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Ailleurs dans le monde Gestion

Innovation de marketing – Partenariats non traditionnels (Assises du tourisme 2009)

Cet atelier a porté principalement sur l’innovation des façons de faire  en marketing. Internet a radicalement changé la vie de chacun, et le marketing des organisations se doit d’optimiser les possibilités qu’elle offre. Voici l’avis sur le sujet ainsi que des exemples concrets des trois conférenciers de cet atelier.

Philippe Fabry – Responsable des nouvelles technologies à ODIT France

M. Fabry a amorcé sa présentation en expliquant que l’innovation ce n’est pas une découverte, puisque ce n’est ni de la recherche ni de la technologie. Selon lui, c’est plutôt l’application d’une idée conduite jusqu’à sa réalisation pratique et son exploitation effective. C’est inventer des réponses aux attentes profondes. C’est un processus d’adaptation aux changements extérieurs.

Il insiste sur le fait qu’il ne faut pas partir de l’outil (les fonctionnalités d’Internet dans ce cas), mais des besoins. Le client n’est pas intéressé directement par les outils, mais plutôt par la réponse que ceux-ci peuvent apporter à ses attentes.

Il a amené l’auditoire à voir les technologies comme partie intégrante du produit et non comme un supplément. De plus, il souligne l’importance de penser les produits selon les trois temps du séjour: avant, pendant et après. Les nouvelles technologies peuvent répondre à des besoins à chacune des étapes du séjour. Il donne l’exemple ici des établissements hôteliers qui envoient un courriel quelques jours avant l’arrivée du client pour lui dire qu’il est attendu et qu’on a hâte de le rencontrer.

M. Fabry rappelle aux participants l’évolution du Web. Alors qu’il s’agissait surtout d’une plate-forme informative il y a quelques années, Internet ouvre maintenant toute grande la porte au dialogue et à l’interaction entre entreprises et consommateurs. Un site Web seul ne suffit plus. Dorénavant, il faut penser à une approche multi-canal incluant, par exemple, les réseaux sociaux, les moteurs de recherche, les sites hébergeurs d’hôtel, les agences en ligne et les portails d’information.

C’est en essayant les nouvelles technologies qu’on apprend sur Internet. Il suggère de tester des applications et des sites en tant qu’amateur pendant quelque temps avant d’implanter officiellement une solution.

Éric Trudel – Directeur de la distribution Intrawest Tremblant

La présentation d’Éric Trudel mettait l’accent sur l’approche à adopter pour convaincre une organisation de faire un virage en e-marketing.

À l’aide de l’exemple de la campagne 2004 pour le produit golf, M. Trudel a expliqué comment Tremblant a révolutionné son approche en inversant les étapes de mise en marché. En effet, ce projet pilote consistait à faire passer les stratégies en ligne dès le début du processus marketing même si le Web était traditionnellement utilisé à la toute fin.

Alors que plusieurs membres de l’équipe étaient persuadés de l’utilité du Web au début du processus de commercialisation, il restait à convaincre l’ensemble de l’organisation. M. Trudel soulignait néanmoins l’ouverture des décideurs à essayer de nouvelles façons de faire. Parmi les arguments et moyens utilisés pour les persuader, en voici trois:

  • Rappeler qu’Internet est la première source d’information dans le monde du tourisme,  qu’elle permet une mesure précise et en temps réel des actions ainsi qu’une plus grande portée à moindre coût;
  • Informer d’abord les personnes influentes et ouvertes afin de faire circuler l’idée;
  • Vulgariser et rendre accessible.

Il est possible de rencontrer diverses contraintes dans ce processus, principalement liées à la résistance au changement.

Enfin, M. Trudel explique que dans un contexte où les réservations à la dernière minute sont courantes, où les consommateurs cherchent l’autonomie, le contrôle et la confiance ainsi qu’une réponse rapide, le Web peut être une excellente solution. Cependant, il existe une complémentarité entre les médias traditionnels et le Web, comme le centre d’appels qui constitue un bon support au Web. Bref, tout dépend des objectifs et de la cible.

Stéphane Boileau – Directeur général du FestiVoix de Trois-Rivières

Le FestiVoix de Trois-Rivières a connu quelques années difficiles et s’est entièrement remis en question après l’édition de 2007. La réflexion a mené au repositionnement stratégique de l’événement et à un changement de nom (anciennement l’International de l’Art vocal, il devient le FestiVoix de Trois‐Rivières). Aujourd’hui, l’événement se traduit par 10 jours de festivités, 80 spectacles, 300 artistes en prestation, 320 000 spectateurs dont 175 000 touristes et 14 millions en retombées économiques.

Avec son repositionnement, le festival s’est résolument tourné vers l’utilisation des réseaux sociaux. Cette stratégie s’imposait, puisque la clientèle était bien en avance sur le festival à cet égard. En effet, beaucoup d’informations (photos, vidéos, commentaires) étaient publiées sur le Web par les festivaliers. M. Boileau explique que les organisateurs du FestiVoix ont décidé d’optimiser ce rayonnement ainsi que les échanges avec leur clientèle sur le Web.

Les premières étapes ont été de suivre une formation, d’embaucher un technicien Web, de créer un nouveau site Web et d’établir une première présence dans divers médias sociaux. Il s’agissait d’étapes importantes mais après une année d’opération, M. Boileau et son équipe ont réalisé qu’un élément était déficient: l’animation continue de ces réseaux sociaux.

Les organisateurs se concentrent maintenant sur le dialogue avec le public, la multiplication des liens et les connexions possibles avec les internautes. Ils visent également à donner un rôle précis à chaque outil pour répondre aux besoins de la clientèle (s’informer, participer, écouter, etc.). Parmi les moyens utilisés pour animer les médias sociaux, mentionnons:

  • l’implication de l’ensemble de l’équipe à l’esprit Web 2.0  ainsi que des bénévoles (articles, création de vidéos, conférences de presse virtuelles, etc.);
  • le recrutement d’une personne responsable de l’animation des réseaux sociaux 6 mois avant l’événement ainsi que d’une équipe de journalistes Web 2.0 chargée d’animer les réseaux pendant l’événement.

Aujourd’hui, leur présence dans les médias sociaux a de l’ampleur:

  • Page Facebook où certaines primeurs sont annoncées;
  • Site Web référant à la présence sur le Web 2.0 et une radio en ligne mettant en vedette les artistes du FestiVoix;
  • Blogue sur le festival. M. Boileau rappelle ici qu’il faut être ouvert aux commentaires négatifs, mais qu’il s’agit d’un véritable groupe de discussion permettant de connaître l’avis de la clientèle;
  • Compte MySpace favorisant les échanges avec les artistes;
  • Blogues partenaires (Un Français au FestiVoix, blogue d’un amateur du festival, le blogue de Tourisme Mauricie)
  • Beaucoup de photos et vidéos en ligne sur Youtube, Flickr, Video Srpder.tv, Daily Motion, etc.

Sources:

–    Boileau, Stéphane. «Innover avec les réseaux sociaux», directeur général du FestiVoix de Trois-Rivières, présentation lors des Assises du tourisme 2009, 15 mai 2009.
–    Fabry, Philippe. «Innovation de marketing: partenariats non traditionnels», Responsable des nouvelles technologies à ODIT France, présentation lors des Assises du tourisme 2009, 15 mai 2009.
–    Trudel, Éric. «Le virage Web, une question d’attitude…», responsable de la distribution à IntraWest Tremblant, présentation lors des Assises du tourisme 2009, 15 mai 2009.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Les Allemands: les plus grands voyageurs

Depuis plusieurs années, l’Allemagne détient le titre du pays générant le plus de déplacements internationaux dans le monde. La propension à voyager est très forte. En fait, 76% des Allemands de 14 ans et plus sont partis en voyage pour au moins cinq jours en 2008. Par rapport à 2007, c’est un million de voyages additionnels. Dans quel contexte évolue le marché allemand et comment le Canada et le Québec tentent-ils de tirer leur épingle du jeu?

La firme de consultants IPK International estime à 76 millions le nombre de voyages internationaux d’une nuit et plus en provenance de l’Allemagne en 2008. Les Allemands sont également les plus grands dépensiers. Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), leurs dépenses se sont élevées à plus de 83 milliards USD en 2007. À titre comparatif, celles du tourisme international se chiffraient à 76 milliards USD pour les États-Unis, 72 pour le Royaume-Uni, 37 pour la France et 30 pour la Chine.

Les informations provenant du sondage annuel ReiseAnalyse 2009 (RA 09) ne tiennent compte que des séjours de cinq jours et plus, ce qui correspond davantage à la situation du Canada. Selon cette étude, les voyages internationaux étaient de 44 millions en 2006, en légère baisse depuis 2003.

Cela dit, leurs destinations principales se situent en Europe et dans le nord de l’Afrique. Selon RA 07, seulement 6,2% des voyages sont long-courriers, ce qui représente néanmoins 4 millions de déplacements en 2008 (long-courriers signifiant ici toutes autres destinations que l’Europe et l’Afrique du Nord). Ce nombre diminue un peu chaque année depuis 2006. La première destination long-courrier des Allemands est les États-Unis.

La propension à voyager est appuyée par le nombre de jours de vacances des Allemands; ils ont en moyenne au moins deux mois de congé par année.

L’évolution démographique

L’Allemagne est le pays le plus populeux d’Europe avec plus de 82 millions de personnes, mais connaît une décroissance démographique qui pourrait atteindre 10% d’ici 2050. Le phénomène est paneuropéen, puisque la population du continent devrait diminuer de 12%. À titre indicatif, la population mondiale devrait croître de 44% durant la même période en raison du fort taux de natalité dans certains pays en développement. La population de l’Allemagne prend de l’âge. Alors que, actuellement, 19,4% de la population a plus de 65 ans, cette proportion devrait atteindre 33% en 2050. Réciproquement, les individus de moins de 24 ans ne représentent que 25% de la population (22% en 2050). Néanmoins, les Allemands de 65 ans et plus jouissent d’un niveau de vie relativement élevé, si on le compare avec d’autres pays européens, ce qui en fait un marché touristique potentiel intéressant.

L’économie

L’économie allemande a connu des difficultés au cours des dernières années mais, étonnamment, celles-ci ne semblent pas avoir ralenti les déplacements touristiques de la population qui ont été plutôt constants de 2000 à 2006. Étant officiellement entrée en récession au troisième trimestre de 2008, l’Allemagne ressent donc les répercussions de la crise actuelle. Les ventes des agences de voyages sont un des secteurs touchés. Alors que le chiffre d’affaires des agences est demeuré positif (+8%) en 2008, une baisse s’est fait sentir en fin d’année.

La force de l’euro par rapport à d’autres devises, le dollar américain en particulier, influe sur les destinations de voyage des Allemands. En ce qui concerne le Canada, les temps sont favorables. Le graphique 1, ci-dessous, illustre l’évolution du taux de change.

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Les voyages au Canada et au Québec

Le nombre de touristes allemands a déjà été plus élevé qu’il ne l’est depuis quelques années au Québec et au Canada (visites-provinces). Des baisses de 20% et 23% respectivement (voir les graphiques 2 et 3) sont observées en comparant 2007 à 1998. On remarque néanmoins une remontée depuis le creux de 2003 (augmentation de 21% au Québec et de 18% pour l’ensemble du Canada). De tous les voyages long-courriers de ce marché, 7% ont été faits au Canada. En 2007, 298 000 Allemands ont visité le Canada, dont 65 500 le Québec. Ajoutons que 76% des touristes allemands au Québec y viennent directement alors que le reste arrive par d’autres provinces canadiennes.

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Alors que le nombre de voyageurs en provenance de l’Allemagne au Canada est demeuré stable de 2006 à 2007, les États-Unis ont enregistré une croissance de 10%. Toutefois, si l’on compare 2007 à 2000, les États-Unis ont vu décroître le nombre de touristes allemands de 15%.

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Un paradoxe?

Selon un sondage réalisé pour Visit Britain auprès de la population allemande sur les destinations qu’elle rêve de visiter (sans contraintes budgétaires), le Canada se place au premier rang, devant l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Norvège. Les données disponibles ne permettent pas d’évaluer l’évolution de cette position dans le temps.  Assiste-t-on à une croissance de l’attrait du Canada qui se traduira à la longue par une hausse du nombre de voyages? Quoi qu’il en soit, cette information témoigne d’un potentiel élevé pour le développement de ce marché.

Sources:
–    Commission canadienne du tourisme. «Voyages en provenance des États-Unis et d’outre-mer à destination du Canada», préparé par Le Conference Board du Canada, juillet 2008.
–    Mintel. «Germany Outbound», Travel & Tourism Analyst, no 3, mars 2007.
–    Commission canadienne du tourisme. «Tourisme en bref», 2007.
–    ReiseAnalyse Aktuel. «The 37th Reiseanalyse RA 2009», 2009.
–    Visit Britain. «Germany Market and Trade Profile», mise à jour en janvier 2008.
–    Commission canadienne du tourisme. «Veille touristique mondiale – Première année – Allemagne, principales conclusions», octobre à décembre 2008.

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Ailleurs dans le monde Gestion Hébergement

La gestion des services alimentaires en hôtellerie: un petit «mijoté»

Les hôteliers voient de moins en moins le service de restauration comme un moyen d’augmenter le revenu par client, et de plus en plus comme une façon de créer un engouement et de stimuler la demande pour tout l’établissement. Cette perspective amène parfois à revoir le modèle d’affaires. Vaut-il mieux exploiter le restaurant soi-même ou en céder la gestion à un tiers? Voici une réflexion sur les options possibles en matière de gestion du service alimentaire d’un établissement hôtelier.

Confier l’exploitation à un tiers

La délégation génère un revenu fixe pour l’hôtelier et limite les risques associés à l’exploitation d’un restaurant. Elle crée l’occasion d’embaucher un restaurateur ou un chef renommé et susceptible d’attirer sa propre clientèle. Il s’agit d’une tendance fréquemment observée parmi les grands hôtels depuis quelques années. Las Vegas a bien intégré cette stratégie et compte, entre autres, Joel Robuchon parmi ses chefs vedettes. Mentionnons que l’inverse est aussi possible: quelques-uns des meilleurs cuisiniers ont ouvert des hôtels avec, bien sûr, des restaurants de fine cuisine; d’autres ont simplement ajouté quelques chambres à leur établissement de restauration. Le célèbre Ferran Adrià a converti une ferme du 10e siècle en l’Hôtel Bulli.

Dans le cas d’une concession, il est crucial que le restaurant soit en harmonie avec le reste de l’hôtel, car la plupart des clients penseront que l’hôtelier en est le gestionnaire et y associeront la qualité de l’expérience. Donc, tant sur le plan du service que des normes de comportement des employés et de la propreté, le moindre écart influera sur l’image de l’hôtel.

Les revenus de location de l’espace de restauration sont souvent fonction des revenus de ce dernier. Des efforts marketing conjoints sont donc de mise. Voici quelques exemples simples:

  • rabais pour le restaurant offerts au comptoir d’enregistrement;
  • promotion attrayante du restaurant dans les chambres;
  • forfaits combinant la restauration et l’hébergement;
  • inclusion du petit-déjeuner dans le tarif de la chambre;
  • menus adaptés aux groupes d’affaires disponibles dans les salles de réunions.

Ultimement, la synergie des moyens et efforts déployés dans le contexte de ce type de partenariat bénéficie aux deux parties.

Faire les choses soi-même

Exploiter soi-même les services de restauration peut également s’avérer une bonne option, en fonction de l’organisation et de la structure de chaque établissement. Cette formule permet de maintenir un meilleur contrôle sur le restaurant ou les autres services alimentaires et d’éviter certains problèmes.

Un des différends qui peuvent survenir lorsque l’hôtel et le restaurant sont des entreprises distinctes touche la question des banquets. Pour le restaurateur, plus il y a de banquets, mieux c’est. De son côté, le gestionnaire hôtelier attendra que suffisamment de chambres soient réservées avant d’aller de l’avant avec le service de banquets. En fait, les gains provenant de la location de chambres pour un groupe de gens d’affaires sont bien plus élevés pour l’hôtelier que n’importe quel banquet – le restaurateur n’a pas la même perspective.

Occasionnellement, certains établissements ont fait face à des situations où les heures d’exploitation du restaurant en concession ne correspondaient pas à la demande des clients de l’hôtel. En effet, lorsqu’un hôtel est «ouvert» 24 heures par jour, le service de restauration, principalement le service aux chambres, devrait pouvoir répondre aux besoins de la clientèle à toute heure.

La rentabilité?

Un service alimentaire bien géré peut générer des profits, mais même si ce n’est pas le cas, il représente un actif et un facteur contribuant à la rentabilité globale de l’établissement. Cela est plus facilement accompli lorsque l’hôtel contrôle ses opérations, mais il y a aussi certains marchés, circonstances ou propriétés où les retombées marketing justifient la cession des droits d’exploitation à un tiers. Lorsque cette façon de faire est privilégiée, il importe de bien encadrer les enjeux opérationnels et marketing dans un protocole favorisant chacune des parties. Selon Kirby D. Payne, de la firme de gestion hôtelière HVS, le profit d’un restaurant d’hôtel doit être secondaire, peu importe la structure de gestion. Son rôle principal est plutôt d’augmenter les revenus de l’établissement principal de façon globale.

Une activité centrale en hébergement

La grande majorité des hôtels offre un ou plusieurs services de restauration. Aux États-Unis, seulement 3% à 8% d’entre eux ne disposent pas de tels services, selon une enquête de Smith Travel Research (STR), une firme spécialisée en hôtellerie. Plusieurs des établissements évalués dans cette étude (classés par catégorie de prix) comptent même plus de deux restaurants.

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Une étude de PKF Consulting présente la répartition moyenne des revenus des hôtels aux États-Unis en 2007. Les services alimentaires (food & beverage) comptent pour près de 26% de ces revenus.

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Le graphique 3 présente le nombre de restaurants en concession ou gérés par un tiers selon les catégories de prix des hôtels. On remarque que les établissements luxury et upscale sont ceux qui ont le moins de services de restauration en concession.

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Ne manquez pas, dans une prochaine analyse, le virage des restaurants d’hôtel vers les clientèles locales.

Sources:
–    Smith Travel Research. «2008 Lodging Survey», American Hotel & Lodging Association, 2008.
–    Payne, Kirby D. «Hotel F&B – To Lease or Not to Lease?», HTrends, 4 janvier 2007.
–    Mandelbaum, Robert. «PKF Industry analysis: 2008 Trends in the Hotel Industry Report: Unit-Level Profits Grew 7.2 Percent en 2007», Cornell University, volume 49, numéro 3, août 2008.
–    Lucas, Nigel. «Hotel Restaurants Attracting Local Markets», PKF Consulting Vancouver, avril 2008.
–    Hotel F&B. «Southern California Hiltons and Doubletrees Expand to Organic
Banquet Menus», Hotel Cuisine & Menus newsletter, avril 2008.
–    Costa, Michael. «Seeing Green – Organic Cocktail Generate After-Work Business at XYZ Bar», Hotel F&B, Hotel Cuisine & Menus newsletter, août 2008.

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Marketing Technologies

«Enlignez-vous» sur le marketing

Tout comme posséder une adresse courriel, faire du marketing en ligne est devenu une avenue inéluctable au cours des dernières années. D’ailleurs, les médias en ligne gagnent sans cesse du terrain par rapport aux outils traditionnels. Dans un contexte de crise économique et de resserrement des budgets, une plus grande mesurabilité des actions rend les opérations sur le Web d’autant plus pertinentes.

Évolution des dépenses marketing dans les médias traditionnels versus en ligne

Non seulement les dépenses marketing globales sont touchées par la situation économique, mais on observe également un déplacement des dollars marketing au profit des médias en ligne. Selon les prévisions d’eMarketer, les dépenses marketing en ligne devraient connaître des taux de croissance frisant une moyenne de 20% annuellement. Le graphique 1 présente la croissance effective en 2007 et 2008 et les prévisions d’eMarketer jusqu’en 2013.

En contrepartie, les dépenses marketing dans les médias traditionnels suivent une toute autre tendance. Par exemple, les dépenses en publicités télévisées devraient décroître de 4,2% en 2009, et les revenus publicitaires des journaux, de 15,9% dans l’année en cours.

Le graphique 2 illustre le pourcentage des dépenses de marketing en ligne par rapport au budget total, toujours selon les prévisions d’eMarketer. En dollars absolus, cela signifie que le marketing en ligne passera de 24,5 milliards USD en 2008 à 28,5 milliards USD en 2009.

La situation économique s’est encore dégradée depuis que ces prévisions ont été avancées et peut-être devraient-elles être revues. Néanmoins, un consensus persiste sur la croissance continue des dépenses marketing en ligne au cours des prochaines années.

Pourquoi le marketing en ligne continuera-t-il de croître

Parce qu’Internet :

  • est fondamentalement plus mesurable et généralement moins cher que les médias traditionnels;
  • permet un ciblage beaucoup plus précis que toute autre forme de média;
  • est interactif et permet donc un plus haut degré d’engagement chez les consommateurs actuels ou potentiels;
  • occupe une place de plus en plus grande dans le temps que les individus consacrent aux médias, particulièrement les jeunes consommateurs;
  • informe les entreprises sur les comportements et attitudes des consommateurs en temps réel grâce au contenu partagé sur le Web 2.0 (blogues, réseaux sociaux, microblogging)
  • fournit une occasion de prendre part aux conversations à propos des intérêts, des opinions et de la planification d’achat;
  • est le seul média qui permet aux responsables marketing de rejoindre les consommateurs tout le long du processus d’achat – de la prise de connaissance jusqu’à la vente et au support après-vente.

Les voyages et les vacances sont les recherches en ligne les plus populaires

Les destinations touristiques et les lieux de vacances figurent au premier rang des produits ou services le plus souvent recherchés sur Internet (graphique 3). Non loin derrière se trouvent les composantes du voyage telles que les vols. Ces informations sur la recherche en ligne devraient interpeller l’industrie touristique.

L’obligation de rendre des comptes

Particulièrement en des temps difficiles, chaque dépense d’entreprise est analysée afin d’être investie le mieux possible. Parce que le marketing est souvent le premier poste de dépenses comprimé, il importe de pouvoir démontrer l’incidence des actions choisies; celles de marketing en ligne sont reconnues comme étant les plus facilement mesurables.

Le référencement par les moteurs de recherche

Optimiser son référencement par les sites de recherche constitue une vraie science. Les stratégies sont multiples et peuvent s’avérer complexes. Il est primordial d’apparaître dans les moteurs de recherche, et ce, parmi les premiers résultats; il ne faut pas négliger cet aspect. Essayer d’optimiser son positionnement dans les moteurs de recherche requiert souvent les services de spécialistes, car vous n’êtes pas seuls à vous bousculer pour obtenir les premières places.

Être près des consommateurs

Aujourd’hui, pour être en contact avec les consommateurs, les responsables marketing doivent les suivre sur le Web social, c’est-à-dire les blogues, les sites de commentaires (exemple TripAdvisor) et les réseaux sociaux.

Environ 44% des usagers américains d’Internet étaient des visiteurs réguliers de réseaux sociaux selon eMarketer en 2008, une augmentation de 38% depuis 2007. Également en hausse, 54% lisent des blogues. Ces usagers s’attendent à ce que les entreprises participent. Selon un sondage d’Opinion Research Corporation, 85% des participants aux réseaux sociaux ont indiqué que les entreprises devraient avoir une présence dans ces médias et interagir avec les consommateurs.

Considérez ces sites Web 2.0 comme une forme de groupe de discussion perpétuel:

  • Vous y saurez comment les consommateurs parlent de votre secteur d’activité et de votre produit ou service: ils utilisent sans doute des mots ou expressions auxquels vous ne vous attendez pas et que vous devriez intégrer à vos communications.
  • Vous y apprendrez peut-être des problèmes ou aspects négatifs liés directement à votre produit et vous pourrez y remédier. N’oubliez pas: que vous les écoutiez ou pas, ces conversations ont lieu…
  • Demandez des suggestions à vos clients, sollicitez leur participation et apportez des solutions à leurs problèmes!
  • Faites essayer votre produit à des personnes influentes du Web (ex. un  blogueur) et invitez-le à en parler librement.

(Lire aussi: L’Agent Web 2.0, le nouveau James Bond du marketing)

Susciter la confiance

La confiance des consommateurs est fragile. La saturation publicitaire et l’ouverture d’Internet aux utilisateurs contribuent à discréditer les messages marketing traditionnels. Avec la transparence actuelle du Web, comment pouvez-vous mettre toutes les chances de votre côté pour gagner la confiance?

  • Faites tout ce qui est en votre pouvoir pour offrir le meilleur produit ou service possible.
  • Écoutez activement ce que vos clients disent de vous, spécialement via le Web 2.0.
  • Adaptez votre message marketing. Les slogans publicitaires sont à délaisser au profit des conversations, particulièrement en ligne.
  • Considérez la possibilité de créer une communauté en ligne ou un forum où les consommateurs peuvent s’impliquer. Il doit être facile pour vos clients d’être entendus.
  • Incitez les gens à émettre leurs commentaires négatifs. Cette attitude témoigne de votre ouverture et de votre vulnérabilité, ce qui suscite un sentiment de confiance.

Le site Internet des friandises Skittles constitue un parfait exemple d’une pleine utilisation du Web 2.0: communautés virtuelles (la section Friends mène directement à Facebook), transparence (la section Chatter affiche tout ce qui se dit sur eux sur Twitter) ainsi que vidéos, musique, etc.

www.skittles.com

Enfin, la recommandation ultime d’eMarketer concernant le marketing en ligne est de faire des tests. Il n’y a tout simplement aucune excuse aujourd’hui pour ne pas expérimenter constamment de nouveaux canaux de communication et de nouvelles applications. C’est toujours la meilleure façon de connaître ceux qui fonctionnent le mieux pour vous!

Sources:
–  Ramsey, Geoffrey. «Digital Marketing Now: Seven strategies for surviving the Downturn», eMarketer, novembre 2008.
–  Statistique Canada. «Enquête canadienne sur l’utilisation d’Internet», Le Quotidien, 12 juin 2008.
–  HeBS Team. «Mastering Internet Marketing in 2009: Results of the Third Benchmark Survey on Hotel Internet Marketing», Hospitality eBusiness Strategies, mars 2009.

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Produits et activités Transport

Routes panoramiques, peut-être plus déterminantes qu’on le pense!

Depuis l’arrivée de l’automobile, le tourisme en voiture n’a fait que croître. En Amérique du Nord, les voyages en automobile sont particulièrement importants, et sillonner une route panoramique peut constituer une activité fort attirante au cours d’un périple, ou même déterminante dans le choix d’une destination.

Selon la Travel Industry Association (TIA), le tourisme automobile – qui inclut auto, camion et caravaning – représente 85% des voyages domestiques aux États-Unis. Au Québec, c’est plus de 90% des voyages des Québécois ou des Canadiens (agrément et visites de parents et d’amis confondus), 62% et 71% de ceux des Américains (respectivement pour l’agrément et la visite de parents et d’amis) qui ont pour mode de transport principal l’automobile. Lire aussi: Provenance géographique des Américains au Québec, selon leur mode de transport).

Des chercheurs de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard se sont penchés sur l’analyse du tourisme sur des routes panoramiques. Les résultats présentés ici sont le fruit d’un sondage réalisé en 2007 auprès d’un échantillon de 855 répondants composé de voyageurs canadiens (81%) et américains (19%) et concerne l’intérêt pour les routes panoramiques de n’importe quelle destination.

Propension à fréquenter une route panoramique

La propension à emprunter une route panoramique lors d’un voyage en automobile est très forte, tant pour les Canadiens que les Américains. En fait, 58% des répondants indiquent qu’ils parcourent parfois une route panoramique et 40% le font tout le temps. Seulement 1,8% des répondants n’emprunte pas de telles routes.

Le graphique 1 indique la propension à explorer des routes panoramiques officielles (signalisées comme telles par les autorités locales) versus les routes non officielles. Il en ressort que les touristes utilisent les deux types.

Recherche d’information

Près des trois quarts des répondants (73%) s’étaient informés des routes panoramiques existantes dans une destination avant le voyage et 86% d’entre eux ont poursuivi leur recherche de renseignements une fois rendus sur place. Une proportion plus élevée d’Américains s’est renseignée sur les routes panoramiques avant le départ ou une fois à destination.

Les sources d’information utilisées par les répondants varient légèrement entre les deux échantillons. Voici les résultats du sondage sur les sources d’information les plus populaires:

Les Canadiens sont davantage portés à se fier aux conseils d’amis et de parents ainsi qu’aux publicités télévisées que les Américains. Ces derniers se renseignent plus souvent auprès des bureaux d’information touristique, sur le site Web de la destination ou de la route panoramique, à l’aide d’articles de journal ou de magazine ou encore auprès d’un club automobile.

Influence sur le choix de la destination

Pour les répondants à ce sondage – et rien n’empêche de croire que les données puissent être extrapolées aux touristes en général –, l’attrait d’une route panoramique influe fortement sur le choix d’une destination ou d’une autre. À la question: «Dans quel pourcentage une route panoramique influence-t-elle la décision de visiter un lieu?», la moyenne des répondants se situe à 52% (tant canadiens qu’américains). Par conséquent, il s’agirait d’un produit touristique déterminant!

Moment décisif

La grande majorité des répondants avait fixé d’avance de parcourir une route panoramique, soit 87% (voir graphique 3). Pour certains (15%), il s’agissait même d’une des raisons justifiant le choix de la destination. Plus de Canadiens (14%) que d’Américains (9%) ont décidé d’emprunter une route panoramique simplement parce qu’ils se déplaçaient dans la région, sans qu’ils l’aient planifié.

Temps consacré à l’exploration de la route

Idéalement, sillonner une route panoramique dure de 4 à 5 heures pour les répondants au sondage. Il s’agit d’une information importante à prendre en considération. Ainsi, une route panoramique de plus longue durée, comme le tour de la Gaspésie, doit être organisée de façon à permettre des escales attrayantes pour respecter le rythme de déplacement des touristes.

Motivations et intérêts

La principale raison pour laquelle les touristes choisissent de prendre une route panoramique est l’observation du paysage (86%). Cet aspect doit donc être pris en compte lors de la création des outils marketing. Les autres motivations varient davantage selon les répondants. Plusieurs de nos voisins du Sud ont répondu qu’ils avaient suivi la recommandation d’un guide de voyage ou qu’ils s’étaient fiés à la réputation de la route. De plus, pour 36% des Américains, il s’agit d’une activité régulière lors de la visite d’une destination. De leur côté, les Canadiens ont emprunté, dans une proportion plus grande, une route panoramique parce qu’ils estimaient que c’était la meilleure façon de voir les attraits de la région ou parce que des parents ou des amis la leur avaient conseillée.

Pas de surprise, les types de routes panoramiques qui intéressent le plus les voyageurs sont celles en bord de mer, longeant des lacs et des rivières ou dans les régions montagneuses ou alpines. Les routes permettant d’observer la faune sont aussi très populaires ainsi que les lieux historiques. Les routes liées à des films, des émissions de télévision ou des livres, les panoramas urbains ou les marécages occupent un rang inférieur.

Enfin, l’enquête indique qu’il est très important pour les répondants de posséder de la documentation avec eux lorsqu’ils parcourent la route panoramique. Proposer une brochure, un CD explicatif ou, de façon plus moderne, la possibilité de télécharger un audioguide est certainement une bonne stratégie à adopter.

Les résultats de cette étude conduisent à réévaluer la promotion des routes panoramiques en fonction des préférences des touristes en matière de planification de voyage et de la pratique de l’activité. La publicité est-elle faite aux bons endroits, à la bonne étape de planification du voyage, selon les clientèles auxquelles on s’adresse? Les bureaux d’information touristique sont des lieux-clés, mais le site Internet de la destination est tout aussi important.

Sources:
–    Ph.D. Hennessey, Sean M., Ph.D. Dongkoo Yun, Melissa MacEachern, et Ph.D. Roberta MacDonald. «The Importance of Scenic Drive Tourism: An Exploratory Study», Tourism Research Centre and School of Business Administration, University of Prince Edward Island, étude présentée lors de la 39e conference de Travel & Tourism Research Association, 17 et 18 juin 2008.
–    Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada» et «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2006.

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Marketing Produits et activités

Le cidre: un produit touristique identitaire?

«Auparavant, lorsque nous visitions des amis à l’étranger, nous leur apportions du sirop d’érable. Aujourd’hui, nous leur offrons une bouteille de cidre de glace». Cette observation de Véronique Rivest, une sommelière réputée, a bien résumé le potentiel identitaire du cidre québécois à l’occasion du colloque national sur le cidre, tenu le 12 février 2009 en Montérégie. Comment une région peut-elle asseoir son développement sur la mise en valeur d’un produit agrotouristique?

La région de Niagara s’est créé une réputation de destination agrotouristique solide grâce à la production de vin et, plus particulièrement, de vin de glace. Est-ce que la Montérégie peut aspirer à une renommée semblable avec ses cidres?

Les atouts: unicité et qualité du produit

La production ayant débuté au début des années 1990, le cidre de glace est un produit relativement nouveau, mais qui commence à se faire connaître à l’étranger. Au Québec, on dénombre une cinquantaine de producteurs qui apportent leur touche personnelle à leurs produits. Ensemble, ils fabriquent trois types de cidre différents: le «tranquille» (ou plat), l’«effervescent» (ou mousseux) et le produit vedette, le fameux cidre de glace. Le Québec se démarque par la qualité de ces trois produits, surtout par le dernier puisqu’il n’y a qu’au Québec où les froids hivernaux permettent à la pomme de geler de façon naturelle.

Aujourd’hui, comme tous les autres cidres, la fabrication du cidre de glace est encadrée par une réglementation qui impose de sévères normes de qualité. D’ailleurs, pour qu’une région comme la Montérégie se bâtisse une réputation, ses producteurs doivent respecter rigoureusement ces normes. Cela semble être le cas, car plusieurs cidres ont déjà reçu des prix d’envergure et leur qualité est stable d’année en année.

L’expérience touristique

Outre la qualité, il importe aussi de créer une expérience touristique autour du produit. Par exemple, la vallée de l’Okanagan en Colombie-Britannique mise sur une programmation bien remplie (un festival par saison) pour faire connaître ses vins et sa gastronomie. De son côté, la «Wine Route», en Ontario, est particulièrement fournie et diversifiée.

Le cidre est produit dans plusieurs régions du Québec, mais il y a une forte concentration en Montérégie. Elle est d’ailleurs la seule région qui place ce produit au cœur de son positionnement touristique. Les activités touristiques axées sur le cidre sont les suivantes:

  • La «Route des cidres» regroupe onze producteurs qui offrent des dégustations ou des visites des installations (voir un aperçu de la carte interactive, ci-dessous).
  • La deuxième édition du «Mondial des cidres de glace» a eu lieu en février dernier et a accueilli plus de 10 000 visiteurs.
  • La cueillette des pommes est une activité fort populaire à l’automne, particulièrement auprès des familles, et ce, tant chez certains cidriculteurs que dans de nombreux autres vergers de la région.
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Se faire connaître et reconnaître

La réputation du produit compte pour beaucoup dans l’attractivité d’une expérience. Celle des vins de Napa Valley en Californie n’est plus à faire et contribue à elle seule à attirer de nombreux touristes et amateurs. La connaissance et la reconnaissance du produit sont également des étapes à franchir dans la route vers le positionnement d’une région autour d’un produit agrotouristique. La Montérégie et ses producteurs de cidres cheminent dans cette direction mais demeurent encore grandement méconnus. De plus, ils ont à lutter contre la faible réputation générale de cette boisson, ce qui n’est pas le cas du vin.

À ce sujet, divers points de vue ont ponctué ce premier colloque national sur le cidre. Jean-François Demers, professeur, conférencier et sommelier, mentionnait que l’on trouvait les meilleurs cidriculteurs du monde parmi l’assistance mais que ceux-ci font face à un défi gigantesque. Pour faire connaître leur produit, ils doivent se tailler une place dans la cour des grands: l’industrie du vin. Ils devront travailler ensemble pour arriver à se faire reconnaître.

Thierry Debeur, des éditions et des guides du même nom, souligne que les actions des producteurs sont peu publicisées. Il mise aussi sur la force du nombre pour mieux se faire connaître.

La distribution

La connaissance et la reconnaissance du produit passent aussi par une vaste distribution. Un autre défi pour les cidriculteurs est donc de réussir à s’implanter auprès de nombreux restaurants du Québec. Il s’agit d’une avenue difficile à emprunter, puisqu’elle repose sur la demande des consommateurs qui, justement, demandent rarement du cidre. M. Demers encourage les producteurs à s’impliquer ensemble dans l’éducation de la population et des restaurateurs.

La distribution se fait donc directement par le producteur ainsi qu’à la Société des alcools (SAQ), pour quelques produits seulement. La SAQ fait de plus en plus de place aux boissons québécoises et dans la catégorie Terroirs d’ici, le cidre est le produit le plus vendu (environ 81% en 2007, une augmentation de 528% en 10 ans).

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À l’instar de régions telles que la vallée de l’Okanagan, Napa Valley et la région de Niagara, le succès d’un positionnement touristique basé sur un produit agrotouristique repose sur deux principales conditions: la reconnaissance du produit, qui passe nécessairement par une qualité exemplaire et une excellente distribution ainsi qu’une expérience touristique authentique et attrayante. L’industrie du cidre semble sur la bonne voie, mais demeure encore toute petite et très jeune. Autant elle est prometteuse, autant elle n’a pas vraiment droit à l’erreur…

Source:
– Colloque national sur le cidre. Tourisme Montérégie, 12 février 2009

Sites Web:
cidre du quebec
tourisme Monteregie

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Gestion Produits et activités

Destinations à déguster

Plus que jamais, les vacanciers tiennent compte des attraits culinaires d’une région lorsque vient le temps de choisir une destination de voyage. Ils souhaitent une expérience authentique et la cuisine s’avère une goûteuse expression de la culture locale. Vous avez déjà sûrement remarqué les photos alléchantes qui figurent au premier plan des images servant à vendre une région, un hôtel ou un centre de villégiature. Mais quelles autres stratégies envisager pour devenir une destination culinaire?

Un intérêt qui se confirme

Le tourisme culinaire peut prendre différentes formes: apprendre sur la production, visiter les marchés, suivre des leçons de cuisine, déguster des vins, effectuer un séjour à la ferme et, bien sûr, fréquenter les restaurants servant une cuisine typique.

Selon une enquête récente d’American Express Travel, les voyages rattachés à des intérêts personnels sont très importants (87%) et ce type de voyage se répétera ou augmentera au cours des deux prochaines années. L’un de ces intérêts, d’ailleurs le plus populaire selon le sondage, est d’élargir ses horizons culinaires. Essayer une cuisine nouvelle basée sur des mets locaux et exotiques se révèle très important pour 42% des répondants. Cette proportion est encore plus forte auprès des 18-34 ans (55%). La Specialty Travel Agents Association (STAA) confirme cette tendance et indique que les voyages culinaires constituent l’un des types de tourisme les plus en croissance.

Devenir une destination culinaire

Une région qui souhaite devenir une destination culinaire peut envisager différentes avenues.

Elle doit d’abord miser sur la restauration locale.

  • Inventorier les restaurants qui offrent une expérience culinaire typique.
  • Amener les restaurateurs à encourager le tourisme culinaire dans la région à travers leur créativité et leurs bonnes pratiques.
  • S’appuyer sur une ou quelques spécificités locales que chacun des restaurants adapte à sa manière.
  • Créer une expérience inoubliable par des démonstrations de chefs ou des formations en cuisine.
  • Mobiliser les résidants afin qu’ils deviennent des ambassadeurs du tourisme culinaire. Ils doivent pouvoir répondre adéquatement à la question: «Où puis-je trouver un bon restaurant dans les environs?».
  • Faciliter l’accès des visiteurs en mettant à leur disposition suffisamment d’espaces de stationnement, un service de valet gratuit ou encore en indiquant où ils peuvent se garer.
  • Amener les différents acteurs du tourisme culinaire à ne pas se voir comme des concurrents mais plutôt comme des partenaires. Une masse critique de bons restaurants procure un meilleur effet.
  • Envisager la possibilité d’instaurer une semaine des restaurants comme le font plusieurs villes nord-américaines. Une telle semaine, où les restaurants offrent ce qu’ils ont de meilleur au menu et à prix abordable, fait connaître les établissements à la population locale et attire des visiteurs. Pour que cet événement soit réussi, la destination doit déployer des efforts marketing auxquels les restaurateurs participent.

Les marchés publics sont des lieux privilégiés pour se plonger dans l’univers culinaire d’une destination. Même s’ils sont d’abord fréquentés par la population locale, il importe aussi de les placer à l’avant de l’offre touristique et d’en faciliter l’accès aux visiteurs.

De plus en plus, les chefs et les producteurs agroalimentaires locaux travaillent main dans la main pour satisfaire l’appétit de fraîcheur et de produits régionaux des consommateurs. Ces producteurs, qui collaborent avec les restaurateurs, peuvent ainsi adapter leurs récoltes aux besoins et à la vision du chef.

Certaines destinations se dotent d’un concierge-restaurant. L’employé à ce poste peut être consulté par les hôtels et les autres établissements touristiques afin de diriger les touristes exactement à l’endroit qui leur convient.

Les festivals représentent également un moyen d’exploiter le potentiel du tourisme culinaire. Bien qu’il y ait ceux à grande échelle comme le grand Taste of Chicago qui attire plus de 6 millions de visiteurs, les plus modestes peuvent aussi obtenir de très grands succès. La Fête des vendanges Magog-Orford célèbrera son 16e anniversaire en 2009 et la municipalité estime avoir accueilli environ 60 000 visiteurs en 2008.

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La ville de Ludlow, au Royaume-Uni, est un exemple parmi de nombreuses destinations qui misent sur le tourisme culinaire pour asseoir leur notoriété. Elle semble bien réussir et voici quelques stratégies qui ont mené à la base de son succès:

  • utiliser la cuisine locale comme moyen de créer un capital culturel et un cachet social;
  • s’associer à divers fournisseurs d’aliments et de boissons afin de susciter une riche expérience de restauration et de magasinage;
  • créer une promesse d’authenticité locale basée sur une offre de qualité et des prix concurrentiels;
  • surpasser l’offre des autres destinations culinaires;
  • amener les producteurs à se sentir partie intégrante du tourisme de la région;
  • inciter les fournisseurs de services touristiques à se différencier par la cuisine.

Le tourisme culinaire semble promis à un avenir alléchant parce qu’il répond aux nouvelles valeurs des touristes. Goûter la cuisine locale donne aux visiteurs la sensation de vivre une expérience authentique.

Lire aussi:
–    Le tourisme et l’éveil culinaire québécois: une recette appétissante!
–    Faire saliver les touristes américains

Sources:
– American Express Travel. «American Express Travel survey finds pursuing personal interests drives travel despite current economic conditions»,  Communiqué de presse, 29 juillet 2008.
– Marzella, Dennis A. «Culinary Tourism: Does Your Destination Have Potential?»,  hiver 2008.
– Specialty Travel Agents Associations. «Culinary Travel One Of The Fastest Growing Segments In Travel», Travel Industry Wire, 2 décembre 2008.
– Yeoman, Ian. «Why food tourism is becoming more important», Hospitality Net, 11 août 2008.
– Ying, Tianyu, Ph.D. Shenoy, Sajna S. et Ph.D. Norman, William C. «Classifying Food Tourists: A Comparison of Thee Approches», Travel & Tourism Research Association, 39th proceeding, juin 2008.

Sites Web:
www.explorechicago.org
www.fetesdesvendanges.com

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Technologies Tendances

Votre site Internet et la cartographie en ligne

La cartographie en ligne a connu un essor fulgurant au cours des dernières années et l’une de ses forces est la facilité avec laquelle chacun peut intégrer cette technologie à son propre site Web. Deux principales options s’offrent aux entreprises: personnaliser une carte en y intégrant du contenu à valeur ajoutée ou simplement insérer une carte ou un lien vers un des sites de cartographie. Si cela vous semble compliqué, détrompez-vous.

Dans une analyse précédente, nous avons abordé l’évolution de la cartographie en ligne (lire aussi: Petit panorama de la cartographie en ligne). C’est d’ailleurs pour permettre leur utilisation sur le Web que les leaders de la cartographie tels que Google Maps, Yahoo! Maps, Microsoft Virtual Earth, MapQuest et Arcweb ont créé des interfaces de programmation (API – Application Programming Interface). Chaque fournisseur d’API propose deux versions, une gratuite et une payante. Elles sont mises à la disposition des entreprises et peuvent être intégrées aux sites de tout un chacun selon diverses modalités afin de personnaliser une carte. Sont apparues également les applications composites (mashups) qui combinent du contenu provenant de plus d’un site, en l’occurrence Google Maps et un ou plusieurs autres sites. Voyons cela plus en détail.

Personnaliser une carte

Avec l’aide d’un spécialiste, il est possible de personnaliser une carte en y intégrant vos données pour ainsi créer une réelle valeur ajoutée à votre site. Cela peut mener à toutes sortes de résultats, tels que l’affichage de circuits de randonnée pédestre, de restaurants locaux et de stations de ski, souvent bonifiés de contenus générés par les internautes (photos, commentaires, etc.). Examinons quelques exemples.

  • Parmi les acteurs sectoriels d’ici, mentionnons entre autres la cartographie du site destinationmotoneige.com qui regroupe les régions de Charlevoix, de Québec et du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Le visuel de la carte est simple et inclut un répertoire des sentiers de motoneige, de l’hébergement et des fournisseurs de service.
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  • Cycling Vancouver est l’outil par excellence pour se déplacer dans la ville et les alentours. Non seulement cet outil montre des itinéraires en excluant les routes trop passantes, mais il illustre aussi le trajet en différentes couleurs pour indiquer les degrés de pente de chaque section. Les informations incluent aussi la longueur du trajet, le temps estimé pour le parcourir et même la quantité de calories qui seront brulées par le cycliste!
  • Les sites des grandes destinations ont pour la plupart intégré des solutions à leur site Web. Lorsque les internautes consultent le site de Visit Sweden, ils sont immédiatement dirigés vers une carte après la page d’accueil (voir image ci-dessous). Conviviale, cette carte affiche plusieurs caractéristiques de l’offre touristique: culture, vacances familiales, expérience nature, activités extérieures, gastronomie, bord de mer, santé et design. Bonjour Québec a récemment ajouté à son site une application cartographique dynamique basée sur la technologie de Google Maps. Elle permet de visualiser des attraits touristiques ou des hébergements à proximité d’un point principal ainsi que de produire des itinéraires.
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L’ajout d’une fonction cartographique à un site Internet est donc un usage fréquent et simple des interfaces programmables (API). Mais on constate aussi l’apparition de tous ces nouveaux sites Web touristiques qui sont basés sur cette technologie.

  • L’information contenue sur une carte peut être classée selon à peu près n’importe quel critère. Un tout nouveau site, ifeellondon.com, explore une façon différente de planifier un voyage: selon l’humeur. Les activités proposées varieront grandement pour chacun des neuf états d’esprit ciblés.
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  • Si vous connaissez votre point de départ et l’endroit où vous souhaitez vous rendre, Simpatigo.com vous proposera un itinéraire personnalisé indiquant tout ce qu’il y aura à voir chemin faisant.
  • Gadget sympa, Flightstats.com permet de localiser un vol à un moment précis de sa trajectoire, l’heure prévue de son d’arrivée et la fiabilité habituelle de ce vol. Il existe d’autres sites semblables.

Intégrer une carte interactive à un site Web

Outre la possibilité de personnaliser une carte (API), les géants de la cartographie en ligne peuvent aussi être liés ou intégrés aux sites Web. Il s’agit d’une façon simple et gratuite d’augmenter la qualité de l’information en ce qui concerne la localisation d’une entreprise et les moyens de s’y rendre. Il est aussi possible d’ajouter une telle carte à l’intérieur d’un site.

Un, deux, trois, Go…ogle!

Les entreprises touristiques qui ne sont pas encore dotées d’un tel outil cartographique – gratuitement ou à très peu de frais – pour localiser leur emplacement et permettre de créer des itinéraires sont encore nombreuses et se privent d’un outil efficace et facilement accessible. Les internautes sont maintenant habitués au niveau de qualité qu’offrent ces interfaces. Les cartes statiques, peu claires, sans fonctionnalités ou lourdement téléchargeables n’ont plus la cote. Mettez-vous à jour, c’est très simple!

Sources:
–    Bastien, Benjamin. «La cartographie en ligne, ses évolutions», conférence à l’occasion des 4e Rencontres Nationales du etourisme institutionnel, 17 novembre 2008.
–    Blogue Usages 2.0. «Google maps au service des acteurs du tourisme», disponible à: http://www.usages20.com/2007/09/04/google-maps-au-service-des-acteurs-du-tourisme/, 4 septembre 2007.
–    Euvrard, Renaud. «La cartographie sur Internet, de la néographie au géoweb», 14 juin 2007.
–    Freeman, Janice. «Navigationg cities by mood», Springwise, 3 décembre 2008
–    Morin, Andrée-Anne. «KOREM implante une application intégrant Google Maps pour Tourisme Québec», communiqué de presse, 17 juin 2008.
–    PhoCusWright. «Search, Shop, Buy: Inside the Tangled Web of Online Travel», juin 2008.
–    Stevenson, Alan et Dr. Hamill, Jim. «Mapping Tools and Tourism 2.0», 15 septembre 2008.
–    TrendWatching. «Half a dozen consumer trends for 2009», décembre 2008.

Sites Internet:
–   www.aladresseducentreville.com
–   www.bonjourquebec.com
–   www.cyclevancouver.ubc.ca
–   www.destinationmotoneige.com
–   www.flightstats.com
–   www.gitesauquebec.com
–   googlemapsmania.blogspot.com
–   www.ifeellondon.com
–   www.trivop.com
–   www.simpatigo.com
–   www.tourisme-montreal.org
–   www.visitsweden.com
–   www.renalid.com

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Technologies Tendances

Petit panorama de la cartographie en ligne

La cartographie en ligne est devenue un outil incontournable du tourisme. Les cartes sont de plus en plus utilisées par les internautes pour choisir leur destination, sélectionner les prestataires de services, préparer leur voyage ou les accompagner une fois sur place. Les fonctionnalités sont toujours plus sophistiquées et conviviales. Dire que tout cela n’existait pas il y a quelques années… Aujourd’hui, comment s’en passer?

Jusqu’à récemment, les cartes étaient des outils difficilement actualisables ou révisables, dont le développement s’effectuait par des cartographes ou d’autres spécialistes. Puis, le Geographic Information Systems (GIS) a permis de transformer l’information contenue dans une carte en base de données. Les cartes sont soudainement devenues très précises et ont pu être associées à d’autres types de données. Les grandes entreprises Web ont rapidement vu le potentiel de création d’interfaces conviviales réunissant des informations utiles sous forme de données GIS.

La réalisation de cartes est donc passée aux mains des Google (Maps), Yahoo! (Maps), Microsoft (Virtual Earth) et MapQuest de ce monde. Ces cartes digitales se sont aisément garnies de liens utiles et d’impressionnantes fonctionnalités de recherche, dont les principales sont l’affichage d’éléments sur une carte, le calcul d’itinéraires et la recherche de proximité. Ci-dessous, les photos affichées par l’option «extras» de Google Maps proviennent des internautes du site Panoramio.

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Il y a donc eu une uniformisation des formats de données géographiques. En effet, celles-ci sont de plus en plus abondantes et faciles à utiliser. Même Google affiche très souvent une carte du lieu recherché en haut de la page de résultats de la requête, avant les photos, les nouvelles et tous les sites qui en parlent.

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Pourquoi une telle popularité?

D’une part, parce que la grande majorité de l’information est véritablement plus évocatrice une fois placée sur une carte, particulièrement en ce qui a trait au secteur touristique. D’autre part, parce qu’il s’agit d’une méthode universelle et familière d’organisation de l’information.

Quelques points forts

Les avantages de la cartographie en ligne sont nombreux et chacun peut y trouver presque tout ce dont il a besoin. Cela dit, les principaux points forts sont les suivants:

  • Association de l’information à des lieux spécifiques. Dans le domaine du voyage, n’importe quelle information peut être associée à un lieu et apparaître sur une carte. Villes, rues, codes postaux peuvent correspondre à des descriptions, des images, des vidéos, d’autres sites Web, des articles ou des commentaires. TripAdvisor a d’ailleurs relié tous ses services touristiques commentés avec leur localisation. Le site ViaMichelin est un outil de planification de voyages hors pair qui permet, entre autres, d’afficher les établissements hôteliers, les restaurants, les sites touristiques, la météo, les stationnements.
  • Démocratisation de l’information. De nombreux sites de cartographie sont ouverts aux contenus produits par les utilisateurs. Mettre ses photos, ses vidéos ou ses commentaires en ligne veut également dire les localiser! WikiMapia est peut-être le meilleur exemple où l’interface de Google Maps s’allie au système Wiki. Le principe Wiki permet à tout utilisateur d’ajouter de l’information sous la forme d’une note et dans le cas de WikiMapia, le contenu créé est associé à un lieu. Allez vite vous y identifier!
  • Amélioration des fonctionnalités. Plusieurs sites sont très performants, mais Google Maps est probablement le plus reconnu pour ses fonctions de zoom, de créations d’itinéraires automobiles (trajet et temps estimé), ses interfaces satellites et la fonction StreetView qui propose une carte à partir d’images réelles. Ces options sont maintenant perçues comme des standards. Les itinéraires piétons et en transport en commun sont actuellement testés dans plusieurs villes, dont Montréal et Québec, et correspondent bien à la réalité des touristes.
     

Avenir sans limites!

Les perspectives futures sont étourdissantes. Pour les mordus, suivez la tendance au développement de représentations 3D du monde réel. Ces reproductions 3D ou encore la fonction StreetView offrent encore plus de visibilité aux annonceurs et aux entreprises, puisqu’on peut maintenant les visualiser comme si on y était, ou presque. Le 3D permet aussi d’explorer d’autres avenues; Google Earth lançait dernièrement une représentation de la Rome antique. Visitez virtuellement cette ville historique telle qu’elle était il y a près de deux mille ans!

Sachez que presque toutes ces fonctionnalités sont maintenant disponibles sur les téléphones intelligents ou sur le point de l’être (lire aussi: La révolution du «tourisme mobile» est enclenchée). Même Google Earth est maintenant accessible sur iPhone. Tout s’organise pour répondre au besoin de disposer d’une information correspondant au lieu où l’on se trouve à l’instant présent. En outre, de plus en plus de contenu cartographique est téléchargeable en format GPS. Pour les téléphones cellulaires qui sont équipés de cette fonction (de plus en plus) et les navigateurs automobiles, c’est l’outil indispensable pour se déplacer et ne rien manquer. Dernière nouveauté, Nikon a récemment mis en marché une caméra digitale dotée d’un GPS qui enregistre la localisation exacte de l’endroit où le cliché a été pris. De plus, dès que les photos sont chargées sur un ordinateur, elles peuvent être automatiquement positionnées sur un site cartographique de photographies tel que flickr.com.

À suivre: les choix qui s’offrent aux entreprises

Les internautes se sont rapidement approprié les outils de cartographie en ligne et s’attendent à se repérer géographiquement selon ces standards. Aujourd’hui, deux choix s’offrent aux entreprises: simplement faire un lien vers un des sites de cartographie ou encore personnaliser une carte à sa propre sauce en y ajoutant du contenu à valeur ajoutée. À lire dans un prochain Globe-Veilleur, en plus de nombreux exemples s’appliquant à l’industrie touristique.

Sources:

–  Bastien, Benjamin. «La cartographie en ligne, ses évolutions», conférence à l’occasion des 4e Rencontres Nationales du etourisme institutionnel, 17 novembre 2008.
– Euvrard, Renaud. «La cartographie sur Internet, de la géographie au géoweb», 14 juin 2007.
–  PhoCusWright. «Search, Shop, Buy: Inside the Tangled Web of Online Travel», juin 2008.
–  Stevenson, Alan et Dr. Jim Hamill. «Mapping Tools and Tourism 2.0», 15 septembre 2008.
–  TrendWatching. «Half a dozen consumer trends for 2009», décembre 2008.

Sites Web:
–    googlemaps
–    viamichelin
–    wikimapia

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Ailleurs dans le monde Technologies

Le très moderne centre d’information touristique de New York

Le centre d’information touristique de New York a récemment subi une métamorphose en profondeur. Les murs tapissés de brochures touristiques ont disparu pour laisser place à l’attraction principale: les écrans tactiles. Ces derniers permettent de rechercher tous les évènements, activités ou services touristiques sur l’interface de Google Maps. Les visiteurs peuvent ainsi naviguer à travers la ville et préparer leur itinéraire personnalisé.

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Comment ça fonctionne?

En consultant la carte interactive de Google Maps, l’utilisateur choisit ce qui l’attire parmi les restaurants, les attractions touristiques ou dix autres catégories, puis les enregistre sur une disquette. Une fois ses choix terminés, il insère sa disquette dans un lecteur qui lui présentera une visite virtuelle de son itinéraire dans un modèle 3D géant de la ville de New York. Cet itinéraire peut également être envoyé par courriel et messagerie texte ou être imprimé. Le tout, servi en neuf langues différentes.

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Le fonctionnement des interfaces étant particulièrement intuitif, il semble que les visiteurs y naviguent avec aisance et facilité. Le centre d’information est situé au 810 de la 7e avenue, entre les 52e et 53e rues.

Des brochures digitales sont également disponibles et incluent des vidéos et des recommandations de célébrité new-yorkaises. Visitez également leur nouveau site Web, nycgo.com, qui remplace nycvisit.com.

Sources:
–    Gould, Dan. «New York City’s Google Maps Powered Information Center», PSFK, 27 janvier 2009.
–    O’Neill, Sean. «New York City: A clever new trip planning website and tourist info center», Budget Travel, 21 janvier 2009.

Site Web:
–    www.nycgo.com