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Hébergement Tendances

Perspectives dans la restauration

À la lumière d’un sondage effectué par la National Restaurant Association (NRA) auprès d’adultes américains, la restauration conserve la cote auprès des consommateurs. Ceux-ci ont de plus en plus besoin d’expériences de qualité, de facilité, de divertissement et d’un environnement social permettant d’oublier un quotidien parfois stressant. Davantage de ménages disposent d’un revenu discrétionnaire élevé et les restaurants en récoltent les dividendes.

L’année 2004 s’est avérée un grand cru pour les restaurateurs aux États-Unis. Pour l’ensemble des catégories de restaurants, elle représente la meilleure des trois dernières années (graphique 1).

Restaurants à service complet

Les ventes pour la restauration à service complet ont totalisé 158 milliards $US, une hausse de 7 milliards par rapport à 2003. Trois facteurs devraient continuer d’agir comme stimulant pour ce type de restauration, soit la recherche du plaisir et de la facilité, la démographie et le tourisme. Voici quelques tendances à cet égard.

  • 92% des adultes considèrent divertissant de manger au resto.
  • 79% mentionnent qu’il s’agit d’une occasion de socialiser avec la famille et les amis (ce qui s’inscrit dans la tendance au togethering – Lire: La portée des nouvelles réalités pour les entreprises touristiques, 8 novembre 2004).
  • 47% des adultes jugent qu’ils passent trop de temps à cuisiner quotidiennement les repas.
  • Les baby-boomers continuent de dépenser massivement dans les restaurants.
  • 30% des revenus des restaurants pratiquant des prix un peu plus élevés proviennent de la clientèle touristique.

Pour les restaurateurs, fidéliser la clientèle devient un enjeu de plus en plus important.

  • 75% des ventes sont attribuables aux habitués.
  • 77% des consommateurs estiment qu’ils bénéficient dorénavant d’une plus vaste sélection de restaurants qu’il y a deux ans.
  • 14% des restaurateurs jugent que maintenir la loyauté de la clientèle représente le défi prioritaire.

Restaurants à service rapide

Les établissements offrant un service rapide ont eux aussi connu en 2004 leurs meilleurs résultats des trois dernières années. Les ventes de 2004 aux États-Unis sont estimées à 124 milliards $US, une hausse annuelle de 3,9%.

La clientèle de la restauration rapide demande des améliorations concernant l’accessibilité du service, la variété des menus, l’offre d’aliments «santé» et le renouvellement ponctuel des menus et du décor. Pour la restauration rapide, la facilité, des menus plus élaborés, une sélection plus «santé» et un renouvellement des menus et du décor constituent les aspects les plus en demande par la clientèle. Voici quelques grandes lignes du sondage:

  • Les services de livraison et «pour emporter» demeurent fortement appréciés, 72% des adultes les utilisent afin d’accorder plus de temps à d’autres activités.
  • Les restaurants qui réussissent le mieux sont ceux qui ont opté pour un décor et des menus s’éloignant de ce que l’on retrouve dans la restauration rapide traditionnelle.
  • 90% des gens souhaitent une vaste sélection au menu pour obtenir exactement ce qu’ils veulent au moment de commander.
  • Soucieux d’attirer de nouvelles clientèles, 25% des gestionnaires en restauration rapide investiront davantage en publicité.
  • Plus de 80% des dirigeants affirment avoir recours à des clients mystères pour effectuer des contrôles de qualité.

 

Des menus pour tous les goûts

Pour s’assurer de rester compétitifs, les gestionnaires de la restauration à service complet doivent s’adapter aux goûts changeants de la clientèle.

  • Les entrées de fruits de mer gagnent en popularité, puisque que 64% des restaurants pratiquant des prix un peu plus élevés affirment en vendre davantage qu’il y a deux ans.
  • Pour plus de la moitié des restos de type familial ou décontracté, les entrées de salade obtiennent davantage la cote.

Pour ce qui a trait à la restauration rapide, même si 70% de la clientèle estime qu’elle y retrouve davantage de repas nutritifs qu’avant, plusieurs améliorations seraient à envisager.

  • 90% opteraient pour des fruits frais s’ils étaient offerts.
  • 86% seraient tentés par des légumes frais s’ils étaient au menu.
  • 92% des femmes et 79% des hommes aimeraient manger une salade comme plat principal.
  • Un nombre de plus en plus élevé d’individus souhaite des articles plus «santé», tels que le yogourt glacé, la vinaigrette à faible teneur en calories, le pain au blé entier, le poulet sans peau, etc.

Le Québec dans la même assiette?

L’industrie de la restauration au Québec affiche également des signes de santé avec des hausses positives des revenus en 2002 (+6,9%) et 2003 (+2,7%). Les ménages consacrent environ 34$ chaque semaine pour les dépenses au restaurant, soit environ 29% de l’ensemble du panier alimentaire.

La qualité du service et la pénurie de la main-d’oeuvre figurent en tête parmi les enjeux. Jean Authier, de l’auberge La Pinsonnière (membre de la chaîne Relais & Châteaux) et ancien président de l’Association des hôteliers du Québec, va même jusqu’à dire que le service est déficient au Québec, particulièrement dans la restauration haut de gamme. Des cours de service de table plus élaborés et s’échelonnant sur plus d’un an pourraient résoudre une partie du problème.

En ce qui concerne la pénurie de main-d’oeuvre, il s’agit, selon Jean Authier, d’emplois qui n’obtiennent pas suffisamment de reconnaissance et qui gagneraient à être mis en valeur par les intervenants concernés. Il faut notamment vaincre la fausse perception à l’effet que les métiers de cuisine et de table soient mal rémunérés et sans avenir.

Sources:
– Riehle, Hudson. «Outlook for the Restaurant Industry», National Restaurant Association, 2004 TIA Marketing Outlook Forum, 27-29 octobre 2004.
– Désiront, André. «Le service est déficient au Québec!», TourismExpress [www.tourismexpress.com], 29 novembre 2004.
– Association des restaurateurs du Québec. L’industrie de la restauration au Québec, [www.restaurateurs.ca], 2004.

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Ailleurs dans le monde Marketing

Les grandes tendances en matière de publicité autour du globe

TNS Media Intelligence a décrypté les publicités de nombreux acteurs touristiques de la planète. Les grandes lignes qui se dégagent de ces observations: désaisonnalisation de la publicité et messages principalement axés sur le prix, le bien-être et l’exotisme.

L’entreprise TNS Media Intelligence a déterminé que le secteur voyage-tourisme en France avait investi en publicité 660,4 millions d’euros entre septembre 2003 et août 2004, soit une augmentation de 7,9% par rapport à la même période l’année précédente. Elle a aussi observé que les campagnes publicitaires (en France, Espagne, Italie, Grande-Bretagne, Allemagne, Russie, Inde, Hongrie et aux États-Unis) qui s’adressent aux voyageurs ne sont plus concentrées sur une période donnée, comme avant, mais s’étalent sur toute l’année. Cet exercice a enfin permis de dégager trois grandes tendances dans les stratégies publicitaires.

Les prix

On remarque que cette stratégie publicitaire axée sur les bas prix est adoptée non seulement dans le secteur du tourisme, mais dans plusieurs autres sphères d’activités.

Le concept des bas prix est abordé sous différents angles:

  • les bas prix se retrouvent à l’avant-plan et servent d’incitatifs à acheter – stratégie des transporteurs aériens à tarifs réduits;
  • le message explique le juste prix à payer;
  • la publicité incite à partir plus souvent en raison des bas prix – payez moins cher, voyagez plus;
  • la notion de bas prix évoque l’improvisation, la liberté et la possibilité de partir rapidement.

Bien que le prix soit un argument de poids auprès du consommateur, il y a parfois un piège à surutiliser cette stratégie. Le consommateur peut en venir à associer le produit, la marque ou la destination à quelque chose de banal ou de qualité moindre.

 

La sensation de bien-être

Liée principalement au phénomène urbain, la publicité mise sur la sensation de bien-être et joue sur plusieurs cordes sensibles pour courtiser le consommateur:

  • la pause thérapeutique lui propose de s’éloigner de la routine métro-boulot-dodo et du stress urbain;
  • la modification de sa relation au temps et à l’espace suggère une escapade imprévue – pas besoin d’aller au bout du monde, juste à une heure;
  • la campagne, la nature et le «vert antistress» apportent des plaisirs authentiques et durables;
  • une philosophie zen l’amène à se soustraire du tourbillon quotidien pour se retrouver en famille, en couple ou encore à s’ouvrir sur le monde pour se sentir mieux.

Les nouveaux exotismes

Les destinations utilisent différentes stratégies pour souligner leur exotisme:

  • elles misent sur des gens et des lieux qui font rêver – prenez-vous pour une star;
  • elles courtisent les jeunes grâce à de nouveaux repères culturels – le design ou les éléments multimédias comme le Ipod, les destinations branchées telles que Londres, les pays d’Europe de l’Est ou la Russie;
  • elles font des références mythiques et historiques – Turquie, Roumanie;
  • elles copient de grands classiques – la Croatie présentée comme la Grèce, la Tchéquie qui ressemble à l’Irlande, Alps? Vegas? Paris? It’s all in Lebanon!;
  • elles réajustent leur image – l’Espagne mise sur ses forces culturelles plutôt que sur ses plages.

 

De nouvelles idées émergent

De nouvelles stratégies de différenciation quant au service commencent à poindre. On voit apparaître des aînés dans les brochures. Cependant, le co-branding entre des entreprises touristiques et d’autres secteurs connexes est pratiquement inexistant dans la publicité.

Et vous, quelle corde sensible faites-vous vibrer?

Source:
– Hernaez Fourrier, Françoise. «Avant et après saison: quelle image à construire (créations et investissements publicitaires) et quelle pérennité rechercher?», TNS Media Intelligence, colloque Imatourisme 2004, Moliets – Landes, France, 5 octobre 2004.
– Les publicités sont tirées de la présentation de Mme Hernaez Fourrier.

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Marketing

Mettez-vous en mode «séduction»!

Dans une décennie, plus de la moitié de l’humanité vivra dans les villes. Pour les régions touristiques, cela représente un beau potentiel d’urbains stressés à courtiser! Les ingrédients sont là pour que la chimie opère: d’un côté, des citadins susceptibles de vouloir s’évader quelques jours, et de l’autre, des régions bénéficiant de grands espaces naturels et de multiples activités propices au décrochage.

À la recherche de la recette magique

Lorsque l’on assiste à des colloques, congrès et rencontres de toutes sortes, on espère toujours découvrir les grandes tendances et la recette magique qui nous assureront des heures de gloire. Trop souvent, on revient déçu d’avoir entendu ce que l’on savait déjà: croissance des courts séjours et des voyages de proximité, urbanisation galopante, étalement de la saison touristique, forte concurrence des destinations. Quelles conclusions en tirer?

Et si on mêlait ces tendances?

Nous le savons tous, la concentration de la population en milieu urbain est en forte croissance. En 2015, plus de la moitié de l’humanité vivra dans les villes. En 2020, près de 90% des Canadiens habiteront les 25 plus grandes régions urbaines du pays.

Qui dit urbanisation, dit beaucoup, beaucoup de gens stressés et fatigués, cherchant parfois à s’évader à la campagne pour profiter de la nature. Le phénomène d’urbanisation allant en s’accentuant, nous voici donc, comme Obélix, plongés dans la potion magique. Si on y ajoute les courts séjours, eux aussi en croissance, on obtient deux ingrédients porteurs d’opportunités.

Séduisez d’abord et passez à l’action après

Les régions possèdent un produit espace et nature pouvant répondre aux besoins physiologiques des urbains, et ce, tout au long de l’année. Décrocher, vivre à un rythme lent, respirer l’air pur, goûter au calme, établir des contacts humains, éprouver des sensations de bien-être, quoi de plus séduisant pour l’urbain stressé! Tirer sur ces ficelles devient un élément gagnant pour attirer cette clientèle.

Le Club Med a ainsi concocté une brochure pour donner aux gens le goût de se rendre dans certaines destinations. Sur deux ou trois pages, le pays exhibe ses charmes et mise sur ses éléments les plus séducteurs. Font suite les coordonnées des Clubs Med installés dans ces pays afin de saisir immédiatement le client qui voudrait passer à l’action.

Certaines formules intéressantes

Si, en plus de travailler à donner «le goût de votre région» à la clientèle urbaine, vous segmentez l’information selon son style de vie, votre opération séduction sera encore plus efficace.

Le Comité départemental du tourisme (CDT) de l’Orne en France a mis de l’avant ses week-ends pur plaisir.

Autre région de France, l’Aube en Champagne se présente comme «L’Aube, le pays de toutes vos envies». Durant le mois d’avril, une centaine de voitures ont été habillées aux couleurs du CDT. Elles ont sillonné la capitale afin d’inviter les Parisiens à partir en week-end. On pouvait notamment lire: «Non aux week-ends casse tête», «Oui aux week-ends coup de génie».

Plusieurs organismes français ont repris l’expression «À savourer sans modération», que ce soit pour des week-ends, pour faire la publicité d’un centre de villégiature ou autre.

Si vous désirez miser sur le côté nature, la formule «Pas de couleurs artificielles et sans additifs» peut être appropriée.

À vous maintenant de séduire en utilisant une stratégie d’influence qui passe, non pas par l’énumération des activités possibles, mais plutôt par l’empathie et le charme!

Sources:
– Dany, Carole. «Enjeux et pratiques de désaisonnalisation dans les territoires ruraux», Agence de communication Cadran Solaire, colloque Imatourisme 2004, Moliets – Landes, France, 5 octobre 2004.
– Laliberté, Michèle. «Boule de cristal, que nous prédis-tu?», Réseau de veille en tourisme, 31 mai 2004.

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Produits et activités

Dernières tendances en matière de tourisme de plein air

L’intérêt pour la pratique d’activités de plein air ne cesse de croître. Cet engouement s’observe tant chez les excursionnistes que chez les touristes. Au Québec, on remarque une forte demande pour les activités de plein air dites d’aventure douce.

Afin d’obtenir le pouls de cette tendance, le Réseau de veille en tourisme a réalisé, entre le 10 et le 13 septembre 2004, un sondage auprès de la population adulte québécoise. L’accent a été mis sur les nouvelles activités de plein air pratiquées au cours de la dernière année.

Les résultats ont été comparés à ceux d’une vaste enquête similaire menée entre le 17 octobre et le 3 novembre 2003 aux États-Unis auprès de plus de 2000 Américains.

Dernières tendances en matière de tourisme de plein air

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Produits et activités

La pratique d’activités de plein air chez les Québécois

Résultats d’un sondage réalisé auprès de la population québécoise entre le 10 et le 13 septembre 2004. Parmi les faits saillants, on note un intérêt marqué pour le camping, la randonnée en nature, le vélo et le ski de fond.

Les Québécois pratiquent de plus en plus des activités de plein air dites d’aventure douce ou à saveur écotouristique.

La liste des nouvelles activités de plein air pratiquées à l’été 2004 confirme cette tendance. Idem à l’hiver alors que le ski de randonnée marque le pas sur le hockey et le ski alpin.

En 2004, plus de 20% des Québécois se sont adonnés à une nouvelle activité estivale de plein air, comparativement à 12% pour les activités hivernales.

En été

  • La marche demeure l’activité estivale la plus populaire auprès des Québécois avec un taux de pratique de 45%.
  • On observe toutefois un changement alors que le vélo (27%) occupe désormais le deuxième rang, détrônant la baignade et la natation (14%) qui glisse au troisième rang.
  • Parmi les autres activités en croissance ou en émergence, on note le camping, la randonnée en nature et le canot/kayak. 

En hiver

  • Tout comme durant l’été, la marche constitue l’activité de prédilection (37%).
  • Le ski de randonnée gagne nettement en popularité alors qu’un Québécois sur cinq (21%) pratique cette activité.
  • La raquette (6%) se démarque également parmi les activités hivernales de nouveau prisées.
  • Les activités plus traditionnelles demeurent populaires: 13% des Québécois affirment pratiquer le ski alpin et/ou le surf des neiges, 5% le hockey, 4% la motoneige et 3% la glissade.

Le plein air et les vacances

  • Quelque 68% des Québécois pratiquent des activités de plein air durant leurs vacances (27% à l’occasion, 41% souvent).
  • Plus précisément, près d’une personne sur deux (46%) affirme avoir pratiqué une ou des activités au cours de la dernière année à l’occasion d’un voyage touristique (plus de 80 km).
  • Les Laurentides (16%), la Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine (9%) et les autres provinces canadiennes (8%) sont les destinations touristiques les plus fréquemment mentionnées comme lieu de pratique de la dernière activité de plein air.
  • Les résidents des régions périphériques des grandes agglomérations pratiquent le plus souvent des activités de plein air en vacances (48%).
  • C’est chez les « urbains» que l’on retrouve la plus forte proportion de gens pratiquant une activité de plein air à plus de 80 km de leur domicile (50%).

Qui pratique quoi?

  • Le camping intéresse essentiellement le segment des 18-44 ans.
  • Le ski de fond est adopté par tous les groupes d’âge.
  • Les nouveaux skieurs (alpins) adultes se situent essentiellement dans la tranche d’âge des 18-34 ans.
  • La chasse et la pêche n’intéressent que très peu le Québécois «urbain».
  • Les femmes favorisent davantage la baignade et les plages.
  • Les femmes marchent plus, été comme hiver.
  • C’est le segment des 18-34 ans qui pratique davantage le vélo (42%).
  • À l’été, 23% des 55 ans et + ne s’adonnent à aucune activité de plein air.
  • Seulement 10% des 18-34 ans ne pratiquent aucune activité hivernale.
  • Règle générale, le tiers des Québécois de plus de 35 ans ne pratiquent aucune activité hivernale.

En conclusion

On observe une nette tendance, chez les Québécois, à la pratique d’activités «pleine nature», particulièrement à l’occasion des voyages d’agrément. L’analyse des dernières activités touristiques de plein air pratiquées indique un intérêt marqué pour le camping, la randonnée en nature, le vélo et le ski de fond.

MÉTHODOLOGIE

Population étudiée
La base de la population étudiée était l’ensemble des adultes québécois.

Échantillonnage
Les numéros de téléphone ont été obtenus de «Échantillonneur Canada», qui tire des échantillons de numéros de téléphone par méthode RDD et permet une stratification géographique très détaillée.

Entrevues
352 entrevues ont été réalisées par téléphone à partir des bureaux d’Écho Sondage à Montréal.

Les entrevues ont été réalisées entre le 10 et le 13 septembre 2004. Elles ont été réalisées en français ou en anglais selon la langue de préférence du répondant.

Questionnaire
Le questionnaire utilisé dans le cadre de cette étude a été conçu conjointement par le Réseau de veille en tourisme et la firme Écho Sondage.

Marge d’erreur
La marge d’erreur pour l’échantillon de 352 entrevues s’établit à ± 5,2%, à un seuil de confiance de 95%.

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Produits et activités Tendances

Le haut de gamme n’est plus un luxe, c’est une réalité!

Malgré les différentes crises à répétition qu’a subies l’industrie touristique ces derniers temps, le tourisme de luxe se porte bien! Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), le tourisme haut de gamme génère 20% des dépenses totales (soit un chiffre d’affaires de 91 milliards de dollars).

Stimulé par le développement des courts séjours, accentué par le vieillissement de la population des pays développés et l’arrivée sur le marché de nouvelles classes bourgeoises en provenance de certaines régions de Chine, de Russie, de l’Inde ou du Brésil, le tourisme de luxe a de beaux jours devant lui.

Preuve de la tendance émergente, il a maintenant lui aussi droit à son salon: l’International Luxury Travel Market. Celui-ci s’est tenu pour la première fois en décembre 2003 à Cannes. Il regroupait environ 450 exposants pour 1500 visiteurs triés sur le volet.

Mais à quoi tient le luxe?

Le luxe n’est plus simplement une question de gros lustres en diamants et d’escaliers en marbre rose. Le haut de gamme est maintenant synonyme de service irréprochable, d’espace, de silence, d’exclusivité et de rareté, d’originalité et d’insolite, de «sur mesure» et de sécurité.

Une nouvelle géographie du luxe

Les perspectives d’activité des entreprises du luxe réjouissent aussi les investisseurs. Jadis, les riches Américains traversaient l’Atlantique pour visiter les grands hôtels luxueux d’Italie, de Suisse ou de la Côte d’Azur.

Aujourd’hui, quand on étudie les régions où s’implantent les nouveaux complexes hôteliers haut de gamme, l’on s’aperçoit que plusieurs se démarquent particulièrement, comme:

  • l’Asie: avec la Chine, la Malaisie, Hong Kong, New Delhi, etc.;
  • les anciens pays du bloc de l’Est qui viennent d’entrer dans l’Europe à 25;
  • les pays du golfe Persique et le Moyen-Orient: le Qatar, le Sultanat d’Oman, l’Arabie saoudite.

Aux Émirats Arabes Unis, sachant les réserves pétrolières limitées, Dubaï mise sur l’hôtellerie de luxe et pour ce faire, rien n’est trop beau ni trop cher. Au pays de la démesure, les chantiers poussent comme des champignons: pour accueillir un maximum de vacanciers, la ville s’est lancée dans la construction de gigantesques complexes de loisirs et de shopping, d’hôtels cinq étoiles, etc. Pas de limites pour promouvoir un tourisme haut de gamme!

Dubaï – The Palm

En Hongrie, Budapest assiste à la renaissance du palais Gresham. La chaîne hôtelière Four Seasons aura mis deux ans pour redonner son lustre à cet hôtel de luxe 5 étoiles: le Four Seasons Hotel Gresham Palace a ouvert ses portes en juin dernier.

Dans le grand courant de l’élargissement de l’Europe, de nombreux investisseurs se tournent vers Budapest, Prague ou Varsovie. Là où le parc hôtelier haut de gamme n’en est encore qu’à ses premiers balbutiements, nombreuses sont les grandes marques qui souhaitent développer les États baltes.

Pour quel type de clientèle?

Selon Simon Langlois, professeur de sociologie à l’Université Laval, la richesse n’est plus l’apanage des grands entrepreneurs. Il affirme que l’addition des revenus d’un couple ayant des entrées d’argent élevées et l’arrivée des baby-boomers au sommet de l’échelle salariale, combinées à l’héritage qu’ils reçoivent de leurs parents, font que de plus en plus de gens accumulent des fortunes. Et selon lui, ce phénomène d’accumulation de la richesse ira en s’accentuant dans les années à venir.

Le touriste de luxe dicte des conditions particulières, du fait qu’il dispose de temps et d’argent. Il recherche des expériences de qualité et exige un service personnalisé et discret. Il est bien informé, expérimenté et plus aventureux qu’on ne pourrait le croire. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir également un oeil sur la valeur de l’argent: il accepte de payer le gros prix en autant qu’il obtienne satisfaction, exclusivité et service.

Du luxe au Québec?

Bien qu’au Québec, il n’y ait pas de tradition de luxe ni de palaces en tant que tels, quelques produits sont dignes de mention:

  • l’hôtel Quintessence à Mont-Tremblant;
  • l’hôtel-boutique Saint-James dans le Vieux-Montréal;
  • excursions d’une semaine en traîneau à chiens dans le Grand Nord;
  • excursions en hélicoptère pour observer les blanchons (bébés phoques) au large des Îles-de-la-Madeleine;
  • les raids de Kamoutik Aventure : raids extrêmes de motoneige;
  • les forfaits de chasse d’automne au caribou (Baie-James et Nunavik);
  • les forfaits de pêche au saumon sur la rivière Delay (Nunavik).

Bref…

Selon certains experts, l’industrie hôtelière sera bientôt divisée en deux extrêmes: le tourisme de masse pour Monsieur et Madame Tout-le-monde et le tourisme de luxe.

Il est impossible de développer le marché du luxe rapidement et sans investissements importants. Cependant, ce marché peut rapporter des bénéfices plus élevés avec moins de visiteurs.

Voir aussi

Transports: la première classe reprend du galon

Sources:
– TourMag. «Le tourisme de luxe « pèse » 91 milliards de dollars: entre très haut de gamme et démocratisation», 29 février 2004.
– Travel Daily News. «Luxury Tourism: A matter for all, not just hotels», février 2004.
– Revue Espaces. «Tourisme de luxe, 1re et 2e parties», février et mars 2004.
– Le Figaro. «Les chaînes hôtelières avancent leurs pions», 29 avril 2004.
– Scemama, Corinne. «Luxe: Les folies de Dubaï», L’Express, 13 février 2003.

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Technologies

La téléphonie cellulaire au Canada: consolidation du marché

Selon Statistique Canada, le taux de pénétration des ordinateurs, d’Internet et des téléphones cellulaires au sein des ménages canadiens montre une croissance continue et rapide. Pour la première fois, en décembre 2003, plus de la moitié des ménages canadiens (soit 52 %) ont déclaré posséder un téléphone cellulaire.

Au pays, les ventes de terminaux mobiles affichent une croissance annuelle de 35,1 % de 1997 à 2001. Aujourd’hui, la pénétration courante est d’environ de 42 %.

Le marché canadien de la téléphonie cellulaire, secteur hautement concurrentiel, a commencé à se stabiliser, depuis 2003, avec la présence de quatre grands concurrents :

Le plus petit, Microcell, a été forcé de se réorganiser et de recapitaliser vers la fin de 2002. Il demeure cependant dans une position difficile.

Le marché, même s’il continue de se développer, affiche cependant un ralentissement.

Une kyrielle de nouvelles applications

2003 a vu le développement :

  • du 3G (applications dites de 3ième génération, permettant le visionnement de vidéos ou l’accès à des images);
  • de la transmission de courts messages textes (ou SMS, pour Short Message Service);
  • du GPRS (General Paquets Radio Switching, soit la communication radio par paquets) pour la transmission des données.

Autres applications connexes, l’arrivée sur le marché des PDA (assistants personnels) ayant une connexion sans fil: solution hybride entre le téléphone et l’ordinateur de poche.

Le BlackBerry de Research In Motion (Ontario) représente bien le produit: une solution qui permet de recevoir, en temps réel, ses courriels et des messages (textes et images) sur un terminal mobile via GPRS. Il dépasse maintenant le million d’utilisateurs dans le monde.

Au Canada, la téléphonie cellulaire et ses diverses applications, sont donc vouées à un brillant avenir. Il faut cependant faire preuve d’un peu de patience, afin que les utilisateurs se familiarisent avec ses utilisations et son contenu.

L’utilisation de la fonction envoi de messages (SMS) croit petit à petit. L’Association canadienne des télécommunications sans fil (CWTA, ou ACTS en français) rapporte qu’environ 32 millions de messages alphanumériques de portable à portable ont été envoyés au Canada en septembre 2003, en hausse par rapport aux quelque 16 millions en septembre 2002.

Reste que, comparé à l’Asie et certains pays d’Europe, les réseaux sans fil canadiens ont du chemin à faire. L’adoption de ces nouvelles technologies, bien qu’elle montre des signes d’intérêt depuis quelques mois, est lente. Les utilisateurs montrent beaucoup d’inquiétudes en ce qui concerne la sécurité des données. Ils s’interrogent aussi sur leur normalisation (différents produits et tous avec des normes de télécommunication différentes) et leur intégration aux produits qu’ils possèdent déjà.

Sources :
– Skvarla, Carol et Brian Dooley. «Mobile and Wireless Services and Service Providers in Canada», Gartner, 6 Janvier 2004.
– «Un Canada réseauté», Statistique Canada, 2001.

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Segments de clientèles Technologies

Industrie du voyage d’affaires: les grandes tendances technologiques pour les 5 prochaines années à venir

Une étude du groupe britannique EIBTM (European Incentive, Business Travel & Meetings Exhibition) révèle les différentes technologies et les tendances induites dans le secteur du voyage d’affaires et des congrès pour les cinq prochaines années.

Ce sont:

  • l’évolution des ordinateurs, toujours plus petits et plus rapides;
  • la téléphonie mobile (Wi-Fi, Bluetooth, …), qui intégrera des fonctionnalités d’Internet à large bande et autres services de plus en plus sophistiqués, pour le plus grand bonheur des voyageurs d’affaires: système de navigation intégré aux véhicules automobiles, le Wi-Fi (Wireless Fidelity) à bord des trains et des avions, accès Internet large bande sans fil dans les lieux publics et hôtels/restaurants, etc.;
  • la convergence entre les assistants personnels (PDA) et les téléphones mobiles;
  • le développement de la technologie de transmission de la voix sur Internet (Voice over IP ou technique permettant d’intégrer des messages vocaux aux données transmises par paquets sur un réseau utilisant le protocole IP);
  • l’intégration d’Internet dans les systèmes de distribution, encore timide aujourd’hui, sera généralisée d’ici 10 ans. Selon une étude d’IBM Business Consulting Services, la réservation en ligne devrait presque doubler de 2004 à 2007;
  • la dérégulation du marché des GDS (Global Distribution Systems: Galileo, Worldspan, Sabre et Amadeus) prévue en 2005 devrait faire levier sur la concurrence et la compétitivité et obliger les acteurs de cette industrie à diversifier leurs sources de revenus en s’impliquant dans de nouveaux produits et services.
  • l’intégration d’Internet dans un but de promotion: de nouvelles applications verront le jour, permettant, par exemple, le développement de la photographie panoramique, des images en trois dimensions, la téléconférence, l’envoi de courriels personnalisés, de courriels intégrant le son et/ou la vidéo… Celles-ci remplaceront facilement les brochures publicitaires papiers, du fait de leur disponibilité, interactivité et du coût de leur production;
  • le développement d’une pléthore de sites Web permettant la recherche dans des bases de données de séminaires et conférences et mettant à la disposition des personnes intéressées, des plans de salles interactifs, des menus, des programmes, etc.;
  • l’identification par fréquence radio (Radio Frequency Identification): selon Rob Davidson, dans le secteur des congrès et séminaires tout particulièrement, la technologie d’identification par fréquence radio (RFI) devrait progressivement remplacer les codes à barres (lecture optique) sur les badges des visiteurs, par exemple;
  • la naissance de nouvelles plateformes mobiles pour l’industrie des conférences (exemple, les systèmes d’exploitation Palm OS ou PocketPC, ou encore des systèmes de collaboration à distance permettant à des personnes de suivre une conférence à distance et d’y participer via son assistant personnel, son téléphone cellulaire ou son ordinateur portable);
  • le renforcement des systèmes de sécurité: la sécurité sera renforcée par des mesures biométriques combinées, comme la reconnaissance faciale, de l’iris et des empreintes digitales… en plus de la présentation du visa ou du passeport, qui lui aussi, sera entièrement numérisé.

Sources :
– Davidson, Rob. «Technology and Travel, March 2004», EIBTM, octobre 2003.

Sur le Web:
– Stratégies Télécom et Multimedia – http://www.strategiestm.com

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Segments de clientèles Tendances

Vision prospective des experts

À l’occasion, des experts de l’industrie touristique sont interpellés afin de partager leur vision des prochains grands changements à anticiper dans un avenir rapproché. Nous avons rassemblé quelques-unes de ces grandes tendances. Ces constats concernent le tourisme mondial dans son ensemble, certains s’avèrent plus structurants et pratiquement inévitables, alors que d’autres font appel à l’intuition de ces visionnaires.

Offre touristique et destinations

  • À l’instar des agences de voyages traditionnelles, les agences en ligne introduiront des frais de service.
  • L’écart, en termes de services offerts, entre les transporteurs réguliers et les transporteurs à tarifs réduits est appelé à se creuser.
  • Les croisières deviendront de véritables centres de divertissement flottants et de plus en plus abordables (à l’image des Center Parcs).
  • On verra davantage de vacances court séjour long-courrier à prix abordables, où l’on commercialisera par exemple un long week-end en Europe ou une semaine en Australie.
  • On assistera à une segmentation des vacances à la plage qui distinguera les plages paisibles (cellulaire interdit, par exemple) de celles consacrées à la famille, aux festivités ou aux activités de loisirs.
  • De nouvelles destinations émergeront de façon spectaculaire, où le Qatar succèdera aux îles Canaries, Ljubljana (Slovénie) à Prague, la Slovaquie à la Nouvelle-Zélande et où le Brésil est appelé à devenir la prochaine destination du tourisme de masse.
  • La Route de la Soie et la Chine, d’abord découvertes par les touristes d’aventure, figureront parmi les destinations les plus fréquentées.

Clientèles

  • On assiste à l’arrivée d’un consommateur hybride qui combine, par exemple, une nuit dans un 5 étoiles avec un vol low cost et lunch dans un fast food et un souper gastronomique au cours du même voyage.
  • Le do-it-yourself holiday gagnera en popularité alors que les consommateurs sont de plus en plus confiants à réserver sur Internet, ce qui favorisera la popularité du Dynamic Packaging.
  • Les transporteurs à tarifs réduits cibleront les voyageurs d’affaires de manière encore plus énergique.
  • Il y aura une croissance du nombre de voyageurs seuls qui adopteront un processus de décision plus spontané.
  • Il faudra s’adapter à la présence d’une clientèle âgée de plus de 50 ans qui se comportera comme une clientèle jeune.
  • La clientèle voudra pouvoir effectuer un tour virtuel de ses vacances avant de partir.
  • Mieux informés, les voyageurs seront plus exigeants en termes de qualité des services.
  • Les voyageurs deviendront de plus en plus habitués aux situations de crises et deviendront de moins en moins influencés par celles-ci.
  • Grâce à des fonctionnalités de personnalisation, les forfaits pour le voyageur individuel devront refléter ses intérêts personnels.

Sources :
– Thomson. «The Thomson Future Holiday Forum», 2004.
– Jarrett, Ian. «Travel Weekly’s hottest news predictions for 2004», février 2004.
– IPK International. «World Travel Trends 2003-2004», 10 novembre 2003.

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Enjeux Gestion

La fluctuation des taux de change

Est-ce le dollar canadien qui monte ou le dollar américain qui plonge ? Peu importe ! L’appréciation constante du dollar canadien menace la vigueur de la reprise envisagée pour 2004 et la fluctuation des taux de change avantage certaines destinations touristiques.

Au cours des six premiers mois de 2003, nous avons assisté à une hausse de 17 % du huard par rapport au dollar américain, pour atteindre 22 % à la fin de l’année. De nombreuses monnaies se sont appréciées par rapport à la devise américaine – 21 % pour l’euro, 16 % pour le yen, 28 % pour la livre sterling. Selon les spécialistes, la montée de l’euro et du dollar canadien face à la devise américaine s’inscrit comme une tendance lourde pour les mois à venir. Comment les variations du taux de change influenceront-elles les clientèles touristiques canadienne, américaine et européenne ? Quelles destinations bénéficieront du mouvement des devises ?

L’impact de la fluctuation des devises

Modification du revenu discrétionnaire
L’intention de voyager est davantage conditionnée par la performance de l’économie que par le taux de change. Les fluctuations de ce dernier entraîneront inévitablement la modification des conditions économiques, lesquelles se répercuteront sur l’emploi, le revenu disponible, de même que la confiance des consommateurs et des entreprises.
Augmentation de l’attrait pour une destination
L’appréciation d’une monnaie par rapport à une autre modifie le coût du voyage. Elle suscite la génération d’un effet psychologique – en avoir « plus » pour son argent. Ce facteur influence l’attractivité d’une destination pour le voyageur – une destination devient « abordable », alors qu’auparavant elle était perçue comme trop coûteuse.
Accentuation du phénomène de sensibilité
Le taux de change exerce un effet sur les intentions de voyage et certaines clientèles sont plus sensibles à ses variations. Historiquement, les Américains le sont beaucoup moins que les Canadiens. Selon une enquête menée en 1999, une augmentation de 10 % du dollar canadien par rapport à la devise américaine entraîne :

  • une hausse de 15,5 % des voyages à l’étranger (comportant au moins une nuitée) des Canadiens;
  • une baisse de 3,9 % des voyages en provenance des États-Unis.

L’augmentation des écarts entre les monnaies et l’attention médiatique accordée à ce phénomène peuvent accentuer la sensibilité des voyageurs et modifier les mesures établies antérieurement.

États-Unis 1 – Canada 0

La hausse du huard par rapport à la devise américaine fait en sorte que le secteur touristique canadien est perdant sur plusieurs fronts.

  • Le Canada devient moins attrayant pour les Américains.
  • Les Canadiens sont enclins à sortir du pays.
  • Le déficit du compte voyages (la différence entre les dépenses des Canadiens à l’étranger et celles des visiteurs étrangers au Canada) s’accentue.

Le déficit annuel de 2003 est le plus important depuis dix ans, passant de 1,9 milliard $ CA en 2002 à un montant estimé de 4,3 milliards en 2003. La guerre en Irak et le SRAS figurent parmi les causes de cette forte baisse des dépenses des voyageurs étrangers au Canada, alors que la hausse du huard a vraisemblablement contribué à l’augmentation des dépenses de voyages des Canadiens à l’étranger.

Un accroissement du nombre de visiteurs étrangers est attendu au Canada en 2004. Toutefois, la dépréciation supplémentaire du dollar américain minerait cette reprise et la destination américaine augmenterait son caractère d’attractivité. Alors que les Américains se détournent un peu des destinations européennes devenues plus coûteuses, les Européens se tournent vers les États-Unis, qui ont longtemps été onéreux pour eux. En raison de la force de l’euro et de la livre, les Européens traversant l’Atlantique dépensent beaucoup. La Chine, qui a fixé le cours de sa monnaie au pair avec le dollar américain, devient aussi plus attrayante auprès des Européens.

L’impact du taux de change sur la gestion des entreprises touristiques peut prendre différentes formes, comme la modification des politiques de prix, la baisse de la clientèle ou la diminution des coûts d’exploitation (ex. campagne de publicité moins coûteuse aux États-Unis).

Même si notre monnaie s’apprécie en 2004, les Américains débarqueront en plus grand nombre au Canada qu’en 2003 (tableau 1) en raison, notamment, de leur devise plus défavorable encore par rapport à d’autres destinations. Quant aux voyages des Canadiens aux États-Unis, ils augmenteront en raison de la sensibilité plus élevée de nos compatriotes au taux de change et creuseront davantage notre déficit annuel.

Lire aussi:
Un regard prospectif – un vent de reprise souffle

Sources :
– Commission canadienne du tourisme. « Taux de change : Les conséquences possibles d’un dollar canadien plus fort sur les voyages internationaux à destination et en provenance du Canada en 2004 – Sommaire », Conference Board du Canada – Institut canadien de recherche sur le tourisme, janvier 2004, 7 pages.
– Meis, Scott. « Le point de vue de la recherche – Hausse du dollar : une nouvelle essentiellement positive », Tourisme, Commission canadienne du tourisme, juillet-août 2003, p. 15.
– Picher, Claude. « Sombres perspectives touristiques », La Presse, 29 mai 2003, p. D5.
– Statistique Canada. « Comptes des voyages internationaux », Le Quotidien, 25 février 2004, p. 3.