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Tourisme durable

Quand tout le monde gagne à s’impliquer

Que ce soit les hôtels, les festivals, les musées, les parcs naturels ou les parcs d’attractions, les entreprises touristiques s’impliquent dans leur communauté et deviennent des acteurs socioéconomiques majeurs dans leur région. Au Québec, plusieurs membres de l’industrie s’illustrent par leurs actions. Au-delà des gestes, il s’avère intéressant de s’interroger sur l’origine et les raisons de leur implication. Y a-t-il des défis à surmonter ? Quels sont les impacts ? Le Réseau de veille a discuté avec trois acteurs de l’industrie touristique pour connaître leur expérience sur le sujet.

Le parc régional Montagne du Diable

Le parc régional Montagne du Diable, dans les Laurentides, développe plusieurs projets avec sa communauté. Madame Andréanne Charbonneau, responsable des communications, du marketing et des événements, explique que le parc collabore activement avec deux organismes sociaux de la région, Zone Emploi et Mesures Alternatives. Aussi, le parc travaille avec la commission scolaire et les terrains de jeux des municipalités environnantes pour promouvoir l’accès à la nature et les bonnes habitudes de vie chez les jeunes. Pour son implication, l’organisation a remporté le prix Rayonnement régional lors de la remise des Prix Excellence Plein air 2018 de l’AEQ.

L’engagement : une seconde nature

L’engagement communautaire s’avère bénéfique à tous, tant à l’entreprise qu’à la population. Comme l’explique madame Charbonneau, en collaborant avec Zone Emploi et Mesures Alternatives, le parc accède à une main-d’œuvre pouvant accomplir certaines tâches d’entretien ou de réparation. En retour, plusieurs participants ont réussi à retourner à l’école ou sur le marché du travail.

D’un autre côté, l’organisme sentait le besoin d’éduquer les utilisateurs du parc. En étant sensibilisés à l’environnement et aux bonnes habitudes de vie, les jeunes deviennent des ambassadeurs hors pair pour le parc. Les projets permettent également de répondre à la demande des écoles et des parents pour qu’ils puissent accéder à la nature. Grâce à ses projets, Mme Charbonneau affirme que les jeunes de la région bougent davantage et que plusieurs reviennent au parc avec leurs familles.

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Source : Parc régional Montagne du Diable

 

Les projets amènent certains défis. D’une part, la recherche de financement demande des efforts constants. D’autre part, le parc doit s’adapter aux besoins et à la capacité de cohabitation des divers types de visiteurs et de bénéficiaires des programmes. Toutefois, la réussite motive grandement les employés du parc. Le succès des projets amène également l’entreprise à être davantage reconnue dans la communauté, lui offrant ainsi le support souhaité lors de la création de nouveaux projets.

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Le festival Festivoix

Le Festivoix de Trois-Rivières s’implique de plusieurs façons dans sa communauté. Comme l’explique monsieur Thomas Grégoire, directeur général, l’organisation favorise l’accessibilité à la culture et à la musique. Par exemple, elle propose des concerts gratuits dans cinq centres d’hébergement et de soins de longue durée (voir la photo). Elle se démarque aussi en ce qui a trait à la gestion de ses bénévoles. Grâce à ses projets et à de nombreux autres, l’organisation fut récompensée à de multiples reprises, en recevant notamment un Prix excellence tourisme en 2017 et plusieurs prix Vivats du Conseil québécois des événements écoresponsables .

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Source : Cynic – Festivoix                   

 

Quand la communauté rythme les actions

Travailler avec et pour la communauté, c’est ce qui inspire et guide les actions du Festivoix. C’est un événement qui permet à la population d’assouvir sa soif de culture et son besoin de se regrouper pour vivre quelque chose de positif. En outre, les visiteurs désirent donner de plus en plus un sens à leurs choix d’activités : participer à un festival socialement responsable constitue un aspect qu’ils recherchent davantage.

Pour M. Grégoire, le principal défi consiste à garder en tête les origines du festival et ceux qui bénéficient de leurs actions. L’engagement communautaire requiert du temps afin de bien l’intégrer dans toutes les sphères d’activité de l’organisation. Bien que certains projets amènent des défis logistiques, ces derniers s’oublient rapidement lorsque les yeux des participants s’illuminent.

L’engagement social du festival a un impact direct sur sa notoriété et sa visibilité. La collectivité développe un attachement et un sentiment de fierté se crée autour de l’événement. D’ailleurs, de 70 % à 80 % des bénévoles ainsi que plusieurs commanditaires reviennent chaque année. De plus, la réputation de l’organisation l’amène à participer à d’autres projets dans la région. Cet engagement mobilise énormément son équipe. La réaction des personnes donne un sens aux actions. Comme le rapporte M. Grégoire : « Partager la musique avec des gens qui y ont moins accès, c’est irremplaçable. »

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Village Aventuria

L’engagement communautaire est au cœur de l’ADN du parc thématique Village Aventuria. L’organisme responsable de sa gestion est le Club Parentaide de Beauce-Centre. Cette ressource pour les familles de la région, qui bénéficient de nombreux programmes d’entraide, est menée par son équipe permanente et ses nombreux bénévoles (voir photo). En plus de l’argent reçu par des partenaires et des donateurs, le Village Aventuria fournit une grande partie du financement de l’organisme. Il se démarque par son programme de développement du leadership chez les adolescents. Aventuria a remporté de nombreuses récompenses, notamment les prix Leadership et Coup de cœur du public des Semaines de l’économie sociale, en 2018.

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Source : Village Aventuria

Quand le communautaire et le tourisme font la paire

Avec son programme pour les adolescents, le Village Aventuria a répondu à une demande très forte des écoles de la région. Le directeur général, monsieur Éric Poulin, explique que celles-ci cherchaient des lieux plus proches pour tenir des activités aidant à développer le leadership et l’estime de soi chez les adolescents.

Le principal défi concerne le financement. Les coûts fixes de l’entreprise génèrent une certaine pression sur l’organisme. L’équipe du Village Aventuria a néanmoins réussi à créer un réseau de partenaires, à diversifier ses activités et à développer une visibilité auprès des touristes pour s’assurer une stabilité financière.

Le succès des projets communautaires amène une plus grande motivation dans l’ensemble de l’équipe. Les employés, tant permanents que saisonniers, sont beaucoup plus fidèles et engagés. Comme l’explique M. Poulin : « Les jeunes sont très motivés par les projets, le développement et le rayonnement. » La municipalité en tire également plusieurs bénéfices. En plus d’offrir du soutien aux citoyens de la région, Village Aventuria attire beaucoup de visiteurs, apportant ainsi une nouvelle clientèle aux entreprises locales. De nombreux témoignages des jeunes du secondaire permettent de constater une amélioration de leur estime de soi, une plus grande motivation et une confiance en eux.

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Vous désirez vous impliquer davantage dans votre communauté, mais vous ne savez pas par où commencer. Parmi les intervenants, il y a un conseil qui fait consensus : soyez à l’écoute ! Il est primordial d’interagir avec la communauté et d’être attentif à ses demandes.

Êtes-vous prêt ?

 

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Segments de clientèles

Connaissez-vous les Hirondelles ?

Lors du Congrès excellence tourisme — attractions et événements, qui s’est tenu à Québec les 5 et 6 novembre dernier, Alain Simoneau, directeur adjoint à la sécurité et à la protection des actifs au Groupe CH, a présenté le projet des Hirondelles.

En juin 2017, le Conseil des Montréalaises a déposé un rapport contenant une liste de dix recommandations sur la sécurité des femmes et des jeunes femmes cisgenres et transgenres lors des événements extérieurs, à Montréal.

Avec la collaboration de l’Équipe Spectra, une nouvelle initiative baptisée Hirondelles fut créée. Sa mission : « Sensibiliser, prévenir et agir face aux diverses formes d’agressions et de harcèlement qui peuvent survenir auprès des femmes et des personnes qui auraient besoin d’aide lors de festivals et événements publics. »

Pendant les festivals, des intervenantes spécialisées, notamment en sexologie, accueillent les personnes en situation de vulnérabilité dans un espace non mixte et parcourent le site. Elles reçoivent également une formation du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel de l’Ouest-de-l’Île.

Le premier événement où les intervenantes furent présentes est le Festival international de Jazz. Plusieurs autres ont suivi, notamment les FrancoFolies, Heavy Montréal, Osheaga et ÎleSoniq. La Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal s’est également jointe au projet.

Il s’agit d’une belle initiative pour rendre les villes et les événements publics plus sécuritaires pour les femmes. Qu’en pensez-vous ?

 

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Produits et activités

Coup d’oeil sur les marchés de Noël au Québec

Au Québec, un engouement pour les marchés de Noël se fait sentir. Il en existe plus de 200 à travers la province, de tailles et de types différents. D’après madame Johanne Dubois, présidente du Regroupement des marchés de Noël du Québec (RMNQ), il y a une forte demande pour ce type d’activité et les visiteurs recherchent de plus en plus une expérience lors de leur visite. Les marchés soutiennent le positionnement hivernal des destinations auprès des clientèles québécoises et d’ailleurs.

Les marchés de Noël en quelques chiffres

Dans le plus récent rapport* du RMNQ, 44 % des Québécois ont visité au moins un marché de Noël au cours des trois dernières années (2016-2015-2014). Parmi eux, 71 % l’ont visité dans leur quartier ou leur ville. Aussi, 34 % des répondants ont fréquenté un marché de leur région, mais à l’extérieur de leur ville, durant cette même période. Les visites de marchés de Noël dans un contexte de voyage hors région (avec nuitée) et d’excursion (sans nuitée) sont effectuées par 10 % et 9 % des personnes interrogées.

D’après les données recueillies pour le RMNQ, l’ambiance générale (décoration, odeurs, aménagement, musique, etc.) s’avère la raison principale de la fréquentation des marchés de Noël. Entrer en contact avec les artisans et producteurs locaux tout en découvrant leurs produits constitue également un facteur important de visite.

Se regrouper pour mieux se positionner

C’est en 2016 que des marchés se sont regroupés pour créer le Regroupement des marchés de Noël du Québec. L’objectif est de positionner leur offre pour en faire un produit d’appel hivernal de qualité, tout en stimulant leur milieu et en augmentant les retombées économiques, sociales, touristiques et culturelles sur leur destination.

Dispersés à travers la province, 27 marchés sont membres du RMNQ. Ils répondent à divers critères comme celui d’être constitués d’un minimum de 80 % de producteurs agroalimentaires et d’artisans locaux. Les membres doivent également développer une programmation permettant aux touristes et aux excursionnistes de vivre une expérience culturelle et touristique.

Des routes et des marchés

Le RMNQ propose désormais la Route des marchés de Noël. Cette initiative permet de développer et de mettre en marché une offre organisée de façon cohérente et de se démarquer. Il s’agit d’une belle visibilité pour les membres, qui permet d’effectuer conjointement de la promotion pour attirer une nouvelle clientèle. À l’échelle régionale, trois marchés de Lanaudière (Joliette, Terrebonne et L’Assomption) proposent également une route thématique.

Est-ce que la popularité des marchés de Noël signifie que la magie des Fêtes est plus présente dans le cœur des Québécois ? Qui sait ?

*Note méthodologique : les données ont été recueillies par sondage électronique, du 10 au 13 octobre 2017, par la firme Léger. Le nombre de répondants s’élève à 1022 Québécois âgés de 18 ans ou plus. L’ensemble du rapport a été produit et supervisé par la firme Expérience Stratégique LC.

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Produits et activités Tendances

Regard sur les tendances du tourisme nordique

Le Réseau de veille en tourisme (RVT) produit depuis plusieurs années le bulletin de veille sur le tourisme nordique pour le ministère du Tourisme du Québec. Cet exercice permet d’informer les intervenants des produits et stratégies en lien avec la Stratégie touristique québécoise au nord du 49e parallèle. Le RVT a passé en revue les bulletins des deux dernières années pour en faire ressortir trois tendances observées au Canada et dans ses marchés concurrents.

Le déploiement d’une image forte et authentique

Les destinations nordiques n’hésitent plus ! Elles s’affirment et créent des images de marque fortes pour séduire les touristes. Fières de leur caractère unique, elles tentent de dissiper les préjugés à leur égard et de faire comprendre leur mode de vie. Elles prônent un contact avec la nature, la neige et les habitants pour vivre des expériences authentiques.

Conséquemment, des pays tels que la Finlande, la Norvège, l’Islande ou le Groenland proposent des sites Web et des campagnes marketing innovantes et surprenantes. En voici quelques-unes qui ont attiré l’attention du RVT :

Plusieurs de ces initiatives sont récompensées pour leur qualité et l’impact sur leur milieu. C’est le cas de la campagne The symphony of the Extremes, qui fut sélectionnée dans la catégorie « Best National Tourism Board Campaign/DMO Campaign » lors du dernier International Travel & Tourism Award. Elle se démarque par l’originalité de la démarche, qui voulait refléter les contrastes de l’ADN de la nation finlandaise. En voici la vidéo :

Source : YouTube

La gestion de la croissance des visiteurs

Les pays nordiques font face à une augmentation considérable du nombre de touristes depuis quelques années. Bien que les environnements naturels soient l’une des principales raisons de visite, ils s’avèrent très vulnérables à une fréquentation importante. Le tourisme suscite des préoccupations quant aux mesures à prendre pour gérer l’achalandage, tout en préservant la nature sauvage et la qualité de vie des habitants. Sans négliger le développement des infrastructures pour accueillir les visiteurs, la protection de l’environnement constitue un enjeu de taille pour ces pays. Plusieurs d’entre eux mettent en place des projets, tant législatifs que de marketing, afin de sensibiliser, d’influencer et de gérer les flux touristiques dans le temps et l’espace. Il est à présager que ces initiatives ne feront que s’accroître dans les prochaines années.

(Lire aussi : Planifier et gérer une augmentation significative de visiteurs)

Miser sur la saison hivernale

Alors que le tourisme, dans de nombreuses régions nordiques, demeure très populaire à la saison estivale, les destinations polaires mettent en place des initiatives pour attirer plus de visiteurs pendant l’hiver. Dans le cas de la Finlande, la campagne de marketing d’influence 100 Days of Polard Night Magic, a engendré plusieurs impacts positifs pour la promotion du pays comme destination hivernale.

VisitGreenland développe désormais son offre et fait une promotion pour la saison hivernale. L’organisation affirme qu’une visite à ce temps de l’année permet de vivre une expérience nordique plus authentique. De nouvelles activités sont proposées aux touristes qui désirent découvrir le pays comme le ferait un résident pendant le long et sombre hiver polaire.

Responsabiliser les touristes

Certaines destinations travaillent en amont et concentrent leurs efforts sur la sensibilisation des voyageurs à la protection de l’environnement. L’organisme Inspired by Iceland propose aux touristes de prêter serment pour respecter la nature du pays et voyager de façon responsable. Après avoir signé leur engagement, les participants obtiennent un certificat et sont invités à utiliser le mot-clic #IcelandicPledge. La vidéo suivante présente le projet.

Source : YouTube

Mesures législatives

Dans quelques cas, les gouvernements n’ont pas eu d’autre choix que d’intervenir pour encadrer les visiteurs et minimiser leurs empreintes. Les élus norvégiens ont adopté une résolution visant à éliminer les émissions de CO2 des navires et des traversiers dans les fjords d’ici l’année 2026. La croissance du nombre de bateaux de croisière dans les fjords Geirangerfjord et Nærøyfjord cause plusieurs problèmes, notamment l’augmentation de la pollution atmosphérique et divers troubles sanitaires pour les communautés locales. Cette région deviendra ainsi l’une des premières zones maritimes sans émission de CO2 au monde.

Au Canada, le ministère du Développement économique et des Transports du Nunavut a publié le nouveau Règlement sur le tourisme maritime. Ce dernier fournit des outils au gouvernement territorial pour mieux encadrer les exploitants et s’assurer que le tourisme apporte une contribution positive aux populations locales.

Le tourisme autochtone : entre collaboration et partenariats

Avec des initiatives innovantes, fortement ancrées sur le territoire et dans les communautés, le tourisme autochtone constitue un puissant moyen de distinction pour l’offre canadienne. En milieu nordique, le secteur connaît une croissance importante et de nombreux projets sont développés, que ce soit par les communautés autochtones elles-mêmes ou en partenariat avec des non-Autochtones.

Les gouvernements de ces territoires réalisent plus que jamais la portée des activités et des produits proposés par les Premières Nations, puisqu’ils aident grandement à la diversification de l’offre touristique. Par exemple, les autorités des Territoires du Nord-Ouest ont décidé d’investir annuellement plus de 257 000 dollars pour développer le produit touristique et renforcer la commercialisation des cultures et des expériences autochtones.

La force des partenariats

Les échanges et la collaboration entre les peuples autochtones et non autochtones s’avèrent essentiels à la réussite des projets, dans le respect des cultures, des traditions, des communautés et des territoires. Plusieurs partenariats offrent aux communautés de prendre en charge le développement touristique et de créer de l’emploi. Par exemple, Parcs Canada participe à un programme de formation à la conduite d’embarcations et à l’accueil des visiteurs, destiné aux jeunes Inuits.

D’autres partenariats permettent aux destinations de se démarquer et de démontrer leur force de caractère face à l’imprévu. En 2017, le RMS Queen Mary 2 accoste à la ville de Sept-Îles, après avoir donné seulement deux semaines de préavis. Toute la communauté s’est mobilisée pour offrir un accueil exceptionnel aux membres de l’équipage et aux passagers. Porteuse du projet, Destination Sept-Îles Nakauinanu a su établir une synergie et une collaboration uniques avec ses partenaires (la municipalité, le Port de Sept-Îles et Innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam) pour rehausser le calibre touristique de la région. Le travail de tous fut récompensé par le prix Initiative de partenariat, lors du dernier Gala des Prix excellence tourisme, à l’occasion du sommet touristique organisé par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec.

Ces tendances témoignent du dynamisme du tourisme nordique, ici et ailleurs dans le monde. Pour demeurer à l’affût de la veille effectuée sur ce thème, le RVT vous encourage à vous abonner aux bulletins du ministère du Tourisme.

 

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Produits et activités

Le b.a.-ba d’une expérience réussie

Lors du Congrès excellence tourisme — attractions et événements, qui s’est tenu à Québec les 5 et 6 novembre dernier, plusieurs intervenants ont partagé leur vision sur les facteurs de réussite d’une expérience mémorable.

Créer des souvenirs

Dans un monde où la technologie et le numérique prennent davantage de place, les consommateurs, toutes générations confondues, recherchent des expériences qui les engagent physiquement et émotionnellement. À ce sujet, Florent Bayle-Labouré, cofondateur du studio stratégique Kabana, propose cinq piliers sur lesquels s’appuyer, afin qu’une expérience devienne un souvenir inoubliable.

  1. L’émerveillement

Il s’agit de l’effet WOW. L’une des méthodes consiste à créer quelque chose de spectaculaire. Pour un événement, il doit :

  • S’ancrer dans un contexte, dans le temps et dans un lieu ;
  • Être gigantesque ;
  • Surprendre ;
  • Avoir un rapport d’échelle : faire en sorte que le spectateur devienne petit face à l’immensité de ce qu’il regarde.

Pour susciter l’émerveillement, l’événement doit être audacieux par son côté dérangeant, exotique et démesuré. Finalement, il faut qu’il soit éphémère et rare.

  1. Les émotions

Les émotions se génèrent de différentes manières. D’abord, en connectant les gens, un processus d’échange et de partage se crée entre eux. Ensuite, il faut les scénariser en les calculant et en les prévoyant. Les émotions sont davantage stimulées lorsque l’événement possède un volet transformatif, permettant d’être quelqu’un autre pendant un instant.

  1. La participation

Il est possible d’engager la participation des visiteurs en intégrant un volet immersif à leur expérience. L’immersion permet :

  • d’augmenter le niveau de connexion entre les participants (tel qu’expliqué plus haut) ;
  • de favoriser l’attractivité : il ne faut pas hésiter à en faire la promotion ;
  • d’offrir une évasion aux clients.

L’une des manières d’y parvenir consiste à exploiter la notion de « spect-acteur ». Les visiteurs deviennent alors acteurs de leur propre expérience. Une autre méthode pour susciter la participation est la stimulation des cinq sens pendant un évènement.

  1. La tangibilité

Comment rendre une expérience tangible ? La production de souvenirs permet d’y arriver. Que ce soit avec des peluches, des bibelots ou livres, elle se transfère dans un objet et offre un rappel physique et temporel. Grâce aux objets, la notion de collection et le culte se développent. Les consommateurs ressentent également le besoin de matérialiser leur expérience en produisant du contenu, tel que des photographies.

  1. Les moments 

La création de moments uniques, courts et simples, constitue une notion importante. Des petites attentions, comme des cadeaux de bienvenue, peuvent devenir des éléments de succès.

Bref, créer une expérience mémorable, c’est savoir parler à la tête des consommateurs, à leur cœur, à leurs tripes, à leur corps et à leur âme.

Repensez les espaces

Les expériences se vivent à travers un lieu. Selon Marie-Pier Tessier et Émilie Wake, les cofondatrices de l’agence événementielle (en)effet et responsables de l’espace de coworking extérieur Aire commune, il est possible de créer une expérience humaine forte en repensant adéquatement un lieu. Voici quelques conseils pour y parvenir.

Concevoir selon les besoins

Penser aux usages du lieu est essentiel. Il faut analyser le quartier et la population qui le compose sans oublier la clientèle qui se déplacera uniquement pour le visiter. Ont-ils besoin de zones d’ombres ? D’espaces de travail ? De coins repas ou de détente ? Bien qu’interroger vos visiteurs potentiels avant la création du site s’avère incontournable, les interpeler pendant qu’ils le fréquentent l’est tout autant. Cela permet de faire évoluer l’espace selon son utilisation et de s’adapter rapidement. Quelques exemples illustrent ces propos, notamment le Village C2 Montréal, le Village au pied du courant et les placottoirs.

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Source : Unsplash

Inventer la bonne ambiance 

Il s’agit de créer la bonne atmosphère (Look & Feel). Grâce à une ambiance adéquate, les visiteurs demeurent plus longtemps sur place, partagent leur expérience sur les réseaux sociaux et sont plus susceptibles de revenir. Pour y parvenir, il faut :

  • créer des zones ;
  • utiliser du mobilier polyvalent ;
  • varier et ajuster le son, la lumière et la température ;
  • planifier le parcours du participant ;
  • observer les réflexes naturels des gens ;
  • créer une identité visuelle.

Igloofest, les Jardins Gamelin et Le Spot s’avèrent de bons exemples.

Ne pas négliger l’accessibilité

Afin que toutes les clientèles profitent au maximum du lieu et vivent une belle expérience, la notion d’accessibilité doit être prise en considération. Comme le rapporte Isabelle Ducharme, de Kéroul, cela ne concerne pas seulement les visiteurs handicapés, cela touche aussi les individus à mobilité réduite, ceux ayant des troubles de santé mentale, les personnes âgées, les enfants, les familles ou la population avec des besoins particuliers, mais temporaires (blessé, convalescent, etc.). Divers éléments doivent être analysés lors de l’aménagement d’un lieu comme le stationnement, l’accueil, la circulation, la signalisation, les toilettes, etc. Kéroul offre plusieurs ressources écrites, des formations et des subventions afin d’améliorer l’accessibilité des sites et des évènements.

Mesurer l’expérience

Avez-vous déjà pensé à mesurer l’expérience de vos clients ? D’après Vincent Leclerc, analyste principal chez Lanla Recherche Marketing, cela constitue un net avantage pour une entreprise dans un contexte où les consommateurs ont davantage de choix, sont moins fidèles envers une marque et sont prêts à essayer différentes choses pour obtenir l’expérience qui va combler leurs attentes.

Procéder à la mesure de l’expérience client permet de mieux cerner les attentes et connaître ses détracteurs (les insatisfaits). Il ne faut pas s’en méfier et les percevoir comme des ennemis. Au contraire ! Ils s’avèrent une mine d’information pour améliorer l’expérience.

Elle se mesure avec cinq indicateurs :

  • indice de performance client ;
  • indice d’uniformité ;
  • attentes des clients ;
  • moments de vérité ;
  • L’indicateur de fidélité (Net Promoter Score, NPS).

Si l’expérience client se mesure, il ne faut pas oublier celle des employés. Leur expérience et leur mobilisation sont intimement liées à leur performance et conséquemment, à celle du visiteur. Du personnel détracteur s’avère aussi nuisible (et même plus) pour une marque qu’un client insatisfait. Pensez-y !

 

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Marketing

L’odorat, créateur d’émotions

Le voyageur s’attend désormais à vivre des émotions qui stimuleront tous ses sens. Les entreprises et organismes œuvrant dans l’industrie touristique ont avantage à offrir des expériences significatives et créatrices d’émotions, car celles-ci favoriseront le développement d’une relation durable avec leur clientèle.

L’utilisation des sens est un moyen efficace pour susciter des émotions chez les voyageurs, mais ceux-ci sont-ils exploités à leur juste valeur ? Encore sous-estimée, la stimulation de l’odorat fait tranquillement sa place dans le milieu touristique. Les odeurs s’avèrent un levier de distinction pour une entreprise, car elles lui permettent de se différencier et de s’ancrer dans l’esprit des clients en amenant un engagement plus interactif et émotif. Elles ont un impact sur l’expérience vécue.

Pourquoi ? Parce que l’odorat est l’un des sens les plus puissants. D’après madame Audrey Bernard, fondatrice de l’entreprise Stimulation Déjà-Vu*, il traite l’information d’une manière émotionnelle, contrairement à la vue qui est plus cognitive. Donc, grâce au sens olfactif, il est possible de communiquer directement avec le centre émotionnel d’une personne et de marquer davantage sa mémoire.

Voici comment il est possible pour les destinations et l’industrie de l’événementiel de l’exploiter.

Raconter les destinations

Comme le souligne madame  Bernard, l’odorat constitue une valeur ajoutée lorsque la destination doit être racontée à des visiteurs potentiels. Puisque la mémoire olfactive possède une très grande capacité de rétention, une personne ayant senti une odeur a beaucoup plus de chance de garder la destination en tête et d’être influencée dans sa planification de voyage, car des émotions y sont maintenant rattachées.

Mettre des villes dans des tubes

En 2017, la compagnie ferroviaire Thalys et l’agence publicitaire RosaPark ont réalisé le projet artistique et éphémère Scents of the city. Les participants ont pu découvrir Paris, Copenhague, Bruxelles et Amsterdam grâce à 752 tubes contenant les parfums caractéristiques de ces villes desservies par l’entreprise. Parmi celles-ci, mentionnons l’odeur de l’herbe fraîche du parc Royal, des tulipes du Marché aux fleurs ou des tournesols du musée Van Gogh. Un dépliant expliquant les odeurs et une carte les situant dans la ville ont également été produits. La vidéo suivante présente le projet.

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Un coffret ludique pour raconter Montréal 

En septembre 2018, Tourisme Montréal se trouvait au Lyon Street Food Festival pour présenter la gastronomie montréalaise aux Lyonnais. Plusieurs animations permettaient de découvrir et de promouvoir la métropole québécoise, dont un atelier olfactif. Stimulation Déjà-Vu a élaboré un coffret avec huit thèmes olfactifs représentant la ville à travers ses quartiers, son patrimoine et son quotidien. Après avoir senti les odeurs, les participants devaient les associer à des images.

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Crédit : Audrey Bernard

La création d’une signature olfactive 

Certaines entreprises ou destinations développent leur image de marque grâce à la stimulation de l’odorat. Une signature olfactive ou un logolf (logo olfactif) s’avère un complément idéal pour une marque, car il la renforce en étant un facteur de différenciation et un vecteur de notoriété. Il s’agit à la fois d’un élément de découverte et d’un incitatif à revenir.

Pour le touriste, la signature olfactive crée un attachement affectif, améliore sa perception et laisse une empreinte durable et positive dans sa mémoire.

Pour le touriste, la signature olfactive crée un attachement affectif, améliore sa perception et laisse une empreinte durable et positive dans sa mémoire. Lorsqu’elle est déclinée en produits dérivés, il est possible de garder l’interaction entre la marque et le visiteur.

Impliquer les résidents : le cas de la Haute-Loire

Depuis 2017, ce département français propose une nouvelle signature olfactive : Haute-Loire, le parfum. Désirant créer un produit possédant une identité territoriale forte, les responsables ont impliqué les résidents dans le processus de création. À l’été 2016, les habitants ont répondu à un sondage en ligne pour déterminer les principales caractéristiques olfactives de la région. Par la suite, six compagnies ont soumis une fragrance au vote. Le parfum du laboratoire Cosmetosource a remporté la faveur du public. Il se définit par des notes de verveine, de carotte, de menthe poivrée, de cèdre blanc et de sapin Douglas. En plus des produits conçus par le laboratoire (savon, gel douche, huile ou vaporisateur d’ambiance), les entreprises du département peuvent utiliser la fragrance pour la création de souvenirs uniques.

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Source : Aroma Thermes

Tourisme Shawinigan crée son odeur « naturelle » 

Dès que les visiteurs entrent dans le nouvel office de tourisme de Shawinigan, un léger parfum de sous-bois les accueille. Cette ambiance olfactive se veut une représentation du côté chaleureux de la région. L’objectif consiste à susciter la curiosité chez les visiteurs et à représenter les différentes randonnées et activités de plein air du secteur. Pour revivre leur expérience, les touristes peuvent se procurer la fragrance en vaporisateur de poche et ramener un peu de Shawi à la maison.

L’odorat en évènementiel

La stimulation de l’odorat pendant un évènement constitue une avenue très intéressante pour le rendre mémorable. Pendant une conférence, les participants deviendront plus réactifs et attentifs si leurs sens sont stimulés. Ils prendront davantage conscience de leur environnement. Il est toutefois important de faire un bon calibrage et de bien scénariser les vagues olfactives comme le souligne madame Bernard, de Stimulation Déjà-Vu. Une diffusion en continu ne s’avère pas pertinente, car la fragrance ne se remarque plus après 15 ou 20 minutes.

Pendant une conférence, les participants deviendront plus réactifs et attentifs si leurs sens sont stimulés.

L’utilisation de l’odorat en tourisme constitue une voie intéressante pour raconter une destination et devenir mémorable. Son emploi demande toutefois une expertise puisque plusieurs éléments doivent être maîtrisés pour bien doser et réussir à faire vivre une expérience positive. Par exemple, certaines personnes sont hypersensibles aux odeurs. De plus, les réactions et la stimulation ne seront pas les mêmes selon divers facteurs culturels et générationnels.

Les projets olfactifs se développent et les opportunités sont immenses. C’est inspirant, le sentez-vous ?

 

* Stimulation Déjà-Vu est l’une des startups de la cohorte 2018-2019 du MTLab, l’incubateur en tourisme, culture et divertissement de Montréal.

 

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Ailleurs dans le monde Destinations Marketing

Les OGD : acteurs clés dans le développement économique

Les organisations de gestion des destinations (OGD) peuvent s’impliquer dans le développement économique hors du cadre touristique. Elles soutiennent leur communauté, participent à développer leurs échanges commerciaux, à générer des revenus, à créer des emplois, à augmenter leurs investissements dans de nouvelles infrastructures et bien plus encore. La US Travel Association en est convaincue. Dans son plus récent rapport, elle décrit le travail des ODS américaines et leur implication dans l’économie de leur région. Voici quelques exemples.

Stimuler les PME

Les OGD et les stratégies — ou démarches — de marketing territorial favorisent la croissance des petites et moyennes entreprises. Leur promotion devient essentielle pour développer l’économie locale et pour répondre à la demande des touristes. En effet, les PME attirent les visiteurs, car elles rendent une destination unique et dynamique.

La Virginie passe à l’action 

En Virginie, les PME emploient la moitié de la main-d’œuvre du secteur privé. Selon la US Travel Association, les deux tiers des 20 000 établissements de loisirs et d’accueil de l’État ont moins de 20 travailleurs. La Virginia Tourism Corporation (VTC) soutient les intérêts des entreprises touristiques, des entrepreneurs et la création d’emplois. Elle trouve des moyens efficaces de les promouvoir et de les supporter avec des outils marketing, du financement et des partenariats. C’est d’ailleurs le cas de l’industrie des bières artisanales.

Tout comme au Québec, les microbrasseries en Virginie connaissent une croissance importante. Grâce à l’implication de la VTC, ces entreprises brassicoles deviennent des incontournables dans l’offre touristique de leur région. L’OGD fait la promotion de leurs établissements, de leurs routes thématiques et de leurs festivals et évènements. Pour les visiteurs, il s’agit d’une occasion de découvrir des produits locaux et de vivre une expérience authentique. Le tourisme fait affluer une clientèle de plus en plus importante pour les microbrasseries et apporte des revenus supplémentaires. Pour la Virginie, ces entreprises ont un impact économique estimé à 9 milliards de dollars américains d’après la US Travel Association

virginia_beer Source : Virginia Tourism Corporation

L’entreprise Hardywood Park Craft Brewery connaît une expansion importante depuis sa fondation en 2011. Elle a récemment étendu ses activités et investi dans une nouvelle installation de brassage et un campus de la bière d’une valeur de 28 millions de dollars américains. Plus de 60 emplois seront créés dans la région rurale de Goochland. L’emplacement d’origine attire 150 000 clients par an et les responsables s’attendent à en recevoir environ 250 000 avec leurs plus récents projets. La brasserie estime que 20 % des visiteurs viennent de l’extérieur de l’État, ce qui stimule l’économie locale grâce à de nouvelles dépenses et aux recettes fiscales.

hardywood_park_carft_brewery Source : Hardywood Park Carft Brewery, Kate Magee

Attirer les entreprises

Elles peuvent participer aux efforts déployés pour encourager les compagnies à s’implanter dans une région et les renforcer.

Dans un contexte où la qualité de vie est un facteur de plus en plus important pour les dirigeants dans le cadre d’une relocalisation d’entreprise, les OGD s’avèrent des joueurs clés dans la présentation de leur destination. Il s’agit de spécialistes du marketing qui racontent l’histoire d’une communauté. Elles sont les meilleures pour décrire ce que la ville ou la région a de mieux à offrir. Conséquemment, elles peuvent participer aux efforts déployés pour encourager les compagnies à s’implanter dans une région et les renforcer.

Dans la course pour Amazon

Lorsque la compagnie Amazon a annoncé la création d’un deuxième siège social, les promoteurs économiques, les chambres de commerce, les mairies et d’autres agences ont déployé beaucoup d’efforts pour l’accueillir. Elle avait plusieurs critères de sélection notamment la qualité de vie, l’offre des activités de loisirs et un bon système d’éducation. Dans certains cas, les OGD se sont impliquées dans le processus pour attirer Amazon.

Même si elle ne figure pas parmi les 20 meilleures candidates d’Amazon, Kansas City a mis beaucoup d’efforts pour convaincre la compagnie américaine. Son OGD, Visit KC, a pris l’initiative de fournir des messages et plusieurs éléments visuels afin de démontrer le caractère unique de la ville. D’ailleurs, cette OGD collabore avec plusieurs grandes entreprises, notamment Garmin International et H&R Block, pour les aider dans leurs efforts de recrutement de main-d’œuvre.

Le Philadelphia Convention & Visitors Bureau et Visit Philadelphia partagent des ressources et des compétences pour montrer la ville sous son meilleur jour. Elles participent à l’effort global en mettant l’accent sur la qualité de vie de la destination. Ces organisations apportent également leur soutien en matière de marketing et de médias sociaux pour le site Web Philadelphia Delivers. Si ce site fut créé à l’origine pour vendre Philadelphie à Amazon, les autorités municipales continuent de l’exploiter pour attirer de nouvelles entreprises. Tous ces efforts permettent à la ville de demeurer dans la course pour l’obtention du deuxième quartier général d’Amazon. Le choix de la destination devrait être connu d’ici le début de l’année 2019.

Source : YouTube

Selon la présidente du Philadelphia Convention & Visitors Bureau, Julie Coker Graham, le processus pour attirer Amazon a permis de créer un discours et d’acquérir de nouveaux partenaires qui peuvent aider à positionner Philadelphie comme une destination de choix aux États-Unis.

Et vous, comment participez-vous au développement économique de votre destination ?

 

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Segments de clientèles

Portrait des habitudes de plein air des immigrants au Québec

En 2016, une étude a été réalisée par la firme de recherche Léger en collaboration avec la Sépaq grâce au soutient financier du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs sur la pratique de la pêche sportive parmi la population immigrée et les groupes ethnoculturels du Québec. Cette analyse met en lumière leurs habitudes de plein air.

La firme Léger a effectué un sondage en ligne. Pour se qualifier, un participant devait satisfaire trois critères : provenir d’une première, deuxième ou troisième génération d’immigrants, pratiquer des activités de loisirs sur une base régulière et être âgé de 18 ans et plus. Dans le cas de répondants de première génération d’immigrants, ceux-ci devaient être citoyens canadiens ou résidents permanents.  L’échantillon est de 3006 personnes.

À pied ou à vélo

Parmi les immigrants interrogés, plus des trois quarts (76 %) affirment pratiquer au moins une activité de plein air sur une base régulière, principalement la randonnée, le vélo sur des pistes cyclables et la baignade à la plage (voir le graphique 1). Quelque 22 % des répondants indiquent qu’ils ne pratiquent aucune activité de plein air. Les principales raisons évoquées sont le manque de temps (34 %), de moyens financiers (25 %) et d’équipement (23 %).

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Le taux de pratique est plus élevé chez les répondants de la troisième génération, les hommes, les gens âgés de 45 à 54 ans et les immigrants de la région de Québec (voir le tableau 1). Ce type de tableau présente les différences significatives entre les sous-groupes sociodémographiques. Selon la moyenne, ils se classent en segments surreprésentés ou sous-représentés.

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Le plein air : la santé avant tout

Plus des deux tiers des immigrants questionnés effectuent une activité de plein air pour faire de l’exercice (67 %) et pour rester en forme physiquement (63 %). L’attrait de la nature représente également un facteur important puisque trois des cinq raisons principales s’y rattachent (voir le graphique 2).

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Certains éléments dans les sous-groupes sociodémographiques ressortent dans cette section. Par exemple, les 65 ans et plus s’adonnent aux activités de plein air pour faire de l’exercice et pour rester en forme beaucoup plus que la moyenne des répondants.

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L’importance d’avoir du temps

Qu’ils réalisent ou non une activité de plein air, 62 % des répondants affirment qu’il existe au moins une raison qui les inciterait à pratiquer ou à pratiquer davantage ce type d’activité. Avoir plus de temps s’avère la réponse la plus populaire (22 %). Cet incitatif semble plus important pour les immigrants de deuxième génération (25 %) et pour le groupe des 45-54 ans (31 %). À noter que 36 % des participants ont répondu « Je ne sais pas/Je préfère ne pas répondre » à cette section du sondage.

Vive l’été !

La saison estivale est la période de prédilection pour la pratique régulière d’une activité de plein air (91 %). L’automne arrive en seconde position (48 %), suivi de près par le printemps (47 %). Seulement 28 % des immigrants pratiquent des activités de plein air hivernales.

Les immigrants qui s’adonnent aux activités de plein air pendant l’été y accordent plus d’heures par mois en moyenne (23,3 heures) que ceux qui optent pour d’autres saisons. Le budget alloué s’élève également davantage pour cette période (environ 307 $ comparativement à 274,80 $ en hiver). 

L’importance de la famille

Parmi les répondants s’adonnant au moins à une activité de plein air régulièrement, la majorité la pratique le plus souvent avec leur famille (66 %). Ils la réalisent également seuls (46 %) ou avec des amis (41 %) et avec un groupe autre que des membres de la famille ou des amis à 9 % (voir le graphique 3).

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Certaines différences entre les sous-groupes sociodémographiques se démarquent dans cette section du sondage : la pratique d’activités en famille s’observe davantage chez les immigrants de première génération, les femmes, les 35-44 ans et lorsqu’il y a présence d’enfants dans le ménage.

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Comme l’indique une précédente analyse, s’intéresser aux communautés culturelles est essentiel. Leur présence continuera de croître et les nouveaux arrivants voyagent principalement dans leur province d’adoption. Il s’agit de bonnes occasions de promouvoir et de mettre en valeur nos activités de plein air.

Qu’en pensez-vous ?

 

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Les OGD en temps de crise

Qu’elles soient causées par dame nature ou par la main de l’homme, les catastrophes font souvent la une dans les manchettes. Comment les organisations de la gestion de la destination (OGD) peuvent-elles soutenir leur milieu en temps de crise et aider à en redorer l’image ? 

Selon le dernier rapport de l’US Travel Association, les OGD prennent de plus grandes responsabilités pendant une crise et dans le processus de reconstruction. Avec leur présence sur les médias sociaux et leur implication auprès des résidents et des visiteurs, les élus et les services d’urgence utilisent leurs moyens de communication pour partager des renseignements importants. Elles peuvent fournir des conseils, des informations pratiques, des mises à jour sur les fermetures de routes et d’aéroports, etc. Après la crise, les OGD emploient des techniques de marketing pour aider à la relance de l’économie. En faisant la promotion de la destination et en incitant les visiteurs à revenir, il est possible de générer des revenus pour supporter la reconstruction.

Voici des exemples inspirants.

Faire face à la tempête

Les ouragans Irma et Harvey ont frappé durement les états de la Floride et du Texas en 2017. Leurs OGD respectives, Visit Florida et Texas Tourism, ont joué un rôle clé auprès des visiteurs et des entreprises de l’industrie touristique. Elles ont fourni les alertes météorologiques et les ressources nécessaires pour aider les touristes sur place. Pendant la durée des ouragans, les sites Web étaient mis à jour régulièrement pour informer le public des avis d’évacuation, des couvre-feux, de la circulation et des pannes de courant.

Plus spécifiquement, Texas Tourism s’est associé à d’autres organisations de l’état pour uniformiser les informations transmises aux visiteurs et aux résidents. Après l’ouragan, l’OGD et les villes ont développé un plan de redressement pour les zones les plus touchées par la tempête. Des sommes importantes furent investies dans la création de vidéos promotionnelles, de visites de médias et de nombreux voyages de familiarisation. Selon l’US Travel Association, les efforts ont permis à plusieurs destinations de la côte du Texas de bénéficier de recettes record au printemps 2018.

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Visit Florida a utilisé plusieurs canaux de communication et fait appel à ses partenaires, tels qu’Expedia et Airbnb, pour partager des informations en temps réel sur l’hébergement disponible pour les visiteurs et les résidents en situation précaire. L’OGD a également transformé quatre de ses bâtiments d’information touristiques en centre d’urgence. Les objectifs étaient de transmettre les renseignements les plus récents sur les avis d’évacuation, l’hébergement, et les fermetures de routes, ainsi que d’offrir un lieu de répit pour les voyageurs encore sur place.

Éviter de pénaliser l’ensemble de la destination

En juillet 2017, un accident de forage a causé une panne de courant majeure pendant la haute saison estivale dans le secteur des Outer Banks, en Caroline du Nord. L’état d’urgence a été déclaré et plus de 50 000 personnes, résidents et visiteurs furent évacués. Alors que les médias nationaux et régionaux ont rapporté que l’incident rendait la destination complètement inaccessible, la panne ne touchait en réalité que deux des îles du secteur, soit 25 % de la région.

L’office de tourisme s’est rapidement mobilisé pour corriger la situation et informer les visiteurs que la panne était localisée et que la grande majorité de la destination demeurait accessible. Il a également collaboré avec les services d’urgence locaux et les sociétés d’électricité pour fournir des mises à jour régulières.

Profitant de sa notoriété et de ses outils de communications, l’office de tourisme des Outer Banks fut le premier à annoncer la réouverture des deux îles. Leur vidéo promotionnelle, « Hatteras is On », a été déterminante pour accueillir les visiteurs et soutenir l’industrie du tourisme les semaines suivant la panne.

Source : YouTube

Changer la perception après la crise 

Au lendemain des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles, Visit Brussels a mis en place une opération de marketing de rue (street marketing) intitulée #callbrussels. L’organisation a installé des cabines téléphoniques sur trois sites névralgiques de la ville : Mont des Arts, Place Flagey et Place Communale. Grâce à un numéro sans frais, des personnes à travers le monde ont pu discuter avec les citoyens. L’objectif était de convaincre les touristes que la ville demeurait une destination de choix malgré les évènements tragiques. Cinq jours plus tard, plus de 12 500 appels téléphoniques provenant de 154 pays ont été enregistrés.

Voici une vidéo présentant le projet.

 

Source : YouTube

Le comité régional du tourisme de la Côte d’Azur a lancé en août 2016, une campagne de communication pour relancer le tourisme, à la suite des attentats survenus à Nice le 14 juillet de la même année. La stratégie comprenait la création d’un mot-clé #CotedAzurNow ainsi que d’un site Web reprenant les photos partagées sur les réseaux sociaux à travers le monde. Des affiches et des annonces télévisées ont également servi à la promotion de la région. Le but consistait à valoriser la destination en diffusant une image positive de celle-ci auprès des voyageurs internationaux afin de les inciter à revenir.

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Source : Instagram

La gestion de crise au Québec : le cas de Lac-Mégantic* 

Le 6 juillet 2013, un accident ferroviaire frappe de plein fouet la ville de Lac-Mégantic dans les Cantons-de-l’Est, faisant plusieurs victimes et détruisant une partie du centre-ville. Les responsables du tourisme ont joué un rôle clé dans la gestion de cette tragédie tant sur le plan des communications que sur celui de la concertation des acteurs du milieu.

Les communications : rétablir les faits et la fréquentation touristique

Dans les jours suivant la tragédie, la région a connu une vague considérable d’annulations. En pleine saison estivale et à l’aube des vacances de la construction, cela représentait un enjeu économique crucial. L’équipe de l’OGD est donc intervenue dans les médias pour promouvoir l’offre, puisque la très grande majorité des attraits ou des services demeuraient ouverts.

Dans les semaines et les mois subséquents, un important travail a été effectué pour rassurer les touristes et leur fournir des renseignements pertinents. Le bureau d’accueil qui se trouvait dans la zone sinistrée a été rapidement relocalisé et des lieux temporaires ont été mis en place pour intercepter les visiteurs aux entrées et aux points stratégiques de la région (dépanneurs, stations-service, etc.). Les commerçants et leurs employés furent également formés pour bien communiquer l’information aux voyageurs.

La collaboration avec les partenaires : entre concertation et reconstruction

L’OGD a rencontré de nombreux partenaires, notamment l’ATR et le gouvernement, pour s’assurer de leur soutien pour les mois et les années à venir. Grâce à leurs efforts, la région de Mégantic n’a jamais été aussi visible que pendant les deux années suivant la catastrophe.

Conscient que des visiteurs voudraient se rendre sur le site de la tragédie, les responsables du tourisme ont suggéré aux autorités municipales de créer un lieu de commémoration. L’objectif consistait à rendre hommage aux victimes et à offrir de l’information pertinente aux touristes afin qu’ils puissent explorer l’endroit sans importuner les citoyens et les commerçants. Il s’agissait d’un aspect important pour s’assurer que leur venue ne soit pas perçue comme du tourisme noir, mais bien comme du tourisme de mémoire.

L’OGD s’est également impliquée dans le processus de concertation pour la reconstruction du centre-ville. Elle a géré et animé la table dédiée au tourisme pendant plus d’un an. Les résultats de ces réflexions furent ensuite présentés à la population. D’ailleurs, un nouveau projet de complexe hôtelier devrait bientôt voir le jour.

Quelques conseils

Dans un contexte de crise, s’entourer de personnes compétentes constitue un élément clé. De plus, il ne faut pas hésiter à contacter son réseau, ses partenaires et son milieu afin de solliciter de l’aide et d’obtenir des ressources supplémentaires.

Apprendre à gérer les demandes et les suggestions s’avère essentiel, car chacun possède sa propre vision de la situation et sa manière d’y faire face. Même si le contexte exige de réagir rapidement, il importe de prendre le temps de réfléchir afin d’intervenir de façon pertinente et durable.

Les actions menées par Tourisme Mégantic et ses partenaires ont amélioré la fréquentation touristique dans la région. Les effets sont encore perceptibles aujourd’hui : le tourisme dans le secteur n’a jamais été aussi fleurissant et performant.

Par où commencer ?

Plusieurs ressources existent pour soutenir les entreprises et les OGD. L’organisation mondiale du tourisme propose une boîte à outils pour développer un plan de communication en temps de crise. Le document fournit une multitude de renseignements, notamment une description des meilleures pratiques, des conseils pour l’utilisation des médias sociaux, des protocoles et des méthodes pour mesurer l’efficacité du plan de communication.

Êtes-vous prêts à affronter une crise ?

* Les informations obtenues proviennent d’une entrevue avec M. Nil Longpré, commissaire au tourisme à la MRC du Granit à l’époque de l’accident.

 

Source de l’image à la une : Unsplash

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L’entreprise qui murmurait à l’oreille des Z

Les Gen Zers ou la génération Z représentent les jeunes nés après 1990 ou 1995 selon les sources. Ils sont déjà dans la vingtaine, hyperconnectés et deviennent de nouveaux travailleurs qui jouissent d’un pouvoir d’achat. Souvent associés à la génération du millénaire (nés entre 1985 et 2000), les Z se différencient de leurs aînés, les Y. Les principales caractéristiques qui les définissent sont expliquées dans une précédente analyse.

Dans ce contexte, les stratégies marketing doivent diffuser des discours percutants et proches de leurs valeurs. Cette analyse propose quelques conseils pour rejoindre la génération Z et présente des cas concrets d’entreprises et de destinations s’adressant à cette clientèle.

Jamais sans les réseaux sociaux

Pour la génération Z, l’utilisation des appareils intelligents et des médias sociaux constitue une seconde nature. Il faut donc déployer une stratégie numérique diversifiée en ciblant les principaux réseaux que les Gen Zers emploient (Snapchat, YouTube et Instagram), car ils ne les utilisent pas de la même manière que les générations précédentes. Une stratégie multicanal nécessite de l’investissement en temps et en énergie, mais augmente les probabilités de les rejoindre. Voici quelques aspects à considérer.

Le FOMO 

Les Gen Zers sont particulièrement sensibles au phénomène FOMO (Fear of Missing Out), c’est-à-dire la peur de rater quelque chose d’important ou l’urgence de vivre sans retenue. Les réseaux s’avèrent efficaces pour leur montrer ce qu’ils manquent s’ils ne visitent pas un hôtel ou une ville.

L’importance du visuel

Plus que les autres générations, les Z aiment communiquer avec des images, des vidéos et des émoticônes. Pour une campagne ou une publicité, le message véhiculé doit être clair, créatif et marquer leur imaginaire rapidement, car le niveau d’attention des Z n’est que de huit secondes. Si un texte accompagne l’image, mieux vaut qu’il soit court.

La collaboration avec des influenceurs 

La génération Z apprécie les influenceurs et leur accorde une grande importance puisqu’ils partagent des images et des expériences personnelles. Elle s’y réfère beaucoup lors de son processus d’achat. Le marketing d’influence rejoint davantage cette génération, principalement avec des vidéos sur YouTube.

Le partage et la participation 

Une fois à destination, que vous représentiez une ville ou un hôtel, il ne faut pas hésiter à suggérer des endroits parfaits pour prendre un égoportrait (selfie). Les Z pourront créer du contenu et le diffuser sur les réseaux sociaux. Les inviter à partager leurs clichés en y associant un mot-clé s’avère également une bonne idée. Cela devient d’autant plus important puisque le contenu qu’ils génèrent peut être récupéré ensuite par une marque, une entreprise ou une destination. Ce qui est partagé par leurs pairs les inspire et les influence dans leur processus d’achat.

En les encourageant à partager, à s’impliquer et à être actif sur les réseaux sociaux, vous donnerez à cette génération le sentiment de s’investir dans une marque au lieu d’être de simples consommateurs. Il sera plus facile d’attirer leur attention et de les fidéliser.

YouTube et le tourisme au Canada

Selon l’agence de marketing Fuseideas, 92 % des Gen Zers regardent des vidéos sur YouTube. Ce réseau social devient leur source de référence quand il s’agit d’apprendre une compétence, de se divertir et de découvrir de nouveaux produits et des destinations. C’est la génération qui y consacre le plus de temps. Au Québec, YouTube devient pratiquement indispensable. D’ailleurs 95 % des adultes québécois de 18 à 34 ans regardent des vidéos, des films ou des émissions sur internet selon le Cefrio.

Pendant l’été 2017, Destination Canada a invité des Youtubeurs français à parcourir certaines régions du pays. Parmi ceux-ci, Natoo et Kemar (4,5 millions d’abonnés) ont découvert la région de Vancouver et les Rocheuses canadiennes, et Squeezie (11 millions d’abonnés), la région de Montréal, l’Outaouais et l’Abitibi.

Source : YouTube

Au Québec, Tourisme Laurentides et l’Association des centres de ski des Laurentides ont également fait appel à des influenceurs lors de leur campagne d’hiver 2017. À travers quatre capsules vidéo, le public a pu suivre deux YouTubeuses québécoises Lysandre Nadeau (393 000 abonnées) et Éliane Duquet (63 000 abonnés) dans la découverte du ski et des plaisirs de la saison hivernale. De plus, elles ont publié une vidéo des meilleurs moments sur leur chaîne personnelle et celle de Lysandre a cumulé plus de 77 000 visionnements.

Source : YouTube

Snapchat et l’industrie touristique

Snapchat rejoint de plus en plus la génération Z. Il dépasse Facebook et Instagram pour le nombre d’utilisateurs dans les groupes d’âge des 12 à 17 ans et des 18 à 24 ans depuis 2017 selon eMarketer. L’application met à disposition plusieurs outils qui s’avèrent utiles pour l’industrie touristique. En plus des filtres géolocalisés, Snapchat propose désormais des Context cards. Ces cartes permettent aux utilisateurs d’obtenir plus d’informations sur les points d’intérêts dans les photos et vidéos. Ils peuvent ensuite se rendre sur place, faire des réservations au restaurant ou à l’hôtel.

Depuis que la chaîne Marriott a utilisé Snapchat la première fois en 2014, plusieurs autres compagnies hôtelières ont emboîté le pas, notamment Okko Hotels et les hôtels W. Une précédente analyse s’attarde à ce sujet et décrit davantage l’utilisation des filtres géolocalisés.

Et vous, comment parlez-vous à la génération Z ?