Catégories
Marketing

5 tactiques efficaces de marketing hors ligne

 

Le marketing en ligne occupe toutes les tribunes. Pourtant, les actions hors ligne s’avèrent tout aussi cruciales pour la plupart des petites et moyennes entreprises. L’Adventure Travel Trade Association (ATTA) collige dans un document des astuces marketing hors ligne peu coûteuses. Voici les grandes lignes de ce rapport.

  1. Faire de la communauté un levier

Dans un premier temps, rappelons l’importance de se joindre et de participer aux activités de l’association touristique régionale, aux chambres de commerce de la région et autres regroupements cohérents. En plus de bénéficier de leurs vitrines, les entreprises membres peuvent profiter de ce réseau pour faire connaître leur offre et développer des partenariats.

champagne-marketing-hors-ligne

Source : Pexel

Mais la communauté ne se limite pas aux autres entreprises. Participer à la vie sociale de la collectivité crée un sentiment d’appartenance de la population envers l’organisation. L’engagement de la communauté envers l’entreprise peut exercer une forte influence sur le bouche-à-oreille et l’image de marque. Voici deux exemples de gestes porteurs :

  • Donner des prix : les écoles, les groupes communautaires cherchent souvent des prix pour des concours ou pour remercier des bénévoles; profitez-en pour offrir un de vos produits ou une réduction sur vos services.
  • Organiser des événements grand public : choisir une thématique cohérente comme une conférence-atelier sur la cuisine en plein air ou encore sur les voyages en famille. Pour une ambiance agréable, il s’avère judicieux d’offrir quelques bouchées et des boissons.

 

  1. Développer une expertise et la partager

Gérer une entreprise dans un secteur niché, en tourisme d’aventure par exemple, permet de développer un savoir-faire et des connaissances basées sur l’expérience. Cette information intéresse les voyageurs d’aventure ou les autres professionnels du milieu :

  • Devenir conférencier : les organisateurs d’événements cherchent des conférenciers et l’indiquent parfois sur le site Web de l’événement.
  • Intervenir en classe : les professeurs en tourisme, au collégial comme à l’université, souhaitent souvent intégrer une conférence d’un intervenant du milieu afin de compléter la théorie par des expériences pratiques avec des gens de terrain. Voilà une excellente façon de faire connaître l’entreprise à une jeune clientèle ainsi qu’à un bassin de main-d’œuvre potentiel.
  • Effectuer une étude et la partager : il peut s’agir d’une enquête auprès de la clientèle ou d’une recherche sur les bonnes pratiques. Le partage des résultats peut être fait lors d’un congrès annuel, d’une foire ou en ligne sur les médias sociaux.

 

  1. Concevoir du matériel imprimé mémorable

Selon la firme Miles Partnership, plus de la moitié des voyageurs américains ont utilisé des médias imprimés (tous types confondus) comme sources d’information pour un séjour touristique en 2016. Mais ces publications doivent sortir du lot pour marquer les esprits et éviter qu’elles ne tombent trop rapidement dans le bac à recyclage.

brochure-marketing-hors-ligne

Source : ATTA

Les dépliants, les brochures et les prospectus retiendront l’attention s’ils se déploient dans un format original, un design attrayant et proposent un contenu distinctif. Il faut donner envie aux consommateurs de conserver la publication. Aussi, celles-ci doivent être disposées à des endroits propices à la rencontre du marché cible. Par exemple, une entreprise de pêche récréative de la Norvège a installé ses dépliants à la poissonnerie de certaines épiceries grâce à un partenariat avec l’entreprise en alimentation Whole Foods.

 

  1. Établir les bons partenariats

Le choix des partenaires d’affaires est très important puisque ceux-ci peuvent aider à promouvoir votre organisation auprès de sa clientèle. Il peut s’agir d’organisations complémentaires situées dans la même destination avec lesquelles il est possible de développer des forfaits. Des entreprises offrant le même type de produits, mais œuvrant dans des régions différentes peuvent également s’associer pour créer une offre groupée avec rabais, comme le font plusieurs stations de ski, au Québec et ailleurs.

 

  1. Convertir les anciens clients en ambassadeurs

Les clients satisfaits sont les meilleurs ambassadeurs d’une marque. Des entreprises cultivent cet intérêt par des petites attentions comme l’envoi de courrier personnalisé à Noël et à l’anniversaire du client. Certaines entreprises font parvenir des photos du séjour. Un vignoble envoie une bouteille de vin un an après le séjour aux clients qui ont participé aux vendanges. Ce type d’attention crée une impression très favorable, remémore de bons souvenirs et alimente les conversations.  

 Mettre tout ça en ligne pour faire plus de bruit!

Évidemment, les tactiques hors ligne sont encore plus porteuses lorsqu’elles sont jumelées à des actions en ligne qui offrent une immense visibilité, surtout lorsqu’elles sont partagées sur les médias sociaux. C’est notamment le cas des campagnes guérillas, soit celles qui surprennent le consommateur et créent un buzz marketing.

Dans tous les cas, rappelons au moins deux éléments importants à considérer avant de produire une campagne marketing, qu’elle soit en ligne ou hors-ligne :

  • Identifier clairement le marché cible de cette campagne et ses caractéristiques;
  • Formuler l’action souhaitée chez le consommateur avec cette campagne. S’agit-il de l’inciter à consulter le site Web? À réserver un service? À assister à un événement? L’objectif doit être clair pour en mesurer les résultats.

 

Source de l’image à la une : @Teemu Paananen sur Unsplash

Catégories
Marketing

Comment créer une expérience

Il y a 18 ans, les auteurs américains Joseph Pine et James H. Gilmore publiaient un ouvrage qui allait bousculer le marketing : The Experience Economy. Cette approche, testée pendant plusieurs années par des entreprises et des destinations touristiques, a maintenant fait ses preuves. Gregory Guzzo et Jean-Philippe Gold maîtrisent tout à fait ce concept. Ils l’ont chacun mis en application dans leur organisation respective, soit l’Office du tourisme de Val Thorens et le Comité régional de tourisme Hauts de France. Devenus des experts en la matière, ils ont obtenu l’accréditation des auteurs susmentionnés leur permettant d’offrir des formations sur le design d’expérience.

C’est à ce titre que la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM les recevait, le 8 novembre dernier, afin de permettre à des organisations québécoises de mieux cerner le design d’expérience. Voici un aperçu de cette rencontre.

L’évolution vers l’expérience

L’émotion, l’authenticité, la surprise, des employés heureux et engagés, la personnalisation, un client transformé, ces termes reviennent continuellement dans le langage associé à celui de l’expérience client. Pour bien comprendre le concept, les formateurs proposent de revenir à la base en démystifiant le modèle de la progression de la valeur économique.

progression-valeur-economique-experience

Pour illustrer simplement cette progression, ils utilisent l’exemple du café. En se référant à l’image ci-dessus, la matière première est formée des grains de café. Le stade du produit se traduit par le paquet de café que l’on peut se procurer à l’épicerie. Prendre un café dans un établissement comme un bar ou un restaurant représente l’étape du service. Cette action s’inscrit comme expérience lorsqu’elle permet de faire vivre un instant mémorable grâce à l’ambiance, à la qualité de l’interaction avec le personnel, à l’esthétisme du lieu et à la thématique globale de l’endroit, comme le véhicule la marque Starbuck. Alors, le client est prêt à débourser plus pour obtenir cette expérience.

Un exemple concret en tourisme

Dans le cadre d’un exercice, les participants à la formation devaient illustrer un cas concret issu de l’industrie touristique. Voici celui d’un attrait touristique situé en Abitibi-Témiscamingue présenté par la directrice de l’association touristique régionale, Randa Napky. Le Refuge Pageau accueille et soigne des animaux sauvages blessés dans la région avant de les remettre en liberté. Le refuge est ouvert aux visiteurs.

En appliquant au Refuge Pageau le même modèle que celui du café, cela permet de se recentrer sur l’essence même de l’activité. D’abord, la faune de la région, plus particulièrement les animaux blessés, constitue la ressource première du Refuge Pageau. Le produit est le refuge qui rassemble ces animaux en un seul lieu. Le service se traduit par le tour guidé, ou non, de l’endroit, à travers lequel le visiteur découvre les animaux et peut lire les informations sur les panneaux installés le long du parcours. Le fondateur de ce lieu, Michel Pageau, a longtemps représenté le point culminant de l’expérience au Refuge. Ce personnage unique, son charisme, les histoires sur chacun des animaux blessés, la relation particulière qu’il entretenait avec les animaux (l’homme qui parle avec les loups) a fait la popularité de cet endroit et constitué l’expérience client et l’élément mémorable de la visite.

Une expérience réussie 

À la suite de son décès, en octobre 2016, le Refuge a dû revoir la façon de livrer l’expérience. C’est ainsi qu’une activité unique a été développée. Les visiteurs qui le souhaitent peuvent rencontrer les animaux, sous les conseils et la supervision du personnel. Ils peuvent ainsi les approcher, les flatter, les prendre dans leur bras dans certains cas. Le tout doit être fait dans le plus grand respect. Pendant ce temps, les employés relatent l’histoire et l’évolution de ces animaux, offrant ainsi un contact privilégié entre l’animal et le visiteur. Ce dernier peut donc approcher la moufette ou flatter le loup, malgré les risques que cela représente puisqu’il s’agit bien d’animaux sauvages. Mais les rencontres se font sous la bienveillance des employés qui savent comment s’y prendre. Cet échange ne laisse personne indifférent. La plupart des clients sont émus et perçoivent la faune et leur relation avec celle-ci d’un œil différent à la suite de leur visite.

Voilà un exemple type d’expérience. Les émotions, les relations, les histoires, les intentions sincères (authenticité), la transformation de l’individu grâce à cette visite, la mémorabilité de cette activité, puis le bouche-à-oreille qu’elle suscite sont tous des éléments qui contribuent à en créer une expérience. Cette dernière constitue en elle seule le marketing de l’établissement puisque comme le précisent messieurs Guzzo et Gold, l’expérience est le marketing!

Comment concevoir une expérience

Lorsqu’on entame une réflexion sur la création d’une expérience, il s’avère utile de se poser deux questions :

  1. Quelle personne votre client souhaite-t-il devenir ou quel est son besoin transformationnel ?
  2. Comment mon organisation peut-elle l’aider à y arriver?    

Les réponses orienteront la conception de l’expérience. Pour ce faire, les formateurs ont présenté des outils qui permettent de mieux cerner l’offre et d’identifier ce qui manque pour en faire une expérience. Voici la liste des cinq principes de conception d’une expérience :

  • Attribuer un thème à l’expérience : trouver un fil conducteur qui donnera une pertinence à l’ensemble de l’expérience (ex. : faune régionale, bien-être, connexion avec la nature, etc.).
  • Harmoniser les impressions : identifier le besoin du client, ce qu’il veut devenir, et nommer cinq à huit impressions que l’on souhaite laisser en ce qui a trait à ce besoin (ex. : transformation personnelle, évasion, connexion avec les proches, etc.).
  • Éliminer les aspects négatifs : quels éléments peuvent atténuer la qualité du parcours client (ex. : musique trop forte au restaurant, attente longue à tel point de contact, etc.).
  • Solliciter agréablement les cinq sens : identifier chaque élément sensoriel du parcours client pour en assurer la qualité. Attention à l’odorat. Il s’agit d’un important vecteur de souvenirs qui peut aussi s’avérer un ennemi si l’odeur est mauvaise.
  • Identifier le ou les moments « signature », ceux qui resteront gravés à l’esprit.

Développer une culture de l’expérience

Messieurs Guzzo et Gold l’ont répété à plusieurs reprises, les employés doivent être partie prenante de ce processus. Ce sont eux qui livrent l’expérience. La joie de vivre et les impressions positives passeront par le contact avec les employés. Ceux-ci doivent être considérés comme des collaborateurs. Il faut leur donner les moyens d’être créatifs pour susciter la surprise, créer des moments magiques, des moments « signature ». Développer ce réflexe exige du temps. Mais il faut entamer le processus pour basculer vers une culture de l’expérience et devenir des metteurs en scène de notre destination.

Image à la une : © Chaire de tourisme Transat

Catégories
Marketing Transport

D’icône à véhicule promotionnel

Depuis 2016, les CooVan parcourent le pays pour fournir aux touristes des informations sur les évènements et les attractions touristiques en Écosse. Chacune possède un prénom : Hamish, Morag et Archie.

Ces véhicules aux allures bovines permettent à l’office du tourisme de personnaliser l’information transmise directement aux visiteurs. Ils figurent parmi les projets développés dans le cadre de la nouvelle stratégie de marketing de proximité de Visit Scotland.

Dans cette optique, leurs conducteurs — les Coo-visers — font partie du réseau d’ambassadeurs que l’OGD souhaite développer à travers le pays. Ces employés proviennent de différentes régions et partagent leur passion pour leur pays à tous les curieux qui vont voir les CooVan.

vehicule-promo

Source : Twitter   

Il est possible de suivre les déplacements des véhicules sur leur compte Twitter ou en utilisant le mot-clic #coovan.

Une idée qui est loin d’être « bête » ! Qu’en pensez-vous ?

Source de l’image à la une : Pexels

 

Catégories
Marketing Segments de clientèles

Tourisme LGBTQ : pour un développement authentique et inclusif

L’Organisation mondiale du tourisme (OMT), en collaboration avec l’International Gay & Lesbian Travel Association, a publié en mai 2017 un nouveau rapport sur le tourisme LGBTQ (lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres et Queer). Le document fournit une meilleure compréhension du milieu ainsi que des pistes de développement et d’adaptation selon les besoins de ce marché.

Par où commencer ?

L’OMT propose plusieurs recommandations pour les destinations désirant développer et améliorer le tourisme LGBTQ.

  1. Encourager l’inclusion et la diversité auprès des acteurs

Les organisations touristiques devraient reconnaître que la promotion de la diversité et de l’inclusion auprès de leurs parties prenantes (employés, clients, investisseurs, etc.) leur accorde un avantage. En devenant des acteurs sociaux qui supportent la communauté LGBTQ sur le plan local, elles bonifient la qualité des services et de l’accueil des touristes de ce marché.

  1. Effectuer des recherches et les partager avec les partenaires

La communauté LGBTQ est très diversifiée. Il est donc essentiel de connaître les différentes motivations et les comportements de voyage selon les groupes d’âge, les nationalités, etc. Le Réseau de veille s’est déjà penché sur ce segment de clientèle dans les marchés américains et canadiens.

Découvrir les facteurs d’attractivité et la perception d’une destination pour le tourisme LGBTQ est important; cela permet d’identifier les opportunités, de développer des attraits qui étaient peut-être sous-estimés et de mieux orienter ses choix.

  1. Être authentique

Soulignons l’importance de l’authenticité dans tous les aspects des actions marketing et dans le développement de produit. Celle-ci montre ce que la destination peut offrir et reflète la façon dont ses responsables traitent l’ensemble des partenaires touristiques.

À cet effet, l’OMT recommande de :

  • Développer des services adaptés pour les couples de même sexe.
  • Assurer une cohérence entre les messages et les actions ;
  • Partager de véritables histoires (expériences) d’intégration auxquelles des touristes peuvent s’identifier ;
  • Utiliser des messages et des images qui surpassent les stéréotypes ;
  • Travailler de pair avec la communauté LGBTQ de la ville ;
  • Travailler en partenariat avec les entreprises locales et la communauté LGBTQ

    cette stratégie permet d’offrir du soutien aux entreprises qui veulent garantir un accueil authentique aux voyageurs LGBTQ et obtenir des retombées tangibles

Pour la réussite du marketing et du développement de produits, la communication entre les responsables de la destination, les entreprises locales et la communauté LGBTQ est essentielle. Ce dialogue tripartite favorise l’échange des connaissances et les partenariats peuvent s’avérer utiles pour développer des occasions d’affaires. De plus, cette stratégie permet d’offrir du soutien aux entreprises qui veulent garantir un accueil authentique aux voyageurs LGBTQ et obtenir des retombées tangibles.

Une approche marketing adaptée

Quelques destinations interrogées lors de la réalisation du rapport ont fourni des idées marketing efficaces auprès de ce type de touristes. En voici quelques-unes :

  • Mener des actions de marketing direct lors de participations à des évènements et des congrès afin de transmettre son message à un public diversifié dans un court laps de temps ;
  • Améliorer ses connaissances en créant des ateliers ou des séminaires avec des experts en tourisme LGBTQ et des entreprises ayant connu du succès ;
  • Dédier du personnel au développement de ce marché afin de mener à bien des actions efficaces et cohérentes ;
  • Avoir de la visibilité en parrainant des évènements LGBTQ ou en développant des partenariats ;
  • Apporter du soutien logistique et financier lors d’évènements LGBTQ ;
  • Miser sur la qualité en organisant des programmes de formation et de certification LGBTQ pour les entreprises touristiques locales, afin d’offrir un accueil chaleureux aux visiteurs.

Des destinations inclusives

Virginia is for lovers

En septembre 2016, Virginia Tourism Corporation a annoncé le lancement de sa première initiative de marketing touristique LGBTQ. Un nouveau site Web a été créé pour ces voyageurs et leur slogan touristique « Virginia is for lovers » a été adapté en conséquence. De plus, un guide a été publié pour aider les entreprises touristiques de l’État.

virginia

 Source : VisitVirginia

Fort Lauderdale « Hello Sunny »

Dans sa volonté de devenir une destination inclusive, Fort Lauderdale, en Floride, promeut désormais le tourisme transgenre. L’office de tourisme de la ville a réalisé la première étude nationale sur ce marché (plus de 700 répondants dans 48 États américains) afin de mieux connaître cette clientèle et ainsi concevoir une campagne authentique.

En janvier 2017, Fort Lauderdale est devenue la première destination internationale à mettre en vedette des personnes transgenres. En incluant aussi des modèles hétérosexuels, gais et lesbiens, elle s’adresse principalement aux milléniaux. Elle démontre que la ville est une destination diversifiée et inclusive, et espère accroître la sensibilisation envers un marché oublié ou encore peu accepté.

Outre les campagnes publicitaires, l’office de tourisme offrira bientôt des formations pour tous les employés en hôtellerie afin de maintenir un niveau de service à la clientèle élevé pour les touristes LGBTQ.

Leurs efforts sont récompensés puisque le nombre des voyageurs de ce marché continue d’augmenter ainsi que le nombre d’évènements majeurs tels que le Southern Confort Transgerder Conference et le Trans Medical Summit.

L’impact du développement du tourisme LGBTQ dépasse l’aspect économique pour les destinations. Celles-ci projettent des images de tolérance, d’ouverture et de respect.

Au Québec, Montréal est perçue comme une ville inclusive où la communauté LGBT est dynamique et diversifiée. Tourisme Montréal multiplie les initiatives pour favoriser ce type de tourisme depuis plusieurs années. Diverses activités sont proposées à la communauté LGBTQ et elle bénéficie d’une section entière du site Web de l’organisation, au même titre que les personnes qui voyagent seules ou en famille.

Connaissez-vous des destinations ou des entreprises ayant de bonnes pratiques ?

 

Source de l’image à la une : Pixabay

Catégories
Marketing

La destination vous présente l’offre de ses résidents

Louer une chambre, manger chez un résident, faire du covoiturage, être guidé par un habitant qui fait découvrir sa passion et ses secrets bien gardés… Voilà l’initiative Meet the Locals du West Sweden Tourist Board. Ce dernier a créé un microsite qui rassemble les applications, les groupes Facebook, les sites Web et même les résidents sur une base individuelle, et qui propose de faire découvrir aux voyageurs leur vie au quotidien.

 

Comment ça fonctionne?

Dans le cas des entreprises qui proposent des services entre particuliers, des articles et des liens Web sont inclus dans le portail. Le résident qui offre ses services se présente par un court texte dans lequel il parle de ses intérêts et du type d’expérience qu’il souhaite partager. Le voyageur qui veut rencontrer ce résident doit remplir un court formulaire pour se décrire. West Sweden Tourist Board transmet l’information à la personne concernée pour que celle-ci entre directement en contact avec le visiteur. La suite est laissée aux bons soins du voyageur et du « local ». Voici la vidéo qui présente l’initiative :

Une offre bonifiée

En intégrant les services des particuliers à ceux des organisations touristiques sur le même portail, le West Sweden Tourist Board enrichit et diversifie son offre, personnalise les expériences touristiques et répond à une tendance qui n’est pas prête de s’essouffler, celle des séjours authentiques.

Image à la une: West Sweden Tourist Board

Catégories
Marketing

Un guide imprimé? Pourquoi pas?

Une publication imprimée engendre généralement un engagement plus significatif avec les consommateurs, en particulier si elle est bien conçue. Alors, pourquoi ne pas profiter de la manne de photos authentiques générées quotidiennement sur les médias sociaux par les visiteurs et les résidents pour en faire une publication imprimée démontrant l’attrait unique de votre destination? CrowdRiff a élaboré un guide facile à suivre, étape par étape, pour créer une brochure de destination avec du contenu généré par l’utilisateur, du concept à l’exécution. Une bonne manière de faire découvrir une région à travers les yeux de ses inconditionnels !

guide-imprime-pourquoi-pas

Source : Crowdriff

Source de l’image à la une : pexels

Catégories
Marketing

Dites-le avec un GIF

Le groupe Accor a choisi de jouer la carte des émotions avec « The Feelings », une série de 18 GIF inspirés de l’univers de l’hôtellerie. Chacun d’entre eux illustre une scène mettant en vedette un employé fictif de l’hôtel. Disponibles sur la plateforme Giphy, ces petites images animées à la fois chaleureuses, humaines et empreintes d’émotions, visent à favoriser la communication entre la marque et les internautes. Ces derniers peuvent eux aussi utiliser ces mini vidéos pour nourrir leurs échanges avec les hôteliers, que ce soit sur Facebook ou Twitter. Une bonne façon d’attirer l’attention sur les médias sociaux et de créer l’engouement.

Source : Gyphy

Source de l’image à la une : Gyphy

Catégories
Marketing

3 mythes sur les médias imprimés

Lors de la conférence de Travel and Tourism Research Association tenue à Québec en juin dernier, Chris Adams, chef de la recherche à Miles Partnership, a déboulonné trois mythes à propos des guides et des outils promotionnels ou d’accueil imprimés. Il a clarifié leur rôle et leur pertinence en s’appuyant sur des enquêtes réalisées notamment par les firmes de recherche Destination Analysts et Longwoods International.

Les sommes consacrées aux médias imprimés et les revenus qu’ils génèrent sont imposants. Aux États-Unis seulement, plus de 100 000 destinations produisent des outils papier de promotion et d’accueil touristique, un marché d’environ 100 millions de dollars américains selon Miles Partnership. Et cette estimation est incomplète puisqu’elle ne tient pas compte de toutes les entreprises impliquées. Est-il encore pertinent d’investir dans ces médias?

Mythe #1 : un lent et inévitable déclin

Destination Analysts et d’autres sources fiables confirment que les applications mobiles, les sites dont le contenu est généré par les utilisateurs et les médias sociaux sont de plus en plus importants dans la planification et l’organisation d’un voyage. Or, ces mêmes sources contredisent aussi le mythe de la mort des médias imprimés. Leur utilisation est stable ou en légère hausse depuis plusieurs années. On atteint même un record d’utilisation en 2016 : 54 % des voyageurs américains ont utilisé des publications imprimées comme source d’information, du magazine aux guides de vacances (voir le graphique ci-dessous).

Medias_imprimes_graphique_Miles_Partnership

 Source : Présentation de Miles Partnership, à partir de Destination Analysts

Le voyageur est, en fait, hyperinformé ; il utilise diverses sources dans des proportions à la hausse entre 2014 et 2016 (voir le tableau 1). Le processus de planification de voyages est donc très complexe et les destinations doivent avoir une stratégie de marketing multicanal.

Medias_imprimes_tableau1

Mythe #2 : Utilisés que par les voyageurs plus âgés

Non, les lecteurs de guides et de magazines touristiques ne sont pas que des baby-boomers ou des seniors. L’utilisateur type des médias imprimés a 37 ans, a fait des études avancées, est marié et bien nanti et vit surtout en milieu urbain. Bref, un profil qui dément ce second préjugé.

En fait, tous les segments de voyageurs consultent les médias imprimés. Même la génération Y ? Oui, leur utilisation des guides de voyages officiels est légèrement inférieure à celle de la génération X ou des baby-boomers, mais ils consomment davantage que leurs aînés les magazines lifestyles liés aux voyages.

Medias_imprimes_generationX

Source : istockphoto

Mythe #3 : Peu importants dans la planification d’un séjour

Choisir une destination et les composantes d’un voyage ne se fait typiquement pas sur un coup de tête. C’est un processus réfléchi qui se reflète dans le nombre de visites sur des sites Web de voyage au cours des 45 jours qui précèdent le départ. Les Canadiens se rendent 160 fois sur des sites liés aux voyages durant ces sept semaines (il peut s’agir de visites répétitives sur les mêmes sites : OTA, compagnies aériennes, médias sociaux, etc.) selon une étude d’Expedia Media Solutions. Ils sont un peu plus actifs que les Américains et les Anglais. Les touristes sont donc exposés à beaucoup de contenus Web et l’importance de ces sites s’avère souvent très diluée.

82 % des consommateurs américains indiquent que la publicité imprimée est la forme en laquelle ils ont le plus confiance

Parallèlement, un Américain consulte environ 10 publications imprimées par mois, selon Magazine Publishers Association. On y accorde cependant une grande valeur ; 82 % des consommateurs américains indiquent que la publicité imprimée est la forme en laquelle ils ont le plus confiance. Le contenu présenté est perçu comme vérifié et véridique, ce qui n’est pas toujours le cas pour les sites Web et les médias sociaux.

Une étude de Destination Analyst auprès des clientèles d’onze OGD américaines révèle le rôle positif des guides de voyage officiels:

  • 67 % des lecteurs de ces guides ont effectivement visité la destination ;
  • Parmi les répondants qui n’avaient pas encore choisi leur destination, 88 % affirment que le guide a influencé leur décision ;
  • 28 % indiquent que le guide de la destination a eu un effet positif sur la durée de séjour ;
  • Le guide leur est utile surtout pour choisir des activités ou des attraits (79 %), des restaurants (51 %) ou des hébergements (21 %).

Les principaux marchés touristiques du Québec utilisent aussi amplement les outils imprimés, tel que le mentionnait cette analyse tirée d’un sondage de la Chaire de tourisme Transat.

4 conseils pour mesurer l’impact des médias imprimés

Chris Adams conclut sur la difficulté de mesurer la portée et l’impact des médias imprimés en comparaison au Web. Voici quelques conseils pour y arriver :

  1. Associer les publications à des numéros de téléphone traçables. Pour les destinations ayant beaucoup de contacts téléphoniques avec la clientèle, il peut s’agir d’une option peu coûteuse qui permet de suivre le nombre d’appels, la durée et l’origine ;
  2. Offrir une promotion ou une offre spéciale exclusive;
  3. Inclure des URL spécifiques ou des codes QR afin d’obtenir davantage d’information ;
  4. Réaliser une enquête sur l’usage des guides imprimés à l’occasion.

Consultez le livre blanc de Miles Partnership.

Source de l’image à la une : Pixabay

Catégories
Marketing

Quand les résidents donnent leur voix au musée

Une brigade mobile du Field Museum of Natural History de Chicago se promène actuellement dans les quartiers de la ville pour rencontrer les résidents et leur demander de contribuer à dynamiser la collection permanente. L’agence de publicité Leo Burnett a composé une centaine de scripts d’un à deux paragraphes et propose de personnifier des spécimens comme des dinosaures et des plantes. Les courts textes combinent histoire et humour. Durant l’été 2017, les gens sont ainsi invités à prendre place dans l’isoloir insonorisé pour enregistrer leur monologue.

 

residents-voix-specimens

Vidéo: Leoburnett.us

Selon le directeur artistique de l’agence, les gens prennent des libertés ce qui provoque des performances inventives et surprenantes, rendant l’exercice d’autant plus intéressant. Les meilleurs enregistrements seront intégrés à l’audioguide du musée. Les visiteurs pourront donc découvrir cette amusante contribution des locaux à l’institution, et ces derniers seront fiers d’y avoir participé. Voilà une façon originale de rafraîchir une collection, d’avoir recours au storytelling, de susciter l’intérêt et l’implication de la population locale et de promouvoir un attrait, tout en divertissant le public.

Catégories
Marketing

5 étapes pour créer un forfait touristique

Un forfait touristique est un ensemble de prestations, incluant généralement une nuitée, dont le prix englobe tous les services. C’est un produit spécialement conçu pour les besoins d’une clientèle spécifique, simplifiant le processus d’achat pour celle-ci.

La création de forfaits est une méthode efficace qui vise plusieurs objectifs : atteindre de nouveaux marchés, diversifier son offre, accroître sa visibilité, valoriser ses produits et augmenter l’achalandage durant la basse saison.

Première étape avant la création d’un forfait

Voici huit conseils qui vous permettront de construire un bon forfait:

8-etapes-creation-forfait

Trouvez vos partenaires

Selon la firme de conseil et d’études Coach Omnium, le recours aux partenaires n’est pas obligatoire dans la création d’un forfait, mais il est recommandé afin d’offrir des activités originales et variées, en plus d’apporter une expérience complète qui satisfait tous les besoins du client.

N’hésitez pas à tester l’activité proposée par votre partenaire pour vous assurer de sa qualité et de son sérieux. Vous pouvez aussi négocier une période d’essai (six mois par exemple).

Déterminez les engagements réciproques et les responsabilités de chaque partie sur un document servant de contrat. Il doit être rédigé et signé par tous les partenaires, avec les justificatifs d’assurances, de garanties et de permis, le cas échéant.

Voici des suggestions de partenaires proposant des produits connexes ou complémentaires au vôtre :

  • Établissements d’hébergement
  • Restaurants, cafés, microbrasseries
  • Entreprises agrotouristiques
  • Spas
  • Organisateurs d’événements, centres de congrès
  • Transporteurs
  • Golfs
  • Compagnies de croisières
  • Musées
  • Festivals et événements
  • Parcs régionaux, provinciaux et nationaux

Élaborez le descriptif

La description d’un forfait doit comprendre divers éléments fournissant l’information nécessaire sur les composantes du produit et arriver à convaincre de potentiels clients.

1. Déterminez le tarif du forfait : négociez les prix avec chacun des partenaires afin de proposer un tarif avantageux.

2. Trouvez un titre précis et séduisant : il doit persuader le client de choisir votre forfait plutôt qu’un autre.

3. Rédigez le descriptif de l’offre : usez d’un ton neutre et misez sur les points forts de l’expérience. Selon le MAPAQ, un certain nombre d’informations doivent également figurer sur le descriptif :

  • Les dates de validité de l’offre et les prix par personne en occupation double, taxes et service inclus ;
  • Le(s) mode(s) d’hébergement (situation, degré de confort, caractéristiques, classification) ;
  • Le(s) mode(s) de transport (destination, catégorie, caractéristiques) ; 
  • La description de l’itinéraire (s’il s’agit d’un circuit) ;
  • La taille minimale ou maximale du groupe permettant la réalisation du voyage ou du séjour (s’il s’agit d’un produit pour les groupes) ;
  • Les modes de paiement acceptés ;
  • Les prestations comprises, ou non, dans le forfait, et celles disponibles moyennant un supplément ;
  • Les services fournis : chambres quadruples pour les familles, mise à disposition d’un lit bébé, stationnement privé, etc. 
  • Les détails sur votre établissement : coordonnées, contact, jours de fermeture, heures d’arrivée et de départ, horaires d’ouverture pour les sites, etc.

4. Accompagnez votre texte de photos : elles doivent être attrayantes et de qualité.

La réglementation

Selon la Loi sur les agents de voyages du Québec, seule une entreprise détenant un permis peut vendre des forfaits. Les établissements d’hébergement en sont exemptés à condition d’offrir des services touristiques de proximité. Quant aux associations touristiques régionales, elles possèdent un permis restreint pour commercialiser les forfaits sans transport dans leur région. Si votre forfait comprend un service de transport, il est obligatoire d’avoir un permis de transport nolisé.

La commercialisation

Vous avez le choix entre vendre le forfait directement auprès de la clientèle ou passer par un intermédiaire, tel qu’une agence de voyages. Cette deuxième option permet une plus grande visibilité, mais elle engendre un coût supplémentaire souvent sous la forme d’une commission sur la vente.

Internet est un canal à prioriser pour faire connaître vos forfaits. Créez une page sur votre site Web qui leur sera dédiée, en reprenant le descriptif, les photos et le processus d’achat. Utilisez vos réseaux sociaux pour accroître leur visibilité et invitez vos partenaires à faire de même. Si vous diffusez une infolettre, n’hésitez pas à l’utiliser pour en faire la promotion.

Misez sur la qualité

Prendre le temps nécessaire pour concevoir un forfait est tout à votre avantage. Mais n’oubliez pas, la qualité constante des offres est l’atout numéro un pour se distinguer de la concurrence.

Avez-vous d’autres conseils à donner aux lecteurs ?

 

Analyse écrite en collaboration avec Julie Payeur.

Source de l’image à la une : Pexels