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Technologies

Capsule – Une application à 99 cents pour réserver son prochain départ de golf

La compagnie activeMedia a créé une application iPhone/iPod Touch/iPad très simple d’utilisation pour réserver des départs sur les terrains de golf du Québec.

Les golfeurs ont le choix parmi une soixantaine de clubs répartis dans une dizaine de régions au Québec et un situé au Nouveau-Brunswick, le club de golf Fraser Edmundston. L’utilisateur a accès aux coordonnées des clubs en un coup d’œil, il choisit son terrain ainsi que l’heure à laquelle il désire jouer et un message de confirmation apparaît à l’écran ou lui est envoyé par courriel. Il peut visualiser l’itinéraire à emprunter pour se rendre au club grâce à la connexion instantanée de Google Maps, et même regarder des photos des terrains. Le module complémentaire «Horaire» lui permet de gérer l’agenda de sa saison de golf ainsi que d’autres activités. Des modules supplémentaires se grefferont éventuellement à cette application pour mieux la personnaliser.

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En plus de fournir une bonne visibilité à leur club, l’adhésion est gratuite pour les propriétaires de clubs de golf qui veulent y figurer. Que les réservations proviennent de téléphones mobiles ou d’un site Internet, ils n’ont qu’un seul système à gérer.

Présentement, 3% des réservations sont effectuées via iPhone ou iPod Touch. Avec le nombre croissant d’adhérents (près de 150 clubs de golf devraient être inscrits en 2011 et tous les clubs de golf québécois devraient l’être en 2012), l’augmentation des réservations par cette application devrait dépasser les 10% pour la saison 2011 et même doubler pour l’année 2012.

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Une version de l’application pour Android figure dans la liste des projets de l’entreprise.

Vous pouvez télécharger l’application via la boutique Apple.

Source:

– ActiveMedia

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Produits et activités

Des façons ludiques d’inviter la famille à découvrir une région

En France, les aventures-jeux de Fifrelin et les ZanimoBalad séduisent la famille et la convient à visiter le pays de Bourg-en-Bresse de façon amusante. Inspirante, cette démarche permet de transformer une simple balade en aventure, de multiplier les découvertes et de raconter une région. De son côté, le programme «junior ranger» invite les jeunes à explorer les parcs nationaux américains et à arborer fièrement l’insigne qui témoigne de leurs apprentissages.

Le marché de la famille

Dans sa stratégie de marché, Cap3B, une organisation responsable du développement du Bassin de Bourg-en-Bresse, l’une des portes d’entrée du nord de la région Rhône-Alpes, cible la clientèle familiale. C’est de façon ludique qu’elle a décidé, depuis quelques années, de séduire et d’attirer les familles en créant une offre touristique adaptée à ce segment de visiteurs.

Les balades-découvertes permettent de valoriser les ressources patrimoniales, identitaires (histoire et traditions) et économiques (artisanat, production agricole) du territoire en plus de relier plusieurs acteurs touristiques de divers horizons dans un produit intégré.

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Source: Au pays de Fifrelin

Initiateurs de la démarche, les consultants en tourisme TAMS et TER’AVENIR travaillent de concert avec les organismes de la région pour créer cet imaginaire, en assurer le déploiement et effectuer un suivi des réalisations. Dans un contexte où le rythme de vie se déroule en accéléré, le temps de qualité en famille devient précieux. C’est dans cet esprit que les activités ont été conçues. On y joue véritablement dans le décor et les ambiances naturels des sites; tout n’est que plaisir, détente et apprentissage.

Par conséquent, on renforce l’image positive et ludique de la région, on met en valeur l’identité locale et on crée un lien affectif entre les visiteurs et les lieux explorés.

Il y en a pour les parents, les jeunes ados et les plus petits!

Pour quelques euros (10€ par famille en moyenne), la famille repart de l’office de tourisme avec un sac à dos contenant des objets destinés à lui faire vivre une aventure dans les lieux environnants et lui faire découvrir les attraits de la région tout en s’amusant. Bâton de sourcier, plan énigmatique, casse-tête, carnet de mission, cartes à gratter, boussole… ces différents sacs aux trésors servent à recréer un monde imaginaire et à résoudre une énigme. En complément, on remet également à la famille quelques trucs amusants pour sensibiliser les jeunes à la protection de l’environnement et un petit sondage rapide pour connaître leur appréciation de l’activité.

Sous le signe de la découverte et du plaisir, ces jeux mettent tous les sens à contribution: regarder, sentir, observer, explorer, comprendre, bouger… en plus de favoriser les échanges en famille.

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Source: Au pays de Fifrelin

• Trippantes, les cinq missions de Fifrelin

L’«astrobag» projette la famille dans un univers futuriste, où l’on emprunte l’identité d’un sage, d’un savant, d’un reporter ou d’un acrobate pour partir à la recherche d’une molécule qui sauvera les habitants de la planète APOL2.

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Source: Au pays de Fifrelin – illustration de Hugo Tartaix

Les autres missions amènent petits et grands à découvrir la formule qui fera jaillir l’eau d’une fontaine, à partir à la recherche de parchemins pour trouver le secret de la fée immortelle de l’écriture, à retrouver Moufie afin de faire danser la forêt ou encore à se lancer dans une enquête policière au cœur de la cité médiévale pour retracer l’arme d’un crime passionnel.

• Très cool, les sept Zanimo’Balad (pour les 6 à 8 ans)

La famille parcourt un circuit pour rechercher une cachette secrète tout en dessinant, jouant et chantant en compagnie d’un animal (poney, vache, poule, lion, etc.). Parcours facile et balisé, généralement accessible aux poussettes, kilométrage et durée estimés, activités pour prolonger la balade, lieux de restauration… on a pensé à tout!

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Source : Cap3B

Une démarche intégrée

La stratégie sur le marché de la famille ne se limite pas qu’aux jeux. Un site Internet le jeune visiteur à l’univers de Fifrelin et lui présente de l’information, du contenu audio et d’autres activités. Le guide interactif des petites virées de Fifrelin affiche une vue d’ensemble des activités de la région classifiées par rubriques pour apprendre, découvrir ou jouer.

De plus, en juin dernier, Cap3B misait sur la publication d’une bande dessinée de fiction (La cavalière au manteau rouge) s’adressant aux jeunes pour faire la promotion de sa région et sur les code-barres 2D (flashcodes) pour rendre l’information touristique interactive (Lire aussi: Les «mutations génétiques» du code-barres traditionnel ouvrent des horizons au tourisme ).

Résolument active, novatrice et amusante cette région!

Les junior rangers, futurs protecteurs de la nature

Présent dans la plupart des grands parcs nationaux américains, le programme «junior ranger» s’adresse principalement aux jeunes âgés de 5 à 12 ans. Les programmes et les activités varient d’un parc à l’autre, car ils sont basés sur les spécificités de chaque endroit: histoire, géologie, animaux dans leur habitant naturel, plantes, protection du milieu, etc.

Au centre d’accueil, le jeune se procure un livre d’activités gratuitement ou pour quelques dollars. Explorer, apprendre et protéger constituent ses principales missions. Pendant sa visite dans le parc, il combine apprentissage et découverte. À son retour, un garde forestier vérifie le cahier d’activités rempli par le jeune, lui prodigue des conseils et lui remet insigne et certificat. Le tout se déroule sous la forme d’une cérémonie officielle et se termine par un serment prêté par le nouveau «junior ranger». Inutile de décrire toute la fierté qu’éprouve un jeune discutant avec les gardes forestiers et arborant son insigne, témoin de son labeur et des connaissances qu’il a acquises au fil de son exploration dans le parc.

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Source: The Total Yellowstone Junior Ranger Page

L’aventure se poursuit aussi sur le Web. Le jeune peut aménager son poste de garde forestier comme il le souhaite, et une cinquantaine de jeux sont à sa disposition. À la fin d’octobre 2010, plus de 135 000 jeunes étaient enregistrés et 6 570 arboraient leur insigne de WebRangers, ayant réalisé l’ensemble des activités requises. Autre volet intéressant, les enseignants bénéficient de trousses de formation, tant pour leur cours en classe que pour leurs sorties avec les élèves dans les parcs.

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Source: Webrangers.us

La diversité des programmes et des environnements naturels motive les jeunes à faire la tournée des parcs et à collectionner les insignes qu’ils affichent fièrement sur leur casquette ou leurs vêtements. Quelle belle façon d’éduquer les jeunes et de faire de la prévention!

Sources:

– Au pays de Fifrelin.

– Cap3B, dossier de presse, mai 2008.

– Consultants en tourisme TAMS et TER’AVENIR.

– MacLeay, Alicia. «Junior Rangers: A new generation of national park protectors», blogue Trailspace.com, 30 août 2010.

– National Park Service, The Ranger ZONE.

– WebRangers.

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Gestion

Le phénomène low cost: le concept de bas prix, mais pas à n’importe quel prix!

Il y a à peine plus d’une décennie, on observait le phénomène low cost avec beaucoup de scepticisme et d’ironie dans le secteur aérien. Voilà que maintenant il occupe une part de marché grandissante dans de multiples secteurs d’activité. Mais pour s’y engager, il ne s’agit pas simplement de réduire ses prix. Ce concept correspond avant tout à un modèle d’affaires. Et même si le critère prix est une priorité pour le consommateur, il ne l’est pas à n’importe quel prix! On doit ainsi offrir un produit de qualité pour y faire sa place. Et si les hôtels s’appropriaient le concept à leur avantage?

Petit retour sur le concept de l’entreprise low cost

Traduit à tort par «entreprise à bas prix», même si la résultante s’avère exacte, il existe toute une structure d’entreprise derrière ce concept. David Targy, dans son article de la revue Espaces, le résume bien: il est fondé sur la compression des frais d’exploitation, l’élimination d’intermédiaires et la simplification des produits. (Lire aussi: Le concept de bas prix, il faut avoir les moyens de se le permettre)

Ode à ce concept

Il répond efficacement aux besoins de base; sans frivolité, il va à l’essentiel.

Il plaît au voyageur hybride qui réduit ses dépenses sur certaines prestations pour s’offrir du luxe.

Il convient grandement aux restrictions budgétaires des entreprises.

Il ajoute de la latitude au budget discrétionnaire du voyageur et lui permet aussi de partir plus souvent.

Il ne remet pas en cause la qualité du produit, il le fait bien et simplement.

Il offre un choix intelligent au voyageur avisé et ne l’oblige pas à payer pour des services qu’il n’utilise pas.

Il rassure le consommateur perdu dans l’escalade des services offerts et fait un contrepoids à la surenchère du marché.

Il bataille sur le terrain des grands et donne du fil à retordre aux concurrents qui n’ont aucune valeur ajoutée, ou qui ne respectent pas leurs promesses.

Il élargit le bassin de clients potentiels à ceux dont le budget est serré.

L’engouement est indéniable

Même si à l’origine on les affublait de qualificatifs peu flatteurs et qu’ils étaient le sujet de moqueries, notamment en matière de sécurité, force est de constater que les transporteurs aériens low cost ont bouleversé l’industrie aérienne.

En Europe, Ryanair a transporté 58,6 millions de passagers en 2009, soit une augmentation de 15% par rapport à l’année précédente. L’Eurocontrol, organisme européen chargé de superviser le contrôle aérien, prévoit que les transporteurs low cost pourraient accaparer 50% du trafic intra-européen en 2013, contre 35% aujourd’hui. Selon Euromonitor, au Canada, ce type de compagnie devrait connaître un taux de croissance annuel d’environ 11% d’ici 2014, et atteindre près de 4 milliards CAD de recettes.

Qualité, satisfaction et bas prix sont compatibles

Un sondage tenu auprès de 12 300 passagers ayant voyagé avec un grand transporteur en Amérique du Nord entre avril 2009 et avril 2010 a permis de mesurer leur taux de satisfaction à l’égard de ces compagnies. Les compagnies aériennes à bas coûts surpassent les transporteurs réguliers, comme en font foi les résultats du tableau suivant.

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Un prix bas ne signifie pas de rogner sur la qualité. À l’ère de la transparence, un produit ou un service de mauvaise qualité ne fera pas long feu.

Il s’agit plutôt de la promesse d’offrir l’essentiel au juste prix. Un brin de créativité pour couper les coûts, un accueil chaleureux, un service irréprochable, jouer sur l’émotion du client peuvent faire toute une différence.

En lançant sa bannière Formule 1 en 1985 en Europe, le groupe Accor a contribué à créer le modèle low cost dans l’hôtellerie. Avec HotelF1, Accor nous présente la nouvelle génération de ce type d’hébergement. Il rénove progressivement tous ses Formule1 pour les présenter sous cette nouvelle bannière, tout en respectant son principe d’hôtel standardisé et homogène et ses exigences fondamentales : la propreté et la qualité. Il augmente la présence du personnel d’accueil, offre deux configurations de chambres et mise grandement sur la polyvalence de son personnel pour assurer le service (réservation des chambres, accueil des clients, service du petit déjeuner, etc.). Et paradoxalement, il diminue ses prix.

Un contexte qui légitime l’essor de ce modèle d’affaires

La morosité économique qui prévaut actuellement et les citoyens davantage sensibilisés à l’environnement et aux effets néfastes de la surconsommation (surendettement, pollution, etc.) ébranlent les fondements mêmes de la consommation. Le consommateur se recentre sur des valeurs essentielles et devient un acheteur avisé et responsable. Avec un pouvoir d’achat malmené, le prix occupe le premier rang des critères de choix et l’éventail de services offerts paraît superflu, ce qui a tout lieu d’ébranler les entreprises qui doivent revenir à l’essentiel.

Est-ce que ce changement de mentalité attribuable à la crise actuelle n’est que conjoncturel, ou s’il induira des transformations structurelles dans les modes de consommation?

L’ambiguïté des étoiles associées aux services

Dans l’hébergement, on assiste à une surenchère de services pour se démarquer. Et si le contraire était aussi vrai? Pourquoi ne pas remettre les établissements un ou deux étoiles au goût du jour?

Un établissement un ou deux étoiles n’est pas synonyme d’un motel qui sent l’humidité. Pas de service aux chambres, de restaurant dans l’établissement, de centre d’entraînement ou de journal à la porte le matin. À la place, on donne avec gentillesse au client les meilleures adresses du coin et on lui fournit un accès Internet sans fil.

Depuis trois ans, les hôtels Tune offrent un produit de base de grande qualité – bien localisé, lit confortable, douche puissante, environnement propre et sécuritaire – et les clients paient pour les services supplémentaires qu’ils souhaitent utiliser.

Il y a sûrement d’autres produits et services qui mériteraient qu’on explore le concept low cost…

Sources:

– Carey, Susan. «Discount Airlines Score Best in Survey», The Wall Street Journal.com, 9 juin 2010.

– Espaces Tourisme et Loisirs. «Low cost et tourisme», no 282, juin 2010.

  • Combe, Emmanuel. «Le modèle low cost, révélateur de valeur ajoutée», p. 23.
  • Neuvy, Flavien. «L’achat low cost, un phénomène durable», p. 17.
  • Soleilhavoup, Karim. «HotelF1 réinvente l’hôtellerie low cost», p. 40.
  • Targy, David. «L’achat low cost, un mode de consommation alternative?», p. 20.
  • Treguer, Jean-Paul. «Le low cost, c’est “tendance”», p. 12.

– Euromonitor International. «Transportation – Canada», Country Sector Briefing, mars 2010.

– Hotel News Resource. «New Central London Low-Cost Hotel Promises 5 Star Beds at 1 Star…», 2 septembre 2010.

– Ryanair. «Annual Report 2009».

– Scemama, Corinne. «Les coûts volent bas», L’Express, 25 février 2010.

– Von Dörnberg, Adrian. «The global phenomenon of “low cost” carrier growth», Trends and Issues in Global Tourism 2007, Springer, 2007, Part 2, p. 53-60.

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Marketing

Clin d’œil – Non, le magazine n’a pas dit son dernier mot!

Qui a dit que l’imprimé était dépassé? Le magazine Sports Illustrated renouvelle le genre en misant sur les outils technologiques.

Ce type de magazine électronique ouvre de belles perspectives à l’industrie touristique!

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Gestion Hébergement Marketing

Quand la psychologie s’en mêle!

Vous voulez inciter votre clientèle à réutiliser leurs serviettes dans leur chambre d’hôtel? Vous souhaitez que les visiteurs respectent le milieu naturel? Pour réussir, sachez que tout est dans la façon de s’adresser au client! Des recherches portant sur le comportement du consommateur et sur les facteurs qui l’influencent nous aident à rendre notre message plus efficace.

Psycho et serviettes, un mélange inusité!

Des chercheurs universitaires (Goldstein, Cialdini et Griskevicius) ont mesuré l’efficacité de la petite carte encourageant les clients à réutiliser leurs serviettes dans leur chambre d’hôtel en y variant les messages inscrits.

D’un côté, l’argument environnemental: la protection de l’environnement constitue un argument de poids pour encourager le client à réutiliser ses serviettes. De nombreux voyageurs y sont sensibilisés et plusieurs d’entre eux souhaitent récompenser le comportement responsable des entreprises.

De l’autre, les arguments psychologiques basés sur la norme sociale, celle faisant en sorte que, dans un cas d’incertitude, le consommateur s’en remet aux autres pour savoir quelle conduite adopter (lire aussi: Petit traité psychologique du consommateur). L’argument-clé: Tout le monde le fait! Cette théorie est d’autant plus vraie si l’individu s’identifie à un groupe en particulier, se reconnaît en lui (élément de similarité, sentiment d’appartenance).

Un premier test a été effectué avec les deux énoncés suivants:

Arguments Taux de participation
Environnemental

HELP SAVE THE ENVIRONMENT. You can show your respect for nature and help save the environment by reusing your towels during your stay…

35,1%

Norme sociale

JOIN YOUR FELLOW GUESTS IN HELPING TO SAVE THE ENVIRONMENT. Almost 75% of guests who are asked to participate in our new resource savings program do help by using their towels more than once…

44,1%

Au verso de chacune des cartes étaient indiqués les bénéfices que leur participation pourrait susciter: économie de 72 000 gallons d’eau, de 480 gallons de détergent, etc.

Quand la similarité peut faire la différence

Un deuxième test a été réalisé pour pousser plus loin la théorie de la norme sociale en y ajoutant l’élément de la similarité, c’est-à-dire le sentiment d’appartenance à un groupe. Les cinq énoncés suivants ont été placés dans différentes chambres:

Arguments Taux de participation
Message standard soulignant l’importance de préserver l’environnement

HELP SAVE THE ENVIRONMENT. You can show your respect for nature and help save the environment by reusing your towels during your stay…

37,2%

Norme sociale

JOIN YOUR FELLOW GUESTS IN HELPING TO SAVE THE ENVIRONMENT. In a study conducted in Fall 2003, 75% of the guests participated in our new resource savings program by using their towels more than once. You can join your fellow guests in this program to help save the environment by reusing your towels during your stay.

44%

Élément d’appartenance à un groupe: les clients qui ont occupé cette chambre

JOIN YOUR FELLOW GUESTS IN HELPING TO SAVE THE ENVIRONMENT. In a study conducted in Fall 2003, 75% of the guests who stayed in this room (#room number) participated in our new resource savings program by using their towels more than once. You can join your fellow guests…

49,3%

Élément d’appartenance à un groupe: les concitoyens

JOIN YOUR FELLOW CITIZENS IN HELPING TO SAVE THE ENVIRONMENT. In a study conducted in Fall 2003, 75% of the guests participated in our new resource savings program by using their towels more than once. You can join your fellow citizens…

43,5%

Élément d’appartenance à un groupe: le sexe féminin ou masculin

JOIN THE MEN AND WOMEN WHO ARE HELPING TO SAVE THE ENVIRONMENT. In a study conducted in Fall 2003, 76% of the women and 74% of the men participated in our new resource savings program by using their towels more than once. You can join the other men and women…

40,9%

Le taux de participation du premier énoncé (37,2%) – argument environnemental – s’est avéré inférieur à tous les autres énoncés (44,5%) et c’est le troisième – les clients de la même chambre – qui a obtenu le taux de participation le plus élevé (49,3%). Ce résultat confirme que plus un individu s’identifie à un groupe en particulier, parfois même inconsciemment, plus il est probable qu’il adopte le comportement de celui-ci.

Argument justificatif, norme sociale et groupe d’appartenance font bon ménage pour susciter l’engagement du consommateur. Et ce mélange ne s’applique pas qu’à la réutilisation de serviettes!

Donnant, donnant, la théorie de la réciprocité

Ces mêmes chercheurs ont aussi évalué la théorie de la réciprocité: le consommateur se sent redevable envers une personne qui lui fait une faveur, lui rend service ou lui porte une attention particulière. Comme cette théorie repose sur le principe du «donnant, donnant», vous avez avantage à faire les premiers pas, comme le test suivant en fait foi.

Le premier énoncé proposait au client de coopérer avec l’hôtel pour préserver l’environnement en réutilisant ses serviettes. L’hôtel s’engageait en retour à verser un pourcentage des économies réalisées à des organisations vouées à la protection de l’environnement. Le taux de participation a atteint 30,7%.

PARTNER WITH US TO HELP SAVE THE ENVIRONMENT. In exchange for your participation in this program, we at the hotel will donate a percentage of the energy savings to a nonprofit environmental protection organization. The environment deserves our combined efforts. You can join us by reusing your towels during your stay.

Par la suite, l’énoncé a été modifié pour préciser que l’hôtel avait versé une contribution financière à des organisations vouées à la protection de l’environnement et qu’en retour, elle demandait la coopération du client afin qu’il réutilise ses serviettes. Le taux de participation a augmenté à 45,2%.

WE’RE DOING OUR PART FOR THE ENVIRONMENT. CAN WE COUNT ON YOU? Because we are committed to preserving the environment, we have made a financial contribution to a nonprofit environmental protection organization on behalf of the hotel and its guests. If you would like to help us in recovering the expense, while conserving natural resources, please reuse your towels during your stay.

Cette étude est assez révélatrice de la façon de rédiger un message lorsque l’on veut influencer les actions du client. Et cette tactique peut être utilisée dans de multiples situations.

L’exemple positif prévaut

Pour encourager les visiteurs à cesser de prélever des morceaux d’arbres dans le US Petrified Forest National Park en Arizona, les responsables du parc ont affiché le message suivant: «Your heritage is being vandalized every day by theft losses of petrified wood of 14 tons a year, mostly a small piece at a time». Selon le principe de la norme sociale de Cialdini, cet avis a un effet «promotionnel» plutôt que dissuasif ou préventif. En effet, cette affiche déculpabilise les gens qui volent des morceaux de bois pétrifié, car ils constatent qu’ils ne sont pas les seuls à le faire.

Pour vérifier ces hypothèses, Cialdini et ses collègues ont placé des morceaux de bois pétrifié préalablement identifiés sur les sentiers. À l’entrée des sentiers, ils ont installé des affiches tantôt normatives – «Many past visitors have removed petrified wood from the Park, changing the natural state of the Petrified Forest», accompagnées d’une image montrant trois visiteurs prélevant du bois –, tantôt restrictives – «Please don’t remove the petrified wood from the Park, in order to preserve the natural state of the Petrified Forest», accompagnées de l’image d’un visiteur volant du bois où un cercle rouge barré était superposé sur sa main. Avant l’affichage des avis, le ratio de vols se situait tout juste sous la barre des 3%. L’affichage de l’avis normatif a fait augmenter ce ratio à 7,92%, tandis que l’avis restrictif l’a diminué à 1,67%.

On constate que faire état ou dénoncer un mauvais comportement n’a pas l’effet escompté. Un message sera beaucoup plus efficace s’il met l’accent sur le comportement souhaité plutôt que sur celui qui souligne une mauvaise action.

Sources:

– Cialdini, Robert B. «Descriptive Social Norms as Underappreciated Sources of Social Control», Psychometrika, vol. 72, no 2, juin 2007, p. 263-268.

– Cialdini, Robert B. «Crafting Normative Messages to Protect the Environment», Psychological Science.org, août 2003.

– Goldstein, Noah J., Robert B. Cialdini et Vladas Griskevicius. «A Room with a Viewpoint: Using Social Norms to Motivate Environmental Conservation in Hotels», Journal of Consumer Research, vol. 35, août 2008.

– Goldstein, Noah J., Steve J. Martin et Robert B. Cialdini. «Yes!: 50 Scientifically Proven Ways to Be Persuasive», Free Press, 2008.

– Goldstein, Noah J., Vladas Griskevicius et Robert B. Cialdini. «Invoking Social Norms: A Social Psychology Perspective on Improving Hotels’ Linen-Reuse Programs», Cornell Hotel and Restaurant Administration Quarterly, vol. 48, no 2, mai 2007.

– Marketingsherpa.com. «Six Scientifically Proven Ways to Succeed in Office Politics», 12 janvier 2010.

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Marketing

Petit traité de psychologie du consommateur et facteurs d’influence

Influencer la décision d’un consommateur ne relève pas de la chance ou de la magie, c’est scientifique! Le consommateur est un être complexe et imprévisible. Quels stratagèmes utiliser pour tenter d’influencer ses décisions? Quels sont les arguments les plus convaincants?

La nature humaine étant ce qu’elle est…

Le comportement du consommateur est un vaste sujet d’étude. Une multitude de facteurs peuvent influencer le processus décisionnel du consommateur (son âge, sa culture, sa personnalité, son style de vie, son éducation, le type de produit, le prix, la publicité, etc.). Comment raisonne-t-il quand il prend une décision?

La nature humaine étant ainsi faite, le consommateur peut, parfois difficilement, expliquer ses actions de façon consciente ou rationnelle. Il adopte certains comportements innés ou induits par des normes sociales, il prend des raccourcis ou réagit de façon automatique.

Robert B. Cialdini a passé une trentaine d’années à étudier les facteurs influençant le comportement du consommateur alors qu’il était professeur au département de psychologie à l’Arizona State University. Auteur reconnu sur le sujet, Cialdini a déterminé six grands principes qui modèlent le comportement du consommateur.

Les six armes d’influence de Cialdini

La réciprocité – On se sent redevable envers une personne qui nous donne un cadeau, qui nous rend un service ou qui nous porte une attention particulière. Un sentiment de culpabilité s’installe lorsque l’on reçoit et que l’on ne donne rien en retour.

Pour persuader les gens de répondre à un sondage marketing, une note autocollante (post-it) manuscrite a été envoyée avec le sondage à un tiers de l’échantillon, un autre tiers a reçu une note autocollante laissée volontairement en blanc dans le but d’attirer l’attention et le dernier tiers, aucune note. Résultats: le taux de réponse du groupe ayant reçu la note manuscrite a été de 69% – les réponses ont été jugées de meilleure qualité, les gens ayant été sensibles à l’attention qu’on leur avait portée –, celui de la note laissée en blanc, 43%, et l’absence de note, 34%.

La réciprocité explique pourquoi offrir une gratuité, un échantillon, un cadeau, une information privilégiée, une expérience hors du commun, une attention particulière, de l’aide ou encore poser un geste inattendu incite le client, qui se sent redevable, à revenir dans un établissement, à acheter un produit, à donner un meilleur pourboire… C’est donnant, donnant et vous avez avantage à faire les premiers pas.

L’engagement et la cohérence – Engagement rime avec cohérence. Ceci est d’autant plus vrai chez les personnes plus âgées. Une fois qu’une personne s’est engagée, elle reste habituellement cohérente avec son engagement. On peut en tirer profit de multiples façons:

  • en demandant au consommateur, lors d’un concours, de parler d’un produit, de décrire ses qualités, ce qui l’amène en quelque sorte à mieux le découvrir, à renforcer son adhésion au produit et, en se prononçant publiquement, il devient difficile pour lui de faire marche arrière;
  • avec la tactique du pied dans la porte, on demande un petit engagement pour finalement en demander un plus grand;
  • en trouvant l’argument qui supprimera toute hésitation chez le consommateur, car ce dernier est plus enclin à s’engager lorsqu’on énonce des valeurs auxquelles il adhère.

La norme sociale – Norme sociale et similarité font la paire. Si tout le monde le fait… Dans des cas d’incertitude, de situation confuse ou ambiguë, le consommateur s’en remet aux autres pour savoir quelle conduite adopter, pour prendre une décision ou pour juger si un comportement est acceptable ou non. Ceci est d’autant plus vrai lorsque le consommateur s’identifie à un groupe d’individus, se reconnaît en eux. En suivant les autres, cela lui permet d’agir avec assurance et tranquillité sans avoir à peser tous les avantages et les inconvénients de sa décision. C’est pourquoi le témoignage de clients satisfaits démontre au consommateur que des gens comme lui ont aimé le produit ou le service, ce qui le rassurera et l’incitera à faire de même. Pour jouer la carte de la similarité, l’entreprise peut tenter de cibler quelques membres clés pour qu’à leur tour, ils influencent leurs proches.

Le barman déposera volontairement la monnaie sur le comptoir, pour indiquer que des clients l’ont déjà fait, ce qui amène subtilement les autres à laisser un pourboire. Une file d’attente est synonyme de popularité et les boîtes de nuit en créent volontairement devant l’entrée pour persuader les gens de leur renommée. De même, un restaurant achalandé est identifié comme étant un bon établissement et attire toujours plus de gens alors qu’inversement, un restaurant désert soulève le doute. Les publicités où l’on affiche «Ventes record», «2000 clients l’ont essayé» ou dire qu’un voyage se vend très bien s’appuient sur ce principe.

La sympathie – Avoir un penchant pour… Une personne que l’on apprécie, que l’on respecte, à laquelle on s’identifie, avec qui l’on a quelque chose en commun ou avec qui il s’établit une connivence aura un plus grand effet de persuasion sur nous. En effet, le consommateur est plus vulnérable devant les personnes qui lui sont sympathiques ou qui sont physiquement attrayantes. Si en plus elles le complimentent, alors là, c’est gagné d’avance!

Même nom, même lieu de naissance, mêmes goûts, même tenue vestimentaire… L’envoi d’un sondage signé par une personne portant le même nom ou un nom similaire à la personne sondée a obtenu un plus fort taux de réponse (56%) que les sondages signés avec des noms différents (30%). On essaie alors de bien connaître son public cible, d’accumuler des renseignements sur les clients et on recherche des affinités avec eux.

L’autorité – Un titre, un diplôme, un uniforme, un expert, un leader, des accessoires (vêtements griffés, voiture de luxe), un élément qui témoigne de la compétence, de la qualification ou de la connaissance dans un domaine… ces «symboles» guident le consommateur, souvent pris au dépourvu. En général, il respecte l’autorité et il s’en remet à l’avis des experts.

La rareté – Selon la théorie économique de l’offre et de la demande, si un produit est rare, il a d’autant plus de valeur aux yeux du consommateur. En outre, la notion de compétition pour obtenir un produit exacerbe le désir de l’acquérir.

Si votre offre est vraiment unique, il faut mettre l’accent sur ses caractéristiques uniques pour accroître la perception de rareté. Des expressions qui laissent entrevoir une perte potentielle pour le consommateur telles que «ne manquez pas la chance de», «voici ce que vous manquerez», «l’offre se termine le», «quantité limitée» sont généralement efficaces.

Cialdini souligne toutefois qu’il ne faut surtout pas utiliser ces stratégies pour berner le consommateur car, à long terme, cela est nocif pour l’entreprise. Il propose de tirer profit de ces comportements dans l’optique d’une utilisation positive.

À venir, quelques études de cas assez révélatrices qui viennent appuyer certains de ces principes.

Sources:

– Bigthink.com – Robert Cialdini.

– Cialdini, Robert. «Descriptive Social Norms as Underappreciated Sources of Social Control», Psychometrika, vol. 72, no 2, juin 2007, p. 263-268.

– Garner, Randy. «Post-It©Note Persuasion: A Sticky Influence», Journal of Consumer Psychology, vol. 15, no 3, 2005, p. 230-237.

– Goldstein, Noah J., Robert B. Cialdini et Vladas Griskevicius. «A Room with a Viewpoint: Using Social Norms to Motivate Environmental Conservation in Hotels», Journal of Consumer Research, vol. 35, août 2008.

– Goldstein, Noah J., Steve J. Martin et Robert B. Cialdini. «Yes!: 50 Scientifically Proven Ways to Be Persuasive», Free Press, 2008.

– Marketingsherpa.com. «Six Scientifically Proven Ways to Succeed in Office Politics», 12 janvier 2010.

– Perner, Lars. «Consumer Behavior: The Psychology of Marketing», University of Southern California.

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Hébergement

Capsule – Service aux chambres si désiré

Est-il nécessaire de nettoyer la chambre quotidiennement, surtout si les clients souhaitent réutiliser leurs serviettes, ne pas faire changer leurs draps et que le savon est presque intact? Plusieurs voyageurs constatent le ridicule de la situation, tandis que d’autres souhaitent une chambre impeccable. Alors pourquoi ne pas leur donner le choix du type de service? Cette proposition devient d’autant plus alléchante lorsqu’elle s’allie à une promotion.

La chaîne hôtelière Best Western l’a compris. Elle demande à ses clients quel type de service ils préfèrent: aucun service, service réduit (serviettes, poubelles et balayeuse) ou service complet. Le client n’a qu’à accrocher une carte à la poignée de la chambre indiquant sa préférence et l’heure à laquelle il souhaite obtenir le service. Depuis son lancement l’an dernier, environ 40% de la clientèle a choisi les deux premières options.

Le Marmara Manhattan Hotel à New York offre, quant à lui, une tarification «verte» à ceux qui ont réservé trois nuits ou plus: une réduction de 20$ par jour si le client n’utilise pas les services de la femme de chambre pendant trois jours.

Par cette initiative, on fait d’une pierre quatre coups: on réduit les dépenses, on protège l’environnement, on offre une promotion attrayante au client pour qui cela compte et on apporte, en partie, une solution aux problèmes de main-d’œuvre.

Source:

Yu, Roger. «Budget-conscious hotels turn to optional housekeeping», USA TODAY, 23 juin 2010.

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Marketing Technologies

Les «mutations génétiques» du code-barres traditionnel ouvrent des horizons au tourisme

Un livre, une affiche, un abribus, une poubelle ou une vitrine… Le code-barres 2D s’immisce dans des endroits inattendus et aime bien révéler au touriste de l’information pertinente et invitante. En France, le Pays Bourg-en-Bresse innove en intégrant du contenu multimédia, par l’intermédiaire de flashcodes, dans une bande dessinée (BD) de fiction pour nous faire découvrir sa région. Oui, le support papier peut devenir interactif et les codes-barres 2D nous amener à des lieues du dépliant touristique traditionnel.

Code-barres 2D, code QR, flashcode, de quoi parle-t-on au juste?

Le code-barres formé de lignes verticales numérotées qui est apposé sur les produits de consommation et saisi par un lecteur optique est l’ancêtre du code-barres 2D (code matriciel à deux dimensions).
Ce dernier est un code graphique formé d’un petit carré de points noirs et blancs. Il crypte beaucoup plus d’informations que son prédécesseur: adresse URL, coordonnées géolocalisées, informations écrites ou sonores et vidéos. Il permet ainsi de donner les détails d’un événement ou d’un forfait, de fournir les coordonnées d’une entreprise, d’envoyer un bon de réduction, de présenter une bande-annonce, d’afficher le lien d’un site Internet, de générer un appel téléphonique, d’enregistrer une carte de visite dans le carnet de contacts, d’envoyer un courrier électronique ou un SMS, etc.

Ce code ajoute donc un élément d’interactivité et un volume supplémentaire d’informations virtuelles, en particulier si l’espace d’affichage est restreint (p. ex., on peut utiliser un code-barres 2D pour afficher l’information nutritionnelle des plats apparaissant sur un menu pour ne pas le surcharger avec ce complément d’information et nuire à sa présentation visuelle). Il bonifie l’expérience client en plus de piquer la curiosité du technophile, qui s’interroge sur ce que lui révélera ce code-barres.

Un téléphone intelligent et une petite application à télécharger selon le type de codes-barres à lire et le modèle de téléphone utilisé suffisent pour décoder les données cryptées. À titre d’exemple, le code QR (code Quick Response) est un code-barres 2D standard gratuit et très répandu, développé par les Japonais, tandis que le flashcode a été créé par l’Association française du multimédia mobile (AFMM). Par la suite, on clique sur l’application qui apparaît dans le menu de son téléphone, on photographie le code-barres à l’aide de la caméra et aussitôt, l’information s’affiche.

Pour en savoir plus:

BD, tourisme et flashcodes, un mélange des genres!

La BD touristique fait partie du paysage québécois depuis quelques années avec la collection Le Tour du Québec en BD. Le Lonely Planet, en association avec les éditions belges Casterman, s’y lance à son tour avec Bruxelles, New York, Rome et Venise dans la série Itinéraires.

De son côté, Cap3B, organisme responsable du développement du Bassin Bourg-en-Bresse, l’une des portes d’entrée du nord de la région Rhône-Alpes, a opté pour un mélange inattendu et résolument novateur! Il a misé sur une BD de fiction pour faire la promotion de sa région et sur les flashcodes pour rendre l’information touristique interactive. Ce projet, orchestré par l’un des auteurs de la BD, Bruno Tamaillon, directeur de l’agence Tams.fr, a pour objectifs d’amener l’information touristique hors des canaux traditionnels et de valoriser l’image du territoire auprès des jeunes adultes et des familles, clientèles ciblées par la région.

Dans La cavalière au manteau rouge, empruntée à l’univers du manga, on suit l’équipée de trois étudiants dans le Pays de Bourg-en-Bresse. On passe du monde réel au virtuel en quelques secondes grâce aux flashcodes apparaissant au bas des pages, qui permettent de télécharger sur son téléphone une vidéo illustrant le site touristique ou le paysage parcouru (Monastère royal de Brou, fromagerie de Drom, étangs de la Dombes, etc.).

À la toute fin, on y présente une section contenant huit pages d’informations sur la région: la carte géographique qui localise l’itinéraire des trois héros, la présentation des Pays de Bourg-en-Bresse, ainsi que le détail des références touristiques de la BD. En complément, les lecteurs peuvent trouver sur le site Internet dédié à la BD la bande-annonce, les vidéos générées par les flashcodes, de même que les coulisses de la conception de la BD.

Dans une vitrine, un abribus ou un livre, sur une affiche, une poubelle ou un lampadaire…

… l’imagination a libre cours lorsqu’il s’agit d’insérer ces petits codes-barres 2D, comme en font foi les exemples suivants.

En 2009, pour faire découvrir une partie moins fréquentée de la ville, Venise a instauré le projet pilote TagMyLagoon. À l’aide de son téléphone intelligent, le touriste pouvait télécharger des informations en italien ou en anglais à partir d’une série de plaques apposées sur les réverbères, les enseignes touristiques ou les poubelles de rue et sur le lieu. Il était même possible pour le visiteur de transmettre un commentaire.

Source: http://www.tagmylagoon.com/lang/fr/

En France, plusieurs villes comme Bordeaux et Biarritz multiplient les projets pour enrichir l’information offerte aux habitants et aux touristes en plaçant des codes-barres 2D sur le mobilier urbain et les affiches, dans les vitrines, les magazines et les dépliants. La ville de Sarlat les utilise pour mettre de l’avant son patrimoine historique, le comité départemental du tourisme de l’Isère, comme complément à sa documentation portant sur la route Napoléon et l’événement Jazz in Marciac, pour que les amateurs aient plus facilement accès à l’information (programmation, plans d’accès, biographie des artistes, etc.).


Source: Bordeaux.fr – campagne d’affichage sur les quais et dans le centre-ville montant des codes 2D géants

Le prochain bus passe à quelle heure? La Régie autonome des transports parisiens (RATP) a installé, dans ses milliers de points d’arrêt, un flashcode permettant de connaître l’horaire des autobus qui desservent la station et le temps d’attente avant l’arrivée du prochain bus.

Enrichis de code-barres 2D, divers types d’imprimés (livres, magazines, journaux) entrent de plain-pied dans l’interactivité en permettant au lecteur de poursuivre sa lecture sur Internet, de visualiser un reportage vidéo, une bande-annonce ou une publicité plus élaborée, d’accéder à un comparateur de prix ou de télécharger un balado.

Tourisme Québec n’est pas en reste. Il intègre lui aussi un code-barres 2D à ses campagnes promotionnelles imprimées (affiches et journaux) destinées aux marchés américain et français pour permettre le visionnement de capsules vidéo.

La promotion ajoute donc une corde de plus à son arc avec ces codes-barres «intrigants»!

Sources:
– Bonnefon, Olivier. «Un Flashcode pour rester branché en permanence», Sudouest.fr, 22 juin 2010.
– Boulin, Jean-Luc. «Le tag 2D est-il mort ou bien vivant?» etourisme.info, 13 juin 2010.
– Carrel, F. «La route napoléon passe au «flashcode» et à l’internet pour la téléphonie mobile», 20minutes.fr, 30 juin 2010.
– Clifford, Stephanie. «From Print to Phone to Web. And a Sale?», New York Times, 10 janvier 2010.
– Croizet, Pierre. «Sarlat se fait flasher!», etourisme.info, 30 septembre 2009.
– Dublanchet, Ludovic. «Retour sur les codes 2D», etourisme.info, 29 janvier 2010.
– Dublanchet, Ludovic. «C’est le printemps, les flashcodes fleurissent», etourisme.info, 7 avril 2009.
– La Cavalière au manteau rouge
– Les éditions Le Vent qui vente
– Lyne, Marc. «What Is A QR Code And Why Do You Need One?», SearchEngineLand.com, 15 octobre 2009.
– Martineau, André. «Des villes revisitées par la BD», La Presse, 31 mai 2010.
– Ministère du Tourisme. «De grandes campagnes pour faire connaître le Québec sur le plan international», Totalement tourisme!, vol. 4, no 1, printemps-été 2010.
– Orange. «Une BD multimédia interactive, pour montrer la voie d’un tourisme retrouvé, entre culture et innovation», communiqué de presse, 4 juin 2010.
– Parole d’élus. «Les TIC au service des territoires – Tags: flashcode», textes multiples, Parolesdélus.com.
– Sviokla, John. «How Barcodes and Smartphones Will Rearchitect Information», blogue Harvard Business Review, 28 juin 2010.
– Ville de Bordeaux. «Cité digitale: des codes 2D dans la ville», bordeaux.fr.

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Gestion

L’économie sociale: au-delà des principes, des exemples concrets

Intimement liée au développement durable et à l’action collective, l’économie sociale est une avenue qu’empruntent résolument nombre d’entreprises touristiques québécoises. Les exemples de réussite et les cas prometteurs nous font voir l’économie sociale d’un tout autre œil, en plus de nous faire comprendre son importance dans le développement et la structuration de l’offre touristique.

Une toute nouvelle agence de voyages

L’agence Coopérative de solidarité en tourisme équitable (Coste) est issue de la concertation des gens de la région de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord, qui ont misé sur l’approche coopérative pour mieux coordonner leurs actions et établir une offre profitable pour les visiteurs et pour le milieu lui-même. Après trois années de démarchage, d’études et de diverses tournées sur le territoire, Coste a été créé en 2009 et regroupe à ce jour 70 membres. Cette agence s’est donné comme mission d’organiser et de commercialiser l’offre touristique de leur coin de pays en mettant en valeur les environnements naturel et humain, en faisant vivre aux voyageurs des expériences animées, dynamiques, authentiques et mémorables, tout en maximisant les retombées positives pour les communautés.

Cette initiative issue du milieu ouvre la voie à un modèle de développement collectif et de prise en charge par la population, en plus d’être une façon originale et respectueuse de faire découvrir un coin de pays unique, fort peu connu et encore difficilement accessible.

Des projets prometteurs

Le premier éco-hôtel-école au Canada verra le jour à Trois-Rivières grâce au fonds de développement Filaction, spécialisé en économie sociale. L’organisme Vire-Vert, qui chapeaute ce projet, souhaite être un modèle de développement durable, d’écoconstruction (selon les normes environnementales LEED or), d’écogestion et d’écocitoyenneté pour les installations hôtelières au Québec, et ainsi offrir un choix intéressant aux voyageurs soucieux de minimiser leur empreinte écologique.

L’Écol’Hôtel permettra de former en écogestion des étudiants en hôtellerie, en restauration et en tourisme, en plus de constituer un laboratoire de pratique pour les différentes institutions d’enseignement de la région dans diverses disciplines (marketing, logistique du transport, gestion des PME, massothérapie, graphisme, etc.). S’y ajoutent d’autres retombées positives dans la communauté, notamment au niveau de la création d’emplois et de la dynamisation des entreprises de la région (artistes, artisans, fermiers et agriculteurs biologiques, entreprises d’activités écotouristiques et autres) qui seront invitées à collaborer au projet. L’ouverture de cet hôtel quatre étoiles comportant une cinquantaine de chambres est prévue pour juin 2012.

Source: Oraprdnt.uqtr.uquebec.ca

Écoconstructions, écosolutions et écotourisme, voici le projet intégré de la Coopérative nature tourisme aventure connecté à la terre (CONTACT) à Saint-Elzéar, en Gaspésie. Ce laboratoire de développement durable est déterminé à changer le monde.

Bénéficiant d’un imposant réseau de chercheurs, cette coopérative s’affaire à développer des technologies pour bâtir une écocollectivité, à fabriquer des produits qui permettent de revaloriser l’industrie forestière pour finalement déployer le village du futur qui servira de vitrine à leurs multiples recherches et produits. Cet écovillage sera en fait un site de villégiature qui enseignera comment mener une vie écoresponsable et comment mieux vivre demain! Leur objectif est d’offrir un séjour d’apprentissage récréatif au cœur des solutions liées au développement durable. Allant de la chambre au chalet quatre étoiles, l’hébergement écologique et à la fine pointe de la technologie constituera aussi une activité en soi. L’ouverture de l’écovillage est prévue pour 2012.

On protège l’environnement tout en le rendant accessible

En 1979, des biologistes conscients des richesses des îles du Bas-Saint-Laurent décident de les protéger en fondant une corporation privée sans but lucratif, la Société Duvetnor ltée. En 1989, cette corporation décide d’ouvrir certaines des îles au public. Elle met en place une infrastructure d’accueil, crée des programmes de mise en valeur et d’interprétation, aménage des sites de camping, construit plusieurs maisonnettes, restaure un phare abandonné pour le convertir en une charmante auberge et achète des bateaux pour transporter les visiteurs. Aujourd’hui, la corporation est propriétaire de huit îles couvrant 1165 hectares et abritant d’importantes colonies d’oiseaux aquatiques.

Dans la Vallée-de-la-Gatineau, la Coop de solidarité de la Forêt de l’Aigle gère un territoire de 140 km2 et fait en sorte que la cohabitation entre les diverses fonctions forestière, faunique, récréotouristique et sociale s’exerce de façon harmonieuse. La Forêt de l’Aigle est devenue un complexe récréotouristique important. L’offre regroupe la chasse et la pêche, des activités récréatives (parcours aérien, canot, randonnée pédestre, ski de fond, raquette, traîneau à chiens, etc.) et divers types d’hébergement (chalets, refuges et campings).

Fondée en 2001, la Coop de solidarité du Cap Jaseux chapeaute le Parc Aventures Cap Jaseux. Résultat d’un maillage d’entreprises privées spécialisées en tourisme d’aventure, ces dernières souhaitaient mettre leurs forces et leurs expertises en commun et assurer le déploiement d’une offre touristique de taille: parcours entre les arbres, kayak de mer, voile, via ferrata, hébergement (sites de camping, cabines rustiques de bois rond et maisons dans les arbres) et restauration.

Une coopérative avec de grandes ambitions

La Coopérative de solidarité V.E.R.T.E. (Vision entrepreneuriale régionale touristique et environnementale) a bien l’intention de se positionner comme un acteur notable dans le développement socioéconomique de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Dans sa recherche d’une relève économique innovante dans plusieurs secteurs d’activité (hébergement, activités touristiques, transport collectif et écoresponsable, éducation populaire et développement durable), quatre grandes orientations guident leurs actions:

  • offrir une vitrine du développement durable;
  • soutenir et mettre en réseau l’entrepreneuriat régional;
  • valoriser l’économie sociale;
  • développer le secteur hôtelier et touristique.

La coopérative est propriétaire et gestionnaire de l’Auberge la Villa au pignon vert depuis septembre 2008. Elle assure aussi la gestion de l’Auberge de jeunesse de Saguenay – La maison Price, inaugurée le 8 juillet dernier. Entreprise satellite de la coop, OrganisAction offre un service de guide en tourisme de nature et forfaitisation. Les projets à venir ne manquent pas.

Une liste qui s’allonge…

Les exemples d’entreprises d’économie sociale sont nombreux et diversifiés: l’Auberge L’autre Jardin à Québec, le restaurant Le Robin des bois à Montréal, la Coopérative de solidarité récréotouristique du Mont Adstock dans la région Chaudière-Appalaches, le Musée du fromage cheddar à Saint-Prime au Lac-Saint-Jean, l’ASTROLab du Mont-Mégantic, le Club nautique de Carleton-sur-Mer, le Domaine Joly-de-Lotbinière, le Moulin seigneurial de Pointe-du-Lac à Trois-Rivières, la Véloroute des bleuets… sans oublier le rôle indispensable des nombreuses associations telles qu’Aventure Écotourisme Québec, la Fédération des pourvoiries du Québec, Vélo Québec, l’Association de l’agrotourisme et du tourisme gourmand du Québec et Camping Québec, pour ne nommer que celles-là.

Toutes contribuent de façon responsable à enrichir l’offre touristique québécoise.

Sources:

– Aventure Écotourisme Québec, Aventure-ecotourisme.qc.ca, consulté en août 2010.
– Association de l’Agrotourisme et du Tourisme Gourmand du Québec , Agricotours.qc.ca, consulté en août 2010.
– Camping Québec , Campingquebec.com, consulté en août 2010.
– Coop de solidarité de la Forêt de l’Aigle, Foretdelaigle.com, consulté en août 2010.
– Coop de solidarité du Cap Jaseux, Capjaseux.com, consulté en août 2010.
– Coopérative de solidarité en tourisme équitable, Voyagescoste.ca, consulté en août 2010.
– Coopérative de solidarité V.E.R.T.E., Coopverte.com, consulté en août 2010.
– Coopérative nature tourisme aventure connecté à la terre,Contactfutur.com, consulté en août 2010.
– Écol’Hôtel, Oraprdnt.uqtr.uquebec.ca, consulté en août 2010.
– Fédération des pourvoiries du Québec, Fpq.com, consulté en août 2010.
– Société Duvetnor ltée,  Duvetnor.com, consulté en août 2010.
– Vélo Québec, Velo.qc.ca, consulté en août 2010.

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Tourisme durable

L’économie sociale, un fort potentiel de développement

L’économie sociale? C’est une façon d’«entreprendre autrement». C’est une économie à «valeurs ajoutées», car elle vise autant l’atteinte de la rentabilité sociale qu’économique. On la côtoie au quotidien; elle améliore notre qualité de vie. C’est 7 000 entreprises au Québec, 125 000 emplois et un chiffre d’affaires de 17 milliards CAD, ce qui correspond à 6% du PIB québécois. C’est un modèle qui colle bien à la réalité de l’industrie touristique. Et on n’a pas fini d’en entendre parler!

Les pieds dans la marge

Sans entrer dans toutes les considérations sociales et politiques, certains qualifient l’économie sociale de voie parallèle à l’économie de marché. D’autres la voient comme une tentative de réforme du capitalisme, une remise en cause du système économique classique qui a connu plusieurs ratés récemment, de relais de l’État ou encore de levier de changement.

Un fait est certain: on assiste à la reconnaissance formelle de l’économie sociale, mais il reste encore beaucoup à faire pour assurer sa consolidation. Des recherches y sont consacrées afin de définir son rôle actuel et potentiel, l’importance des acteurs sociaux et leur contribution au mieux-être de la collectivité.

On n’est jamais mieux servi que par soi-même!

Alors que les pressions sociales obligent les entreprises à intégrer dans leurs pratiques économiques une gestion responsable et durable de leurs activités, ces notions sont l’essence même de l’économie sociale et figurent au cœur de ces organisations.

Ce type d’entreprise émane d’une mobilisation et d’une action collectives pour créer de l’emploi, soutenir le développement d’une région, répondre aux besoins d’une communauté, améliorer la qualité de vie et le bien-être de la population. Tout en incarnant les valeurs auxquelles elle croit, l’entreprise sociale s’acquitte d’une double mission: rentabilité économique et sociale. Des profits? Oui, mais des profits qui s’inscrivent dans une logique d’intérêt collectif, dans la conciliation de l’économie et des valeurs humaines. Ce modèle de développement est aussi fondé sur le fonctionnement démocratique et le véritable partenariat entre les acteurs, et sur l’autonomie de gestion par rapport à l’État (définition de l’économie sociale).

Modèles variés et secteurs diversifiés

Sans que nous le sachions, l’économie sociale fait partie de notre quotidien. Elle prend principalement la forme de coopératives, d’organismes à but non lucratif, d’organisations communautaires et bénévoles, de mutuelles et de fondations. Selon le Chantier de l’économie sociale, celle-ci est présente dans une vingtaine de secteurs d’activité économique (p. ex. agroalimentaire, commerce de détail, manufacturier, médias et communication, ressources naturelles, éducation, services aux entreprises).

Le commerce équitable, et du même souffle le tourisme équitable, s’imbriquent aussi dans l’économie sociale. Encore marginaux, certes! Mais qui aurait pensé à l’origine qu’ils connaîtraient une aussi forte croissance et qu’ils établiraient de nouvelles règles de commerce international en marge des canaux et des intermédiaires imposés par les voies normalisées?

Le tourisme y est fortement associé

En raison de la nature des services touristiques comme l’accueil, l’information, la promotion, la formation, l’accessibilité, la qualité des services, la préservation et la mise en valeur du patrimoine culturel et naturel, ce secteur est fortement associé à l’économie sociale. C’est sans compter l’implication des bénévoles et de la population dans les différents services offerts (p. ex. la tenue des événements et des festivals).

Dans le secteur des loisirs et du tourisme en économie sociale, on répertoriait, en juin 2010, 547 organismes répartis dans les domaines suivants: activités récréatives (267), centres de loisirs et sports (79), villégiature et hébergement (132), marinas (14), musées et patrimoine (116), agences de voyages (5) et autres (12).

Viable économiquement

Bien que l’on dénonce trop souvent le fait que l’économie sociale vive aux crochets de l’État, il faut souligner que l’entreprise privée récolte aussi sa part d’aide gouvernementale: subventions de démarrage, de développement, de recherche; subventions salariales et pour la formation; crédits d’impôt; financement à des conditions avantageuses; contrats provenant des gouvernements – l’industrie de l’asphaltage vit presque essentiellement de contrats gouvernementaux. En subventionnant l’entreprise d’économie sociale et en contractant des services avec elle (p. ex. les services de garde – CPE), l’État reconnaît ainsi la pertinence des entreprises collectives dans la structure socioéconomique et leur complémentarité par rapport à sa propre mission.
En général, ce type d’entreprise est rentable, gérée sainement, capable de concurrencer avantageusement le secteur privé avec des produits de qualité, souvent utilisatrice des technologies les plus performantes et implantée aussi bien à la ville qu’en milieu rural.

Apport positif à l’expansion de l’économie sociale, les différentes avenues de financement socialement responsable au Québec se chiffrent en milliards de dollars (lire aussi: Le financement socialement responsable, une avenue à explorer). De son côté, le Chantier d’économie sociale mettait sur pied, en 2006, la Fiducie du Chantier d’économie sociale. Cette fiducie est dotée d’un fonds de 59 millions de dollars et d’objectifs à long terme (15 ans). Depuis, le Chantier a investi une dizaine de millions de dollars pour aider les organismes aux prises avec un financement précaire et agir à titre de complément aux subventions et aux prêts à court ou à moyen terme.

Multiples retombées difficilement chiffrables

Un écueil à la reconnaissance de l’économie sociale: la difficulté à en chiffrer les multiples retombées (revitalisation de territoires, impacts environnementaux positifs, emploi de personnes en difficulté, offre d’un service à un coût abordable pour les personnes à faible revenu, etc.). En effet, les indicateurs économiques et comptables ne mesurent pas l’apport social, culturel et environnemental, tant positif que négatif, des diverses entreprises. Le défi: créer un système d’indicateurs qui comptabilisera ces retombées et où le système économique ne dénaturera pas le mandat des entreprises sociales et en facilitera le financement.

La croisée des chemins

Dans un contexte où le changement engendre de nouvelles avenues, où le lucratif flirte avec le social et vice versa, il y a place à des modèles pour repenser le développement d’une région, d’une activité, d’un secteur et une opportunité pour établir des partenariats entre entreprises de divers horizons.

Des exemples de réussite touristique en économie sociale? Il y en a une multitude. Nous vous en présenterons quelques-uns subséquemment.

Lire aussi:
Développer une région touristique de façon harmonieuse, c’est possible! (compte rendu de conférence)
La responsabilité sociale des entreprises, une affaire de crédibilité

Sources:
– Alliance de recherche universités-communautés en économie sociale (ARUC-ÉS) et Réseau québécois de recherche partenariale en économie sociale (RQRP-ÉS), Aruc-es.uqam.ca, consulté en août 2010.
– Bergeron, Maxime. «Entrepreneuriat social – En affaires pour changer le monde», La Presse Affaires, 25 août 2007.
– Bourdon, Marie-Claude. «Une autre économie est-elle possible?», Inter-Magazine, UQAM, vol. 7, no 1, printemps 2009.
– Bourque, Gilles L. et al. «Portrait de la finance socialement responsable (FSR) au Québec», faits saillants d’une recherche sur la finance socialement responsable au Québec, menée dans le cadre du chantier d’activités partenariales (CAP), Finance de l’Alliance de recherche universités-communautés en économie sociale (ARUC-ÉS), Aruces.uqam.ca, mai 2007.
– Chantier d’activités partenariales en Loisir et tourisme social de l’Alliance de recherche universités-communautés en économie sociale. «Utilité sociale du loisir associatif au Québec», Aruc-es.uqam.ca, octobre 2008.
– Chantier de l’économie sociale. «La définition, en chiffres, les secteurs d’activités», Chantier.qc.ca, novembre 2009.
– Chantier de l’économie sociale. «Une économie à valeurs ajoutées – Outil de sensibilisation à l’économie sociale», Chantier.qc.ca, septembre 2004.
– Drayton, Bill. «Finance’s Next Opportunity: Social Investing», blogue Harvard Business Review, Blogs.hbr.org, 2 mars 2010.
– Drayton, Bill et Valeria Budinich. «Get Ready To Be a Changemaker», blogue Harvard Business Review, Blogs.hbr.org, 2 février 2010.
– Économie sociale Québec, Economiesocialequebec.ca, consulté le 21 juin 2010.
– Favreau, Louis. «Qu’est-ce que l’économie sociale? Synthèse introductive», Laboratoire de recherche sur les pratiques et les politiques sociales (LAREPPS) et copublication avec la Chaire de recherche du Canada en développement des collectivités (CRDC), UQO, Cahiers du LAREPPS, no 05-16, École de travail social, Université du Québec à Montréal, Larepps.uqam.ca, juillet 2005.
– Huot, Geneviève. «Les entreprises d’économie sociale en loisir et tourisme social», synthèse du séminaire du 23 octobre 2001 sous la direction de Louis Jolin, Michel Nolin et Sonia Vaillancourt, Aruc-es.uqam.ca, avril 2002.
– Nadeau, Jean-Benoit. «Mes bonnes causes rentables», L’Actualité, 15 septembre 2009.
– Observatoire en économie sociale, en développement régional, en organisation communautaire et en développement international. «Les outils de soutien aux entreprises collectives créés par des organisations de développement», Uqo.ca, consulté en août 2010.
– Renault, Micheline. «Préparation et divulgation de l’information financière pour les organismes en loisir et tourisme social: redéfinir les pratiques actuelles», École des sciences de la gestion, Université du Québec à Montréal, Aruc-es.uqam.ca, mars 2004.
– Schéou, Bernard. «Du tourisme durable au tourisme équitable – Quelle éthique pour le tourisme de demain?», collection «Les métiers du tourisme», De Boeck, 2009.
– Vaillancourt, Yves. «L’économie sociale au Québec et au Canada: configurations historiques et enjeux actuels», Laboratoire de recherche sur les pratiques et les politiques sociales (LAREPPS) et copublication avec l’Alliance de recherche universités-communautés en économie sociale (ARUC-ÉS) et le Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES), Cahiers du LAREPPS, no 08-07, École de travail social, Université du Québec à Montréal, Larepps.uqam.ca, octobre 2008.
– Vaillancourt, Yves. «Six enjeux concernant l’économie sociale au Québec et au Canada», Thephilanthropist.ca, The Philanthropist 2010, vol. 23, no 1.