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Faits et chiffres Marchés géographiques

Sondage auprès des Québécois: comportements de vacances au Québec

Dans le cadre d’un partenariat avec Créneau d’excellence, Tourisme de villégiature quatre saisons (région des Laurentides), le Réseau de veille en tourisme a mené une enquête auprès de la population québécoise afin de connaître ses plus récentes habitudes en matière de voyages au Québec. On y apprend notamment que les Québécois considèrent comme extrêmement important de trouver des produits locaux dans les restaurants visités. On constate aussi que le taux d’utilisation d’Internet pour les voyageurs ayant opté pour un gîte atteint 83%, alors qu’il n’est que de 36% pour ceux ayant choisi le camping.

Méthodologie du sondage

Le sondage téléphonique a été réalisé par la firme Écho Sondage auprès de 600 Québécois du 4 novembre au 5 décembre 2010. Pour se qualifier, le répondant devait répondre positivement à la question suivante: «Au cours des douze derniers mois, avez-vous effectué un séjour d’au moins une nuit à l’extérieur de votre domicile au Québec? Les séjours ou fins de semaine au chalet sont inclus, les voyages d’affaires exclus.»

Compte tenu de l’objectif du sondage, la proportion des gens dont le dernier voyage a été effectué dans les Laurentides est légèrement surreprésentée. Ce constat s’applique pour l’ensemble des statistiques traitées dans cette analyse. Par ailleurs, en raison de leur marge d’erreur élevée, certains croisements statistiques ne doivent être considérés qu’à titre indicatif.

Caractéristiques du dernier voyage

Environ 38% des séjours d’agrément d’une nuit et plus au Québec sont effectués par des Québécois voyageant en couple (graphique 1). Les voyages en famille représentent le deuxième segment en importance, avec 31%.

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Parmi les Québécois qui voyagent en famille:

  • 33% ont des enfants de moins de 6 ans;
  • 31% ont des enfants âgés de 6 à 9 ans;
  • 31% ont des enfants âgés de 10 à 13 ans;
  • 23% ont des enfants âgés de 14 à 17 ans;
  • 18% ont des enfants de 18 ans et plus.

Même si les séjours à l’hôtel, au motel ou à l’auberge demeurent les plus populaires, ils ne sont plus les choix majoritaires (45%) pour l’ensemble des Québécois (graphique 2). Le phénomène des résidences secondaires joue un rôle important, particulièrement auprès des ménages disposant d’un revenu annuel inférieur à 40 000$. Qu’ils soient propriétaires ou non, 45% d’entre eux ont opté pour ce type d’hébergement lors de leur dernier séjour touristique au Québec. Les chalets ou les condos loués génèrent aussi une activité non négligeable (15%). Quant au camping, c’est aux ménages ayant un revenu situé entre 40 000$ et 59 999$ qu’il plaît le plus (10%).

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Près du tiers (34%) des voyages des Québécois sont d’une durée de deux nuitées (graphique 3). C’est en camping que le séjour moyen est le plus long: cinq nuits et plus en moyenne dans 46% des cas. À l’opposé, 62% des périples incluant un gîte ou un bed and breakfast ne comprenaient qu’une ou deux nuitées.

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En moyenne, les Québécois ont alloué 468$ pour leur dernier voyage au Québec (graphique 4). Ces dépenses comprennent le transport, l’hébergement, la nourriture, les restaurants, les activités et autres achats divers. Évidemment, les personnes dont le revenu annuel du ménage est de 100 000$ et plus ont dépensé davantage (619$). On remarque aussi une grande différence entre la clientèle qui loue un chalet ou un condo (566$) et celle qui opte pour une résidence secondaire (184$).

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Comportements de planification et de réservation

Lorsqu’on a interrogé les répondants du sondage à propos des sources d’information qu’ils ont consultées pour s’inspirer et planifier leur dernier séjour, c’est Internet qui s’est imposé comme la référence pour la majorité (56%). Toutefois, le taux d’utilisation diffère beaucoup selon le mode d’hébergement choisi par les voyageurs:

  • 60% pour l’hôtel, le motel ou l’auberge;
  • 83% pour le gîte et le bed and breakfast;
  • 60% pour le chalet ou le condo loué;
  • 10,5% pour la résidence secondaire;
  • 36% pour le camping.

Les moteurs de recherche tels que Google sont les types de sites Web les plus consultés (33%) par les Québécois lorsqu’ils préparent leur voyage (graphique 5). On remarque que le groupe des 35-44 ans est plus porté que les autres à se fier au site BonjourQuebec.com (26%). Quant aux plus jeunes (18-34 ans), ils semblent moins structurés, plus spontanés dans leur planification; ils préfèrent les moteurs de recherche généraux dans une proportion de 44% (seulement 20% pour le groupe des 55 ans et plus).

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Globalement, 32% des Québécois ont effectué une réservation en ligne pour leur dernier séjour. Parmi eux, 97% l’ont fait auprès d’un établissement d’hébergement et 13% auprès d’un restaurant. Les femmes sont plus portées à acheter en ligne (36,5%) que les hommes (26,8%). Le taux de réservation est également supérieur (40%) du côté des voyageurs plus aisés (graphique 6).

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Voici quelques autres constats à propos des choix liés à la réservation du séjour.

  • Moins d’un séjour sur cinq fait partie d’un forfait (18,7%). Cette proportion grimpe toutefois à 25% lorsque le séjour comprend un hôtel, un motel, une auberge, un gîte ou un bed and breakfast.
  • Environ 10% des gens ont choisi leur région de destination en raison d’une promotion ou de tarifs spéciaux (12,5% pour les visiteurs en provenance de la grande région de Montréal, et 6,7% pour les autres).
  • Le segment des 35-44 ans (13,1%) de même que les personnes voyageant en groupe ou avec des amis (19,3%) sont les voyageurs qui sont les plus influencés par les promotions, alors que les ménages plus aisés le sont moins (6,3%).

Expériences recherchées et utilisation de la technologie

Environ 9% des voyageurs ont emprunté un circuit touristique ou une route thématique. La majorité d’entre eux (72%) ont affirmé que ce circuit leur a permis de découvrir de nouveaux endroits dans la région visitée. Les voyageurs ont signifié leur niveau d’intérêt, sur une échelle de 1 à 10, pour diverses expériences touristiques (graphique 7). Les thèmes de la découverte de la nature (8,2), de l’expérience gourmande (7,5) et de la culture et du patrimoine (7,4) ont globalement reçu les meilleures appréciations. Les sports et les activités de plein air de même que la santé et le mieux-être se démarquent auprès des jeunes.

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On constate également que le désir de trouver des produits locaux et régionaux dans les restaurants à destination est très fort. Les deux tiers des voyageurs jugent cet aspect très important alors que seulement 8% y accordent peu ou pas du tout d’importance (graphique 8).

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Finalement, voici quelques habitudes liées à l’utilisation de la technologie par les Québécois pendant leur dernier séjour au Québec:

  • 19% ont utilisé un GPS pour trouver une entreprise touristique, 32% parmi les campeurs;
  • 4% ont utilisé un téléphone intelligent à des fins touristiques; 9% des ménages ayant des revenus de 100 000 $ et plus;
  • 17% ont demandé de l’information dans un bureau d’information touristique.

Source:

– Sondage téléphonique effectué pour Créneau d’excellence, Tourisme de villégiature quatre saisons et le Réseau de veille en tourisme durant la période comprise entre le 4 novembre et le 5 décembre 2010 par la firme Écho Sondage.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

L’hiver et les touristes québécois: portrait de famille

Les Québécois entretiennent une relation de type amour-haine avec l’hiver, c’est bien connu. Quoi qu’il en soit, ils représentent plus de 80% des visites touristiques au Québec lors du 1er trimestre (de janvier à mars). Lorsqu’on inclut les résidents des autres provinces canadiennes, 93% de la demande touristique hivernale au Québec est domestique. Voici un portrait des Québécois et quelques données concernant l’ensemble des Canadiens en voyage au Québec pendant la saison froide.

D’abord, précisons que les données présentées dans cette analyse incluent les touristes – donc ceux qui séjournent au moins une nuitée – en voyage d’agrément, qui visitent des parents ou des amis, qui se déplacent pour affaires ou pour tout autre motif.

Le premier trimestre 2010 affiche une baisse de 14% par rapport à la même période en 2009, soit près de 4,3 millions de touristes canadiens. Il s’agit, à peu de choses près, d’un retour à la performance de 2008 (graphique 1). L’année 2009 avait haussé la barre en enregistrant près de 5 millions de visites touristiques. Les fortes variations du premier trimestre ne se reflètent pas dans les résultats annuels, du moins pas dans le cas des années observées ici. En effet, pour 2007, 2008 et 2009 – les données pour l’ensemble de l’année 2010 ne sont pas disponibles pour le moment –, les fluctuations se situent entre -1% et 1%.

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L’hiver, de décembre à mars

Pour la suite de cette analyse, nous traiterons de l’hiver 2009-2010, soit de décembre 2009 à mars 2010 inclusivement. En intégrant la période des vacances de Noël, on obtient un portrait hivernal plus complet.

Au Québec, en hiver, les touristes d’autres provinces canadiennes viennent, pour la plupart, de l’Ontario (86%), pour le plaisir (45%) ou pour visiter des parents ou des amis (41%). Ils séjournent principalement chez ces derniers (55%), pour une durée de 3 nuits ou moins (70%). Les trois quarts utilisent leur voiture et sont entre adultes seulement. Les Canadiens hors Québec représentent 28% des dépenses de l’ensemble des touristes canadiens au Québec.

D’où viennent les touristes québécois et où vont-ils?

La répartition de la provenance de la clientèle québécoise demeure sensiblement la même en hiver que pendant toute l’année. La région métropolitaine de Montréal, le principal marché émetteur, représente 44% de la demande québécoise en hiver (contre 43% pour l’année), suivie de la région métropolitaine de Québec avec 14% (12% pour l’année) (graphique 2).

Soulignons aussi que les touristes québécois d’hiver sont un peu plus scolarisés: les deux tiers ont réalisé des études collégiales ou plus, et cette proportion est de 62% pour la clientèle québécoise annuelle. De plus, ils sont plus aisés financièrement: 26% des ménages gagnent 100 000$ et plus par année contre 21% dans le cas de la demande annuelle.

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Comme l’illustre le graphique 3, les régions les plus visitées par les Québécois à l’hiver 2009-2010 sont Québec, la Montérégie, Chaudière-Appalaches, les Cantons-de-l’Est, les Laurentides et Montréal. Par ailleurs, Chaudière-Appalaches et la Montérégie semblent attirer une plus forte proportion de touristes québécois à l’hiver que tout le long de l’année. C’est aussi le cas de la Mauricie, de Lanaudière, de l’Outaouais et de Québec, du moins légèrement dans certains cas.

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Visiter la parenté et les amis

La période des Fêtes incite les Québécois à se déplacer beaucoup, surtout pour la visite de parents et d’amis comme en fait foi le graphique 4, ce qui pourrait expliquer la surreprésentation des régions limitrophes aux grands centres tels que Chaudière-Appalaches et la Montérégie. En effet, sur une base annuelle, la visite de parents et d’amis représente un peu plus de la moitié des voyages touristiques (52%) des Québécois alors qu’en hiver, cette proportion est de 67%. Les parents et les amis proposent aussi des lieux très accueillants, puisque 68% des touristes en hiver y séjournent (graphique 5) comparativement à 55% pour l’année 2009.

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Le graphique 6 présente les principales activités pratiquées par les touristes québécois en hiver. Parmi les voyageurs qui ont précisé avoir fait des activités, l’excursion est la grande favorite, suivie du ski alpin ou de la planche à neige et de l’observation de la faune. Près de 1,4 million de touristes québécois ont mentionné avoir pratiqué d’«autres activités».

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Le tableau 1 présente quelques indicateurs concernant les séjours des Québécois en hiver. La durée moyenne de séjour est un peu plus courte en hiver et les dépenses moyennes plus faibles que sur l’ensemble de l’année. Ce constat n’est pas surprenant, puisque les grandes vacances se prennent habituellement en été. Par contre, la dépense moyenne quotidienne est plus élevée pendant les séjours hivernaux, malgré la forte proportion d’hébergement chez des parents et amis.

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Frileux, les Québécois?

On accuse souvent les Québécois de subir l’hiver au lieu d’en profiter, de choisir le cocooning plutôt que de s’habiller chaudement et de faire comme les peuples scandinaves qui apprécient davantage le froid et la neige. On assiste pourtant, depuis quelques années, à l’émergence d’événements hivernaux urbains comme l’lgloofest de Montréal ou le Redbull Crashed Ice de Québec, qui remportent beaucoup de succès. La prolifération des spas nordiques et l’engouement pour la raquette favorisent aussi les sorties. Créons les occasions pour développer une culture de l’hiver et inciter ainsi les gens à multiplier les sorties et les séjours au Québec pendant cette saison.

Sources:

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», 2006 à 2010.

– Tourisme Québec. «Le tourisme au Québec en bref», 2006 à 2009.

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Faits et chiffres Produits et activités

Portrait du tourisme hivernal au Québec

Le Québec et l’hiver, voilà deux termes indissociables. Environ 20% des visites touristiques se déroulent pendant le 1er trimestre de l’année, soit de janvier à mars, comparativement à 36% pour le trimestre d’été, soit de juillet à septembre. Pendant la saison froide, près de 4 voyageurs sur 10 en provenance d’outre-mer sont français. Que font les touristes au Québec en hiver? Où vont-ils? Sont-ils plus ou moins nombreux qu’avant? Voici un tour d’horizon de la fréquentation touristique au Québec en hiver.

Une performance en dents de scie

D’abord, précisons que toutes les données présentées dans cette analyse incluent l’ensemble des touristes – donc tous ceux qui séjournent au moins une nuitée – en voyage d’agrément, qui visitent des parents ou des amis, qui se déplacent pour affaires ou pour tout autre motif.

Lors du premier trimestre de 2009, le Québec a accueilli 5,3 millions de touristes, une hausse de 13% par rapport au premier trimestre de 2008, alors qu’il a enregistré une baisse de 8% pour l’année dans son ensemble. Globalement, depuis 2006, le 1er trimestre affiche une meilleure performance (+10%) que l’année complète (-2,8%) (graphiques 1 et 2). La crise économique a battu son plein durant l’année 2009 et a probablement touché davantage les vacances estivales, le reste de l’année ainsi que le début de 2010. Les résultats du 1er trimestre de 2010 indiquent d’ailleurs une mauvaise performance avec un retour aux résultats de 2008 (baisse de 13%).

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D’où viennent les touristes en hiver?

Une très grande part des touristes en hiver proviennent du Québec (graphique 3), encore plus que sur l’ensemble de l’année (79%). Bien que les touristes américains ne représentent que 5% et ceux d’outre-mer seulement 2% du volume de visiteurs au 1er trimestre, leurs dépenses totalisent 26% des revenus touristiques (graphique 4).

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Les touristes américains qui visitent le Québec de janvier à mars viennent principalement des États de New York (21%), du Massachusetts (12%) et, à raison de 7% chacun, du Maine, du Vermont et du New Jersey (graphique 5). La répartition annuelle s’avère relativement similaire, sauf peut-être pour le Maine qui ne compte que pour 4% des touristes américains au Québec en 2009. Lorsqu’on isole le marché d’agrément au 1er trimestre, on observe une plus grande part encore qui vient des États de New York (28%), du Maine (12%) et du New Jersey (10%).

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Comme on peut l’observer dans le graphique 6, parmi les touristes d’outre-mer, ce sont les Français qui constituent la plus grande part (38%) des voyageurs d’hiver au Québec. Sur une base annuelle, cette proportion est de 30%. En hiver, les touristes du Royaume-Uni (9%) puis ceux de l’Allemagne (5%) suivent les Français de loin.

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Pour des raisons méthodologiques et afin de mieux connaître les touristes québécois et canadiens, nous étudierons leur profil dans une autre analyse. Pour l’instant, concentrons-nous sur le comportement des touristes d’hiver internationaux, soit les voyageurs américains et ceux provenant d’outre-mer. Étant donné qu’il s’agit d’un petit échantillon, ces données sont présentées à titre indicatif et doivent être considérées avec la plus grande réserve.

Pour le plaisir et la visite de parents et d’amis

Les voyageurs américains en hiver viennent d’abord au Québec pour le plaisir (56%) ou pour affaires (21%). Les touristes d’outre-mer se déplacent aussi en grande partie pour faire un voyage d’agrément (36%), mais également pour visiter des parents ou des amis (35%) (graphique 7).

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En ville et dans les Laurentides

Trois régions sont manifestement plus fréquentées au premier trimestre, les mêmes que pendant toute l’année, soit Montréal, Québec et les Laurentides (graphique 8). Bien qu’il s’agisse souvent de la porte d’entrée, Montréal est toutefois moins visitée en hiver (50%) que sur l’ensemble de l’année (61%). Le même constat s’applique pour la région de Québec avec 26% des visites touristiques internationales au 1er trimestre contre 37% pour toute l’année 2009. Or, les Laurentides accueillent une proportion beaucoup plus élevée de touristes internationaux en hiver (14%) que durant l’année entière (7%).

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Des séjours urbains et du plein air

Les principales activités pratiquées (graphique 9) par les touristes américains au premier trimestre reflètent bien les trois régions de prédilection. En effet, les activités urbaines telles que le magasinage (Fait des achats: 54%), les visites touristiques (42%) et les sorties dans les bars (31%) figurent en tête de liste. La participation à des activités sportives ou de plein air, la visite de parents ou d’amis, de sites historiques et le ski ou la planche à neige font aussi partie des activités les plus couramment citées.

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Les touristes d’outre-mer sont encore plus friands de magasinage (86%) que les touristes américains lors de leur séjour en hiver (graphique 9). En matière de popularité suivent la visite de parents ou d’amis (67%), les visites touristiques (57%), la participation à des activités sportives ou de plein air (41%) et la visite d’un site historique (39%). Par ailleurs, 33% des visiteurs d’outre-mer ont mentionné avoir visité un parc naturel, national ou provincial.

À l’hôtel et chez des amis

Alors que les touristes en provenance des États-Unis démontrent une nette préférence pour l’hôtellerie (graphique 10), ceux d’outre-mer adoptent aussi bien l’hôtel (34%) que la résidence de parents ou d’amis (36%). Sur une base annuelle, cette dernière proportion est plutôt de 26%. Outre les liens d’amitié et de parenté qu’ont les touristes d’outre-mer avec des Québécois, la durée de séjour pourrait également expliquer leur intérêt pour de l’hébergement chez des connaissances. En effet, alors qu’une majorité d’Américains (59%) séjournent moins de 4 nuitées, plus de la moitié (58%) des autres voyageurs internationaux restent au Québec pour au moins 7 nuitées lors d’un voyage en hiver (graphique 11).

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Quelle image le Québec hivernal reflète-t-il? L’offre touristique proposée est-elle suffisamment attrayante et livre-t-elle la marchandise? Peut-on faire mieux? Quel positionnement adopter? Les défis sont nombreux.

Dans une prochaine analyse, ce sont les touristes québécois au Québec en hiver qui seront scrutés à la loupe.

Source:

– Renaud, Carl. «Le tourisme peut sauver les stations de ski», Argent, 21 janvier 2011.

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», 2006 à 2010.

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyageurs internationaux», 2006 à 2010.

– Tourisme Québec. «Le tourisme au Québec en bref », 2006 à 2009.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Le Brésil, un marché à prendre au sérieux

Environ 20 millions de Brésiliens appartiennent à la classe moyenne aisée ou à celle des riches. Le Canada figure au quatrième rang des destinations de rêve sur ce marché. Même s’il n’offre aucun vol direct en provenance du Brésil, le Québec présente tout de même des résultats encourageants. À l’occasion de la conférence TTRA-Canada 2010, Donna Green, TNS Canadian Facts, a exposé les principaux résultats de l’enquête sur le marché brésilien.

L’enquête de TNS inclut des groupes de discussion et un sondage, réalisé à l’automne 2009 auprès de 2466 Brésiliens ayant déjà effectué un voyage d’outre-mer ou ayant l’intention d’en faire un prochainement.

Pourquoi s’intéresser à ce marché?

L’économie du Brésil a assez bien résisté à la crise économique et croît à un rythme de plus de 5% annuellement. D’ici 2025, on s’attend à ce que le PIB du pays se classe cinquième au monde et surpasse même ceux de la France et du Royaume-Uni. La ville de São Paulo deviendrait alors la cinquième ville mondiale en ce qui a trait à la richesse. Il y a trois ans, nous avions dressé un premier portrait de ce marché en émergence (lire aussi: Le marché brésilien: une puissance montante).

La taille actuelle du marché des voyageurs internationaux est de 2,8 millions de voyages avec vols long-courriers, dont environ 30% vers les États-Unis. On note une augmentation de 14% du volume de voyages avec vols long-courriers hors Amérique du Sud de 2007 à 2009. Depuis 2001, le nombre de visiteurs brésiliens au Canada augmente annuellement de 9%, sauf pour l’année 2009 qui affiche une baisse de 14%, pour un total de 62 000 visiteurs. Plus de 74% d’entre eux entrent au pays par l’Ontario. Toronto étant la seule ville à bénéficier d’un vol direct.

Le Québec montre quant à lui des signes prometteurs, alors que sa part de marché au Canada est passée de 7% à 11% d’entrées directes, de 2006 à 2010 (huit premiers mois). Contrairement au Canada, le Québec n’a subi aucune baisse sur ce marché en 2009. Si l’on tient compte des entrées effectuées par d’autres provinces canadiennes, on évalue à 10 000 le nombre de Brésiliens ayant visité le Québec en 2009.

Incidence à voyager

Un sondage réalisé auprès de la population brésilienne a permis d’estimer l’incidence à effectuer un voyage de quatre nuits ou plus comprenant de l’hébergement commercial, à l’extérieur du continent dans un avenir rapproché (2 ans). On constate qu’il y a un écart majeur entre la proportion de gens ayant effectué un voyage avec un vol long-courrier dans le passé (5%) et ceux qui disent avoir fermement l’intention d’en entreprendre un (15%), en dépit d’une estimation conservatrice. On évalue ce marché potentiel à 8,6 millions de personnes.

Ces intéressantes perspectives s’expliquent en partie par une amélioration marquée du niveau de vie et une ferme volonté de découvrir la planète. Le Canada s’avère toutefois difficile à vendre aux Brésiliens qui connaissent peu cette destination et ses produits touristiques. Le nombre de vols est encore limité et ils sont dispendieux. De plus, le processus d’obtention d’un visa demeure complexe.

Comportements de voyage

Pour la majorité (55%) des Brésiliens, un voyage d’agrément avec vol long-courrier se planifie au moins six mois à l’avance (graphique 1). La réservation s’effectue toutefois beaucoup plus près de la date de départ. Environ 46% des voyageurs confirment le paiement de leur périple moins d’un mois d’avance. Seulement 17% des gens réservent six mois avant la date de départ.

Cette même enquête révèle que les sources d’inspiration menant au choix d’une destination d’outre-mer sont très différentes de celles liées à la clientèle nord-américaine ou européenne. Pour ces dernières, c’est le Web qui s’avère, et de loin, la principale source d’influence au début du processus de planification. Pour les Brésiliens, les conseils de parents ou d’amis surpassent largement (59%) toutes les autres sources, particulièrement Internet qui ne compte que pour 6% (graphique 2). Ce sont les reportages ou des articles de journaux ou de magazines qui arrivent en deuxième position (12%).

Les habitudes de réservation d’un voyage avec vol long-courrier sont tout aussi différentes de celles de nos marchés traditionnels, alors que la majorité (54%) des consommateurs brésiliens se fie d’abord aux agents de voyages (graphique 3). Même ceux qui choisissent de réserver en ligne se tournent plutôt vers le site Web d’agences de voyages traditionnelles (20%) et une très faible proportion de gens (5%) a adopté les agences de voyages en ligne telles qu’Expedia.

L’intérêt et les perceptions envers le Canada

Le Canada figure dans le peloton de tête des destinations de rêve des Brésiliens. Plus de 42% des personnes ayant déjà réalisé un voyage d’outre-mer ou ayant l’intention d’en faire un aimeraient visiter le Canada au cours des deux prochaines années (graphique 4). Parmi ces visiteurs potentiels, les deux tiers n’en sont qu’à une étape purement hypothétique, mais 12% affirment s’affairer activement à planifier un voyage au Canada. Un autre 22% des répondants mentionnent être sérieusement intéressés à effectuer un tel voyage.

Le défi d’augmenter significativement le nombre de visiteurs brésiliens demeure néanmoins important, notamment en raison d’une faible connaissance des produits que nous avons à leur offrir. Les Brésiliens perçoivent le Canada comme une destination nordique, proposant principalement des activités hivernales et possédant de beaux paysages.

Quant à ceux qui sont déjà venus au pays, les activités les plus populaires incluent entre autres:

  • les excursions en montagne (33%);
  • la découverte de petits villages (30%);
  • la visite de parents ou d’amis (29%);
  • les musées ou les galeries d’art (29%);
  • l’observation de cours d’eau ou de chutes (28%);
  • la participation à des festivals (27%).

Parmi les freins les plus souvent évoqués à entreprendre un voyage au Canada, on compte:

  • le coût trop élevé (36%);
  • le désir de voir d’autres destinations en priorité (16%);
  • la trop longue distance à parcourir pour s’y rendre (10%)
  • les exigences liées au visa ou au passeport (9%);
  • la langue (8%);
  • le climat (8%);
  • des inquiétudes liées à la sécurité (7%);
  • un manque de connaissances du pays (6%).

Capitaliser sur ce potentiel

L’intérêt potentiel des Brésiliens à venir visiter le Québec est certes présent. Pour mieux performer auprès de cette clientèle, nous devons relever plusieurs défis, notamment améliorer le niveau de connaissance des Brésiliens de nos produits touristiques. Nous devons par exemple promouvoir nos expériences estivales, plus susceptibles de les intéresser que notre offre hivernale pour laquelle le Canada est généralement associé à leurs yeux.

Grâce à l’ajout d’un vol direct sur Montréal, le Québec serait mieux positionné auprès de cette clientèle qui montre un intérêt particulier pour les destinations d’outre-mer aux origines latines. Actuellement, l’Italie, le Portugal et l’Espagne sont les pays les plus visités après les États-Unis.

Bien que le Brésil demeure encore un marché émergent, les perspectives de croissance pour le Québec s’avèrent fort prometteuses. Le ministère du Tourisme du Québec a d’ailleurs entrepris des actions marketing à l’endroit du Brésil, en plus d’avoir traduit en 2010 une section du site de BonjourQuébec.com en Portugais. À moyen terme, les investissements réalisés pourraient générer d’intéressants dividendes.

Sources:
– Commission canadienne du tourisme. «Consumer and Trade Research in Brazil», avril 2010.
– Green, Donna. «The Emerging Market of Brazil», TNS Canadian Facts, présentation à l’occasion de TTRA-Canada qui s’est déroulé à Québec du 13 au 15 octobre 2010.
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2005.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Baisse inquiétante des voyages d’outre-mer au Québec en 2009

Le Québec a enregistré une baisse de 12% des arrivées en provenance des pays d’outre-mer en 2009 par rapport à 2008. Elle est essentiellement attribuable aux voyages d’agrément et d’affaires – les visites de parents ou d’amis sont, quant à elles, stables. On observe cette diminution principalement dans les grands centres urbains, alors que plusieurs régions du Québec ont plutôt connu de légères augmentations. Une durée de séjour plus longue et une faible hausse de la dépense moyenne redressent un peu le portrait global pour 2009.

Évolution et répartition des voyages outre-mer au Québec

À l’exception d’une légère diminution en 2007, le marché d’outre-mer au Québec a connu des variations plutôt à la hausse au cours des dernières années. La baisse de 12% enregistrée en 2009 est plutôt inattendue (graphique 1). Le nombre total de visiteurs internationaux au Québec est donc passé de 1 128 300 en 2008 à 991 200 en 2009. Rappelons que le bruit médiatique autour des Fêtes du 400e anniversaire de Québec, en plus d’avoir eu un impact sur les visites en 2008, aura certainement des répercussions à moyen terme.

Plus de la moitié des arrivées de touristes d’outre-mer au Québec sont attribuables à quatre pays : la France, qui représente à elle seule 30%, suivie du Royaume-Uni, de l’Allemagne et du Mexique (graphique 2). Parmi les treize premiers pays figurant dans le classement québécois, les neuf autres représentent des volumes de 4% et moins chacun.

Selon les années comparées dans le graphique 3, le marché français a connu une croissance de 5% par rapport à 2005. Étant donné que 2008 a été une bonne année, la variation 2008-2009 est de – 1%. Le Royaume-Uni poursuit sa décroissance au Québec depuis quelques années, alors que le total des arrivées au Canada semble plus stable. Le Québec a reçu 12% des touristes britanniques au Canada et 22% des Allemands en 2009.

Depuis quelques années, la croissance du marché mexicain était forte et soutenue. Or, le nouveau visa imposé par le gouvernement canadien aux voyageurs mexicains à l’été 2009, sans compter que cette année a été marquée par la grippe H1N1, a rapidement fait des ravages. Le nombre de touristes en 2009 a dégringolé et atteint un niveau plus bas que celui de 2005, soit à peine la moitié des voyages enregistrés en 2008 (88 700).

L’Espagne et l’Italie connaissent un léger recul, et la Belgique, une hausse. Les trois principaux pays d’Asie visitant le Québec, soit le Japon, la Corée du Sud et la Chine, accusent des baisses marquées depuis quelques années. L’Australie suit la même tendance. Enfin, le Brésil affiche une croissance au Canada et pourrait bientôt figurer dans le classement québécois.

Coup d’œil aux buts de voyage

Le segment des visites de parents et d’amis est en hausse depuis 2007 (+15%). Ce sont donc les voyages d’agrément (-14%) et d’affaires (-27%) qui sont responsables de la diminution observée en 2009 par rapport à 2008.

Les grands centres du Québec, les plus touchés

La tendance à la baisse s’observe également dans les régions du Québec. Les grands centres sont les plus touchés. Pour Montréal, le recul est de 8% par rapport à 2007 mais de 12% par rapport à 2008. À Québec, même renversement, on note une diminution de 11% des touristes en 2009 par rapport à l’année précédente, qui peut-être en partie justifiable par la popularité des festivités du 400e anniversaire de la ville en 2008. Entre 2007 et 2009, l’écart est plutôt de -10%. Les régions de la Côte-Nord, du Saguenay – Lac-Saint-Jean, de la Mauricie, de la Gaspésie, de la Montérégie et de l’Outaouais, entres autres, ont plutôt connu de légères hausses.

Activités pratiquées par les cinq principaux marchés et saisonnalité

On observe des différences notables dans la pratique d’activités par les touristes des principaux marchés d’outre-mer au Québec (graphique 6). Les Français et les Mexicains sont plus enclins que les visiteurs des autres marchés à fréquenter les festivals et les manifestations culturelles. Les musées, galeries d’art et sites historiques suscitent un intérêt similaire pour chacun des marchés. Les Britanniques sont plus attirés par les bars ou les boîtes de nuit alors que les Italiens visitent les parcs naturels ou nationaux dans une proportion plus élevée, sans toutefois pratiquer des activités de plein air. Ce sont les Français, les Allemands et les Britanniques qui sont portés sur ce type d’activités.

La saisonnalité est marquée pour les cinq principaux marchés. Le graphique 7 permet de constater clairement à quel point les arrivées de touristes internationaux se font majoritairement au troisième trimestre, soit de juillet à septembre.

Quelques indicateurs à la hausse

En 2009, la durée de séjour moyenne des voyages d’agrément est en légère hausse par rapport à 2007 (10 nuitées) et celle des voyages d’affaires est significativement plus longue (9,2 jours en 2007). Les voyageurs d’agrément ont dépensé en moyenne 104$ par nuitée en 2009, soit 6% de plus qu’en 2007. Or, les dépenses des touristes d’affaires sont en baisse de 24% par rapport à la même période en raison de la durée de séjour plus longue pour des dépenses totales semblables.

Un aperçu positif pour 2010

L’année 2009 a donc été difficile pour le Québec en matière d’arrivées de touristes d’outre-mer. La crise économique n’a certes pas aidé, mais quels autres facteurs ont contribué à ce revers? L’industrie réussira-t-elle à regagner ces touristes? Considérant que le climat est encore fragile dans plusieurs pays, quel sera le bilan pour 2010? Les indications sont positives. Bien sûr, les données 2010 de l’enquête sur les voyages internationaux ne sont pas encore disponibles, mais il est tout de même possible de jeter un œil sur les chiffres de l’Enquête sur le dénombrement à la frontière effectuée aux bureaux d’entrée au pays. Ces chiffres indiquent une augmentation de 7% des voyages en provenance d’outre-mer au Canada de janvier à août par rapport à la même période l’an passé. Pour le Québec, on note une hausse de 5% des entrées directes des Français – marché où la majorité des arrivées se fait au Québec.

Sources:
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2009.
– Statistique Canada, base de données CANSIM, 2009-2010

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Les Américains au Québec en 2009, certains segments se démarquent

Lorsqu’on s’attarde au profil des Américains en visite au Québec en 2009, on constate que le portrait n’est pas tout noir. C’est notamment le cas des jeunes Américains provenant du Massachusetts, qui représentent désormais un contingent majeur en tourisme d’agrément. De plus, certains États comme le Texas, en tourisme d’affaires, et New York démontrent des signes encourageants. Voici quelques faits marquants tirés du portrait des Américains ayant visité le Québec en 2009.

Bilan 2009

Malheureusement, la performance de l’année 2009 s’est révélée le reflet de la crise économique majeure vécue à l’échelle mondiale (tableau 1). Les résultats obtenus représentent la continuation de plusieurs années touristiques difficiles pour le Québec vis-à-vis du marché américain. Globalement, le nombre de touristes américains au Québec enregistre une diminution de 6% en 2009 par rapport à 2008. L’écart est de -7,5% dans le cas des excursionnistes. Les baisses les plus marquées concernent les excursionnistes d’agrément (-14%) et les touristes d’affaires (-14%).

La renaissance du marché new-yorkais

Même si le nombre de touristes d’agrément en visite au Québec continue de décevoir (-17% par rapport à 2007), certains États américains présentent une performance très intéressante. C’est le cas de l’État de New York; les voyageurs d’agrément en visite au Québec sont en hausse de plus de 20% en 2009 par rapport à 2007 (graphique 1). Si l’on ajoute le segment des voyages chez des parents et des amis, il s’agit d’un gain d’environ 48 000 touristes pour le Québec.

À l’opposé, certains marchés sont en perte de vitesse. C’est le cas notamment du Massachusetts qui, au cours de la même période, a vu le nombre de touristes d’agrément en visite au Québec passer de 162 000 à 122 000, soit une baisse de 25%.

Dans le segment du tourisme d’affaires, le Texas et ses 23 000 touristes constitue dorénavant le deuxième marché en importance après celui de New York (34 000). C’est d’ailleurs le seul État qui affiche une croissance (+21%) en 2009 par rapport à 2007.

Au gré des saisons

Globalement, plus de 45% des touristes d’agrément préfèrent nous visiter durant l’été. Le printemps arrive second avec 23% des voyages, comparativement à 17% pour l’automne et l’hiver. Néanmoins, la période habituelle de vacances varie selon l’État d’origine. Par exemple, une majorité de voyageurs de l’Illinois (75%), du Texas (56%) et de la Floride (54%) préfèrent visiter le Québec l’été (graphique 2). À l’inverse, l’hiver constitue la saison de prédilection des résidants du Maine (38% des visites).

Les jeunes du «Mass» débarquent en masse

Il est particulièrement intéressant d’analyser les marchés de visiteurs venant au Québec par agrément, en fonction des différents groupes d’âge (graphique 3). On constate d’importantes différences, notamment entre les États de la Nouvelle-Angleterre. Par exemple, le Massachusetts présente un profil de clientèle particulièrement jeune: près de la moitié (47%) des touristes d’agrément en visite au Québec ont moins de 35 ans, comparativement à seulement 27% pour l’ensemble des États-Unis. À l’opposé, le Québec semble moins populaire auprès des jeunes du Maine et du New Hampshire, ne générant que 19% et 22% des visiteurs respectivement.

La moyenne d’âge des visiteurs d’agrément en provenance des États éloignés est plutôt élevée. Ainsi, la proportion des visiteurs âgés de 55 ans et plus originaires de la Floride est d’environ 61%, et de 54% dans le cas des États représentés par la catégorie «autres».

Le magasinage continue de représenter une activité populaire auprès de la clientèle touristique, peu importe l’État d’origine (graphique 4). Pour l’ensemble des touristes américains d’agrément et en visite chez des parents ou des amis, c’est environ 69% qui s’adonnent à cette activité dans le cadre de leur voyage au Québec. La visite de sites historiques arrive en deuxième position pour tous les segments étudiés à l’exception du Vermont, où un plus grand nombre de visiteurs (35 000) ont fréquenté un musée ou une galerie d’art.

Par ailleurs, le choix des activités de prédilection des visiteurs du Massachusetts corrobore très bien son profil jeune que nous avons identifié dans le graphique 3. Il s’agit des touristes qui apprécient le plus les sorties dans les bars et les boîtes de nuit, fréquentés par plus de 40% de la clientèle de ce marché. Finalement, les États de New York et du New Jersey ont été les deux plus importants marchés émetteurs de skieurs pour le Québec.

En 2009, la région de Montréal a accueilli un total de 509 000 touristes d’agrément américains, soit une baisse de 71 000 (-12%) par rapport à l’année précédente (graphique 5). Proportionnellement, la région de Québec a subi une diminution moins importante, soit environ 4% par rapport à 2008. Bien qu’ils doivent être interprétés avec réserve en raison d’une importante marge d’erreur, voici, à titre indicatif, les écarts de volumes les plus importants observés au sein des autres régions touristiques:

  • Gaspésie (+22%)
  • Cantons-de-l’Est (-23%)
  • Montérégie (+38%)
  • Lanaudière (+30%)
  • Outaouais (-55%)
  • Saguenay – Lac-Saint-Jean (+40%)

* En raison de leur faible fiabilité statistique, n’utiliser ces données qu’à titre indicatif.

Quelques indicateurs sommaires

Les dépenses moyennes par nuitée du visiteur américain d’agrément se situaient à 157$ en 2009, comparativement à 167$ en 2004 (tableau 2). L’une des raisons expliquant cette baisse vient certainement du fait que plusieurs hôteliers ont dû baisser le prix de leurs chambres en raison d’un important ralentissement de leur volume d’affaires. Selon le rapport sectoriel de l’industrie hôtelière au Québec en 2010 d’Horwath HTL, le prix moyen quotidien d’une chambre de l’industrie hôtelière au Québec a chuté de 10,7% en 2009 par rapport à 2008.


La durée moyenne du voyage constitue l’un des aspects positifs, alors qu’on observe une tendance à la hausse. En 2004, un voyage d’agrément comportait en moyenne 3,68 nuitées alors qu’en 2009, les Américains ont séjourné 3,86 nuitées au Québec.

Source:
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2008-2009.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Évolution des voyages internationaux des Canadiens

Les destinations soleil demeurent le grand amour des Canadiens, et aucun nuage ne semble assombrir l’avenir. Mais alors que certains pays d’Asie gagnent de plus en plus de parts de marché, la répartition européenne évolue au profit de destinations moins traditionnelles. Les voyages vers les États-Unis se sont avérés plus affectés que les autres destinations par la crise économique de 2009.

Les données et les informations contenues dans cette analyse proviennent du Conference Board of Canada (CBOC), et concernent les voyages d’agrément effectués par des Canadiens à l’étranger. Le CBOC compile les données statistiques des offices de tourisme nationaux et réalise divers sondages.

Les Canadiens ont fait de plus en plus de voyages à l’étranger entre 2003 et 2008 (graphique 1). À la suite d’une diminution en 2009 liée aux déboires de l’économie mondiale, ils se chiffraient à 20,9 millions en 2009. Le CBOC prévoit une croissance d’environ 3% par an d’ici 2014, en raison des prévisions concernant le revenu net imposable, qui devrait croître de 3% par année, et du dollar canadien, qui demeurera sans doute fort dans les prochaines années.

De janvier à mai 2010, les Canadiens ont effectué 1,4% plus de voyages vers des destinations outre-mer que pour la même période en 2009, selon un récent sondage du CBOC.

Le graphique 2 démontre que la crise économique de 2009 a davantage eu un impact sur les voyages à destination des États-Unis, en baisse de 5,5%, que sur ceux à destination outre-mer, en hausse de 1,7%.

Vers les pays outre-mer

Les sections suivantes font référence au graphique 3, qui illustre le nombre de voyages des Canadiens vers certaines destinations en 2009, ainsi que le pourcentage d’augmentation totale entre 2005 et 2009. Les volumes de voyages vers l’Amérique latine sont faibles et n’apparaissent pas dans le graphique.

Caraïbes et Mexique
Le Mexique, Cuba et la République dominicaine regroupent plus de 80% de tous les déplacements dans cette région. La Jamaïque détient la plus forte croissance, quoique les principales destinations Sud aient toutes connu des augmentations notables entre 2005 et 2009. Au cours des dix prochaines années, les destinations qui prévoient les plus importants investissements touristiques sont le Mexique (64 milliards USD), la République dominicaine, les Bahamas, Cuba, la Jamaïque et Aruba, selon le World Travel and Tourism Council (WTTC). Il semblerait donc que ces destinations ne perdront pas leur popularité.

Europe
Plus de quatre voyages en Europe sur dix se déroulent en France ou au Royaume-Uni. Toutefois, ce sont des destinations comme la Turquie, l’Espagne, le Portugal et la Grèce qui ont connu la meilleure croissance. Le Royaume-Uni, l’Italie et la Belgique sont des exemples de destinations ayant besoin de renouveau aux yeux des voyageurs canadiens. Selon le WTTC, les pays qui investiront le plus dans leurs infrastructures touristiques d’ici 2019 sont l’Espagne (94 milliards USD), le Royaume-Uni (66 milliards USD), l’Italie, l’Allemagne, la France et la Turquie. L’Europe de l’Est est soutenue par l’European Bank for Reconstruction and Development et, avec son coût de la vie moindre qu’en Europe de l’Ouest, cette région est attrayante pour les voyageurs à la recherche de destinations non traditionnelles.

Asie et Pacifique Sud
La Chine et Hong Kong reçoivent environ la moitié des voyageurs canadiens dans cette région. Le fait que ces destinations offrent des vols directs en facilite l’accès, comme c’est le cas également de la Thaïlande et de la Malaisie. Ce dernier pays a d’ailleurs connu une croissance fulgurante des voyages effectués par des Canadiens au cours des cinq dernières années (183%). L’Australie fait encore rêver les Canadiens, mais l’évolution y est modérée.

L’Amérique latine
Les pays d’Amérique centrale ou du Sud n’ont pas eu la cote auprès des touristes canadiens au cours des dernières années, et ce, malgré leurs nombreux atouts (distance, climat, culture, coût de la vie). Le peu d’infrastructures d’accueil et certains conflits expliquent en partie la situation. Le Costa Rica est la destination la plus développée et la plus populaire, car il a été visité par 63 700 touristes canadiens en 2009, suivi de la Colombie (34 700), de l’Argentine (33 500), du Guatemala (32 600), du Brésil (31 700) et du Honduras (30 900). Ce dernier pays connaît d’ailleurs une croissance exponentielle. À l’exception du Brésil et de l’Argentine, la majorité des pays d’Amérique latine ne prévoient pas de sommes extraordinaires en ce qui concerne l’investissement touristique pour les dix prochaines années, et la région risque fort de poursuivre sa contre-performance par rapport aux Caraïbes ou à l’Asie.

Vers les États-Unis

Les voyages d’agrément aux États-Unis se font en voiture dans une proportion d’environ 57%. Les déplacements par avion sont principalement orientés vers la Floride. Avec des prix hôteliers à la baisse de 17% de janvier à juin 2010 – en tenant compte de la conversion en dollars canadiens (baisse de 3% en dollars américains) –, la destination est très attrayante. Hawaii a aussi gagné en popularité dans les derniers mois. Las Vegas, après avoir connu une hausse de 16% à la même période l’an passé, a retrouvé un nombre d’arrivées correspondant davantage aux années antérieures.

La popularité des forfaits vers le Sud

Environ 70% des voyages vers les Caraïbes et 63% des voyages vers le Mexique impliquent l’achat d’un forfait. Les proportions sont plus faibles dans les autres régions, mais sont en croissance aux États-Unis.

Les aléas de l’économie semblent être dans le rétroviseur et les voyages à l’étranger sont pratiquement revenus au niveau de 2008. Tant sur le plan du volume que sur celui de la croissance, les Caraïbes et le Mexique mènent le bal. Des investissements prévus pour améliorer l’offre dans les destinations moins «conventionnelles» pourraient réserver des surprises…

Sources:
– Conference Board of Canada. «Canadian Outbound Trends», préparé pour Transat, janvier 2010.
– Redekop, David, Principal Research Associate, Conference Board of Canada. «Outbound Canada», juillet 2010.

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Faits et chiffres Ressources humaines

Saisonnalité, qualification, compétence et âge de la main-d’œuvre touristique québécoise

Au Québec, un peu plus de la moitié des emplois en tourisme sont des postes à temps plein et permanents. La plus grande proportion de ces emplois se trouve dans le secteur du transport. La main-d’œuvre touristique est plus faiblement scolarisée que la moyenne des industries, mais on dénote toutefois une croissance du niveau de scolarisation. Parmi la totalité des emplois en tourisme, 60% requièrent des compétences inférieures au niveau technique. Les jeunes de 15 à 24 ans constituent la tranche d’âge la plus importante de la main-d’œuvre (30%).

Les données suivantes proviennent du Diagnostic sectoriel de la main-d’œuvre en tourisme – Édition 2010, préparé par Zins Beauchesne et associés pour le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT).

La saisonnalité de l’emploi

D’entrée de jeu, voici un petit lexique des types d’emploi:

Dans l’industrie touristique, les emplois saisonniers comptent pour 29,1% des emplois, contre seulement 19% dans l’ensemble des industries. Le secteur des loisirs et du divertissement regroupe le plus haut taux d’emplois saisonniers (39,6%) et, à l’inverse, le transport le plus grand pourcentage d’emplois permanents (88,1%).

En tourisme, la proportion de postes à temps plein (66,4%) est très inférieure à l’ensemble des industries (81,5%). Cependant, le secteur du transport surpasse ces moyennes avec un taux de 90,9% de postes à temps plein. Dans tous les secteurs d’activité, on retrouve la plus grande proportion de postes à temps plein dans les emplois permanents et, plus les emplois sont saisonniers, plus le pourcentage de postes à temps plein diminue: 73,6% des postes à temps plein en tourisme sont des emplois permanents de 40 à 52 semaines, 52,8% des emplois saisonniers de 14 à 39 semaines et 37,4% des emplois saisonniers de moins de 14 semaines.

Environ la moitié des emplois de l’industrie touristique (52,2%) sont des postes à temps plein et permanents, contre un peu plus des deux tiers pour l’ensemble des industries (69,7%). Avec un taux de 82,2%, le secteur du transport surpasse largement la moyenne de tous les secteurs et industries confondus. L’emploi saisonnier et/ou à temps partiel dépasse la barre des 50% en restauration (55,1%) et dans les loisirs et le divertissement (54,9%).

La scolarité

La main-d’œuvre touristique est moins scolarisée que la moyenne provinciale: plus de la moitié (51,8%) des travailleurs n’ont aucun diplôme ou détiennent seulement un diplôme d’études secondaires, comparativement à 36% pour l’ensemble des industries. De même, 14,3% des travailleurs en tourisme possèdent un diplôme universitaire contre 26,1% pour l’ensemble de la main-d’œuvre québécoise.

Cependant, on constate la croissance du niveau de scolarisation des employés de l’industrie touristique. Depuis le Diagnostic sectoriel de 2004 (données de 2001), il y a eu une diminution importante de la tranche des non-diplômés et des diplômes d’études secondaires (-8,2%). Par ailleurs, on compte une augmentation des titulaires d’un diplôme d’études professionnelles (+3,2%), de même que des titulaires d’un diplôme d’études universitaires de niveau baccalauréat ou inférieur (+2,7%).

Avec la plus forte proportion de la main-d’œuvre détenant un diplôme d’études secondaires ou moins (62,4%) et le plus faible taux de diplômés universitaires (8,6%), la restauration représente le secteur le moins scolarisé. À l’autre bout du spectre, les services de voyages comptent le pourcentage le plus élevé de diplômés universitaires (31,3%) et le plus faible taux de diplômes d’études secondaires ou moins (27,3%).

Le niveau de compétence

Les emplois en tourisme requièrent un niveau de compétence inférieur à l’ensemble des industries:

  • 14,2% de personnel de gestion et professionnel contre 26,4%;
  • 25,6% de personnel technique contre 30,5%;
  • 60,2% de personnel intermédiaire et élémentaire contre 43,1%.

Par conséquent, le perfectionnement, la qualité du service et la progression des employés constituent des enjeux notables.

Les loisirs et le divertissement détiennent le plus haut taux de compétence de tous les secteurs d’activité, alors que 56% de ses postes sont des niveaux gestion, professionnel et technique. Le niveau professionnel est presque inexistant au sein de la restauration (0,4%) et de l’hébergement (1,5%). Le personnel de niveaux intermédiaire et élémentaire dépasse la barre des 60% dans trois des cinq secteurs d’activité (hébergement, 68,7% ; restauration, 62,7% et transport, 61,8%), tandis que les services de voyages se situent juste en deçà de ce taux (58,2%).

L’âge

La main-d’œuvre touristique est caractérisée par une forte proportion de jeunes de 15 à 24 ans (30,4%), et ces jeunes constituent 41,2% des travailleurs dans le secteur de la restauration. La mauvaise nouvelle: ce segment de la population diminuera d’environ 25% durant la période allant de 2005 à 2031.

Malgré le poids des jeunes au sein de l’industrie touristique, on observe aussi un vieillissement de la main-d’œuvre. De 1996 à 2006, la proportion d’employés de 55 ans et plus a augmenté de 50%, passant de 8,2% à 12,1%, tandis que celle des travailleurs de 25 à 34 ans a diminué de 23,2% à 18,8%. Le transport compte la plus forte proportion de travailleurs âgés, tous secteurs et industries confondus, avec 53,3% des 45 ans et plus. À la longue, cette situation posera des problèmes de relève, de perte d’expertise et de recrutement.

Source:
– Zins Beauchesne et associés. «Diagnostic sectoriel de la main-d’œuvre en tourisme – Édition 2010»,  préparé pour le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme, mars 2010.

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Faits et chiffres Ressources humaines

Topo de l’industrie touristique québécoise et de sa main-d’œuvre en chiffres et en graphiques

Des statistiques souvent recherchées, des chiffres situant son importance économique, des données évolutives… Les informations présentées et analysées dans le Diagnostic sectoriel de la main-d’œuvre en tourisme – Édition 2010 permettent de caractériser le secteur touristique, ses entreprises, ses emplois et sa main-d’œuvre. Cette étude a été préparée par Zins Beauchesne et associés pour le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT). En voici quelques extraits.

Répartition des entreprises selon les secteurs d’activité touristiques

L’industrie touristique québécoise compte 24 793 entreprises réparties dans cinq secteurs d’activité.

Note: Le secteur des services de voyages comprend les services de préparation de voyages et de réservation, de même que les événements et les congrès, car beaucoup d’emplois sont liés aux services de soutien (p. ex.: organisation de congrès, réservation des services terrestres, etc.).

Le graphique 2 compare les données du Diagnostic 2004 et celles du Diagnostic 2010 pour chaque secteur d’activité. La restauration a connu une croissance de 2,1% et, à l’inverse, les loisirs et le divertissement ont diminué de 1,6%.

Évolution du nombre d’entreprises

De 2004 à 2007, le nombre d’entreprises touristiques a diminué de 6,7%, et tous les secteurs d’activité ont connu une baisse de leur nombre d’entreprises – particulièrement marquée pour le secteur du transport (-13,6%) et des services de voyages (-10,5%). En dépit de la reprise en 2008 (hausse de 1,5%), aucun secteur d’activité n’a atteint le même nombre d’entreprises qu’en 2004.

Taille des entreprises en fonction du nombre d’employés

L’industrie touristique se caractérise par des entreprises de petite taille: 94,4% ont moins de 50 employés, dont 60,4% comptent moins de 10 employés.

Le secteur du transport regroupe à la fois la plus forte proportion d’entreprises comptant 100 employés et plus (3,7%) et de petites entreprises comptant moins de 10 employés (79,4%). Cette dernière situation peut s’expliquer en partie par la présence des taxis. L’hébergement (8,1%) et les loisirs et le divertissement (7,5%) représentent les secteurs ayant la plus forte proportion de grandes entreprises (50 employés ou plus).

Évolution de la taille des entreprises

On observe une augmentation de la taille des entreprises au fil des années. Comparativement au Diagnostic 2004, la part des entreprises comptant moins de 10 employés a fortement diminué (-13%) et celle des 10 à 49 employés s’est accrue (11%), ce qui semble indiquer une tendance vers la consolidation d’une partie de l’industrie touristique: croissance ou fermeture de petites entreprises ou encore regroupements.

Répartition géographique des entreprises

Près de la moitié des entreprises se situe dans les régions périphériques (46,2%).

Capitale-Nationale: Québec, Charlevoix.
Régions périphériques: Outaouais, Estrie, Laval, Laurentides, Lanaudière, Montérégie, Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches.
Régions ressources: Bas-Saint-Laurent, Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine, Côte-Nord (Manicouagan/Duplessis), Nord-du-Québec, Abitibi-Témiscamingue, Saguenay–Lac-Saint-Jean, Mauricie.

Répartition du nombre d’emplois selon les secteurs d’activité touristiques

En 2006, on comptait 352 285 emplois répartis dans cinq secteurs d’activité. Le secteur de la restauration s’emparait de la plus grande partie des emplois de l’industrie touristique québécoise avec 54%, pour un total de 190 055 emplois.

Évolution du nombre d’emplois

Le nombre d’emplois a augmenté de 10,3% depuis le Diagnostic 2004, passant de 319 470 à 352 285. Cette croissance s’observe dans tous les secteurs d’activité à l’exception du transport (-6%). Ce sont les secteurs des services de voyages et des loisirs et du divertissement qui ont connu la plus grande augmentation du nombre d’emplois, avec des hausses de 18%.

Répartition des entreprises et des emplois par secteur d’activité

La restauration occupe le premier rang avec 62,2% des entreprises et 53,9% des emplois. Malgré sa dernière place au chapitre du nombre d’entreprises (1 523), le secteur du transport se positionne au troisième rang en ce qui a trait au nombre d’emplois (47 390).

À venir…

D’autres statistiques seront présentées dans un texte subséquent (scolarité, niveau de compétence, saisonnalité des emplois, âge de la main-d’œuvre).

Source:
– Zins Beauchesne et associés. «Diagnostic sectoriel de la main-d’œuvre en tourisme – Édition 2010», préparé pour le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme, mars 2010.

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Faits et chiffres Hébergement Perspectives Transport

Le tourisme canadien affecté par la lenteur de la reprise économique

La croissance de l’industrie touristique canadienne est retardée en raison de la lente reprise du tourisme international dans sa globalité. D’ici 2014, Euromonitor International prévoit une augmentation des revenus des secteurs de l’hébergement, du transport et des attractions touristiques dans des proportions respectives de 18%, 21% et 20%. Comment ces hausses surviendront-elles au fil des ans et à quoi devons-nous nous attendre?

Le secteur de l’hébergement

L’année 2009 a été très difficile pour l’hôtellerie canadienne, et les projections d’Euromonitor International n’envisagent l’amorce d’une saine croissance qu’en 2011.

Dans l’ensemble, le niveau de performance de 2008 sera atteint au début de 2014 pour en arriver à des recettes de 14,8 milliards de dollars (tableau 1). Les ventes des hôtels indépendants et des hôtels sous bannière connaîtront respectivement 20% et 17% d’augmentation de recettes entre 2009 et 2014.

Bien qu’on s’attende à ce que les Américains voyagent plus au Canada durant les prochaines années, ce seront les arrivées internationales hors États-Unis qui offriront de meilleures possibilités de croissance à l’industrie. En effet, les recettes de ce segment dépassent celles des voyageurs domestiques qui dépensent, en général, moins que les touristes étrangers. De ce fait, la relance des voyages internationaux s’avère déterminante pour la reprise du secteur de l’hébergement, et plus particulièrement pour les hôtels haut de gamme des grandes métropoles.

Internet demeurera en constante évolution comme plateforme transactionnelle pour l’hébergement. Il représentera 29% de la valeur totale des transactions en 2014 contre 25% en 2009. Environ 56% des transactions s’effectueront sur le site des fournisseurs, tandis que 44% s’exécuteront par le biais d’intermédiaires.

Le secteur des transports

Selon les prévisions actuelles d’Euromonitor International, le secteur du transport atteindra les résultats enregistrés en 2008 uniquement vers la fin de l’année 2011, voire au début de 2012, pour ensuite s’établir à 19 milliards de dollars de recettes en 2014 (tableau 2).

Le segment du transport aérien, qui représente une grande partie du secteur du transport, a connu une baisse de 12% de ses revenus et de 10% de son volume en 2009. Malgré ce marasme, les vols nolisés ont enregistré une croissance de 5% des recettes et du volume.

La valeur du transport aérien devrait croître à un taux de 20% pour atteindre 60 millions de passagers en 2014. En outre, les compagnies à bas coûts devraient connaître un taux de croissance annuel d’environ 11% d’ici 2014, et atteindre près de 4 milliards de dollars de recettes (tableau 2).

Après les compagnies à bas coûts et les vols nolisés, ce sont les croisières qui connaîtront la plus grande augmentation de leurs recettes, soit 30% d’ici 2014.

Bien entendu, la fluctuation des prix du pétrole ainsi que d’autres facteurs pourraient influencer les prévisions.

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Les plateformes transactionnelles pour le secteur du transport garderont à peu près les mêmes proportions de transactions de 2009 à 2014 (graphique 1). Cela veut dire que 13% des transactions passeront par les sites Web des fournisseurs, 8% par des intermédiaires Web et 79% hors ligne.

De plus, le gouvernement canadien est sollicité par les entrepreneurs touristiques pour investir en matière de transport afin de rendre l’expérience des voyageurs plus facile, moins coûteuse et plus écologique. En conséquence, le gouvernement fédéral a annoncé en 2009 le financement d’un certain nombre d’initiatives clés du tourisme, incluant l’investissement dans l’amélioration du transport ferroviaire entre Toronto et Montréal, une facture de plus de 300 millions de dollars. Dans la même lancée, une nouvelle liaison ferroviaire a été inaugurée, durant l’été 2009, entre l’aéroport de Vancouver et son centre-ville pour mieux accommoder les voyageurs par avion.

Les attractions touristiques

Euromonitor International prévoit que les principales attractions touristiques connaîtront un taux de croissance annuel de leur achalandage de l’ordre de 2%, ainsi qu’une hausse constante annuelle des recettes de 4%, pour atteindre 205 millions de visiteurs et 7,3 milliards de dollars de recettes d’ici 2014 (tableau 3).

La raison pour laquelle la croissance projetée n’est pas si importante est que le tourisme domestique et les arrivées en provenance des pays outre-mer ne seront pas en mesure de compenser entièrement la baisse du nombre de visiteurs américains durant la période étalée entre 2009 et 2014.

D’ici 2014, les casinos demeureront l’attraction la plus importante générant le plus de revenus et recevant le plus de visiteurs (graphique 2). Pour profiter de ce créneau, la région de Vancouver essaie d’attirer des joueurs à «hautes mises» par l’ouverture de nouveaux établissements plus grands, comme le Grand Casino Villa à Burnaby.

Selon les projections d’Euromonitor International, les parcs nationaux, de même que les galeries d’art, devraient afficher la plus forte croissance, de 2009 à 2014, en nombre de visiteurs et en recettes. L’initiative de Parcs Canada d’investir pour sensibiliser les gens aux parcs nationaux du pays y joue un rôle.

Globalement, on s’attend à ce que le flux des voyageurs et des recettes touristiques augmente à la suite de la reprise économique mondiale, ce qui amènera les autres attractions touristiques à sortir du ralentissement économique de 2009.

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