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La créativité au service du développement urbain

À l’occasion d’une allocution prononcée lors d’une conférence sur le tourisme créatif se déroulant à Santa Fe du 28 septembre au 2 octobre 2008, Charles Landry, consultant en urbanisme, a livré sa vision d’une ville «créative». Selon lui, les problèmes urbains nécessitent des solutions créatives. Il existe mille et une façons de convertir des situations banales, voire irritantes, en des occasions insoupçonnées.

S’attaquer d’abord à la culture organisationnelle

«City managers want good solutions to their problems, but barriers to action always emerge. These underlying obstacles must be removed before we can build a creative environment. Most are generated by bureaucratic mentalities and the rigidity of professional disciplines…»

Selon Charles Landry, les organisations qui n’apprennent pas à innover deviennent hiérarchisées, très compartimentées (syndrome des silos) et orientées vers l’intérieur. La bureaucratie engendre un contexte où la finalité est moins importante que la procédure employée pour y arriver. Tout devient «interdit» à moins que ce ne soit clairement «autorisé». Le Cirque du Soleil représente probablement le meilleur contre-exemple où justement, c’est l’objectif qui compte: mettre en place des œuvres hautement créatives, alors que tout le reste pour y parvenir n’est que secondaire.

Pour atteindre de tels modèles, plusieurs façons de faire ou de penser doivent être transformées au sein de la culture organisationnelle. À l’aide d’un exemple schématisé, Charles Landry illustre sa pensée: la colonne de gauche représente la culture rigide, peu propice à la créativité, et celle de droite, un contexte favorable à l’innovation.

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Idées innovantes pour villes changeantes

Parfois, il faut savoir aborder les choses différemment: «Slow Is The New Fast». À cet égard, M. Landry a cité l’exemple de Barcelone qui prendra l’audacieux pari de conserver son identité propre au risque de réduire son volume touristique.

À la base, c’est une forte présence artistique qui permet à une ville d’être créative, insiste Charles Landry. De plus, l’histoire et la créativité forment d’excellents partenaires comme le démontre la ville de Paris qui a laissé la voie libre à une nouvelle génération de chefs-d’œuvre «de passage». Fresque artistique grandeur nature érigée sur la façade d’un immeuble, le «39, rue George-V» constitue une illustration du surréalisme urbain et contribue à mettre en valeur le patrimoine historique de la ville (photo).

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À Berlin, on a trouvé une façon originale et populaire de profiter de la rivière Spree, qui traverse la ville, en y aménageant une piscine publique construite à l’intérieur d’une barge. Celle-ci procure aux Berlinois un espace hors du commun pour la baignade (photo).

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Beaucoup d’exemples simples évoquent cette volonté de faire les choses autrement et de sortir des zones conventionnelles. Avec une petite dose d’ironie, certaines municipalités ont recouru à l’antithèse de la répression pour remplacer certaines affiches publiques qui marquent toutes sortes d’interdictions. Par exemple, dans un lieu où les chiens sont permis, on y trouve un panneau affichant «3 hours barking». Ailleurs, dans un parc aménagé pour les enfants, on les invite à jouer: «More ball games». Bien qu’anodins, ces exemples témoignent d’une volonté d’agir différemment, avec créativité.

En fait, tout peut devenir intéressant si l’on y ajoute un peu d’imagination. Même un banal stationnement public peut paraître invitant lorsqu’on y aménage une surface gazonnée (photo).

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Quand l’offre d’une ville lui procure un caractère créatif

«Ordinary people make extraordinary things when we let them the chance and the capacity to cross boundaries

C’est ce qu’ont tenté de mettre en application certains gestionnaires de la ville de Rotterdam, aux Pays-Bas, en organisant des safaris urbains pour faire vivre une expérience unique à leurs visiteurs.

Au départ, il s’agit d’une initiative qui favorise une exploration multiculturelle, amenant les touristes à faire la connaissance de résidants. Sous forme d’un rallye, les participants doivent parcourir la ville à la recherche d’indices qui les conduiront à la découverte de l’adresse précise d’un résidant avec qui ils pourront profiter d’un intéressant échange culturel. L’activité est possible grâce aux quelque 400 résidants et entrepreneurs qui ont volontairement accepté de se prêter à l’exercice en accueillant les touristes dans leur maison ou dans leur lieu de travail.

Un autre exemple «créatif» provient de la restauration, où certains établissements ont mis en place de nouvelles approches pour lutter contre les périodes creuses de la demande. Landry cite un restaurant à Hong Kong qui a décidé d’appliquer une grille variable de tarifs. Pour maximiser les plages horaires, les gestionnaires font varier les prix du menu du simple au triple selon le moment de la journée. Cette initiative a permis d’augmenter le taux de roulement de la clientèle de plus de 30%. Pour un autre établissement, le Tohtenko au Japon, c’est plutôt l’approche de la facturation à la minute qui a été adoptée ! Plusieurs clients mangent le plus rapidement possible pour alléger leur facture. La moyenne globale du temps des repas est de 12 minutes.

Les défis marketing du tourisme créatif

Charles Landry observe par ailleurs que l’un des problèmes reliés au tourisme culturel relève d’un manque de créativité. Toutefois, d’un point de vue marketing, faire la promotion d’une destination «créative» peut représenter un défi. En effet, comme le souligne Greg Richard, consultant en tourisme, de 3 à 5% des touristes seulement se qualifient de touristes «créatifs» ou «expérientiels». Par contre, de 25 à 28% des visiteurs se perçoivent comme des touristes «culturels». Dans son intervention, monsieur Richard faisait remarquer que la créativité et l’authenticité sont des termes complexes qui peuvent être difficiles à comprendre et qu’il vaut parfois mieux ne pas utiliser dans un contexte marketing d’une destination.

Bref, on le voit, il existe d’innombrables exemples. Bien qu’ils soient très différents les uns des autres, ils se démarquent tous par leur originalité et permettent de donner une âme créative à une ville. Le message de Charles Landry: ouvrez vos œillères et osez prendre des risques, le potentiel d’enrichissement de votre destination surpassera certainement la perspective d’un échec lié à une mauvaise idée.

Lire aussi:
Innover: une résolution à prendre pour l’industrie touristique en ce début d’année
La créativité et «Thinking outside the box» vont de pair

Sources:
– Charles Landry. «Creative Cities Conversation». Conférence internationale sur le tourisme créatif s’étant déroulée à Santa Fe du 28 septembre au 2 octobre 2008.
– Charles Landry. «The Creative City – A Toolkit for Urban Innovators», deuxième édition, 2008.

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Produits et activités

Initiatives muséales allumées

Du 29 septembre au 3 octobre se tenait la conférence Tourisme culturel: tendances et stratégies du CECA, le Comité pour l’éducation et l’action culturelle de ICOM (Conseil international des Musées). Les organisateurs étaient Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal et le Centre des sciences de Montréal. Parmi la quarantaine de conférences et présentations, diverses idées novatrices ont été exposées. Nous vous en présentons un bref aperçu.

Web et apprentissage

Le Musée McCord propose une vaste gamme de programmes et de jeux éducatifs pour les familles, les adultes et les classes du primaire et du secondaire. Madame Marie-Claude Larouche, chef des programmes multimédias, a présenté le nouvel ajout à leur offre, c’est-à-dire la numérisation de la totalité de leur collection autochtone: 5000 images d’artéfacts. Plusieurs de celles-ci sont accompagnées d’une description de l’objet narrée par un autochtone. On trouve également des clips vidéo illustrant cette culture ainsi que des jeux interactifs sur le Web et des scénarios pédagogiques.

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Monsiseur Alain Massé a présenté quelques-uns des projets de son entreprise, IdéeClic, qui a pour mission de mettre en valeur le patrimoine à des fins pédagogiques par le biais du multimédia et du Web. L’un d’entre eux, l’ABCDWEB du Musée de la civilisation de Québec est un outil conçu pour accompagner les enseignants dans leur démarche, avant, pendant et après une sortie éducative. Il permet également d’encadrer les visites au Musée de l’Amérique française et au Centre d’interprétation de Place-Royale, lieux gérés par le Musée de la civilisation. L’outil favorise aussi le partage des expériences pédagogiques, des images, des témoignages. Mentionnons par ailleurs la mise en ligne du catalogue La Fayette du Musée du Louvre à Paris, qui regroupe plus de 1700 œuvres d’artistes américains qui ont été étudiées et classifiées sous la forme de fiches individuelles fournissant plusieurs renseignements.

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Nouveautés et envergure

Le futur Musée des Confluences occupera un site stratégique au cœur de Lyon et a pour ambition de traduire la complexité du monde en expliquant les rapports entre les sociétés et les sciences. L’ouverture est prévue pour 2010, et les maquettes annoncent un édifice futuriste de 153 millions d’euros. Le Musée atteindra une superficie de 22 000 m2, dont 6500 sont consacrés aux expositions. Selon Yvan Mathevet, responsable du Service des publics, il accueillera entre 450 000 et 500 000 visiteurs, dont 20 à 25% de touristes.

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L’importance accordée à l’accueil de la clientèle se traduira par des services et des espaces bien adaptés, une grande accessibilité et une signalétique claire. Puisque la façon de visiter un musée varie en fonction de l’âge du visiteur et de sa manière d’apprendre, l’approche d’exploration sera ouverte. Afin de personnaliser les visites, diverses technologies seront proposées: audioguides, puces RFID et cartel intelligent. Ces deux dernières permettront de localiser le visiteur à chaque instant, de suivre son parcours et d’adapter l’explication de l’objet (simple ou détaillée) selon les caractéristiques du visiteur qui la consulte.

Visionnez la vidéo de présentation à l’adresse suivante: http://www.museedesconfluences.fr/chantier/projet.html.

Déplaçons-nous vers le nord de l’Europe, en Finlande, pour découvrir la nouveauté du Forum Marinum, un musée sur le transport de marchandises et l’histoire navale. Depuis 2007, cet établissement propose une visite du chantier naval Aker Yards, un des quatre plus importants constructeurs mondiaux. Il a construit, entre autres, le Freedom of the Sea, considéré comme le plus grand paquebot au monde. Au dire de Madame Anna-Maria Meronen, conservatrice, les aspects de la sécurité et de la sûreté ont posé quelques défis aux organisateurs, puisque le Musée doit composer avec les règles strictes du chantier naval. Il s’agit d’un exemple de tourisme industriel qui permet de découvrir un lieu unique et traditionnellement hermétique.

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Source: www.akeryards.com

Marketing et nouvelles clientèles

La Journée des musées montréalais, lancée pour la première fois en 1987, est aujourd’hui devenue un événement incontournable sur la scène culturelle de Montréal.  L’édition de 2008 a connu un nombre de visiteurs record: 135 000 personnes se sont rendues dans un ou plusieurs des 33 musées participants. Les objectifs de cette journée sont de faire connaître les musées montréalais, d’augmenter leur fréquentation et d’attirer de nouveaux publics. Pour y parvenir, l’organisation s’emploie à réduire au minimum les freins aux visites. Pour ce faire, ces dernières sont gratuites, les horaires prolongés, et un service de navette est offert pour transporter les gens d’un musée à l’autre. Les visiteurs provenant de l’extérieur de Montréal peuvent bénéficier d’offres spéciales en collaboration avec les partenaires Via Rail et Croisières AML. La présence de plusieurs élus pendant l’événement et les relations publiques qui y sont associées, dont une porte-parole, constituent de bons multiplicateurs. Environ 77% des participants à cette journée prévoient revenir dans un musée au cours du mois suivant selon Madame Manon Blanchette, directrice générale de la Société des directeurs des musées montréalais.

Dans une tout autre perspective, la professeure Wan-Chen Liu de l’Université Fu-Jen nous a présenté le cas du Guandu Nature Park, un parc national taïwanais qui a créé un événement afin d’augmenter sa fréquentation et d’attirer des clientèles différentes. Depuis 2006, le parc organise un festival de sculpture où les artistes utilisent des matériaux provenant du parc pour réaliser des œuvres visant à sensibiliser les visiteurs aux enjeux environnementaux. Le grand succès connu en 2006 a conduit les gestionnaires à renouveler l’expérience et à en faire un événement annuel, ce qui n’était pas prévu originellement.

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Source: www.inhabitat.com

Il ne s’agit que de quelques exemples de bonnes pratiques qui ont été présentés lors de cette conférence et de ce qui se fait ici et ailleurs. N’hésitez pas à partager avec nos lecteurs vos propres initiatives allumées dans notre section «Commentaires»!

Sources:
– Alain Massé, président-directeur général, Idéeclic, Canada. «L’éducation muséale en mode d’innovation technologique».
– Anna-Maria Meronen, Curator, Forum Marinun, Finland. «The Past and Present of Shipbuilding in Turku, Finland».
– Manon Blanchette, directrice générale, Société des directeurs des musées montréalais. «La Journée des musées montréalais: 25 ans de réussite».
– Marie-Claude Larouche, Ph. D., chef des Programmes multimédias, Musée McCord, Anik Meunier, Ph. D., professeure, Université du Québec à Montréal et Nicole Lebrun, Ph. D., professeure, Université du Québec à Montréal, Canada. «Étude d’une action éducative en ligne axée sur les cultures autochtones du Québec».
– Wan-Chen Liu, Ph.D., Director/Associate Professor, Graduate Institute of Museum Studies, Fu-Jen University, Taiwan. «Reflecting on the Relationship between Humanity and Nature Through the Arts: A Case Study in Taipei, Taiwan».
– Yvan Mathevet, responsable du Service des publics, Musée des Confluences, France. «La prise en compte des touristes dans un nouvel équipement».

Sur le Web:
Musée McCord
Musée de la civilisation
IdéeClic
Musée des Confluences
Aker Yards
Forum Marinum
Guandu Nature Park

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Produits et activités

Qui l’eût cru?

Des forfaits pour faire voyager son teddy bear trouvent preneur. Des voyagistes ciblent la clientèle des fumeurs. Des hôteliers proposent aux voyageurs de bannir l’utilisation des technologies le temps d’un séjour. Des expériences haut de gamme pour les animaux de compagnie se développent dans l’hébergement. Un vol nudiste est commercialisé. Le fitness pour le cerveau pourrait devenir tendance. Voici des produits… peu banals!

Défi pour l’accro de la techno et le workaholic

Une statistique révèle que 83% des Américains vérifient leurs courriels quotidiennement pendant leurs vacances. Situé à Anguilla dans les Caraïbes, l’Arawak Beach Inn propose aux voyageurs de décrocher complètement grâce au forfait «Dark Ages» – aucun accès Internet sur le site, pas de téléviseur ni de téléphone dans la chambre, BlackBerry et ordinateur portable sont confisqués à l’arrivée et gardés sous clé. On y troque les gadgets électroniques pour la détente et diverses activités.

Le Sheraton Chicago Hotel & Towers convie le voyageur à se joindre au BlackBerry Detox Challenge et à «se reposer les pouces». Ce défi consiste à mettre sous verrou ordinateur, BlackBerry, téléphone et autres technologies portables et à s’affranchir de tous ces gadgets pour une période de 48 heures.

Une classification hôtelière «4 pattes»

Savannah Ashcroft offre une expérience haut de gamme et personnalisée pour les animaux de compagnie qui fréquentent les établissements hôteliers avec leur maître. Accessoires et jouets griffés, sac de gâteries en guise de bienvenue, shampoing spécial, panier de jouets, service de concierge, livre d’histoire pour endormir son compagnon à quatre pattes… Rien n’est laissé au hasard pour gâter son animal préféré.

Griller sa cigarette librement

Neil Clark, journaliste au The Guardian de Londres, fait état d’une nouvelle niche: le tourisme des fumeurs. Il allègue que cette celle-ci, bien que naissante, serait vouée à croître en raison de l’interdiction de fumer dans les endroits publics, les restaurants et les bars qui se propage dans plusieurs pays. Il mentionne que la Belgique et l’Espagne sont deux destinations qui n’ont pas encore «écrasé».

En Allemagne, la compagnie aérienne Smintair (Smokers’ International Airways) veut offrir des vols fumeurs, mais elle est aux prises avec l’interdiction de fumer dans les transports qui a cours maintenant dans ce pays. L’Estonie offre des courts séjours aux fumeurs de cigares qui peuvent les griller dans le confort d’un salon spécialisé de Tallinn. Au Japon, une des plus importantes agences de voyages propose un forfait en Europe conçu sur mesure pour les accros de la nicotine. Le journaliste souligne que cette initiative pourrait être suivie par d’autres pays et que les «smoke havens could be the next big thing».

Il faut tout de même ajouter que l’interdiction de fumer continuera certainement de s’étendre à d’autres pays et que la clientèle des fumeurs diminue. Mais, il restera toujours des «irréductibles».

Prière de ne pas déranger s.v.p. – cerveau à l’entraînement

Après le Body Fitness, voici le BrainBody Fitness. Vous oubliez souvent où vous avez rangé vos clés de voiture ou vous n’arrivez pas à vous rappeler le nom de votre beau-frère que vous ne fréquentez qu’à l’occasion? Le programme d’entraînement offert par la chaîne Westin Hotels & Resorts, développé par des experts dans le domaine, s’adresse à vous. Il permet de joindre l’entraînement mental à l’entraînement physique et d’améliorer vos conditions de santé et de longévité. Les exercices sont répartis à plusieurs endroits stratégiques; le client pourra ainsi s’entraîner dans sa douche, en attendant au comptoir d’enregistrement ou à la piscine.

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Votre teddy bear a besoin de vacances?

Vous souhaitez être pardonné parce que vous avez malmené votre toutou préféré lors d’une crise? Votre ourson en peluche est stressé et a besoin de changer d’air?

Lancé à l’été 2006, TEDDY TOUR BERLIN offre à votre animal en peluche favori une semaine de vacances. Les prix varient de 39 à 139 euros selon le lieu d’origine de l’animal et la formule choisie (paparazzi, compact, exclusive, deluxe). Quelques exemples d’activités possibles: un tour guidé de la ville de Berlin, un pique-nique dans le parc Tiergarten, un massage relaxant et beaucoup plus, photos et carte postale à l’appui!

L’entreprise sait combien votre «toutou» vous est précieux. Elle vous assure qu’il sera traité avec tous les égards et sans aucune forme de discrimination (race, nationalité, religion, etc.). Dans un souci de préserver l’environnement, le vélo et les transports en commun sont privilégiés pour les déplacements.

Jusqu’à présent, plus de 100 animaux de peluche ont bénéficié de ces forfaits. Ne vous surprenez donc pas si vous allez à Berlin et croisez une faune originale en escapade…

«Voler dans le plus simple appareil»

Après les plages pour nudistes, les centres de villégiature et les croisières, voici qu’un voyagiste allemand propose un vol pour nudistes. En janvier dernier, OssiUrlaub a suscité un grand intérêt médiatique en commercialisant un premier vol nolisé entre Erfurt en Allemagne et l’île d’Usedom en mer Baltique. Limité à 50 amateurs, les passagers ne devaient se dévêtir qu’une fois à bord tandis que le pilote et le personnel de bord auraient voyagé habillés pour des raisons de sécurité.

Même s’il affichait complet, la compagnie a annoncé, le 22 mai dernier, que ce vol n’aura pas lieu en raison de «réserves morales» exprimées par certains clients dans les médias et sur le site Web de l’entreprise. Toutefois le battage médiatique entourant cette annonce aura servi à mousser les offres pour nudistes de cette dernière.

Comme quoi il y a de la place pour de l’audace!

Même si certaines idées semblent farfelues à l’origine, des entrepreneurs les ont converties en occasions d’affaires en développant un produit pour une clientèle bien ciblée.

Sources:
– Clark, Neil. «Roll Up for the Newest Travel Trend: Smoking Tourism», The Guardian, 7 avril 2008.
– Higgins, Michelle. «If You Go on a Nude Vacation», New York Times, 5 avril 2008.
– Hotel News Resource. «Cross-Train Your Brain with Westin Hotels & Resorts Introducing a New Kind of Workout: BrainBody Fitness», [www.hotelnewsresource.com], 31 mars 2008.
– Nouvelobs.com. « »Voler dans le plus simple appareil » ne sera pas possible», 22 mai 2008.
– Wilkening, David. «Hotels Blacklisting Internet, Phones and BlackBerries», Travelmole, 18 mars 2008.
Sites Internet:

Savannah Ashcroft
Teddy Tour Berlin
Westin – Brain Body Fitness

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Hébergement

Clin d’œil – Le «DO NOT DISTURB» dépoussiéré par le client!

Le «DO NOT DISTURB» ne sera plus jamais ennuyant chez Embassy Suites Hotels; il fera même sourire ses clients. Cette chaîne hôtelière a mis à contribution sa clientèle en lançant un concours pour trouver des façons originales de remplacer cette affichette accrochée à la porte. Les juges ont eu beaucoup de plaisir à évaluer les slogans qui cadraient le mieux avec la personnalité de l’entreprise parmi plus de 7100 suggestions. Voici les lauréats:

 

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Source: www.embassysuitesdndcontest.com/winners

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Technologies Transport

Prendre l’avion: un acte en libre-service

Voyager par avion s’intensifie, se complexifie et se simplifie en même temps. Parce que les mesures de sécurité se sont accrues, parce que les compagnies aériennes vivent des défis, notamment en raison du prix de l’essence, parce que la compétition pour rejoindre des clients est encore plus féroce avec les fusions et l’arrivée des low costs, parce que le voyageur souhaite avoir un meilleur contrôle sur ses déplacements. Pour ces raisons et bien d’autres, les possibilités qu’apportent les nouvelles technologies sont prises d’assaut par l’industrie aérienne. Voici où en sont les innovations relatives à l’enregistrement des passagers.

Les voyageurs aériens souhaitent davantage de prestations en libre-service

Selon un sondage de l’Association du transport aérien international (IATA) auprès de 10 000 voyageurs fréquents, non seulement les passagers accueillent positivement les options technologiques qui s’offrent actuellement à eux, mais, en outre, ils souhaitent plus de prestations libre-service. Voici quelques conclusions de l’étude:

  • 89% des voyageurs préfèrent le billet électronique au billet papier;
  • 56% ont déjà essayé l’enregistrement sur Internet (43% en 2006);
  • 69% ont utilisé des bornes d’enregistrement libre-service;
  • 82% apprécient la possibilité de choisir ou de changer son siège en ligne ou de changer sa réservation en ligne (55%).

En fait, peu importe leur région d’origine, les voyageurs fréquents encouragent les compagnies aériennes à offrir des prestations libre-service (graphique 1).

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Le graphique suivant présente les prestations libre-service que les voyageurs prévoient utiliser plus souvent.
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En réponse au désir des consommateurs, l’IATA supporte différents projets d’options libre-service permettant au passager de gérer rapidement et efficacement la plupart des aspects liés aux processus d’arrivées et de départs aériens. D’ailleurs, 100% des billets seront électroniques d’ici mai 2008 (actuellement 89% le sont dans le monde et 96% aux États-Unis).

Borne d’enregistrement libre-service

Il existe deux types de bornes d’enregistrement, soit celles qui appartiennent à une compagnie aérienne et celles à usage commun (Commun-Use Self-Service – CUSS). Elles permettent aux voyageurs de s’enregistrer plus rapidement et à distance (stationnement d’aéroport, stations de train et même hôtel!), réduisant ainsi la congestion à l’aéroport. Les économies d’échelle et la réduction de main-d’œuvre sont d’évidentes conséquences pour les transporteurs. Les bornes d’enregistrement à usage commun conviennent mieux aux terminaux qui ne sont pas dominés par une compagnie aérienne. Elles sont répandues en Europe, en Asie et au Canada et prennent de plus en plus de place aux États-Unis. On retrouve cette technologie dans 85 aéroports et 30 autres se sont engagés à l’intégrer d’ici la fin de 2008.

L’enregistrement par téléphone cellulaire

Il y a quelques mois, l’IATA a également établi les normes qui permettent aux compagnies aériennes d’offrir aux passagers de compléter leur enregistrement par cellulaire ainsi que de choisir les options relatives à l’embarquement. D’ici deux ans, 76% des transporteurs prévoient offrir cette possibilité.

Carte d’embarquement à code barre

Ce type de carte d’embarquement, dont le code barre rencontre les normes de l’IATA, remplace les cartes à bandes magnétiques. L’information concernant les vols à multiples segments peut être consignée sur une même carte. Cette technologie permet aux voyageurs d’imprimer leur carte d’embarquement de n’importe où et même de l’afficher sur un téléphone cellulaire – aucun papier n’est ainsi nécessaire. Cela réduit évidemment les coûts pour les entreprises, tant en termes d’équipement (les appareils à encodage magnétique coûtent environ 5000$) qu’en personnel nécessaire pour faciliter l’enregistrement. En février 2008, 106 compagnies aériennes utilisaient ce système.

Traitement des bagages et autres initiatives

De plus en plus d’aéroports installent des services d’enregistrement automatique des bagages selon les normes de l’IATA. Les appareils impriment les étiquettes, pèsent les bagages et les acheminent.

D’autres initiatives sont en développement dans le but d’accélérer le processus, telles que l’embarquement automatique (vérification automatisée de la carte d’embarquement et du passeport sans agent à la porte), le traitement plus efficace des opérations irrégulières, la vérification des documents officiels (passeport) en libre-service et l’identification des bagages avec étiquettes RFID (lire: Le RFID suit à la trace bagages, voyageurs, congressistes et taxis). Bref, puisqu’il y a une demande de la clientèle et des avantages pour les aéroports et les transporteurs, les progrès technologiques suivent.

Et les applications pleuvent

Pour le nouveau terminal de British Airways à Heathrow, dont l’ouverture est prévue en mars, on prédit que 80% des voyageurs s’enregistrent en ligne ou à l’une des 100 bornes automatisées. La majorité utilisera également l’un des 90 lieux de«dépôt rapide» des bagages. L’aéroport d’Anchorage en Alaska teste depuis 2004 plusieurs prestations libre-service et on estime que l’attente des passagers est réduite de moitié. L’imposant Seattle-Tacoma met en place un projet appelé «l’aéroport du futur» qui inclut ces nouveaux services. Mentionnons également Amsterdam Schiphol qui tente d’intégrer les nouvelles méthodes d’enregistrement aux procédures complexes de vérification du passeport ainsi que Singapore où un système de bornes d’enregistrement de 16 millions de dollars est actuellement en fonction.

Les 700 millions CAD investis à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau ont amené de nombreuses améliorations, dont les bornes d’enregistrement Aérocheck. Depuis près de un an il existe également un service d’information sur les vols par messagerie texte.

Mais où est le contact humain dans tout ça pensez-vous?

Il est tout près (du moins, il se doit primordialement de l’être). Tous ces services sans personnel risquent de devenir une lame à double tranchant. Non seulement plusieurs voyageurs préfèreront toujours transiger avec un agent, mais même les plus technologiquement aguerris auront besoin d’un support à un moment ou à un autre. Tous s’entendent pour dire qu’un outil de libre-service qui fonctionne correctement est pratique et rapide, mais que c’est particulièrement frustrant lorsque ce n’est pas le cas. Si les objectifs de ces innovations demeurent de répondre aux désirs des voyageurs et de leur donner satisfaction, le service «humain» se doit d’être tout près, pour parer à toute éventualité.

Lire aussi :
Les compagnies aériennes ont recours aux nouvelles technologies pour réduire les coûts d’exploitation
Le RFID suit à la trace bagages, voyageurs, congressistes et taxis

Sources:

– Baker, Colin. «Checking In», Airline Business, juillet 2007.
– Concil, Anthony. «IATA: Les passagers des compagnies aériennes réclament plus de prestations en libre-service», Aérocontact, 20 novembre 2007.
– Field, David. «Remote Control», Airline Business, janvier 2008.
– Hotel News Resource. «IATA Creates Standards Mobile-Phone Checkin Code», [http://www.hotelnewsresource.com], 16 octobre 2007.
– IATA. «Commun-Use Self-Service (CUSS) Kiosks», «Bar Code Boarding Passes» et «100% Electronic Ticketing Deadline Extension to 31 May 2008», Fact Sheet, mises à jour, [www.iata.org], février 2008.
– IATA. «Corporate Air Travel Survey 2008».
– Wethe, David. «Record Airport Crowds Fuel Demand for Self-Serve Kiosks», Fort Worth Star-Telegram, 24 octobre 2007.
– Yu, Roger. «Some Kiosks Now Serve Multiple Airlines», USA Today, 10 octobre 2007.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Diverti’Parc en Bourgogne – un parc de divertissement pas du tout comme les autres!

Voulant relancer une région quelque peu oubliée sur le plan touristique et fortement identifiée aux vignobles, Flavien et Lidwine Fuchey ont créé un parc ludique qui allie nature, biodiversité et divertissement et qui foisonne d’activités toutes plus inusitées les unes que les autres. Labyrinthes de toutes sortes, jeux géants en bois et vaches de toutes «nationalités», rien d’ennuyant! Seulement une profusion d’idées originales.

Ouvert de mai à novembre, ce parc de 12 hectares se veut une invitation à la découverte, à la promenade et à l’apprentissage. Il conjugue la rencontre du rural et de l’urbain et fait se côtoyer les différentes générations (grands-parents, parents, adultes, adolescents et enfants). Les activités qui se déclinent en trois volets thématiques évoluent et se modifient au fil des années.

Le thème nature – comment se perdre en s’instruisant

Ce volet se compose d’une dizaine de labyrinthes végétaux de tous genres – maïs, blé, bambous, gazon, roches, fleurs, etc. – auxquels s’ajoutent bois et sous-bois pour combiner diverses thématiques.

Le labyrinthe…

  • de fleurs allie senteurs, couleurs et chansons populaires;
  • de bambous a été réalisé pour l’Exposition universelle de Hanovre en 2000;
  • des Charmes se révèle plutôt «rafraîchissant» si, par erreur, on emprunte le mauvais chemin;
  • des alphabets fait découvrir l’écriture depuis l’antiquité;
  • des céréales où il faut trouver la sortie en les identifiant;
  • des Époux Vantails qui discourent sur le sujet;
  • du Minotaure où les adeptes de la mythologie le cherchent en suivant le Fil d’Ariane. 

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Les bois et les sous-bois…

  • où l’on cherche les indices d’une chasse au trésor jusque dans les cabanes des sous-bois et la forêt des énigmes;
  • où l’on peut parcourir en vélo de montagne des chemins en forêt;
  • où l’on suit les cailloux blancs pour écouter les contes du Petit Poucet;
  • où l’on apprivoise la musique avec 20 structures musicales en essayant de reproduire différents sons harmonieux ou insolites, selon ses talents.

Comme il est mentionné sur le site Internet, le chemin le plus court n’est pas toujours la ligne droite et les détours sont sources de surprises et de découvertes.

Le thème divertissement – jeux plus grands que nature

Jeux d’adresse, d’équilibre et de stratégie, cette thématique se compose d’une centaine de jeux géants en bois venus des quatre coins du monde et de structures gonflables: rodéo sur taureau, escalade d’un phare, etc. On peut aussi enfourcher toutes sortes de vélos fantaisistes: vélo-kangourou, vélo side-car, woody, etc. Pour contrer les aléas de Dame nature, un grand bâtiment s’ouvrant sur trois faces permet d’abriter une partie des activités. 

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Le thème biodiversité – coup de cœur garanti pour… une vache

On peut y découvrir plus de 25 races de vaches de différentes origines (écossaise, africaine, canadienne, etc.), dont certaines sont en voie de disparition. Les gens peuvent s’amuser à les identifier, à les nourrir sur le coup de 15 h et, même, à en parrainer une si un coup de cœur survient. De plus, pourquoi ne pas tenter d’obtenir un diplôme de vacher? 

Le volet événementiel – comment attirer et faire revenir les gens de tous âges

La tenue d’événements divers et captivants permet d’attirer la clientèle et de la diversifier:

  • fête des foins, marché gourmand, l’Art-byrinthique, festival des jeux géants;
  • courses à l’œuf, tournoi de jeux, olympiades, anniversaires;
  • balades nocturnes, animation de nuit;
  • soirées événementielles, soirées barbecue;
  • festivités de l’Halloween en finale saisonnière – dix jours d’activités où le parc se vêt de noir et d’orange, où des potions maléfiques attendent les enfants et où une soirée Halloween annonce des frissons garantis.

Les entreprises peuvent y tenir des séminaires, des rencontres de motivation ou tout autre événement particulier. Les groupes scolaires peuvent envahir la place. Il est même possible pour une organisation ou pour des particuliers de louer les jeux et les structures gonflables selon ses besoins et l’espace disponible. 

Le volet restauration – comment plaire aux jeunes et aux moins jeunes

Sur le site, on trouve autant des produits locaux et du terroir pour satisfaire une clientèle gourmande qu’une restauration rapide et un snack-bar pour les enfants. Des aires de pique-niques y sont aussi aménagées.

Jeunes et moins jeunes sont conviés à passer au Bar – le bar à lait où se déclinent les différentes saveurs de ce nectar, à la fraise, à la violette, à moins qu’ils ne craquent pour le citron. Et, pour paraphraser certaines publicités, «à consommer sans modération» ou « un verre de ce nectar c’est bien, mais deux c’est mieux!».

Le volet hébergement – à venir

Pour s’intégrer aux valeurs prônées par les propriétaires, ces derniers comptent développer ultérieurement un volet hébergement qui comprendrait des aires de camping avec possibilité de location de roulottes.
ATTENTION!! Pour quitter le parc, il faut trouver le mot de passe!

«On ne fait pas rêver avec des contraintes» – Flavien Fuchey, Diverti’Parc

Sources:
Fuchey, Flavien. «Diverti’Parc», La Foire aux Expériences, Forum Innovation et Tourisme, Rhône-Alpes, Lyon, 29 novembre 2007.

[www.divertiparc.com]

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Produits et activités

Capsule – Dessine-nous un projet!

Les règles du jeu: un groupe tire deux cartes représentant chacune un objet différent et une troisième identifiant le contexte touristique dans lequel évolueront ces objets. À partir de ces données, il faut développer un projet en gardant en tête un horizon de 2035. Après une période d’agitation, de cogitation, d’inspiration et de discussion en groupes, un dessinateur professionnel transpose sur papier le fruit de ces labeurs tout en étant attentif, en cours d’action, au concept qui évolue – on ne calme pas les cerveaux en ébullition si facilement. Cela peut donner lieu à des fous rires et à de belles idées folles… et réalisables!

Cinq groupes se sont prêtés au jeu lors du Forum Innovation & Tourisme organisé par la Mission d’Ingénierie Touristique Rhône-Alpes (MITRA) – Rhône-Alpes Tourisme à Lyon en France, en novembre dernier.

Cette démarche a permis à chaque participant de se retrouver successivement en situation de création individuelle, de formulation d’idées innovantes de manière collective, de confrontation d’idées permettant l’enrichissement et l’évolution du concept de départ, enfin en spectateur actif et attentif à la représentation du projet par le dessinateur. Autant de situations à vivre par le porteur d’une idée novatrice.

Les productions ont été très intéressantes et démontrent la capacité de créativité des acteurs du tourisme, pour peu qu’on leur propose l’environnement favorable pour cette démarche.

Atelier du groupe no15 du « cornac » Bruno Tamaillon

Première carte: objet – un bâton
Deuxième carte: objet – une tente
Troisième carte: contexte – l’écotourisme

Il n’en fallait pas plus pour que les esprits s’agitent!

La techno dans un environnement naturel, pourquoi pas?

Dans les années 2030, le voyageur privilégiera les randonnées en nature près de son domicile (choix contraint ou vrai choix) et les besoins simples en ressourcement: découverte de l’environnement naturel, sécurité de la destination, confort de la tente, contact avec la famille et les amis aux quatre coins du monde, relations avec les racines et le passé, ouverture sur l’imaginaire… sans pour autant délaisser les aspects positifs que lui procure la technologie.

Bâton de marche ergonomique, le bâton de Noé sert à la fois de guide intelligent et convivial, d’ordinateur et de producteur d’énergie. Muni d’un ressort, il permet d’emmagasiner l’énergie en marchant, donc de pourvoir aux besoins énergétiques de la randonnée et des activités nocturnes (éclairage, etc.). Un GPS (global positioning system) est incorporé dans le pommeau du bâton. De la tige se déroule un écran souple et tactile qui permet de lire le cyber-journal. S’y ajoutent hauts-parleurs, système téléphonique, liens Wi-Fi qui favorise l’obtention d’informations de toutes sortes. En marche, le bâton fait surgir des hologrammes qui racontent le pays: la représentation des lieux plusieurs années auparavant, son histoire, son évolution, de même que des explications sur la flore et la faune.

La tente de Noé est «autoportante» grâce au rayonnement magnétique du bâton qui en constitue le pilier central. Elle est fabriquée d’un tissu intelligent qui peut se teinter de la couleur désirée (selon l’humeur) ou devenir transparent pour laisser entrevoir le ciel et son manteau étoilé. Le tapis de sol diffuse une chaleur tempérée. Avec sa capacité réfléchissante, la tente sert d’écran pour les diverses activités: communiquer avec la famille et les amis, s’amuser avec des jeux électroniques, écouter un film ou un conte pour s’endormir, préparer l’itinéraire du lendemain à l’aide de vidéos, de cartes, etc. On peut aussi y écouter de la musique HI-FI.

La liste aurait pu s’allonger…

Vous savez, il n’y a rien d’utopique là-dedans, car il existe déjà un sac à dos muni de capteurs solaires qui permettent de recharger cellulaire et lecteur mp3 pendant la promenade.

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Source: www.voltaicsystems.com

Un merci à Bruno Jan et Hugues Béesau de la MITRA ainsi qu’à Bruno Tamaillon de TAM’S Consultants pour leur collaboration à ce texte.

Source:
– Groupe no 15 du «cornac» Bruno Tamaillon. Forum Innovation & Tourisme organisé par la Mission d’Ingénierie Touristique Rhône-Alpes (MITRA) – Rhône-Alpes Tourisme, Lyon, France, 29 et 30 novembre 2007.

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Ailleurs dans le monde Tendances

Projets audacieux et iconiques

Les mots sont inutiles…

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Et, ci-dessous, le futur hôtel spectaculaire Matterhorn Glacier Paradise de Zermatt, juché à 3500 mètres d’altitude. Offrant une vue imprenable sur le célèbre Cervin, ce projet audacieux a été présenté par son créateur,Heinz Julen, lors d’une conférence du Cercle de tourisme de la Chaire de tourisme Transat en octobre 2007. Celui-ci a remporté, en 2006, le grand prix d’un concours d’architecture.

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Source:
– Wales, Suzanne. «The Visionnaries», [www.concierge.com].

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Gestion Tendances

Petit guide du «parfait» globe-veilleur: soyez à l’affût des tendances

Suivre les tendances de votre domaine d’activité ne devrait pas se résumer à lire le Globe-Veilleur… si intéressant soit-il! Dans ce monde où l’on a maintenant accès à une mer d’information, suivre l’évolution des tendances est à la portée de tous. Cependant, cela peut s’avérer moins évident qu’il n’y paraît et le principal défi demeure: tirer profit des tendances pour innover.

Des milliers de brillants professionnels et d’amateurs ne se contentent plus d’observer, de réfléchir et d’innover; ils partagent dorénavant leurs connaissances en ligne. Cette avalanche de réflexions, de nouvelles idées et de tendances peut vite devenir une surcharge d’information et il n’est pas toujours aisé d’en dégager l’essentiel. Voici donc un petit guide pour vous initier à suivre les tendances qui vous concernent.

Préambule: qu’est-ce qu’une tendance?

Trend Watching propose la définition suivante: une manifestation de quelque chose qui réveille ou fait resurgir un besoin, un désir ou une valeur des consommateurs.

Cette définition sous-entend donc que les besoins humains ne changent pas vraiment, mais qu’ils peuvent être ranimés ou desservis d’une nouvelle façon. Par exemple, l’homme a toujours voulu contrôler son univers, ou du moins en avoir l’impression, et si les nouvelles technologies de l’information sont si populaires c’est qu’elles le placent dans le siège du conducteur!

Attention aux perceptions erronées:

  • Il ne s’agit pas de lire l’avenir dans une boule de cristal et d’imaginer à quoi ressemblera le monde dans quinze ou vingt ans, mais plutôt d’observer et de comprendre ce qui se passe déjà, les grands courants comme les plus subtils.
  • C’est une erreur de considérer un nouveau gadget comme une tendance de consommation. Cela ne change pas nécessairement les habitudes en profondeur.
  • Les tendances ne s’appliquent pas à tout le monde: le paradis pour certains peut s’avérer l’enfer pour d’autres. Il en va de même pour les tendances (voir illustration).
  • La nouveauté ne tue pas nécessairement ce qui existait déjà. Le commerce en ligne peut bien exploser, celui de détail est loin d’être mort!

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Leçon 1: identifiez les raisons de votre veille

Suivre le rythme peut être amusant et donner l’impression d’être in et au courant de ce qui se passe. Mais suivre les tendances devrait toujours conduire à des innovations profitables pour l’entreprise.

Leçon 2: ayez une opinion

Avoir un point de vue sur le monde environnant vous aidera à analyser les tendances selon un contexte et, ainsi, à mieux les comprendre. La curiosité et l’ouverture d’esprit sont cruciales pour élargir ses perspectives. Cela n’est pas toujours simple, chacun ayant ses croyances.

Voici quelques conseils pour observer plus objectivement le monde qui vous entoure:

  • N’observez pas seulement votre industrie. Cela limiterait vos sources d’inspiration et vous ferait passer à côté d’importants changements dans les attentes des consommateurs.
  • N’épiez pas vos concurrents. Être obsédé par la concurrence vous mènerait inévitablement à les copier. Pour innover, il faut regarder là où la compétition n’est pas!
  • Ne prenez pas vos désirs pour la réalité collective. Vous n’êtes pas nécessairement comme votre consommateur et, même si vous n’êtes pas intéressé par une nouveauté, d’autres le sont.
  • Posez des questions. Au lieu d’écarter un sujet, demandez-vous «pourquoi» telle ou telle chose arrive, d’où cela vient-t-il, pourquoi cela intéresse-t-il les consommateurs?
  • Essayez vous-même un nouveau service ou produit pour mieux le comprendre.
  • Débarrassez-vous de vos tabous, préjugés et pensées négatives. Ils nuisent à la créativité et à la compréhension de la clientèle.

Leçon 3: cueillez l’information

Au lieu de vous plaindre d’être submergé d’information, célébrez l’incroyable univers de ressources – très souvent gratuites – disponibles au bout de vos doigts. La liste des sources d’information est trop longue pour que nous l’abordions ici, mais pensez aux alertes Google, aux fils RSS et aux bulletins qui vous acheminent directement les nouveautés.

Si vous vous demandez par où commencer à investiguer en profondeur un sujet qui vous captive, pensez à consulter les sources des articles. Avez-vous déjà voulu en savoir davantage sur un sujet d’analyse du Réseau de veille? Avez-vous consulté les sources (à l’intérieur et à la fin des textes)?

Leçon 4: structurez votre pensée

Une fois votre esprit ouvert et votre toile de ressources tissée, comment donner un sens à tous ces renseignements et, surtout, comment comprendre les impacts des tendances observées? Les méthodes peuvent varier, mais la recommandation de Trend Watching et du Réseau de veille est de structurer les observations dans un cadre d’analyse. Les tendances sont soit de type macroéconomique, de consommation ou concernent une industrie. De ces trois grands paliers découlent des sous-catégories. À vous d’élaborer un cadre d’analyse qui vous permette de suivre vos sujets d’intérêt. Par exemple, le cadre du Réseau de veille s’exprime par les grandes catégories d’analyses (marchés géographiques, ressources humaines, enjeux, etc.). N’oubliez pas cependant que les tendances entrecroisent divers thèmes.

Leçon 5: appliquez les tendances

Vous voilà à l’étape ultime de votre démarche. Pour y arriver, demandez-vous si la tendance discutée a le potentiel de:

  • façonner ou d’influencer la vision de votre entreprise;
  • générer un concept d’affaires novateur, une nouvelle division ou une marque inédite;
  • créer un nouveau produit ou service pour un segment de clientèle;
  • améliorer vos communications marketing ou vos relations publiques pour montrer aux consommateurs que vous suivez la tendance et comprenez leurs attentes.

Postface: commencez doucement!

Professionnels et gestionnaires occupés, vous n’avez pas le temps de vous tenir à l’affût de toutes les tendances? Notre dernier conseil: commencez doucement et attardez-vous à un ou deux phénomènes nouveaux que vous suivrez à travers quelques sources. Rapidement, vous deviendrez plus avisés sur notre société si divertissante.

Source:
– TrendWatching. «Top 5 Trend Watching Tips», www.trendwatching.com, septembre 2007.

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Hébergement

CAPSULE – La première chambre d’hôtel mobile!

Présentée comme l’ultime expérience d’hébergement pour les amateurs d’activités extérieures, le groupe hôtelier Travelodge lançait, l’été dernier, l’unité Travelpod, la première chambre d’hôtel mobile au monde. De quoi réjouir les fervents de festivals et d’autres événements extérieurs!

Mesurant 6 mètres de long par 2,4 mètres de profondeur et 2 mètres de haut, cette unité mobile offre un plancher avec tapis, un lit double avec oreillers et couette de duvet, des tables de chevet avec luminaire, un bureau et une chaise, et même une toilette privée.

Travelodge a testé son projet au Royaume-Uni pendant l’été 2006 et souhaite lancer officiellement ce produit en 2007. La Travelpod devrait être disponible lors des grands festivals et événements extérieurs et être offerte à environ 26 euros/nuit.

Il n’y a donc pas que l’hébergement de luxe qui se met au camping; l’hôtellerie économique aussi! [Lire aussi: Et si l’hôtellerie de luxe diversifiait son offre par le biais du camping?]

Sources :

  • «Now, It’s the Turn of Mobile Hotel Room», Eye for Travel [www.eyefortravel.com], 31 juillet 2006.
  • «Travelodge Trials Travelpod Tent / Hotel Room», Engadget.com, 4 août 2006.