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Microfestivals : quand moins devient mieux

L’industrie des festivals se transforme. Alors que certains gros événements créent des extensions plus intimes, de nouveaux festivals, plus petits et plus agiles, occupent une part grandissante de la scène.

Les microfestivals (festival boutique ou de niche) gagnent en popularité. En Grande-Bretagne, par exemple, leur nombre a augmenté de près de 400 % entre 2014 et 2018, selon la plateforme Eventbrite. Le Québec n’échappe pas à cette tendance. Plusieurs événements ont vu le jour au cours des dernières années tels que le Mile Ex End, Santa Teresa, SOIR ou le LVL UP. Mais comment expliquer cet engouement? 

Des festivals avec des spécificités « spécifiques »! 

Les microfestivals offrent une expérience plus complète, plus agréable et à l’échelle humaine.

Le terme microfestival désigne généralement de petits et moyens événements organisés selon un champ d’intérêt spécifique, avec une programmation très ciblée. Les chiffres varient quant au nombre de personnes qui s’y rassemblent. Si plusieurs définitions s’en tiennent à moins de 3 000 participants, d’autres fixent le plafond à 20 000 festivaliers.  

Que le thème soit la musique jazz, le fromage, le tricot ou le chat, les microfestivals offrent une expérience plus complète, plus agréable et à l’échelle humaine. L’énergie est davantage mise sur la qualité que sur la quantité.  

Les participants en quête d’expériences 

Les microfestivals gagnent en popularité, car les participants y vivent des expériences qu’il serait désormais difficile d’avoir dans les gros événements.

L’expérience est au cœur du tourisme d’aujourd’hui. Le visiteur ne consomme plus pour « avoir », mais pour « être ». Il s’attend à encore plus d’émotions. L’industrie des festivals s’adapte. Les microfestivals gagnent en popularité, car les participants y vivent des expériences qu’il serait désormais difficile d’avoir dans les gros événements. Ils se démarquent sur plusieurs points : 

  • La découverte: les microfestivals proposent souvent une programmation loin des grandes têtes d’affiche habituelles ou possèdent la latitude d’explorer un thème en profondeur; 
  • L’exclusivité: parfois, l’organisation restreint le nombre de personnes à quelques milliers, voire à seulement une centaine;  
  • Leur caractère unique: ils n’essaient pas de plaire à tous et visent une clientèle précise; il en résulte des expériences répondant davantage aux attentes et aux champs d’intérêt des participants; 
  • L’ambiance intime: loin des grandes foules et des gens entassés, il est plus facile d’aller à la rencontre des artistes et de vivre une expérience plus personnalisée; 
  • Un plus grand sentiment d’appartenance : les microfestivals réunissent davantage les personnes partageant les mêmes idées, rendant plus facile de s’identifier à la foule. 

Les avantages pour les destinations 

En plus de divertir et d’animer un territoire, les événements créent des liens sociaux et mettent en valeur l’essence même d’une communauté. Ce type de festival est reconnu pour mieux représenter le milieu et les gens qui l’habitent. En créant des microfestivals dans les quartiers excentrés, par exemple, les visiteurs sont encouragés à sortir des centres-villes et à désengorger les places habituellement surchargées par les gros événements. 

Quand Verdun devient jazz

Du 27 juin au 6 juillet 2019, le Festival international de Jazz de Montréal a tenu pour la toute première fois une série de spectacles à Verdun. L’objectif était d’offrir une expérience proposant à la fois des découvertes musicales et des échanges entre les habitants du secteur. Ce quartier représente la première étape d’un plan d’expansion du festival à travers les arrondissements de la ville. Il s’agit d’une bonne occasion d’inviter la population et les touristes à visiter d’autres secteurs de la métropole.

Une communauté tricotée serrée

La municipalité de Saint-André-Avellin, en Outaouais, accueille depuis huit ans le plus grand festival de la fibre textile au Canada. Pendant quelques jours, Twist propose une programmation très variée et originale (voir la vidéo plus bas) pour joindre les milliers de fervents de tricot, de crochet, de broderie, de tissage et bien plus encore. Certains passionnés proviennent de l’Ouest canadien, des États-Unis, de France et de Suisse. Cet événement de niche offre des ateliers, des conférences, des démonstrations et plus d’une centaine d’exposants s’y retrouvent chaque année.

Source : YouTube

S’amuser sans s’éloigner de la maison 

Le festival de musique La Noce a tenu sa troisième édition en juillet dernier, à Chicoutimi. Les organisateurs estiment répondre à un besoin de la population qui recherchait un événement unique et festif, hors des grands centres urbains. Le festival est situé dans la zone portuaire de Saguenay, ayant une capacité maximale de 10 000 personnes. Ses responsables ne souhaitent pas qu’il devienne un grand événement afin de préserver son atmosphère et son ambiance unique. La vidéo suivante montre un résumé de l’édition de 2018.

Source : YouTube

Le bouche-à-oreille, version 2.0

Dans leur montée, les réseaux sociaux ont contribué à la popularité des microfestivals. Pour joindre les communautés de passionnés, ils deviennent des outils de diffusion et de communication efficaces pour des événements qui ne possèdent pas nécessairement un énorme budget de promotion. La compagnie Eventbrite propose d’ailleurs quelques conseils de marketing pour les gestionnaires utilisant les réseaux sociaux :

  • Connaître sa clientèle pour cibler la bonne plateforme et y concentrer ses efforts;
  • Intégrer un lien cliquable pour l’achat de billets;
  • Partager du contenu avant et après l’événement;
  • Collaborer avec des influenceurs qui sont reliés à sa thématique;
  • Faire des vidéos en direct;
  • Encourager les discussions entre les participants sur ses plateformes.

Avez-vous remarqué l’effervescence autour des microfestivals?

 

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Une route pour devenir la destination de l’automne

Ayant un territoire reconnu pour sa symphonie de couleurs, avec plus de 20 millions d’arbres de différentes essences, l’Association touristique de la vallée de la Wye et de la forêt de Dean souhaite devenir la capitale de l’observation du feuillage automnal. Elle compte y parvenir avec la mise en place d’une stratégie comprenant une route thématique, un site Web ainsi qu’un guide. Les responsables ont collaboré avec un arboriculteur et conseiller forestier pour orienter les visiteurs vers les meilleurs endroits où admirer le paysage, le long d’un trajet de 80 km.

En plus de détailler les points de vue, le guide et le site Web proposent des activités pour profiter du feuillage automnal, telles que des promenades et des animations pour les familles, ainsi que des conseils pour la prise de photos.

Les entreprises se situant le long du parcours participent également au projet. Elles ont développé de nombreuses idées en lien avec la thématique de la route pour accueillir les visiteurs et animer leur territoire. Par exemple, les propriétaires de Wharton Lodge ont renommé leur hébergement « Leaf Peepers Cottages » pour la saison. Chez Eastnor Pottery, ils organisent des ateliers de modelage de l’argile sur le thème des feuilles. Une thérapeute propose des séances de relaxation en forêt pour améliorer le bien-être du corps et de l’esprit.

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Source : Association touristique de la vallée de la Wye et de la forêt de Dean

 

Bien que le Québec n’ait pas à rougir d’envie pour ses couleurs automnales, il s’agit d’une bonne idée pour valoriser les paysages et attirer davantage de visiteurs pendant cette saison.

 

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Marketing

La baladodiffusion en tourisme : êtes-vous à l’écoute?

La popularité de la baladodiffusion (podcast en anglais) ne s’essouffle pas. Cette technologie permettant aux internautes de télécharger des fichiers audio sur un appareil (ordinateur, téléphone intelligent, etc.) pour une écoute ultérieure s’avère un atout pour l’industrie touristique.

La baladodiffusion constitue une méthode efficace de storytelling. Elle permet de concevoir un espace plus intime pour les auditeurs grâce à un discours axé sur l’humain et les émotions facilitant l’engagement par le récit. En plus, la baladodiffusion favorise l’écoute active dans un monde submergé de contenus rapides et éphémères; idéal pour diffuser un message.

Pour l’industrie touristique, c’est une bonne occasion à saisir. Voici quelques exemples d’utilisation.

Raconter une destination

À l’automne 2019, un regroupement de six communes en Vendée (France) offrira une nouvelle série d’enregistrements afin de valoriser son territoire par le son. Les épisodes toucheront divers thèmes, des personnages et lieux marquants de la région. En collaborant avec la start-up Akken, la destination souhaite inspirer les visiteurs pendant la préparation de leur séjour et leur permettre de se replonger dans l’ambiance du lieu, une fois de retour à la maison.

Aux États-Unis, Meet Minneapolis et l’Office du tourisme et des congrès de Philadelphie offrent chacun une série d’épisodes sur les moyens de se positionner dans le marché des réunions et des événements. Travel Oregon, pour sa part, propose aux plus courageux de brèves histoires sur les lieux hantés de l’État, avec des sons et des ambiances à faire frissonner.

Au Québec, Tourisme Rougemont a produit une série d’épisodes sonores qui permettent de rencontrer les producteurs et les artisans de la région. Les épisodes sont également disponibles en format vidéo.

Source : YouTube

S’il n’est pas possible de réaliser d’enregistrements, n’hésitez pas à participer à une baladodiffusion ou à y faire insérer une publicité pour raconter vos activités et promouvoir votre région.

Inspirer avant de s’envoler

Le transporteur aérien KLM propose la baladodiffusion The Journey. Sept enregistrements d’environ 40 minutes racontent le parcours de personnes qui vivent, de manière inattendue, une expérience spéciale pendant leur voyage (voir la vidéo plus bas).

Selon KLM, il s’agit d’un moyen d’ajouter un élément unique à ses canaux de communication existants et d’une méthode originale pour entrer en contact avec les passagers.

Source : YouTube

Un festival de baladodiffusions

L’engouement pour les baladodiffusions touche directement le milieu des festivals. De nombreux événements liés à cette thématique voient le jour, tels que le Vancouver Podcast Festival, Listen Up ou le Paris Podcast Festival. Au Québec, l’une des start-ups de la première cohorte du Mt Lab, Magnéto, organise le festival Résonance depuis 2017. L’événement offre aux participants de prendre part à de nombreuses séances d’écoute de fictions et de documentaires sonores, ainsi qu’à des entretiens devant public. Enfin, le festival Transistor accueille les amateurs de baladodiffusion depuis maintenant trois ans, dans la région de Gatineau.

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Source : festival Transistor. Crédit : Lévy L. Marquis

Les baladodiffusions constituent également des outils de promotion et de diffusion pour les festivals. Que ce soit en créant sa propre série ou en étant l’hôte d’un enregistrement d’épisode pendant son événement, c’est une bonne manière de fournir du contenu exclusif, de garder contact avec les auditeurs et de les inciter à participer à sa manifestation.

Le Festival en chanson de Petite-Vallée a récemment mis en ligne une nouvelle série de baladodiffusions portant sur son événement. Les huit épisodes racontent les histoires d’artistes, de membres de l’équipe et de festivaliers qui ont vu leur vie changée par le festival.

Le Festival d’été de Québec propose deux séries de baladodiffusions. La première, Chambre 1626, offre des entrevues avec neuf artistes s’étant produits lors de l’édition de 2018. L’autre, Les inédits des nuits FEQ, présente des rencontres avec des chanteurs et des groupes invités aux spectacles hors série du festival, pendant l’hiver. Les auditeurs accèdent à du contenu inédit et intime de leurs artistes préférés.

La baladodiffusion ouvre des portes très intéressantes et originales pour l’industrie touristique comme outil d’attractivité territoriale et, également, de formation. Les professionnels du secteur peuvent approfondir leurs connaissances en marketing ou en gestion des médias sociaux grâce à des séries telles que Talking Tourism ou Brèves de Conteurs.  

La croissance de la baladodiffusion

D’après la plus récente étude de l’Observateur des technologies médias (OTM), un adulte franco-canadien sur 10 aurait écouté au moins une baladodiffusion en 2018, une progression de 300 % en cinq ans. Ce sont les millénariaux qui sont davantage attirés par ce médium.

Les Américains démontrent également un intérêt pour la baladodiffusion. Selon les travaux d’Edison Research, environ une personne sur quatre (26 %) aurait écouté une baladodiffusion en 2018. La croissance est importante, considérant qu’il y a dix ans, seulement 9 % de la population américaine écoutait ce type d’enregistrement.

Selon l’OTM, l’augmentation du taux d’adoption des appareils intelligents au pays pourrait constituer l’un des facteurs expliquant la popularité des baladodiffusions. De plus, cette technologie possède plusieurs avantages pour les auditeurs. C’est un moyen accessible et pratique d’obtenir de l’information, puisqu’il s’avère moins contraignant qu’un texte ou une vidéo. L’écoute du contenu audio peut se faire en parallèle d’une autre activité.

Avez-vous déjà songé à ajouter la baladodiffusion à votre coffre à outils promotionnels?

 

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Destinations Marketing

Mobiliser son territoire autour des arts et de la culture

Lors du 32e colloque du réseau Les Arts et la Ville, Geneviève Aubry et Pascale Charlebois, consultantes pour Tourisme Abitibi-Témiscamingue – Culturat, ont présenté la mise en œuvre et l’évolution de la démarche Culturat, avec ses bons coups, ses erreurs et ses impacts sur son milieu.

Culturat en bref

Portée par l’organisation de gestion de destination, Culturat est, depuis 2012, « une démarche de mobilisation citoyenne qui vise à faire de l’Abitibi-Témiscamingue un territoire créatif et accueillant en misant sur la culture comme source d’action, de fierté et de rapprochement ». Devant l’enthousiasme de tous les milieux, la démarche a dépassé le cadre du tourisme culturel pour devenir un projet de société touchant de nombreux secteurs de la communauté.

La mobilisation de la population s’avère indispensable au succès de Culturat. Un argumentaire développé pour chacun des publics visés a permis de les motiver à se joindre au mouvement. Pour soutenir la démarche, de nombreux outils de communication furent adaptés selon les clientèles ciblées (citoyens, municipalités, écoles, communautés autochtones, artistes, milieu culturel et entreprises).

Plusieurs résultats positifs découlent de la démarche. Par exemple :

  • Les entreprises soutiennent davantage le milieu culturel;
  • On remarque une plus grande ouverture à la nation anicinabek et une meilleure connaissance de celle-ci. D’ailleurs, ses activités gagnent en popularité auprès des non-autochtones;
  • Les écoles ont réalisé plus de 250 projets. La présence des artistes est accrue et les enseignants deviennent des passeurs culturels.

À ce jour, 62 municipalités, 7 conseils de bande et 17 organismes de développement ont signé la charte de participation à Culturat. La vidéo suivante présente le bilan du projet.

Source : YouTube

Les facteurs de succès

Fortes de leur expérience, Mmes Aubry et Charlebois relèvent certains éléments essentiels pour qu’une démarche de mobilisation citoyenne comme Culturat soit un succès.

Des ressources humaines dévouées

Le succès d’un projet d’une telle envergure ne peut se réaliser sans le travail consciencieux d’une équipe passionnée. Celle-ci doit rapidement se trouver sur le terrain afin de prendre contact avec les divers publics et de sillonner le territoire pour diffuser et répéter le message du projet. À cela s’ajoute du personnel pour développer une solide stratégie de communication.

Des partenaires médias

Les médias contribuent à la mobilisation de l’ensemble de la région et à la diffusion du contenu. Dans le cas de Culturat, les partenariats ont permis d’obtenir des ententes de diffusion d’une valeur de 200 000 $ annuellement. Plus d’une centaine de capsules vidéo ont été diffusées, depuis 2014, à la télévision (TVA), à la radio et sur le Web. L’une d’entre elles souligne d’ailleurs l’engagement de partenaires télévisuels. La voici :

Source : YouTube

Des appuis politiques

L’appui des municipalités et des conseils de bande fut important pour la réussite de la démarche. Les villes et les villages de la région ont investi plusieurs centaines de milliers de dollars au cours des années pour des projets issus de Culturat. Une meilleure solidarité entre eux en a découlé.

Du réseautage

L’insertion de Culturat dans divers réseaux nationaux et internationaux s’avère très bénéfique. Le rayonnement et la crédibilité des projets s’en trouvent grandement augmentés. Que ce soit l’UNESCO, Cités et Gouvernements Locaux Unis ou Creative City Network, toutes ces organisations sont des sources d’apprentissages, de rencontres et de partenariats. Elles constituent également des leviers de reconnaissance et de motivation.

Que pouvons-nous tirer de cette expérience?

Les conférencières ont fait plusieurs constats et apprentissages pendant la démarche Culturat. De cette réflexion, elles proposent cinq éléments clés à retenir.

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Source : Réseau de veille en tourisme

  1. Affirmer le droit à l’erreur

Chaque cas est unique. La mobilisation et l’innovation n’ont pas de formule préétablie. Il s’avère essentiel d’expérimenter et, par le fait même, de prendre des risques afin de trouver la meilleure solution. Dans tous les cas, une organisation doit se donner le droit à l’erreur. En retour, il faut qu’elle soit humble et à l’écoute. C’est une excellente occasion d’apprendre et de s’améliorer.

  1. Adapter son discours

Être à l’écoute des personnes que l’on désire mobiliser et utiliser leur vocabulaire augmente les chances de les joindre et de les faire participer. Il faut éviter les discours génériques. Par exemple, le milieu des arts se sent interpellé par la culture si l’on parle d’émotions, alors que les entreprises le sont davantage si l’on aborde l’impact sur les employés.

  1. Valoriser l’action et l’engagement

La mobilisation devient très efficace lorsque l’engagement des personnes ainsi que les actions et les projets sont mis de l’avant. Stimuler la fierté et les bonnes idées en présentant les initiatives. À l’inverse, le manque de valorisation et de reconnaissance s’avère un frein important.

  1. S’inspirer du désir d’action des milieux

Il est primordial de collaborer avec les milieux où se réalisent les projets et de les écouter. En s’associant aux agents de changement ainsi qu’aux leaders, il est plus facile de transmettre le message. Rien ne sert d’imposer des idées. Il faut plutôt apporter le soutien pour les faire émerger et l’aide aux personnes qui ont une réelle volonté de travailler sur le projet.

  1. Adapter les stratégies et les appels à l’action

Pour convaincre vos publics cibles, déterminez — avant de communiquer avec eux — ce qu’ils auraient à gagner en participant au projet. Si certaines stratégies ne fonctionnent pas, il ne faut pas hésiter à les modifier. Une démarche qui perdure fait face à plusieurs changements politiques, culturels ou sociaux. Elle doit évoluer.

L’avenir de Culturat

Cette démarche constitue un bel exemple de mobilisation citoyenne et de promotion d’une région par les arts, la culture et son identité. Le projet recevra une reconnaissance internationale et rayonnera encore davantage, puisqu’il deviendra bientôt le 14e leader à la Commission culture de Cités et Gouvernements Locaux Unis. Il s’agit d’un programme, où des villes ou des territoires tels que Buenos Aires, Rome et Bilbao sont reconnus pour leur expérience dans le développement durable de la culture.

Installé sur des bases solides, Culturat se renouvelle. Dans les prochaines années, les nouveaux chantiers porteront davantage sur l’aménagement culturel du territoire, les démarches participatives, l’inclusion et la diversité, et l’environnement. À suivre!

  

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Marketing Produits et activités

Comment se placer en orbite autour d’une nouvelle

Saviez-vous que le 50e anniversaire du premier homme sur la lune était célébré le 20 juillet 2019 ? Difficile de manquer cette nouvelle. VisitScotland a profité de cet événement pour souligner son propre anniversaire et lancer un nouveau projet sur le tourisme astronomique.

Le sentier « Scotland is out of this world » présente les liens qu’entretient le pays avec les planètes du système solaire, ainsi que des faits amusants et des détails sur les centres scientifiques et les meilleurs endroits pour observer les étoiles.

L’office de tourisme d’Écosse a également lancé une nouvelle campagne de marketing pour promouvoir l’implication du pays dans l’exploration spatiale, l’innovation et l’astronomie. À cette occasion, le premier « Coosmonaute » fut envoyé à près de 40 000 mètres dans la stratosphère dans une combinaison spatiale aux couleurs du tartan du clan Armstrong. Il s’agit de BuzzBò (abréviation entre Buzz Aldrin et le mot vache en gaélique), une peluche représentant la célèbre vache écossaise, la Highland. Le public a pu suivre son entraînement ainsi que son expédition sur les réseaux sociaux. La vidéo suivante présente le résumé de l’aventure.

Source : YouTube

Il s’agit d’un bon exemple de Newsjacking, une technique marketing consistant à s’approprier une nouvelle ou un fait de société qui a fait la manchette ou à créer un certain buzz afin de le transformer à l’avantage de sa marque. Bien qu’elle demande une bonne préparation et une certaine anticipation, cette tactique demeure efficace lorsque l’attention est orientée vers un événement majeur.

Si cette technique vous intéresse, soyez alerte ! Surveillez l’actualité et les événements à venir, il ne faut surtout pas tomber dans la lune !

 

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Destinations

Enjeux des offices de tourisme urbains de la francophonie

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, en collaboration avec l’Association des hôtels du Grand Montréal et Tourisme Montréal, a organisé une nouvelle édition des Gueuletons touristiques, le 12 juillet dernier.

 

Sous la forme d’un panel, le titulaire de la Chaire, Paul Arseneault, a discuté des grands enjeux du tourisme urbain de la francophonie avec Maxime Tissot, Olivier Occelli et Patrick Bontinck, respectivement directeurs généraux des offices de tourisme de Marseille, de Bordeaux et de Bruxelles, ainsi qu’avec le président-directeur général de Tourisme Montréal, Yves Lalumière.

La régulation des flux

Plusieurs villes européennes doivent relever le défi de la gestion d’un nombre croissant de visiteurs. Dans ce contexte, les offices de tourisme s’emploient à préserver l’équilibre après des années de développement. Comme l’explique M. Occelli, après du marketing de destination, il s’agit de faire du management de destination. Les offices doivent prendre en compte à la fois le visiteur et la qualité de vie des habitants.

après du marketing de destination, il s’agit de faire du management de destination

L’une des solutions pour diminuer les effets de la concentration des visiteurs consiste à répartir les pôles touristiques dans la ville. De plus, il s’avère essentiel que l’ensemble des acteurs remette en question le développement de l’industrie du voyage. En effet, revenir aux besoins des voyageurs serait peut-être une piste de solution, selon M. Bontinck.

La stratégie de déplacement des flux dans divers secteurs de la ville amène à réfléchir sur son impact sur les quartiers et leurs habitants. À ce sujet, M. Lalumière estime qu’il faut impliquer les citoyens et leur expliquer le processus et les conséquences d’un tel développement. Ceux-ci sont, eux aussi, des clients. Être à leur écoute est primordial. D’ailleurs, les offices de tourisme devraient davantage prendre part à la conception de nouveaux quartiers pour s’assurer d’avoir un équilibre entre les dimensions culturelle, commerciale et résidentielle, d’après M. Bontinck.

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Source : Réseau de veille en tourisme

Les OGD : acteurs engagés dans leur milieu

Bien qu’il y ait des différences culturelles et organisationnelles entre eux, les offices de tourisme de la francophonie font face à de nombreux enjeux similaires; parmi eux, la demande des clients pour des initiatives durables. D’après M. Tissot, il faut innover davantage dans ce domaine. M. Occelli soutient que l’écoresponsabilité des destinations sera un avantage concurrentiel ces prochaines années, lors de la phase de planification du voyage. L’industrie touristique doit montrer l’exemple dans ce domaine.

l’écoresponsabilité des destinations sera un avantage concurrentiel ces prochaines années, lors de la phase de planification du voyage

Les offices n’ont plus le choix de s’interroger sur le type de visiteur qu’ils veulent attirer. D’après M. Lalumière, il faut s’intéresser aux touristes qui dépensent, mais qui s’intègrent bien à la population. En ce sens, M. Bontinck ajoute que l’essence du tourisme repose sur les échanges culturels entre les gens. Il n’est pas nécessaire de diminuer leur nombre, mais il faut miser davantage sur leur qualité, car ils apportent une valeur ajoutée à la vie des habitants.

Le tourisme s’associe désormais au milieu des affaires. M. Tissot explique que les offices participent à l’écosystème économique global. Il n’est plus rare de voir des représentants du milieu touristique se joindre à des missions commerciales.

La relation avec les élus

Les offices de tourisme deviennent des leaders en ce qui a trait à l’attractivité territoriale et aux relations entre les acteurs de leur milieu. Depuis quelques années, leurs voix résonnent davantage. Ils sont plus écoutés et sollicités. Ils participent au développement des villes, en concertation avec les instances politiques. D’ailleurs, comme le mentionne M. Tissot, ce changement implique que les équipes des offices deviennent plus polyvalentes pour répondre aux diverses demandes.

La mise en valeur de la francophonie

Les directeurs généraux des offices de tourisme ont établi un constat important : les relations entre les destinations francophones ne sont pas assez développées. M. Occelli souligne que dans un contexte où les offices cherchent à stimuler de meilleurs échanges culturels entre les visiteurs et les habitants, promouvoir le réseau de la francophonie s’avère un bon moyen d’y parvenir. Qui plus est, des touristes recherchent le caractère français des destinations et il ne faut pas avoir peur de le mettre en valeur, rappelle M. Tissot.

 

Des discussions entre les différents panélistes, il ressort qu’il devient primordial pour les destinations francophones d’échanger et de bâtir un réseau. Tout le monde gagne à apprendre des expériences des autres. Voyons-nous comme des partenaires, et non comme des concurrents.

Qu’en pensez-vous?

 

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Produits et activités

L’art de valoriser les régions par les murales

Voilà bientôt un an, Travel Oregon lançait une vidéo pour appuyer la campagne marketing Only Slightly Exaggerated. Elle se caractérisait par son originalité et son animation de type manga. Fort de son succès, l’OGD amène sur un autre terrain l’extravagance de sa campagne. Les images fantastiques prennent désormais vie à travers un sentier de murales.

La Oregon Mural Trail comporte sept fresques peintes à la main réparties dans autant de villes (voir l’image ci-dessous). Les images représentent des séquences de la vidéo de la campagne marketing. Les responsables du projet espèrent inciter les habitants et les voyageurs à parcourir les régions rurales de l’État et à découvrir leurs merveilles. Le sentier de murales se veut également un vecteur de fierté pour les communautés et un outil pour contribuer à leur développement artistique et culturel.

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Source : Travel Oregon

Les villes choisies devaient avoir réussi le programme du Rural Tourism Studio de Travel Oregon. Il s’agit d’une formation pour aider les communautés rurales à développer et offrir des expériences de qualité aux voyageurs. Dans le cas de la ville de Dalles, plusieurs projets, dont un sentier gastronomique et un podcast sur le patrimoine culturel de la région furent créés. La vidéo suivante présente les étapes de la conception de leur murale.

Source : YouTube

La culture et les arts apportent plusieurs bénéfices aux communautés rurales. En plus d’augmenter la qualité de vie des citoyens, ils contribuent à l’attractivité touristique de leur territoire. Il s’agit d’une façon de se démarquer et de valoriser les ressources locales. Une idée pour nos régions ?

 

Source de l’image à la une : YouTube

 

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Marketing Produits et activités

Les rencontres, au cœur du développement culturel

L’offre culturelle constitue un atout majeur pour les villes. C’est une voie de développement et d’attractivité qui génère un sentiment de fierté dans les communautés et enrichit les milieux de vie.

La vitalité culturelle d’une ville ou d’un territoire découle des rencontres qu’elle provoque. Elle l’est également par des rencontres où émergent très souvent de nouvelles idées. Dans ce contexte, il s’avère intéressant de s’interroger sur les manières de créer et de favoriser les occasions de rencontre.

Lors du 32e colloque du réseau Les Arts et la Ville (5-6-7 juin 2019), plusieurs intervenants ont présenté des initiatives inspirantes ; en voici quelques-unes.

Utiliser la médiation culturelle

Selon l’organisme québécois Culture pour tous, la médiation culturelle : « désigne le processus de mise en relation entre les sphères culturelles et sociales, la construction de nouveaux liens entre politique, culture et espace public. Elle chapeaute un vaste ensemble de pratiques allant des actions de développement des publics à l’art participatif et communautaire. Ultimement, elle vise à faire de chaque personne, visiteur ou spectateur, un véritable acteur culturel ». La médiation crée des lieux de rencontre entre les artistes et les citoyens où l’échange interpersonnel, l’apprentissage et l’engagement sont promus. Elle permet aux citoyens de tisser des liens avec leur environnement, de développer un fort sentiment d’appartenance et de devenir les meilleurs ambassadeurs de leur milieu.

Elle permet aux citoyens de tisser des liens avec leur environnement, de développer un fort sentiment d’appartenance et de devenir les meilleurs ambassadeurs de leur milieu.

La ville de Vaudreuil-Dorion se démarque par son dynamisme et ses projets en médiation culturelle. Il s’agit de la seule municipalité nord-américaine nommée « Ville leader » par le regroupement international Cités et gouvernements locaux unis, organisme qui gère l’Agenda 21. Pour faire face au boom démographique et ethnique, la ville a misé sur la médiation culturelle pour rapprocher les citoyens de toutes les origines avec le projet « Je suis… ». La culture a permis de développer un sentiment d’appartenance et de favoriser les rencontres. Plus de 20 000 résidents participent annuellement aux activités mises en place. La vidéo suivante explique l’ensemble de leur démarche.

Source : YouTube

Forte de son succès et de son expérience du projet « Je suis… », la Ville a publié en juin 2019 le livre Et si on se rencontrait ! La médiation culturelle — le modèle de Vaudreuil-Dorion. Il s’agit d’un guide et d’un portrait de la ville qui a misé sur la culture comme outil de rassemblement. L’ouvrage est disponible en version électronique.

Créer des espaces de rencontres

Qu’ils soient mis sur pied par des municipalités, par des associations ou par des artistes, plusieurs projets d’espace public voient le jour. Leur aménagement permet à des lieux de devenir des cadres significatifs d’échanges et de rencontres.

La Ville de Montréal s’est dotée en 2015, d’un Programme d’implantation de rues piétonnes et partagées, pour venir en aide aux arrondissements dans la mise en œuvre d’initiatives variées de partage de la rue, de réaménagement, d’embellissement, de verdissement et d’animation du domaine public. Plus de 50 rues participent à ce programme. Pour Marie-Hélène Armand, conseillère en aménagement du Service de l’urbanisme et de la mobilité de la Ville de Montréal, certaines conditions doivent être respectées pour garantir le succès de ce type de projet, notamment :

  • Développer un design de qualité à la jonction de l’approche éphémère et de la durabilité pour les quatre saisons ;
  • Prendre des risques au profit de l’innovation ;
  • Établir des partenariats avec les acteurs locaux et universitaires ;

De son côté, le maire de Saint-Camille, Philippe Pagé, estime que les lieux culturels permettent aux différents groupes du village de se rencontrer et de parvenir ainsi à une meilleure compréhension de l’autre et au maintien d’un équilibre social. De ces espaces d’échanges, tels que le centre culturel Le petit bonheur, émergent de nombreuses idées.

Cette municipalité rurale est d’ailleurs particulièrement innovante, entre autres, grâce à son projet Destination Saint-Camille. L’église, reconvertie en salle multifonctionnelle, accueille des évènements de petite et moyenne envergure. La coopérative responsable regroupe plusieurs entreprises de la région et s’occupe de la gestion et de la promotion des congrès, des colloques et des formations. La vidéo suivante explique davantage le concept.

Source : Destination St-Camille

Favoriser la participation citoyenne

Les citoyens ne veulent plus recevoir la culture comme des spectateurs, ils désirent en devenir des acteurs. Selon Antoine Guibert, expert international pour l’implantation de l’Agenda 21 de la culture, les élus doivent en tenir compte dans la conception et l’orientation de leurs projets. Leur durabilité et leur efficacité seront beaucoup plus grandes s’ils correspondent aux besoins de la population. Alors, pourquoi ne pas leur demander leur avis ? Par exemple, les municipalités peuvent mettre en place un budget participatif. Il s’agit d’une démarche qui implique les citoyens dans les décisions budgétaires de leur ville. La population vote pour des projets soumis par leurs concitoyens. Le conseil municipal s’engage à les réaliser durant l’année suivante.

À l’international : le cas de Lyon

La culture a évolué depuis les 20 dernières années sur le territoire de Lyon. Une Charte de coopération culturelle  a été créée. Il s’agit d’un texte rassemblant les engagements d’établissements (opéra, théâtres, musées, etc.) voulant contribuer, de manière durable, à vie culturelle du territoire et de ses habitants.

D’après Marc Villarubias, responsable de la mission coopération culturelle à la Direction des affaires culturelles de la Ville de Lyon, plusieurs éléments s’avèrent essentiels pour favoriser la vitalité culturelle d’un territoire :

  • La coopération entre les divers acteurs de la ville afin de mettre leurs compétences et leurs expertises à profit ;
  • La collecte et le partage des données pour connaître et comprendre les enjeux (culturels, sociaux, architecturaux, etc.) du territoire ;
  • La médiation pour aider à la compréhension des projets ;
  • Les espaces de travail et de collaboration pour favoriser les rencontres et l’émergence des idées.

En plus d’être bénéfique pour les communautés, la culture constitue un élément d’attractivité pour les voyageurs. Un territoire avec une vitalité et un dynamisme culturel forts contribue à rendre l’expérience touristique québécoise unique et authentique.

 

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Produits et activités

L’effervescence de l’œnotourisme

Plusieurs destinations développent leur notoriété et leur offre en œnotourisme, au grand plaisir des amateurs qui sont plus nombreux chaque année. L’engouement pour l’agrotourisme leur est très profitable et le Québec n’échappe pas à cette tendance. De plus, l’achat de produits locaux ou directement chez le producteur inspirent beaucoup les consommateurs. Que ce soit ici ou ailleurs, l’œnotourisme est en pleine effervescence.

 

Tendances : entre tradition et modernité

Les entreprises qui œuvrent dans le secteur de l’œnotourisme innovent et diversifient leurs activités pour répondre aux attentes et exigences de leur clientèle. Voici quelques tendances marquantes de ce secteur. 

La technologie au service du vigneron et du touriste

L’apport des technologies à l’œnotourisme s’amplifie de manière considérable depuis quelques années. L’émergence des start-ups dans le monde du vin accélère les avancées technologiques et innovantes dans ce secteur. Que ce soit pour les vignobles ou les destinations, la collaboration avec les jeunes pousses constitue un avantage pour intégrer des solutions novatrices. Reconnaissance d’images, algorithmes de recommandation, intelligence artificielle ou chaîne de blocs prennent désormais racine à travers les vignes.

L’expertise de deux start-ups, Geoniva et d’Astragale Connect, a permis de développer un projet de géolocalisation dans les domaines ou territoires viticoles pour faciliter la découverte. Avec l’application Geovina Connect, les visiteurs parcourent le site à l’aide de textes, photos et vidéos qu’ils reçoivent pendant leur promenade grâce aux bornes Bluetooth.

De nombreuses plateformes voient également le jour pour créer des itinéraires, prendre contact avec les vignerons et réserver des visites. De jeunes entreprises, telles que Nabuco, Winalist, Vinizos, Vinotrip ou Winetour Booking, aident au développement de la relation avec les consommateurs et d’activités touristiques, en plus de perfectionner et de personnaliser l’offre.

Un écosystème se met en place pour les start-ups. L’Oenotourisme Lab a lancé son premier appel à candidatures en mai 2019. La Wine Tech rassemble près de 70 jeunes entreprises dans le domaine du vin. Quant au MH Lab 78, du groupe Moët Hennessy, il propose une structure de codéveloppement pour adapter les idées innovantes des start-ups, afin de créer de nouveaux modèles dans le secteur. Par exemple, SmartPixels transforme des objets (ou des bouteilles de champagne) en écrans, en y projetant des images 3D ou des vidéos, et Tangible Display offre des présentoirs numériques pour agrémenter l’expérience client (voir vidéo plus bas). L’Open tourisme Lab à Nîmes réalise des Open Event Oenotourisme pour favoriser les rencontres entre les professionnels du vin et du tourisme. 

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Ludification des vignobles

L’œnotourisme n’est plus un secteur réservé uniquement aux experts. De nouvelles pratiques et activités sont développées pour le grand public, démocratisant ainsi l’accès aux vignobles. En plus d’attirer davantage de visiteurs, elles répondent aux besoins des touristes de vivre des expériences encore plus authentiques et insolites. Outre les randonnées et les excursions qui continuent d’être populaires (à pied, à vélo, en trottinette et même en Segway), voici quelques exemples d’activités originales :  

De nouvelles pratiques et activités sont développées pour le grand public, démocratisant ainsi l’accès aux vignobles.

Le Domaine de la Grave propose un parcours sensoriel à ses visiteurs. À bord d’un train, les amateurs de vin découvrent le vignoble et ses secrets à travers un circuit d’ateliers où les sens, comme le toucher, l’odorat et le goût, sont mis à l’épreuve. L’activité fut le coup de cœur du jury lors des Best Of Wine Tourism en 2018.

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Les amateurs de vin et de jeux d’évasion peuvent désormais conjuguer leurs passions. Que ce soit à Nantes ou à Blaye, les participants doivent résoudre des énigmes tout en découvrant l’histoire du lieu et de ses produits. Quant à celui organisé à Chinon, il a connu un fort succès selon ses instigateurs, les vignerons Pierre et Bertrand Couly. Les enquêteurs œnologues ont représenté 20 % des visiteurs du domaine en 2018. Ce qui a permis de rentabiliser les investissements en moins de 2 mois au lieu des 18 mois initialement prévus.

Marquer les esprits avec l’architecture

Créer son image de marque grâce à l’architecture continue d’être une tendance significative. Les nouveaux vignobles, musées thématiques, caves ou hôtels démontrent la créativité et la détermination de vignerons conscients que l’architecture attire et que l’œnotourisme prend de l’ampleur.

Ouverte en 2016, l’unique Cité du vin est devenue un attrait majeur à Bordeaux. Les concepteurs du projet à la jonction du centre d’interprétation et d’un musée du vin ont voulu que « chaque détail de l’architecture évoque l’âme du vin et l’élément liquide » (voir la vidéo suivante).

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Le Château La Dominique s’est démarqué dans la catégorie « Architecture et paysage » lors des Best Wine Tourism 2018, grâce à la nouvelle architecture de son chai. Toutes les nuances du vin sont mises en valeur grâce à la luminosité qui se reflète sur la couleur rouge du bâtiment et de la terrasse.

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Château La Dominique. Crédits : Vinexia, Alain Caboche, 
Herve Lefevre & Guillaume Lachaud.

Dans la commune autrichienne de Langenlois, le design moderne, l’architecture et l’amour du vin fusionnent. Situé au milieu des vignes de la famille Steininger, le projet Loisium surprend avec son hôtel et l’imposant World of Wine. Tandis que le premier propose des traitements de vinothérapie, le second est construit sur des caves de plus de 900 ans et offre une expérience innovante et multisensorielle pour découvrir l’histoire viticole de la région.

Loisium Langenlois 2017

Loisium wine & spa hotel crédit photo : LOISIUM

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World of Wine Langenlois crédit photo : LOISIUM

Qui sont les œnotouristes ?  

D’après l’Organisation mondiale du tourisme, il existe trois profils de clientèle : 

  • Le spécialiste : il possède une connaissance approfondie des vins. Il visite les caves et les vignobles pour l’achat et la dégustation ;
  • L’amateur de vin : il aime le vin et profite de son passage dans un vignoble pour développer ses connaissances ; 
  • L’occasionnel : il a un intérêt faible à modéré pour le vin. Sa visite n’est pas uniquement reliée aux activités vinicoles et les vignobles représentent un attrait comme un autre dans une région.

Aubergiste, à boire ! 

D’après Statistiques Canada, l’ensemble des provinces et des territoires ont enregistré des augmentations des ventes de vin pour l’année 2017-2018. Quant à la consommation, elle a affiché une croissance de 21 % de 2007 à 2017. 

C’est dans la belle province que la part de marché des ventes de vin s’avère la plus élevée. En 2017, elle atteint 44 % des ventes totales de boissons alcoolisées. Le Québec se démarque également sur le plan de la consommation individuelle de ses habitants. Dans la même année, les Québécois ont bu environ 23 litres de vin comparativement à 18,7 litres pour les Britanno-Colombiens et 15,2 litres pour les Ontariens. 

C’est dans la belle province que la part de marché des ventes de vin s’avère la plus élevée.

D’après les chiffres collectés par le MAPAQ, le territoire québécois comptait 145 vignobles en 2017. Les œnotouristes locaux et internationaux ont soif de les découvrir, car ils reflètent la richesse et la culture de leur région.

Avec une offre diversifiée et de bons outils, les vignobles québécois seront encore plus attractifs auprès des touristes. Il suffira de leur tendre la main ou… un verre ?

 

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Gestion Tourisme durable

La force des partenariats pour un festival écoresponsable

De plus en plus d’organisateurs de festivals s’engagent dans la protection de l’environnement. Ils mettent en place de nombreuses initiatives écoresponsables tant pour transporter les participants que pour contrer le gaspillage alimentaire. La réussite de ses mesures repose souvent sur la force des partenariats avec des organismes publics ou privés qui proposent des outils, du soutien et de l’expertise en la matière. 

 

Avant tout, connaître ses besoins  

La mise en place d’actions écoresponsables doit s’inscrire dans une démarche globale préalablement réfléchie. Pour cela, il s’avère essentiel de se poser les bonnes questions. Quels sont mes objectifs, mes besoins et mon budget? Qui s’occupera de gérer ce dossier? D’après madame Caroline Voyer, directrice générale du Conseil québécois des événements écoresponsables (CQEER), une meilleure connaissance de ses forces et de ses faiblesses permet de mieux analyser sa situation et d’établir des objectifs réalistes.  

Pour y parvenir, les gestionnaires ont accès à plusieurs outils et guides en ligne. Le CQEER propose une panoplie de ressources pour les festivals telles que des calculateurs pour les gaz à effet de serre générés par le transport et la gestion des matières résiduelles.  

La Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec mettent à la disposition des organisations le Modèle d’évaluation des pratiques sociales des festivals et événements (MEPS). Il s’agit d’un outil d’autoévaluation basé sur des indicateurs de performance calculés automatiquement autour de 12 enjeux relatifs aux pratiques sociales.

L’union fait la force  

Les organisateurs de festivals ne possèdent pas tous le savoir-faire nécessaire pour rendre leurs événements écoresponsables. D’après les intervenants rencontrés, les principaux bénéfices des partenariats sont :

  • L’expertise : apport de connaissances, service de formation, soutien à la gestion des pratiques;
  • La prise en charge: délégation de la gestion des actions, dans un contexte où l’organisateur de festival n’a personne à l’interne ayant les compétences et/ou le temps de s’en occuper.   

La collaboration entre des festivals et des organismes privés ou publics peut prendre plusieurs formes et toucher plusieurs volets des événements. En voici un aperçu. 

Volet « matières résiduelles » 

Le Festibière de Gatineau est reconnu dans sa communauté pour faire preuve de leadership en matière de pratiques écoresponsables. Grâce à la collaboration avec ses nombreux partenaires, notamment la Ville de Gatineau et l’organisme Enviro Éduc-Action, les gestionnaires du festival ont développé une stratégie pour réduire la quantité de déchets produits et le gaspillage alimentaire. En plus d’interdire les pailles à usage unique et d’avoir un système de tri à trois voies, l’événement favorise l’utilisation de la vaisselle réutilisable. Une équipe de bénévoles nettoie et redistribue le matériel aux concessionnaires. Lors de l’édition de 2018, les organisateurs ont réussi à détourner plus de 70 % des matières résiduelles des sites d’enfouissement.

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Source : Festibière de Gatineau

Pour l’ensemble de ses initiatives liées à la gestion des matières résiduelles, le festival a été récompensé en 2017 d’un prix Vivats, dans la catégorie « Prévention-Réduction à la source ». 

Volet « transport » 

Les festivals nécessitent le déplacement de beaucoup de personnes, participants, artistes et bénévoles. En plus de créer des partenariats avec les sociétés de transport de sa région, il existe plusieurs moyens de réduire les gaz à effet de serre. Plusieurs festivals du Royaume-Uni collaborent avec Energy Revolution, un organisme qui prélève un pourcentage de la vente des billets d’entrée ou de stationnement pour le réinvestir dans des projets d’énergie durable de la communauté. En 2018, Solar For Schools, qui vise à installer des panneaux solaires sur les toits des écoles du Royaume-Uni, a reçu l’ensemble des dons. La vidéo suivante présente le concept d’Energy Revolution

Source : YouTube 

Au Québec, l’Igloofest et le Piknic Électronik accueillent chaque année plusieurs DJ internationaux reconnus. Afin de compenser les gaz à effet de serre émis par leurs déplacements, un partenariat avec Give a Seat a été mis sur pied. Cet organisme vend des billets au rabais, puis donne l’argent amassé à une cause caritative choisie par l’événement. En 2017, les fonds récoltés ont permis à Arbre-Évolution de planter 333 arbres pour compenser son empreinte carbone des trois années précédentes. Ce printemps, 800 arbres seront mis en terre, ce qui va bien au-delà des émissions de gaz à effet de serre associées au transport des artistes, en 2018 et 2019.  

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Source : Charles Prot, Piknic Electronik 2019

Volet « sensibilisation des festivaliers »

Des escouades vertes lors des événements facilitent, quant à elles, la tâche des employés et des participants dans la gestion des matières résiduelles. La Coupe Rogers, en partenariat avec RECYC-QUÉBEC, a recruté plusieurs bénévoles dont le rôle est de sensibiliser les festivaliers au bon geste de trier l’ensemble de leurs matières, qu’elles soient compostables, recyclables ou jetables. Cette escouade fait aussi la promotion de l’application Ça va où?, conçue par RECYC-QUÉBEC afin d’aider les citoyens à continuer de poser de bons gestes de tri au quotidien. 

Au-delà des partenaires  : agir pour son festival et sa communauté 

Les partenariats constituent un élément clé dans la mise en place d’une stratégie pour l’implantation d’actions durables au sein d’un festival. Qui plus est, la protection de l’environnement s’avère un enjeu auquel tous les événements font face. Tel que le mentionne Nicolas Cournoyer, cofondateur de l’Igloofest et du Piknic Électronik, afin d’assurer la pérennité d’un festival, adopter des pratiques écoresponsables n’est plus un choix, mais une nécessité.  

Afin d’assurer la pérennité d’un festival, adopter des pratiques écoresponsables n’est plus un choix, mais une nécessité.  

Entourez-vous de partenaires et de commanditaires qui partagent vos valeurs. Impliquez les employés et les festivaliers dans le processus et tenez-les informés afin qu’ils adhèrent à votre projet. Soyez créatif et persévérez malgré les défis qui peuvent se présenter. Au bout du compte, tout le monde y gagne. 

Quelles pratiques durables adoptez-vous au sein de votre festival? 

 

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