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Du camping au glamping, l’hébergement de plein air se diversifie

Le camping se renouvelle et crée une offre hybride avec l’hôtellerie. En France, lorsque l’industrie parle de camping, elle fait d’ailleurs référence à l’hébergement de plein air, ratissant plus large que la simple tente de nylon et le véhicule récréatif. Certains parlent de glamping ou encore de camping de luxe. La technologie est aussi utilisée dans ce secteur, notamment des applications mobiles, des plateformes de réservation en ligne et l’accès à Internet sur les terrains. De plus en plus de voyageurs recherchent un compromis entre le camping, qui permet un contact privilégié avec la nature, et l’hôtellerie classique, qui assure le confort, le tout dans le respect de l’environnement. Enfin, voici un rapide tour d’horizon de certaines tendances dans ce secteur d’activité.

Quelques chiffres

Selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), les terrains de camping de la province ont connu en 2011 un achalandage plutôt similaire à celui de 2010, avec un taux d’occupation moyen de 66,4%. Pour cette même année, en France, l’hôtellerie de plein air a battu des records de fréquentation, en hausse de 2,8% par rapport à 2010, enregistrant 106,8 millions de nuitées. C’est surtout la popularité des terrains de quatre et de cinq étoiles qui expliquerait cette hausse, de l’ordre de 14,3%. Selon un sondage réalisé pour le compte de la Fédération Nationale de l’Hôtellerie de Plein Air, en France, les gens choisissent ce mode d’hébergement pour:

  • sa convivialité (90%);
  • la proximité avec la nature (86%);
  • le caractère familial (84%);
  • le confort (62%).

Camping et confort

Les véhicules récréatifs munis d’écrans ACL, d’électroménagers et de multiples gadgets parfois très luxueux ont toujours la cote, surtout en Amérique du Nord (lire aussi: Le tourisme lié aux véhicules récréatifs). Au Québec, on dénote également un engouement pour le concept du prêt-à-camper. Introduite en 2008 dans les parcs nationaux de la Sépaq, la tente Huttopia, équipée notamment de lits, d’une table de cuisine, de vaisselle, d’un réfrigérateur et de chauffage d’appoint, a remporté beaucoup de succès. Son nombre est passé de 60 à 249 pour l’été 2012, en plus des 42 tentes-roulottes toutes équipées, des 50 tentes Hékipia (version légèrement modifiée de l’Huttopia) et des 32 yourtes (tentes rondes meublées et munies d’un plancher de bois).

Ainsi, l’offre de camping interpelle même les plus douillets. On assiste à l’émergence de concepts originaux, parfois même insolites, qui allient plein air et confort, voire luxe (lire aussi: Le plein air et le luxe font bon ménage!). Le glampingglamourous camping – a maintenant ses adeptes. Que ce soit de l’hébergement dans les arbres, des dômes, des cabines design ou encore d’anciens conteneurs maritimes recyclés en chambres d’hôtel, les concepts novateurs affluent. En voici quelques-uns qui ont retenu notre attention.

Ecocamp en Patagonie

L’Ecocamp, situé dans le parc national Torres del Paine, au Chili, est composé de 25 dômes meublés, dont certains sont équipés d’une salle de bain privée. Le design de ces dômes s’inspire des constructions nomades des peuples autochtones de la région. Ce domaine écologique détient la certification environnementale ISO 14001 et a reçu des distinctions en matière de tourisme responsable.

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Source: Ecocamp Patagonia

Des conteneurs recyclés

Situé dans les bois de Pinamar, à 350 kilomètres de Buenos Aires en Argentine, le centre de villégiature Alterra offre, entre autres, des appartements construits à partir de conteneurs recyclés. Sur le site, on a recours à des appareils électriques et à de l’éclairage écoénergétique.

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Source: Alter Pinamar

Un PodHotel écologique dans les Alpes suisses

Dans la vallée de Flims, en Suisse, un site de camping offre un mode d’hébergement unique. Combinant camping et confort, le PodHotel est constitué de trois PodHouses. Construites et livrées entièrement assemblées, ces structures durables, inspirées de l’architecture des huttes du sud de l’Inde, se fondent dans le milieu et sont disponibles en hiver comme en été.

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Source: Treehugger

Le podule: une unité mobile design

Le podule est une unité d’hébergement mobile de 12 m2 comprenant un lit double, une table, un système de climatisation et de chauffage, un téléviseur à écran plat, une station iPod, ainsi qu’une toilette à chasse d’eau et une douche à jets puissants. Constituant une véritable chambre d’hôtel, le podule se monte en une heure. On en trouve actuellement sur les sites de grands festivals du Royaume-Uni comme le Hay Festival.

 

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Source: Podule

Camping et technologie

Le camping n’échappe pas à la vague de la mobilité… N’est-ce pas là d’ailleurs l’esprit qui anime le campeur? Des applications et des sites Web mobiles permettent aux vacanciers de localiser les terrains à proximité et de faciliter la planification de leur séjour, comme c’est le cas avec l’application NY Campground& RV Park Guide (voir l’image ci-dessous).

Les plateformes de réservation en ligne se multiplient également. La Fédération Française de Camping et de Caravaning (FFCC) a créé une centrale de réservation en ligne. Celle-ci regroupe plus de 1 200 campings partenaires de la FFCC. On y obtient, en temps réel, les disponibilités des terrains, avec la possibilité d’effectuer la transaction par paiement sécurisé. Le site Web Glamping Hub, qui rassemble des offres de camping de luxe, permet également de réserver sur son site. Par ailleurs, Internet est de plus en plus accessible sur les sites de camping, au bureau d’accueil et directement sur les emplacements grâce au Wi-Fi.

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Source: itunes.apple.com

Une communauté en ligne de camping, campinmygarden.com (lire aussi: Euromonitor International: 4 tendances sous la loupe (Compte rendu de conférence)), a vu le jour au Royaume-Uni en avril 2011. Sur ce portail Web, des gens offrent leur terrain aux campeurs, moyennant le tarif indiqué. On y trouve de petits bouts de terrain pour y planter sa tente, ou encore tout le confort du glamping avec accès à différents services.

Ça bouge dans l’univers du camping! Le glamping interpelle une clientèle qui n’aurait probablement pas choisi le camping traditionnel comme mode d’hébergement. La technologie s’immisce dans tous les milieux et la clientèle sait en tirer profit. Les initiatives ne manquent pas! Saurons-nous tirer notre épingle du jeu?

 

Analyse écrite avec la collaboration de Caroline Lévesque.

 

Sources:

– Allcampgrounds.com. «AllCampgrounds Peers into Camping’s Future… Top Trends for 2012», 30 décembre 2011.

– Alter, Lloyd. «PODhouses Are Perfect For Swiss Hotel and Permanent Camping», www.treehugger.com, 17 janvier 2012.

– Alvarado, Paula. «Recycled hipping Container Glamping at Beach Resort in Buenos Aires», www.treehugger.com, 17 janvier 2012.

– CNNGo. «Garden camping – Watch the Olympics 2012 for less», www.cnngo.com, 23 novembre 2011.

– Institut de la statistique du Québec. «Fréquentation des terrains de camping en bref – 2011», Tourisme Québec, 2011.

– Perronnet, Céline. «Du camping sous tente au glamping écolo-chic», L’Écho touristique, 10 juin 2011.

– Perronnet, Céline. «Classique ou de plein air, l’hôtellerie gagne du terrain», L’Écho touristique, 27 janvier 2012.

– RV Business. «RVs, Parks Redefining Camping Experience»,www.rvbusiness.com, 27 juin 2011.

– Scott, Matt. «A New Addition to Luxury Camping in the UK», www.uptake.com, 25 mai 2011.

– Sépaq, «Début des réservations en prêt-à-camper», communiqué de presse, www.sepaq.com, 8 décembre 2011.

– The Beat I Love NY. «Campground Owners of New York introduces a new app for smart phones and tablets», 27 février 2012.

– The Coleman Company, Kampgrounds of America inc. et The Outdoor Foundation. «Special Report on Camping 2011», 2011.

– Tourmag.com. «Hôtellerie de plein air: +2,8% de fréquentation en 2011 en France», 20 janvier 2012.

– Traveldailynews. «Glamping Hub puts High-end camping on the map», 20 février 2012.

– Wilker, Kathleen. «ParkBus: Bringing New Campers to Ontario’s most Spectacular Outdoor Destinations», www.adventuramag.ca, hiver 2011.

Sites Internet:

Alterra Pinamar

Camp in my garden

Camping Québec

Ecocamp Patagonia

NY Campground & RV Park Guide

PodHotel

Podule

Sépaq

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Les défis de la commercialisation des résidences de tourisme au Québec

Le marché de la location des résidences de tourisme semble en croissance sur la scène mondiale. Entre les mois de mars et de juillet 2010, le nombre de propriétés à louer sur le site HomeAway.com, le plus important portail de location de vacances au monde, est passé de 185 000 à 230 000 propriétés affichées, en augmentation de près de 25%. Au Québec, c’est la forme d’hébergement touristique qui a connu la plus grande croissance de son offre au cours des dernières années. Dernière analyse d’une série de trois portant sur le marché des résidences de tourisme de villégiature.

Le portrait des chalets loués au Québec

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Entre 2002 et 2009, le nombre d’attestations de classification pour les résidences de tourisme, officiellement répertoriées par la Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ), est passé de 1119 à 2063, ce qui représente une hausse de 84% (graphique 1). L’attestation de classification tient lieu d’autorisation pour exploiter un établissement d’hébergement touristique. Elle est obligatoire depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur les établissements d’hébergement touristique en décembre 2001, ce qui a fortement contribué à l’augmentation et à la structuration de l’offre.

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Quant au nombre de résidences de tourisme disponibles, il est passé de 7020 à 9304 durant cette même période, en augmentation de 33%. Selon les données de la CITQ, les établissements hôteliers génèrent 60% de l’offre d’hébergement commercial. De leur côté, les résidences de tourisme représentent environ 7% du nombre total d’unités disponibles sur le marché (tableau 1).

Ces données sont toutefois difficilement comparables. Dans le cas des établissements hôteliers, les unités représentent généralement une chambre, alors que dans le cas des résidences de tourisme, elles signifient soit un appartement, une maison ou un chalet, incluant une ou plusieurs chambres. Par ailleurs, il est généralement convenu que l’offre de résidences de tourisme est beaucoup plus importante. En dépit de la Loi sur les établissements d’hébergement touristique, il existe un vaste marché de résidences secondaires non répertoriées. Ces propriétés sont louées à court terme ou pour la saison, sans déclaration de revenus, le plus souvent à des proches, mais aussi à d’autres particuliers.

En plus du pouvoir persuasif de la Loi et du travail des classificateurs de la CITQ, la croissance du marché immobilier des résidences secondaires a également favorisé le développement de l’offre, les nouveaux propriétaires cherchant à financer une partie de leur acquisition. Enfin, Internet a favorisé l’essor de ce type d’hébergement; à preuve, les nombreux portails offrant la possibilité de trouver des chalets, notamment avec des outils de gestion de la disponibilité en ligne (tableau 2).

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Trois types de détenteurs d’une attestation de classification

Le marché locatif des résidences de tourisme peut être divisé en trois types de détenteurs d’une attestation de classification: les résidences de tourisme gérées par les propriétaires, celles administrées par des gestionnaires et les locataires.

Les résidences de tourisme gérées par des gestionnaires représentent 15% des attestations de classification et 29% des unités de résidences de tourisme (tableau 3). Tremblant Sunstar et Wyndham Cap Tremblant en sont des exemples. Quant aux détenteurs d’une attestation de locataire, ce sont généralement des compagnies spécialisées dans le domaine de la location de résidences de tourisme qui se voient attribuer un contrat pour gérer un immeuble ou un regroupement de plusieurs résidences de tourisme à louer.

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Une majorité de clients magasinent en ligne, une minorité achète sur la toile

En raison de la spécificité du produit, le processus de location des résidences de tourisme est complexe. La firme PhoCusWright s’est intéressée au phénomène et malgré le fait que les données se limitent à la clientèle étatsunienne, les constats qui en ressortent offrent une meilleure compréhension du défi que représente la commercialisation des résidences de tourisme.

Aux États-Unis, environ 64% des voyageurs d’agrément ayant séjourné dans une résidence de tourisme ont effectué une recherche en ligne. Il s’ensuit une série d’échanges par courriel ou par téléphone pour ultimement effectuer la réservation. Seulement 12% ont fait une réservation en ligne et près de 100% de ces revenus sont générés par les compagnies responsables de la gestion de résidences de tourisme. Si la réservation est effectuée directement auprès du propriétaire, les deux parties doivent également s’entendre sur le mode de paiement. Très souvent, peu ou pas de garanties sont offertes aux consommateurs. Les propriétaires qui désirent louer leur propriété ont intérêt à s’annoncer dans différentes catégories de sites, car seulement 15% des répondants affirment visiter les sites des propriétaires (graphique 2).

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Au Québec, 60% des résidences de tourisme officiellement répertoriées par la CITQ ont un courriel et un site Web, alors que 36% ne possèdent pas de site Internet. Seulement 12% n’ont ni courriel ni site Web (tableau 4).

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Un défi majeur: combattre les préjugés et séduire les clientèles touristiques

Parmi les raisons évoquées par les voyageurs américains ne séjournant pas en résidence de tourisme, le manque de notoriété (36%) et la méconnaissance du produit (19%) sont régulièrement cités. Les résidences de tourisme sont également considérées comme plus coûteuses par 31% des répondants. Pour plusieurs propriétaires, plus de 50% des revenus de location proviennent des clients loyaux et des références de ceux-ci. Un des enjeux est donc d’augmenter la proportion de nouveaux utilisateurs de cette forme d’hébergement.

Le Québec, capitale mondiale du chalet?

Avec ses cabanes de bois rond et ses chalets en pleine nature, le Québec aurait avantage à mieux promouvoir son offre de résidences de tourisme dans son ensemble aux visiteurs hors Québec, et plus particulièrement aux visiteurs de la France et de l’Angleterre, qui sont friands de ce type d’expérience. Une section de BonjourQuebec.com pourrait regrouper de façon plus officielle, et surtout sécurisante pour les touristes, l’offre de chalets au Québec.

Le défi de l’industrie touristique du Québec est entier et réside dans sa capacité à mieux structurer son offre, mais aussi à séduire et à sécuriser les touristes potentiels par rapport à ce mode d’hébergement.

À lire aussi:

L’importance du marché des résidences de tourisme de villégiature au Québec
Découvrir le profil des consommateurs des résidences de tourisme de villégiature au Québec

Sources:

CITQ, traitement spécial, 2009.

Connolly, Daniel J. et Douglas Quinby. «Vacation Rental Marketplace: Poised for Change», PhoCusWright, 2009.

Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ)

HomeAway

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Du piquet de tente au véhicule récréatif, l’évolution de la pratique du camping au Québec

Depuis 2005, les séjours des campeurs utilisant la tente ont chuté de 34%, alors qu’on observe une augmentation des voyages en véhicules récréatifs (VR) de 6,9%. Malgré tout, la pratique du camping est à la hausse au Québec, principalement à cause de l’augmentation importante du nombre de campeurs saisonniers. Les adeptes du camping sont moins nombreux parmi la clientèle hors Québec de l’Ontario et des États-Unis, alors que seulement 3,5% des séjours touristiques des Canadiens et à peine 1,4% des voyages des Américains au Québec sont réalisés en plein air. Voici un portrait sommaire de l’évolution de la pratique du camping au Québec et du profil des campeurs québécois.

Les campings saisonniers et les véhicules récréatifs ont la cote

Selon une récente étude du ministère du Tourisme du Québec, l’achalandage des terrains de camping s’est accru de 7,2% entre 2005 et 2009. Cette croissance est le reflet de l’augmentation de 12% du nombre de campeurs saisonniers, comparativement à une diminution de 8,7% du nombre de campeurs de passage (graphique 1). Les campeurs saisonniers louent un emplacement pour lequel il existe un contrat de location valide pour la saison, alors que les campeurs de passage louent un emplacement à la journée. Le marché des campeurs saisonniers est majeur pour les exploitants de campings, puisqu’il représente 79% des emplacements occupés.

Graphique 1
Nombre moyen d’emplacements de location loués quotidiennement à tous les campeurs, 2009 comparé à 2005

Source: ministère du Tourisme

La diminution du nombre de campeurs de passage est directement attribuable au déclin important du nombre d’adeptes du camping traditionnel (graphique 2). Entre 2005 et 2009, l’utilisation de la tente a diminué dans toutes les régions touristiques du Québec, à l’exception de Manicouagan. À l’opposé, la pratique du camping en VR est à la hausse. De plus, il est fort probable que les emplacements loués sur une base saisonnière accueillent essentiellement ce type de véhicule. Veuillez noter que, dans le cadre de l’étude du ministère du Tourisme, la catégorie VR comprend les tentes-roulottes, les roulottes et les véhicules motorisés.

Graphique 2
Nombre moyen d’emplacements de location loués quotidiennement aux campeurs de passage, 2009 comparé à 2005

Source: ministère du Tourisme

Autrefois considéré comme un mode de vacances économiques et populaires, le camping semble évoluer vers ce qu’on appelle en France l’hôtellerie de plein air. Louis Jean, directeur général de Camping Québec, observe que la clientèle adepte du tourisme de plein air cherche de plus en plus de commodités et de confort (lire aussi: Le plein air et le luxe font bon ménage!, Et si l’hôtellerie de luxe diversifiait son offre par le biais du camping). La popularité grandissante des voyages de vacances en VR s’inscrit dans cette tendance. Dans une analyse précédente (lire aussi: Le tourisme lié aux véhicules récréatifs), Claude Péloquin soulignait que plus de 170 000 Québécois ont effectué un voyage en VR en 2008-2009, comparativement à seulement 94 000 Québécois cinq ans auparavant.

Qui sont les adeptes de camping au Québec?

Voici quelques faits saillants du profil des campeurs québécois. Certaines données sont présentées avec celles de l’ensemble des voyageurs d’agrément à des fins comparatives.

  • En plus d’une majorité de campeurs qui proviennent de Montréal (graphique 3), ils sont plus nombreux à provenir de l’extérieur des régions métropolitaines (35%) que la moyenne des touristes d’agrément québécois (29%).

Graphique 3
Répartition de l’origine de l’ensemble des touristes d’agrément québécois et de ceux séjournant en camping en 2008

Source: Statistique Canada

  • Ils sont légèrement plus jeunes (tableau 1). Plus de 54% des adeptes de camping sont âgés de 35 à 54 ans, alors que 32% ont moins de 34 ans.

Tableau 1: Âge, dépenses et durée de séjour de l’ensemble des touristes d’agrément québécois et de ceux séjournant en camping en 2008

Source: Statistique Canada

  • Les campeurs possèdent un diplôme universitaire (18%) dans une proportion moindre que la moyenne des touristes d’agrément québécois (29%).
  • Les travailleurs de la construction (11%) et de la fabrication de biens durables (15%) sont surreprésentés parmi les campeurs québécois.
  • Les revenus des ménages des adeptes du camping sont légèrement inférieurs à la moyenne des touristes d’agrément québécois (graphique 4). Toutefois, ils dépensent presque autant que ceux-ci, notamment grâce à une durée de séjour plus longue (tableau 1).

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Revenu par ménage de l’ensemble des touristes d’agrément québécois et de ceux séjournant en camping en 2008

Source: Statistique Canada

  • Près de 78% des séjours de camping se déroulent entre les mois de juin et d’août, ce qui correspond à la période ciblée par l’étude du ministère du Tourisme du Québec.
  • Ce sont des touristes actifs qui privilégient particulièrement les activités de plein air. De plus, ils pratiquent des activités culturelles et de divertissement dans une proportion similaire à celle des touristes d’agrément québécois (graphique 5).

Graphique 5
Proportion de quelques activités pratiquées par l’ensemble des touristes d’agrément québécois et par ceux séjournant en camping en 2008
*Source: Statistique Canada
*Plus d’une réponse était acceptée


Un marché important pour le Québec

L’industrie du camping est d’une importance majeure au Québec. En 2008, Statistique Canada estimait que les Québécois avaient réalisé près de 1,4 million de voyages-personnes en camping au Québec et avaient dépensé plus de 346 millions CAD durant leur séjour, excluant les nombreux achats liés aux équipements. Cela représente plus de 16% des dépenses rapportées par les touristes d’agrément québécois au Québec.

Tout comme les chalets et autres modes d’hébergement alternatifs, le camping, en véhicule récréatif ou en tente, est un mode d’hébergement très peu utilisé par les clientèles hors Québec (graphique 6). C’est d’ailleurs la forme d’hébergement la moins utilisée par les touristes en provenance des États-Unis.

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Nombre de voyages-personnes réalisés au Québec par l’ensemble des touristes d’agrément et par ceux séjournant en camping, en fonction de la provenance (2008)

Sources: Statistique Canada, EVI et EVRC

Pourtant, le camping est très populaire auprès des populations des marchés limitrophes du Québec. Selon PMB, 779 000 adultes ontariens ont effectué un séjour touristique incluant au moins une nuitée en camping au Canada en 2009.

Aux États-Unis, une étude de l’Outdoor Foundation estime que 42,4 millions d’Américains ont séjourné en camping en 2008. Ces adeptes du camping sont très actifs et dorment en plein air en moyenne 14 fois par année.

Avec ses grands espaces et son réseau de parcs nationaux et provinciaux, le Québec a les atouts pour séduire les adeptes du tourisme de plein air.

Sources:
– Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air (FNHPA). «Dossier de presse – Les multiples visages du camping», Fnhpa-pro.fr, mai 2010.
– Ministère du Tourisme. «La fréquentation des terrains de camping du Québec – Étés 2005 à 2009», Tourisme.gouv.qc.ca, 2010.
– Outdoor Foundation et Coleman. «A special report on camping», Outdoorfoundation.org, 2009.
Print Measurement Bureau, Pmb.ca, 2009.
– SEPAQ. «Rapport annuel 2009-2010», Sepaq.com, consulté en juin 2010.
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada (EVRC)», traitement spécial, 2008.

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Clin d’œil – Campeurs, bienvenue dans ma cour!

Planter la tente derrière la maison, stationner le véhicule récréatif devant l’entrée du garage ou installer la roulotte à côté de la grange… moyennant une légère contribution. C’est ce que le site Web suédois SingleSpotCamping.com permet. Il répertorie les résidants qui offrent un coin de terrain pour accueillir les campeurs de passage et il coordonne les réservations. Les campeurs ont aussi l’occasion d’échanger avec leurs hôtes, par exemple en leur demandant de l’information sur les attraits de la région, en partageant un repas autour d’une table à pique-nique, en se joignant à une soirée arrosée sur la terrasse, en prenant un café au réveil ou tout simplement par des salutations cordiales.

Source: http://singlespotcamping.com

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Le tourisme lié aux véhicules récréatifs

On pourrait croire que les voyages en véhicules récréatifs (VR) ne représentent plus que le reflet d’un glorieux passé lorsque l’essence se vendait à une fraction du prix d’aujourd’hui. Or, c’est tout le contraire. Cette forme de tourisme jouit d’un regain de vie important. Les voyages en VR font partie des nouvelles expériences recherchées, le marché québécois enregistrant même la plus forte croissance canadienne au cours des dernières années. Autre fait intéressant: le segment le plus porteur en matière de possession de VR est celui des 18-34 ans.

Demande vigoureuse

Selon la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), on recensait 9400 habitations motorisées en circulation au Québec en 2009, une hausse de 6,5% par rapport à 2006. La SAAQ définit une habitation motorisée comme un véhicule automobile aménagé de façon permanente en logement. Pour la présente analyse, nous utiliserons toutefois une définition plus large qui est celle d’un véhicule récréatif, incluant la tente-caravane.

Au Canada, l’association GO RVing évalue à plus d’un million le nombre de véhicules récréatifs (VR) sur la route. Aux États-Unis, 11,7 millions de ménages sont propriétaires d’un VR, une hausse d’environ 28% sur huit ans. Si l’on inclut le marché de la location, le nombre annuel d’adeptes grimpe à 30 millions, selon une étude de la Recreation Vehicule Industry Association (RVIA). L’Office of Travel and Tourism Industries estime à plus de 300 000 le nombre d’Américains qui ont voyagé à l’étranger en VR en 2008.

Évidemment, il s’agit d’une clientèle fortement portée vers le voyage. Selon Print Measurement Bureau (PMB) 2009, plus de 1,1 million de Canadiens ont fait un voyage de vacances en VR au Canada au cours des 12 derniers mois. La tendance générale est à la hausse, mais c’est surtout le Québec et les Prairies qui ont connu les plus fortes augmentations d’adeptes (graphique 1). Plus de 170 000 Québécois ont effectué un tel voyage en 2008-2009, comparativement à seulement 94 000 cinq ans auparavant. Le marché métropolitain le plus important au Canada est celui de Montréal avec 52 000 voyageurs, surpassant même celui de Toronto (41 000).

Profil de la clientèle

Chez les adeptes canadiens, le plus important contingent ayant effectué un voyage en VR, selon PMB, se trouve parmi les 45-54 ans (27%), suivi des 35-44 ans (graphique 2).

Voici quelques autres caractéristiques du marché canadien:

  • la majorité des adeptes (52%) habitent une municipalité de moins de 100 000 résidents;
  • la plus forte propension à prendre des vacances en VR provient des familles à revenu moyen (50 000$ à 75 000 $);
  • environ 63% des adeptes sont des couples ayant des enfants à la maison;
  • ils sont plus susceptibles d’exercer un métier dans le secteur primaire (29%).

Aux États-Unis, environ 10% des plus de 55 ans et 9% des 35-54 ans sont propriétaires d’un VR. On retient de l’adepte américain moyen qu’il:

  • est âgé de 51 ans, marié, gagne un revenu annuel par ménage de 58 000 USD et est propriétaire de sa maison;
  • parcourt en moyenne 7200 kilomètres répartis sur une trentaine (de 28 à 35) de jours par année;
  • est susceptible d’aimer la navigation de plaisance, la mécanique automobile, la chasse, l’équitation, l’environnement et la faune.

Motivations des utilisateurs

Pourquoi les gens choisissent-ils de voyager en RV? Voici les raisons qui sont ressorties d’un sondage réalisé par la firme de recherche Robert Hitlin Associates:

  • pour unifier la famille;
  • pour vivre de nouvelles expériences;
  • pour enseigner aux enfants le respect de la nature.

Pour plusieurs familles, cette façon de voyager est également l’occasion de réduire les coûts des vacances. Une étude de PKF démontre que des vacances en automobile, incluant l’hébergement dans les hôtels et les repas dans des restaurants à prix modiques, coûtent en moyenne 36% de plus que des voyages en VR. D’ailleurs, il semble que la hausse récente des prix de l’essence n’ait pas découragé les propriétaires de RV. Plus de 48% d’entre eux indiquent que cette augmentation n’influence pas leurs plans de voyages en VR, selon un sondage mené par la RVIA.

Parmi les services recherchés, un sondage réalisé auprès des lecteurs de RV Gazette mentionne que:

  • 80% préfèrent utiliser des campings offrant tous les services;
  • 49% veulent un service d’Internet sans fil;
  • 41% souhaitent voyager avec leur animal domestique.

On observe néanmoins que de plus en plus d’adeptes de VR recherchent des parcs de luxe comprenant des services tels que des clubs de golf, des spas et des terrains de tennis.

Espaces urbains pour l’accueil des VR

Plusieurs gestionnaires de villes s’interrogent sur l’opportunité de développer davantage le tourisme urbain lié aux VR. On se questionne notamment sur la possibilité d’offrir des espaces de stationnement de nuit gratuits, alors qu’ils sont interdits dans plusieurs endroits. De nombreux voyageurs utilisent régulièrement des terrains de stationnement disponibles durant leur voyage; cette pratique fait partie du style de vie de cette clientèle.

Les stationnements de la compagnie Walmart, qui autorise cette pratique, sont utilisés par 46% des voyageurs de VR. Ces données confirment la nature très hybride du comportement de vacances de ces campeurs qui s’accommodent très bien d’un espace asphalté pour passer une nuit en transit. Ils alloueront cette partie du budget à d’autres fins pendant le voyage.

Certaines municipalités ont choisi d’adopter des règlements de zonage afin de restreindre l’utilisation des stationnements de nuit autres que les lieux de camping. La Nouvelle-Écosse a été la première province canadienne à appliquer une telle mesure sur l’ensemble de son territoire, mais elle s’est ravisée depuis. L’État du Maine a récemment entamé le même processus afin de devenir le premier État américain à interdire cette pratique.

L’enjeu autour de cette question est grand, puisque:

  • la pression s’accentue de la part des propriétaires de terrains de camping qui considèrent cette pratique injuste à leur endroit;
  • des plaintes émergent également de la part des résidents;
  • une réglementation visant les VR comporte le danger d’aliéner cet important segment de clientèle qui est constitué d’une communauté très active et solidaire.

Il est sans doute préférable que la destination joue un rôle facilitant plutôt que restrictif. C’est d’ailleurs ce qu’une vaste étude a recommandé au gouvernement de la Nouvelle-Écosse qui avait adopté la ligne dure à cet égard et qui lui avait valu la réputation d’une destination peu accueillante pour les VR.

Lire aussi: Habitudes et motivations propres aux campeurs québécois

Sources:
– Cornwall, Andrew. «The economic effects in Nova Scotia of the RV overnight parking ban and aspects of campground minimum standards», Ezine Articles, 14 mars 2006.
– Eastwood, Donald G. «Recreational vehicle (RV) tourism: Options and opportunities for Toronto», Economic Development, Culture & Tourism, 22 mai 2007.
– Gray, Thomas Alan. «Will spring 2009 see a drop in RV purchases?», Suite101, 21 février 2009.
– Macquire, Suzanne. «A glance at the changing trends in the RV market segment», 20 avril 2007.
– O’Brien, Sharon. «Why RV travel so popular with baby boomers?», About.com, 26 février 2009.
– Print Measurement Bureau, 2004 à 2009.
– SRDS. «The Lifestyle Market Analyst», Market Profiles, 2005 et 2007.

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Un exemple de bonne pratique pour le Québec: la Suisse en canoë

Les rivières du Québec sont de véritables paradis pour le pagayeur. Le voyageur qui veut réaliser une excursion de quelques jours en canot ou en kayak doit s’informer auprès de plusieurs fournisseurs de services, organismes et offices de tourisme pour s’organiser un séjour qui répondra à ses attentes. En Suisse, il en est tout autrement. Ce pays a réussi un tour de force d’intégration qui permet à celui qui le souhaite de planifier toute son escapade facilement en un seul point: La Suisse en canoë*.

D’abord, le réseau SuisseMobile

SuisseMobile est le réseau national dédié à la mobilité douce. Il consiste à favoriser et à facilitersuissemobile1 les déplacements actifs dans un cadre récréatif ou touristique. SuisseMobile coordonne les collaborations entre les pouvoirs publics et les fournisseurs de services privés partenaires dans ce réseau. Ce dernier se déploie de la façon suivante:

  • La Suisse à pied: des itinéraires totalisant 6300 km;
  • La Suisse à vélo: 8500 km de voies cyclables;
  • La Suisse à VTT (vélo de montagne): 3300 km de sentiers et chemins;
  • La Suisse en rollers: 1100 km de voies;
  • La Suisse en canoë: 250 km de rivières et de lacs canotables.

Les quatre avantages principaux du réseau sont le balisage uniforme, la publication de guides, une grande présence sur Internet et de nombreuses liaisons avec les transports publics. SuisseMobile permet d’unir les prestataires qui s’y rattachent plutôt que de les séparer en régions ou en types de produits. La commercialisation est ainsi beaucoup plus facile. L’intégration de ces produits en un seul point de chute campe solidement le positionnement de la Suisse comme destination de plein air et de loisirs actifs. (Lire aussi: SuisseMobile: un projet de développement durable et mobilisateur)

Des itinéraires accessibles en transport en commun

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Le réseau de la Suisse en canoë regroupe huit itinéraires de canot et de kayak et autant de parcours dédiés au rafting. Ils sont issus d’un choix parmi les plus beaux parcours canotables de Suisse. Chacun consiste en un voyage de plus d’un jour subdivisé en étapes journalières facilement accessibles pour des excursions d’une journée. Règle générale, chaque étape est bien desservie par les transports en commun: trains, autobus, bateaux ou même téléphériques. Il s’agit là d’un des points forts de ce réseau.

Une organisation bien ficelée

Un des rôles de SuisseMobile consiste à relier les itinéraires à une offre diversifiée de prestations de services. Ainsi, environ 1 200 lieux d’hébergement et terrains de camping affichent maintenant le label SuisseMobile, qui implique des services particuliers pour mieux répondre aux besoins des usagers du réseau:

  • l’accueil pour une seule nuit;
  • la possibilité de laver et de sécher les vêtements et l’équipement;
  • des renseignements sur les offres de SuisseMobile;
  • la distribution de renseignements touristiques régionaux.

Pour chaque itinéraire, on propose des «offres à réserver» (forfaits) suggérées par divers producteurs partenaires de SuisseMobile. Le voyagiste responsable des forfaits avec hébergement, transport et transfert de bagages s’appelle SwissTrails. Il prend en main les services des différents prestataires afin de faciliter l’organisation du séjour. D’autres fournisseurs offrent la location d’équipement et les services d’un guide-accompagnateur.

Étape par étape

suissemobile3Abondamment illustré, le site Web de La Suisse en canoë, comme l’ensemble de SuisseMobile d’ailleurs, affiche beaucoup d’information très pertinente. D’abord, on peut choisir un itinéraire en fonction d’une région ou du niveau de difficulté recherché. Une carte interactive permet de visualiser chaque itinéraire dans sa globalité ou étape par étape. On peut notamment y voir les établissements d’hébergement et leurs tarifs, les lieux d’intérêt à proximité du parcours, les arrêts des transports en commun (avec un lien vers les horaires et les réservations), les forfaits proposés, bref tout ce qu’il faut pour organiser son séjour. Le voyageur peut imprimer cette carte avec l’information qu’il souhaite y voir. SuisseMobile a aussi publié toute une série de guides. Sur place, le réseau jouit d’un balisage uniforme et d’une signalisation très détaillée. Cet affichage est d’ailleurs devenu un véritable modèle pour d’autres réseaux de ce type à travers le monde.

Ce réseau de voies canotables s’est ajouté à SuisseMobile il y a moins d’un an. Les données sur sa fréquentation n’étant pas encore disponibles, seul l’avenir nous dira si la formule est véritablement gagnante.

Un tel réseau pour le Québec…

Selon le document «Loisir de plein air au Québec; Portrait et enjeux de développement des sentiers et des lieux de pratique», publié par le Conseil québécois du loisir, il existe 38 642 km de voies canotables au Québec. Bien que de nombreux obstacles entravent une partie de ces plans d’eau – pensons notamment aux barrages hydroélectriques, aux compagnies forestières qui, par leurs activités, nuisent à la qualité des paysages, ou encore aux terrains privés situés sur les rives et limitant les accès à l’eau –, l’offre demeure abondante et de qualité. Une plateforme à l’image de celle de La Suisse en canoë, qui présente une petite partie de l’offre mais de façon à intégrer toutes les composantes nécessaires et complémentaires à une expédition, favoriserait grandement la pratique du canot et du kayak, non seulement par les habitants de la région mais également par une clientèle touristique. Cela permettrait de renforcer le positionnement du Québec comme destination de grande nature.

*Selon l’Office québécois de la langue française, le terme canoë signifie «embarcation légère, de forme étroite et longiligne, effilée aux deux extrémités et propulsée à la pagaie simple, en position agenouillée». L’Office ajoute qu’au Québec et au Canada francophone, le terme canot est couramment employé en ce sens.

Sources:
–    Conseil québécois du loisir. «Loisir de plein air au Québec; Portrait et enjeux de développement des sentiers et des lieux de pratique», mars 2008.
–    Fondation SuisseMobile. «SuisseMobile: Un réseau destiné à la mobilité douce pour les loisirs et le tourisme», avril 2008.

Sites Internet:
–    Fédération québécoise du canot et du kayak
–    La Suisse en canoë
–    SuisseMobile

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Midwest segmenté: Ohio et Wisconsin

La couverture des clientèles américaines en provenance de la zone géographique du Midwest se poursuit. Les analyses précédentes ont dressé un portrait des deux marchés les plus connus, soit ceux de Chicago et de Détroit. Nous nous attaquons maintenant à deux États moins familiers, mais tout aussi importants en termes de bassin de population: l’Ohio et le Wisconsin. Saviez-vous qu’on y retrouve quatre métropoles dont la population oscille pour chacune entre 1,6 et 3 millions d’habitants?

L’Ohio la populeuse

Dans la même veine que nos deux premières analyses sur le Midwest, notre principale région d’intérêt demeure lEast North Central qui abrite le Michigan, l’Ohio, l’Illinois, le Wisconsin et l’Indiana (voir carte 1). Nous décortiquerons cette fois deux portions importantes de ce territoire, soit l’Ohio et le Wisconsin.

L’Ohio fait partie des huit États américains dont la population surpasse les 10 millions (11,5 M), comprenant quelques marchés d’importance, soit Cleveland (3 M), Cincinnati (1,7 M) et Columbus (1,6 M).

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Un recensement des liaisons aériennes auprès du site d’Aéroports de Montréal fait état de 14 vols par semaine vers Cincinnati et de 19 en direction de Cleveland, mais aucun lien dans le cas de Columbus. On trouve certains vols directs, notamment avec Continental Airlines dont l’une des trois plaques-tournantes se situe à Cleveland. Par ailleurs, c’est dans la ville de Columbus que s’est établi le nouveau transporteur à très bas prix, Skybus.

La carte 2 illustre le découpage géographique de l’Ohio basé sur les marchés de télévision. Tout comme dans les deux premiers textes sur le Midwest, l’attribution des indices provient du rapport «The Lifestyle Market Analyst» publié annuellement par la firme SRDS. Toutefois, les variables concernant la propension aux voyages d’agrément et d’affaires ayant été retirées de l’édition 2007, ces indices spécifiques proviennent du volume de 2005. Rappelons que les variables sont calculées à partir d’un indice 100 qui reflète la moyenne nationale des États-Unis.

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Le marché de Cleveland

Contrairement à ce que l’on observe à Chicago, le marché de Cleveland (zone vert olive dans la carte 2) est fortement constitué de gens de race blanche (81%) dune population vieillissante. La concentration de ménages dont les revenus sont supérieurs à 100 000 USD est plus faible qu’ailleurs avec un indice de 88. Le profil type du résidant correspond à celui dun «col bleu» avec une scolarité de niveau secondaire.

Il s’agit d’un marché qui se situe dans la moyenne américaine pour les voyages à l’étranger (100) et légèrement plus porteur pour les voyages dagrément (102) et daffaires (106) (graphique 1). Au volet des intérêts, les indices les plus élevés sont associés au golf (123) et au casino (115).

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Le marché de Cincinnati

Le marché de Cincinnati (zone orangée dans la carte 2) abrite également une forte concentration de cols bleus et de nombreux travailleurs de la construction. L’homogénéité ethnique est encore plus marquée avec une proportion de 85% d’Américains de race blanche (128). La population est plus jeune, le segment des 18-24 ans obtenant l’indice le plus haut (108). On y trouve un grand nombre de jeunes familles avec des enfants de moins de 13 ans (115).

À l’opposé du marché de Cleveland, celui de Cincinnati affiche des indices inférieurs quant à l’aspect des voyages à l’étranger (84), par agrément (93) et par affaires (94), alors que les gens ont tendance à prendre l’avion plus fréquemment (109) (graphique 2). Quant aux indices de participation aux activités retenues, les résidants de Cincinnati obtiennent un indice supérieur à 100 dans les seuls cas de la pratique du golf (119) et du camping/randonnée (101).

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Le marché de Columbus

La région métropolitaine de Columbus se caractérise par une forte présence d’étudiants. Le profil type du travailleur correspond à un jeune âgé de 18 à 34 ans, marié, col bleu, détenant un diplôme du secondaire et dont le revenu de ménage se situe entre 50 000 et 75 000 USD.

À première vue, les indicateurs relatifs aux voyages ne semblent pas très prometteurs (graphique 3). Les quatre grandes variables touristiques présentent des indices inférieurs à 90, dont le plus important est celui des voyages à l’étranger (80). Du côté des différentes sphères d’intérêt, seuls le golf (116) et le camping/randonnée (102) présentent des taux de participation au-dessus de la moyenne américaine.

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La banlieue de l’Ohio: une région à oublier!

Rien ne sert de s’attarder trop longtemps sur le marché de la banlieue de l’Ohio. Le potentiel touristique de cette région n’est tout simplement pas au rendez-vous, puisque les indices reliés au voyage sont parmi les plus bas que l’on puisse trouver (graphique 4). En d’autres mots, si vous souhaitez conquérir de nouveaux marchés, mieux vaut regarder ailleurs pour entamer vos démarches auprès de régions plus propices.

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Les résidants de la banlieue de l’Ohio ne sont guère plus participatifs sur le plan des loisirs (graphique 5). Le golf suscite lintérêt le plus marqué et, à l’opposé, le ski engendre un taux de pratique très bas. La région de Youngstown se démarque avec un indice élevé en ce qui concerne les casinos (128).

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Un topo du Wisconsin

Le Wisconsin compte 5,5 millions d’habitants. Les principaux marchés sont ceux de Milwaukee (1,7 M), de Green Bay (800 000) et de Madison (700 000). Aucun vol direct vers Montréal n’est offert à partir de ces marchés. De nombreux Allemands et Scandinaves étant venus s’y installer au XXe siècle, on y remarque une importante influence européenne. Aujourd’hui, 43% de la population du Wisconsin est d’origine allemande. La carte 3 illustre le découpage géographique du Wisconsin, toujours basé sur les marchés de télévision.

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Un marché de voyageurs?

Les variables relatives aux voyages des résidants du Wisconsin affichent des indices intéressants pour les voyages d’agrément (106) et pour les voyages à l’étranger (98), notamment dans la région de Madison (graphique 6). Environ 90% de la population de cette région est de race blanche (134), dont un important contingent de jeunes âgés de 18 à 24 ans (142). On remarque aussi une propension élevée (111) à réaliser des voyages d’affaires du côté des résidants de Duluth.

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Wisconsin Loves Nature

Avis aux pourvoiries, les mordus de pêche sont nombreux au Wisconsin où deux régions (Wausau-Rhinelander et Duluth) affichent des indices supérieurs à 160 (graphique 7). En fait, c’est le Wisconsin dans son ensemble qui présente des valeurs en symbiose avec la nature et l’environnement alors que toutes les régions recueillent des indices supérieurs à 100 pour cet aspect. Cela se reflète aussi sur le désir de pratiquer le camping/randonnée avec des indices supérieurs à 120 pour cinq des six régions. Fait intéressant, on remarque un comportement diamétralement opposé à celui des résidants de l’Ohio par rapport à la pratique du ski. La pratique du ski est particulièrement populaire dans la région de Duluth, avec un impressionnant indice de 176. En terminant, Duluth (130), Milwaukee (128) et Wausau-Rhinelander (123) se démarquent également pour l’intérêt des gens pour les casinos.

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Source:
– SRDS. «The Lifestyle Market Analyst», Market Profiles, 2005 et 2007.

Lire aussi:
Peut-on dompter le marché de Chicago?
Le marché de Détroit, au-delà des préjugés

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Produits et activités

Capsule – Dessine-nous un projet!

Les règles du jeu: un groupe tire deux cartes représentant chacune un objet différent et une troisième identifiant le contexte touristique dans lequel évolueront ces objets. À partir de ces données, il faut développer un projet en gardant en tête un horizon de 2035. Après une période d’agitation, de cogitation, d’inspiration et de discussion en groupes, un dessinateur professionnel transpose sur papier le fruit de ces labeurs tout en étant attentif, en cours d’action, au concept qui évolue – on ne calme pas les cerveaux en ébullition si facilement. Cela peut donner lieu à des fous rires et à de belles idées folles… et réalisables!

Cinq groupes se sont prêtés au jeu lors du Forum Innovation & Tourisme organisé par la Mission d’Ingénierie Touristique Rhône-Alpes (MITRA) – Rhône-Alpes Tourisme à Lyon en France, en novembre dernier.

Cette démarche a permis à chaque participant de se retrouver successivement en situation de création individuelle, de formulation d’idées innovantes de manière collective, de confrontation d’idées permettant l’enrichissement et l’évolution du concept de départ, enfin en spectateur actif et attentif à la représentation du projet par le dessinateur. Autant de situations à vivre par le porteur d’une idée novatrice.

Les productions ont été très intéressantes et démontrent la capacité de créativité des acteurs du tourisme, pour peu qu’on leur propose l’environnement favorable pour cette démarche.

Atelier du groupe no15 du « cornac » Bruno Tamaillon

Première carte: objet – un bâton
Deuxième carte: objet – une tente
Troisième carte: contexte – l’écotourisme

Il n’en fallait pas plus pour que les esprits s’agitent!

La techno dans un environnement naturel, pourquoi pas?

Dans les années 2030, le voyageur privilégiera les randonnées en nature près de son domicile (choix contraint ou vrai choix) et les besoins simples en ressourcement: découverte de l’environnement naturel, sécurité de la destination, confort de la tente, contact avec la famille et les amis aux quatre coins du monde, relations avec les racines et le passé, ouverture sur l’imaginaire… sans pour autant délaisser les aspects positifs que lui procure la technologie.

Bâton de marche ergonomique, le bâton de Noé sert à la fois de guide intelligent et convivial, d’ordinateur et de producteur d’énergie. Muni d’un ressort, il permet d’emmagasiner l’énergie en marchant, donc de pourvoir aux besoins énergétiques de la randonnée et des activités nocturnes (éclairage, etc.). Un GPS (global positioning system) est incorporé dans le pommeau du bâton. De la tige se déroule un écran souple et tactile qui permet de lire le cyber-journal. S’y ajoutent hauts-parleurs, système téléphonique, liens Wi-Fi qui favorise l’obtention d’informations de toutes sortes. En marche, le bâton fait surgir des hologrammes qui racontent le pays: la représentation des lieux plusieurs années auparavant, son histoire, son évolution, de même que des explications sur la flore et la faune.

La tente de Noé est «autoportante» grâce au rayonnement magnétique du bâton qui en constitue le pilier central. Elle est fabriquée d’un tissu intelligent qui peut se teinter de la couleur désirée (selon l’humeur) ou devenir transparent pour laisser entrevoir le ciel et son manteau étoilé. Le tapis de sol diffuse une chaleur tempérée. Avec sa capacité réfléchissante, la tente sert d’écran pour les diverses activités: communiquer avec la famille et les amis, s’amuser avec des jeux électroniques, écouter un film ou un conte pour s’endormir, préparer l’itinéraire du lendemain à l’aide de vidéos, de cartes, etc. On peut aussi y écouter de la musique HI-FI.

La liste aurait pu s’allonger…

Vous savez, il n’y a rien d’utopique là-dedans, car il existe déjà un sac à dos muni de capteurs solaires qui permettent de recharger cellulaire et lecteur mp3 pendant la promenade.

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Source: www.voltaicsystems.com

Un merci à Bruno Jan et Hugues Béesau de la MITRA ainsi qu’à Bruno Tamaillon de TAM’S Consultants pour leur collaboration à ce texte.

Source:
– Groupe no 15 du «cornac» Bruno Tamaillon. Forum Innovation & Tourisme organisé par la Mission d’Ingénierie Touristique Rhône-Alpes (MITRA) – Rhône-Alpes Tourisme, Lyon, France, 29 et 30 novembre 2007.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Le marché de Détroit, au-delà des préjugés

Bien qu’il ne soit situé qu’à deux heures de vol, le marché de Détroit demeure méconnu. Avons-nous été trop timides avec celui-ci sur le plan touristique? Cette deuxième analyse d’une série de trois sur le marché du Midwest américain dresse un profil régionalisé en fonction des habitudes de voyages et de loisirs des Américains en provenance du Michigan et plus particulièrement du grand Détroit.

Topo du Michigan

Tel que nous l’expliquions dans notre première analyse sur le Midwest américain, notre principale région d’intérêt concerne l’East North Central, qui regroupe le Michigan, l’Ohio, l’Illinois, le Wisconsin et l’Indiana (voir carte 1).

Le Michigan fait partie des huit États américains dont la population dépasse les 10 millions. On y trouve un marché urbain de première importance, celui de Détroit avec ses 3,8 millions d’habitants.

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On associe souvent le marché de Détroit au tourisme de proximité qui relie la ville de l’automobile à la région de Windsor en Ontario. Au cours des dernières années, ce tourisme d’excursionnistes a connu une baisse spectaculaire et les comportements de voyages des Américains ont continué d’évoluer. Le site Aéroports de Montréal fait état de 27 départs par semaine de Montréal-Trudeau vers Détroit. La plupart de ces liaisons sont assurées par le transporteur Northwest Airlines, dont l’une des plaques tournantes se situe à Détroit.

La carte 2 illustre le découpage géographique du Michigan basé sur les marchés de télévision (Designated Market Areas<class= »msonormal »> – DMA). L’attribution des indices provient de «The Lifestyle Market Analyst 2007», rapport que publie annuellement la firme SRDS. Toutefois, comme quelques variables intéressantes ont été retirées de l’édition 2007, certains indices utilisés proviennent du volume de 2005. Rappelons que les variables sont calculées à partir d’un indice 100 qui reflète la moyenne nationale des États-Unis. Plus l’indice surpasse 100, plus la propension illustrée par la variable est élevée.

Carte 2
Marchés géographiques de l’État du Michigan

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Même si certaines régions DMA chevauchent deux États, elles seront traitées une seule fois. C’est le cas des zones de Duluth, de Green Bay-Appleton et de Toledo qui seront intégrés à la prochaine analyse sur les États du Wisconsin et de l’Ohio.

Détroit, la participative

Le marché de Détroit compte 3,8 millions d’âmes, dont la plus forte concentration (le centre-ville) est représentée par le comté de Wayne (1,5 M). Séparée de Windsor, en Ontario, par une simple rivière, cette ville américaine constitue un bassin important d’excursionnistes au Canada (voir carte 3). Ce segment des courts séjours a toutefois affiché une baisse importante au cours des dernières années, notamment en raison du renforcement des mesures de sécurité aux frontières terrestres. Le Québec pourrait-il mieux performer vis-à-vis ce marché par le biais de ses liaisons aériennes?

Carte 3
Marchés géographiques de la région de Détroit
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Cette métropole abrite une grande proportion de «cols bleus» (114). On y trouve également une forte densité de gens de race noire (176), mais très peu de résidants d’origine latine (23). Comme dans la plupart des grandes villes, le revenu moyen d’un ménage est assez élevé (57 000 USD) et un grand nombre de ceux-ci rapportent des revenus supérieurs à 100 000 USD (132). Mentionnons aussi la densité significative du segment âgé de 35 à 44 ans, dont les revenus sont supérieurs à 75 000 USD (131).

Détroit regroupe plusieurs comtés qui affichent des résultats élevés parmi les différentes variables étudiées. Bien desservi par son aéroport, le grand Détroit obtient un indice meilleur que la moyenne américaine (118) en ce qui a trait aux gens qui prennent souvent l’avion (voir graphique 1). Deux comtés (Oakland et Washtenaw) se distinguent particulièrement pour les quatre variables associées aux voyages, avec des chiffres qui surpassent même l’indice 160 dans le cas des habitués des vols en avion.

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Le marché de Détroit peut certes être considéré très participatif sur le plan des activités de loisirs (graphique 2). Les indices les plus élevés sont associés au golf et au ski, soit respectivement 178 et 149 pour Livingston et 156 et 146 pour Oakland. Concernant les activités de camping/randonnée (143) et de pêche (128), le comté de Lapeer s’illustre avec les plus hauts résultats.

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Des amoureux de la culture

Trois autres familles d’activités ont été retenues: les activités culturelles, le casino et l’intérêt pour la nature et l’environnement (graphique 3). Qui a dit qu’une ville étiquetée «industrielle» ne s’intéressait pas à la culture? Le comté de Washtenaw se démarque nettement avec un indice très élevé (143) au volet des activités culturelles, suivi de près par Oakland (134). Comme la région est bien nantie en casinos, on trouve aussi une grande quantité d’amateurs, avec trois régions affichant des indices supérieurs à 120, soit Macomb (133), Lapper (124) et Monroe (123). Finalement, la région de Lapeer (136) dispose du plus grand capital de sympathie pour la nature et l’environnement.

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Peu de voyages à l’étranger pour les régions

Conformément à ce que l’on observe ailleurs, les habitants des régions sont moins susceptibles de voyager que ceux qui résident dans les métropoles (graphique 4). La région de Lansing, limitrophe au grand Détroit (voir carte 2), est celle qui présente les meilleurs indices relatifs aux voyages. Toutefois, aucune des sept régions du Michigan n’affiche des indices supérieurs à la moyenne en ce qui concerne les voyages à l’étranger.

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Mon pays c’est l’hiver

Le nord du Michigan, souvent identifié comme The Upper Peninsula – Marquette et Traverse City-Cadillac –, constitue un endroit très propice aux activités hivernales et est même réputé comme étant le paradis des motoneigistes. Marquette et Traverse City-Cadillac présentent de très fortes incidences pour la pêche (152 et 155), le camping/randonnée (158 et 151) et surtout le ski (215 et 174). En raison d’un climat similaire à celui que l’on trouve au Québec, on peut supposer que la perspective d’une offre touristique hivernale pourrait intéresser les résidants du nord du Michigan.

On remarque également que le golf et l’intérêt pour la nature et l’environnement obtiennent partout des scores supérieurs à la moyenne nationale de 100. C’est tout le contraire du côté de la participation à des activités culturelles où, pour toutes les régions sauf celle de Lansing (93), les indices sont inférieurs à 90. Finalement, on note qu’en ce qui concerne la propension à se rendre au casino, deux endroits obtiennent des indices supérieurs à 130, soit Flint Saginaw-Bay City (133) et Alpena (140).

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Peut-on réussir le pari de Détroit et du Michigan?

Il faut commencer par poser la question: «Est-ce que le Québec a fait le plein du marché de Détroit?» Serait-il envisageable d’améliorer notre performance et de capitaliser davantage sur cette région qui n’est qu’à deux heures de vol de Montréal et qui bénéficie déjà de plusieurs liaisons directes? À l’heure où le tourisme de proximité est le plus durement touché en raison des irritants aux frontières et du prix élevé de l’essence, le temps est peut-être venu d’investir davantage sur certains marchés américains un peu plus éloignés. (Lire aussi: Provenance géographique des Américains au Québec, selon leur mode de transport).

On sait maintenant que les Américains sont avides de découvrir de nouvelles destinations. Pourquoi de notre côté n’irions-nous pas justement cibler de nouveaux marchés? Dans la logique d’un corridor commercial Québec-Windsor, Détroit constitue un marché naturel. Et, contrairement à Toronto, Montréal peut très bien jouer la carte de l’exotisme et s’imposer comme nouvelle destination à découvrir.

Dans le prochain Globe-Veilleur: les marchés de l’Ohio et du Wisconsin.

Lire aussi:
Peut-on dompter le marché de Chicago?
Provenance géographique des Américains au Québec, selon leur mode de transport

Source:
– SRDS. «The Lifestyle Market Analyst», Market Profiles, 2005 et 2007.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Peut-on dompter le marché de Chicago?

Pour l’industrie touristique du Québec, le marché américain du Midwest suscite depuis longtemps fascination et envie, en raison notamment de son imposant bassin de population. Pourtant, malgré de nombreuses offensives marketing, les résultats ont très souvent été décevants pour le Québec. Ce territoire est loin d’être homogène et certaines de ses régions s’avèrent beaucoup plus prometteuses. Le moment est peut-être venu de raffiner davantage nos stratégies. Cette première analyse d’une série de trois s’intéresse spécifiquement à la grande région métropolitaine de Chicago et à ses banlieues en Illinois.

Définition du Midwest

Le traditionnel Midwest couvre les 12 États suivants: Dakota du Sud, Dakota du Nord, Illinois, Indiana, Iowa, Kansas, Michigan, Minnesota, Missouri, Nebraska, Ohio et Wisconsin. La région qui nous intéresse principalement est celle qui appartient au East North Central, qui comprend les cinq États à la périphérie du lac Michigan (voir carte 1) avec un imposant total de 46 millions d’habitants. Des analyses subséquentes traiteront des autres grands centres urbains tels Détroit, Cincinnati, Columbus, Cleveland et Milwaukee.

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Chicago, la brute indomptable

Le grand Chicago qui s’étend principalement en Illinois, mais déborde aussi du côté de l’Indiana, compte plus de sept millions de résidants. C’est le troisième marché en importance après New York et Los Angeles. L’aéroport de Chicago constitue la deuxième plaque-tournante aux États-Unis, après Atlanta. Les vols en partance de Montréal sont fréquents, à hauteur de 90 par semaine (dont plusieurs vols directs), soit un volume sensiblement identique aux départs vers New York. Il est vrai que la majorité des passagers sont en transit, mais cela signifie tout de même que le Québec peut s’appuyer sur un service de transport de qualité pour mieux développer ce marché. Nous avons analysé en détail les habitudes de voyages et les profils d’intérêts des résidants des 12 comtés du grand Chicago (voir carte 2). Les variables illustrées dans les graphiques sont calculées à partir d’un indice 100 qui reflète la moyenne nationale des États-Unis. Plus l’indice surpasse 100, plus la propension illustrée par cette variable est élevée. La segmentation des régions géographiques est basée sur les marchés de télévision et l’attribution des indices provient du rapport The Lifestyle Market Analyst publié annuellement par la firme SRDS.

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Les grands voyageurs

L’analyse par comté démontre que les habitants de certaines régions semblent beaucoup plus susceptibles de voyager que d’autres (graphique 1). Le marché de Chicago paraît particulièrement porteur pour le segment des affaires, ce qui se traduit aussi par des indices élevés associés aux déplacements en avion.

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Les comtés de Lake (Illinois), de Cook et de Du Page sont ceux qui présentent les indices les plus élevés en ce qui concerne les voyages à l’étranger (en bleu), les voyages d’affaires (orange) et les voyages en avion (vert). On remarque par contre que plusieurs régions affichent des résultats beaucoup plus faibles que la moyenne au volet propension à voyager, notamment les comtés de Kankakee, de Grundy et de Lake (Indiana).

Le pays des golfeurs

Nous avons analysé différents types d’activités de loisir compatibles avec la consommation touristique afin de savoir où précisément se situaient les plus fortes densités d’adeptes. Le grand Chicago abrite une vaste quantité de golfeurs. À l’exception du comté de Cook, tous les autres affichent un taux de pratique supérieur à la moyenne nationale (graphique 2). C’est à McHenry qu’on observe l’indice le plus élevé (153), mais trois autres comtés affichent aussi un indice très fort (supérieur à 140), soit Lake (Illinois), Du Page et Kendall.

Chicago possède un important contingent de skieurs (alpins, de fond ou planchistes) et ce sont les régions de Lake (Illinois) et de McHenry qui renferment les plus fortes concentrations. Quant à la propension à pratiquer la pêche, elle est relativement faible, mais le comté de Grundy se démarque avec un indice de 118. En ce qui a trait au camping et à la randonnée, c’est la région de Dekalb qui arrive en tête.

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La troisième série de données évalue l’intérêt pour des activités culturelles, pour le casino ainsi que pour la nature et l’environnement (graphique 3). Le centre-ville de Chicago représenté par le comté de Cook affichel’intérêt le plus significatif (128) pour les activités culturelles. Celui de Lake (Indiana) se démarque (112) pour son goût pour les sorties au casino. Enfin, le plus fort capital de sympathie pour la nature et l’environnement provient de McHenry (105) et de Dekalb (104).

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D’autres variables permettent de mieux comprendre le marché de Chicago. Voici quelques caractéristiques du profil sociodémographique de ses résidants (indices entre parenthèses):

  • fortement éduqué (117)
  • haute concentration de Noirs (146), d’Hispaniques (128) et d’Asiatiques (112)
  • segment dominant de gens travaillant dans la vente/marketing (118)
  • grand nombre de jeunes célibataires de 35-44 ans (116)
  • forte présence de ménages à haut revenu – 100 000$+ (136)
  • plusieurs professionnels jeunes (18-34 ans) et aisés (75 000 $+) (140)

La banlieue préfère le golf aux voyages à l’étranger

La banlieue de Chicago couvre quatre grandes régions, principalement localisées en Illinois.La carte 3 illustre le rayonnement approximatif de chacun de ces marchés. Ces derniers sont basés sur les zones de couverture de la télévision et rejoignent au total environ 2,2 millions d’Américains.

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Les habitants des autres régions de l’Illinois sont intéressés par des activités orientées vers la nature, telles que la pêche et le golf. De plus, les indices liés au tourisme, particulièrement les voyages à l’étranger, par affaires et en avion, présentent un taux de participation très faible; c’est la même chose pour le ski.

Un nouveau regard sur le profil régional du marché de Chicago permet de mieux cerner les différentes occasions de poser des actions plus précises. Une promotion visant l’ensemble du marché, par le biais par exemple des grands quotidiens, coûte très cher. Des interventions mieux ciblées par l’entremise de canaux marketing régionaux secondaires pourraient avoir un meilleur rapport prix/rendement.

Dans le prochain Globe-Veilleur: le marché du Michigan et plus particulièrement de Détroit.

Source:
– SRDS. «The Lifestyle Market Analyst», Market Profiles, 2005-2007.