Catégories
Gestion

Clin d’œil – Quand on ne sait pas par où commencer…

… pour développer ou améliorer son offre touristique. Le Ministry of Tourism, Culture and Heritage de la Nouvelle-Écosse a mis en ligne plusieurs guides (en anglais) destinés aux divers intervenants touristiques – communautés et entreprises (événements, plein air, camping, restaurants, etc.) – pour les aider tant dans leur planification que dans leurs opérations et leur mise en marché.

Sources:
– Tourism Development Guides, Gov.ns.ca, consulté en juillet 2010.
– The Tourism Destination Area Kit,  Gov.ns.ca, consulté en juillet 2010.
– Visitor Information Kiosk Kits,  Gov.ns.ca, consulté en juillet 2010.

Catégories
Technologies

Comment participer à un salon qui se tient à Shanghai sans vous ruiner

Rien de plus facile à réaliser si ce salon est… virtuel! Obtenir une vitrine donnant accès à un plus grand public sur une plus longue période, simplifier la logistique et réduire les coûts, voilà ce que les salons virtuels proposent aux exposants et aux visiteurs du monde entier. Et le monde touristique entre de plain-pied dans cette réalité virtuelle. Les perspectives de développement dans ce domaine sont prometteuses. Bienvenue à ces rencontres du troisième type, une nouvelle manière de faire des affaires assis confortablement à son bureau!

Tôt ou tard, il fallait s’y attendre

Avec Internet et les avancées technologiques repoussant les limites de ce qui est réalisable, terminés la recherche d’un lieu et d’équipements adéquats, les conflits d’horaires et d’utilisation, l’espace physique restreint, le montage d’un kiosque, le matériel publicitaire à imprimer, l’accès à un nombre limité de visiteurs, les coûts et le temps de déplacement, le nombre de participants contingenté, le temps d’exposition condensé, les problèmes de logistique, les horaires rigides, les conséquences sur l’environnement… et l’achat d’une nouvelle tenue. Le salon virtuel ouvre ses halls d’exposition et fait fi de tous ces obstacles!

Évidemment, ce type de salon ne reproduit pas l’ambiance d’un centre d’expositions, ne suscite pas la dynamique des rencontres impromptues, ne remplace pas les échanges en face à face et ne stimule pas l’économie et le secteur touristique d’une région.

Un aperçu de la réalité de cette virtualité

Comme les centres d’expositions réels, le salon virtuel offre des espaces, des fonctionnalités et des services qui varient d’un site à l’autre. Le visuel s’apparente assez fidèlement à la réalité et la durée de l’exposition peut même aller jusqu’à la permanence.

L’exposant doit s’enregistrer sur le site Web du salon. Il choisit un kiosque parmi les modèles proposés et le personnalise par la suite. Il télécharge le matériel publicitaire de son choix: bannières, prospectus et vidéos en ligne, contenu audio, gamme de produits, etc. De l’aide technique est à sa disposition pour faciliter sa démarche. On a même prévu un avatar, qui invite les participants à consulter la documentation et à laisser leurs coordonnées. La technologie numérique sophistiquée permet une réelle interactivité en ligne entre exposants et visiteurs par le biais du clavardage, de la webcam, du courriel, du téléphone, ou même par audioconférence. Des outils permettent d’effectuer le suivi des activités de marketing.

Le visiteur, de son côté, s’inscrit en remplissant tout simplement un formulaire en ligne sur le site de l’exposition. Il reçoit par la suite un numéro d’utilisateur et un mot de passe, de même qu’un badge l’identifiant auprès des exposants. Il peut ainsi accéder, bien souvent sans frais, à l’exposition en ligne. Un grand hall lui donne accès aux différentes composantes du salon et à toutes ses fonctionnalités interactives: plan 3D du salon, programme des conférences, moteur de recherche, etc.

Source: http://www.on24.com

Jetez un coup d’œil à ces vidéos pour mieux visualiser le concept:  http://www.youtube.com/watch?v=xDKjSMFqlwQ (durée: 1 min. 53 sec.) et http://www.youtube.com/watch?v=fCNb0-pusN0 (durée: 1 min. 9 sec.).

Le tout est accompagné d’un plan de communication très étendu offert par le promoteur du centre virtuel. Certains salons offrent même des espaces de recrutement où l’on peut consulter des offres d’emploi et entrer directement en lien avec les départements de ressources humaines des différentes entreprises sur place.

Les foires touristiques virtuelles

Le palais des congrès virtuel Dynacoce (Dynamic Congress Center) a accueilli en janvier dernier le premier Salon virtuel du tourisme d’affaires et de l’événementiel  – SATAÉ. Résultat? Plus de 400 exposants de divers horizons et de 13 nationalités différentes (agences événementielles, parcs d’exposition, offices du tourisme, agences de presse, associations, etc.) se sont inscrits, 23 000 visiteurs uniques ont été recensés, 16 animations et spectacles ont eu lieu sur scène, neuf conférences portant sur des thèmes majeurs ont été prononcées. Le SATAÉ s’est installé de façon permanente au DYNACOCE en juin dernier, et le prochain rendez-vous est planifié pour octobre 2010.


Palais des congrès virtuel Dynacoce – source: http://www.satae.fr/illustrations.html


Hall d’exposition du palais des congrès virtuel Dynacoce – source: http://www.dynacoce.com

Même thématique au premier Salon 3D interactif du tourisme d’affaires et de l’événementiel qui s’est tenu à la même période, soit du 11 au 19 janvier 2010.

L’entreprise BusinessGlobal.com – The International Virtual Exhibition Centre – offre une plateforme pour la tenue d’expositions, de foires et de salons commerciaux en ligne, en plus d’en faire la promotion à l’échelle mondiale. Son exposition virtuelle Best of China, tenue en septembre 2009, a rassemblé 3 700 exposants et plus de 600 000 visiteurs uniques, provenant de plus de 180 pays.


Source: http://www.businessglobal.com/flash/exhibition.php?Eid=29

BusinessGlobal.com présente du 1er au 30 juin 2010 le GTTHE – 2010 Global Travel, Tourism & Hospitality Exhibition: exposants regroupés en deux sections, voyages et tourisme et hôtellerie, orateurs réputés, séminaires en ligne, forums interactifs. À la clôture de la version interactive du salon, l’exposition demeurera en ligne durant une période de six mois, ce qui permettra l’accès détaillé aux entreprises, à leurs brochures et à leurs produits, aux vidéos promotionnelles et à leur site Web. Les forums resteront aussi ouverts. Un autre salon touristique, l’International Wellness & Health Tourism, se déroulera sur le Web du 1er novembre 2010 au 31 janvier 2011.

Dans un autre registre, Eprofeel est un salon virtuel permanent plutôt statique. Il présente en fait un catalogue de plusieurs entreprises regroupées dans différents «halls» selon leur type d’activités. En cliquant sur un kiosque (stand), une page Web apparaît et les informations sont réparties sous divers onglets.

L’Association des hôteliers du Québec (AHQ) invitait récemment ses membres à visiter le salon virtuel www.afhrgolive.com, initié par l’Association des fournisseurs d’hôtels et restaurants (AFHR) et à surveiller son évolution.

Plusieurs entreprises se livrent une bataille sur le marché des salons virtuels (p. ex.: ON24, Xpofairs.com, Cybermax et Clever Zebra).

Rendez-vous dans un monde virtuel

Qu’on se le dise, les échanges se feront de plus en plus dans un monde virtuel (lire aussi: Les conférences virtuelles changeront-elles le visage du voyage d’affaires?) et d’autres grandes innovations technologiques bouleverseront le monde des affaires.

Peut-être que dans quelques années, on se demandera comment on pouvait subir autant de contraintes physiques et financières pour la tenue d’une exposition, tout comme on se demande aujourd’hui ce que l’on ferait sans Internet…

Sources:
– Association des hôteliers du Québec, «Salon virtuel des fournisseurs des hôtels, restaurants et institutions»,  Hoteliers-quebec.org, consulté le 3 juin 2010.
– BusinessGlobal.com, «The 2010 Global Travel, Tourism & Hospitality Exhibition», consulté le 3 juin 2010.
– BusinessGlobal.com. «Explore the Entire Health & Wellness Tourism Industry Online. International Wellness & Health Tourism 2010», consulté le 3 juin 2010.
– Croizet, Pierre. «Les salons sont morts, vive les salons virtuels?», Etourisme.info, 26 novembre 2009.
– Génération nouvelles technologies. «3D Live Meeting, premier salon 3D interactif dédié au tourisme d’affaires et à l’événementiel, ouvrira ses portes du 11 au 19 janvier 2010», Generation-nt.com, 16 décembre 2009.
– Karr, Douglas. «Social CRM Virtual Conference: No Travel, No Lines, Free Entry!», MarketingTechBlog.com, 28 octobre 2009.
– Poulin, Ginette. «Le 1er Salon virtuel du tourisme d’affaires vous attend», Hôtels Restaurants & Institutions, Hrimag.com, 8 décembre 2009.
– SATAÉ. «Le SATAÉ 1er SALON virtuel du Tourisme d’Affaires et de l’Événementiel», Satae.fr, numéro spécial décembre 2009.
– SATAÉ. «Édition permanente 2010 du Dynacoce», Satae.fr, consulté le 3 juin 2010.

Catégories
Marketing

Clin d’œil – Vous cherchez une promotion à offrir autre que le sempiternel petit déjeuner gratuit?

L’hôtel boutique Casa Velas à Puerto Vallarta au Mexique a décidé d’offrir gratuitement à ses clients un atelier portant sur les médias sociaux (Facebook, Twitter, YouTube et autres). Cette idée provient d’un sondage réalisé dans trois de leurs propriétés, où 70% des clients ont démontré leur intérêt afin d’apprendre comment partager des photos, des vidéos et leurs expériences de voyage avec leur entourage. Comme quoi il est possible de proposer une promotion originale alliant nouvelles tendances et créativité!

Source:
– Casa Velas Hotel Boutique. «Social Media Workshops Now Part of All-Inclusive Rate at Puerto Vallarta’s Casa Velas», Hotelcasavelas.com, communiqué de presse, 7 juin 2010.

Catégories
Ailleurs dans le monde Hébergement Produits et activités

Quand l’expérience culinaire ne suffit plus…

Est-ce qu’un simple repas dans un décor traditionnel est une espèce en voie de disparition? Le concept de divertissement devient-il plus important que ce qu’on sert dans l’assiette? Voici un panorama de restaurants qui ne se limitent pas à la gastronomie. Les journaux se plaisent à en parler; on les répertorie et les commente dans divers guides touristiques, blogues et autres. Dans ce créneau, les pays asiatiques, Japon en tête, détiennent la palme. Des expériences bien plus que culinaires qui ont de quoi piquer la curiosité du touriste!

Les thématiques sont à l’honneur

Une multitude de restaurants exploitent une thématique reflétée tant dans le décor que dans le menu et le service. Cette tendance ne signifie pas pour autant que les établissements négligent le contenu de l’assiette au profit de l’atmosphère.

À Beyrouth, au Liban, le Buns & Guns a opté pour le thème militaire. On y entend même un bruit d’hélicoptère en arrière plan, et la nourriture (de type restauration rapide) est emballée dans du papier camouflage. Au New Lucky Restautant d’Ahmadabad, en Inde, on se sustente parmi des cercueils tout ce qu’il y a de plus réel.

Certains poussent le thème jusqu’au personnel : la cuisine et le service du KinderKookKafe, à Amsterdam, sont assurés par des enfants; des robots évoluent sur le plancher du Robot Kitchen, à Hong Kong; des singes font office de serveurs au Kayabukiya Tavern d’Utsunomiya, au Japon. Sans oublier le Hobbit House de Manille, aux Philippines, qui embauche les plus petits serveurs au monde et dont la décoration rappelle le célèbre Seigneur des anneaux. Le Ninja, à New York, plonge quant à lui sa clientèle dans l’imaginaire de ces guerriers avec son décor de village féodal japonais composé d’un labyrinthe de 22 espaces différents.

L‘Observatory, à Johannesburg, en Afrique du Sud, jumelle astronomie et gastronomie, tandis que le Wizard of the Opera, à Tokyo, se donne des airs d’opéra. Le A380 In-Flight Kitchen, à Taipei, est une réplique de l’intérieur d’un avion. Les serveuses sont vêtues comme des agentes de bord, et on choisit la classe désirée: première, affaires ou économique.

À Miami, on troque ses chaussures pour des chaussettes et on s’installe sur d’énormes matelas et piles d’oreillers au B.E.D. (Beverage, Entertainment and Dining). Au dessert, on commande «Le ménage à trois».

Plusieurs restaurants plongent le client dans l’univers carcéral ou celui des gangsters. Mentionnons, entre autres, le Tommy Gun’s Garage de Chicago, où le client se retrouve dans les années de la prohibition et assiste même à une descente de police.

Les plaisirs sensuels sont à l’honneur au Hadaka Sushi d’Hollywood, en Californie. Dans la tradition japonaise du nyotaimori, un véritable corps humain est utilisé en guise d’assiette.

Le thème médical est très populaire. À Riga, en Lettonie, le concept du restaurant Hospitalis est le fruit d’une collaboration entre médecins, établissements médicaux, musée de l’histoire de la médecine et jeunes artistes de la génération montante. Préférez-vous la salle d’opération ou la pseudo morgue pour prendre votre repas? Des instruments chirurgicaux adaptés sont utilisés en guise d’ustensiles.

Source: http://www.hospitalis.lv/eng/parmums.php

Le Cannabalistic Sushi, à Tokyo, s’inspire aussi du nyotaimori, mais à ce restaurant, c’est le corps humain qui est comestible. Le client déguste la peau (sorte de pâte) et le sang (sauce). On découpe le corps à l’aide d’un scalpel et savoure les organes comestibles.

Des concepts de restos qui laissent pantois

Le restaurant itinérant Ghetto Gourmet s’est inspiré du concept des restaurants pirates. Tantôt dans une galerie d’art, tantôt dans un stationnement ou dans une maison privée, Ghetto Gourmet signale à sa clientèle par courriel les coordonnées de ses repas improvisés où musique, décor et divertissement accompagnent le menu quatre services. On compte maintenant plus de 350 événements tenus annuellement à travers les États-Unis.

L’agence de publicité Indie Amsterdam a permis à la chaîne de restauration américaine Domino’s Pizza de révolutionner la livraison traditionnelle (domicile et bureau) aux Pays-Bas. En installant des bornes «Dubbed Domino’s Delivery Point» (porte ornée du logo et munie d’une sonnerie) sur la plage et dans les parcs, ils ont fait d’une pierre deux coups : un point de rencontre pour la livraison et une plus grande visibilité de la marque.

Source: http://springwise.com/marketing_advertising/dominosdoors

La chaîne de restauration espagnole Fresc Co permet aux clients de perfectionner leur anglais dans deux de ses établissements à Barcelone, et ce, gratuitement. Le Language Lounge de Hambourg, en Allemagne, offre la même possibilité à sa clientèle, mais moyennant certains frais.

À Tokyo, les cat cafes sont populaires; on y sirote son thé en compagnie d’une multitude de chats de races différentes. Ceux qui cherchent une ambiance plus animée la trouveront dans l’un des restaurants de la chaîne américaine Dick’s Last Resort, où les employés se paient la tête des clients avec humour.

Dans les airs… grâce au concept belge Dinner in the sky, où une table est suspendue à une grue.

Source: http://www.dinnerinthesky.com/dits_dinner/index.php

Sous les mers… au restaurant du Conrad Maldives Rangali Island’s  ou au Red Sea Star à Eilat, en Israël.

Source: http://conradhotels1.hilton.com/en/ch/hotels/dining.do?ctyhocn=MLEHICI&id=DIN2

À San Francisco, Destination Dinners offre une variété d’expériences culinaires d’un peu partout à travers le monde : libanaises, mexicaines, thaïlandaises, coréennes… Épices, condiments, ingrédients secs, liste des aliments frais à acheter, recettes et instructions sont fournis, en plus d’anecdotes et de faits amusants sur la région d’origine du mets. Vaisselle, musique d’ambiance et autres sont aussi disponibles; le tout est expédié au client par la poste.

Source: http://springwise.com/food_beverage/destinationdinners

Dans la foulée de la télé-réalité et de l’Internet, voici la cuisine-réalité. Grâce à des caméras installées dans la cuisine du D’Amico Kitchen Osteria and Bar, on peut visionner ce qui s’y passe de 19 h 30 à 22 h sur le site damico-kitchen.com. De plus, le chef John Occhiato partage ses secrets culinaires en vidéo sur son blogue (blog.damico-kitchen.com).

Tous ces exemples sont la preuve que le domaine de la restauration emprunte résolument de nouvelles avenues et que les établissements, au-delà de développer de nouveaux concepts, deviennent bien souvent des attractions touristiques en soi.

Sources:
– «Craziest and Weirdest Restaurant Across the World», Crazy Junkyard.com, 21 mai 2009,
http://www.crazyjunkyard.com/craziest-and-weirdest-restaurant-across-the-world.
–  «The World’s Most Unusual Restaurants», WalletPop.com,
http://www.walletpop.com/specials/worlds-most-unusual-restaurants.
– «Roaming Restaurant», Springwise.com, 13 août 2006, http://springwise.com/food_beverage/roaming_restaurant.
– Askin, Dan. «The World’s Weirdest Restaurants », Independent Traveler, 19 février 2010,
http://www.independenttraveler.com/resources/article.cfm?AID=1024&category=43.
– Buchan, Noah. «Restaurants : A380 In-Flight Kitchen», TaipeiTimes.com, 20 février 2009,
http://www.taipeitimes.com/News/feat/archives/2009/02/20/2003436606.
– Chiang, Jim. «Recipe Kits Bring the World To the Dinner Table«, Springwise.com, 17 mars 2010,
http://springwise.com/food_beverage/destinationdinners.
– Dolnick, Sam. «Better Not Stiff Your Waiter in Indian Café», Seattle Times, 12 décembre 2007,
http://seattletimes.nwsource.com/html/nationworld/2004066677_gravecafe12.html.
– Elliott, Stuart. «If You Can’t Stand the Web Camera, Get Out of the Kitchen», NewYorkTimes.com, 7 décembre 2009, http://www.nytimes.com/2009/12/07/business/media/07adnewsletter1.html.
– Hanaoka, Mimi. «Customers Coo, Crawl Around Floor and Snap Photos at Increasingly Popular Cat Cafes», GlobalPost, 6 avril 2009, http://www.globalpost.com/dispatch/japan/090406/tokyos-cat-cafes.
– Haynie, Susanna. «A Being Space for Learning English», Springwise.com, 19 septembre 2008,
http://springwise.com/education/a_being_space_for_learning_eng.
– McRae, Judy. «Domino’s Delivers Pizzas To Doors on Beach & in Park», Springwise.com, 8 septembre 2009, http://springwise.com/marketing_advertising/dominosdoors.
– Michael, Kris. «Tokyo’s Theme Restaurants», Guardian.co.uk, 27 novembre 2008,
http://www.guardian.co.uk/travel/2008/nov/27/tokyo-theme-restaurants-japan-food.
– Pérez Prieto, Leticia. «Free English Lessons at Spanish Restaurant Chain»,Springwise.com, 12 mars 2010, http://springwise.com/education/frescco.
– Rafei, Raed. «Buns and Guns: Killer Burgers in Beirut», Los Angeles Times, 1er juillet 2008,
http://articles.latimes.com/2008/jul/01/world/fg-eatery1.
– Ryzik, Melena. «The Anti-Restaurants», NewYorkTimes.com, 26 août 2008, http://www.nytimes.com/2008/08/27/dining/27boar.html?_r=1.
– Steph. «15 of the Strangest Themed Restaurants: From Buns and Guns to Cannabalistic Sushi», WebUrbanist.com, 15 octobre 2008, http://weburbanist.com/2008/08/10/15-of-the-strangest-themed-restaurants-from-buns-and-guns-to-cannabalistic-sushi.
– Steph. «12 More Bizarre Theme Restaurants», WebUrbanist.com, 12 septembre 2008,
http://weburbanist.com/2009/08/09/12-more-bizarre-theme-restaurants.

Catégories
Faits et chiffres Ressources humaines

Saisonnalité, qualification, compétence et âge de la main-d’œuvre touristique québécoise

Au Québec, un peu plus de la moitié des emplois en tourisme sont des postes à temps plein et permanents. La plus grande proportion de ces emplois se trouve dans le secteur du transport. La main-d’œuvre touristique est plus faiblement scolarisée que la moyenne des industries, mais on dénote toutefois une croissance du niveau de scolarisation. Parmi la totalité des emplois en tourisme, 60% requièrent des compétences inférieures au niveau technique. Les jeunes de 15 à 24 ans constituent la tranche d’âge la plus importante de la main-d’œuvre (30%).

Les données suivantes proviennent du Diagnostic sectoriel de la main-d’œuvre en tourisme – Édition 2010, préparé par Zins Beauchesne et associés pour le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT).

La saisonnalité de l’emploi

D’entrée de jeu, voici un petit lexique des types d’emploi:

Dans l’industrie touristique, les emplois saisonniers comptent pour 29,1% des emplois, contre seulement 19% dans l’ensemble des industries. Le secteur des loisirs et du divertissement regroupe le plus haut taux d’emplois saisonniers (39,6%) et, à l’inverse, le transport le plus grand pourcentage d’emplois permanents (88,1%).

En tourisme, la proportion de postes à temps plein (66,4%) est très inférieure à l’ensemble des industries (81,5%). Cependant, le secteur du transport surpasse ces moyennes avec un taux de 90,9% de postes à temps plein. Dans tous les secteurs d’activité, on retrouve la plus grande proportion de postes à temps plein dans les emplois permanents et, plus les emplois sont saisonniers, plus le pourcentage de postes à temps plein diminue: 73,6% des postes à temps plein en tourisme sont des emplois permanents de 40 à 52 semaines, 52,8% des emplois saisonniers de 14 à 39 semaines et 37,4% des emplois saisonniers de moins de 14 semaines.

Environ la moitié des emplois de l’industrie touristique (52,2%) sont des postes à temps plein et permanents, contre un peu plus des deux tiers pour l’ensemble des industries (69,7%). Avec un taux de 82,2%, le secteur du transport surpasse largement la moyenne de tous les secteurs et industries confondus. L’emploi saisonnier et/ou à temps partiel dépasse la barre des 50% en restauration (55,1%) et dans les loisirs et le divertissement (54,9%).

La scolarité

La main-d’œuvre touristique est moins scolarisée que la moyenne provinciale: plus de la moitié (51,8%) des travailleurs n’ont aucun diplôme ou détiennent seulement un diplôme d’études secondaires, comparativement à 36% pour l’ensemble des industries. De même, 14,3% des travailleurs en tourisme possèdent un diplôme universitaire contre 26,1% pour l’ensemble de la main-d’œuvre québécoise.

Cependant, on constate la croissance du niveau de scolarisation des employés de l’industrie touristique. Depuis le Diagnostic sectoriel de 2004 (données de 2001), il y a eu une diminution importante de la tranche des non-diplômés et des diplômes d’études secondaires (-8,2%). Par ailleurs, on compte une augmentation des titulaires d’un diplôme d’études professionnelles (+3,2%), de même que des titulaires d’un diplôme d’études universitaires de niveau baccalauréat ou inférieur (+2,7%).

Avec la plus forte proportion de la main-d’œuvre détenant un diplôme d’études secondaires ou moins (62,4%) et le plus faible taux de diplômés universitaires (8,6%), la restauration représente le secteur le moins scolarisé. À l’autre bout du spectre, les services de voyages comptent le pourcentage le plus élevé de diplômés universitaires (31,3%) et le plus faible taux de diplômes d’études secondaires ou moins (27,3%).

Le niveau de compétence

Les emplois en tourisme requièrent un niveau de compétence inférieur à l’ensemble des industries:

  • 14,2% de personnel de gestion et professionnel contre 26,4%;
  • 25,6% de personnel technique contre 30,5%;
  • 60,2% de personnel intermédiaire et élémentaire contre 43,1%.

Par conséquent, le perfectionnement, la qualité du service et la progression des employés constituent des enjeux notables.

Les loisirs et le divertissement détiennent le plus haut taux de compétence de tous les secteurs d’activité, alors que 56% de ses postes sont des niveaux gestion, professionnel et technique. Le niveau professionnel est presque inexistant au sein de la restauration (0,4%) et de l’hébergement (1,5%). Le personnel de niveaux intermédiaire et élémentaire dépasse la barre des 60% dans trois des cinq secteurs d’activité (hébergement, 68,7% ; restauration, 62,7% et transport, 61,8%), tandis que les services de voyages se situent juste en deçà de ce taux (58,2%).

L’âge

La main-d’œuvre touristique est caractérisée par une forte proportion de jeunes de 15 à 24 ans (30,4%), et ces jeunes constituent 41,2% des travailleurs dans le secteur de la restauration. La mauvaise nouvelle: ce segment de la population diminuera d’environ 25% durant la période allant de 2005 à 2031.

Malgré le poids des jeunes au sein de l’industrie touristique, on observe aussi un vieillissement de la main-d’œuvre. De 1996 à 2006, la proportion d’employés de 55 ans et plus a augmenté de 50%, passant de 8,2% à 12,1%, tandis que celle des travailleurs de 25 à 34 ans a diminué de 23,2% à 18,8%. Le transport compte la plus forte proportion de travailleurs âgés, tous secteurs et industries confondus, avec 53,3% des 45 ans et plus. À la longue, cette situation posera des problèmes de relève, de perte d’expertise et de recrutement.

Source:
– Zins Beauchesne et associés. «Diagnostic sectoriel de la main-d’œuvre en tourisme – Édition 2010»,  préparé pour le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme, mars 2010.

Catégories
Marketing

Capsule – Pub et montagne, un vent d’air frais!

Un peu d’air frais de la montagne? Vous n’avez qu’à faire éclater ces bulles! Par sa campagne publicitaire Mountain degustation in the city, Braunwald Tourism invitait les urbains à venir profiter de l’air pur de son centre de villégiature en montagne, là où la circulation automobile est interdite. L’agence Wirz BBDO Network de Zurich en Suisse est l’auteur de cette publicité lancée en janvier 2010 dans les principales villes de la Suisse allemande.

Source: The Ads of the World

En 2008, pour réaliser une campagne publicitaire de Travel Alberta, la firme Venture Communications a transformé la station de métro Union à Toronto en véritable station de ski. Les usagers du transport en commun pouvaient s’évader dans les Rocheuses l’espace d’un moment et faisaient même corps avec la publicité.

Pub_montagne_image1

Sources: Travel Alberta, Venture Communications

Catégories
Faits et chiffres Ressources humaines

Topo de l’industrie touristique québécoise et de sa main-d’œuvre en chiffres et en graphiques

Des statistiques souvent recherchées, des chiffres situant son importance économique, des données évolutives… Les informations présentées et analysées dans le Diagnostic sectoriel de la main-d’œuvre en tourisme – Édition 2010 permettent de caractériser le secteur touristique, ses entreprises, ses emplois et sa main-d’œuvre. Cette étude a été préparée par Zins Beauchesne et associés pour le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT). En voici quelques extraits.

Répartition des entreprises selon les secteurs d’activité touristiques

L’industrie touristique québécoise compte 24 793 entreprises réparties dans cinq secteurs d’activité.

Note: Le secteur des services de voyages comprend les services de préparation de voyages et de réservation, de même que les événements et les congrès, car beaucoup d’emplois sont liés aux services de soutien (p. ex.: organisation de congrès, réservation des services terrestres, etc.).

Le graphique 2 compare les données du Diagnostic 2004 et celles du Diagnostic 2010 pour chaque secteur d’activité. La restauration a connu une croissance de 2,1% et, à l’inverse, les loisirs et le divertissement ont diminué de 1,6%.

Évolution du nombre d’entreprises

De 2004 à 2007, le nombre d’entreprises touristiques a diminué de 6,7%, et tous les secteurs d’activité ont connu une baisse de leur nombre d’entreprises – particulièrement marquée pour le secteur du transport (-13,6%) et des services de voyages (-10,5%). En dépit de la reprise en 2008 (hausse de 1,5%), aucun secteur d’activité n’a atteint le même nombre d’entreprises qu’en 2004.

Taille des entreprises en fonction du nombre d’employés

L’industrie touristique se caractérise par des entreprises de petite taille: 94,4% ont moins de 50 employés, dont 60,4% comptent moins de 10 employés.

Le secteur du transport regroupe à la fois la plus forte proportion d’entreprises comptant 100 employés et plus (3,7%) et de petites entreprises comptant moins de 10 employés (79,4%). Cette dernière situation peut s’expliquer en partie par la présence des taxis. L’hébergement (8,1%) et les loisirs et le divertissement (7,5%) représentent les secteurs ayant la plus forte proportion de grandes entreprises (50 employés ou plus).

Évolution de la taille des entreprises

On observe une augmentation de la taille des entreprises au fil des années. Comparativement au Diagnostic 2004, la part des entreprises comptant moins de 10 employés a fortement diminué (-13%) et celle des 10 à 49 employés s’est accrue (11%), ce qui semble indiquer une tendance vers la consolidation d’une partie de l’industrie touristique: croissance ou fermeture de petites entreprises ou encore regroupements.

Répartition géographique des entreprises

Près de la moitié des entreprises se situe dans les régions périphériques (46,2%).

Capitale-Nationale: Québec, Charlevoix.
Régions périphériques: Outaouais, Estrie, Laval, Laurentides, Lanaudière, Montérégie, Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches.
Régions ressources: Bas-Saint-Laurent, Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine, Côte-Nord (Manicouagan/Duplessis), Nord-du-Québec, Abitibi-Témiscamingue, Saguenay–Lac-Saint-Jean, Mauricie.

Répartition du nombre d’emplois selon les secteurs d’activité touristiques

En 2006, on comptait 352 285 emplois répartis dans cinq secteurs d’activité. Le secteur de la restauration s’emparait de la plus grande partie des emplois de l’industrie touristique québécoise avec 54%, pour un total de 190 055 emplois.

Évolution du nombre d’emplois

Le nombre d’emplois a augmenté de 10,3% depuis le Diagnostic 2004, passant de 319 470 à 352 285. Cette croissance s’observe dans tous les secteurs d’activité à l’exception du transport (-6%). Ce sont les secteurs des services de voyages et des loisirs et du divertissement qui ont connu la plus grande augmentation du nombre d’emplois, avec des hausses de 18%.

Répartition des entreprises et des emplois par secteur d’activité

La restauration occupe le premier rang avec 62,2% des entreprises et 53,9% des emplois. Malgré sa dernière place au chapitre du nombre d’entreprises (1 523), le secteur du transport se positionne au troisième rang en ce qui a trait au nombre d’emplois (47 390).

À venir…

D’autres statistiques seront présentées dans un texte subséquent (scolarité, niveau de compétence, saisonnalité des emplois, âge de la main-d’œuvre).

Source:
– Zins Beauchesne et associés. «Diagnostic sectoriel de la main-d’œuvre en tourisme – Édition 2010», préparé pour le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme, mars 2010.

Catégories
Ailleurs dans le monde Produits et activités

Clin d’œil – Campeurs, bienvenue dans ma cour!

Planter la tente derrière la maison, stationner le véhicule récréatif devant l’entrée du garage ou installer la roulotte à côté de la grange… moyennant une légère contribution. C’est ce que le site Web suédois SingleSpotCamping.com permet. Il répertorie les résidants qui offrent un coin de terrain pour accueillir les campeurs de passage et il coordonne les réservations. Les campeurs ont aussi l’occasion d’échanger avec leurs hôtes, par exemple en leur demandant de l’information sur les attraits de la région, en partageant un repas autour d’une table à pique-nique, en se joignant à une soirée arrosée sur la terrasse, en prenant un café au réveil ou tout simplement par des salutations cordiales.

Source: http://singlespotcamping.com

Catégories
Tourisme durable

La liberté de voyager vient avec des obligations…

Il n’est pas nécessaire de faire du bénévolat dans les communautés que l’on visite pour être un voyageur responsable et engagé. «Parler de tourisme responsable, c’est souhaiter que les acteurs impliqués dans le tourisme reconnaissent leur responsabilité», selon Bernard Schéou, professeur et chercheur dans le domaine du tourisme et du développement. À ce titre, le tourisme responsable concerne tant le producteur que le voyageur, et la sensibilisation de ce dernier fait partie du rôle de l’entreprise touristique qui se veut responsable. Pourquoi ne pas inciter le touriste à faire une différence positive en voyageant et à inverser la tendance qui veut que le tourisme soit polluant et exerce un effet négatif sur les populations locales?

Faut-il se priver de vacances pour épargner la planète?

Nous serons 1,6 milliard de voyageurs internationaux en 2020, selon les chiffres de l’Organisation mondiale du tourisme, et c’est sans compter les déplacements intérieurs. Oui, on souhaite réduire le CO2, mais il faut aussi que le touriste apprenne à voyager différemment. Même si l’on observe un fort courant qui tend à faire du touriste un voyageur responsable — diverses étiquettes en témoignent d’ailleurs: écotourisme, slow travel, volontourisme, tourisme équitable, tourisme solidaire, etc. —, il incombe à l’entreprise de sensibiliser ce dernier pour contrer les effets pervers du tourisme.

Le touriste «roi»

Les vacances plongent le voyageur dans un état d’évasion, de plaisir et de nonchalance qui influence son comportement. Loin de son quotidien, il peut être tenté de se croire libéré des réserves habituelles. Certains, souvent par ignorance, adoptent des comportements irrespectueux ou néfastes pour les lieux visités, les habitants et leur culture. D’autres s’imaginent même que leur statut de vacanciers leur permet de se comporter en rois et maîtres dans les lieux qu’ils visitent! Enfin, quelques-uns adoptent une attitude condescendante faisant état d’une supposée supériorité et du niveau de dépendance économique de la région à l’égard du tourisme.

Il serait peut-être bon de rappeler au voyageur qu’il est «en visite» et qu’il doit faire preuve de respect envers ses hôtes, leur environnement et leur culture.

Voyager, c’est une chaîne de responsabilités

Le rôle de l’entreprise ne se limite pas à expliquer au voyageur la logistique d’une prestation; il comprend aussi une dimension éducative. S’il est inutile de formuler une liste d’interdits et d’impératifs, il est toutefois souhaitable de lui faire prendre conscience des enjeux et des conséquences des pratiques touristiques et de la nécessité d’un comportement éthique dans le tourisme comme dans le quotidien.

On peut…

  • jouer sur un registre émotionnel pour susciter une prise de conscience;
  • illustrer au voyageur l’impact de ses actions à l’aide d’exemples frappants (p. ex. l’importance de réduire sa consommation d’eau car un touriste utilise 7 à 10 fois plus d’eau qu’un paysan local en a pour nourrir sa famille et cultiver son champ);
  • démontrer qu’il suffit bien souvent de petits gestes qui ne coûtent rien, qui n’enlèvent rien au confort et qui peuvent faire toute la différence dans les échanges;
  • expliquer la raison d’une surcharge (donner un salaire plus élevé aux employés, entretenir un parc, etc.).

On peut faire cette éducation de façon ludique sur son site Internet, sous forme d’un petit carnet agrémenté de bulles d’informations brèves, pertinentes et dynamiques, de suggestions d’autres voyageurs, d’échanges, de liens à consulter pour en savoir plus.

Préparer le touriste au voyage

Plusieurs voyageurs aimeraient bien participer au mouvement de responsabilisation que l’on observe dans le domaine du tourisme, mais ne savent pas trop de quelle façon le faire. Cela peut débuter par une simple question : Est-ce que je ferais cela chez moi?

Être un touriste responsable, c’est…

  • privilégier des entreprises responsables et ne pas hésiter à poser des questions pour vérifier leurs pratiques;
  • s’informer sur le pays visité pour connaître les us et coutumes des habitants, leur niveau de vie (salaire moyen et pouvoir d’achat pour aller au-delà de la valeur d’échange de notre monnaie, éviter l’affichage ostentatoire de richesse), comprendre leurs valeurs (connaître les codes vestimentaires) et respecter leur religion et leur culture;
  • compenser ses émissions polluantes, utiliser les transports en commun ou des modes de transport moins polluants et planifier son itinéraire en vue de réduire ses déplacements;
  • réduire sa consommation d’eau et d’électricité (climatisation, chauffage, éclairage, utilisation des serviettes, etc.), ne pas polluer, respecter la nature et les espèces menacées, respecter les restrictions émises, recycler, utiliser des piles rechargeables ainsi que des nettoyants et produits de soins corporels biodégradables et réduire son utilisation de plastique;
  • respecter les habitants (demander la permission avant de prendre des photos, ne pas faire preuve d’irritabilité, marchander de façon raisonnable, garder le sourire), être soucieux de la qualité de vie de la population locale, apprendre quelques mots dans la langue du pays;
  • privilégier les entreprises et les produits locaux (hôtels, restaurants, souvenirs, etc.);
  • connaître les critères de qualité, les normes de service, les formulations attendues, la politique de pourboire (distribuer des pourboires en fonction du niveau de vie de la population locale: ne pas en donner peut être considéré comme impoli; à l’inverse, en donner un peut choquer);
  • ne pas encourager la mendicité (argent, bonbons, etc.) et comprendre ses effets pervers, éviter le tourisme sexuel;
  • soutenir des projets de développement dans les pays visités.

Que l’on se rende en Outaouais, dans le Grand Nord québécois, en Europe ou dans un pays du Sud, voyager de façon responsable, c’est la responsabilité de tous les acteurs. Nous pouvons tous faire une différence positive!

Sources :
– Cerf, Marie-Thérèse. «Le Tourisme éthique: Réflexions sur le sens et les principes fondateurs du tourisme éthique, par Alain Etchegoyen», Portail Strabon, http://www.strabon.org/edito/article173.html.
– Euro RSCG Worldwide. «Trend Experts Reveal the Travel Industry’s Quiet Revolution», Hospitality Trends, 18 mars 2010, http://www.htrends.com/article44502.html.
– Kennedy, Doug. «Become a Green Traveler TODAY!», Hospitality Trends, 24 mars 2008,
http://www.htrends.com/article31720.html.
– Organisation mondiale du tourisme. «Global Code of Ethics for Tourism», http://www.unwto.org/ethics/index.php.
– Ruthazer, Alan. «The Color of Conservation: Tips for Going Green Online», Chief Marketer, 14 janvier 2008, http://chiefmarketer.com/green/green_web_site_0115.
– Schéou, Bernard. «Du tourisme durable au tourisme équitable: Quelle éthique pour le tourisme de demain?», coll. Les métiers du tourisme, éd. de boeck, 2009.
– SNAV. «Le livret vert: Tourisme responsable», http://www.snav.org/Snav/public?controller=fr.amadeuspro.fo.StandardContent&sectionID=HomePublic%23Etudes-et-publications%23livret-vert.
– United Nations Environment Programme. «Passeport vert: Holidays for a Living Planet», http://www.unep.fr/greenpassport.

Catégories
Ressources humaines

Le 9 à 5 et le cubicule, des espèces en voie de disparition!

C’est ce qu’affirme Tamara Erickson, spécialiste américaine en gestion des ressources humaines. Qualité de vie, épanouissement, télétravail, horaires flexibles, autonomie et outils 2.0 vont devenir le credo des employés; flexibilité, dynamisme et personnalisation, celui des employeurs. L’arrivée des générations Y et C sur le marché du travail, les avancées technologiques et la pénurie de main-d’œuvre commencent à générer une véritable révolution dans les milieux de travail. Vers quoi s’en va-t-on?

L’offre d’emploi faisant état du 9 à 5 et des deux traditionnelles semaines de vacances n’a rien de très cool! Ce type d’annonce a de quoi faire fuir les générations Y et C qui débarquent sur le marché du travail et qui en ont une conception bien différente. (Lire aussi : Qui sont ces C?) Ces jeunes jonglent avec les outils Web, le téléphone intelligent et les réseaux sociaux et ils évoluent bien souvent dans un environnement virtuel. Facebook? C’est leur façon «d’échanger leur carte d’affaires». Ils ont une autre façon d’appréhender le travail, de résoudre les problèmes, de faire des recherches, etc. Pas étonnant que leur venue bouscule le milieu du travail. Qualité de vie avant tout, carrière stimulante et plaisir définissent leur vision du travail. De plus, le travailleur détient un fort pouvoir de négociation en raison de la pénurie de main-d’œuvre qui est à nos portes.

Quels seront les impacts sur le milieu du travail?

À la recherche d’atomes crochus

Le travailleur souhaite œuvrer pour une entreprise dont les valeurs et la culture organisationnelle sont compatibles avec sa vision, ses valeurs, ses façons de concevoir le monde du travail dans lequel il veut évoluer. Par conséquent, l’entreprise requinque son image et présente non plus ses indicateurs de performance économique, mais plutôt ses indicateurs humains. Elle n’a qu’un court laps de temps pour démontrer au nouvel employé qu’il a fait le bon choix, sinon il ira ailleurs. Et surtout pas de frime, car l’entreprise sera vite dénoncée sur la place publique… sur le Web, évidemment.

Rémunération et avantages sociaux à la carte, s.v.p.

L’employé bâtit sa propre convention collective à partir d’un éventail de bénéfices. Il détermine selon ses priorités son horaire de travail, ses congés, son programme de perfectionnement, ses assurances collectives, son régime de retraite et autres. Il troque, par exemple, une portion de son salaire pour un régime d’assurance collective plus généreux ou pour des congés mobiles. Pour celui qui veut se perfectionner, l’entreprise paie les frais de scolarité et quelques journées rémunérées par cours, en plus de bonifier le salaire de l’employé une fois le diplôme obtenu.

Dans les coulisses, on remet en question les modes de rémunération basés sur la présence d’un employé dans un lieu donné selon une plage horaire fixe. On jongle aussi avec les concepts d’ancienneté, de salaire au mérite, de polyvalence des tâches.

Cheminement personnalisé

Les conditions de travail s’assouplissent pour permettre de concilier travail, famille et épanouissement personnel: flexibilité des horaires de travail, temps partiel, travail cyclique (p. ex. six mois de travail et deux mois de congé, ou encore une année sabbatique après quelques années de travail).

Les notions de hiérarchie, d’autorité et de contrôle s’estompent. La structure organisationnelle s’aplatit et l’approche collaborative et de soutien est privilégiée: mentor, accompagnateur (coach), rétroaction (feedback) pour développer le plein potentiel de l’employé… Les objectifs sont fixés sans toutefois qu’on dicte la façon d’y arriver. Les défis à relever et l’environnement de travail doivent être stimulants.

Les programmes de formation sont personnalisés en fonction du cheminement professionnel et personnel de chacun.

Terminées, les discussions autour de la machine à café

L’évolution des technologies (p. ex. vidéoconférence et réalité augmentée) ouvre les portes toutes grandes au télétravail et à l’environnement virtuel. Selon Statistique Canada, en 2008, au Québec, 250 000 travailleurs passaient au moins une journée de travail par semaine à domicile; au Canada, c’était 1,21 million. Au cours des cinq dernières années, la croissance moyenne par an du nombre de télétravailleurs au Canada a été de 20%. La lutte aux changements climatiques pourrait accentuer son développement.

L’utilisation d’un avatar dans un monde virtuel 3D pour échanger avec les collègues, recruter des employés, vendre aux clients, gérer des projets ou donner une formation est bien réelle. Plusieurs employés de grandes entreprises américaines (p. ex. Cisco, IBM, Accenture, Intel et Wells Fargo) le font déjà. C’est pratique, facile, moins coûteux, plus respectueux de l’environnement. Sans compter l’aspect ludique de la création d’un avatar, qui séduit les jeunes. Pour exercer la coordination de ce monde virtuel, on parle désormais de e-leadership.

Le crowdsourcing, qui consiste à faire appel sous un mode collaboratif ou individuel à la créativité, à l’intelligence, à la connaissance et au savoir-faire des internautes, pourrait quant à lui supplanter les formes traditionnelles du travail s’il devient une pratique courante. (Lire aussi: Le crowdsourcing, un phénomène émergent!)

Le recrutement, c’est sur le Web que ça se passe!

On crée un buzz pour annoncer ses offres d’emplois, on recrute sur les réseaux sociaux, on utilise la vidéoconférence pour une entrevue… La nouvelle génération se demandera, dans quelques années, pourquoi on utilisait le téléphone pour l’embauche d’un candidat.

Et avec le Web, la transparence s’exerce de part et d’autre: facile de connaître le salaire de notre collègue, de s’informer sur les candidats et sur les pratiques de l’entreprise, de publier son appréciation de son employeur. (Lire aussi: Soyez cool, mettez-vous en mode «cyber-recrutement)

Des équipes multicolores, multigénérationnelles et virtuelles

Il faudra faire cohabiter dans l’entreprise baby-boomers, X, Y, C et même certains seniors qui feront un retour sur le marché du travail. En plus de prendre en compte les différentes cultures des immigrants et de gérer à distance les employés qui feront du télétravail. Les «accommodements raisonnables» seront de mise pour faire en sorte qu’une telle diversité puisse interagir de façon harmonieuse.

À quoi pourrait ressembler le bureau de la génération Y en 2030?

À la suite d’une enquête réalisée auprès de 2 400 salariés provenant de 6 pays européens, le fabricant de mobilier de bureau Steelcase a imaginé quelques types d’espaces professionnels: atmosphères polysensorielles, naturelles et végétales pour humaniser la vie au travail; espace interactif high-tech permettant de s’immerger dans ses dossiers physiques et virtuels et proposant divertissement et relaxation en mode «off».

Des cas d’exceptions qui deviendront la norme?

On devrait s’empresser de réinventer les pratiques de gestion avant de réaliser qu’elles ne cadrent plus avec les besoins des travailleurs. Les entreprises qui s’y engageront auront une longueur d’avance sur la concurrence, attireront plus facilement les candidats et réussiront à les fidéliser.

Si on veut que les employés soient productifs, qu’ils progressent et qu’ils innovent, il est préférable d’établir une nouvelle relation avec eux, basée sur la confiance, l’engagement et la collaboration, et de trouver des façons de les motiver plutôt que de les contrôler.

Maintes fois citées, les conditions de travail des employés de Google font saliver les jeunes qui entrent sur le marché du travail. Et avec la pénurie de main-d’œuvre, les employés seront en position de dicter leurs conditions. Assistera-t-on à une surenchère des conditions de travail pour séduire les candidats et «débaucher» les employés des compétiteurs?

Sources:
– Brunelle, Éric. «E-leadership : L’art de gérer les distances psychologiques», Gestion, vol. 34, no 2, été 2009.
– Cousineau, Marie-Ève. «Bye-bye gros salaires», L’Actualité, janvier 2010.
– Musnik, Isabelle. «Dans quel type de bureaux la génération Y travaillera-t-elle en 2030?», 15 juillet 2009. http://www.influencia.net/fr/archives/innovations.html?actu_id=243
– Simard, Stéphane. «Rémunération à la carte», Générateur d’engagement, vol 3.9, 24 février 2010. http://www.connexiony.com
– Reeves, Byron et Leighton Read. «Avatars in the Workplace», blogue Harvard Business Review, 21 janvier 2010. http://blogs.hbr.org/cs/2010/01/avatars_at_work.html
– Roy, Réjean. «Après le Web 2.0, la gestion 2.0», Réseau Cefrio, vol. 7, no 1, octobre 2009.
– Roy, Réjean. «Une question de stratégie», Réseau Cefrio, vol. 7, no 1, octobre 2009.
– Tapscott, Don. «How to Hire the Net Generation», BusinessWeek.com, 22 novembre 2008.
http://www.businessweek.com/technology/content/nov2008/tc20081121_828725.htm