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La reprise des voyages des Canadiens au Québec se confirme en 2010

En 2010, plus de 22,6 millions de voyages ont été réalisés par les Canadiens au Québec, dont près de 20 millions par les Québécois, soit une augmentation de 3,6% par rapport à 2009, la plus importante des 3 dernières années. Ce phénomène s’explique par une hausse de 11,5% des visites chez des parents ou des amis, venant par le fait même contrebalancer les baisses des voyages d’affaires et d’agrément.

Les données de cette analyse sont tirées de l’Enquête sur les voyages des résidents du Canada (EVRC) de Statistique Canada. Elle se concentre sur les touristes ayant passé une nuitée ou plus au Québec à l’occasion d’un voyage.

Les visites chez des parents ou des amis relancent le tourisme intérieur

À la suite d’une fréquentation relativement stable entre 2007 et 2009, le Québec a connu une meilleure performance en 2010 quant à son tourisme intérieur, grâce aux visites de parents ou d’amis qui ont augmenté de 11,5% depuis 2009 (voir graphique 1). Le tourisme d’affaires accuse une baisse depuis 2006 (-22%) malgré une faible reprise en 2008, et les voyages d’agrément ont subi en 2010 la plus forte diminution des 4 dernières années (-5%).

Ainsi, les visites chez des parents ou des amis représentent plus de la moitié des voyages des Canadiens au Québec (56%) et près de 60% des voyages des Québécois. Viennent ensuite les voyages d’agrément (39%).

La provenance des touristes: éparpillée

Les Québécois restent de loin la principale clientèle (87%) du marché intérieur, malgré un léger recul depuis 2008 (-2,7%). La région métropolitaine de Montréal rassemble le plus grand nombre de voyageurs (8,42 millions), en particulier ceux qui visitent leurs parents ou leurs amis (voir graphique 2). Les voyages réalisés pour ce motif ont connu leur plus forte hausse annuelle dans la région de Québec (52%, soit 687 000 touristes de plus).

Les bassins de Montréal et de Québec émettent moins de voyageurs d’agrément par rapport à 2009, ces deux régions ayant enregistré des baisses respectives de 16,2% et de 4,5%. Cependant, la plus forte augmentation provient des foyers de Toronto (53%), de Sherbrooke (39%) et des autres provinces du Canada (28%).

Les hausses les plus importantes ont été observées dans les régions d’origine d’Ottawa-Gatineau (48%) et de Montréal (28%). On remarque un virement de situation pour le marché de Toronto entre 2009 et 2010, puisque le nombre de voyages d’affaires a baissé de 46%, alors que celui de voyages d’agrément a augmenté de 53%.

Lorsque l’on s’intéresse aux 5 principaux marchés d’origine (excluant le Québec) des visiteurs au Québec (voir graphique 3), selon le but du voyage, on remarque que les touristes voyagent avant tout par agrément, et c’est de la région d’Ottawa qu’ils proviennent en majorité.

Les destinations préférées des Québécois

De prime abord, nous remarquons que quatre régions du Québec se partagent près de la moitié des voyages d’agrément et des visites de parents ou d’amis réalisés par les Québécois (voir graphique 4). Les régions de Montréal et de Québec tirent leur épingle du jeu en attirant chacune plus de 2,5 millions de voyageurs, suivies des Cantons-de-l’Est et de la Montérégie.

 

Les voyages d’affaires sont principalement réalisés dans les régions de Montréal et de Québec (près de 425 000).

 

 Les nombreuses activités réalisées en voyage

Les principales activités réalisées par les touristes canadiens, tous buts confondus, sont la randonnée pédestre, l’observation de la faune, le théâtre, les concerts, l’opéra et la danse ainsi que la plage (voir graphique 6). En dehors de ces activités, les Québécois apprécient ce qui touche le plein air (camping, parc, pêche, vélo), alors que les voyageurs des autres provinces sont plutôt intéressés par les musées, les galeries d’art et les sites historiques.

 

La croissance des dépenses

Tous buts de voyages confondus, les touristes canadiens ont dépensé près de 5,1 milliards de dollars au Québec – dont 3,7 milliards de dollars par les touristes québécois; soit une augmentation de 9,5% depuis 2009. Pour les voyageurs d’affaires et d’agrément, c’est l’hébergement qui entraîne le plus de dépenses, alors que pour ceux visitant leurs parents ou amis, c’est surtout le fonctionnement de leur véhicule (voir graphique 7).

 

Les voyageurs d’affaires et d’agrément ont davantage dépensé en 2010 puisque, malgré une baisse de fréquentation, leurs dépenses moyennes ont augmenté respectivement de 5% et de 13%, pour ainsi atteindre 603,37$ et 313,48$. Les Canadiens visitant leurs parents ou amis dépensent seulement en moyenne 132,40$.

Les deux modes d’hébergement privilégiés par les voyageurs d’agrément

Les modes d’hébergement utilisés par les voyageurs d’agrément varient; ils ont toutefois favorisé le chalet ou la maison de villégiature privés (plus de 9 millions de nuitées), en particulier les Québécois. Les campings et les parcs à roulottes sont grandement fréquentés (6,4 millions de nuitées), ce qui démontre l’importance du plein air pendant les séjours des Canadiens.

 

Les nombreux défis entourant le tourisme intérieur

Grâce à une meilleure conjoncture économique en 2010, le tourisme intérieur a repris de la vigueur. Or les défis restent nombreux, et l’augmentation des visites de parents ou d’amis laisse présager une baisse des dépenses touristiques. De plus, la faible compétitivité des prix, les longues distances à parcourir et la concurrence d’autres destinations constituent d’importants freins à l’accroissement de la fréquentation du Canada par ses habitants.

Néanmoins, le Québec peut miser sur ses atouts naturels afin d’attirer les touristes d’agrément. En effet, selon une enquête de la Commission canadienne du tourisme dans le cadre de sa veille touristique mondiale, les voyageurs canadiens recherchent de plus en plus des activités de plein air. De plus, leur motivation principale dans le choix d’une destination au Canada est de pouvoir admirer la beauté des paysages. La croissance des visites des parents ou d’amis a permis au tourisme intérieur de reprendre la pente ascendante, mais est-ce une bonne nouvelle?

 

Sources:

– Commission canadienne du tourisme, «Veille touristique mondiale, Canada – Rapport sommaire 2011».

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», traitement spécial, 2006-2010.

 

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Les voyageurs d’outre-mer au Québec en 2010

Le Québec a accueilli un peu plus d’un million de voyageurs d’outre-mer en 2010, une hausse de 5% par rapport à 2009. Bien que les Français soient de loin les plus nombreux à nous visiter, deux marchés émergents se distinguent par leur forte augmentation du nombre d’arrivées: la Chine et le Brésil. Malgré une amélioration de ses performances par rapport à 2009, le Québec est toujours en dessous des résultats qu’il avait obtenus entre 2005 et 2008.

Cette analyse s’appuie sur des données issues d’un traitement spécial effectué à partir de l’Enquête sur les voyages internationaux de Statistique Canada. Elle se concentre sur les touristes provenant de 13 marchés d’importance.

Variation et répartition des voyageurs d’outre-mer

En comparant le nombre d’arrivées de visiteurs d’outre-mer de 2010 avec celui de 2009, on constate que le Québec a connu en 2010 de meilleurs jours dans plusieurs de ses marchés. Même si la province a connu une hausse de 5% (voir graphique 1), sa performance est 8% inférieure à celle de 2008, année record depuis 2006 avec 1 128 000 arrivées. Elle est également 5% inférieure à celle de 2006.

Sans surprise, les Français (30%) occupent toujours le premier rang des arrivées d’outre-mer, suivis des Britanniques (8%) et des Allemands (6%) (voir graphique 2). Le marché qui s’est le plus distingué en 2010 est la Chine; le nombre d’arrivées a plus que doublé depuis 2008, passant de 14 200 à 32 200. Cette hausse lui a permis en deux ans de passer du 11e au 8e rang et d’atteindre les mêmes résultats qu’en 2006. Il est important de souligner que le Québec reçoit seulement une petite portion (17%) des Chinois en visite au pays. En 2010, on en dénombre 193 300 à avoir visité le territoire canadien, la durée moyenne de leur séjour étant de 27,6 nuitées. Le Québec a été la troisième province la plus visitée par les Chinois, derrière la Colombie-Britannique et l’Ontario. N’oublions pas que le 24 juin 2010, le Canada s’est vu accorder le Statut de destination approuvée (lire aussi : Mettre les pendules à l’heure … de la Chine), ce qui a grandement favorisé l’arrivée de cette clientèle au pays.

 

 

En dépit d’une performance modeste, 2010 constitue une année record pour plusieurs marchés en regard des cinq précédentes (voir graphique 3). Mentionnons notamment la France (309 100), l’Italie (53 800), la Suisse (41 300), la Belgique (36 100) et la Chine (32 200).

Sur une note plus sombre, le nombre de Mexicains en visite au Québec poursuit sa chute amorcée en 2009, passant du 4e au 9e rang en 2010, soit un rang derrière celui des Chinois. Il s’agit d’une diminution de 40,7%. Ce marché est également en baisse dans l’ensemble du Canada; cependant, la diminution est plutôt de l’ordre de 28,1%. L’imposition du visa pour les voyageurs mexicains semble toujours freiner les entrées au pays.

Parmi les autres marchés d’importance, soulignons le Brésil, qui continue sur sa lancée avec une augmentation extraordinaire de 166% par rapport à 2009. Plus de Brésiliens (26 600) se sont rendus au Québec en 2010 que d’Espagnols (25 900), de Japonais (25 200), de Néerlandais (14 800) et de Sud-Coréens (6 700). Par ailleurs, deux fois plus de Brésiliens ont visité l’Ontario que le Québec au cours de cette même année.

Indicateurs selon le but de voyage

Tous les segments ont connu une hausse en 2010 par rapport à l’année précédente; la plus importante concerne les voyageurs d’affaires. Ce segment a enregistré une augmentation de 15,6%, alors qu’elle est de 0,2% pour les visites de parents et d’amis et de 4,9% pour les voyages d’agrément (voir graphique 4).

 

Bien qu’ils forment des groupes plus petits et qu’ils restent moins longtemps à destination, les voyageurs d’affaires constituent le marché le plus lucratif du Québec (voir tableau 1). La hausse des arrivées touristiques de ce segment en 2010 a été principalement profitable pour Montréal (64%) et pour Québec (18%), qui accueillent ensemble la grande majorité de cette clientèle.

 

 

Fréquentation des régions

Trois régions québécoises ont obtenu en 2010 leurs résultats les plus intéressants des cinq dernières années en matière d’arrivées (voir graphique 5), soit la Côte-Nord (92 400), la Mauricie (63 300) et les Cantons-de-l’Est (44 700). Toutefois, les deux régions qui attirent la majorité des voyageurs d’outre-mer, Montréal et Québec, n’ont pas réalisé leur performance des dernières années. Québec subit toujours une décroissance, de 1,1% par rapport à 2009 et de 9,3% par rapport à 2007. Bien que Montréal ait connu une croissance de 4% en 2010 par rapport à 2009, sa performance est encore sous celle de 2006.

Saisonnalité

Bien qu’ils ne figurent pas sur le graphique 6, les Français, tout comme la majorité des marchés étudiés dans l’enquête de Statistique Canada, sont beaucoup plus nombreux à visiter le Québec au cours du 3e trimestre, soit de juillet à septembre. Fait intéressant, on constate que le segment des Australiens atteint son sommet au 2e trimestre, soit d’avril à juin.

Une diversification intensifiée des marchés?

L’année 2010 a été une période de reprise pour la majorité des principaux marchés de voyageurs d’outre-mer visitant le Québec. Au cours des prochaines années, on pourrait s’attendre à ce que la répartition des arrivées des voyageurs d’outre-mer continue de se diversifier. En effet, la croissance de la classe moyenne de plusieurs pays émergents semble prometteuse pour le tourisme international. Avec une concurrence de plus en plus accrue entre les destinations, quelle sera la part de gâteau du Québec?

 

Sources:

– Commission canadienne du tourisme, «Tourisme en bref, bilan de l’année 2010», consulté le 17 novembre 2001.

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2010.

– Statistique Canada, base de données CANSIM, 2009-2010.

 

 

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Des changements majeurs pour les marchés touristiques du monde

La récession de 2009 et la reprise hésitante de 2010 marquent un tournant dans le secteur des voyages touristiques à travers le monde. Perçus comme de nouvelles destinations concurrentes sur le marché touristique global, les pays émergents deviennent les moteurs de la croissance des voyages de loisirs. Les séjours domestiques ont continué de progresser malgré la crise de 2009 (2,8%). Quant aux voyages de loisirs internationaux, ils ont chuté de 4% en 2009 pour rebondir de 5% en 2010.

Ce sont quelques faits saillants d’un rapport sur la résilience du tourisme de loisir publié en mai 2011 par Euromonitor International. Par «voyages de loisirs», Euromonitor entend les voyages d’agrément, les visites de parents et d’amis et les autres buts de voyage qui ne concernent pas les affaires.

Les pays émergents soutiennent la croissance des voyages

En 2010, les pays de l’Asie-Pacifique ont accaparé 39% des voyages de loisirs domestiques et internationaux confondus. L’Amérique latine a pris 10,8% de ce type de voyages, l’Amérique du Nord 22%, et l’Europe de l’Ouest 18,3% (voir figure 1).

La Chine (76,6 millions), l’Inde (70,9 millions) et le Brésil (48,2 millions) affichent la plus grande augmentation du nombre de voyages en 2010. Moins touchés par la récession, ces pays comptent de plus en plus de citoyens qui ont les moyens de voyager pour la première fois; ils choisissent d’abord de visiter leur propre pays, mais ils s’ouvrent aussi aux voyages internationaux.

L’augmentation du revenu disponible est un indice marquant de la croissance des voyages dans un marché. L’Inde et le Brésil sont les grands champions de 2010 à cet égard, ayant atteint un taux de croissance de 27,8%, suivis de près par l’Indonésie et l’Australie.

D’ici 2015, Euromonitor prévoit une croissance annuelle des voyages de loisirs domestiques se situant entre 4% et 5%, alignée sensiblement sur celle du PIB et du revenu annuel disponible. Les arrivées internationales devraient croître de 0,5% à 1% de moins que les voyages domestiques. Comme en 2010, les pays émergents devraient soutenir l’augmentation.

Des résultats surprenants aux États-Unis

En 2010, les États-Unis ont connu une hausse absolue de 30,1 millions de voyages de loisirs domestiques et d’arrivées internationales, occupant ainsi le 4e rang mondial. Prudents devant l’économie vacillante, les Américains sont plus soucieux du coût de leurs vacances. Ils restent plus près de chez eux. Les voyages domestiques y représentent 90% des voyages de loisirs et ont augmenté de 2% en 2010.

Les arrivées internationales sont en hausse de 8% la même année. Cette hausse est surtout attribuable aux touristes des pays émergents, notamment du Brésil. Le taux de change favorable et l’attrait exercé par les États-Unis auprès des nouveaux voyageurs contribuent à cette performance.

Une période difficile pour l’Europe de l’Ouest

Les dépenses touristiques de loisirs ont connu un déclin de l’ordre de 3% en 2010 dans l’Europe de l’Ouest. Les voyagistes proposent davantage de forfaits vacances en dehors de la zone euro à des consommateurs sensibles aux prix. Les voyages domestiques en souffrent.

Tout de même, la France a gagné 7,3 millions de voyages de loisirs en 2010; elle se situe au 7e rang mondial sur ce plan. L’infrastructure touristique particulièrement développée et attrayante en Europe, tout comme celle de l’Amérique du Nord, stimulera les arrivées internationales en provenance des pays émergents.

Une sensibilité accrue au prix

La crise a accentué la sensibilité des touristes à l’égard de ce qu’ils reçoivent pour l’argent qu’ils dépensent. Cette situation favorise les destinations où le coût de la vie est plus bas ou ayant une devise plus faible. La vente des forfaits vacances jouissant d’une meilleure perception qualité-prix a mieux résisté à la récession et devrait recouvrer son niveau d’avant la crise dès 2011. Euromonitor anticipe une croissance de 15,6% de 2010 à 2015 pour la valeur des ventes de forfaits vacances.

Un défi pour le Québec touristique

La conjoncture mondiale et l’évolution des flux touristiques ne sont guère favorables au Québec. Les pays émergents d’Asie, qui nourrissent la croissance du tourisme international, sont très éloignés. Les Américains prennent davantage leurs vacances dans leur pays; leurs voyages de loisirs au Québec ont reculé de 32% depuis 2002 et stagnent depuis 2008. Les arrivées d’Europe de l’Ouest en 2010 sont de 6,2% inférieures à celles de 2008 pour les 6 principaux marchés (France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Suisse et Belgique).

Le taux de change actuel nuit au tourisme domestique; les visiteurs québécois ont dépensé une somme record de 4,167 milliards de dollars hors du Canada en 2009, soit 33,7% de plus qu’en 2004. C’est une ponction lourde sur le portefeuille disponible des dépenses de voyage.

Jean-Marc Eustache, dans une allocution récente, a rappelé que le Canada (voire le Québec) est une destination peu compétitive sur le plan du prix, ce qui rend la vente de forfaits très difficile.

On ne peut donc s’étonner que les résultats récents du Québec en matière de croissance soient inférieurs à la moyenne mondiale (voir tableau 1).

Par rapport aux tendances des marchés, le Québec doit:

  • Porter une attention particulière à son marché domestique, surtout à celui des autres provinces canadiennes qui a bondi de 29,4% en 2010.
  • Établir une stratégie pour les pays émergents. Devançant le Japon, le Brésil est entré en 2010 parmi ses dix marchés internationaux importants. Les voyages en provenance de Chine ont doublé depuis deux ans au Québec et crû de 22% dans les 7 premiers mois de 2011 au Canada.
  • Continuer de miser sur les pays de l’Europe francophone. Le Québec y jouit d’une aura particulière toujours porteuse d’avenir. La remontée récente de 7,2% des voyages en provenance de France au Canada dans les 7 premiers mois de 2011 semble confirmer la pertinence d’une telle orientation.

 

Sources:

– Commission canadienne du tourisme. «Tourisme en bref», juillet 2011. Euromonitor International. «The resilience of leisuretravel», mai 2011.

– Jean-Marc Eustache de Transat A. T. Inc. «Allocution du 12 octobre 2011 à l’Association des MBA du Québec».

– Ministère du Tourisme du Québec. «Le tourisme en bref», 2002, 2008, 2009, 2010.

– Ministère du Tourisme du Québec. «La balance touristique internationale en 2009», 2011.

 

Henri Chapdelaine – Consultant senior Union V
Détenteur d’une maîtrise en aménagement du territoire de l’Université d’Ottawa et d’une licence en géographie de l’Université Laval, Henri Chapdelaine a mené une carrière de 36 ans dans les domaines du développement économique et touristique au gouvernement du Québec.S’étant joint au ministère du Tourisme en 1985, il a occupé divers postes d’encadrement, notamment comme directeur général du développement, directeur général de la recherche et de la planification et directeur général des services aux clientèles touristiques. Il a été responsable du développement du système de gestion de la destination BonjourQuébec.com.Depuis sa retraite en 2007, il agit comme consultant senior. En 2011, il fait partie de l’équipe de l’entreprise Vecteur 5 et il a fondé sa propre entreprise de communications, Union V.
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Usage des appareils mobiles et des médias sociaux par les voyageurs québécois

Un Québécois sur quatre ayant séjourné dans la province possède un appareil mobile. Il lui permet non seulement de rester en contact avec ses proches, mais aussi d’améliorer son expérience de voyage. Cette analyse est la dernière d’une série de cinq reposant sur une étude du Réseau de veille, du ministère du Tourisme du Québec et un regroupement d’associations touristiques régionales et sectorielles sur le comportement Web des Québécois. Elle porte sur l’utilisation des appareils mobiles et des réseaux sociaux en voyage.

La firme Ipsos Descarie a réalisé un sondage en ligne en mars 2011 auprès de 3058 Québécois (Pour connaître la méthodologie utilisée en détail, lire Habitudes générales de voyage des Québécois et les faits saillants de l’étude.). La présente analyse traite exclusivement des 1092 répondants ayant effectué leur dernier voyage d’agrément au Québec.

Le phénomène de «déconnexion» pendant les vacances tend à s’atténuer

Le tiers des Québécois ont utilisé un appareil mobile (téléphone intelligent ou tablette électronique) pendant leur séjour. Il est surtout prisé par les personnes âgées de 18 à 24 ans, suivi du groupe d’âge 25-44 ans (voir graphique 1).

Les voyageurs se servent principalement d’un appareil mobile pour rester en contact avec leurs proches (68%), lire leurs courriels (47%) et prendre des photos (43%) (voir graphique 2). Ils y organisent ensuite leurs activités touristiques en recherchant de l’information qui touche la restauration (26%), les déplacements (22%), les attraits (19%) et l’hébergement (16%). Ainsi, environ un quart des Québécois intègrent ces activités dans le processus de planification pendant le voyage.

 

Une part non négligeable des voyageurs utilise un appareil mobile pour se connecter aux médias sociaux (18%), effectuer un parcours guidé à l’aide d’un audioguide (18%), mettre des photos en ligne (14%), utiliser des applications mobiles liées au tourisme (11%) et émettre des commentaires concernant le voyage sur des blogues (6%).

Des applications mobiles pour des fonctionnalités ciblées

Parmi le quart des répondants possédant un appareil mobile, 15% ont mentionné avoir téléchargé une application liée au tourisme, au voyage ou aux loisirs.

Ces voyageurs sont davantage susceptibles d’être intéressés par des applications de géolocalisation non promotionnelles (p. ex. un GPS), de recherche d’information sur les produits et services et de téléchargement de cartes ou de guides (voir graphique 3). Ils sont moins attirés par des services de géolocalisation promotionnels (p. ex. la publicité ciblée et les alertes) et d’achats.

La possibilité de gagner du temps, l’aspect pratique et le caractère instantané des applications sont les principaux facteurs de motivation incitant le tiers des propriétaires d’appareils mobiles à les télécharger. Ils sont 57% à considérer leurs appareils mobiles comme utiles et pratiques pour leurs voyages et 44% considèrent qu’ils améliorent la qualité de leur expérience.

Plusieurs facteurs freinent cependant l’utilisation d’un appareil mobile en ce qui a trait à l’achat de produits touristiques (voir graphique 4). En effet, les frais d’itinérance sont jugés trop importants par les voyageurs et le manque de sécurité nuit aux achats.

Les réseaux sociaux font partie du voyage

Parmi les Québécois voyageant dans la province, 75% se connectent aux réseaux sociaux sur une base régulière. Seulement 34% d’entre eux s’y rendent pendant leurs vacances, principalement les personnes âgées de 25 à 34 ans (26%) et celles de 35 à 44 ans (27%), suivi du groupe d’âge 45-54 ans (17,5%). Parmi les principales raisons évoquées par les répondants du sondage, mentionnons les suivantes : communiquer avec ses proches, mettre à jour son profil (17%) et s’informer sur des produits de tourisme (13%).

Les répondants qui séjournent entre une et six nuitées se connectent aux réseaux sociaux principalement pour rester en contact avec leurs proches et les informer du déroulement du voyage en mettant à jour leur statut (voir graphique 5). Les Québécois en voyage pendant plus de sept nuitées sont davantage enclins à s’informer sur les produits de tourisme (22%), mais ils diffusent moins d’informations que les autres répondants. Enfin, les voyageurs de courts séjours utilisent moins les réseaux sociaux que les autres. Mais lorsqu’ils le font, c’est surtout pour communiquer avec leurs parents et amis.

Le réseau social le plus fréquenté par les Québécois consultant les médias sociaux avant, pendant et après leur séjour au Québec est Facebook (80%), suivi de loin par YouTube (10%). TripAdvisor est peu fréquenté (5%) pour les voyages au Québec (19% lorsqu’il s’agit de vacances dans le Sud), alors que les blogues ou les forums sont utilisés par 7% d’entre eux.

Parmi les voyageurs qui utilisent les médias sociaux, 17% sont des fans de la page Facebook d’au moins une entreprise ou un organisme touristique. Ils le font d’abord pour avoir plus d’information à propos de celle-ci (50%), pour obtenir des rabais (36%) et pour participer à des concours et (34%).

Les répondants âgés de 25 à 44 ans souhaitent principalement y trouver des rabais et des offres promotionnelles (voir graphique 6), alors que le groupe des 18-24 ans aimerait surtout y voir des photos (31,5%). Les commentaires et les expériences des voyageurs sont recherchés par les 18-24 ans (19%) et les 45-54 ans (17%).

La diversification des outils et des fonctionnalités mobiles favorise le maintien des relations sur Internet entre les voyageurs et les entreprises. Ces dernières retirent de nombreux avantages en restant actives sur les réseaux sociaux pendant les périodes de vacances; il leur suffit de savoir ce que la clientèle souhaite y trouver. Le Web mobile devient ainsi le compagnon de voyage de plus en plus de Québécois!

 

Source:

– Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Comportement Web des Québécois – Sondage Ipsos Descarie – RVT», mai 2011.

 

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Comment les Québécois achètent-ils leurs voyages?

Les Québécois sont 7 sur 10 à privilégier l’achat en ligne de leurs billets pour des attractions dont le nombre de places est limité. Plus de 28% des voyageurs invoquent l’impossibilité de réserver sur Internet comme facteur les ayant dissuadés d’avoir acheté leur dernier voyage de cette façon. Le Réseau de veille, le ministère du Tourisme du Québec ainsi qu’un regroupement d’associations touristiques régionales et sectorielles ont récemment réalisé une étude portant sur le comportement des voyageurs québécois et leurs habitudes sur Internet. Voici la 4e analyse d’une série de 5 tirées de cette étude, traitant cette fois des habitudes transactionnelles des Québécois quant au processus de planification qu’ils utilisent.

L’enquête Ipsos-RVT consiste en un sondage en ligne auprès de 3 058 Québécois (pour la méthodologie détaillée, lire l’analyse Habitudes générales de voyage des Québécois et les faits saillants de l’étude).

Une question de confiance

La sécurité entourant les transactions demeure la principale préoccupation des Québécois, lorsque vient le temps d’acheter en ligne. Sur une échelle de 1 à 10, où 1 signifie que ce n’est pas du tout important et 10 que c’est très important, 64% des gens ont accordé une note de 9 ou 10 à l’élément de la sécurité comme critère de choix d’un marchand touristique en ligne (voir graphique 1).

La possibilité d’y retrouver des produits et services de qualité et des aubaines de même que le caractère convivial du site et sa facilité d’utilisation constituent d’autres aspects jugés très importants. Seulement 13% des Québécois considèrent essentiel qu’un site touristique transactionnel offre des produits et services qui respectent l’environnement.

Intérêt pour les sites Web transactionnels par secteur

La volonté du consommateur d’acheter en ligne varie selon le secteur (voir graphique 2). Le train et les attractions au nombre de places limitées (par exemple, les pièces de théâtre) présentent le plus grand intérêt pour les achats en ligne (71%). La préférence pour Internet est également supérieure dans le cas des prestations d’hébergement et des vols (66%). À l’opposé, l’intérêt pour réserver en ligne sa place au restaurant demeure passablement marginal (16%), mais il est vrai que l’offre sur Internet s’avère très limitée.

Dans le cas particulier de l’hébergement, ce sont les Québécois âgés de 25 à 44 ans qui démontrent le plus grand intérêt (69%) pour la réservation en ligne. Précisons que la motivation à acheter sur Internet rallie tous les groupes d’âge, incluant les gens de 65 ans et plus, qui sont désormais majoritaires à préférer cette méthode pour réserver leur hébergement.

On aime réserver directement auprès de l’hôtelier

Nous avons analysé en détail le mode de réservation des Québécois pour leur hébergement (voir graphique 3). D’importantes différences sont observées quant à la méthode d’achat du dernier voyage, selon que ce dernier s’est déroulé au Québec ou non. Globalement, 26% des voyageurs ont réservé leur chambre directement auprès de l’établissement d’hébergement, sans passer par Internet. Mais lorsqu’il s’agissait d’un voyage au Québec, cette proportion grimpe à 41%.

 

En règle générale, le site Web du fournisseur s’avère la méthode de prédilection (31%) pour réserver une chambre, alors que les agences de voyages en ligne comme Expedia ne viennent qu’en 3e position (13%). Dans le cas des voyages au Québec, seuls 5% des Québécois ont utilisé une agence en ligne. Les voyageurs se servent davantage des portails de destination (par exemple, les offices du tourisme) à l’étape du magasinage des prestations touristiques qu’à la phase de la transaction (8%).

Avion, train, forfait, auto de location… j’achète!

En ce qui concerne les autres secteurs d’activités, la proportion est la même entre les Québécois qui ont acheté leurs billets d’avion auprès des agences de voyages détenant des succursales physiques (25%) et ceux qui l’ont fait sur le site Web des transporteurs aériens (28%) (voir graphique 4).

Pour les billets de train, une majorité de gens choisissent de traiter directement avec le fournisseur; 35% le font hors ligne, alors que 32% s’exécutent sur le site Web de l’entreprise. La location de voiture est le service qui recueille le plus fort taux d’adoption (36%) pour les transactions effectuées directement avec le fournisseur, en ligne.

Encore plusieurs réfractaires

Bien que la proportion des transactions sur Internet continue de progresser, certaines personnes demeurent encore réticentes ou peu enclines à réserver en ligne. L’absence de soutien à la clientèle, notamment la possibilité de parler avec quelqu’un, se classe au 1er rang des facteurs les ayant dissuadés d’effectuer une réservation sur Internet (voir graphique 5). Pour les séjours au Québec, l’absence d’offre transactionnelle en ligne constitue aussi un frein important (28%). On peut certes y voir l’occasion d’accentuer et d’étendre le virage en ligne de l’offre touristique du Québec pour répondre aux besoins de ce segment de clientèle.

 

Les facteurs liés à la sécurité, à la protection des voyageurs et au service après-vente s’avèrent moins sensibles en présence d’un site marchand au Québec. On constate également que plus du quart (26%) des voyageurs n’ont pas réussi à trouver l’information recherchée ou ont jugé que celle-ci n’était pas assez détaillée (23%) pour être en mesure d’effectuer leur réservation sur Internet. Le message est clair : avant d’entrer son numéro de carte de crédit, le consommateur souhaite avoir sous les yeux toutes les informations dont il a besoin pour prendre une décision d’achat éclairée.

Lors de la prochaine analyse tirée de la même étude, nous aborderons le phénomène de la mobilité et de l’utilisation des médias sociaux.

 

Source:

– Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Comportement Web des Québécois – Sondage Ipsos Descarie-RVT», mai 2011.

 

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Habitudes des Québécois en matière de planification de voyages

Les parents et amis (58%) demeurent la principale source d’inspiration des Québécois pour leurs voyages, devant Internet (46%). Parmi les Québécois qui utilisent le Web, le quart consultent les sites des établissements d’hébergement comme principale source d’inspiration pour leurs voyages au Québec. Le Réseau de veille en tourisme, le ministère du Tourisme du Québec et un regroupement d’associations touristiques régionales et sectorielles ont récemment réalisé une étude sur le comportement des voyageurs québécois et leurs habitudes sur le Web. Voici la troisième analyse d’une série de cinq tirées de cette étude. Nous vous présentons ici les résultats concernant les habitudes des Québécois en matière de planification de voyages d’agrément.

L’enquête Ipsos-RVT consiste en un sondage en ligne auprès de 3 058 Québécois (Pour la méthodologie détaillée, lire: Habitudes générales de voyage des Québécois et les faits saillants de l’étude).

Tout commence par une inspiration

L’adoption d’Internet par les Québécois pour la planification de voyages est maintenant généralisée. L’étape de l’inspiration représente le moment où le consommateur n’est pas encore fixé sur son plan de séjour, mais où il se met activement à la recherche d’idées. Les proches servent encore de principale bougie d’allumage (58%) à un projet de voyage, devançant le Web (voir graphique 1).

 

Pour les vacances dans le Sud, la situation est différente, car Internet constitue la première source d’inspiration (68%). Quant aux brochures, dépliants et guides gratuits, ils demeurent un facteur de décision d’une personne sur quatre. L’influence des agents de voyages varie selon la destination: 47% pour le Sud, 38% pour une destination d’outre-mer (excluant le Sud) et seulement 2% pour le Québec.

Les pour et les contre du Web

On a mesuré sur une échelle de 1 à 10 les principaux critères incitant l’utilisation du Web, où 1 signifie «ne me motive pas du tout», et 10, «me motive beaucoup» (voir graphique 2). Plusieurs facteurs tels que l’instantanéité de l’information (63%) et la flexibilité et l’économie de temps (60%) incitent les Québécois à utiliser Internet pour planifier et réserver un voyage en général.

 Quant aux critères qui découragent l’utilisation d’Internet, il n’en existe pas de majeurs aux yeux des Québécois (voir graphique 3). Pour cette échelle, 1 signifie «ne me décourage pas du tout», et 10, «me décourage beaucoup». Les obstacles proviennent surtout du manque potentiel de sécurité des transactions et de l’impossibilité de parler à quelqu’un pour poser une question particulière ou obtenir du soutien.

Où s’inspire-t-on sur le Web?

Uniquement devancés par les moteurs de recherche, les sites Web d’établissements d’hébergement figurent parmi les plus consultés par les Québécois dans leur recherche de la destination de leur dernier voyage au Québec (voir graphique 4). Pour les voyages hors Québec, les sites d’agences en ligne arrivent au premier rang.

Toutefois, lorsqu’ils se servent du Web comme source d’inspiration, les Québécois ne se limitent habituellement pas à une seule source d’information (voir graphique 5). Lorsqu’on ajoute les autres mentions possibles, on remarque qu’ils ont d’abord utilisé les moteurs de recherche (55%) et les sites d’établissements d’hébergement (54%). Une personne sur trois a déjà consulté Bonjourquebec.com pour trouver des idées de séjour au Québec.

Les habitudes des Québécois sont très différentes lorsqu’il s’agit de trouver des idées de voyages à l’extérieur de la province. Après les moteurs de recherche, ce sont les sites d’agences de voyages en ligne (46%) et les sites de partage de commentaires tels que TripAdvisor (39%) qui exercent la plus grande influence. Mentionnons aussi que 47% des Québécois ont consulté des sites de voyagistes tels que Transat dans le cas d’un voyage dans le Sud.

 

Les voyageurs recherchent d’abord du contenu informationnel comme source d’inspiration (voir graphique 6). Pour leur séjour au Québec, ils se sont beaucoup intéressés aux fiches d’information et aux articles sur la destination (45%) ainsi qu’aux répertoires et aux compilations des attraits et des activités offertes (43%).

Lorsqu’ils voyagent vers le Sud, une majorité de Québécois (57%) consultent des sites de partage de commentaires. Les avis d’experts sur le Web sont particulièrement prisés (25%) pour les voyages d’outre-mer.

Après l’inspiration, la planification

Une fois l’idée du voyage arrêtée, le consommateur passe à l’étape de la planification (voir graphique 7). À ce moment, Internet joue un rôle encore plus important: 63% des Québécois l’ont utilisé pour planifier leur dernier voyage au Québec, loin devant les conseils des parents et des amis (45%). Pour les destinations hors Québec, l’écart entre les deux sources d’information est encore plus prononcé: 73% comparativement à 42%.

Près d’un voyageur sur trois s’est servi de cartes géographiques pour planifier son séjour à l’extérieur du Québec (hormis les voyages dans le Sud). Quant aux agents de voyages, ils sont particulièrement appréciés pour les destinations du Sud (47%) et les voyages d’outre-mer (38%).

Par ailleurs, la saison du voyage influe sur les habitudes de planification du consommateur. Ce dernier utilise davantage le Web pour ses vacances hivernales. Cela s’explique en partie par la popularité du Web dans la planification des voyages dans le Sud. Le consommateur semble toutefois plus actif dans ses démarches de planification de vacances estivales lorsqu’il privilégie des outils tels que les guides touristiques gratuits (32%), les brochures et les dépliants (36%).

Comparer les prestations

Après avoir pris les principales décisions quant au type de voyage, à la destination et aux dates du séjour, le consommateur passe ensuite à la phase du magasinage, où il s’informe et compare les différents produits touristiques. Les types de sites consultés en premier lieu sont assez diversifiés, selon les habitudes de chacun et le type de prestation dont il est question. Pour les voyages au Québec, les moteurs de recherche et les sites d’établissement d’hébergement sont de loin les plus utilisés par une majorité d’internautes. Plus exactement, ce sont les répertoires et les compilations d’attraits et d’activités ainsi que les fiches d’information et les articles sur la destination que les Québécois jugent utiles pour s’informer ou comparer des produits touristiques du Québec (voir graphique 8). Fait intéressant, les contenus promotionnels sont plutôt appréciés des consommateurs (27%).

 

 L’hébergement (86%) demeure la dimension du voyage la plus magasinée sur le Web pour un séjour au Québec, suivi du secteur de la restauration (voir graphique 9). Dans le cas d’un voyage en Europe ou ailleurs dans le monde, quatre internautes sur dix ont cherché de l’information sur des vols.

 

 

Lors des deux prochaines analyses tirées de la même étude, nous traiterons des comportements de réservation pour ensuite nous attarder sur la mobilité et l’utilisation des médias sociaux.

Source:

– Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Comportement Web des Québécois – Sondage Ipsos Descarie – RVT», mai 2011.

 

 

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Les voyageurs de groupe québécois

Plus du tiers des Québécois ayant fait partie d’un groupe organisé lors de leur dernier séjour d’agrément ont voyagé pour une durée de dix nuitées et plus. Ils se sont regroupés pour visiter principalement le Québec et les États-Unis. Tout comme l’ensemble des voyageurs québécois, les voyageurs en groupe organisé sont majoritairement de la génération des baby-boomers et n’ont pas d’enfants à la maison.

En partenariat avec le ministère du Tourisme du Québec et un regroupement d’associations touristiques régionales et sectorielles, l’enquête Ipsos-RVT consiste en un sondage en ligne fait auprès de 3 058 voyageurs québécois en mars 2011. L’objectif premier est de mieux connaître le comportement des voyageurs québécois, particulièrement en ce qui concerne leur processus de planification et de réservation sur le Web. Les résultats présentés concernent le dernier séjour ayant eu lieu à plus de 100 km du domicile du répondant et pour lequel celui-ci a effectué un déplacement en transport commercial (avion, train, autocar ou voiture de location) ou a passé une nuitée dans un établissement d’hébergement commercial. Basée sur ces données, cette analyse vise à comprendre le profil et le comportement des répondants ayant effectué leur dernier voyage d’agrément en groupe organisé, excluant les voyages en formule tout inclus dans le Sud.

Ils sont au nombre de 112 à avoir fait leur dernier voyage en groupe organisé, soit 3,7% des répondants du sondage. Étant donné la spécificité des critères sur lesquels se basait la qualification des participants (voir méthodologie), on peut affirmer que cet échantillon est représentatif et valable aux fins d’une analyse.

Portrait sociodémographique des Québécois qui voyagent en groupe organisé

Globalement, les baby-boomers, soit les personnes âgées de 45 à 65 ans, constituent la génération qui voyage le plus par agrément; ils représentent 47% des voyageurs québécois (voir graphique 1). On arrive sensiblement au même constat pour les voyageurs en groupe organisé, puisque 51% appartiennent à ce groupe d’âge. Ils correspondent ainsi à une clientèle cible fort importante pour les groupes, sans oublier les voyageurs âgés de 65 ans et plus, présents à 17%. On remarque aussi que plus les répondants sont jeunes, moins ils choisissent de voyager en groupe organisé.

En général, les voyageurs québécois sont davantage en couple (71%) que seuls (27%). Il en va de même pour les voyageurs de groupe (57% versus 38%), mais dans une moindre proportion (voir graphique 2). Par ailleurs, dans 68% des cas, les voyageurs de groupe ont mentionné ne pas avoir d’enfant à la maison.

Plus de la moitié (52%) des voyageurs québécois touchent un revenu de ménage annuel se trouvant entre 25 000$ et 74 999$, comparativement à 59% pour ceux qui ont fait leur dernier voyage d’agrément en groupe organisé (voir graphique 3). Les personnes les plus aisées (150 000$ et plus) représentent 6% de tous les voyageurs et 2% des voyageurs de groupe. Près du tiers se situent entre ces deux catégories extrêmes.

Un peu plus de la moitié de l’ensemble des voyageurs travaille à temps plein; c’est le cas de 38% des répondants ayant fait partie d’un groupe organisé (voir graphique 4). Le sondage révèle que près du tiers de ce segment profite de la retraite et que 11% occupent un emploi à temps partiel.

Les voyageurs en groupe organisé résident principalement dans les grandes villes de la province, soit à Montréal (24%) et à Québec (21%) (voir graphique 5).

Près du tiers des voyageurs en groupe organisé se rendent à leur destination en autobus de longue distance (voir graphique 6). Cependant, l’avion demeure le moyen le plus utilisé par les Québécois, tous segments confondus. Il est à noter que les personnes sondées pouvaient mentionner l’utilisation de plus d’un moyen de transport et que les réponses concernaient les séjours effectués lors des douze derniers mois.

Où vont-ils et que font-ils?

Près du tiers (30%) des voyageurs en groupe organisé ont visité le Québec et un peu plus du quart (27%) ont séjourné aux États-Unis. Bien que le Sud soit populaire de façon générale (24%), les groupes n’y séjournent pas plus que dans les autres pays (14%).

Les voyageurs en général vont plus dans la région de Québec que ceux qui effectuent des voyages de groupe (voir graphique 8). Ceux-ci ont visité davantage Charlevoix et les Cantons-de-l’Est que les autres régions de la province. Montréal, les Laurentides et Québec figuraient également parmi les cinq principales régions visitées par les groupes. La Gaspésie se classe parmi les régions les moins visitées des voyageurs en groupe organisé certes, mais elle figure au classement des cinq destinations les plus populaires de l’ensemble des voyageurs.

Plus du tiers des Québécois à l’étude se sont absentés durant environ une semaine pour effectuer leur dernier séjour d’agrément, toutes destinations confondues (voir graphique 9). Les voyageurs en groupe organisé restent généralement longtemps à destination; 35% y demeuraient plus de dix nuitées. Les séjours de deux nuitées, notamment les excursions de fin de semaine, semblent eux aussi populaires auprès des groupes (20%).

Qu’il soit fait seul ou en groupe, le magasinage est une activité très en vogue chez les Québécois. Environ deux personnes sur trois s’y adonnaient lors de leur dernier séjour (voir graphique 10). Près de la moitié des voyageurs en groupe organisé accordaient une place à la visite de musées, de centres d’interprétation et de sites historiques. Les événements sportifs intéressent également les groupes (24%).

Comme nous l’avons indiqué au début de la présente analyse, le sondage a été réalisé en mars 2011. Nous croyons que certains résultats auraient pu différer s’il avait été effectué après la saison estivale. Quoi qu’il en soit, ces données dressent un portrait à jour des voyageurs québécois, incluant ceux ayant fait partie d’un groupe organisé.

 

Source:

– Sondage Ipsos Descarie – Réseau de veille en tourisme, en partenariat avec le ministère du Tourisme du Québec. «Comportement Internet des voyageurs québécois», mai 2011.

 

 

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Habitudes générales de voyage des Québécois

En mai 2011, le Réseau de veille en tourisme, le ministère du Tourisme du Québec et un regroupement d’associations touristiques régionales et sectorielles ont réalisé une étude visant à mieux connaître le comportement des voyageurs québécois, particulièrement en ce qui concerne leur processus de planification et de réservation sur le Web. Les données proviennent d’un sondage mené par la firme Ipsos Descarie auprès de 3 058 internautes québécois. Nous proposons ici un premier texte d’une série de cinq analyses tirées de cette étude. Nous traitons d’entrée de jeu des habitudes générales de voyage d’agrément des Québécois.

Méthodologie de l’enquête

L’enquête Ipsos-RVT consiste en un sondage en ligne par panel (lire aussi les faits saillants de l’étude). D’une part, pour se qualifier, le répondant devait avoir séjourné au moins une fois à plus de 100 km de son domicile pour un voyage d’agrément au cours des 12 derniers mois. Celui ayant réalisé uniquement des voyages tout inclus dans le Sud ne fait pas partie de l’échantillon. D’autre part, il devait avoir utilisé un moyen de transport commercial (avion, train — excluant le train de banlieue, autobus de longue distance ou voiture de location) à des fins personnelles ou de loisirs ou avoir utilisé l’hébergement commercial à des fins personnelles ou de loisirs. Le sondage s’est déroulé durant la période comprise entre le 8 et le 20 mars 2011. Certaines informations traitées dans cette analyse sont basées sur des habitudes générales de voyages alors que d’autres concernent uniquement le dernier voyage effectué.

Destinations de prédilection

Globalement, le Québec a été la destination du dernier voyage des Québécois dans 36% des cas (voir graphique 1). Le Mexique et les Caraïbes arrivent en deuxième position (24%), et les États-Unis, en troisième (20%). Dans la province, la région de Québec arrive bonne première (21%), suivie de celles de Montréal et des Laurentides, ayant chacune récolté un peu plus de 10% des voyages. La métropole fait davantage office de bassin émetteur de voyageurs que de destination de choix à l’échelle du Québec.

Les jeunes sont davantage attirés par les destinations urbaines, alors qu’ils représentent 39% des voyageurs à destination de Montréal et de Québec. Le segment des 35-54 ans aime beaucoup (52%) les destinations de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent (52%). Quant aux Québécois plus âgés, ils forment un important contingent de voyageurs qui ont visité les régions de l’Outaouais (41%) et de Charlevoix (39%).

Les séjours dans le Sud, en incluant la Floride, représentent 42% des voyages hors Québec des Québécois (voir graphique 2). Parmi les autres destinations, l’Ontario (9%), l’État de New York (5%) et la France (4%) sont les plus populaires.

 

 

Les voyageurs, dont le revenu du ménage est inférieur à 50 000 $, ont choisi à 43% une destination au Québec. Cette proportion chute à 29% pour le segment des revenus supérieurs à 100 000 $.

Globalement, près de la moitié des Québécois ont effectué 1 ou 2 séjours de vacances au cours des 12 derniers mois, et plus du tiers (34%) ont réalisé 4 séjours et plus (voir graphique 3). Environ 30% des Québécois de 55 ans et plus sont des grands voyageurs (5 séjours et plus).

Les habitants des régions éloignées affichent les plus fortes proportions de voyageurs assidus: Abitibi/Baie-James/Nord du Québec (40%), Saguenay–Lac-Saint-Jean et Manicouagan/Duplessis (35%). À l’opposé, les résidents de la Montérégie (53%), du Centre-du-Québec/Mauricie (50%) et des Cantons-de-l’Est (48%) voyagent peu (1 ou 2 séjours). Ce sont les couples sans enfant qui voyagent le plus souvent; 37% ayant réalisé au moins quatre séjours au cours de la dernière année.

Activités pratiquées en voyage

Les graphiques 4, 5 et 6 présentent le taux de participation des voyageurs québécois à diverses activités, selon la région touristique de destination. La catégorie des activités regroupant la visite d’un musée, d’un zoo et les expériences autochtones s’avère populaire en Outaouais (47%) et dans la région de Québec (43%). Quant aux visiteurs de Montréal, près de la moitié d’entre eux ont assisté à un évènement sportif ou culturel.

Les résultats diffèrent pour les régions de villégiature, soit Lanaudière, la Mauricie, les Cantons-de-l’Est et les Laurentides, où les parcs naturels et la randonnée, les évènements sportifs ou culturels de même que les activités aquatiques enregistrent les meilleurs taux de pratique.

En général, les régions un peu plus éloignées sont populaires auprès des amateurs de randonnée et des parcs naturels. Une grande proportion de Québécois a aussi visité un attrait autochtone, un zoo ou un musée en Gaspésie (60%) ou au Saguenay–Lac-Saint-Jean (59%). Quant à Charlevoix, elle attire plusieurs amateurs de jeux de hasard en raison de la présence du Casino de Charlevoix (58%).

Choix de l’hébergement

Lors de leurs voyages, plus de la moitié des Québécois optent d’abord pour une auberge ou un hôtel de 4 étoiles et plus (voir graphique 7). Les établissements de 3 étoiles et moins et les campings hébergent les 18-34 ans dans une plus grande proportion que les autres groupes d’âge. L’option du motel, du condominium ou du bateau de croisière séduit davantage les 65 ans et plus.

L’hébergement chez de la famille ou des amis reçoit la faveur des voyageurs solos, tout comme l’hôtel ou l’auberge de 2 étoiles et moins. La location d’un chalet ou d’une maison de campagne correspond plus aux voyages en famille ou entre collègues et amis.

Lors de prochaines analyses tirées de la même étude, nous traiterons des aspects liés à la planification des voyages, aux comportements de réservation, au phénomène de la mobilité et à l’utilisation des médias sociaux ainsi qu’aux voyages de groupe.

 

Source:

– Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Comportement Web des Québécois – Sondage Ipsos Descarie – RVT», mai 2011.

 

 

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Classement mondial des destinations et des marchés émetteurs

La répartition des flux touristiques mondiaux a beaucoup changé ces dernières années; les données recensées au cours de la décennie confirment certaines tendances. De nouveaux marchés émetteurs occupent les premiers rangs et le classement des destinations est sens dessus dessous. Les économies émergentes bouleversent l’échiquier touristique, qui se répartit entre un nombre beaucoup plus grand de pays qu’auparavant.

L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) estime le nombre de voyages internationaux à 940 millions en 2010, soit 39% de plus qu’en 2000. Sur une plus longue période, la croissance est exponentielle; on ne comptait que 25 millions de déplacements en 1950.

Rappelons que l’OMT compile les statistiques nationales et que les méthodologies peuvent varier. L’analyse doit donc se faire avec prudence. De plus, les résultats pour l’année 2010 sont estimés en fonction des données partielles.

Le classement des destinations

Non seulement le classement des destinations a beaucoup changé au cours des dernières années, mais la répartition des touristes se fait maintenant entre un très grand nombre de pays. Voici quelques observations marquantes des arrivées internationales dans les principales destinations (tableau 1):

  • Les 5 premiers pays du classement représentaient 71% des arrivées en 1950 et 31% en 2010.
  • Les «autres pays», soit les dix dernières destinations au classement, comptaient pour 3% des arrivées en 1950, 34% en 1990 et 44% en 2010!
  • Le Canada est passé du 2e rang en 1970, au 8e rang en 2000 pour se classer finalement en 15e place en 2010.
  • La Chine est non seulement un marché émetteur très actif, mais également une destination extrêmement populaire.
  • La Malaisie, la Turquie et Hong Kong ont aussi gagné d’importantes parts de marché.
  • Depuis 60 ans, le tourisme s’est montré résilient.

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Depuis les années 2000, les six premières positions sont plutôt stables. La France affiche une confortable avance et la Chine – qui a surpassé l’Espagne en 2010, talonne maintenant les États-Unis. Le Canada ne fait plus partie des dix principales destinations depuis 2004.

Les graphiques 1 et 2 présentent respectivement le nombre d’arrivées internationales ainsi que les recettes touristiques. Chacun dévoile un classement légèrement différent. En matière de recettes touristiques, ce sont les États-Unis qui jouissent de la première position avec une solide longueur d’avance. Par ailleurs, l’Espagne devance la France. Si certains pays occupent un rang similaire, d’autres sont carrément absents d’un classement ou d’un autre. Les pays figurant dans le classement des arrivées mais non dans celui des recettes sont la Russie (27e), la Pologne (30e), l’Ukraine (50e), la Grèce (21e) et l’Égypte (22e). À l’inverse, certains pays ont des recettes touristiques élevées par rapport au nombre de visiteurs tels que les Pays-Bas (21e), la Suisse (28e), le Japon (29e), l’Australie (41e) et l’Inde (42e).

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En fait, l’accroissement global des arrivées touristiques internationales n’a pas profité à tous. Le graphique 3 illustre des écarts majeurs entre les pays. Alors que certains ont plus que doublé le nombre d’arrivées, d’autres comme le Canada (-18%) ou la Pologne (-28%) ont enregistré des diminutions importantes.

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Qui sont les grands voyageurs?

L’Europe est actuellement le premier marché générateur de touristes, émettant 55% des touristes internationaux, suivi de l’Asie-Pacifique (20%) et des Amériques (16%) (tableau 2). L’Asie-Pacifique, le Moyen-Orient et l’Afrique enregistrent les meilleurs taux de croissance annuelle moyens. La majorité des visiteurs internationaux ne quittent pas leur région dans une proportion d’environ quatre sur cinq. Cependant, le nombre de voyages entre les différentes régions a tendance à croître plus rapidement que les voyages intrarégionaux. Les marchés d’origine du tourisme international demeurent très concentrés dans les pays industrialisés. Toutefois, en raison de l’augmentation du revenu disponible, beaucoup d’économies émergentes connaissent une croissance accélérée depuis quelques années.

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L’information relative aux marchés émetteurs par pays s’exprime en dépenses touristiques à l’international telles que publiées par l’OMT (tableau 3). Le nombre de déplacements n’est pas compilé. Ces dépenses sont passées de 478 milliards en 2000 à 678 milliards de dollars américains en 2005, puis à 850 milliards de dollars américains en 2009: une variation globale de 78%. En 2009, les marchés ont connu une baisse de 10% de leurs dépenses touristiques internationales par rapport à 2008 en raison de la crise économique et de la grippe H1N1. En 2000, 10 pays avaient des dépenses touristiques internationales de plus de 10 milliards de dollars américains alors qu’ils étaient 23 en 2009.

Depuis 2000, les trois premiers rangs sont occupés par l’Allemagne, les États-Unis et le Royaume-Uni, alors que la France, l’Italie et le Japon les suivent de près. La Chine, avec une croissance fulgurante, se range parmi les premiers alors que la population commence seulement à voyager. Depuis 1999, la Chine conclut des ententes avec divers pays pour permettre les voyages d’agrément. Le Canada n’a obtenu que très récemment le statut de destination autorisée (juin 2010). Les Chinois voyagent encore beaucoup à l’intérieur de leur propre pays, mais la proportion domestique-international est passée de 71 pour un en 2000 à 38 pour un en 2009.

Le Japon est le seul pays du classement ci-dessous à avoir connu une baisse de ses dépenses touristiques internationales. Durement touchée par les aléas économiques et le prix du pétrole, la population est moins confiante et voyage moins qu’auparavant.

La Russie, l’Arabie Saoudite, la Belgique, l’Australie, Singapour, la Norvège et le Brésil ont plus que doublé leurs dépenses durant cette période.

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Bref, le tourisme est une course folle comptant toujours plus de joueurs et où il est facile de disparaître dans la masse. La bonne nouvelle? Le nombre de touristes provenant de régions diversifiées augmente constamment. Nous vivons dans une ère où les distances sont moins impressionnantes qu’avant, où les mouvements de touristes fusent dans toutes les directions. Il est temps de penser les stratégies touristiques dans une perspective géographiquement plus large et de ne pas avoir peur de jouer dans la cour des grands.

Sources:

– Organisation mondiale du tourisme. «Baromètre du tourisme mondial», Interim Update, Avril 2011.

– Organisation mondiale du tourisme. «Faits saillants du tourisme», édition 2009.

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Faits et chiffres Perspectives

Qui partira en vacances cet été?

Les prévisions indiquent que davantage de Canadiens partiront en vacances cet été par rapport aux données enregistrées pour l’été 2010. Les intentions de départ sont également à la hausse dans le cas des voyageurs américains et des Européens. Le contexte est plus favorable aux voyages qu’il ne l’était l’an dernier. Les Québécois semblent toutefois moins enclins que les autres Canadiens à envisager les voyages de vacances pour les mois d’été. Voici un aperçu des prévisions tirées d’enquêtes sur les intentions de voyage de différents marchés.

Précisons que les résultats ne peuvent être comparés d’un marché à l’autre puisqu’il s’agit de sondages aux méthodologies très différentes.

Un contexte favorable au Canada, mais des Québécois réticents

Selon le Conference Board du Canada, une forte majorité de Canadiens envisagent de voyager cet été. Étant donné le contexte économique de plus en plus stable et le marché du travail plutôt favorable, l’indice de confiance des consommateurs est légèrement en hausse (89,3 en 2011 versus 88,3 en 2010) et sous-entend des dépenses de voyage plus élevées pour l’été 2011.

Le sondage sur les intentions de voyage des Canadiens pour l’été est réalisé en ligne, en février de chaque année. Il révèle, entre autres, que 80,5% des répondants prévoient prendre des vacances entre mai et septembre 2011 (voir tableau 1). Cette proportion était de 78% pour l’été 2010. Les Québécois sont toutefois les moins enclins (environ 77%) au pays à envisager des vacances pour l’été qui vient.

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Le sondage indique que les dépenses de voyage sont aussi appelées à augmenter, puisque 34,2% des Canadiens disent vouloir dépenser plus que l’année dernière. Bien qu’une bonne part des Québécois (31,6%) ait aussi cette intention, d’autres provinces révèlent des proportions beaucoup plus élevées (48,1% des Manitobains et des Saskatchewanais). Seulement 14,3% des Canadiens prévoient réduire les dépenses de voyage. Précisons que ces données concernent les Canadiens ayant répondu à un sondage en ligne, donc une population branchée et active sur le Web, ce qui n’est pas le cas de l’ensemble de la population canadienne.

Les Américains voyageront… mais surveillent le prix de l’essence

Un sondage réalisé par TripAdvisor auprès de 2000 voyageurs américains dévoile que 86% d’entre eux ont l’intention de voyager pour le plaisir cet été; 83% affirment l’avoir fait l’été passé. Néanmoins, étant donné la hausse du prix de l’essence, certains Américains projettent de:

  • limiter la distance de voyage à 200 miles (environ 322 km) (24%);
  • effectuer moins de séjours en voiture (18%);
  • ne pas faire de voyage cet été (5%).

Plus du quart des répondants (26%) ont l’intention de dépenser davantage pour leurs voyages d’agrément par rapport à l’été passé; 42% prévoient environ la même somme. Les deux tiers des voyageurs iront à l’hôtel, 28% chez des parents ou des amis et 18% opteront pour la location d’une maison ou d’un appartement. Voici d’autres informations concernant les vacances des Américains pour l’été 2011:

  • 63% prendront la voiture, 62%, l’avion;
  • 50% feront un séjour en ville;
  • 40% iront à la mer;
  • 33% feront de la randonnée;
  • 22% pratiqueront des activités nautiques;
  • 22% feront de la bicyclette;
  • 18% visiteront un parc national;
  • 16% iront au bord d’un lac;
  • 12% feront du camping.

Une légère hausse des voyages en avion

L’Air Transport Association of America (ATA) estime qu’environ 206 millions de personnes monteront à bord des principaux transporteurs américains cet été, une hausse prévue de 1,5% par rapport à la même période en 2010. Ces prévisions n’atteignent pas les volumes de l’été 2008, avant la récession, et sont toujours bien en deçà des records enregistrés en 2007 (217,6 millions de passagers de juin à août sur les lignes aériennes américaines). Les données montrent aussi une hausse des réservations pour les vols internationaux par rapport à 2010, signe que l’économie se porte mieux et que les prix sont encore abordables, malgré la hausse du prix de l’essence.

Les Européens voyageront surtout chez eux

Selon Ipsos-Europ Assistance, les deux tiers des Européens prévoient partir en vacances l’été prochain. Il s’agit du même taux de départ que celui enregistré en 2008, soit avant la crise économique. La plupart (80%) choisiront des pays d’Europe; 47% voyageront dans leur propre pays et cette proportion variera entre 60% et 70 % pour les Italiens, les Français et les Espagnols. Une autre enquête, OpinionWay, indique que 18% des Français n’ont pas l’intention de partir cet été et 16% sont encore indécis. Parmi ceux qui effectueront des voyages d’agrément, les trois quarts réduiront leur budget et la durée du séjour.

Enfin, reste à voir si ces intentions se concrétiseront. Pour l’instant, au Canada,  selon le Conference Board du Canada, deux variables sont sous surveillance: les fluctuations importantes du prix de l’essence et la valeur du dollar canadien qui, notamment à parité avec le dollar américain, incite davantage les Canadiens à traverser au Sud. Néanmoins, l’analyse des performances des années passées indique que le coût à la pompe exerce peu d’influence sur les déplacements des Canadiens et qu’un dollar fort ne semble pas avoir d’impact direct très marqué sur leurs départs pour les États-Unis.

Sources:

– Air Transport Association of America. «ATA Estimates Modest Summer Growth, Record International Flying», communiqué de presse, 16 mai 2011.

– Ipsos-Europ Assistance. «Découvrez les conclusions du 11ème baromètre vacances Ipsos – Europ Assistance»,11e baromètre vacances Ipsos-Europ Assistance, 17 mai 2011.

– TripAdvisor. «U.S. Travelers Planning to Hit the Road This Summer, but Wary of Prices at the Pumps», communiqué de presse, 16 mai 2011.

– OpinionWay. «Les vacances d’été des Français en 2011: moins cher, moins longtemps, moins loin, avec l’apparition d’une nouvelle génération de voyageurs: les @Packers», pour VoyagerMoinsCher.com, 10 mai 2011.

– The Conference Board of Canada. «Canadians Warm Up to Travel This Summer», Travel Exclusive – Key Trends for the Canadian Travel Industry, mars-avril 2011.