Catégories
Produits et activités

Tour d’horizon sur les croisières internationales

Selon un rapport rédigé par la firme Business Research and Economic Advisers (BREA) pour le compte de l’Association internationale des compagnies de croisières (CLIA), l’industrie des croisières a engendré en 2013 des dépenses se chiffrant à 117 milliards de dollars américains, procurant de l’emploi à près de 900 000 personnes et versant un peu plus de 38 milliards de dollars américains en salaires.

 

Les passagers internationaux

De 2003 à 2013, le nombre de croisiéristes mondial a crû de 77 %, passant de 12 à 21,3 millions de passagers. Ceux-ci proviennent majoritairement (55 %) d’Amérique du Nord (11,8 millions), dont 10,9 millions des États-Unis et 770 000 du Canada (voir le graphique 1). En plus de constituer le marché le plus volumineux, l’Amérique du Nord est également le point d’embarquement le plus imposant de 2013 avec 4000 départs de croisières transportant près de 10,94 millions de passagers, soit 51 % du total des croisiéristes mondiaux.

Pour leur part, les Européens occupent 30 % du marché total. Les passagers originaires du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de l’Italie, de la France et de l’Espagne s’avèrent les plus nombreux; ils correspondent à 83 % de ce segment. Les autres marchés de taille sont l’Australie, le Brésil et la Chine.

Pour 2015, on prévoit l’embarquement d’un nombre record de croisiéristes, soit 23 millions.

Selon les données de la CLIA, on évalue à 22,1 millions le nombre de passagers en 2014. Pour 2015, on prévoit l’embarquement d’un nombre record de croisiéristes, soit 23 millions.

Les passagers nord-américains

Un sondage effectué en 2014 pour la CLIA indique que 62 % de la clientèle nord-américaine a déjà fait plus d’une croisière, la moyenne se situant à 3,8. Les croisiéristes aiment voyager par bateau, si bien que 86 % d’entre eux planifient le faire à nouveau au cours des trois prochaines années.

Un peu plus de la moitié des passagers naviguent en paire (53 %), et le quart sont accompagnés de leurs enfants. La durée moyenne de leur voyage est de 7,3 jours. Ils ont dépensé près de 2200 dollars américains par personne lors de leur dernier périple en mer; 74 % de cette somme a été accordée à leur place en cabine, alors que 26 % a servi à effectuer des achats à bord et en excursion.

Les croisiéristes nord-américains aiment voir plus d’un lieu durant leur voyage. Ils sont aussi nombreux (42 %) à retourner à une destination déjà visitée lors d’une précédente croisière.

Les destinations

L’étude de BREA indique que les destinations les plus prisées en 2013 étaient :

  • l’Amérique du Nord (47 %) : les Caraïbes (76 %), l’Alaska (10 %), Hawaï et l’ouest du Mexique (8 %), le Canada et la côte Est américaine (6 %);
  • l’Europe (37 %) : les régions méditerranéennes (72 %) et le nord de l’Europe (28 %);
  • l’Asie et le Pacifique (10 %) : l’Asie (51 %), l’Australie et le Pacifique Sud (49 %);
  • le reste du monde (6 %) : l’Amérique du Sud (63 %), l’océan Indien (34 %) et autres (3 %).

La destination Saint-Laurent en pleine croissance 

Bien qu’à l’échelle mondiale, le Saint-Laurent semble occuper une toute petite place, la destination vit elle aussi une croissance importante. En 2014, elle a connu sa plus importante saison de croisières internationales avec une augmentation de son nombre de visiteurs de 19 % par rapport à 2013, et de 11 % par rapport à sa meilleure performance, soit celle de 2012. Au total, 261 000 passagers et 94 000 membres d’équipage ont été accueillis dans la province en 2014. De mai à novembre, 27 navires ont circulé sur le fleuve et y ont effectué 348 escales.

AR_Croisiere_internationale_2_2015

D’après Croisières du Saint-Laurent, l’année 2015 semble aussi fort prometteuse; on évalue qu’un peu plus de 395 000 passagers et membres d’équipage visiteront la région cette année, en hausse de 11 % par rapport à 2014. Bien que le port de Québec soit le plus achalandé, celui-ci connaîtra une baisse de fréquentation de 8 % par rapport à 2014, année record côté achalandage. Quant à eux, les ports de Trois-Rivières et de Havre-Saint-Pierre bénéficieront d’une solide croissance de 198 % et de 143 % respectivement.

AR_Croisiere_internationale_3_2015

Quelques tendances

Les compagnies de croisière portent une attention particulière au design et aux aménagements uniques de leurs nouveaux bateaux. Elles se conforment également à diverses normes environnementales et de sécurité. Les membres de la CLIA évaluent les investissements prévus pour leur flotte à 4 milliards de dollars en 2015, à 6,5 milliards en 2016 et à 5,1 milliards en 2017.

Offrir une bonne variété de divertissements de haut calibre, accommoder plusieurs types de clientèles (multigénérationnelle, solo, jeune, etc.) et décliner l’expérience à bord et à destination sous toutes sortes de thématiques s’inscrivent parmi les plus grandes tendances de l’industrie. Enfin, les croisiéristes sont de plus en plus branchés, aiment avoir accès à une connexion Internet, cherchent à vivre une expérience mémorable, authentique et à recevoir un accueil personnalisé. Êtes-vous prêt à accueillir ce segment de clientèle?

Catégories
Produits et activités Transport

Les croisières fluviales en plein essor

L’Europe est la destination la plus courue des croisiéristes. Selon un rapport réalisé par Cruise Holidays International, les dix itinéraires les plus populaires se trouvent sur le Vieux Continent. Le Rhin, le Danube et la Seine maintiennent leur notoriété, et ceux qui y ont déjà navigué se tournent maintenant vers d’autres cours d’eau. En Asie, les fleuves Irrawaddy au Myanmar, Yang-Tse-Kiang en Chine et Mékong au Vietnam et au Cambodge gagnent en popularité. D’ailleurs, le rapport les classe dans le top 5 des destinations hors Europe.

les dix itinéraires les plus populaires se trouvent sur le Vieux Continent.

AR_Croisieres_fluviales_image_1

Source : CroisiEurope. Cliquez ici pour agrandir la carte.

Nouveaux itinéraires et bateaux en 2015

Selon Cruise Critic, près de 40 nouveaux bateaux de croisière fluviale verront le jour tout au long de l’année. La compagnie Viking River Cruises, qui en inaugurait 18 en 2014, en mettra à l’eau 12 nouveaux en 2015, ce qui portera sa flotte totale à 64 navires. Uniworld, pour sa part, lancera le S.S. Maria Theresa et ajoutera six itinéraires à son offre européenne. CroisiEurope introduira un bateau à aubes qui naviguera dans la Loire dès le printemps.

Rivages du Monde proposera un nouvel itinéraire canadien sur le Saint-Laurent de mai à octobre. Chez nos voisins du sud, American Cruise Lines (ACL) inaugurera un nouveau navire qui sillonnera la rivière Mississippi et développe une stratégie pour diversifier ses parcours. Selon Charles Robertson, président d’ACL, il y aurait plus de 24 000 km de voies navigables aux États-Unis; la carte ci-dessous illustre celles qu’ACL évalue dans l’optique de développer de nouveaux itinéraires.

AR_Croisieres_fluviales_image2

Source : Travel Weekly

Tous ces exemples montrent le dynamisme de l’industrie des croisières fluviales et la présence active de nombreux acteurs. Plusieurs tendances confirment aussi l’évolution et l’adaptation constantes de ce secteur d’activité. En voici quelques-unes.

Diversification de la clientèle

La clientèle traditionnelle se compose principalement de baby-boomers. On remarque ces dernières années que plusieurs compagnies de croisières cherchent à en séduire de nouvelles.

Les jeunes

Pour courtiser les jeunes, elles proposent des itinéraires plus courts, un catalogue d’excursions indépendantes contenant plus d’options et des croisières thématiques qui rejoignent leurs centres d’intérêt. AmaWaterways et American Queen Steamboat Company organisent des excursions plus actives et mettent à la disposition de leurs passagers une flotte de vélos, un réseau Internet sans fil et une salle de conditionnement physique. Pour accommoder les jeunes familles, les deux nouveaux bateaux d’AmaWaterways incluent des cabines communicantes.

Pour se promouvoir auprès des étudiants et des jeunes diplômés, CroisiEurope lance une campagne de marketing annonçant un stage de trois mois qui aura lieu à l’été 2015. Le Canadien ou l’Américain sélectionné aura pour principale tâche de réaliser un photoreportage qui sera diffusé sur un blogue, sur le site Web de CroisiEurope et sur les médias sociaux. Au total, 14 pays seront explorés à bord de 10 bateaux différents.

AR_Croisieres_fluviales_image3

Source : CroisiEurope

Les solos

En plus de construire de nouveaux navires comprenant davantage de cabines simples, quelques compagnies proposent une réduction ou carrément l’élimination des coûts supplémentaires relatifs à l’occupation simple. Blount Small Ship Adventures offre le programme « Willing to Share », qui permet aux voyageurs en solo de partager une cabine afin de réduire les coûts. Tauck a ajouté à son site Internet une section « Solo Travel » et un forum de discussion destiné à cette clientèle. AmaWaterways organise des réceptions d’accueil pour ces voyageurs afin qu’ils puissent faire connaissance dès leur arrivée à bord.

Personnalisation

La petite taille des bateaux de croisière fluviale est favorable à la personnalisation de l’offre, mais aussi de l’accueil. Par exemple, Avalon Waterways accueillera une clientèle uniquement québécoise sur sa croisière de huit jours « Le Rhin romantique », en octobre 2015. En plus d’avoir à bord un directeur de croisière et une accompagnatrice francophones, Avalon offrira des visites, des divertissements et des menus en français.

Croisières thématiques

Les voyages à thème gagnent en popularité, réjouissent et rassemblent plusieurs segments de clientèle. Ils se déclinent en une multitude d’activités et de loisirs : culinaire, bien-être, photographie, patrimoine religieux, musique, arts, golf, vélo, etc. Ces croisières, et particulièrement celles dont les thèmes s’associent aux célébrations des fêtes et aux marchés de Noël, contribuent également à prolonger la saison touristique.

Au Québec, Voyages AML offre sur le CTMA Vacancier une croisière gourmande pendant laquelle on peut découvrir les saveurs de la mer et du terroir madelinot. Parmi les activités proposées, mentionnons des ateliers sur la pêche au homard ainsi que des démonstrations et des conseils culinaires. En Europe, Viking River Cruises possède un vaste portfolio de thématiques, dont la croisière « Masterpieces », qui se lance sur la trace des lieux et des paysages qui ont inspiré les grands chefs-d’œuvre de peintres célèbres.

Source: Viking Cruises

Le foisonnement de l’offre, l’intérêt grandissant de nouvelles clientèles et la présence de croisiéristes plus expérimentés désirant naviguer sur de nouveaux cours d’eau sont tous des facteurs qui laissent présager un futur lucratif à l’industrie des croisières fluviales.

 

Crédit photo une : Viking Cruises

Catégories
Produits et activités

Les marchés de Noël charment les croisiéristes

Les compagnies de croisières offrent depuis quelques années des excursions dans les marchés de Noël, une thématique qui gagne en popularité et qui prolonge la saison touristique sur l’eau. C’est sur le Danube, le Main et le Rhin que l’on trouve la majorité de l’offre.

L’engouement pour la thématique des marchés de Noël se traduit par une hausse de 37% des départs par rapport à l’an dernier pour CroisiEurope, l’ajout d’un quatrième navire pour Tauck et une augmentation des départs de 10% pour AmaWaterwaya et Viking River Cruises.

Pour les passagers, c’est l’occasion de boire un petit vin chaud, de magasiner les cadeaux des Fêtes, de se fondre parmi les locaux et de vivre une expérience authentique.

Source: Youtube

Consultez d’autres initiatives inspirées de Noël:

Noël à Manchester

Les miracles de Noël

La Sépaq dans l’esprit de Noël

Delta Airlines illumine le Noël de dizaines d’enfants

Des aéroports aux airs festifs

Catégories
Produits et activités Tendances

Festival tout inclus ou version de luxe!

Face à une concurrence croissante, la majorité des organisateurs de festivals s’entendent sur la nécessité d’accroître la qualité de l’expérience offerte aux visiteurs. À l’heure où sensiblement les mêmes têtes d’affiche font le tour des festivals, la programmation à elle seule ne suffit plus à conquérir le cœur des amateurs de musique. Que ce soit au niveau de l’accueil, de la nourriture et des services offerts sur le site ou encore de la sécurité, tous les points de contact avec la clientèle doivent être remis en question.

Certains promoteurs vont bien au-delà de ce concept d’amélioration continue et voient dans les exigences grandissantes des festivaliers une occasion de développer de nouveaux «produits» événementiels, comme les croisières musicales et les forfaits tout inclus, des tendances qui gagnent du terrain.

Un festival à la mer!

Le réputé Coachella Valley Music and Arts Festival d’Indio en Californie a lancé un concept original de croisière thématique, le S.S. Coachella, à bord du tout nouveau navire Celebrity Silhouette. Cette formule débutait en décembre 2012, avec des itinéraires en partance des Bahamas et de la Jamaïque. En plus des spectacles offerts à bord, les festivaliers pouvaient profiter de nombreux services et activités: piscines, spa, casino, magasinage, excursions, dégustations de vins avec certains des artistes invités, cours de DJaying, etc. Les repas, ainsi que le service aux chambres offert 24 heures sur 24, étaient également inclus dans leur forfait.

festival-tout-inclus-ou-version-de-luxe-image-1

 Source: Facebook. S.S. Coachella

D’autres exemples illustrent la montée en popularité de ce phénomène, dont 70000 Tons of Metal, la plus importante croisière heavy metal au monde. La prochaine édition, prévue pour janvier 2014, partira de Miami en Floride et offrira pendant quatre jours des prestations musicales d’une quarantaine de groupes.

La formule, alléchante pour les voyageurs ayant envie d’expérimenter un nouveau type d’aventure, constitue également une approche intéressante pour convaincre les artistes de prendre part au projet. Ces derniers, en plus de leur cachet, bénéficient d’une croisière et peuvent venir accompagnés de leur famille.

Musique électronique, heavy metal, rock and roll, country, opéra, à chaque genre musical sa croisière! Certaines formations, telles que le groupe Weezer, décident d’organiser la leur.

 

Vidéo: The Weezer Cruise

Si la plupart de ces croisières thématiques sont organisées par des festivals déjà existants, certaines compagnies de croisière sont à l’origine d’initiatives semblables. C’est le cas notamment du Cruisin Country en Australie, organisé par Cruiseco. Ces entreprises considèrent que la montée en popularité des festivals en mer est l’occasion d’attirer une nouvelle clientèle.

Forfait tout inclus

L’engouement pour les forfaits tout inclus gagne également l’industrie des festivals. Une entreprise basée à Londres, Festicket, propose des forfaits comprenant à la fois les laissez-passer, l’hébergement et le transport pour une panoplie d’événements. Certains extras sont également offerts: nourriture et boissons, paiement mobile, tente préinstallée, etc. L’entreprise, dont la mission consiste à rendre l’accès aux festivals aussi simple que le fait de réserver ses vacances en formule tout inclus, travaille jusqu’à présent en partenariat avec une quarantaine de festivals européens. Elle possède déjà 27 000 membres actifs, dont 73% proviennent du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne. Elle récolte 20% de commission sur chaque portion des forfaits vendus.

Une fois inscrits à ce service, les internautes peuvent parcourir le site en fonction d’une liste de festivals présélectionnés, ou encore selon le type de forfait qu’ils recherchent. Afin de les aider à choisir le festival qui correspond le mieux à leur profil, le site offre une mine de renseignements sur chaque événement: programmation, commentaires, playlists, etc. Une fois la réservation effectuée, le consommateur reçoit par courriel tous les détails concernant son itinéraire et la planification de son séjour.

festival-tout-inclus-ou-version-de-luxe-image-3

Source: Festicket

Un exemple de forfait pour deux personnes (445 euros chacune) incluant:

  • Deux laissez-passer pour le tout nouveau MORE Festival de Venise en Italie (donnant accès à quatre sites différents, soit un par soir);
  • Deux laissez-passer pour la Biennale de Venise;
  • Trois nuitées à l’hôtel San Moise, près de la Piazza San Marco, petits-déjeuners inclus;
  • Transport en vaporetto, pour les deux soirées ayant lieu sur les îles de San Servolo et Certosa.

En plus du volet destiné aux consommateurs, Festicket a développé une stratégie axée sur les organisations (B2B), en collaboration avec certains festivals qui peuvent désormais offrir ce type de forfait à même leur site Internet. C’est le cas entre autres du Camden Crawl Festival au Royaume-Uni, du Roskilde Festival au Danemark et du Monegros Desert Festival en Espagne.

De récents investissements vont permettre à l’entreprise de développer davantage sa plate-forme Web, d’étendre la gamme de produits offerts et d’investir davantage au niveau des ventes et du marketing afin d’accélérer son expansion en Europe.

L’union fait la force

Au Québec, certains festivals travaillent en étroite collaboration avec les hôteliers de leur région pour offrir des forfaits touristiques à leurs visiteurs, ou encore avec des attractions pour proposer des activités connexes. Le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue suggère par exemple plusieurs forfaits en vue de sa 31e édition en octobre 2013. Ceux-ci comprennent diverses options, telles qu’un dîner rencontre avec les invités du Festival, l’accès au souper d’ouverture ou à une soirée musicale, des billets de cinéma, l’hébergement, des cadeaux-souvenirs, et même le transport aller-retour en autobus entre Montréal et Rouyn-Noranda. En 2012, le Festival International de Jazz de Montréal a pour sa part connu une augmentation de 35% des ventes de forfaits touristiques et une hausse équivalente en ce qui concerne la participation aux activités touristiques comme… la Croisière Jazz!

La coopération s’avère généralement un gage de succès, non seulement pour l’événement en tant que tel mais également pour l’ensemble des acteurs touristiques de la région où il se déroule. Comme quoi pour faire face à la concurrence, tirer son épingle du jeu et attirer la clientèle touristique, il y a encore place à l’innovation!

Catégories
Produits et activités Tendances

Le Saint-Laurent, un levier de croissance pour le Québec

Le fleuve Saint-Laurent constitue un potentiel fort intéressant pour le positionnement du Québec à l’échelle internationale. À la fois berceau historique, culturel et patrimonial, il est au cœur de la province, jouxtant 14 de ses 22 régions touristiques. À l’heure où le Québec entreprend un vaste chantier de projets touristiques qui façonneront son développement et sa mise en valeur, plusieurs défis se pointent à l’horizon. Parmi ceux-ci, le positionnement estival du produit de croisières internationales et la mise en marché des routes touristiques de la province.

Les particularités du fleuve

Jalonné de routes thématiques, de points d’observation et de nombreux attraits, le fleuve est une icône importante pour le Québec. La diversité de ses paysages et de ses écosystèmes nourrit autant l’imaginaire collectif des Québécois que celui des touristes qui le visitent. Dévoilé en mai 2012, le plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020 lui accorde une place de choix en le reconnaissant comme un axe de développement prioritaire pour les années à venir.

La vision de développement du fleuve

Dans le cadre des travaux réalisés par le comité-fleuve depuis l’automne 2011, on a identifié cinq domaines d’intervention qui permettront de positionner le fleuve Saint-Laurent comme un attrait incontournable et distinctif.

Une_Croisieres_St-Laurent

  • Voir le Saint-Laurent par l’aménagement des rives et augmenter son accessibilité par les routes thématiques, promenades, belvédères, accès publics à partir des installations portuaires, accès aux îles et aux phares;
  • Naviguer sur le Saint-Laurent par la poursuite des efforts entrepris pour encourager la venue de navires de croisières internationales et en facilitant le développement des croisières fluviales, des croisières excursions, des transferts inter-rives et de la plaisance;
  • Connaître le Saint-Laurent par le développement d’activités d’interprétation, de mise en valeur des potentiels naturels, patrimoniaux, culturels et des produits du terroir;
  • Animer le Saint-Laurent en encourageant, notamment, l’émergence d’événements majeurs et rassembleurs à partir des installations portuaires visant à mettre en valeur des thématiques maritimes;
  • Faire du sport sur le Saint-Laurent par le développement d’activités (kayak de mer, planche aérotractée (kitesurf), plongée, pêche, etc.).

Le branding du Saint-Laurent en été: le défi des croisières internationales

Croisieres_St-Laurent_image2Les croisières internationales offrent de multiples possibilités de mise en valeur du Saint-Laurent. Alors que de nombreux investissements et projets ont été mis de l’avant depuis 2008 pour positionner le Québec comme destination de croisière internationale, il reste toutefois à renforcer sa notoriété, et plus spécifiquement, le produit de croisières estivales. Ce sujet a d’ailleurs été abordé en profondeur lors du 14e Symposium annuel sur les croisières internationales qui avait lieu à Québec en juin 2012, où un groupe d’experts de quatre importantes lignes de croisières (Holland America Line, Seabourn, Carnival Cruise Lines et Norwegian Cruise Line) ont partagé leur perception face à la destination.

Perçu comme une jeune destination de croisières internationales possédant de nombreux atouts, le Saint-Laurent est spécialement reconnu par les lignes internationales de croisières pour ses couleurs d’automne. Contrairement aux croisières automnales qui constituent un produit relativement mature, les croisières estivales représentent toujours un défi en raison de la grande concurrence existant entre les destinations. Le Québec représente toutefois un riche potentiel et pourrait étirer sa saison jusqu’à six mois par année comme l’a fait l’Alaska.

Il existe une disparité des besoins entre les clientèles de croisières d’été et d’automne, ces dernières s’adressant davantage à une clientèle plus âgée, contrairement aux croisières d’été qui proposent un produit adapté à une clientèle familiale. Selon plusieurs experts, le produit aventure douce pourrait devenir un créneau très porteur pour le Québec auprès des familles.

L’Association des croisières du Saint-Laurent (ACSL), appuyée par le ministère du Tourisme du Québec, poursuit un travail de front afin de commercialiser et de mettre en valeur le fleuve Saint-Laurent auprès des lignes de croisières. D’ailleurs, l’engouement pour l’été se fait déjà ressentir puisqu’en 2013, deux navires de la compagnie Holland America Line sillonneront le fleuve et se partageront la saison estivale, une première pour le Québec.

La mise en valeur du fleuve par les routes thématiques

Croisieres_St-Laurent_image3Les routes et circuits thématiques représentent une autre avenue intéressante pour améliorer les opportunités de développement touristique du Saint-Laurent. On trouve actuellement au Québec plus d’une centaine de routes et circuits conçus pour mettre en valeur les richesses culturelles et naturelles des régions qu’ils traversent. Plusieurs d’entre eux sillonnent le fleuve et offrent des points de vue, panneaux d’interprétation, lieux historiques autour de la thématique maritime et en lien avec le fleuve. La route des navigateurs, par exemple, propose un trajet reliant les attraits touristiques des régions du Centre-du-Québec, de Chaudière-Appalaches et du Bas-Saint-Laurent qui permet de découvrir l’histoire de la navigation, de la pêche et de la construction navale. La route des phares, quant à elle, offre un parcours de découverte des phares qui ont façonné l’histoire. Dans les régions de Manicouagan et de Duplessis, la route des baleines permet l’observation des cétacés à partir d’observatoires spécialement aménagés.

Selon les statistiques de fréquentation du site Bonjour Québec, les routes et les circuits thématiques sont des produits d’une grande popularité auprès de la clientèle non québécoise. En effet, celles-ci révèlent que 60% des visiteurs qui consultent la page dédiée à ces types de produits proviennent de l’extérieur du Québec, alors que ce pourcentage chute à 30% pour l’ensemble du site. Clairement, les routes et circuits représentent un fort potentiel pour promouvoir le Québec à l’échelle internationale. L’adaptation aux nouvelles technologies pour leur mise en marché est cependant une étape à ne pas négliger afin d’en maximiser les retombées. Par exemple, avec les applications mobiles ou les code-barres, il est possible de parfaire l’expérience du visiteur en lui donnant accès à une panoplie de renseignements supplémentaires sur la région et ses attraits.

 

Avec ce plan de développement, le fleuve Saint-Laurent sera au cœur des préoccupations au cours des années à venir. S’y grefferont aussi les produits culturels et festifs, hivernaux, nature et aventure, tourisme d’affaires et de congrès, tous des axes qui pourront s’interconnecter afin de renforcer la position du Québec à l’international.

 

Sources:

– Conférences. «Symposium annuel sur les croisières internationales», Ville de Québec, 12 au 14 juin 2012.

– Tourisme Québec. «Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020», mai 2012.

Sites Internet:

Bonjour Québec 

Route des phares 

Route des navigateurs

Catégories
Tendances

Les ports de croisières de demain

On assiste depuis plusieurs années à une revitalisation des espaces portuaires à travers le monde. Longtemps délaissés, ces lieux sont aujourd’hui transformés et remplissent de nouvelles fonctions résidentielles, culturelles et touristiques. Les équipements portuaires que l’on cherchait autrefois à cacher et dont les activités étaient difficilement intégrées à la vie urbaine sont devenus des symboles identitaires pour les villes. Combiné à l’essor sans précédent que connaît l’industrie des croisières, un véritable chantier de réaménagement portuaire s’étend actuellement aux quatre coins du monde.

Polyvalence

Alors qu’historiquement les ports se concentraient davantage sur leur vocation industrielle, de plus en plus ceux-ci deviennent polyvalents. D’ailleurs, compte tenu du caractère saisonnier de l’industrie des croisières, les nouveaux développements de terminaux portuaires s’orientent vers la multifonctionnalité et offrent une variété d’activités pour autant de clientèles, incluant la tenue d’événements, de rencontres d’affaires et de manifestations culturelles.

Le terminal de croisières de Kai Tak à Hong Kong, dont la réalisation des travaux est prévue en 2013, en est un bon exemple. Son intérieur spacieux et polyvalent permettra la tenue de grands spectacles, événements et expositions. Une promenade piétonne traversera le terminal et s’ouvrira sur un large jardin public niché sur le toit, où des espaces ouverts inviteront les gens à pique-niquer ou à dîner. Le jardin pourra aussi servir pour des occasions plus formelles, telles que des banquets, des mariages, avec la ville et son paysage urbain en toile de fond.

 

Source: Fosters + Partners

Le projet des Terrasses du Port, à Marseille, dont la livraison est également prévue pour l’année prochaine, sera le premier centre commercial européen en bordure de mer. La multifonctionnalité de la nouvelle structure sur pilotis, s’élevant à 20 mètres au-dessus du domaine portuaire, comprendra 150 boutiques, une esplanade avec une terrasse réservée aux restaurants et près de 3000 places de stationnement. Située dans le nouveau quartier d’affaires Euroméditerranée, l’installation vise à animer le quartier tout au long de la semaine grâce à des activités complémentaires qui bénéficieront autant aux travailleurs, aux croisiéristes qu’aux résidents.

 

Source: Les Terrasses du port  ©Euroméditerranée / François Kern

À Montréal, l’inauguration d’une plage urbaine au Vieux-Port fait également partie d’une série de projets de développement qui se succèderont et dont le but est d’augmenter l’offre récréotouristique et culturelle. Plusieurs réalisations sont attendues d’ici 5 ans, dont la transformation du Hangar 16 en un centre d’événements et d’expositions internationales.

Authenticité

Alors que plusieurs destinations optent pour un concept portuaire tourné vers le futur, d’autres préfèrent plutôt s’enraciner dans leur histoire et leur culture. C’est le cas du nouveau port de Falmouth en Jamaïque, dont la conception, inspirée de l’architecture géorgienne du 19e siècle, un style très répandu dans le village, découle d’une intention de partager le patrimoine avec les visiteurs, et ce, dès leur arrivée.

 

Source: Cruise Jamaica

Au cœur des fjords norvégiens, le village de Skjolden a aussi entrepris la construction d’un nouveau terminal, tout en veillant au maintien et à la valorisation de son caractère authentique. Le projet d’aménagement incluait entre autres la construction de résidences touristiques le long du fjord. L’implication de la communauté a été prise en considération dans la réalisation du projet, et ce, dès le début du processus de planification. D’ailleurs, les habitants participent activement à l’accueil des croisiéristes, dévoilant ainsi le côté hospitalier de la région.

Source: Skjolden Sognefjord

En Colombie-Britannique, le design du nouveau terminal de croisière de Nanaimo met en valeur le bois de la région. On vise à faire valoir le patrimoine forestier, dans un concept très contemporain utilisant stratégiquement le verre de façon à créer des jeux de lumière naturelle.

 

Source: Nanaimo Cruise Ship Terminal

Design

Les terminaux de croisières de demain sont également appelés à symboliser l’identité de la destination par la renaissance de leurs ports. Alors que les architectes innovent sans cesse dans leurs projets d’aménagement portuaires, certains sites deviennent des attraits en soi.

Inauguré à l’Exposition universelle de 2010, le complexe portuaire avant-gardiste de Shanghai vise à renforcer le statut de la ville comme centre de commerce et plaque tournante du tourisme. Un portail vitré abrite des cafés, des restaurants et des bars «flottants», suspendus par des câbles. Cette construction exceptionnelle est la première du genre au monde.

 

Source: Sparch Asia

Capacité

La longueur des navires représente un élément déterminant dans la construction des nouveaux ports, surtout lorsque l’on considère la montée en popularité des méganavires de croisières. Les destinations qui ne peuvent les accueillir à quai pourraient en souffrir.

Au Québec, les nouvelles escales de croisières actuellement développées nécessitent des aménagements complets des quais. D’ailleurs, ces derniers ont été prévus de façon à pouvoir y accueillir des navires de grande taille. Par exemple, le nouveau quai d’escale à Saguenay pourra recevoir des navires mesurant jusqu’à 334 mètres de longueur.

Naviguer vers la durabilité

Les possibilités s’offrant aux installations portuaires désireuses de veiller à la protection de l’environnement et de la biodiversité maritime par le développement durable se multiplient. À cet effet, plusieurs projets d’aménagement portuaire se donnent des objectifs en la matière: réduction des déchets et des émissions de gaz nuisibles, utilisation d’énergie renouvelable ou construction selon la certification LEED.

Et le Québec, suit-il la tendance?

Dans la foulée des transformations portuaires, le Québec ne fait pas figure d’exception avec la stratégie du ministère du Tourisme visant la croissance des croisières internationales sur le Saint-Laurent. Au cœur même de cette stratégie, les principes de développement durable demeurent des préoccupations importantes et sont d’ailleurs considérés dans les nouveaux projets d’aménagement des escales.

 

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme du Québec.

 

Analyse rédigée en collaboration avec May-Lisa Vézina

 

Sources :

– Holmes, Damian. « Kai Tak Cruise Terminal in Hong Kong | Foster+Partners », worldlandscapearchitect.com, 13 avril 2011.

– Jaouen, Bertrand. « Comment seront nos ports en 2020? », lemonde.fr, 12 mars 2012.

– Ministère du Tourisme du Québec. « Stratégie de développement durable et de promotion des croisières internationales sur le Saint-Laurent : Bilan à mi-parcours », 2011.

 

Sites Internet :

Checkwitch Poiron Architects

Cruise Jamaica

Foster+Partners

Les Terrasses du Port

Skjolden Sognefjord

Société du Vieux-Port de Montréal

Sparch Asia

Tourisme Québec

Ville de Québec

Ville de Marseille

Catégories
Produits et activités Transport

Les croisières fluviales, ou comment faire d’un voyage un long fleuve tranquille

Depuis une dizaine d’années, les croisières fluviales connaissent une croissance de leur popularité. L’Europe se classe première au monde, mais la Russie et l’Asie tirent également leur épingle du jeu. Selon la Cruise Lines International Association (CLIA), la demande de la clientèle nord-américaine augmente plus rapidement pour ces croisières que pour les croisières maritimes. En pleine expansion, ce secteur se métamorphose, et voit son offre se bonifier et sa clientèle s’élargir. Regard sur l’offre et la demande des croisières fluviales.

Qu’est-ce qu’une croisière fluviale?

Les croisières, dont la durée varie de quelques heures à plus d’une semaine, combinent l’excursion fluviale et des escales à la journée. Elles proposent en général des formules tout inclus alliant la navigation, les nuitées à bord ou sur la terre ferme, la restauration et les visites à destination, essentiellement axées sur les attraits culturels. Les clients profitent de prestations dignes d’un hôtel 3 ou 4 étoiles et d’une plus grande intimité que sur les navires maritimes. Certains paquebots fluviaux, longs d’une centaine de mètres et comptant au plus trois étages, peuvent accueillir jusqu’à 150 passagers.

Les paquebots sillonnent surtout les fleuves européens

En Europe, les croisières fluviales connaissent une croissance soutenue depuis quelques années, et le continent est aujourd’hui la première destination mondiale pour le tourisme fluvial, dont 15 pays profitent. Les croisières se concentrent principalement sur le Rhin et le Danube, et les offres combinent des escales dans des villes de plusieurs pays.

La France, qui possède le plus long réseau fluvial exploitable du continent, voit sa clientèle augmenter de 14% en moyenne par année depuis 2007, pour atteindre 180 000 passagers en 2010. Le futur canal Seine-Nord Europe, dont la mise en service est prévue pour 2017, permettra de relier le Rhin, le Danube et la Seine, afin de développer de nouveaux itinéraires, tels que Paris-Amsterdam.

Les croisières fluviales sont aussi très populaires en Égypte, en Russie, en Chine ou encore aux États-Unis. Voguer sur le Nil, la Volga, le Yangtze ou le Mississippi, permet, tout comme en Europe de l’Ouest, d’allier contemplation des paysages et visite de sites culturels et naturels.

 

 Source: avidcruiser.com, La Marguerite d’AmaWaterways sur le Mékong

Qui sont les acteurs sur ce marché?

Cette industrie est dominée par quatre compagnies internationales: Viking River Cruises (23 navires), AmaWaterways (12 navires), Uniworld (10 navires); Avalon Waterways (9 navires); et une entreprise européenne CroisiEurope. Avec ses 26 bateaux, cette dernière se positionne en tant que chef de file sur ce marché. Elle a atteint en 2011 les 200 000 passagers, dont 60% de Français.

Leurs flottes sont récentes et se renouvellent continuellement, les plus vieux paquebots datant de cinq ou six ans. Ces compagnies sont en activité environ 33 semaines par année, et leur taux d’occupation se situe entre 90 et 95%.

Source: avidcruiser.com, Uniworld Boutique River Cruise devant le parlement de Budapest

En quoi consiste l’offre, quels sont ses atouts et ses contraintes?

La clé du succès de la croisière fluviale réside dans sa capacité à rendre accessibles des endroits où ne pourraient jamais aller les navires de croisière maritimes. Les atouts mis de l’avant pour les croisières en Europe sont le patrimoine historique et culturel, la gastronomie, l’œnotourisme et les paysages naturels. Le tarif de base inclut généralement la croisière et les excursions. Un forfait comprenant le vol aller-retour ainsi que les nuitées avant et après la croisière coûte environ 1000$ de plus pour la clientèle nord-américaine.

Cependant, il existe quelques contraintes au bon déroulement de ces croisières. Les problèmes de niveau d’eau sont fréquents: trop haut au printemps, ils empêchent les paquebots de passer sous les ponts; trop bas le reste de l’année, ils compliquent la navigation. En hiver, à certains endroits, les fleuves peuvent geler, et les bateaux ne sont pas équipés pour traverser les glaces.

Une clientèle qui tend à se diversifier

Traditionnellement, la clientèle est plutôt âgée et possède un fort pouvoir d’achat. Cependant, Voies navigables de France constate une démocratisation de l’industrie, grâce à une clientèle de plus en plus internationale (Russes, Chinois, etc.) et jeune.

En Europe, le quart de la clientèle provient des États-Unis. Le nombre d’Américains réalisant des croisières fluviales en Europe a atteint 250 000 passagers en 2011. Selon la CLIA, la demande de la clientèle nord-américaine pour les croisières fluviales a augmenté de 65% entre 2005 et 2010, par rapport à 10% pour les croisières maritimes. D’après l’enquête annuelle de l’association nord-américaine Travel Leaders, 75% des agents de voyages constatent un intérêt croissant et une augmentation des réservations outre-mer de la part de leur clientèle pour les croisières fluviales.

Quelques tendances dominantes

Les compagnies veulent attirer une plus large clientèle, et elles proposent pour cela des produits diversifiés. À titre d’exemple, France Cruises, basée aux États-Unis, offre toute une gamme de produits thématiques (gastronomie, œnologie, art, golf, bien-être, séjour romantique, etc.). Pour élargir leur offre de divertissement, les paquebots s’inspirent des clubs de vacances: clubs enfants, soirées thématiques, etc.

Aujourd’hui, les compagnies ont modernisé leur flotte afin de séduire une clientèle de luxe, habituée au confort des croisières maritimes. Pour améliorer l’expérience à bord, les services et les installations sont plus nombreux (piscines, saunas, Wi-Fi, balcons privés, etc.).

Source: avidcruiser.com, le centre de santé d’un des navires d’Avalon Waterways

Les nouveaux navires d’Avalon Waterways offriront le Wi-Fi gratuitement à bord, et des iPad seront disponibles dans les suites royales. La plupart des cabines des six nouveaux navires de Viking River Cruises possèderont de grands balcons et un nouveau design. La compagnie déclare offrir les plus grandes suites jamais construites sur un paquebot fluvial, allant jusqu’à 445 pi2 (voir la photo ci-dessous). De plus, dans le but d’accroître leur rentabilité tout en conservant leurs services haut de gamme, les paquebots prennent du volume pour accueillir jusqu’à 170 passagers.

Source: avidcruiser.com, Viking Longships Boats

Au Québec, l’offre en place se distingue sensiblement de la situation observée en Europe. On y trouve néanmoins une intéressante diversité d’expériences, que ce soit pour des excursions d’une ou plusieurs journées, avec ou sans nuitée à bord. Mentionnons le M/S Jacques-Cartier, qui navigue entre autres sur les rivières Richelieu et des Outaouais; le Cavalier Maxim des Croisières AML, offrant des croisières sur le Saint-Laurent de deux à trois jours incluant l’hébergement terrestre; le Vacancier de CTMA, possédant entre autres une salle d’exercice et un cinéma, et dont les croisières sur le Saint-Laurent sont promues en France par les voyagistes Terre Canada et La Maison des États-Unis; ou encore Relais Nordik, qui propose des visites dans les différents villages de la Côte-Nord.

La demande est bien présente; le Québec, qui cherche à mettre en valeur son fleuve et à en faire un axe de positionnement, se doit de continuer à proposer des offres distinctives et surtout de les faire connaître.

 

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme du Québec.

 

Sources:

– Association Française des Compagnies de Croisières. «Le Marché de la croisière. Bilan 2010», conférence de presse, 24 mars 2011.

– Bryant, Sue. «Could Europe Drought Spell Big Trouble for River Cruise Lines?», cruisecritic.com, 3 décembre 2011.

– Dooley, George. «Americans Flocking to European Cruises», travelagentcentral.com, 10 janvier 2012.

– Espaces tourisme et loisirs. «Croisières et promenades fluviales», no 297, novembre 2011.

– Grizzle, Ralph. «River Cruising 2012: Bigger & Better Ships, New Destinations», travel.usatoday.com, 22 novembre 2011.

– Jaladis, Stéphane. «CroisiEurope : 125 M€ de chiffre d’affaires en 2011», pros-du-tourisme.com, 9 décembre 2011.

– River Cruise Advisor. «Getting to Know your Waterways», avidcruiser.com, consulté le 20 décembre 2011.

– Sloan, Gene. «Avalon Waterways executive: River cruise boom to continue», travel.usatoday.com, 23 novembre 2011.

– Travelindustrytoday.com. «Encore and AmaWaterways team up», travelindustrytoday.com, 31 octobre 2011.

– Viking River Cruises. «Inside Europe» [Communication présentée durant l’événement Cruise Shipping Miami, le 15 mars 2011, Miami, États-Unis].

– Wilkening, David. «River Cruising: steaming towards a port near you», travelmole.com, 15 novembre 2011.

 

Sites Web:

Viking River Cruises

AmaWaterways

Uniworld

Avalon Waterways

CroisiEurope

France Cruises

M/S Jacques-Cartier

Croisières CTMA

Relais Nordik

Catégories
Produits et activités

Au tour des escales de croisières de suivre la vague techno

Une escale de croisière est d’abord et avant tout une destination touristique, où les voyageurs convergent aussi par voies terrestre et aérienne. Dans la majorité des cas, les outils technologiques développés s’adressent donc à l’ensemble de cette clientèle. Cependant, il existe certaines exceptions pour les passagers de croisière, dont l’application mobile du French Riviera Cruise Club (FRCC), dédiée aux passagers en escale dans les villes de Nice, de Cannes et de Villefranche-sur-Mer. Voyons comment la mobilité, la géolocalisation, la réalité augmentée et les réseaux sociaux sont utilisés par les destinations pour faciliter la découverte et l’expérience des visiteurs.

Le Web et les appareils mobiles

Dans l’industrie des croisières, le développement d’une stratégie Web pour une escale comporte deux objectifs: amener les futurs passagers à choisir cette destination lors de leur processus de planification et les inciter, une fois en voyage, à descendre du navire pour entreprendre une visite.

Selon PhoCusWright, neuf voyageurs sur dix consulteraient Internet avant de réserver leur croisière. Les réseaux sociaux et le Web mobile seraient aussi de plus en plus consultés, et ce, à chacune des étapes du processus du voyage. La Cruise Line International Association (CLIA) mentionne aussi que pour 39% de la clientèle, le site Web de la destination est le facteur qui influe le plus sur le choix de la future croisière. Ajoutons que le taux de pénétration des téléphones intelligents parmi les voyageurs n’est pas négligeable. En 2010, IPK International estimait que 40% des voyageurs internationaux possédaient un tel type d’appareil et que plus du tiers l’utilisait dans les différents aspects du voyage: la réservation, l’achat en ligne, l’enregistrement, la recherche d’informations, etc.

La mobilité dédiée aux passagers de croisières

Le FRCC, un organisme qui regroupe les escales de la région des Alpes-Maritimes et de la principauté de Monaco, a mis sur pied une application mobile spécialement pour les passagers de croisières. Conçue en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie Nice Côte d’Azur, les offices de tourisme membres du FRCC et le comité régional de tourisme, cette application est offerte en cinq langues. Les utilisateurs peuvent obtenir trois versions différentes, soit les guides de Nice, de Cannes et de Villefranche-sur-Mer. Cette application permet entre autres de localiser les attraits, les restaurants et les boutiques, et d’obtenir leur description respective. Les voyageurs ont aussi accès à des réductions exclusives. Fait intéressant, on a créé des circuits touristiques d’une durée prédéterminée afin de permettre aux passagers de découvrir les attraits de la ville, et ce, au départ du terminal de croisières. Grâce à la géolocalisation, l’usager peut suivre en temps réel l’évolution du trajet.

Une section comporte également des vidéos, des photos et des informations générales sur la ville et sur les différents services qui y sont offerts. Finalement, un onglet permet de recueillir les taux de satisfaction et les commentaires de la clientèle.

Source: iTunes

Du côté de l’Atlantique

Les provinces maritimes ont elles aussi suivi le virage technologique. Mentionnons la présence sur Facebook et Twitter de la majorité des associations liées au secteur des croisières, dont Cruise Atlantic Canada, Cruise Canada New England, Cruise St-John et Cruise Newfoundland and Labrador. Au Québec, l’Association des Croisières du Saint-Laurent possède également sa page fan Facebook.

Source: Twitter                                                              Source: Facebook

Halifax et l’Île-du-Prince-Édouard vont plus loin grâce à une application mobile gratuite développée par les DMO. Visit, de Destination Halifax, permet à l’utilisateur de trouver les informations nécessaires à son voyage, en proposant une offre touristique complète, incluant l’hébergement, la restauration, les événements, les attractions, les boutiques et le transport. De plus, un lien vers Google Map permet d’obtenir l’itinéraire vers un lieu donné. Des réductions promotionnelles sont également disponibles. On peut même y consulter la météo.

Du côté de Tourism Prince Edward Island, l’application développée pour les passagers de croisières est plus sommaire, mais inclut une fonctionnalité liée à la réalité augmentée (lire aussi: La réalité augmentée au service de l’expérience client).

 

Source: iTunes

Il est important de se rappeler que les compagnies de croisières ont déjà adapté leurs produits en fonction de cette nouvelle réalité technologique depuis un bon moment. Par exemple, des iPads sont maintenant disponibles en libre-service à bord des navires, notamment dans certaines cabines. La plupart des compagnies possèdent leur application et lancent hebdomadairement des promotions et des concours sur leurs pages Facebook et Twitter. Rappelons aussi le lancement et la construction en direct sur le Web des navires Oasis et Allure of the Seas, ainsi que le réseau Vacationner de Norwegian Cruise, conçu en partenariat avec YouTube. Ces exemples ne représentent qu’une infime partie des initiatives mises de l’avant par les compagnies de croisières, mais démontrent à quel point ce phénomène est bien implanté dans l’industrie.

L’essentiel est de réaliser que les clientèles qui utilisent ces outils technologiques sont exactement les mêmes que celles qui débarqueront et visiteront une destination lors de l’escale. Alors pourquoi ne pas arrimer le plus possible les stratégies Web d’une destination à celles proposées en mer?

 

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme du Québec.

 

Sources:

2011 CLIA Cruise MarketOverview, Cruise Lines International Association, 2011.

– ITB World Travel Trends Report 2010/2011, IPK International pour ITB Berlin, 2011, 30 p.

iTunes

French Riviera Cruise Club

– U.S. Online TravelOverviewTenth Edition: Cruise, PhoCusWright, novembre 2010, 30 p.

 

Catégories
Produits et activités

L’industrie nautique lorgne les touristes

 

Au Québec, le tourisme nautique regroupe une multitude d’intervenants et d’activités sur l’ensemble du territoire et a le potentiel d’intéresser diverses clientèles. Certaines stations nautiques tentent d’ailleurs de réinventer leur offre pour séduire de plus en plus de touristes. Festivals, journées familiales, défilé de voiliers, toutes les excuses sont bonnes pour aller jouer dans l’eau! Voici un rapide survol de l’offre et de la demande d’un secteur plus que prometteur.

Une industrie qui se prend en main

Afin de favoriser la concertation des intervenants du secteur nautique au Québec et dans le but de promouvoir les activités auprès d’un plus large public, l’Association maritime du Québec (AMQ) a mis de l’avant plusieurs initiatives. Mentionnons l’instauration de Québec Stations Nautiques, de la certification Éco-marina et du programme d’évaluation de la qualité des marinas. (Lire aussi: C’est le temps de naviguer)

Québec Stations Nautiques

Le concept de Québec Stations Nautiques s’inspire du réseau France Stations Nautiques. Implanté dans la province Tourisme_nautique_image1depuis 2007, ce programme permet de regrouper l’ensemble des fournisseurs de services et des produits nautiques. En se dotant d’une image commune, les entreprises et organismes augmentent ainsi leur portée promotionnelle. L’objectif ultime est d’augmenter la notoriété du secteur, tant auprès de la population locale que de la clientèle touristique. À ce jour, huit stations nautiques ont été créées sur le territoire québécois et d’autres sont présentement en processus de développement.

Certaines stations nautiques ont tenté d’instaurer une offre touristique innovante. En voici d’ailleurs quelques exemples.

La Station nautique Rive-Sud, réseau de navigation de plaisance situé entre Sainte-Catherine et Verchères, organise en ce moment une journée d’activités rassemblant tous les types d’embarcation (à rames, à voile ou à moteur). Ce concept s’inspire de la grande Vogalonga en Italie, qui tenait sa 37e édition en 2011. Cette fête maritime italienne a rassemblé quelque 6000 rameurs dans près de 1650 embarcations.

 

Tourisme_nautique_image2

Source: Venicexplorer

Par la mise sur pied d’un événement similaire, la Station nautique Rive-Sud souhaite promouvoir les différents fournisseurs de services nautiques de son territoire, augmenter la notoriété des activités nautiques auprès d’un plus grand nombre de personnes et amener la population à se réapproprier les plans d’eau. Ce projet, encore embryonnaire, devrait voir le jour en 2012.

À l’occasion des célébrations de Lévis en 2011, la Station nautique Québec-Lévis a tenu l’événement Prends la vague. La programmation de la journée était axée sur des activités nautiques pour une clientèle familiale: course de voiliers téléguidés, cours d’initiation à la voile, course à obstacles pour bateaux à moteur, tours de voiliers pour les enfants, etc. Le clou de l’événement était sans aucun doute la parade des flambeaux, où 60 voiliers ont illuminé les rives entre le parc Saint-Laurent et la traverse de Lévis.

Tourisme_nautique_image3

Source : Lévis Célébration 2011

En Montérégie, la journée Les îles à la rame est le plus important rassemblement de canots, de kayaks et de rabaska au Québec. Accompagné de musiciens, on y explore les Cent Îles du Lac Saint-Pierre à travers un parcours de 16 kilomètres. Cette activité se veut une promotion de la pratique d’activités nautiques ayant peu d’incidence sur l’environnement et s’adresse aux pagayeurs de tous les niveaux. Selon les organisateurs de l’évènement, 750 personnes y participent en moyenne chaque année.

Tourisme_nautique_image4

Source : Sorel Tracy Magazine

La marina du Club nautique de La Tuque, en Mauricie, organise chaque été quelques activités centrées sur le nautisme: tournoi de pêche, course de canots et, depuis 2008, parade de bateaux illuminés. C’est à l’occasion du traditionnel Noël du campeur que le club nautique invite les plaisanciers à décorer leur embarcation et à participer à cette parade, qui se termine autour d’un feu de camp accompagné de musique festive.

La Ville de Comox, en Colombie-Britannique, organise chaque année un festival nautique autour de sa marina. Ce festival de trois jours a lieu lors de la longue fin de semaine de la fête de la Colombie-Britannique. Pouvant plaire à une clientèle familiale, cet événement offre des activités variées: pêche de la barbotte, joute sur canoë, concours de construction de petitsnavires, course de bateaux-dragons, mascottes, magiciens, maquillage, parade d’animaux artisanat et feux d’artifice.

Du côté de la demande

Selon les données du Print Measurement Bureau (2011), près de 10% de la population québécoise a fait une excursion en canot au moins une fois dans les 12 derniers mois, soit 684 000 personnes. Cette activité aurait été plus populaire auprès des Québécois que le bateau à moteur (631 000), l’aviron (49 000), la voile (168 000) et la planche à voile (61 000). Pour les usagers ayant pratiqué l’activité plus de trois fois au cours des 12 derniers mois, il est intéressant de constater que le canot et le bateau à moteur récoltent respectivement 4,3% et 4,7% d’adeptes québécois.

AL_Tourisme_nautique_graph

À l’été 2011, l’AMQ a réalisé une étude afin de déterminer le profil des plaisanciers en visite dans les marinas. Malgré le petit échantillon de cette étude, on peut en dégager certaines observations. En effet, plus de la moitié de cette clientèle, presque exclusivement québécoise, a participé à des activités touristiques, telles que des visites culturelles ou des activités de plein air, et a passé au moins une nuit à la marina.

Bien que le Québec possède près d’un demi-million de lacs, des milliers de rivières et l’un des plus majestueux fleuves au monde, le tourisme nautique demeure à ce jour une activité de niche. Les efforts réalisés par les différents fournisseurs de services pour structurer cette industrie porteront sans doute leurs fruits. Soulignons que parallèlement à ces initiatives, les travaux du comité performance permettront de faire connaître le fleuve Saint-Laurent à l’échelle internationale. Dans ce cas-ci, il y a gros à parier que le passé ne sera pas garant du futur!

 

Sources :

Association maritime du Québec

Célébrations Lévis 2011

Comox Nautical Days

Fête du nautisme

Îles à la rame

– Paquin, Pierre-Louis, «Des bateaux colorés pour le Noël du campeur», L’Écho de La Tuque, 25 juillet 2010.

Ministère des Ressources naturelles et de la Faune

– Print Measurement Bureau, 2010 et 2011

Québec Stations Nautiques

Station Nautique Rive-Sud

– SorelTracy Magazine, «Les îles à la rame fêtent leur 10e anniversaire le 26 juin», Sorel Tracy Magazine, 6 juin 2011.

– Tourisme au Québec, Étude sur les marchés potentiels, Association maritime du Québec, août 2011.

– Tourisme Sorel-Tracy, Les Îles à la rame, consulté le 3 février 2012.

Vogalonga

Catégories
Produits et activités Transport

L’accueil des passagers de croisière en escale: des exemples inspirants

Vous n’aurez jamais une deuxième chance de faire une bonne première impression! Cet adage prend tout son sens lorsque vient le moment d’accueillir des passagers de croisière. Au Québec, le temps passé par ceux-ci sur la terre ferme lors d’une escale est d’environ six heures, ce qui est très court. Puisque 78% de ces passagers visitent le Québec pour la première fois, il s’avère primordial pour les destinations de développer une stratégie d’accueil bien ficelée, d’autant plus qu’elle pourrait être payante à long terme! À l’heure actuelle, 39% des passagers souhaitent revenir au Québec d’ici les trois prochaines années.

Selon un sondage réalisé par Doxa Focus pour le ministère du Tourisme du Québec à l’été 2009, le taux de débarquement moyen observé lors de six escales choisies au hasard dans les villes de Québec, de Montréal et de Saguenay était de 86%. Toujours selon Doxa Focus, mais cette fois en 2010, 49% de ces passagers prenaient part à une excursion. Du reste, 72% affirmaient avoir tout de même participé à une activité de façon indépendante (promenade dans la ville, magasinage, etc.). L’accueil d’un navire de croisière est complexe: un grand nombre de visiteurs débarquent simultanément et nécessitent des services de nature diverse, tels que des informations touristiques ou des services de transport, et ce, pour un éventail d’activités différentes, qu’elles soient organisées ou non. Quel défi!

Certaines destinations ou entreprises ont su trouver des méthodes inspirantes pour satisfaire les exigences élevées de la clientèle et des compagnies de croisière. Que ce soit par des programmes de formation, des stratégies d’accueil ou par un service de navette, chacun des exemples présentés ci-dessous répond aux besoins des passagers.

Aquila Tours: Former pour atteindre l’excellence

Créée en 1982 au Nouveau-Brunswick et spécialisée dans les excursions terrestres pour les passagers de croisière, l’entreprise Aquila Tours est aujourd’hui la plus importante agence réceptive de Saint-John. Elle offre de 15 à 20 excursions différentes, répondant aux attentes de divers types de clientèle. Aquila s’est bâti, au fil des ans, une solide réputation. Motivée par les encouragements et les bons mots des dirigeants des grandes compagnies de croisière, l’entreprise fonde le Aquila’s Center for Cruise Excellence. Ce centre offre des programmes de formation aux voyagistes et aux destinations de croisière qui souhaitent atteindre l’excellence. Ainsi, Aquila leur montre, notamment, comment commercialiser leurs produits auprès des compagnies de croisière.

Plus récemment, l’entreprise a conçu un programme de formation en ligne s’adressant aux guides. Ces derniers comptent pour beaucoup dans la qualité de l’expérience terrestre. Cette formation couvre de nombreux aspects comme l’accueil et l’excellence dans le service, les types de connaissance à acquérir et les outils pour y arriver, la façon de se présenter et de communiquer avec les voyageurs en excursion terrestre ou encore la gestion du risque et des situations problématiques. On trouve aussi des exemples de bonnes pratiques, un forum de discussion entre les membres et des vidéos présentant des guides et leurs trucs du métier. Les participants à cette formation doivent réussir un test pour recevoir l’International Certification in Tour Guide Excellence of Aquila.

Source: Aquila’s Center for Cruise Excellence

Cruise Copenhagen Network: Développer une stratégie d’accueil

La capitale danoise, Copenhague, a reçu plus de 660 000 passagers de croisière en 2010, soit 307 navires appartenant aux plus grandes lignes. Le regroupement Cruise Copenhagen Network, créé en 1992, rassemble les joueurs clés de l’industrie des croisières du Danemark. Avec leur nouvelle stratégie mise en place en 2010, l’organisme compte sur un accueil chaleureux dès l’arrivée des passagers sur le quai. On y prévoit, entre autres, des unités mobiles d’informations touristiques par le biais des fameux vélos triporteurs Christiania, typiques de Copenhague, pour de multiples usages. Des préposés peuvent ainsi donner de l’information et de la documentation touristiques, à même le chariot du vélo, directement au quai. Voilà une initiative à la fois originale et authentique! La capitale du vélo met également des bicyclettes en libre-service à la disposition des passagers au terminal portuaire.

Source: Christiania Bikes

De plus, une section entière du site Web officiel de la destination est consacrée à l’industrie des croisières. On y trouve notamment l’information nécessaire au visiteur en escale, comme les moyens de se rendre au centre-ville à partir du terminal portuaire, un condensé des principaux attraits, une liste des meilleurs lieux pour le magasinage ou encore des suggestions pour un séjour de 24 heures ou de 48 heures. Bref, les croisiéristes qui s’arrêtent à Copenhague sont bien servis.

 

Source : Copenhague Cruise

Une autre destination, cette fois au Québec, a créé un service de navette qui répond non seulement aux besoins des passagers de croisière, mais aussi à ceux de l’ensemble des visiteurs de la région. Promotion Saguenay a mis sur pied une navette touristique qui permet aux usagers de monter à bord et d’en descendre à leur guise le long des trois circuits proposés. L’un d’eux relie le quai de croisières de La Baie au centre-ville de Saguenay.

Source: Promotion Saguenay

La créativité et l’innovation semblent être le moteur de développement de l’accueil des passagers de croisière. Signe que les efforts vont dans la bonne voie, «la gentillesse et l’accueil de la population» figurent au troisième rang des facteurs d’appréciation pendant le séjour au Québec, derrière l’architecture des bâtiments et les paysages. Ne sous-estimons pas l’importance d’un accueil professionnel!

 

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme du Québec.

 

Analyse rédigée en collaboration avec Claudine Barry, analyste au Réseau de veille

 

Sources:

– Mathisen, Angela Reale et Oivind Mathisen. «˝Excellence˝ in Shore Excursions», Cruise Industry news Quaterly magazine, automne 2010.

– Sarna, Heidi. «Guiding light», Seatrade Insider daily news www.cruise-community.com, consulté le 12 septembre 2011.

– Sondage auprès des croisiéristes et des membres d’équipage des navires de croisières dans les ports du Saint-Laurent, Doxa Focus, septembre 2011.

– Spinter research Ltd. «Challenges and Future Trends: Ports and Passengers in Europe – The Baltic Range», octobre 2007.

– Wonderful Copenhagen. «Cruise Copenhagen Network has the wind in its sails», www.wonderfulcopenhagen.dk , consulté le 26 septembre 2011.

 

Sites Internet

Aquila

Cruise Copenhagen

Promotion Saguenay