentes méthodes utiles au cycle de l’information (logiciels, formations, publications, etc.);
  • des questionnaires d’autoévaluation permettant de tester les pratiques de veille;
  • des indicateurs et baromètres (financiers, économiques, etc.);
  • un agenda des colloques, séminaires et rencontres;
  • etc.

En France, citons l’exemple du portail ARIST Rhône-Alpes, un service des chambres de commerce et d’industrie Rhône-Alpes. Cette équipe d’une quinzaine de personnes, assistantes, documentalistes, chargés d’études et autres, fournit depuis plus de vingt ans des prestations de services aux PME/PMI de la région dans les domaines de l’innovation et de l’information stratégique.

Par l’instauration d’un réseau physique ou virtuel de compétences locales, un système de veille territoriale ne peut qu’amener les acteurs locaux à une meilleure compréhension réciproque, par l’apprentissage.

Au Québec et au Canada, certains centres régionaux ou grands centres de fabrication (comme le Centre des technologies de l’aluminium du Centre national de recherches Canada, situé sur le campus de l’Université du Québec à Chicoutimi au Saguenay-Lac-Saint-Jean) exercent déjà de la veille.

Cependant, il faut insister sur quelques conditions sine qua non à la bonne réussite de l’opération:

  • la ou les personnes doivent être affectées à ce travail à temps plein: pas question de faire de la veille en plus d’une autre tâche complète, comme on le voit trop souvent;
  • la fonction de veille doit s’intégrer dans le budget (à la fois en termes de personnel, d’outils informatiques et technologiques et d’achat de documents);
  • le veilleur doit avoir suivi une formation adéquate;
  • le veilleur doit bénéficier de l’encadrement d’un réseau (équipe pluridisciplinaire: juristes, analystes, ingénieurs, chefs d’entreprise, etc.), afin de faciliter la collecte, l’analyse et la diffusion de l’information.

En ce qui concerne les deux derniers points, il s’avérerait intéressant d’impliquer davantage les universités dans le processus. D’abord en formant leurs étudiants, tous cursus confondus, à la recherche documentaire et aux technologies de gestion de l’information. Ensuite, en mettant leur réseau de chercheurs à la disposition des veilleurs.

En conclusion, pour évoluer et innover, les entreprises doivent créer des canaux de communication entre elles et les associations et fédérations professionnelles. Ces lieux de dialogue contribueront peut-être au maintien des emplois en région, sinon à leur création.

Le développement territorial repose essentiellement sur une «démarche fédérative de mobilisation des acteurs d’une zone géographique, autour d’un projet d’ensemble, économique, social et culturel, visant à créer une dynamique durable sur un territoire» (Vernet, 1999).

La veille territoriale représente une dimension essentielle des pôles de compétitivité. Il est donc grand temps de commencer le travail de sensibilisation des élus et des autres décideurs.

Voir aussi
Le Réseau de veille en tourisme fait boule de neige>Le Réseau de veille en tourisme fait boule de neige
IExpo
Réseau des SADC du Québec
Centre des technologies de l’aluminium

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Gestion Ressources humaines

PME, relève-toi!

Un sondage effectué en mai 2004 et publié par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) révèle que 41% des chefs de PME prévoient prendre leur retraite d’ici 5 ans et 70% pensent le faire au cours des 10 années à venir. En raison du vieillissement de la population et du manque de relève, cette situation risque de mettre en péril deux millions d’emplois! Quelle est la situation dans le secteur du tourisme et existe-t-il des mesures d’aide?

Selon un sondage de la FCEI (*1), tous secteurs industriels confondus, seulement un tiers (35%) des propriétaires de PME planifient leur relève. Et ils le font souvent de façon informelle, sans plan écrit, et même sans communiquer l’information à leur successeur pressenti.

Pour se retirer de leur entreprise, 37% des propriétaires vendent celle-ci intégralement à des personnes avec qui ils n’ont aucun lien de parenté. Surprenant, lorsque l’on connaît la place prépondérante des entreprises familiales dans notre économie.

Seulement un propriétaire sur quatre (26%) a indiqué avoir l’intention de vendre ou de transférer un jour son entreprise à un membre de sa famille, tandis qu’un nombre équivalent ne dispose d’aucun plan en ce sens.

Le sondage démontre également qu’il existe plusieurs obstacles à la transition, comme:

  • la conviction des patrons qu’une telle démarche est prématurée;
  • leur réticence à se pencher sur les affaires personnelles, telles que le choix d’un héritier;
  • la difficulté à évaluer leur entreprise;
  • la difficulté (et non la moindre) pour un jeune entrepreneur qui veut racheter l’entreprise familiale d’obtenir du financement des banques;
  • sans oublier de nombreux obstacles institutionnels.

Qu’en est-il dans le secteur du tourisme?

Selon une étude pancanadienne de la CIBC (février 2005), le nombre de travailleurs autonomes approchant de l’âge de la retraite (âgés de 55 à 64 ans) est en progression rapide depuis quelques années, effectuant un bond spectaculaire de 7,5% annuellement depuis le début de la décennie.

Lorsque l’on étudie la situation par secteur industriel, on constate que le secteur du tourisme comprend le nombre le plus élevé de travailleurs autonomes approchant de la retraite (40%), suivi du secteur primaire et de l’alimentation (tableau plus haut).

On remarque par ailleurs que:

  • 45% des propriétaires prévoient vendre leur entreprise;
  • seulement 7% de ces entreprises resteront dans le giron familial (contre 17%, par exemple, dans le secteur de l’alimentation).

Des mesures concrètes

La transition semble poser un réel problème aux entrepreneurs. Pour qu’elle s’exerce en douceur, elle doit être préparée et s’échelonner généralement sur une période assez longue. La planification en reste l’élément clé.

Le dirigeant désireux de planifier sa relève bénéficierait de la mise en place de structures efficaces axées sur la prise de décision:

  • en communiquant ses intentions à ses proches, ainsi qu’aux associés de l’entreprise;
  • en faisant appel à des personnes-ressources extérieures à la famille, susceptibles de fournir un éclairage nouveau sur un ou plusieurs aspects du transfert.

Au Québec, il existe des mesures concrètes pour aider à pallier ce problème de relève:

  • le dernier budget provincial 2005-2006 contenait plusieurs mesures touchant les PME et les régions. On en trouve une qui vise justement l’ajout par Investissement Québec  d’un volet Relève PME (dans son programme Financement PME) afin de faciliter le transfert d’une entreprise en faveur de la relève familiale, des cadres de l’organisation ou de tout autre entrepreneur intéressés à l’acquérir. Ce volet sert à compléter l’investissement direct d’une société de capital de risque ou le financement traditionnel d’une institution financière. Investissement Québec accorde alors une garantie de remboursement de la perte nette d’un prêt consenti par une institution financière ou un prêt à terme.
  • Le Fonds de solidarité FTQ offre également un programme Fonds Relève PME, afin d’assurer la pérennité des PME. Les différentes interventions de ce Fonds couvrent presque tous les secteurs d’activité économique. Elles sont cependant essentiellement réservées aux entreprises possédant une valeur marchande minimale de 500 000$, jouissant d’une excellente santé financière et qui poursuivront leurs activités selon un plan de croissance soutenue.
  • La Caisse de dépôt et placement du Québec(par l’entremise de CDP Accès Capital) propose Accès Relève, un produit financier clé en main destiné aux entreprises. Dans ce plan d’encadrement stratégique, les montants investis varient selon les situations. Ici aussi, pour accéder au programme, l’entreprise familiale doit être en bonne situation financière, l’avoir des actionnaires doit excéder 500 000$ et tous les secteurs sont admissibles, sauf le commerce de détail.

La Fédération des chambres de commerce du Québec dispose également de nombreux conseillers spécialisés dans la planification successorale. Certaines banques, comme la CIBC, proposent aussi d’aider les PME dans la planification du plan de relève.

Depuis 1999, de nombreux organismes comme la FCEI tentent de sensibiliser les PME à ce problème. Sachant que votre succession présente un risque important pour la prospérité économique et sociale de votre entreprise, de la région ou même du pays, ne tardez pas à y voir!

(*1) Le sondage de la FCEI a été mené auprès de 4311 de ses membres entre le 1er et le 26 mai 2004. La marge d’erreur est de ±1,5%, 19 fois sur 20.

Voir aussi

FCEI
Chaire de développement et de relève de la PME (HEC Montréal) 
Caisse de dépôt et de placement du Québec
Fédération des chambres de commerce du Québec
Fonds de solidarité FTQ
Relève PME (Investissement Québec)
Ressources Entreprises

Sources:
– CA Magazine. «Les entrepreneurs à l’aube de la retraite», mai 2005.
– Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT). «Diagnostic des ressources humaines en tourisme, Horizon 2004-2009», rapport final, octobre 2004.
– Demers, Julie. «La planification de la relève dans les PME», CMA Management, mai 2005.
– FCEI. «La relève des PME met en jeu deux millions d’emplois canadiens», juin 2005.
– Kehrer, Daniel. «Essentials for running a successful family firm», Reno Gazette-Journal, 6 juin 2005.
– Tal, Benjamin. «Les entrepreneurs canadiens sont-ils prêts pour la retraite?», Études économiques et stratégiques, CIBC, 1er février 2005.

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Marketing Segments de clientèles

Savez-vous parler aux femmes?

De nos jours, en Amérique du Nord, les femmes effectuent environ 80% des achats de consommation et influencent plus de 95% des acquisitions de marchandises totales. Aucun secteur économique ne leur échappe, pas même les catégories traditionnellement dites masculines comme l’automobile, l’électronique grand public ou la rénovation. En omettant ce détail et en ne sachant pas comment les interpeller, vous risquez fort bien de commettre plusieurs erreurs qui pourraient vous coûter cher…

Selon Tom Peters, gourou américain du management – cité par Marie-Claude Ducas du magazine Infopresse – les entreprises et les publicitaires négligent les femmes. Celles-ci sont cependant responsables de 94% des achats de meubles et équipements pour la maison, de 92% des dépenses liées aux vacances et de 80% de celles liées à la rénovation. Entre 1970 et 1998, le revenu médian des hommes aux États-Unis a augmenté de 0,6%, tandis que celui des femmes augmentait de 63%!

Les agences de publicité et de marketing qui jadis ne s’intéressaient et ne s’adressaient qu’aux pères, aux frères ou aux maris doivent maintenant changer leur fusil d’épaule. Et vite!

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’Ikea, le géant suédois de l’ameublement, s’est engagé à «féminiser» ses manuels d’instruction, après avoir été accusé par le premier ministre norvégien de ne montrer que des hommes en train d’assembler ses meubles.

Le rose ne suffit plus!

Arrêtez de croire qu’il suffit de présenter aux femmes un produit avec des fleurs imprimées sur fond de couleur pastel. Pensez plutôt à leur fournir des explications claires et complètes. Les consommatrices n’ont pas que l’aspect esthétique en tête, elles sont également soucieuses de facilité d’utilisation, de bas prix, de service à la clientèle, etc.

Selon Louise-Hélène Paquette, directrice générale de la recherche chez Astral Média Radio, les femmes recherchent l’équilibre, une saine gestion du budget et des responsabilités liées à la famille. Elles gèrent leurs dépenses de manière stratégique. Pour cela, elles s’informent, comparent, enquêtent et dressent des critères de sélection auxquels produits et services doivent répondre.

Comme ce sont elles qui effectuent la majorité des achats du ménage, elles deviennent de véritables expertes en consommation. Il convient donc de leur vendre de l’information détaillée et réelle, des conseils, des comparatifs et des arguments.

Pour créer un lien de confiance, établissez un contact chaleureux, un lien affectif. Jouez la carte du dévouement et de la loyauté. Proposez-leur un programme de fidélisation, des promotions de groupe, etc.

Quand évasion rime avec affirmation

Lorsque les femmes participent à des activités, elles ne le font pas pour «gagner», mais plutôt dans le but de donner le meilleur d’elles-mêmes tout en recherchant équilibre et autonomie personnelle. Elles tentent de se dépasser sans compétitionner, de s’affirmer tout en s’amusant.

Prenons l’exemple de Rossignol, un fabricant français d’équipement de ski. Il y a quelques années, aux prises avec une diminution du nombre d’adeptes, il décide de parier sur les femmes.

L’entreprise a donc choisi d’aborder sérieusement la question et étudié la morphologie de la skieuse. L’idée de concevoir un ski exclusivement pour les femmes (qui représentent 45% des amateurs de glisse) a fait son chemin. Rossignol a investi 200 000 euros pour lancer la première gamme féminine, Exclusive, en 2001.

Depuis lors, la demande ne cesse de croître.

Les femmes aiment s’octroyer de petits luxes et des moments d’évasion. Vendez-leur du plaisir. Offrez-leur des instants privilégiés – pris au détriment du «devoir» – qui leur serviront à se récompenser, mais déculpabilisez-les de le faire.

Et pourquoi pas une journée par semaine consacrée aux dames? C’est ce qu’a instauré Rossignol cet hiver, au Mont-Sainte-Anne à Québec, en lançant les «Mardis des Femmes Rossignol» où, tous les mardis de février, la station de ski a offert un traitement VIP aux femmes. Celles qui s’étaient procuré un billet de jour ou de demi-journée à tarif régulier obtenaient, tout à fait gratuitement, un billet de remontée pour une amie. Les femmes membres de la station ont pu également profiter de la promotion: en emmenant une amie skier ou surfer, celle-ci bénéficiait d’un rabais de 50% pour un billet de remontée.

De plus, les femmes qui se sont prévalues de cette promotion ont aussi eu accès à une clinique de perfectionnement exclusive d’une heure et demie. Rossignol en a profité pour leur proposer des démonstrations gratuites de ses nouveaux modèles de skis.

Une volonté de fer dans un gant de velours

Même si la femme moderne tente de se donner l’image d’une battante, d’une aventurière, d’une femme autonome, elle n’en reste pas moins sensible et très émotive. Elle ne doit jamais se sentir agressée. Reconnaissez sa différence sans pour autant la marquer.

Communiquez avec respect. Bannissez l’approche marketing d’un produit unique pour tous. La femme rejette toute forme de pression du genre «c’est à prendre ou à laisser». Elle n’aime pas se faire imposer des produits. Au contraire, elles apprécie découvrir ce qu’elle ne cherche pas.

La consommation doit rester une expérience qui procure plaisir et bonheur. Que vous exploitiez un restaurant, un hôtel ou un spa, offrez-leur gracieusement échantillons et cadeaux promotionnels. Lorsque les femmes découvrent et aiment un produit, elles en parlent à leurs amis, leur famille, leurs collègues, etc.

Éthiques et engagées

Outre le fait de se porter garantes de la qualité de vie de leur entourage, les femmes sont plus sensibles que les hommes aux questions éthiques et environnementales. Elles sont plus réceptives aux aspects de santé et de bien-être. Vendez-leur des produits et des services en accord avec leurs valeurs. Vendez-leur un style de vie.

Des souris et des femmes

Arrêtez de croire que les femmes ne sont pas technos. En effet, depuis peu, aux États-Unis, celles-ci ont dépassé les hommes sur Internet. Selon Harris Interactive, en avril 2004, plus de la moitié des internautes américains de 18 ans et plus étaient des femmes (un peu plus de 51%), soit 1 point de moins que dans la population adulte globale.

En Europe, les femmes représentent environ 40% de la population internaute, avec cependant de gros écarts dans certains pays.

Par contre, au Québec, selon le CEFRIO, si Internet semble présent chez presque tous les groupes d’âge, on constate que les femmes de 55 ans et plus sont presque complètement absentes de la toile. Cette situation fait chuter la moyenne totale des femmes et creuse un écart d’utilisation entre les hommes et les femmes, écart propre à la province.

Relevons cependant que si les femmes utilisent moins Internet que leurs homologues masculins, c’est qu’elles ont une moins bonne perception de la sécurité des transactions en ligne.

Gardez donc l’oeil ouvert sur les tendances de comportement en ligne des consommatrices. Leur nombre a encore des chances de croître entraînant une plus grande confiance dans le commerce électronique.

PromoVacances.com
Affiche signée FCB Paris dans le métro parisien
dans le cadre de la campagne «petits prix pour partir plus»

D’aucuns diront que les femmes sont difficiles à saisir et à comprendre. C’est pourquoi il vous faut user d’un type de marketing complexe consistant à attirer leur attention sans les déranger, tout en créant une dépendance.

Votre budget publicité/communication est précieux, ne le gaspillez pas!

Voir aussi

L’hôtellerie s’adapte aux préférences des femmes
Rossignol
Tom Peters’s Blog
Tout sur la com

Sources:
– Ducas, Marie-Claude. «Les femmes et les baby-boomers sont des mines d’or», Infopresse, 27 septembre 2004.
– Learned, Andrea. «A New Perspective on Marketing to Women», MarketingProfs.com, 10 août 2004.
– Learned, Andrea. «Designing Brands With Women in Mind», Rethinkpink.com, 15 mars 2005.
– Learned, Andrea. «The Six Costliest Mistakes You Can Make in Marketing to Women», MarketingProfs.com, 21 may 2002.
– Guinochet, Fanny. «La femme est l’avenir du ski», Le Figaro, 14 février 2005.
– Vachon, Isabelle. «Internet au féminin… le fossé perdure», Bulletin SISTech (CEFRIO), 8 avril 2005.
– Varin, Manon. «RockDétente et Oasis féminisent les pentes», Infopresse, 31 janvier 2005.
– Paquette, Louise-Hélène. «Les femmes en 10 temps», présentation faite aux Assises du tourisme (Québec), 6 mai 2005.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Je me souviens: le tourisme de mémoire

Châteaux, forteresses, villes fortifiées, champs de bataille, cimetières et columbariums constituent autant d’endroits qui reflètent notre histoire. Le «tourisme de mémoire» invite le public à découvrir ce patrimoine.

Certains sites historiques ne présentent aucun attrait visuel et ne prennent de valeur patrimoniale que parce qu’ils sont associés à un personnage ou un événement particulier, comme la maison du général de Gaulle à Lille, les cimetières militaires de Picardie, les plages du débarquement en Normandie, les camps de concentration allemands, les plaines de Waterloo en Belgique ou les plaines d’Abraham au Québec.

Le tourisme dit «de mémoire» sert donc à découvrir un lieu où s’est jouée une part de l’histoire nationale. Il fait oeuvre de culture et d’éducation. Il répond surtout à une nécessité, celle de se souvenir.

 
Québec et ses fortifications

En France, le souvenir se porte bien

En France comme en Europe en général, on constate, depuis quelques années, une demande croissante pour ce type de tourisme. Tant et si bien que le ministère de la Défense, en partenariat avec les collectivités locales et les ministères de la Culture et du Tourisme, a décidé d’en faire un enjeu touristique et économique. Cette démarche possède également des objectifs culturels, pédagogiques et civiques.

En février 2004, Léon Bertrand, secrétaire d’État au Tourisme, et Hamlaoui Mekachera, secrétaire d’État aux Anciens Combattants, ont signé une convention, Tourisme de mémoire, portant sur l’aménagement touristique (information en plusieurs langues, mise en réseau, stationnement, etc.) et la promotion de ces sites.

Cette convention met en exergue la valeur touristique des sites de mémoire, en France et à l’étranger (par l’intermédiaire de Maison de la France), notamment dans les zones ne disposant pas toujours d’attraits touristiques majeurs.

Citons par exemple, le site Web Chemins de mémoire, instauré par le secrétariat d’État aux Anciens Combattants, qui a été créé pour guider les touristes au travers des différents sites patrimoniaux de notoriété nationale et internationale. Ces chemins s’articulent autour de quatre thématiques principales, soit la fortification du 16e au 20e siècle, la guerre de 1870-1871, la guerre de 1914-1918 et la Seconde Guerre mondiale.

Une demande en croissance

Et même si les acteurs du milieu du tourisme déplorent un manque de statistiques précises concernant les amateurs de tourisme de mémoire, on note un intérêt certain pour ce type de produit, tant dans l’industrie que dans la population.

En septembre 2004, une enquête Ipsos-Le Figaro Magazine démontrait le goût des Français pour leur patrimoine culturel. Près de la moitié des personnes interrogées avaient, par exemple, visité un musée ou une exposition cette année-là. Les seniors, en famille ou en groupe, sont particulièrement friands de cette forme de tourisme.

Une volonté de rajeunir le public pour transmettre le souvenir existe bel et bien. Elle s’exprime notamment dans la recherche d’une interprétation plus adéquate (discours et présentation).

Le tourisme de mémoire sur les bancs d’école

Cette volonté se traduit également au niveau de la formation. En effet, l’Université de Nancy 2 (IUT Nancy-Charlemagne) dispense une licence professionnelle en Développement et protection du patrimoine culturel, tourisme de mémoire.

Celle-ci vise à répondre aux besoins actuels des acteurs du développement local, régional et du tourisme, la mémoire – sous ses différentes déclinaisons (de guerre, industrielle, naturelle, etc.) – s’y présentant comme un axe de développement local.

Les titulaires de cette licence seront aptes à mettre en place des projets de développement local en adéquation avec le thème traité, mais aussi en cohérence avec le marché. Disposant de connaissances de l’histoire, des territoires, de la conduite de projet et de marketing du tourisme, ces personnes devront effectuer l’analyse d’une situation avant de proposer une stratégie de valorisation touristique.

 


Le fort de Chambly (Québec)

Au Québec, je me souviens

Ce développement du tourisme de mémoire ne se limite pas à la France. On le retrouve également au Congo, en Grande-Bretagne, aux États-Unis et… au Québec.

L’an dernier, un projet d’itinéraire culturel de la Nouvelle-France a vu le jour en complément à l’Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France (www.memoirenf.cieq.ulaval.ca). Pour faciliter la compréhension de l’expérience coloniale française en Amérique du Nord et pour assurer un développement local et durable, il propose une mise en relation des lieux de mémoire, des ressources et des partenaires.

Il existe chez nous de nombreux sites historiques importants, comme:

  • la ville de Chambly: ville riche d’histoire et de patrimoine puisqu’elle constitue un des premiers lieux de peuplement au Québec. Elle possède sur son territoire deux sites historiques nationaux, soit le canal et le fort de Chambly. Tous les ans, elle y accueille plus de 300 000 visiteurs, plaisanciers et cyclistes.
  • Grosse-Île et le mémorial des Irlandais: ancienne porte d’entrée de l’immigration au Québec, du début du 19e siècle jusqu’à la Première Guerre mondiale.
  • Québec et ses fortifications: Québec est la seule ville en Amérique du Nord à avoir conservé ses fortifications. Ce lieu historique raconte l’histoire militaire de la ville sur plus de trois siècles.

Plusieurs avenues s’offrent aux partenaires touristiques pour la mise en valeur de ces sites, entre autres:

  • la création d’itinéraires axés sur des thématiques fortes, telles que les fortifications, la traite des fourrures, l’immigration, etc.;
  • la promotion de ces circuits par différents moyens: site Internet, dépliants, brochures, cartes postales, fiches historiques, bibliographies, relevés géographiques, ouvrages biographiques, etc., élaborés avec des partenaires locaux ou régionaux;
  • l’intégration de ces lieux dans des rendez-vous culturels (fêtes de la musique, journées du patrimoine, expositions, concours, etc.);
  • l’organisation de commémorations officielles;
  • l’accentuation de leur vocation pédagogique et la sensibilisation des jeunes par la création de partenariats avec le ministère de l’Éducation et les commissions scolaires, par exemple;
  • la collaboration avec les collectivités locales, les différentes institutions et les acteurs culturels de la région (musées, centres d’interprétation, etc.);
  • etc.

Bien qu’il soit relativement récent, le patrimoine culturel et historique québécois offre une belle diversité. Déjà, plusieurs acteurs contribuent, à des degrés divers, à sa conservation et à sa mise en valeur… parce qu’au Québec, on se souvient!

Voir aussi

Chemins de mémoire 
Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France
IUT Nancy-Charlemagne
Musée virtuel de la Nouvelle-France

Sources:
– Institut Charles de Gaule charles-de-gaulle.org). «Signature de la convention relative au tourisme de mémoire, à la maison natale de Charles de Gaulle – Lille – le 9 février 2004», février 2004.
– Ipsos France. «Le patrimoine culturel est à la mode», 17 septembre 2004.
– Robillart, Dominique et Béatrice Dancer. «La promotion du tourisme de mémoire en Artois. Une action à l’échelle d’un territoire», Cahier Espaces, décembre 2003.
– Tribot, Élodie. «Conception d’un itinéraire culturel sur la Nouvelle-France. Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France», Centre interuniversitaire d’études québécoises, Laboratoire de géographie historique (Université Laval), août 2004.

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Segments de clientèles

Le naturisme: la vérité toute nue!

Le naturisme, aussi appelé nudisme, se développe lentement mais sûrement au Canada. Bien que le taux de pratique n’y soit pas aussi élevé que dans plusieurs pays européens, la France en tête, ce choix de vie devrait continuer à faire des adeptes. 

Naturisme ou nudisme

Selon la Fédération naturiste internationale de (FNI), «Le naturisme est une manière de vivre en harmonie avec la nature, caractérisée par une pratique de la nudité en commun. Il a pour but de favoriser le respect de soi-même, le respect des autres et celui de l’environnement.» Le Petit Larousse, pour sa part, définit le nudisme comme une doctrine prônant la vie au grand air dans un état de complète nudité. Si certains utilisent une appellation plutôt qu’une autre, sachez que les deux termes sont synonymes.

Combien d’adeptes au Canada?

Bien qu’il soit très difficile d’obtenir des statistiques précises, à la Fédération québécoise de naturisme (FQN; fondée en 1977) on estime que le Canada compte environ 50 centres et clubs naturistes, en bonne partie concentrés en Ontario et au Québec. Ce nombre ne comprend pas les regroupements «non officiels».

Les centres et clubs proposent divers forfaits et services, allant de la simple visite à un séjour de quelques semaines. Ils offrent également la possibilité de louer un terrain de camping, ou encore un petit chalet ou une roulotte. Organisés comme des centres de villégiature «traditionnels», ils permettent de pratiquer de nombreuses activités de loisirs et de plein air (natation, volley-ball, badminton, vélo, randonnées pédestres, etc.).

Un sondage Market Facts effectué début 1999 pour le compte de la Federation of Canadian Naturists (FCN) révélait qu’environ 2,7 millions de Canadiens (soit 8,9% des ménages) ont déjà visité des plages ou des centres naturistes. Par ailleurs, 3,5 millions (11,6% des ménages) ont témoigné d’une curiosité envers cette pratique, en affirmant que l’idée de se baigner nus en présence d’autres personnes, incluant des personnes de sexe opposé, ne leur déplaisait pas.

C’est donc un total de quelque 6,2 millions de Canadiens (soit 20,5% des ménages) qui se montrent ouverts à la pratique du naturisme. Le sondage révèle également que les adeptes se concentrent dans les milieux urbains, même si l’on en trouve partout, et ils bénéficient généralement d’un revenu élevé. Bien que le nudisme se développe au Canada, il demeure moins répandu que dans plusieurs pays européens. Néanmoins, selon les fédérations canadienne et québécoise, il devrait obtenir davantage de reconnaissance au sein de la société.

Ailleurs dans le monde

La Fédération française de naturisme (FFN) a été créée en 1950 afin d’organiser, de développer et de contrôler les activités naturistes en France métropolitaine et dans les DOM-TOM. Aujourd’hui composée d’environ 80 000 membres, dont 14 000 appartiennent à un club, elle regroupe 180 associations et près de 85 centres de vacances répartis sur le territoire. Depuis 1983 elle est agréée par le ministère du Temps Libre, de la Jeunesse et des Sports comme association nationale de jeunesse et d’éducation populaire.

La France accueille environ 1,5 million de naturistes chaque année; de ce nombre, 52% sont étrangers. Le nudisme y constitue une industrie en soi, avec un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros et près de 3000 emplois permanents.

Selon un sondage Ifop-France Naturiste réalisé en 2002, 5,5 millions de Français affirment avoir déjà pratiqué le naturisme et près de 8,5 millions se disent prêts à tenter l’expérience. Les résultats du sondage révèlent en outre que le naturiste moyen est plutôt jeune (15 à 49 ans) et de classe sociale élevée.

Mais depuis quelques mois, la FNI constate une réduction du nombre d’adhésions. Entre autres causes, le naturisme en France subit, tout comme les autres secteurs touristiques, l’assaut de la concurrence avec l’arrivée de nouvelles destinations comme l’Espagne et la Croatie. La Fédération mentionne aussi le net ralentissement de l’activité économique et la baisse du pouvoir d’achat des classes moyennes, qui font que le produit perd de son intérêt.

Aux États-Unis, en 2003, le marché du naturisme affichait un chiffre d’affaires de 400 millions $US, avec une progression de presque 400% sur les dix dernières années. Peu à peu, les camps de nudistes traditionnels font place à de nouvelles formules: croisières nudistes en Méditerranée, spas ou centres de conditionnement physique pour nudistes ou, pour les plus audacieux, expéditions de pêche aux piranhas en Amazonie, etc.

Ce produit est toujours considéré comme un marché de niche. Selon le porte-parole de la Travel Industry Association of America (TIA), Dexter Koehl, personne n’a encore mené de recherche approfondie sur le sujet.

Les croisières naturistes, un produit en émergence

Dans le but de renouveler le produit naturisme, plusieurs types de croisières dans différentes destinations sont offerts à des clientèles diversifiées: pour la famille ou en groupes, pour échangistes, pour homosexuels, sur des bateaux de croisières ou des voiliers, en Guadeloupe, aux Antilles, au Portugal…

Dernièrement, la Bare Necessities Tour and Travel Company, une entreprise américaine qui organise des croisières pour les nudistes depuis 1991, annonçait une première visite en Australie en février 2005. En effet, le Clipper Odissey accueillait à son bord 128 nudistes venus des États-Unis, du Canada, d’Hawaï, d’Amérique centrale et d’Australie pour une croisière de deux semaines entre Sydney et Cairns.

Sources:
– Easen, Nick. «Clothing Optional», Time Asia, 5 juillet 2004.
– L. A. «Le recul du naturisme en France», août 2004.
– J’ai mon voyage. «L’Australie attend sa première croisière de nudistes», 21 octobre 2004.
– Le Télégramme (Bretagne). «8,5 millions de Français prêts à pratiquer», 26 juillet 2004.

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Ailleurs dans le monde Technologies

Japon: payer le train ou l’avion avec son téléphone cellulaire

Le premier opérateur mobile japonais, NTT DoCoMo, le géant de l’électronique Sony et la société ferroviaire East Japan Railway comptent lancer, le 1er janvier 2006, un nouveau service permettant d’utiliser un téléphone portable pour franchir les portillons des gares. Un système «sans contact» déjà en application pour payer son billet d’avion!

Après avoir donné aux utilisateurs la possibilité de réserver des billets de concerts au moyen de leur téléphone cellulaire (lire aussi: Réserver ou acheter des billets via une affiche publicitaire), voici que le Japon teste le mCommerce (Mobile Commerce) auprès de son industrie du transport, tant ferroviaire qu’aérien.

Petit train va loin

En effet, les utilisateurs japonais du rail pourront bientôt acheter et payer leur ticket de train au moyen de leur téléphone cellulaire. Ils n’auront qu’à passer celui-ci devant un portique spécialement équipé d’un lecteur ad hoc (scanneur).

Le système fonctionne grâce à une puce électronique (baptisée FeliCa) intégrée à un téléphone portable, qui peut être décodée à distance par un appareil spécifique et stocker les titres de transport. Une fois le contact établi, à l’image du SpeedPass aux pompes à essence, l’utilisateur aura accès aux quais sur les nombreuses lignes ferroviaires de l’agglomération de Tokyo et de sa voisine, Sendai.

Avec cette technologie, Sony espère remplacer l’argent en espèces, les cartes de crédit, les cartes d’identification, les cartes d’embarquement et autres tickets.

À l’heure actuelle, plus de 500 gares possèdent l’équipement et plus de 10 millions d’usagers de l’East Japan Railway utilisent une carte à puce en plastique (Suica), mais sans contact.

Abolition du ticket d’avion

Ce service, qui permet un gain de temps important, est réservé aux membres du programme de fidélité de Japan Airlines voyageant, sans bagages, sur les lignes intérieures japonaises, et ce, au départ des grands aéroports de l’archipel.

Les réservations s’effectuent en ligne, par ordinateur ou depuis un téléphone cellulaire, et les données afférentes sont transférées sur une carte (support plastique) grâce à une borne électronique disponible dans les aéroports ou agences. Cette carte peut également faire partie intégrante du téléphone portable, ce qui permet un chargement direct des titres de transport au moment de la réservation.

All Nippon Airways, le transporteur concurrent, propose également le paiement par lecture de carte à puce (traditionnelle ou dans un téléphone portable) par des bornes ad hoc. Son système, baptisé EDY, conçu en partenariat avec la société Bitwallet, ne permet cependant pas encore aux utilisateurs de franchir directement le portique d’accès à l’avion.

Un porte-monnaie électronique qui ouvre bien des portes

Avec 68 millions d’exemplaires en circulation, ce système de porte-monnaie électronique «avec puce sans contact», FeLiCa, s’avère déjà bien implanté en Asie. Quasiment inconnu en Occident, il permet déjà aux Asiatiques de payer dans le transport en commun (métro), ainsi que dans bon nombre de commerces ou cantines. Il sert également de badges de sécurité dans certaines entreprises ou de clef pour la maison.

Tous opérateurs et réseaux confondus, le Japon totalise plus de 90 millions d’abonnés aux services de télécommunications mobiles, soit plus de 70% de la population. À elle seule, NTT DoCoMo possède déjà 10 millions d’abonnés au 3G* (système FOMA) au Japon. Les jeunes ont rapidement adopté ces services, la majorité des utilisateurs ayant moins de 30 ans.

Fort de son succès en Asie, Sony veut maintenant étendre sa technologie à l’Occident. Selon ses hauts dirigeants, plusieurs grosses entreprises de téléphonie nord-américaines se sont montrées très intéressées par le produit.

En effet, d’après une étude réalisée récemment par le bureau d’analyses spécialisé TelecomView (San Francisco), le marché de la 3G rapporterait un chiffre d’affaires de plus de 200 milliards $US pour 300 millions d’abonnés dans le monde d’ici 2009. Selon cette même étude, les abonnements en téléphonie 2G (GSM ou système mondial de communications mobiles) pourraient même décliner à partir de 2007.

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* 3G = téléphonie de troisième génération permettant des services multimédias, comme la vidéo, la photographie, l’envoi de message SMS (système de messagerie courte), etc.

Sources:
– Cyberpresse (AFP). «Le « téléphone-ticket de transport » testé au Japon», 22 février 2005.
– Reuters. «DoCoMo et Sony lancent le téléphone portable porte-monnaie», 22 février 2005.
– Asie News. «La puce « sans contact » de Sony», 21 février 2005.
– BlueWin.ch. «Dix millions d’abonnés 3G pour NTT DoCoMo, premier opérateur mobile japonais», 20 février 2005.
– Cyberpresse (AFP). «Japon: prendre l’avion comme on prend le métro, avec une carte électronique», 15 février 2005.
– Edwards, Gareth. «Japan Airlines and DoCoMo plot to abolish the plane ticket», EnGadget, 9 août 2004.

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Segments de clientèles

Quand passe la cigogne…

Un nouveau tourisme de niche est né: celui relié au couple désirant procréer. Que ce soit pour planifier, préparer une naissance ou pour profiter des derniers jours avant celle-ci, il existe maintenant un produit adapté aux besoins d’intimité du couple. Espérons que les petites auberges coquettes et les stations thermales sauront prendre la balle au bond!

Outre les escapades romantiques pour la Saint-Valentin et les voyages de noces, l’on voit apparaître, dans le secteur du voyage, de plus en plus d’offres orientées directement vers les «besoins familiaux» du couple.

Le tourisme de fertilité

À l’image des personnes qui vont en Inde et en Thaïlande pour se faire opérer (lire aussi: Tourisme nouveau genre en Inde), il existe maintenant des pays qui ont décidé de jouer la carte médicale spécialisée dans le traitement de l’infertilité.

En effet, bien que la grande majorité des couples américains stériles cherchent de l’aide près de chez eux, un petit nombre choisissent de suivre leurs traitements dans des pays comme l’Afrique du Sud, l’Italie, l’Allemagne, la Roumanie, la Slovénie et… le Canada. Car, dans certains pays, même après avoir payé les dépenses de transport et d’hébergement, les coûts restent bien inférieurs à chez eux.

Il n’existe pas encore de statistiques sur le nombre de personnes voyageant à l’étranger dans l’espoir de procréer. Cependant, certains experts médicaux affirment que cette pratique devrait aller en croissant.

Un petit dernier pour la route

Il existe également un autre créneau lié au couple, qui semble se démarquer: le Baby Moon ou Last Hurrah. Cela consiste à prendre des vacances juste avant d’avoir son premier enfant, ce qui justifie sans doute son appellation. Les futures mamans, sachant qu’elles ne prendront pas de vacances avant longtemps, profitent des derniers moments de répit qui leur sont offerts pour s’offrir un petit voyage ou une fin de semaine détente.

Les stations thermales sont toutes désignées pour ce type de repos, car elles peuvent prêter une attention toute particulière aux femmes enceintes: jacuzzis, bains chauds, huiles essentielles, aromathérapie, etc. À cela s’ajoutent un bon grand lit confortable, une musique d’ambiance, des livres et une bibliothèque de vidéos sur la natalité et l’art d’être parent, des excursions romantiques en carriole, la réalisation d’un album photo souvenir personnalisé, et plus…

L’idée semble avoir pris naissance (sans jeu de mots) en Californie, où un groupe hôtelier a lancé la mode en 2004, à la suite de conversations avec des clientes enceintes.

Concevoir un enfant sur la terre de l’amour

Mieux encore! Dernièrement, nous apprenions qu’en Sicile, la chaîne Hôtels du Soleil, qui regroupe 22 établissements, comptait offrir 200 séjours à des couples ayant eu un enfant après avoir passé des vacances dans l’île (certificat de naissance à l’appui).

Armando LaMattina, promoteur de cette campagne publicitaire, espère ainsi que les enfants qui reviendront plus tard dans l’île s’y sentiront comme chez eux et sauront qu’ils sont «les héritiers des beautés vieilles de plus de 2000 ans de la Sicile»!

Sources:
– Blanchard, Michel. «La lune de miel, une nouvelle « niche » pour les voyagistes», AFP Infos Françaises, Économie et finance, 10 février 2005.
– Lee, Felicia R. «Fertility tourism is born: Would-be parents find foreign clinics fit budget», Chicago Tribune, 2 février 2005.
– Cyberpresse (Agence France-Presse). «Concevez un enfant en Sicile, l’hôtel vous offrira un séjour», Cyberpresse, 28 janvier 2005.
– Fralic, Shelley. «Babymoons: the final fling», National Post, 31 juillet 2004.
– Lodging Hospitality. «Riding the Weddings Wave», 15 juin 2004, vol. 60, no 8, p. 17.

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Produits et activités

Parcs d’attractions: que nous réserve 2005?

La création du mégacentre de divertissement Tropical Islands près de Berlin fait jaser toute l’Europe. Mais quelles seront les grandes tendances en matière de parcs à thèmes et de divertissement en 2005?

De l’eau et des jeux

Un créneau semble se développer plus que les autres: les parcs aquatiques intérieurs jumelés avec de l’hébergement. Sans pouvoir affirmer si cette tendance tient de la mode passagère, force est de constater que sa croissance semble trop importante pour l’ignorer.

En Amérique du Nord, les hôtels disposant d’un parc aquatique intérieur se développent et continueront de progresser plus rapidement que l’industrie hôtelière classique. En effet, certains analystes avancent même qu’en 2005, ces nouveaux types d’hôtels enregistreront un taux de croissance annuel de 23% à 29%, contre 1,3% seulement pour l’hôtellerie traditionnelle.

Plusieurs aménagements ont déjà vu le jour et d’autres investissements sont en cours. Citons l’inauguration, en janvier 2005, d’un complexe hôtel/aquaparc/aquarium aux chutes Niagara, une initiative de Ripley’s Entertainment.

Ce projet de 200 millions $CA constitue l’une des plus récentes grandes réalisations destinées à la famille en Ontario. Le complexe, d’une superficie de 25 acres (10,1 hectares), inclut un hôtel de 406 chambres (le Great Wolf Lodge), un parc aquatique intérieur et un aquarium (dont la construction est prévue en 2006). On s’attend à ce que ce nouveau centre thématique, une fois achevé, attire 2,5 millions de personnes par an.

À l’image d’Orlando en Floride, les chutes Niagara se développent à la vitesse grand V. Les projets touristiques des dernières années ont transformé la petite ville industrielle en une véritable destination touristique. On y a construit plus de 40 hôtels et motels depuis dix ans et l’industrie touristique contribue à l’économie locale de façon significative – plus de 1,73 milliard $CA par année.

Interrogé sur la question de l’évolution des parcs thématiques, Philippe Pichon, directeur de projets de développement chez Grévin & Cie (France)*, souligne que l’hôtel à proximité des attractions (aquarium, parc aquatique, centre commercial, casino, musées, restaurants, etc.) fonctionne selon «l’effet de la rue commerçante», et retient les clients un jour ou deux de plus sur le site. Les visiteurs captifs y privilégient les activités de loisirs «de la maison» et restent aux environs de l’hôtel.

À moyen terme, il ne sera pas étonnant de constater l’émergence de ce type de mariage (hôtel/parc aquatique intérieur) aux abords des stations de sports d’hiver, des terrains de golf, des centres de conférence, etc.

Autres changements à l’horizon en 2005

  • La technologie. Selon Philippe Pichon, l’Europe ne prendra pas part à une course à la technologie. Cela représente des investissements beaucoup trop lourds, que seuls les États-Unis pourront réaliser. Dans cet esprit, mentionnons le LegoLand de Californie, qui vient d’annoncer un investissement de 5 millions $US en janvier 2005, ainsi que l’ajout de cinq nouvelles attractions, grâce à une augmentation significative de son chiffre d’affaires en 2004 (+11%).
  • La montée chinoise. La Chine représente un marché énorme, mais sera-t-elle la manne tant espérée, puisque seule une petite portion de la population pourra assumer de telles dépenses. M. Pichon croit qu’il serait sans doute plus intéressant de développer, chez eux, des projets de divertissement conçus «à la chinoise», en collaboration avec des gens du milieu. Les activités devront se baser sur leur culture et les frais de fonctionnement, être adaptés à la Chine et au niveau de vie de ses habitants. Toutefois, rappelons la popularité incontestée des parcs d’attractions américains tels que Disneyland auprès de cette clientèle asiatique. (Lire aussi: Les touristes chinois seront-ils la manne tant espérée?)
  • Les canaux de distribution. Ces derniers ne devraient pas subir de grands changements. Cependant, une meilleure utilisation d’Internet pourrait mieux fidéliser la clientèle par des campagnes de marketing très ciblées.

Bilan de l’année 2004

Selon les dernières estimations d’Amusement Business, en collaboration avec l’entreprise de recherche Economic Research Associates, la fréquentation dans les 50 parcs d’attractions les plus populaires aux États-Unis enregistre un bond de presque 4%, soit la première augmentation significative depuis les attentats de 2001 (contre 2,2% dans les 50 plus importants parcs du monde).

Pour expliquer cette hausse, mentionnons, entre autres, la faiblesse du dollar américain (qui devrait pousser les touristes européens à rester plus longtemps, ainsi qu’à dépenser davantage) et la volonté des Américains de rester sur le territoire national.

Les grands parcs d’attractions se livrent une concurrence féroce: c’est à coups de millions qu’apparaissent chaque mois de nouvelles attractions, toutes plus gigantesques et plus modernes les unes que les autres. Citons simplement l’exemple du groupe Six Flags qui a annoncé l’ouverture de cinq nouveaux manèges à sensations fortes dans ses parcs, incluant des montagnes russes en forme de fer à cheval, hautes de 30 mètres, à Denver au Colorado.

Remarquons aussi le phénomène du Retailtainement (contraction des mots retail, distribution et entertainment, divertissement), qui prend une ampleur considérable (lire aussi : Les parcs à thèmes en Amérique du Nord: maturation, consolidation et diversification). Le fait de transformer des centres commerciaux entiers en véritable «lieu d’aventure» permet de garder captive, pour quelques heures, une clientèle tant régionale qu’étrangère.

En Europe, on constate deux choses: une diminution de 7 à 9% de la marge d’exploitation et une baisse de fréquentation. Due, entre autres, à une météo défavorable ainsi qu’à un étalement de la demande causé par la démultiplication de l’offre sur le territoire, le tout est heureusement pallié par une augmentation des dépenses moyennes, ce qui tend à stabiliser le volume d’affaires.

Côté clientèle, tout le monde sait qu’elle vieillit. D’une part, bien que les enfants des baby-boomers emmènent leurs propres petites familles dans les parcs d’attractions, leurs enfants sont encore trop jeunes – de 0 à 10 ans – pour constituer une nouvelle clientèle en soi. Quant aux ados, ils ne possèdent pas le pouvoir d’achat des baby-boomers. D’autre part, les jeunes parents sont moins attirés par les parcs de divertissement. Ils recherchent des sorties éducatives et se tournent alors vers des parcs à thèmes de type Vulcania ou Futuroscope.

* La société Grévin & Cie anime treize sites de loisirs (parcs d’attractions, sites touristiques, parcs nature et animaux) aux Pays-Bas, en Suisse, en Allemagne, en Grande-Bretagne et en France, dont le parc Astérix et le Bioscope. En 2005, Grévin & Cie poursuivra sa stratégie d’européanisation. Enfin, rappelons qu’à l’hiver 2000, l’entreprise française désirait acheter La Ronde.

Voir aussi

Prendre des vacances à Berlin ou sur une île tropicale? Et pourquoi pas les deux!
L’offre d’hébergement dans un parc d’attractions constitue un avantage concurrentiel
Amusement Theme Parks (portail spécialisé)
Great Wolf Lodge
Grévin & Cie
Futuroscope

Sources:
– Orlando Sentinel. «Forecast 2005: Theme parks outlook», 10 janvier 2005.
– USA Today. «Attendance at theme parks increases, reversing 2 years of decline», 13 décembre 2004.
– Fink, James. «Ripley’s Great Wolf start $200M N.F., Ont. project», The Business Journal (Milwaukee), 18 janvier 2005.
– Michelmore, Bill. «Indoor water park on tap», The Buffalo News, 15 janvier 2005.
– La Dernière heure. «À la recherche d’armes de distraction massive», 11 juillet 2004.

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Products and activities

Amusement parks: What can we expect in 2005?

The opening of the gigantic Tropical Islands theme park just outside Berlin has all of Europe talking. What amusement park trends will emerge in 2005? +++ The Commentary from Liping A. Cai, Professor and Director at the Purdue Tourism & Hospitality Research Center.

Water play

One segment in particular seems to be enjoying exceptional growth: indoor waterpark/hotel resorts. Although this trend could be a passing fancy, recent developments in this sector are too significant to ignore.

In North America, hotels with indoor waterparks are becoming increasingly popular and will continue to develop at a faster rate than the traditional hotel sector. In fact, according to some experts, in 2005 this new type of resort will experience an annual growth rate of 23% to 29%, while traditional hotels will only grow 1.3%.

Many facilities have already opened their doors and more are on the way. For example, in January 2005, Ripley Entertainment broke ground on a hotel/waterpark/aquarium complex in Niagara Falls.

This CA$200-million project is one of Ontario’s latest major family resort destinations. Covering 25 acres (10.1 hectares), the complex will include a 406-suite hotel (the Great Wolf Lodge), an indoor waterpark and an aquarium (to be built in 2006). Once the entire development is completed, it is expected to draw 2.5 million people annually.

Like the city of Orlando, Florida, Niagara Falls is developing at an incredible pace. Over the past few years, various tourist projects have transformed this small industrial town into a veritable vacation destination. Over 40 hotels and motels have been built in the past decade and the tourism industry pumps more than CA$1.73 billion into the local economy each year.

When asked about changes in the theme park industry, Philippe Pichon, Director of Development for Grévin & Cie in France*, emphasizes that locating a hotel near attractions (aquarium, waterpark, shopping mall, casino, museums, restaurants, etc.) creates a « one-stop shopping » effect that keeps customers on-site for an additional day or two. Captive visitors tend to take part in « local » recreational activities and stay close to the hotel.

In the medium term, it would not be surprising if this type of pairing (hotel/indoor waterpark) also became popular at winter sports resorts, golf courses, convention centres, etc.

Other changes on the horizon in 2005

  • Technology. According to Philippe Pichon, European parks are not likely to scramble for high-tech additions. Such a strategy requires a level of investment that only the United States can afford. Along these lines, in January 2005, LegoLand California announced it would build five new attractions at a cost of US$5 million, thanks to a significant increase in earnings in 2004 (+11%).
  • The China factor. China represents an enormous potential market, but it is uncertain whether it will turn out to be the expected windfall because only a small portion of its population can afford to visit a theme park. Mr. Pichon believes that it would probably be more profitable to develop recreational projects designed especially by and for the Chinese. Activities should be based on the Chinese culture and admission fees should be adapted to the Chinese standard of living. However, American amusement parks like Disneyland are unquestionably very popular among Asian tourists.
  • Distribution channels. Distribution channels are not likely to undergo any major changes. However, theme park operators could use the Internet more efficiently to enhance customer loyalty through targeted marketing campaigns.

The year 2004 in review

According to recent estimates from trade magazine Amusement Business and research firm Economic Research Associates, attendance at the United States’ 50 top amusement parks jumped nearly 4%, the first significant increase since the terrorist attacks of 2001 (this compares to the 2.2% rise recorded for the world’s 50 most-visited parks).

Some reasons behind this increase are the weaker US dollar (which probably encouraged European tourists to stay longer and spend more) and the desire of Americans to stay close to home.

Major amusement parks are fighting a fierce battle for customers: millions are spent on new attractions each month, each one larger and more modern than the next. For example, the Six Flags Group has announced five new « adventure » rides for its parks, including the Halfpipe, a U shaped, 100 foot high roller coaster in Denver, Colorado.

There is also the growing phenomenon of Retailtainment (a combination of retail and entertainment) (for more information, see Les parcs à thèmes en Amérique du Nord: maturation, consolidation et diversification). By transforming an entire shopping mall into an adventure, operators can hold the interest of both local and foreign visitors for several hours.

In Europe, the year was marked by two phenomena: profit margins dropped 7 to 9% and attendance fell. This was due to poor weather and the fact that demand was spread among an increased number of European products. Fortunately, average spending increased, which helped maintain overall sales.

As for the theme-park clientele, it is ageing. Although the children of baby-boomers are taking their own young families to amusement parks, these children are still too young – 0 to 10 years old – to constitute a new, distinct market segment. And teens do not have the purchasing power of baby-boomers. Furthermore, today’s young parents are less attracted to amusement parks. They seek educational opportunities and so prefer theme parks like Vulcania and Futuroscope.

* Grévin & Cie is a French company that operates thirteen recreational facilities (amusement parks, tourist sites, nature and animal parks) in the Netherlands, Switzerland, Germany, Great Britain and France, including Astérix Park and the Bioscope. In 2005, the company intends to pursue its Europeanization strategy. Finally, Grévin & Cie was also the company that wished to purchase Montreal’s La Ronde amusement park in the winter of 2000.

See also

On the web:
– Amusement Theme Parks
Great Wolf Lodge
– Grévin & Cie
– Futuroscope  

Sources:
– Orlando Sentinel. «Forecast 2005: Theme parks outlook», 10 janvier 2005.
– USA Today. «Attendance at theme parks increases, reversing 2 years of decline», 13 décembre 2004.
– Fink, James. «Ripley’s Great Wolf start $200M N.F., Ont. project», The Business Journal (Milwaukee), 18 janvier 2005.
– Michelmore, Bill. «Indoor water park on tap», The Buffalo News, 15 janvier 2005.
– La Dernière heure. «À la recherche d’armes de distraction massive», 11 juillet 2004.

Commentary from Liping A. Cai

Many amusement parks feature water-based themes or activities, which can be created entirely man-made or staged with the natural setting of a water space. However, not all amusement parks contain water-based themes or activities for visitors; and the latter do not necessarily take place in the context of the former, which are mostly outdoors. Are the indoor waterparks within or adjacent to a hotel complex considered amusement parks? The author, who notes the increasing popularity of indoor waterparks as a trend, seems to believe so. Without engaging in a dispute on the definitions of amusement parks and indoor parks, it is perhaps more conducive to debate the role and trends of water-based themes and activities in developing a destination, be it a beach (lake) community, an amusement (theme) park, or hotel resort.

Water has been a product attribute of a destination as long as there has been leisure travel. It is presented in two major forms to please the senses and desires of visitors and guests. One form is natural, such as a scenic lake or river. The other is man-made, such as fountains and electric-powered waterfalls in an urban park. These two forms are certainly not mutually exclusive. A lakeside resort features both forms. The indoor waterparks and the pairing of hotel and waterparks are more tipped towards the man-made than the natural. A viable topic of inquiry is what underlies the popularity. Is it another me-too fad driven by competition for product differentiation? This is then not the first time that hoteliers have tried a water-based product attribute or amenity – whirlpools and Jacuzzis, indoor fountains and canals, and swimming pools even in the economy and budget hotel sector. Or, is it indeed a trend of an industry to respond to the demands of the market?

Water is life, and makes life itself possible. Water as an attraction to visitors and vacationers in the form of beach, lake, or river is rooted in the human’s dependence on and longing for water. The water flow links nature and humans through water’s many parallel functions as the « blood stream » of both the natural environment and the embedded human environment. Does the popularity of indoor waterparks suggest that the outdoor nature of water is less appealing? Do people seek a more controlled and safer environment to get close to the water flow?

It is very fitting that the author mentions the China factor in a writing that focuses on « water play » at amusement parks and hotels. The Chinese attach a great importance to water in leisure travel. In fact, an age-old Chinese idiom equates the leisure travel to « Touring Mountains and Playing Water ». If water is so significant to the Chinese visitors, then the element of water must be seriously considered in the planning and designing of destinations and recreational projects that target the China market. It is a myth, though, such destinations and projects should adapt admissions fees to the Chinese standard of living. Reports are not lacking that the Chinese traveling outside their Mainland outspend their counterparts from more developed originating countries.

Liping A. Cai
Professor and Director
Purdue Tourism & Hospitality Research Center
Purdue University