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Technologies

Le potentiel de la technologie 5G en tourisme

Les technologies évoluent à un rythme effréné. Elles modifient le quotidien des entreprises et des touristes. L’implantation de la technologie 5G risque de bouleverser plusieurs secteurs d’activité dans le milieu du voyage. Bien que son utilisation par le grand public ne soit prévue que dans quelques années, cette nouvelle technologie amène à se questionner sur son potentiel pour le tourisme. Voici quelques réponses.

 

La technologie 5G en bref

Le terme 5G signifie « cinquième génération ». Il s’agit de la nouvelle infrastructure de réseau sans fil. Comme celles qui l’ont précédée (voir l’image plus bas), la technologie 5G apportera de nombreux changements dans les communications et le partage de données. Elle offrira une connectivité pratiquement omniprésente.

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Ce type de réseau possède de nombreux avantages, notamment :

  • La vitesse: le délai de latence s’avère considérablement réduit. La transmission de données sera dix fois plus rapide que celle de la technologie 4G;
  • La réduction du temps d’attente: le délai de communication entre deux appareils peut atteindre jusqu’à une milliseconde;
  • La densité des connexions: un plus grand nombre d’appareils peuvent se connecter par kilomètre carré, soit environ un million, comparativement à 2000 avec la technologie 4G;
  • L’efficacité énergétique: la durée de vie des batteries des téléphones augmente de manière importante, puisque c’est désormais le réseau qui assure en grande partie le traitement des données.

La technologie 5G et le tourisme : quel potentiel?

Pour certaines technologies employées en tourisme, comme les réalités virtuelle et augmentée, le nouveau réseau exploite une bande passante supérieure. Le temps de latence réduit améliore le contenu, en plus de la synchronisation entre les mouvements du participant et le visuel. L’expérience deviendra beaucoup plus immersive. La vitesse, la quantité de données transférables ainsi que la diminution du temps de réaction auront aussi un impact sur l’intelligence artificielle. Le traitement de l’information et la réponse des machines ou des applications utilisant cette technologie seront plus efficaces. La technologie 5G permet également le déploiement de l’Internet des objets à grande échelle, puisqu’elle donne l’occasion à plus d’appareils d’être connectés en même temps et d’augmenter la vitesse des échanges.

Transport

La nouvelle génération de réseau sans fil permettra d’accroître la ponctualité et la sécurité dans les aéroports, les gares, etc. L’information aux passagers deviendra plus précise et sera transmise en temps réel. La technologie 5G aura un impact important sur la conduite automobile, qui sera plus sécuritaire et autonome.

Hôtellerie

L’intégration des technologies dans les hôtels deviendra incontournable pour offrir une expérience unique aux clients. Que ce soit les chambres connectées, les assistants vocaux, les chatbots, etc., ces établissements seront beaucoup plus performants grâce à la technologie 5G et aux améliorations qu’elle apporte à l’intelligence artificielle et à l’Internet des objets. L’InterContinental Shenzhen, en Chine, deviendra le premier hôtel à intégrer cette technologie afin d’offrir des services innovants et plus personnalisés.

Congrès et réunions

L’utilisation de la réalité virtuelle et augmentée pendant un événement sera très efficace, grâce à l’augmentation de la bande passante et à la réduction du temps de latence. La technologie 5G fera diminuer les besoins en Wi-Fi, en plus de simplifier et d’améliorer la diffusion de contenus en ligne et les interactions en direct pendant les conférences.

Festivals et événements

Lors de rassemblements intérieurs ou extérieurs, les réseaux téléphoniques deviendront moins engorgés, pour le plus grand plaisir des participants, qui n’auront plus de difficulté à interagir et à publier des photos de l’événement sur les réseaux sociaux. C’est d’ailleurs ce que le festival de Glastonbury, au Royaume-Uni, souhaite faire en intégrant pour la première fois la technologie 5G à son site lors de sa prochaine édition, en juin 2019.

Culture

La technologie 5G rendra les expériences culturelles beaucoup plus immersives grâce, entre autres, aux avancées des réalités virtuelle et augmentée (voir la vidéo ci-dessous). En plus des activités pour les visiteurs, cette technologie apportera certains bénéfices aux musées. Le potentiel de numérisation et de stockage virtuel des trésors culturels sera développé et la robotique viendra soutenir le travail des conservateurs. Dans le cadre d’un partenariat avec la compagnie de télécommunications Ericsson, le musée de l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg, a testé la technologie 5G de plusieurs manières. Par exemple, un bras robotique télécommandé a permis de restaurer un objet d’art avec une très grande précision.

Source : YouTube

La technologie 5G : tout vient à point à qui sait attendre

Avec tout son potentiel, la technologie 5G a de quoi stimuler l’industrie touristique. Le voyageur en tirera également plusieurs bénéfices. Son parcours sera plus fluide et son accès à l’information et au contenu, exponentiel. Pourtant, il faudra être patient, car son implantation prendra encore quelques années. Actuellement, les entreprises québécoises peuvent faire des tests avec la technologie 5G grâce à des antennes installées dans deux laboratoires, situés à Québec et à Montréal.

L’implantation de la technologie 5G soulève certains enjeux. Elle demande des investissements importants, puisqu’elle nécessite de nouvelles structures. D’ailleurs, son accessibilité hors des grands centres urbains reste encore à définir, considérant que le réseau sans fil actuel, la technologie 4G, n’est pas optimal en région. De plus, la vulnérabilité des données demeure un enjeu majeur. La cybersécurité sera au cœur des préoccupations avec l’arrivée de la technologie 5G. Les conséquences de ses ondes sur la santé provoquent également plusieurs débats entre les communautés scientifiques et technologiques.

Bref, la technologie 5G risque de continuer à faire couler beaucoup d’encre dans les prochaines années. À suivre!

 

Source de l’image à la une : Réseau de veille en tourisme – Canva

 

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Gestion Tourisme durable

Comment mesurer ses pratiques sociales?

Lors du Rendez-vous des festivals, événements et attractions touristiques qui s’est tenu le 9 avril dernier, la SATQ-FEQ a annoncé l’actualisation et la bonification du Modèle d’évaluation des pratiques sociales des festivals et événements (MEPS).

Cet outil standardisé d’autoévaluation, de valorisation et d’amélioration des pratiques sociales se base sur des indices de performance. Ceux-ci se calculent automatiquement autour de douze enjeux relatifs aux pratiques sociales des festivals et des attractions.

 

Les voici :

  1. Gestion responsable ;
  2. Gouvernance participative ;
  3. Épanouissement et qualité de vie du personnel (RH) ;
  4. Qualité de vie de la population et du milieu ;
  5. Épanouissement des visiteurs ;
  6. Participation sociale et reconnaissance du milieu ;
  7. Engagement de l’organisation auprès de sa communauté ;
  8. Accessibilité ;
  9. Identité et mise en valeur culturelle du milieu ;
  10. Promotion de la diversité ;
  11. Créativité et innovation ;
  12. Consommation responsable.

 

La version bonifiée propose plusieurs changements, dont l’ajout et la segmentation de certains indicateurs de performance.

Ce modèle d’évaluation permet l’amélioration continue des entreprises afin de valoriser et de créer des retombées positives dans leur milieu. En prenant conscience des actions déjà en place et des enjeux sociaux, les festivals et les attractions peuvent se donner de nouveaux objectifs et établir des stratégies plus performantes tout en développant des pratiques plus durables.

Les festivals, événements et attraits intéressés par le MEPS peuvent le commander en ligne sur le site de la SATQ-FEQ.

Source de l’image à la une : Pixabay

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Gestion Produits et activités

La culture et les régions : stratégies et implications politiques

La culture contribue de façon importante à l’essor des régions. Elle peut être utilisée comme tremplin et valeur ajoutée lorsqu’elle s’intègre au développement économique, touristique et communautaire. Dans ce contexte, l’engagement des élus et des décideurs s’avère essentiel. La National Governors Association, aux États-Unis, propose un nouveau guide sur les rôles potentiels des élus et des décideurs politiques dans la mise en place de stratégies pour développer la culture dans les petites villes et les zones rurales. Cette analyse présente des cas pouvant inspirer les communautés québécoises.

Assurer le leadership au profit des collectivités rurales

Les décideurs politiques doivent guider, influencer et inspirer les projets et les idées. Par l’entremise de comités consultatifs et de groupes de travail, ils peuvent participer à la mise en place d’une vision de développement culturel dont bénéficieront les milieux ruraux.

Le réseau d’artisans du sud-ouest de la Virginie, Round the Mountain, a vu le jour en 2004 grâce à l’initiative de l’ancien gouverneur Mark Warner, qui a soutenu les efforts pour faire de cette région une destination touristique culturelle. L’objectif visait également à aider les artisans locaux à s’inclure dans les plans de revitalisation de leurs centres-villes. Au total, 15 sentiers d’artisanat ont émergé de ce projet. Les membres avaient aussi accès à des ateliers sur l’entrepreneuriat, à du coaching individuel, à du réseautage et à des groupes de discussion.

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Source : Round the Mountain

Miser sur les atouts culturels régionaux

Pour développer et « réimaginer » une région, il s’avère essentiel de tirer profit des actifs existants. Les décideurs peuvent utiliser divers moyens et outils stratégiques afin de repérer et d’améliorer les atouts culturels. Par exemple, l’intégration du patrimoine dans le plan de développement du tourisme, en misant sur la collaboration entre les organismes culturels et touristiques, constitue une avenue gagnante.

L’Oregon Arts Commission travaille depuis de nombreuses années avec l’organisation de gestion de destination Travel Oregon. Cette collaboration a permis, entre autres, de peaufiner le module sur le patrimoine culturel qui est offert dans le cadre de son programme de formation, Rural Tourism Studio. Celui-ci aide les collectivités rurales à proposer aux voyageurs des expériences authentiques, en utilisant leurs ressources locales.

Le Georgia Council for the Arts (GCA) collabore avec la Division du tourisme du ministère du Développement économique de l’État pour le développement d’activités et de formations sur le tourisme culturel. Pour y parvenir, un membre du personnel du GCA se joint à l’équipe du gouvernement afin d’apporter son expertise en arts. Il se déplace également avec l’équipe lors des tournées en région. 

Favoriser les partenariats

Le réseautage entre les nombreux intervenants régionaux et ceux issus du milieu culturel favorise le développement économique dans les régions rurales. L’une des façons dont les décideurs peuvent faciliter ce réseautage est de créer des événements et d’en faire la promotion.

Le Kentucky Rural-Urban Exchange appuie la collaboration entre les arts, l’agriculture, les communautés et les petites entreprises. Fondé en 2014 par les groupes Appalshop et Art of the Rural, il est soutenu par de nombreuses organisations, y compris le Rural Policy Research Institute. Le réseau de 75 membres répartis dans 25 comtés comprend trois groupes de travail qui se rassemblent trois fins de semaine par année. Les participants sont des artistes, des agriculteurs, des politiciens et des propriétaires d’entreprises. Les échanges facilitent les partenariats visant à relever des défis sociaux et économiques communs.

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Source : Kentucky rural-urban exchange

Développer les talents locaux et le capital humain

Plusieurs initiatives soutenues par les décideurs en faveur de l’entrepreneuriat s’avèrent bénéfiques pour les régions. Que ce soit le développement professionnel ou la formation de futurs gestionnaires par le biais de collèges et d’universités, il existe de nombreuses opportunités pour le milieu culturel en quête de perfectionnement.

Le Montana favorise l’entrepreneuriat en ciblant particulièrement le secteur culturel. Grâce au Montana Artrepreneur Program, les artistes reçoivent une formation de dix mois. Celle-ci inclut un accompagnement professionnel, en plus du développement d’un réseau de clients potentiels. D’après le rapport du Montana Arts Council, les participants ayant obtenu la certification du programme entre 2009 et 2014 ont connu une augmentation moyenne de 650 % de leur chiffre d’affaires et de 87 % de leurs ventes hors de l’État.

Source : YouTube

Créer un environnement propice à l’investissement et à l’innovation

Comme dans plusieurs milieux, l’argent demeure un enjeu majeur pour le développement des communautés et des projets ruraux. Bien qu’il existe plusieurs solutions, le rôle des décideurs reste indispensable, puisqu’ils peuvent développer et promouvoir des programmes de financement, d’incitations fiscales ou d’assistance technique.

En Caroline du Sud, le programme ArtsGrowSC offre aux artistes des régions rurales un soutien financier pour démarrer ou agrandir une entreprise liée aux arts ou pour acheter de l’équipement. Cela inclut notamment un programme d’épargne, des microprêts, des subventions, un accompagnement personnalisé et des ateliers.

Au Québec, de nombreux projets sont l’œuvre d’individus et d’organismes désirant développer leur milieu au moyen de la culture. Une action concertée de tous les acteurs maximise les chances de réussite, pour le plus grand bénéfice des régions. Qu’en pensez-vous?

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Tourisme durable

Environnement et musée : protéger le passé et le futur

Depuis déjà plusieurs années, de nombreux secteurs de l’industrie touristique prennent un virage vert. Que ce soit l’hôtellerie, les festivals ou les stations de ski, leurs initiatives sont davantage connues des consommateurs et deviennent parfois des outils marketing. Mais qu’en est-il des musées ?

Les musées ont la possibilité de devenir des acteurs clés dans la lutte contre les changements climatiques et pour la protection de l’environnement. D’après le Conseil international des musées (ICOM), ils « peuvent améliorer la prise en compte du développement durable et contribuer à l’éducation sur les questions des changements climatiques en travaillant avec les communautés et en leur donnant les moyens de provoquer des changements pour garantir une planète habitable, la justice sociale et des échanges économiques équitables à long terme ». Voici quelques exemples de mobilisation du milieu muséal et des méthodes d’intégration de pratiques durables dans les organisations.

Avant que tout ne tombe à l’eau

Le Strawbery Banke Museum de Portsmouth, au New Hampshire, met en place des actions afin de prévenir la détérioration des fondations et du contenu de ses maisons patrimoniales, causée par des crues des eaux de plus en plus fréquentes. Depuis près de 10 ans, le musée, qui regroupe 8 jardins et 32 bâtiments historiques, collabore avec la Ville et l’Université du New Hampshire pour étudier l’impact de l’élévation du niveau de la mer dans le secteur. Le musée participe également au comité consultatif pour l’évaluation de la vulnérabilité liée aux changements climatiques dans le quartier historique de Portsmouth. La vidéo suivante présente l’état des lieux lors d’une crue majeure en 2017.

Source : YouTube

À la suite de nombreuses démarches, les responsables proposent maintenant plusieurs activités de sensibilisation et des conférences pour partager leur expérience avec différents membres de leur communauté. Par exemple, ils ont organisé un sommet en 2018 avec 12 autres organisations de l’État pour échanger des idées et des recherches sur les changements climatiques. Ils participent également à des ateliers sur le patrimoine bâti en apportant leur expertise pour la préservation des maisons historiques menacées par l’eau.

L’art au service de l’énergie durable

La Woodstock Art Gallery, en Ontario, a rapidement été conscientisée sur l’énergie durable. Une collaboration s’est établie entre elle et son fournisseur d’électricité, qui est aussi son voisin, pour sensibiliser la communauté et interagir avec elle sur la question des problèmes environnementaux, grâce à leur expertise respective. Par exemple, la galerie offre des programmes scolaires aux élèves de la région pour les initier à l’art et discuter des changements climatiques et du développement durable pendant leur visite.

L’union fait la force

Conscient de ses rôles et responsabilités, le milieu muséal s’organise afin de réduire son impact et de préserver la planète pour les générations futures. Voici quelques regroupements ou groupes de travail œuvrant pour la protection de l’environnement. Ils fournissent une panoplie de ressources et d’exemples de bonnes pratiques.

  • ICOM: groupe de travail sur le développement durable; aide les membres à contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable ainsi qu’à s’adapter aux changements climatiques. Le groupe de travail présentera ses recommandations lors de sa 25e conférence qui se tiendra à Kyoto, au Japon, en 2019.

Avant tout, mettre des efforts à l’interne

Un musée peut effectuer de nombreuses actions durables au sein même de son organisation. Cet aspect s’avère d’autant plus important dans un contexte de sensibilisation du public. Le message diffusé sur les changements climatiques risque d’être beaucoup plus crédible si le musée montre l’exemple en adoptant lui-même des actions concrètes pour la protection de l’environnement.

Le message diffusé sur les changements climatiques risque d’être beaucoup plus crédible si le musée montre l’exemple en adoptant lui-même des actions concrètes pour la protection de l’environnement.

Plusieurs institutions de la région Rhône-Alpes font des déplacements groupés et rassemblent leurs œuvres dans des réserves mutualisées afin de diminuer la fréquence des transports et réaliser des économies. Le Field Museum, à Chicago, a réduit son impact sur l’environnement et augmenté la qualité de l’air des lieux en remplaçant les nettoyants chimiques par de l’eau ionisée pour laver les vitrines d’exposition et les fenêtres du bâtiment.

Par où commencer ? 

Sarah Sutton, coauteure du livre The Green Museum: A Primer on Environmental Practice, estime que la première étape des institutions muséales pour protéger l’environnement consiste à faire un bilan carbone qui permettra de repérer les sources potentielles d’économie d’énergie. Elles peuvent visiter, par exemple, le site Carbonfund.org pour calculer l’empreinte carbone de leur organisation.

La Société des musées du Québec propose un guide sur l’écoresponsabilité. Il est possible d’y trouver des conseils pour la gestion des installations et des ressources humaines (efficacité énergétique, matières résiduelles, approvisionnement responsable, santé et sécurité, etc.), pour les expositions (conception, fabrication et chantier, démontage et deuxième vie) et pour les communications (internes, externes, designs graphiques et impressions).

Quels sont les gestes écoresponsables de votre musée?

 

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Produits et activités Tourisme durable

Mettre en valeur la diversité culturelle des quartiers

Touché par le rôle de terre d’accueil de sa région, le Comité départemental du tourisme du Val-de-Marne, au sud de Paris, offre des tours guidés favorisant le partage interculturel et les rencontres entre les citoyens de ses quartiers.

Le projet Passeurs de culture, coordonné par l’organisme Bastina, repose sur des balades urbaines qui abordent le patrimoine et l’histoire d’un quartier caractérisé par une forte diversité culturelle. Ces circuits se distinguent par le fait que les guides sont des citoyens issus de l’immigration. Cela permet d’intégrer leur histoire et leur expérience personnelle dans l’activité. L’Université Paris Descartes et le Musée national de l’histoire de l’immigration sont partenaires des circuits.

Le projet a remporté la Palme du tourisme durable dans la catégorie « Voyage – PME », en 2018, pour son caractère innovant et unique.

Ce type d’initiative constitue un autre bon exemple de la valorisation du territoire s’appuyant sur les habitants. Elle favorise également l’inclusion et les échanges avec les différentes communautés et la pratique d’un tourisme solidaire.

Une idée pour nos quartiers ?

 

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Technologies

L’enjeu de la cybersécurité pour les PME

À la fin du mois de novembre 2018, la chaîne hôtelière Marriott International dévoilait être victime de piratage. Pas moins de 500 millions de comptes clients ont été affectés. Cet exemple rappelle qu’aucune entreprise n’est à l’abri de ce genre de problème. Au Québec, plus du tiers d’entre elles affirment avoir été touchées par une cyberattaque, d’après une nouvelle étude du groupe spécialisé en solutions informatiques Novipro, réalisée en collaboration avec la firme Léger. 

 

Aucune entreprise n’est à l’abri 

Bien que plusieurs attaques touchent les grandes compagnies, les petites et moyennes entreprises (PME) ne sont pas nécessairement à l’abri des risques de piratage. Beaucoup d’entre elles n’investissent pas dans la surveillance et la sécurité pour certaines raisons telles que la méconnaissance du sujet ou le manque de moyens financiers. De plus, plusieurs PME sous-estiment leur attractivité pour les pirates informatiques. Elles se sentent à l’abri et négligent alors leur cybersécurité. Pourquoi viserait-on une PME ?

Plusieurs PME sous-estiment leur attractivité pour les pirates informatiques.

Selon le ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec, les PME constituent des passerelles de choix pour les cyberpirates qui cherchent à atteindre les plus grands joueurs. Les grosses compagnies donnent accès à leurs données aux petites entreprises qu’elles utilisent en tant que vendeurs ou fournisseurs. Par exemple, en 2019, des agences de voyages ont été les cibles d’attaques et ont servi de passerelles à des malfaiteurs pour acheter des billets d’avion par l’entremise de la plateforme Amadeus.

Les PME disposent d’une moins bonne protection informatique et seraient également plus enclines que les grandes entreprises à payer des rançons. À long terme, il devient donc plus avantageux pour les cyberpirates de s’en prendre aux petites compagnies. Or, en plus de faire perdre temps et argent, être victime d’une attaque affecte la réputation et la relation avec les clients.

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Source : Pexels

Selon le gouvernement du Canada, les cyberpirates recherchent particulièrement les informations suivantes :

  • Numéros de carte de crédit ;
  • Listes de contacts ;
  • Dossiers de clients (ce qui inclut les mots de passe, l’historique des ventes et les coordonnées) ;
  • Renseignements sur les employés ;
  • Informations bancaires de l’entreprise.

Le saviez-vous ?

Les entreprises canadiennes sont désormais obligées d’aviser leurs clients en cas de brèche informatique depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques, en novembre 2018.

Les employés : acteurs de la cybersécurité

Éduquer le personnel et créer une culture de la sécurité en entreprise s’avèrent très important pour prévenir les cyberattaques.

Malgré tous les investissements technologiques en cybersécurité, éduquer le personnel et créer une culture de la sécurité en entreprise s’avèrent très important pour prévenir les cyberattaques. Comme le souligne la Banque de développement du Canada, bien que leurs actes ne soient pas délibérés, les membres du personnel constituent souvent le maillon faible de la sécurité des compagnies. Pourtant, selon l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet, en 2018 : « Seules 54 % des petites entreprises offraient une formation sur la cybersécurité à leurs employés, même si la forme la plus courante de logiciels malveillants constatée par les répondants, l’attaque par hameçonnage (42 %), exploite directement les employés comme point de faiblesse. » Le spécialiste en TI ne doit pas être la seule personne formée.

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Source : Pexels 

Comment faire ?

Une meilleure compréhension des menaces prévient beaucoup de problèmes. N’hésitez pas à mettre sur pied un programme de sensibilisation pour former et garder informés vos employés sur les risques et les bonnes pratiques. D’après le Centre canadien pour la cybersécurité, les entreprises doivent effectuer des activités sur une base régulière. Il est également recommandé de souvent mettre à jour les documents, tout en les laissant à la disposition des travailleurs.

Conjointement à la mise sur pied d’un programme de sensibilisation, élaborer une politique et des normes encadre et oriente la conduite des employés. Selon le site du gouvernement canadien Pensez cybersécurité, de tels documents s’avèrent indispensables pour aider les travailleurs à connaître leurs rôles et responsabilités en matière de sécurité informatique en entreprise. Il est possible d’y intégrer des lignes directrices sur l’utilisation d’Internet, des courriels, des médias sociaux, etc.

Les technologies transforment le quotidien et le visage du tourisme. Elles apportent de nombreux avantages tant aux entreprises qu’aux clients. Cela amène également les dirigeants à être proactifs en matière de cybersécurité. S’informer et se référer à des professionnels peut s’avérer une bonne solution. Plusieurs outils et documents sont disponibles pour les PME, tels que le Carrefour de l’apprentissage et de l’innovation et le guide de la Chambre de commerce internationale.

De nouvelles occasions de croissance et d’innovation se présentent désormais à l’industrie. D’ailleurs, l’Entente de développement numérique des entreprises touristiques (EDNET) du ministère du Tourisme permet aux associations touristiques régionales d’accompagner les entreprises de leur milieu dans le virage numérique. L’adoption des technologies va de pair avec une réflexion et une stratégie en matière de cybersécurité des données, de même qu’avec une saine gestion de son réseau informatique.

Quelles sont vos bonnes pratiques pour la cybersécurité de votre entreprise ?

 

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Technologies

L’industrie 4.0 : les enjeux du monde numérique

Les solutions numériques sont très employées dans l’industrie touristique, tant par les clients que par les entreprises. Les assistants vocaux, les chatbots, les modes de paiement électronique, l’internet des objets, la réalité virtuelle, l’intelligence artificielle et le big data sont des sujets abordés de plus en plus fréquemment dans les médias. Ils transforment le quotidien et le visage du tourisme.

Ils s’inscrivent dans un contexte plus global : la 4e révolution industrielle. Bien que certains secteurs aient déjà entamé une profonde réflexion à ce sujet et s’adaptent en conséquence, l’industrie touristique commence tout juste à l’effleurer. Le Réseau de veille en tourisme propose un survol de certains concepts et enjeux de cette révolution.

Une nouvelle révolution ?

Selon la Banque du développement du Canada, le concept de la 4e révolution industrielle ou de l’industrie 4.0 se définit comme étant « le recours aux technologies numériques qui permettra à l’entreprise de réagir plus rapidement aux changements du marché, d’offrir des produits plus personnalisés et d’accroître son efficacité opérationnelle ». Cette révolution suit les précédents bouleversements industriels qui ont marqué l’histoire (voir l’image suivante).

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D’après la firme Deloitte, l’industrie 4.0 va bien au-delà de la simple production et de l’utilisation des technologies de pointe. Il s’agit de la manière dont les entreprises les combineront et les exploiteront pour optimiser leurs activités et leur croissance. Pour le secteur touristique, cette révolution offre de nouvelles occasions de développement et d’innovation à toutes les étapes du parcours du voyageur.

Quels sont les enjeux ?

L’industrie 4.0 devient une nouvelle réalité numérique qui amène des modifications en ce qui a trait à l’exploitation, à la main-d’œuvre et à la société. Dans ce contexte, plusieurs enjeux et défis touchent les entreprises.

L’offre et la demande

L’industrie 4.0 devient une nouvelle réalité numérique qui amène des modifications en ce qui a trait à l’exploitation, à la main-d’œuvre et à la société.

Selon Klaus Schwab, président exécutif du Forum économique mondial (FEM), la 4e révolution a un impact majeur sur l’offre et la demande. Du côté de l’offre, les nouvelles technologies répondent à des besoins en bouleversant l’industrie. Certaines entreprises misant sur le numérique, comme de nombreuses start-ups, créent des ruptures avec les façons de faire conventionnelles et bousculent plusieurs domaines, y compris ceux de la vente et de la distribution.

Concernant la demande, les entreprises doivent adapter leur façon de concevoir, de commercialiser et d’offrir leurs services en fonction des nouvelles attentes des consommateurs. Ces derniers demandent une plus grande transparence et une plus forte personnalisation. Leurs modes de consommation et leur engagement changent également.

Les ressources humaines

L’industrie 4.0 impose plusieurs défis de gestion des ressources humaines. Selon l’organisme de recherche et d’innovation CEFRIO, la maîtrise des technologies demande une expertise qui se trouve rarement au sein même d’une entreprise. L’embauche d’employés ou la formation des ressources déjà sur place « sera un enjeu incontournable de cette nouvelle ère », affirme l’organisme. De cet enjeu découle un constat important. Comme le rappelle M. Schwab, du FEM, même si la technologie permet de créer de nouveaux postes d’employés qualifiés, elle peut aussi remplacer d’autres catégories de travailleurs. Cela peut engendrer un sentiment de mécontentement et des préoccupations quant aux inégalités du marché du travail.

Cette révolution fait aussi apparaître une nouvelle génération de travailleurs, très à l’aise avec la culture numérique. La plupart d’entre eux s’avèrent déjà habitués aux technologies et désirent les utiliser dans leur milieu de travail. D’ailleurs, ces nouveaux outils peuvent s’avérer une bonne occasion d’améliorer et de faciliter les tâches des employés, notamment lors de la gestion d’un projet ou pour le télétravail.

La cybersécurité

À la fin du mois de novembre 2018, la chaîne hôtelière Marriott International dévoilait être victime de piratage. Pas moins de 500 millions de comptes clients ont été affectés. Cet exemple rappelle qu’aucune entreprise n’est à l’abri de ce genre de problème. L’importance de protéger les données de l’entreprise et des consommateurs est au cœur de l’industrie 4.0. L’adoption des technologies numériques va de pair avec une réflexion et une stratégie en matière de cybersécurité, de même qu’avec une saine gestion de son réseau informatique.

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Source : Pixabay

Bien que plusieurs attaques touchent les grandes compagnies, les PME ne sont pas nécessairement à l’abri des risques de piratage. Selon le ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec, les petites et moyennes entreprises constituent des passerelles de choix pour les cyberpirates qui cherchent à accéder aux plus grands joueurs. Plusieurs outils permettent de se renseigner à ce sujet. Le gouvernement du Canada offre un guide à l’intention des PME.

Au Québec

L’Entente de développement numérique des entreprises touristiques (EDNET) du ministère du Tourisme permet aux associations touristiques régionales d’accompagner les entreprises de leur région dans le virage numérique. Les associations proposent de nombreux outils, notamment un guide du promoteur, pour préparer une demande. D’autres documents pour bien évaluer ses besoins numériques et établir un plan d’action en fonction de son modèle d’affaires sont également disponibles. Il s’agit des premières étapes vers la réussite.

La vitesse de l’innovation et les bouleversements sont parfois difficiles à comprendre et à anticiper pour les entreprises. Pourtant, le monde de la technologie et du numérique transforme notre quotidien. La révolution est en marche, le voyez-vous ?

 

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Ailleurs dans le monde

Une malle pour la découverte des paysages

L’Association Citémômes et le Réseau des Grands sites de France ont créé un outil pédagogique pour mettre en valeur les paysages dans une perspective de développement durable : la Malle vagabonde.

 

 

 

 

 

 

 

Celle-ci respecte valeurs des Grands Sites de France :

  • respect de l’esprit du lieu ;
  • analyse sensible du paysage en vue de construire un projet de territoire ;
  • participation des acteurs locaux.

Ce coffret regroupe des activités interactives et sensorielles permettant aux participants de tout âge de découvrir et de comprendre la beauté du paysage, ce qui le constitue et le rend unique. Il suffit d’ouvrir la malle pour y trouver, par exemple, une activité stimulant les cinq sens, un jeu de cartes pour aider à la lecture du paysage et un autre qui présente les divers acteurs habitant et travaillant sur le territoire.

En plus d’être simple, peu coûteuse et faite de matériaux écoresponsables, la malle a été conçue par une équipe multidisciplinaire regroupant des gestionnaires de sites, des illustrateurs, des paysagistes, des médiateurs, etc. Le projet a remporté la Palme du tourisme durable dans la catégorie « Loisir » en 2018 pour son caractère innovant et unique.

La Malle vagabonde constitue un projet original et créatif. Dans le contexte où les visiteurs recherchent de plus en plus des expériences stimulant les sens, l’interprétation de paysages de manière dynamique et immersive permet de leur faire vivre de véritables émotions et de développer un attachement à la destination.

 

Source de l’image à la une : Pixabay

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Marketing

Raconte-moi une story

Depuis leur création en 2016, les stories d’Instagram connaissent un fort succès. Leur popularité dépasse maintenant celles de Snapchat, qui a pourtant lancé le concept. D’après Instagram, plus de 400 millions d’abonnés utilisent les stories quotidiennement. Ce format possède la particularité de permettre le partage de photos ou de courtes vidéos pouvant être visionnés seulement pour une durée de 24 heures.

Les stories s’inscrivent dans la tendance du storytelling. Elles diffusent des histoires inspirantes et teintées d’émotions pour bâtir un sentiment de proximité et de confiance entre les clients et une marque. Elles sont d’ailleurs populaires auprès des adeptes du marketing d’influence, qui y voient une plateforme de diffusion pour créer des liens et augmenter le niveau d’interaction avec les abonnés.

Plusieurs raisons justifient l’emploi des stories. Être présent sur Instagram pour joindre de nombreux abonnés s’avère déjà un bon argument. En 2018, plus d’un milliard de comptes dans le monde étaient actifs chaque mois, selon les données collectées par ce réseau social. Chaque jour, environ 500 millions de personnes utilisent l’application.

Plusieurs entreprises et destinations se laissent séduire par le concept des stories. Ce nouvel outil proposé par Instagram permet d’inspirer des voyageurs potentiels, d’augmenter l’interaction avec les abonnés, de favoriser sa visibilité et bien plus encore.

Mais avant de se lancer dans cette aventure, une question importante se pose…

En avez-vous vraiment besoin ?

Bien que la story d’Instagram soit l’outil au goût du jour, son utilisation doit s’inscrire dans une réflexion et une démarche marketing globale réalisées en amont. Il faut avoir des objectifs clairs et réfléchir à la portée des publications. Les stories joignent particulièrement les personnes de la génération du millénaire. Est-ce votre clientèle ? Quels messages voulez-vous transmettre ? Quel type d’interaction désirez-vous créer ? Connaissez-vous les indicateurs de performance ? Avez-vous le temps et l’énergie de réaliser des stories de qualité ?

Son utilisation doit s’inscrire dans une réflexion et une démarche marketing globale réalisées en amont.

Beaucoup de questions pour une publication qui ne dure que 24 heures, n’est-ce pas ? Pourtant, c’est un processus nécessaire afin de s’assurer que les publications sont de qualité et qu’elles engendrent des retombées positives.

Les usages des médias sociaux sont multiples. Plusieurs plateformes existent selon les clientèles et les messages à diffuser. Comme l’explique le spécialiste en marketing et médias sociaux Frédéric Gonzalo, l’aspect éphémère des stories constitue une force dans la mesure où il apporte un effet de rareté et d’exclusivité. Un abonné doit donc se connecter souvent pour ne rien manquer. Dans un contexte où les jeunes générations sont particulièrement sensibles au phénomène FOMO (Fear of Missing of Out), les stories possèdent beaucoup de potentiel pour les entreprises qui ciblent cette clientèle.

Si Instagram et les stories vous conviennent, parfait ! Sinon, concentrez vos efforts ailleurs !

Créer une story  en quelques étapes

Quelques étapes suffisent pour créer une story sur Instagram. (Lire aussi : Instagram: de la promotion à la commercialisation)

  1. Après avoir ouvert l’application, cliquez sur le bouton en forme d’appareil photo ou faites glisser votre doigt sur l’écran vers la droite.
  1. En gardant le téléphone à la verticale, sélectionnez le type de capture (en direct, boomerang, superzoom, texte, vidéo inversée ou mains libres). Vous pouvez également importer du contenu déjà enregistré sur votre appareil. 
  1. Avant de la publier officiellement, certaines fonctions d’édition peuvent être appliquées sur la story, notamment des filtres, du texte ou des autocollants. À cette étape, il est également possible d’ajouter la localisation, des sondages, des questions, etc. (voir photo)
  2. Prêt? Partager !
    Astuce : si vous doutez de la qualité de votre publication, n’hésitez pas à l’envoyer à l’un de vos contacts en privé avant de la partager.

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Éphémère, mais…

Bien que les stories soient temporaires, il existe un moyen de les sauvegarder. Introduites en décembre 2017, les Stories Instagram Highlights permettent de regrouper vos publications préférées au début de votre profil. C’est une bonne occasion de mettre en valeur votre contenu et de prolonger sa durée de vie. Tourisme Montréal classe les stories en catégories avec des icônes personnalisées.

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Source : Instagram

Quelques exemples en tourisme

De plus en plus de destinations ou d’entreprises touristiques emploient les stories dans le cadre de leur stratégie de communication numérique.

Tourisme Lanaudière utilise Instagram pour inspirer ses abonnés et les inciter à découvrir la région. Pour Mme Josiane Lavallée, coordonnatrice marketing et gestionnaire de communauté, la plateforme rejoint principalement les 18 à 34 ans qui délaissent Facebook. Instagram et les stories offrent l’occasion d’interagir davantage avec cette clientèle et de leur donner accès à de l’information rapidement. Mme Lavallée observe d’ailleurs que les réactions des abonnés s’avèrent très positives. Les Highlights sont organisés en catégories et permettent de mettre de l’avant les produits et activités de la région (voir photo plus bas). Le contenu s’avère plus ludique et plus visuel que sur les autres réseaux sociaux. La démarche de l’ATR s’inscrit dans un plan marketing global qui se divise et s’adapte ensuite selon la plateforme et les clientèles visées.

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Source : Instagram

Airbnb emploie plusieurs méthodes pour inspirer les voyageurs et susciter leur curiosité. En général, la story est bâtie ainsi : une première image ou une vidéo amène le sujet, et les suivantes donnent l’ensemble de l’information.

Dans le cas de ses Highlights, l’un d’eux met en valeur le magazine Airbnbmag avec des liens menant à la version électronique de la publication (voir photo 1). D’autres offrent des conseils pour les hôtes (voir photo 2) ou encore racontent des histoires et des expériences de voyage des utilisateurs de la plateforme (voir photo 3).

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Source : Instagram

Visit Flanders, en Belgique, a collaboré avec l’agence de communication We like travel pour développer sa marque territoriale avec son compte Instagram. Les stories placées en Highlights prennent la forme de petits guides touristiques. Cette idée a l’avantage de permettre aux utilisateurs de visionner de l’information à tout moment en se rendant sur le compte Instagram de la destination.

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Source : Instagram

Il ne faut pas oublier de mesurer la performance des stories et de vérifier si elles atteignent les objectifs préalablement fixés. Grâce à des indicateurs, comme le nombre de vues ou le taux de glissement (Swipe-trought rates), il sera possible de connaître la réaction du public et les histoires ayant suscité le plus haut taux d’engagement, ainsi que de découvrir ses points faibles pour ensuite les améliorer.

 

Source de l’image à la une : Unsplash

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Avoir besoin de plus petit que soi

Selon la firme internationale de recherche Phocuswright, l’industrie touristique se trouve dans un contexte où les jeunes entreprises ont la possibilité de s’imposer avec leurs nouvelles idées. Le monde des start-ups est en effervescence et l’agilité de ces dernières constitue leur atout majeur.   

Pour une entreprise, collaborer avec des start-ups ou les intégrer au sein même de leur organisation représente un avantage pour innover. Comme l’a suggéré Paul Arsenault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat, lors de la conférence «Innover ou disparaître», l’intégration fonctionne si un écosystème se met en place.

Jouer dans la cour des grands

Certaines compagnies s’associent à des start-ups pour demeurer compétitives. En voici quelques exemples.

En 2017, la jeune entreprise RozieAI a collaboré avec Air Canada pour adapter le service vocal intelligent Alexa d’Amazon. Les utilisateurs de cet assistant personnel peuvent l’interroger oralement pour connaître l’état des vols, les prix ou l’emplacement pour récupérer les bagages.

iAdvize travaille avec plus de 600 entreprises, notamment Air France, Disney, Michelin et Voyages SNCF. Elle se spécialise dans la gestion de la relation client par messagerie instantanée. Grâce au ciblage comportemental, elle repère les consommateurs qui semblent hésiter et avoir besoin de conseils. Les internautes sont guidés en temps réel par d’autres clients ambassadeurs et non pas uniquement par des vendeurs de la marque. La vidéo suivante explique davantage le concept.

Source : YouTube

D’autres compagnies prennent le pari de développer des structures au sein même de l’organisation, comme des incubateurs ou des accélérateurs, pour accueillir les jeunes entreprises.

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Marriott a lancé le programme d’accélération Testbed pour l’aider dans sa transformation numérique. Les start-ups peuvent tester leurs idées dans les chambres d’hôtel de la chaîne. La SNCF propose également un accélérateur, Oui Link, qui permet aux jeunes entreprises de bénéficier des conseils et des expertises de collaborateurs, de recevoir de la rétroaction des clients et d’accéder à son réseau de partenaires. Certaines d’entre elles, comme OuiCar et Loco2, seront même rachetées par la SNCF.

Disneyland Paris offre un programme d’Open Innovation, le Castle Hub, à de jeunes entreprises dont le produit est déjà fini et commercialisé. La plus récente start-up choisie, Aglaé, a réussi à convaincre le parc d’attractions lors d’un argumentaire de vente des plus originaux (voir la vidéo suivante). 

Source : YouTube

Des cas de destinations

Les start-ups permettent également aux destinations d’innover. Par exemple, l’office de tourisme de Lyon a collaboré avec Hippocketwifi, spécialiste en location de miniboîtiers wifi, afin d’offrir aux touristes une connexion à haute vitesse pendant leur séjour.

Dans le cadre des festivités du 500e anniversaire du Havre, l’office de tourisme a collaboré avec Artpis pour faire la promotion de son programme d’activités. L’équipe apportait son expertise locale, alors que la start-up transmettait son savoir-faire en marketing digital, en plus de mettre à profit sa capacité à réagir rapidement en cas de problème. L’opération a réussi à joindre plus de trois millions de personnes via les infolettres et les réseaux sociaux. D’après l’expert en marketing de destination, Nicolas Barret, le succès de cette collaboration provient d’un bon travail d’équipe, tant sur la création de contenus que sur le choix des outils de diffusion.

Au Québec, la start-up Stimulation Déjà Vu collabore avec Tourisme Montréal et Tourisme Shawinigan. Elle réussit à promouvoir leurs destinations et à créer des expériences sensorielles par l’utilisation de l’odorat.

Provoquer les rencontres

Bien que plusieurs grandes compagnies saisissent l’occasion de travailler avec des start-ups, nul besoin d’être une multinationale ou de posséder un chiffre d’affaires exorbitant pour les approcher. Mais par où commencer ?

De nombreuses initiatives mettent en relation les start-ups et les entreprises. En plus des incubateurs et des accélérateurs, une panoplie d’événements, de conférences, de plateformes existent pour permettre d’établir un premier contact avec les jeunes pousses innovatrices. Dans la région de la Haute-France, le site Adopte une startup agit comme intermédiaire avec les entreprises et fait la promotion des start-ups de la région. À Montréal, le Startupfest propose des conférences et des séances de réseautage uniques pour favoriser l’interaction entre les jeunes entreprises et les investisseurs (voir la vidéo).

Source : YouTube

Pendant ce temps au MT Lab

À Montréal, le MT Lab met en place plusieurs stratégies et événements pour favoriser la création de liens entre ses partenaires et les start-ups incubées. Par exemple, pendant l’appel à candidatures, les grandes entreprises présentent leurs besoins à la manière d’un reverse pitch. Il s’agit d’exposer aux start-ups ses enjeux, ses besoins ou ses pistes de développement. Lors des journées de l’innovation (Demo Day), de jeunes entreprises sélectionnées en plus des incubées rencontrent les partenaires du MT Lab. La collaboration entre l’une des start-ups incubées, Mérinio, et l’aéroport de Montréal Pierre Elliott Trudeau représente un bon exemple des avantages pour une entreprise de travailler avec une jeune pousse. Spécialisée dans la gestion de la main-d’œuvre, Mérinio a développé une solution sur mesure pour son client grâce à sa capacité d’adaptation et à sa rapidité à s’ajuster à ses besoins.

 Collaborer avec des start-ups est tout à l’intérêt de l’industrie touristique. Ce type d’association n’est pas une mode. Le succès sera au rendez-vous si un partenariat sincère s’inscrit dans la démarche.

 

Source de l’image à la une : Pexels