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Gestion

Penser à sa marque employeur en période de crise

La marque employeur se définit comme l’ensemble des actions et des leviers qui servent à mobiliser et à fidéliser ses employés ainsi qu’à attirer de nouveaux candidats. Il s’agit d’un processus continu. Il ne faut pas s’y intéresser seulement lors du recrutement.

En cette période de crise de la COVID-19, la manière dont un gestionnaire gère la situation possède un impact sur sa marque employeur. Il s’avère essentiel de s’en préoccuper pour garder ses ressources en place, mais aussi lorsqu’il sera temps d’engager de nouveaux travailleurs une fois la relance enclenchée. Certains gestes peuvent avoir un effet à long terme sur l’image de l’entreprise. Y avez-vous pensé ?

L’expérience employé, votre image en tant qu’employeur

Vos travailleurs sont vos plus grands ambassadeurs, ne négligez pas leur expérience. Elle doit être au mieux en toute circonstance, même en période de crise. Comme le rappelle l’Ordre des conseillers en ressources humaines agrées du Québec (CRHA), pour de nombreuses personnes, cette épreuve sera un moment de vérité déterminant dans la relation employeur-employé.

Si les mises à pied sont inévitables…

Dans le cadre d’une conférence pour le CRHA, la firme spécialisée en ressources humaines HRM Groupe estime que la marque employeur est aussi à considérer lorsque l’ultime solution est la mise à pied temporaire ou permanente. Les entreprises doivent faire preuve d’humilité, d’humanité et de leadership à travers quatre concepts :

 

Pour d’autres conseils de gestion en période de télétravail, le Réseau de veille en tourisme vous invite à consulter les articles suivants :

TÉLÉTRAVAIL : COMMENT MAINTENIR L’ENGAGEMENT DES EMPLOYÉS ?

LA CYBERSÉCURITÉ AU TEMPS DU TÉLÉTRAVAIL

LA GESTION DU STRESS ET L’ANXIÉTÉ EN PÉRIODE DE TÉLÉTRAVAIL

 

 

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Produits et activités

La culture et les musées en temps de crise

Depuis l’apparition de la COVID-19, il existe un consensus : la culture demeure importante en temps de crise. L’UNESCO réitère sa nécessité et souhaite le déploiement de ressources pour soutenir le secteur. D’autres organismes rappellent son effet sur le bien-être et la santé mentale en plus de sa capacité à nous rattacher au monde extérieur et à notre société.

Grandement touchée par la pandémie qui sévit, l’industrie culturelle continue d’être résiliente et très créative. Voici un tour d’horizon de la situation.

 

Garder la culture vivante… numériquement !

La crise de la COVID-19 force le milieu culturel à mettre l’accent sur le numérique. L’auditoire en ligne, qui était parfois marginal avant le confinement, devient une force et même une nécessité. Beaucoup d’organisations déploient des efforts pour occuper le public et conserver son intérêt envers la culture. Deux aspects prédominent depuis les dernières semaines.

Maintenir la communication

L’utilisation des différents médias (réseaux sociaux, infolettres, etc.) constitue un incontournable pour partager des initiatives et du contenu, promouvoir la consommation de produits culturels ou favoriser l’engagement des publics. Plus de 60 % des musées européens ont accru leur présence en ligne depuis leur fermeture d’après un sondage de la Network of European Museum Organisations.

  • Les défis se multiplient. Certains musées (Getty Museum, MNBAQ, Rijksmuseum) demandent au public de récréer des œuvres d’art à la maison. Ce mouvement gagne en popularité. Jusqu’au 25 mai, Clic France, en collaboration avec des partenaires médias et plus d’une trentaine d’institutions muséales, a créé un concours de réinterprétation des chefs-d’œuvre des collections françaises. Les meilleures créations seront récompensées en juin.

Source : Facebook — Musée Fabre

 

Développer l’offre numérique 

De nombreuses institutions culturelles donnent désormais accès à leurs expositions et à leurs collections en ligne. D’autres ajoutent des visites virtuelles, des reportages, des baladodiffusions, des jeux pour petits et grands. Les plateformes de diffusion et les partenariats se multiplient comme c’est le cas avec Google Arts & Culture. L’offre prend différentes formes.

  • Quelques établissements, comme le Getty Museum, le Musée d’Angers et le Musée de la vie rurale anglaise profitent de la popularité du jeu vidéo Animal Crossing sur la console Nintendo Switch pour promouvoir leur collection de manière originale. Les joueurs peuvent acheter « virtuellement » des œuvres d’art et des objets de valeur issus de ses musées ou participer à une visite guidée avec un médiateur scientifique.
  • Culture Trois-Rivières a lancé, en mars dernier, le mouvement #enmodevirtuel. Du contenu varié et de nombreuses activités à faire à la maison sont suggérés sur leur site Web, un blogue, l’infolettre et leur page Facebook. Selon l’organisme, la démarche permet de renforcer leurs liens avec les partenaires financiers, d’alimenter les diverses plateformes numériques, de développer une stratégie différente pour maintenir les investissements dans les médias en plus de créer du contenu unique avec différents collaborateurs et artistes du milieu culturel.
  • Plusieurs musées québécois (Musée de la civilisation, Musée national des beaux-arts du Québec, Musée POP, Musée d’art de Joliette et le Pôle culturel du monastère des Ursulines) proposent du contenu en ligne destiné à toute la famille sur la nouvelle plateforme Une heure au musée. On y trouve des activités, des jeux, des applications, des expositions et bien plus encore.

Source : Une heure au musée

 

Les musées deviennent des porteurs de mémoire 

De nombreuses institutions muséales collectent les expériences de vie des citoyens pendant la crise sanitaire. Par exemple, le Musée de la civilisation, à Québec, pose une question chaque semaine au public pour documenter leur quotidien en période de confinement. L’Historic New Orleans Collection, et la New York Historical Society, aux États-Unis, participent également au mouvement.

Les impacts

 Plus les semaines avancent, plus il s’avère possible de quantifier les impacts économiques et sociaux de la COVID-19 sur la culture grâce aux nombreux sondages réalisés dans l’industrie. Par exemple, l’organisme Americans for the Arts partage les résultats de son enquête par l’entremise d’un tableau de bord.

Au Québec, quelques Conseils régionaux de la culture publient les résultats de leurs sondages pour connaître les effets de la crise de la COVID-19 sur leur milieu.

L’union fait la force

Le milieu culturel fait preuve de solidarité dans ces temps de crise. Des associations proposent à leurs membres des guides, des ressources et des inventaires de bonnes pratiques. Les partages d’expériences prolifèrent et l’entraide prend différentes formes; en voici quelques exemples.

  • Le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) consacre la totalité de son budget d’acquisition annuel pour acheter des œuvres d’artistes établis et actifs dans la province. La Fondation du MAC désire doubler ce budget (300 000 $) en lançant une campagne de financement.
  • Sur Facebook, le groupe « Soutien à/de la communauté culturelle québécoise — COVID-19 » informe les travailleurs culturels, les travailleurs autonomes et les artistes sur les mesures et les programmes financiers gouvernementaux.

Penser à la relance

En Europe, comme en Allemagne et en Autriche, certains musées pourront ouvrir à nouveau leurs portes en mai. L’un des défis est l’augmentation des coûts de la sécurité et de l’hygiène face à une baisse prévisible des revenus à la billetterie. De plus, les visiteurs seront-ils au rendez-vous ?

Au Canada, le milieu s’active avec les autorités publiques pour élaborer des mesures sanitaires et des scénarios de déconfinement. Les prochaines semaines permettront d’en apprendre davantage sur celles-ci et l’impact qu’elles auront sur le milieu culturel. Il reste tout de même plusieurs interrogations face à l’avenir. Dans le monde muséal par exemple, à quoi ressemblera l’expérience ? Quelle sera la relation avec le visiteur ? Le numérique sera-t-il la nouvelle norme ? Une analyse du Réseau de veille sera bientôt consacrée à la relance.

Annonces

  • La SODEC met en place un programme d’aide aux projets innovants qui permettront de faire face aux défis des nouvelles habitudes de consommation et de développer de nouveaux outils de création et de diffusion (SODEC, 22/04/2020).
  • Radio-Canada et le Conseil des arts du Canada annoncent le lancement de « Connexion création » pour aider les artistes, les groupes et les organismes artistiques à présenter leurs œuvres en ligne (Conseil des arts du Canada, 21/04/2020).

 

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Gestion

COVID-19 : la culture et les musées

Au Québec, le gouvernement provincial exige la fermeture de tous les musées d’État et des lieux culturels ou de loisir où les gens se rassemblent. Le 23 mars, les autorités resserrent les restrictions et ordonnent la fermeture de tous les commerces et services non essentiels à compter du mercredi 25 mars, et ce jusqu’au 4 mai. Cliquez ici pour consulter la liste des commerces prioritaires.  

 

Mesures de soutien

Annonces

Québec – Canada

  • Le Conseil de la MRC de Pierre-De Saurel adopte un plan de soutien pour le milieu culturel de sa région entourant la COVID-19 (MRC Pierre-de Saurel, 09/04/2020).
  • Le Parti Québécois demande des garanties pour l’industrie culturelle, et une campagne d’achat local culturel (Gouvernement du Québec, 17/04/2020).
  • Le gouvernement du Canada annonce une aide de 500 millions de dollars pour Patrimoine Canada afin de soutenir le secteur des arts, de la culture et des sports (AMC, 17/04/2020).

International

  • Angleterre : le Heritage Emergency Fund réunit un fonds de 50 millions de livres sterling (87 millions de dollars canadiens) pour soutenir le secteur du patrimoine (Heritage fund, 15/04/2020).

Impacts

Au Québec  

International

  • États-Unis. L’organisme Americans for the Arts partage les résultats de son sondage pour mesurer les impacts financiers et humains sur le milieu des arts américains par l’entremise d’un tableau de bord.

Bonnes pratiques 

Au Québec  

  • La Société des musées du Québec a mis à jour la section Expositions et expériences virtuelles.
  • Le Digihub, à Shawinigan, déploie un guide de ressources pour les secteurs culturels et touristiques.
  • Le Front des artistes canadiens et le Regroupement des artistes en arts visuels du Québec proposent des bonnes pratiques pour rémunérer les artistes durant la crise.

 

À l’international 

Solidarité  

Au Canada

  • L’Association des musées canadiens (AMC) a tenu une conférence en ligne, Les musées ensemble, sur des enjeux majeurs actuels. Les allocations, la table ronde avec l’honorable Steven Guilbeault, ministre du Patrimoine canadien, et les témoignages des gestionnaires de musées sont disponibles en ligne.

À l’international  

 

  • L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Conseil international des musées (ICOM) ont tenu, le 10 avril dernier, une conférence virtuelle sur la situation des institutions muséales à travers le monde. De nombreux sujets furent abordés tels que le virage numérique et le rôle social des musées. La rediffusion est disponible en ligne.
  • CLIC France, en partenariat avec SmArtapps offre un webinaire gratuit sur les activités numériques à proposer lorsque le musée ferme.

 

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Gestion

Télétravail : comment maintenir l’engagement des employés ?

De nombreuses personnes travaillent de la maison pour une durée indéterminée. Bien qu’il s’agisse déjà d’un aspect important à gérer en entreprise, la préservation du degré d’engagement des équipes le devient encore plus dans le contexte extraordinaire dans lequel nous plonge la crise de la COVID-19.

Comme le souligne l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés du Québec (CRHA), le télétravail peut amener des effets néfastes sur les employés comme le développement d’un sentiment d’isolement, la sensation de perte de soutien du gestionnaire et des collègues, la perte de reconnaissance et la réduction du sentiment d’appartenance. Tous ces éléments affectent grandement le niveau d’engagement du personnel. Les gestionnaires doivent donc être proactifs pour pallier ces conséquences nocives. Mais comment faire ?

L’engagement en bref

Rôle du gestionnaire

Malgré le sentiment de perte de contrôle qui peut survenir lorsque les employés sont désormais tous éloignés, les fondements de l’équipe restent les mêmes et l’engagement doit demeurer au rendez-vous. Dans un cadre de télétravail, c’est encore plus important d’être rigoureux.

 

Quoi qu’il arrive, il importe de garder l’ADN de son organisation. Innovez, soyez créatif ! N’oubliez pas que l’expérience employé doit demeurer une priorité en contexte de télétravail pour susciter l’engagement de son équipe.

 

 

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Gestion Technologies

La cybersécurité au temps du télétravail

Le nombre de cybermenaces augmente davantage depuis le début de la pandémie. D’ailleurs, le Centre canadien pour la cybersécurité (CCC) affirme que la COVID-19 devient le sujet préféré des fraudeurs pour réaliser des campagnes d’escroquerie et d’hameçonnage liées à des maliciels. Dans un contexte où de nombreux employés travaillent désormais à la maison pour une durée indéterminée, la vigilance s’avère de mise et plusieurs astuces existent pour contrecarrer les plans malfaisants.

Mieux connaître la menace pour la combattre

D’après le CCC, l’hameçonnage représente le type le plus courant de cyberattaque, car il peut être utilisé sous diverses formes, soit par courriel, par appel téléphonique et par message texte.

 

 

Quoi faire à la maison ?

Comme le souligne la Banque de développement du Canada, bien que leurs actes ne soient pas délibérés, le personnel constitue souvent le maillon faible de la sécurité des compagnies. En contexte de télétravail, la vigilance doit être double ! Voici quelques conseils pratiques.

 

 

Que peut faire un gestionnaire pour aider ses employés?

Les dirigeants doivent être proactifs en matière de cybersécurité. S’informer et se référer à des professionnels peut s’avérer une bonne solution. Plusieurs ressources sont disponibles pour les PME, tels que les sites Web de PensezCybersecurite.gc.ca et Cyber.gc.ca.

 

 

Un mot sur les réunions virtuelles

L’utilisation des plateformes de visioconférence a explosé depuis les dernières semaines. Selon le Federal Bureau of Investigation (FBI), quelques mesures peuvent être appliquées pour augmenter le niveau de sécurité de ses outils.

  • Ajoutez un mot de passe pour accéder aux réunions ;
  • Donnez uniquement le numéro de la rencontre (pas le lien) ;
  • Partagez votre écran seulement si vous êtes l’animateur ou l’hôte.

 

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Ressources humaines

La gestion du stress et l’anxiété en période de télétravail

De nombreux employés travaillent à la maison pour une durée indéterminée. Des mesures draconiennes sont prises pour protéger la santé physique de la population, mais qu’en est-il de la santé mentale ? Bien qu’il s’agisse déjà d’un aspect important à gérer en entreprise, il l’est encore plus dans le contexte extraordinaire dans lequel nous plonge la crise de la COVID-19.  

 

 

Le stress et l’anxiété en quelques mots

 

Que peut faire un gestionnaire pour aider ses employés ?

L’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés du Québec mets à la disposition des employeurs les meilleures pratiques à mettre en place pour aider leurs employés en situation de stress ou d’anxiété.  

Quoi faire en tant qu’employé ?

Prendre soin de sa santé mentale s’avère également une responsabilité individuelle. Voici quelques conseils pour s’occuper de soi tout en étant à la maison. 

 

Ressources : 

  • Ligne d’information du gouvernement du Québec destinée à la population sur la COVID-19 : 1 877 644-4545  
  • Centre intégré (universitaire) de santé et de services sociaux de votre localité (CISSS ou CIUSSS, CLSC, GMF) 
  • Service de consultation téléphonique psychosociale Info-Social 811  
  • Tel-Aide 1-877-700-2433 
  • Jeunesse, j’écoute 1-800-668-6868 
  • Centre de prévention du suicide : 1-866-APPELLE (277-3553) 

 

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Marketing Ressources humaines

Quand les programmes de bien-être profitent à tous

La chaîne hôtelière Hyatt Corporation s’associe à la société de soins de santé Headspace pour mettre en place des services de bien-être. Ceux-ci comprennent des exercices de méditation de pleine conscience (appelée aussi présence attentive) et guidée, des conseils et des outils pour favoriser le sommeil des clients afin qu’ils puissent mener une vie plus saine en voyage. L’ensemble du contenu est disponible sur les téléviseurs dans les chambres et par l’application mobile de Headspace. La clientèle d’affaires peut l’intégrer dans la planification de sa réunion ou de son congrès.

En plus de miser sur la santé de ses clients, Hyatt s’investit auprès de ses employés en leur offrant des informations rassemblées gratuitement par Headspace. Le bien-être physique et mental a un impact majeur sur la gestion du stress ainsi que sur les taux d’absentéisme et de roulement. Du même coup, cela augmente la motivation et l’engagement et crée une image de marque positive, en plus de fidéliser les travailleurs. C’est donc un enjeu de performance d’entreprise. 

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Source : Headspace

Il s’avère important de faire attention à ses ressources humaines. Qu’en pensez-vous? Quelles sont vos initiatives pour y parvenir?

 

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Produits et activités

Les eSports : le tourisme est-il de la partie?

League of Legends, Fortnite, Overwatch ou Counter-Strike vous sont-ils des termes familiers? Il s’agit de jeux vidéo très populaires et de nombreux tournois à travers le monde y sont consacrés. D’ailleurs, l’équipe ayant remporté la finale de Dota 2, en août 2019 à Shanghai, a gagné plus de 15 millions de dollars devant des milliers de partisans.

L’univers des sports électroniques (eSports) est un secteur en pleine effervescence. Selon PwC, il s’agit des sports ayant le plus grand potentiel de croissance dans les prochaines années, devançant le soccer et le basketball. D’ici 2022, les revenus devraient dépasser le cap du milliard de dollars, d’après la firme spécialisée Newzoo. Est-ce que l’industrie touristique saura profiter de cet engouement?

Les eSports, plus complexes qu’il n’y paraît

Les sports électroniques sont des compétitions de jeux vidéo. Les joueurs affrontent seuls ou en équipe d’autres personnes sur une console ou un ordinateur. Ils se déclinent en plusieurs catégories : arènes de combat (League of Legends), stratégie en temps réel (Starcraft), etc. Si plusieurs individus participent à un niveau amateur, certains sont considérés comme des joueurs professionnels. Ceux-ci signent des contrats et s’entraînent de nombreuses heures par semaine. Des entraîneurs et des médecins veillent à leur performance. Les grandes compétitions se déroulent en public et des millions de partisans les suivent en ligne. L’audience est telle que les tournois se multiplient ainsi que la valeur des prix pour les gagnants.

Pour comprendre le phénomène des eSports, il existe plusieurs éléments à considérer, notamment :

Les partisans : majoritairement des millénariaux d’après la firme Deloitte, ils s’avèrent très actifs et réactifs sur les réseaux sociaux. Beaucoup de spectateurs des tournois ou des vidéos en direct sont également des joueurs. Selon une étude Vivintel, 4,4 millions de Canadiens ont suivi ce type de sport au moins une fois au cours de l’année 2018.

La diffusion : la retransmission en direct en ligne sur des plateformes telles que Twitch et YouTube fait partie du quotidien des eSports. Que ce soit pour regarder une seule partie ou un tournoi, cela touche une large audience à travers le monde. Voyant l’engouement pour les sports électroniques, de grandes chaînes comme ESPN et RDS y consacrent désormais une section de leur contenu.

Les compétitions : les développeurs de jeux lancent constamment des ligues et des tournois. Parfois, certains s’arrêtent et d’autres fusionnent pour créer de nouvelles compétitions. Plus de 737 événements majeurs ont été organisés en 2018, générant plus de 54 millions de dollars américains selon la firme Newzoo. De grands arénas tels que Staples Center, à Los Angeles, ou le Madison Square Garden, à New York, accueillent des événements. L’un des plus populaires est celui de League of Legends. Voici la vidéo de la cérémonie d’ouverture du championnat de 2019, à Paris.

Source : YouTube

Une occasion à saisir

Pour une marque ou une destination, il s’agit d’une nouvelle voie de distribution permettant de joindre les gens de la génération du millénaire, qui boudent de plus en plus les médias traditionnels. Les équipes et les ligues sportives l’ont bien compris. La NBA 2K League, au basketball, la FIFA eWorld Cup et la eMLS, au soccer, et le Canadien de Montréal, avec le jeu NHL, organisent des tournois. En plus, c’est une occasion de développer un nouveau type de spectacle de compétition.

Les eSports deviennent également une occasion d’affaires pour le secteur de l’événementiel. Le nombre de tournois augmente et les promoteurs recherchent des lieux pour les accueillir. Certains tournois se déroulent parfois sur quelques jours et même dans plusieurs villes. D’autres y jumellent des festivals, des foires, des ateliers, etc. Toutefois, ce secteur doit s’adapter à la manière dont les participants engagent les discussions en ligne. L’utilisation de différents canaux de communication et une interaction efficace seront les clés du succès pour maintenir de leur part un engagement solide envers un événement.

Rob Brown, vice-président mondial et directeur général d’Online Business Group, chez Travelport, estime qu’il est nécessaire pour l’industrie touristique de s’intéresser davantage aux partisans et de mieux connaître les eSports afin de développer une offre personnalisée et de profiter de l’engouement pour ce phénomène.

Entrez dans la compétition

Que ce soit des villes, des entreprises ou même des pays, plusieurs tentent de percer dans l’univers des eSports. Voici quelques exemples.

Le développement d’infrastructures

De nombreuses villes consacrent désormais des espaces aux jeux électroniques. L’hôtel Luxor, à Las Vegas, propose une arène de plus 2700 m2, avec une centaine de stations de jeux et des aires pour les tournois (voir la vidéo). Montréal n’est pas en reste avec le plus grand centre au Canada, le Esports Central, qui a ouvert ses portes en juin 2019.

Source : YouTube

Les équipes commanditées

L’organisation responsable des congrès et événements à Washington, Events DC, a décidé de cibler de nouveaux segments de marché, tels que les partisans des eSports, et de faire de la région une destination de choix pour les joueurs. Parmi ses initiatives, l’organisation commanditera la nouvelle équipe professionnelle de jeux électroniques de la ville.

La compagnie ferroviaire française OUI.sncf a créé Team Loco, en 2017. Les responsables expliquent qu’il était naturel de développer des liens avec le monde des eSports, puisque l’entreprise est très impliquée sur le plan des technologies et de l’innovation. Avec une équipe se composant uniquement de travailleurs de l’entreprise, OUI.sncf en profite pour prolonger ses efforts dans le développement du personnel.

Développer une stratégie nationale

Certains pays commencent à se positionner comme une destination pour les jeux électroniques. En France, le ministère du Sport et le secrétariat d’État chargé du numérique ont dévoilé la nouvelle stratégie nationale eSports 2020-2025, qui vise à faire du pays le leader européen de ce secteur d’ici 2025. L’un des objectifs est de mettre en valeur les attraits de la France, de ses territoires et de son écosystème eSports.

 

Bien que plusieurs remettent en question le côté sportif des eSports, personne ne peut nier le potentiel touristique de ce type d’activité.

 

Êtes-vous prêt à vous lancer dans l’arène?

 

Source de l’image à la une : Unsplash

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Segments de clientèles

Améliorer l’accessibilité aux clientèles atteintes de démence

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, les personnes de plus de 60 ans représenteront 22 % de la population mondiale d’ici 2050 et près d’un cinquième d’entre elles auront plus de 80 ans. En tourisme, plusieurs bonnes pratiques sont mises en place pour offrir une expérience inclusive et accessible à tous, également en tenant compte de la perte d’autonomie et des maladies cognitives liées à l’âge. Par exemple, des destinations proposent des ressources pour développer les compétences du personnel d’entreprises touristiques en matière d’accueil et de service à la clientèle pour ce type de voyageurs.

C’est le cas de VisitEngland et de VisitScotland, qui se sont associées pour outiller leurs membres. Les deux organisations de gestion de la destination (OGD) ont écrit, en partenariat avec la Société d’Alzheimer du Royaume-Uni, un guide pour soutenir les entreprises touristiques dans l’accueil des visiteurs souffrant de démence. Le document démystifie certains aspects de cette maladie cognitive et explique les défis que ces voyageurs et leurs accompagnateurs peuvent rencontrer. Plusieurs conseils sont fournis quant à la manière d’informer cette clientèle, de communiquer avec elle, d’adapter la sécurité et l’aménagement des lieux. Quelques études de cas y sont également.

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Source :VisitEngland

Comme le rapporte VisitEngland, il existe de nombreux bénéfices à devenir accessible aux personnes atteintes de démence. En plus d’améliorer la qualité de vie de ces voyageurs, les entreprises bonifient leur service à la clientèle et ont une meilleure répartition saisonnière, puisque ces touristes préfèrent se déplacer dans les périodes plus calmes. Leur réputation s’en verra aussi positivement touchée.

 

Source de l’image à la une :Unsplash

 

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Destinations

Attirer les visiteurs à travers les cônes orange

Lors du 32e colloque de l’organisation Rues principales, Bianca de La Fontaine, conseillère en communication à la Ville de Magog, a présenté la démarche effectuée par la municipalité pour atténuer les effets du projet de revitalisation du centre-ville.

Des travaux historiques

Au printemps 2019, le chantier le plus important de l’histoire de la Ville de Magog a débuté. Avec un budget global de 22,4 M$, le projet de revitalisation de la rue Principale Ouest comprend, par exemple, la réfection complète des infrastructures souterraines et des aménagements de surface ainsi que l’enfouissement des réseaux électriques et de télécommunications.

Pendant un an, une centaine d’entreprises seront affectées. D’ailleurs, la rue Principale est fermée depuis avril et jusqu’en décembre 2019 afin d’y effectuer des travaux. Consciente que cela touche un lieu névralgique très attractif en touristes pendant la saison estivale, la municipalité a décidé d’agir. Elle a mis en place une série de mesures d’atténuation visant à minimiser l’impact des travaux pour les commerçants, les résidents ainsi que les utilisateurs du secteur. Un budget de 300 000 $ y a été consacré.

Les efforts de la Ville

Les commerçants sont accompagnés tout au long du processus. Des séances d’information visant à expliquer le projet et à s’enquérir des inquiétudes du milieu se sont déroulées avant le début des travaux. L’enjeu de conserver l’accès aux commerces est primordial.

Une agente de liaison, ayant son bureau au cœur du chantier, se trouve en tout temps sur place. Cela facilite la diffusion de l’information, permet une communication rapide et efficace entre les commerçants, les résidents, l’entrepreneur et la Ville, et offre le meilleur soutien possible pendant les travaux.

Mesures d’atténuation

Afin de dynamiser le centre-ville, plusieurs projets sont mis en place pour attirer et fidéliser les clientèles locales et touristiques et, aussi, pour embellir le chantier. En voici quelques-uns :

  • Navette et stationnement incitatif gratuits pour tous;
  • Espace collectif, invitant et convivial, en plein cœur du centre-ville, avec des aires de repos, un carré de sable, des bacs d’agriculture urbaine et de l’animation;
  • Campagne « Pleins feux sur les commerçants » : différents points d’intérêt ont été sélectionnés pour effectuer la promotion des services et des produits offerts au centre-ville et pour mettre en valeur les commerçants. Ainsi, ceux-ci bénéficient d’une visibilité à l’extérieur des zones de travaux. La campagne se trouve également sur les réseaux sociaux et dans les médias papiers;

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Source : Facebook

  • 5 à 7 cap d’acier et cône orange : en collaboration avec la Chambre de commerce Memphrémagog, la Ville a invité les citoyens et les visiteurs à rencontrer les responsables du projet. Ce fut une occasion de poser des questions et d’accéder aux coulisses du plus gros chantier de la municipalité;
  • Les samedis #OhMaGog : activités estivales gratuites touchant divers thèmes tels que la musique, l’histoire, l’agriculture, le cirque, le yoga, etc.;
  • «Faire danser un village » : la population a été mobilisée pour participer à la troisième édition de ce projet collectif qui souhaite montrer, au moyen de la danse, les liens et le sentiment d’appartenance qui unissent la communauté et l’esprit de famille qui y règne. En trois mois, il y a eu plus de 220 000 visionnements de la vidéo. La voici :

Source : Facebook

Tout le monde gagne à s’impliquer

Plusieurs commerçants ont dû redoubler d’efforts pour convaincre les clients de s’aventurer au cœur de la ville. Pour atténuer les effets négatifs des travaux, les organisateurs de la seconde édition du Grand Picnic Magogois ont décidé que l’événement aurait lieu directement dans le chantier de construction. La portion fraîchement asphaltée de la rue Principale a été ensevelie sous le sable pour accueillir une fête sous la thématique du beach party. Une grande pataugeoire, des jeux gonflables, de la musique et des kiosques de nourriture se trouvaient sur place.

Le projet était une initiative citoyenne, mais le promoteur du chantier et la Ville de Magog ont soutenu l’idée. Selon eux, il s’agissait d’une bonne occasion de souligner l’avancement des travaux, de faire rayonner le secteur et d’encourager les commerçants.

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Source : Réseau de veille en tourisme

À ce jour, la Ville dresse un bilan positif des mesures d’atténuation mises en place. Bien qu’il n’y ait pas encore de chiffres officiels pour quantifier l’impact réel des travaux sur l’achalandage dans les commerces, les autorités municipales affirment que l’originalité de la démarche témoigne du dynamisme collectif et a suscité la curiosité, en plus de garder en vie un secteur névralgique pendant la période estivale et touristique.

Il s’agit d’un bon exemple de ville qui relève ses manches et d’une communauté qui met en œuvre les efforts nécessaires pendant une période de travaux majeurs. Comme quoi il ne faut pas baisser les bras devant les cônes orange!

 

Source de l’image à la une : Unsplash