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Ailleurs dans le monde Marketing

Les pratiques de gestion des médias sociaux par le secteur événementiel

L’importance accordée aux médias sociaux par les organisateurs d’événements se confirme; en effet, d’après une étude menée par la firme Amiando, 78% prévoient même accentuer leur implication. Cette forme de marketing relationnel permet à un festival, notamment, de maintenir la communication avec les visiteurs tout au long de l’année. Elle semble même s’harmoniser avec les activités sociales en ligne de plusieurs festivaliers. Qu’est-ce que les visiteurs publient en ligne lorsqu’ils sont sur le site d’un festival? Comment faire partie de la conversation? Et si on structurait les pratiques de gestion pour mieux mesurer les retombées?

Les médias sociaux comme outil de marketing

Amiando a interrogé près de 1000 organisateurs de festivals et d’événements de tous genres provenant d’Europe (70%), des Amériques (10%) et d’ailleurs dans le monde (20%). Selon le sondage, une majorité d’organisateurs considère que l’usage des médias sociaux est assez important (37%), voire très important (35%) pour des fins de marketing (voir le graphique 1). De tous les réseaux, les plus utilisés sont Facebook (84%) et Twitter (61%), suivis par Xing (46%), YouTube (42%) et LinkedIn (41%). La popularité de Facebook et de Twitter se ressent aussi par la volonté de plus du tiers des répondants à vouloir approfondir leurs connaissances de ces plateformes. Bien qu’il se classe au sixième rang des plus employés, Google+ semble un peu moins connu; 36% y sont actifs et 40% souhaiteraient obtenir plus d’information à son sujet.

 

 

Les objectifs des organisateurs en ce qui concerne les médias sociaux couvrent différents aspects. La notoriété de l’événement et de la marque figuraient en tête des priorités de 70% des organisateurs (voir le graphique 2) et plus de 50% estiment avoir déjà atteint ces objectifs.

 

Le manque de temps constitue la principale raison qui freine la majorité des organisateurs d’événements (54%) à utiliser tout le potentiel des médias sociaux. Le manque de personnel ainsi que les difficultés à mesurer les résultats sont également pointés par le tiers de ceux-ci.

Cinq tactiques sur les médias sociaux pour promouvoir un festival

  1. Structurer les plateformes utilisées pour mieux mesurer les retombées: créer une page sur Facebook et sur Twitter ainsi qu’un hashtag (le symbole #), de même qu’une page sur d’autres réseaux pertinents pour le festival. Choisir et configurer un outil analytique (par exemple Google Analytics) avec votre blogue, votre site Web et vos pages sur les médias sociaux.
  2. Miser sur un contenu de qualité et mettre en ligne du matériel que le lecteur voudra partager à son tour: information exclusive, photos, vidéos, jeux, concours, invitation à un événement spécial, etc.
  3. Se concentrer sur les éléments de la programmation suscitant le plus d’intérêt: des numéros hors du commun, des artistes de renom, un moment clé du festival. Créer un buzz autour des points forts de l’événement.
  4. Faire durer la conversation, avant, pendant et après l’événement: sortir graduellement la programmation, mettre en ligne des campagnes interactives afin d’échanger avec la communauté, publier des extraits de vidéos et des photos suite au festival, répondre aux commentaires, etc.
  5. Incorporer des composantes sociales mobiles sur le site du festival: intégrer des codes QR sur le matériel promotionnel permettant d’accéder à du contenu pertinent (billetterie en ligne, information sur les lieux de spectacles, etc.), identifier le site ainsi que des lieux clés du festival sur Foursquare afin que les participants puissent «s’enregistrer», offrir une zone sans fil dans laquelle les festivaliers pourront par exemple mettre en ligne des photos prises sur le site ou mettre à jour leur statut.

Le cas du festival Oxegen en Irlande

Le festival Oxegen est un important événement musical européen. Suite à son édition 2011, la firme O’Leary Analytics a mesuré l’impact de la présence de ce festival irlandais sur les médias sociaux pendant la période du 1er au 12 juillet 2011. Au total, les activités de près de 200 000 fans ont été examinées sur Facebook et 34 000 mentions ont été analysées.

La journée ayant connu la plus forte présence en ligne fut celle du 6 juillet (voir le graphique 3), soit deux jours avant le début officiel du festival; cela s’explique par la diffusion d’un concours sur les ondes d’une chaîne de radio de Dublin. Pour gagner des billets, le public devait «retweeter» (RT): «I want to go to Oxegen this Friday with the number 1 Oxegen station #spin1038 – RT».

 

Twitter a sans contredit été la plateforme la plus utilisée pour parler du festival (voir le graphique 4); près de trois conversations sur quatre se sont déroulées en moins de 140 caractères. Au cours de la période évaluée par O’Leary Analytics, les administrateurs de la page Facebook ont publié du contenu à 114 reprises, soit moins de dix fois par jour. En moyenne, chaque élément publié a suscité 31 commentaires et 117 mentions «J’aime».

 

Les commanditaires ont également fait l’objet de mentions, principalement ceux ayant commandité une scène, tels que 2FM, Vadafone, Heineken, Red Bull et Hot Press. L’application pour iPhone a aussi favorisé l’usage des médias sociaux une fois sur le site.

 

 

Source: iTunes

Enfin, être actif sur les médias sociaux ne signifie pas uniquement d’y avoir un profil. Cela implique le développement et l’animation d’une communauté, la mise sur pied et l’application d’une stratégie et enfin, l’ajustement des pratiques basées sur une analyse des résultats. Ne négligez pas cette dernière, elle pourrait bien orienter vos prochaines actions et devenir un argument de taille lors de vos futures négociations avec vos partenaires et commanditaires!

Commentaire – Dr Peter Bolan

Dr Peter Bolan, Directeur de l’International Travel and Tourism Management à l’Université d’Ulster, Irlande du Nord.

Dr Peter Bolan est titulaire d’un baccalauréat spécialisé en géographie, de maîtrises en gestion du tourisme et en tourisme électronique et d’un doctorat sur la motivation, l’authenticité et le déplacement dans le tourisme lié à l’industrie cinématographique. Ses domaines d’intérêt et ses spécialités incluent le tourisme lié à l’industrie du cinéma et des médias, le commerce électronique, les médias sociaux et les applications mobiles dans le secteur touristique. Dr Bolan participe actuellement à un projet financé par l’Union européenne qui vise à créer la prochaine génération d’applications mobiles qui fourniront de l’information sur différentes attractions touristiques.

Médias sociaux et festivals/événements

La technologie est en constante évolution et a une énorme incidence sur le monde des affaires. Elle joue un rôle primordial dans le secteur du tourisme où les gens s’attendent à être en mesure d’utiliser la dernière technologie pour réserver leurs vols, leur hébergement, leurs places au restaurant ou acheter des billets et des laissez-passer pour des attractions et des événements. Le seul fait de faciliter cette façon de faire par Internet et sur les sites Web traditionnels ne suffit plus. Selon Weber (2009, 3) « Apprendre à commercialiser des produits sur le Web social exige l’adoption d’une nouvelle façon de communiquer avec un auditoire dans un environnement numérique ». Cela pose des défis aux personnes intéressées du secteur des festivals et des événements, mais crée également d’innombrables possibilités. Les planificateurs et organisateurs d’événements dans le secteur du tourisme doivent faire appel aux médias sociaux populaires s’ils désirent réussir dans le marché concurrentiel d’aujourd’hui.

De plus en plus, le succès exige d’interagir dans les médias sociaux avec les festivaliers et les participants aux événements et même de créer des applications mobiles (apps) que les touristes peuvent utiliser depuis leur téléphone intelligent. La commercialisation sur les médias sociaux (Facebook, Twitter, etc.) est désormais une excellente façon de maximiser la visibilité d’un festival ou d’un événement à peu de frais, et même gratuitement. Toutefois, il s’agit d’un modèle d’affaires et d’une méthode qui diffèrent de la commercialisation sur les sites Web traditionnels. Dans le domaine des sites Web traditionnels, on accorde souvent la même importance à la conception et au contenu. Dans les médias sociaux, la conception n’a que peu d’importance, c’est le contenu qui compte et la participation du consommateur. Les sites Web traditionnels sont conçus pour «attirer l’attention» du consommateur, alors que les médias sociaux visent à «prêter une attention» au client. Il est primordial de prendre conscience de ces différences fondamentales sur le plan de la commercialisation et des affaires en ligne.

Pour ce qui est de mesurer le succès généré grâce aux médias sociaux, de nombreuses entreprises commettent la même erreur. Elles utilisent souvent le nombre de fans ou de followers comme principal indicateur. En fait, cela est plutôt inutile. À moins qu’ils ne publient régulièrement, commentent et soient présents sur le média social et que l’entreprise réponde également et fasse participer le client, rien ne nous permet d’établir que ces fans et ces followers font une différence importante. Les internautes peuvent devenir fans de la page Facebook d’une entreprise et ne plus jamais la consulter. On peut alors affirmer que ce ne sont pas les fans qui comptent, mais plutôt ce que vous faites avec eux.

Un autre facteur important est de ne pas se limiter à une seule forme de média social. Combiner une page Facebook avec Twitter, utiliser Flickr, diffuser des vidéos en temps réel et télécharger une courte vidéo sur YouTube peut mener à un véritable succès et procurer une expérience multidimensionnelle et une plateforme de communication aux festivaliers et participants à un événement. C’est la combinaison de ces différents médias sociaux plutôt que l’utilisation d’un seul ou de deux médias de façon isolée qui peut véritablement permettre de maximiser le succès et de bien exploiter le paysage Web 2.0.

Ouvrage de référence:

Weber, L. (2009) Marketing to the Social Web: How Digital Customer Communities Build Your Business, 2e édition, Londres, Wiley. F

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Ailleurs dans le monde Enjeux Produits et activités

Donner vie au patrimoine culturel par l’imagerie numérique

Plusieurs destinations cherchent à mettre en valeur, de façon authentique, l’histoire et la culture de communautés autochtones. Il s’agit d’une démarche à la fois louable et difficile à réaliser. Pour être authentiques, de tels projets doivent obtenir l’appui et la participation des communautés concernées. Le projet Roots 2 Share est un exemple particulièrement réussi d’exposition muséale numérique ancrée au cœur de la culture des Inuits du Groenland. Il a été présenté par Diederik Verrmann, conservateur au Museon de La Haye aux Pays-Bas lors de la conférence MuseumNext tenue à Barcelone, les 24 et 25 mai dernier.

Ce projet innovateur a été initié par deux musées néerlandais et deux du Groenland. Cette coopération internationale a également requis la participation de la population de ces deux pays. Le projet consistait à lier à leurs sources une collection de plus de 10 000 photographies des années 1960, 1970 et 1980 recueillies par un couple de conservateurs néerlandais, c’est-à-dire les communautés inuites du Groenland. Quelques expositions et activités ont été mises sur pied, incluant un forum expérimental, entièrement dédié au storytelling numérique et au débat (lire aussi: Le pouvoir du storytelling dans une approche marketing).

 Source: Roots 2 Share

Le forum

L’élément principal du projet est un site Web où chacun peut déposer des photographies d’archives dans leur contexte et les enrichir de faits intéressants, de réflexions ou d’expériences personnelles.

Depuis mai 2011, la population du Groenland peut visiter le site www.roots2share.gl afin d’examiner les photos de la collection, c’est-à-dire leur village, leurs grands-parents, leurs parents ou eux-mêmes. Les souvenirs remémorés et les émotions suscitées sont les fondements du projet. Tout visiteur sur le site est invité à annoter les photos dans sa langue. Mentionnons qu’il s’agit du seul site Web traduit en groenlandais de l’Est (le site est également disponible en groenlandais de l’Ouest, en anglais et en danois).

 

Source: Roots 2 Share

Des informations peuvent être ajoutées à propos de chaque photo et tous peuvent commenter les contributions des autres. L’objectif est de donner au public, aux musées et aux communautés une occasion de découverte, de discussion et d’apprentissage mutuel. C’est le concept de multivoicedness ou «voix multiples».

De cette ouverture sont ressortis des témoignages particulièrement touchants, des commentaires pertinents et des réflexions qui ont enrichi le site Web, mais également l’exposition des photographies dans les musées impliqués.

Outre les contributions des membres des communautés inuites et des institutions muséales, des commentaires intéressants proviennent d’une activité scolaire organisée aux Pays-Bas. Celle-ci consistait à demander aux enfants d’écrire une petite histoire inspirée d’une photographie de leur choix. Ces histoires sont incluses sur le site Web du projet et plusieurs accompagnent les photos lors des expositions.

La vidéo ci-dessous témoigne de la richesse et de la diversité des contributions.

Restituer l’héritage culturel

Le Groenland est souvent perçu comme une terre inhabitée, mais quelque 56 000 personnes, principalement des Inuits, y vivent, et ce, depuis probablement 4000 ans. La capitale, Nuuk, est une cité moderne comptant 16 000 habitants. La majorité de la population mène toujours un mode de vie traditionnel marqué par la pêche, la chasse et, maintenant, le tourisme. Les recherches des observateurs ayant mené à cette impressionnante collection de photos portaient sur la transformation du mode de vie de la communauté inuite alors que les commodités modernes et l’ouverture sur le monde extérieur gagnaient l’île.

Aborder les questions d’héritage dans les expositions muséales soulève souvent des enjeux émotionnels puisqu’on fait référence à l’identité culturelle d’un peuple. De cette prémisse est née l’idée de Roots 2 Share. La numérisation et le partage de ces photographies répondaient à un désir des Inuits de se voir restituer leur patrimoine culturel. Également, les photos stimulent le dialogue à propos du passé et du présent, et ce, entre les générations.

En amenant les sujets des images à raconter leur histoire à la première personne, on tend à les rapprocher de l’auditoire. Il était donc urgent pour les responsables de l’exposition de solliciter les communautés puisque de nombreux individus concernés sont vieillissants. Le savoir traditionnel et les expériences personnelles pourraient être perdus au fil du temps.

La mobilisation

Les organisateurs étaient conscients que le souhait de connecter une petite communauté de chasseurs et de pêcheurs à un site Web aux fonctionnalités avancées ne serait pas une tâche facile. Pour y arriver, ils ont développé quelques activités:

  • Consultations auprès d’un groupe de cinq Groenlandais de l’Est;
  • Sélection des images réalisées par les Groenlandais eux-mêmes;
  • Réunions dans plusieurs communautés;
  • Enregistrement vidéo de quelques réactions parmi l’assistance, de commentaires et d’anecdotes personnelles;
  • Introduction du site Web auprès des élèves et des enseignants dans les écoles. Cette action visait à rapprocher les générations.

Susani Umerineq aide sa grand-mère Thomasine à rédiger une histoire.

Source: Crédit photo: Diederik Veerman, mai 2011. Roots 2 Share, From archive photographs to digital heritage forum

Ces actions ont permis de mobiliser la population locale au projet. Plusieurs individus se sont offerts pour raconter leur histoire et se sont graduellement approprié le site Web et la collection de photos.

Voir grand

Le concept de «voix multiples» où l’héritage n’est plus lié à une seule explication ou à une seule vérité est intéressant pour de multiples projets de mise en valeur du patrimoine culturel. Roots 2 Share pourrait agir en tant que plateforme universelle pour interagir à propos de l’héritage culturel. Le site Web développé pour Roots 2 Share est un logiciel «libre» (open source) et il est possible de l’utiliser et de l’adapter à d’autres projets semblables.

 

Enfin, la société groenlandaise – et plusieurs autres – fait actuellement face à quelques enjeux liés aux changements climatiques, à la mondialisation et à la modernisation. Internet peut être vu comme une menace à sa culture ou, au contraire, comme une occasion de suivre le processus de changement et d’aider à la continuité pour les générations futures.

 

Sources:

– Buijs, Cunera et Veerman, Diederik. «Roots 2 Share – From archive photographs to digital héritage forum», 2012.

– Veerman, Diederik. «Roots 2 Share: from dusty photographs to dynamic events», présentation lors de la conférence MuseumNext, 24 mai 2012.

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Produits et activités Tendances

Les musées en 2012: trois tendances sous les projecteurs

Le milieu muséal ne cesse d’innover dans ses pratiques et sa gestion. D’une exposition d’œuvres d’art aménagée temporairement en plein air aux quatre coins de la ville à des collectes de fonds virtuelles, la créativité se perçoit et se vit au sein de nombreuses communautés. Que ce soit pour séduire de nouvelles clientèles ou pour renouveler et adapter leurs contenus, des gestionnaires explorent les possibilités qu’offrent les tendances actuelles et tentent de les exploiter au mieux.

L’American Association of Museums (AAM) a assemblé dans un document les sept principales tendances observées au cours des dernières années. En voici trois, accompagnées chacune d’un exemple de musée américain.

1. Le musée sort de ses murs

S’inspirant de la tendance des espaces éphémères (pop-up) notamment adoptée par la cuisine de rue et les boutiques extérieures temporaires, les musées sortent à leur tour de leurs murs. Cette pratique leur permet entre autres de séduire de nouvelles clientèles, de tester des expositions inédites et de servir de laboratoire pour innover ou expérimenter des projets inhabituels.

Exemple: l’initiative Inside/Out

Le projet Inside/Out, élaboré par le Detroit Institute of Arts, consiste en l’utilisation de différents espaces de la ville comme lieu de diffusion. Au total, 80 reproductions de chefs-d’œuvre du musée ont été exposées dans les rues et les parcs de la grande région métropolitaine de Détroit, entre septembre et décembre 2011, puis à nouveau du 1er avril au 30 juin 2012.

Les résidents et les visiteurs des quartiers peuvent télécharger les cartes en ligne avant d’effectuer le circuit à pied ou à vélo. Le succès de cette initiative a été rendu possible par une étroite collaboration entre le musée et les communautés locales, qui ont accepté d’exposer les œuvres sur leurs terrains et de porter plus loin l’expérience en offrant des visites guidées ainsi que des activités éducatives.

 

Source: Detroit Institute of Arts

Cette tendance rappelle aussi la tradition des performances artistiques extérieures que l’on trouve encore aujourd’hui dans plusieurs quartiers touristiques urbains.

2. Des visiteurs participatifs

Les échanges entre les musées et les visiteurs se multiplient, et l’usage des médias sociaux y est pour quelque chose. Le public d’aujourd’hui tend à quitter son rôle d’observateur pour celui de collaborateur. Outre la participation de bénévoles dans certains volets des activités, qui nécessitent parfois une forme d’engagement plus structurée, on compte davantage de projets ponctuels qui font appel à l’implication spontanée du public (lire aussi : Comment attirer les jeunes adultes dans les musées). Ce type de mobilisation s’inscrit de plus en plus dans les stratégies marketing des institutions muséales, qui ont saisi les avantages pouvant découler de telles actions.

Exemple: choisir le contenu d’une exposition

L’équipe du Smithsonian American Art Museum (SAAM) de Washington a invité son public à collaborer à l’une des étapes de création de son exposition The Art of Video Games, en lui demandant de l’aider à en choisir le contenu. Entre le 14 février et le 17 avril 2011, le public avait la tâche de choisir les jeux vidéo qui feraient partie de l’exposition prévue du 16 mars au 30 septembre 2012.

Afin de diriger le choix des participants, un groupe de spécialistes incluant des développeurs, des concepteurs, des journalistes et des pionniers de l’industrie du jeu vidéo a effectué une présélection de 240 jeux selon des critères précis. À partir de cette liste, le public prenait le relais pour restreindre ce nombre à 80. Au total, le musée a reçu 3,7 millions de votes provenant de 119 000 personnes de 175 pays. En plus de contribuer à la sélection du contenu, les participants ont fait rayonner l’exposition au-delà des frontières américaines.

Source: Smithsonian American Art Museum

3. Un financement alternatif

Pour financer leurs activités, des musées mettent en pratique des méthodes innovantes alliant la philanthropie, la mobilité et les médias sociaux. On observe d’ailleurs de plus en plus de plateformes Web qui offrent des services de crowdfunding, c’est-à-dire de financement privé collecté auprès de particuliers pour la réalisation de projets précis (lire aussi: Le financement privé en culture), dont les principaux acteurs sont Kickstarter, Indiegogo et Peerbackers.

 

Source: Kickstrater

Le microfinancement intègre également les médias sociaux à travers des applications. L’une des particularités de cette forme de collecte de fonds privés est l’intérêt qu’accordent les donateurs envers les projets qu’ils financent. Ultimement, certains participeront à la création d’une communauté qui soutiendra le projet, une fois que ce dernier aura été mis sur pied.

Si le financement volontaire sur Internet prend de l’ampleur aux États-Unis, ce phénomène demeure pour l’instant illégal au Canada. Ce n’est probablement qu’une question de temps avant que les autorités canadiennes approuvent ce mouvement déjà bien en place chez nos voisins ainsi que dans plusieurs autres pays.

Exemple: l’application FundRazr

Le Museum of Science de Boston a lancé, à l’hiver 2011, un défi à ses fans Facebook dans le but de faire commanditer collectivement l’un des sièges du planétarium Hayden, à la suite de ses rénovations. À l’aide de l’application FundRazr, accessible directement sur la page Facebook du musée, les fans devaient cumuler la somme de 2 500 dollars américains, en faisant des dons de 1$ à 50$, en échange desquels ils obtenaient des avantages tels que des entrées privilégiées pour des événements et des laissez-passer. Bien que l’objectif financier n’ait pas été atteint, en portant la collecte de fonds sur Facebook, le musée a donné au projet une visibilité non négligeable et a contribué à la sensibilisation du public envers ses besoins.

 

Source: Facebook – Museum of Science

L’usage croissant des technologies révolutionne graduellement le milieu muséal et se traduit par l’emploi d’outils et de procédés conçus tant pour les gestionnaires que pour les visiteurs. Et vous, quels sont les exemples qui vous ont le plus marqué, au cours de la dernière année?

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel.

 

Sources:

• American Association of Museums. «TrendsWatch 2012: Museums and the Pulse of the Future», 2012.

• McKenna, Alain. «Le financement par internet à la Kickstarter encore illégal au pays», La Presse, 9 mai 2012.

Sites Web:

• American Association of Museums

• Americans for the Arts

• Center for the Future of Museums

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Enjeux Tendances

Le patrimoine religieux et son héritage architectural

Depuis 1995, le gouvernement du Québec a injecté près de 255 millions de dollars dans la restauration du patrimoine religieux de la province. On remarque ici, comme ailleurs dans le monde, un besoin de se réapproprier l’espace des lieux de culte, parfois laissés à l’abandon, afin de les préserver et de leur redonner vie. Entre le statu quo et la démolition, il existe un éventail de transformations permettant de protéger la symbolique de ces temples sacrés, de la mettre en valeur et de lui rendre hommage. Quelles églises ont fait place au restaurant Le Sacristain de Trois-Rivières, à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal et à la bibliothèque Memphrémagog de Magog?

Vous pouvez consulter le commentaire de Luc Noppen, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain, au bas de la page.

Paysage immobilier des lieux de culte québécois

On compte 2 751 lieux de culte au Québec, dont 2 023 de tradition religieuse catholique, 238 de tradition anglicane et 532 d’autres religions (certains accueillent plus d’une tradition sous leur toit). Selon le Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ), autrefois connu comme la Fondation du patrimoine religieux du Québec (1995-2007), 40% de ces lieux possèdent une forte valeur patrimoniale d’un point de vue architectural, artistique ou historique.

Dans son bulletin d’avril 2012, le CPRQ annonce que 270 lieux de culte québécois, soit 10% de l’ensemble de ces lieux, sont visés par une fermeture, une vente ou une transformation. Ce phénomène touche autant les milieux ruraux que les milieux urbains; les églises bâties entre 1945 et 1975 sont particulièrement concernées. Leur design extérieur aux allures parfois plus modernes de même que leur plus petite superficie intérieure pourraient expliquer ce choix.

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Lorsque l’on observe le paysage québécois, il est possible de deviner l’existence de certains villages par la présence de clochers qui se dessinent à l’horizon. Outre leur caractère sacré, ces temples religieux jouent un rôle de repère territorial et identitaire. Les enjeux relatifs à la destruction ou au changement de vocation des églises sont de toute évidence complexes, en raison de l’emplacement central de ces édifices et de la symbolique qu’on leur associe.

Bien que le Québec se laïcise progressivement, l’héritage immobilier laissé par notre passé religieux touche à la fois les citoyens croyants et les athées. Depuis plusieurs années, de nombreuses communautés de la province joignent leurs forces afin de sauvegarder ce patrimoine, témoin de notre histoire. Cette participation citoyenne est d’ailleurs fortement encouragée par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine ainsi que par l’Assemblée des évêques catholiques du Québec, qui, ensemble, ont développé un protocole d’entente visant le changement de vocation partiel ou entier de certaines églises.

Le documentaire Ne touchez pas à mon église!, diffusé pour la première fois le 22 février dernier, illustre bien cette volonté de préserver nos lieux de culte à travers l’exemple de la municipalité de Saint-Camille.

 

Source: Ne touchez pas à mon église!

Des exemples inspirants

Depuis longtemps, la fonction des églises québécoises va au-delà de leur vocation religieuse: lieux de rencontre entre citoyens, centres culturels et communautaires, lieux d’enseignement, etc. Cependant, depuis quelques années, on assiste à des transformations majeures qui, en plus de protéger le patrimoine, mettent en valeur le cachet unique de l’architecture de ces lieux de culte. Voici quelques exemples locaux et internationaux.

Hôtel

L’église des Frères mineurs, située à Malines, en Belgique, a reçu un second souffle à la suite de sa désacralisation, puis de sa vente au groupe Martin’s Hotels. Connu sous le nom de Martin’s Patershof, cet hôtel met en valeur sa vocation d’antan avec une touche de modernité depuis 2009. Il compte au total 79 chambres.

 

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Source: Martin’s Patershof

Restaurant

La restauration trouve également sa place dans plusieurs lieux de culte à travers le monde. C’est le cas, entre autres, des restaurants Le Sacristain, situé à Trois-Rivières, The White Rabbit, dans la région de Dempsey, à Singapour, et The Church, à Dublin.

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Sources: Le Sacristain(Trois-Rivières) ; The White Rabbit (Singapour) ; The Church (Dublin)

Les dimensions de certaines églises peuvent aussi favoriser la tenue de grands événements. Par exemple, à Napier, en Nouvelle-Zélande, le restaurant et bar The Old Church se démarque par son volet événementiel et son cadre enchanteur.

 

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Source: The Old Church

Bibliothèque

La conversion d’églises en bibliothèques se fait depuis plusieurs années dans la province. Au début des années 1980, l’ancienne église anglicane St. Matthew de Québec, classée monument historique, est devenue la bibliothèque Saint-Jean-Baptiste. Plus récemment, à l’automne 2011, l’ancienne église Sainte-Marguerite-Marie de Magog a accueilli la bibliothèque Memphrémagog.

 

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Source: Ville de Magog

Salle de spectacle

La qualité acoustique de certaines églises ainsi que leur décor exceptionnel ont incité des communautés ou des promoteurs à transformer leur lieu de culte en salle de spectacle. On peut penser à l’ancienne église Erskine and American devenue la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal, à l’ancienne église méthodiste Wesleyan, devenue le Central Hall Westminster, à Londres, ou encore à l’église Saint-Siméon, à Bordeaux, transformée en salle de cinéma indépendant.

 

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Sources: Salle Bourgie MBAM; Le Central Hall Westminster; Cinéma Utopia (Bordeaux)

La conservation de nos lieux de culte suscite un grand intérêt. Selon Jocelyn Groulx, directeur du CPRQ, «en plus des considérations architecturales et urbaines, la concertation entre les propriétaires et le milieu apparaît comme un facteur de succès incontournable».

Luc Noppen, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM et spécialiste internationalement reconnu du patrimoine religieux, explique que le Québec se distingue par une expérience notable en matière de conversion d’églises; l’équipe de recherche qu’il dirige a ainsi déjà recensé plus de 600 de ces bâtiments qui ont changé de vocation. «Le plus difficile reste toutefois à venir, précise-t-il. Car bientôt, c’est pour des églises de grande intensité patrimoniale qu’il faudra trouver de nouveaux usages, chaque fois appropriés à la valeur symbolique de ce que tous considèrent comme des joyaux du paysage construit québécois».

Cette analyse a été rédigée en collaboration avec Caroline Lévesque.

Commentaire de Luc Noppen

Luc Noppen – Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain

Luc Noppen est professeur au Département d’études urbaines et touristiques de l’Université du Québec à Montréal depuis 2001; auparavant il a enseigné à l’Université Laval (depuis 1972), au Département d’histoire et à l’École d’architecture. Il a été invité par l’UQAM à devenir le premier titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain (2001-2008), à l’École des sciences de la gestion.

Spécialiste reconnu de l’histoire de l’architecture et de la conservation architecturale au Québec, Luc Noppen œuvre depuis quarante ans en recherche et enseignement en histoire de l’architecture et en patrimoine; il a à son actif plus de trente livres et plus de trois cents articles, rapports et communications scientifiques. Il dirige et co-dirige un groupe de 25 étudiant(e)s à la maîtrise et au doctorat et accueille chaque année deux stagiaires post-doctoraux.

Luc Noppen travaille sur le patrimoine religieux du Québec depuis 1970. Il a d’abord longuement œuvré à caractériser l’architecture religieuse; puis s’est engagé dans la conservation et la mise en valeur de ce patrimoine, particulièrement menacé depuis que la désaffection du culte s’accélère. Avec sa collègue Lucie K. Morisset il a cosigné en 2005 «Les églises du Québec, un patrimoine à réinventer» (Presses de l’Université du Québec); il a été l’organisateur du colloque international «Quel avenir pour quelles églises? / What Future for Which Churches?», tenu à l’UQAM en octobre 2005 dont les actes ont été publiés (Presses de l’Université du Québec); il a organisé aussi le récent colloque international interuniversitaire sur l’avenir des abbayes, couvents et monastères, qui s’est tenu à Montréal et à Québec à l’automne 2009 («Des couvents en héritage / Religous Houses: A Legacy»).

Biographie complète

Le Québec a acquis au fil des ans une bonne expérience en conversion d’églises: la base de données de la CRC en patrimoine urbain de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM recense déjà quelque 697 cas d’églises qui ont changé de vocation. Mais contrairement à l’Europe où plusieurs de ces églises – paroissiales et abbatiales – ont été valorisées à des fins touristiques, notamment comme hôtels et restaurants de luxe, musées, centres d’interprétation ou centres d’accueil touristiques, le catalogue québécois démontre une nette préférence pour des usages locaux et communautaires, notamment parce que l’intensité patrimoniale de ces monuments permettait un retraitement architectural important.

Au Québec, il n’y a guère que l’ancienne église Saint-Georges de Baie-Comeau, convertie en Station d’exploration glaciaire du Jardin des glaciers, qui constitue un réel produit d’appel touristique. Cette initiative, appuyée par tous les acteurs socio-économiques du milieu, a d’ailleurs permis d’attirer les grands navires de croisière durant la saison estivale.

 

Source: Église Saint-Georges de Baie-Comeau, © Luc Noppen 2011

Ailleurs, églises et chapelles historiques, toujours utilisées comme lieux de culte, appuient modestement la mise en tourisme de quartiers historiques (Montréal, Québec, Trois-Rivières) en étant ouverts aux visiteurs ou, quelquefois, en faisant l’objet de circuits de visites et d’activités culturelles. La Ville de Québec a pris une bonne longueur d’avance avec les initiatives de la Corporation du patrimoine et du tourisme religieux de Québec, dont la programmation est très appréciée. Les bateaux de croisière fournissent d’ailleurs un public non négligeable aux églises et couvents réputés du Vieux-Québec, site du patrimoine mondial. À cet égard, il vaut la peine de mentionner comment les sites religieux et/ou sacrés sont un produit d’appel incontournable dans les destinations internationales de qualité.

Au Québec, comme dans tout l’Occident chrétien, la désaffection massive du culte entraîne la fermeture d’églises et le phénomène va grandissant. Une question s’impose : comment fera-t-on visiter à l’avenir des lieux vidés de leur animation historique, qui jusqu’ici étaient interprétés quotidiennement par la perpétuation d’usages et de rites séculaires ? Devra-t-on engager et former des figurants pour faire revivre le cérémonial de la messe, des processions, des rites funéraires ? Qui visitera une église vide qui ne sert qu’à être regardée, surtout si le regard n’est désormais plus informé d’une culture chrétienne préalable ?

Au Québec, l’église Saint-Pierre de l’île d’Orléans préfigure ce qui nous attend: la plus ancienne église du Québec – classée monument historique en 1958 – espère toujours quelque visiteur qui s’intéresserait à un intérieur privé d’usage et de sens. Plus généralement, que fera-t-on de ces quelques 200 églises historiques, protégées en vertu de la Loi sur les biens culturels, qui seront toutes abandonnés par leurs propriétaires actuels, paroisses ou diocèses. Leur caractère précieux nous empêchera d’en faire des plateaux sportifs ou des centres communautaires; mais il nous faut d’urgence inventer un propriétaire – on sait déjà que ce ne sera pas un ordre de gouvernement – qui aura comme mission de les patrimonialiser et de les mettre en tourisme pour continuer à affirmer les identités et contribuer au tourisme urbain ou au développement local.

 

Source: Église Saint-Pierre de l’Île d’Orléans, © Luc Noppen 2010

Au cœur de ces conversions et de la planification du destin des églises s’imposent la culture locale et l’imbrication du fait religieux dans cette culture. Les conversions menées en Grande-Bretagne, en Allemagne, au Pays-Bas et en France sont ainsi colorées par une histoire nationale et la position historique des traditions religieuses historiques dans le temps long de la nation. Même entre le Canada et le Québec, les attitudes face à ce patrimoine varient : on n’imagine pas qu’un bar de spectacles érotiques puisse s’installer dans une église fermée au culte au Québec, alors qu’à Toronto cela se pratique. Il y a quelques années encore, l’idée qu’un groupe de jeunes des deux sexes puissent jouer au basketball dans une nef québécoise puis aller prendre une douche au sous-sol aurait créé des remous. Aujourd’hui pourtant cela se fait sans aucun encadrement légal ou réglementaire nouveau.

 

Source: Église Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie de Granby, © Chantal Lefebvre 2005

C’est dans le but de confronter l’expérience québécoise à celle de l’Occident chrétien que la CRC en patrimoine urbain organise des rencontres internationales. Le colloque organisé en 2005 à Montréal sur le thème Quel avenir pour quelles églises ? a permis de créer un réseau expert, alimenté annuellement par des rencontres et séminaires. Officiellement constitué en 2010 à Canterbury (UK) en 2010, le forum Future for Religious Heritage, dont la CRC en patrimoine urbain est un membre fondateur, se réunira en novembre prochain à Venise, pour explorer plus avant et mettre en commun l’expertise internationale, dont celle, bien affirmée, du Québec. Ainsi l’UQAM offrira tout au long de l’automne 2012 un séminaire hebdomadaire sur le patrimoine religieux (EUR-8511, tous les lundis à 18h) auquel seront conviés des experts occidentaux (UK, Allemagne, Suède, Belgique et Pays-Bas).

 

Sources:

– Bernier, Lyne. «La conversion des églises à Montréal: État de la question», Architecture Canada, Vol. 36 no.1, 2011, p. 41-64.

– Collectif. «Églises reconverties». Paris, Éditions Ereme, 2007, 216 p.

– Conseil du patrimoine religieux du Québec. «Nos églises: un patrimoine à convertir», hiver 2011-2012.

– Conseil du patrimoine religieux du Québec. «Que deviennent nos églises en mutation?», no 1, avril 2012.

– Fondation du patrimoine religieux du Québec. «Inventaire des lieux de culte du Québec – Rapport d’activités», 25 février 2005.

– Gagnon, Jean-François. «La plus belle bibliothèque au Québec», La Tribune, 22 novembre 2011.

– Gaudreau, Jérôme. «Nouvelle bibliothèque: un choc entre la culture, la technologie et le patrimoine», La Tribune, 13 novembre 2011.

– Lévesque, Caroline. «Développement du tourisme au sein de la Fabrique de la paroisse Notre-Dame de Montréal», 5 mai 2011.

– Morisset, Lucie K., Noppen, Luc et Coomans, Thomas. «Quel avenir pour quelles églises? / What Future for Which Churches», Patrimoine urbain, Presses de l’Université du Québec, 2006.

– Noppen, Luc et Morisset, Lucie K. «Heritagization of Church Buildings. Quebec and North American Perspectives», dans Loci Sacri. Understanding Sacred Places, sous la direction de Bart Verschaffel, Jan de Maeyer et Thomas Coomans, Leuven University Press, 2011, p. 243-255.

– Noppen, Luc et Morisset, Lucie K. «Les églises du Québec: Un patrimoine à réinventer», Patrimoine urbain, Presses de l’Université du Québec, 2010.

– Noppen, Luc. «Church Conversion in North America and Quebec» «Beispiele von Umnutzungen und Nutzungserweiterungen aus dem Ausland: Québec in Amerika» Actes du Colloque international KirchenWechsel der Nutzung – Nutzen des Wechsels tenu les 22-24 septembre 2010 à Mullheim-Duisburg (Allemagne), p. 109-124.

– Secrétariat des commissions de l’Assemblée nationale du Québec. «Croire au patrimoine religieux du Québec», juin 2006.

 

Sites Web

– Central Hall Westminster

– Chaire de recherche du Canada en patrimoine religieux bâti de l’Université Laval

– Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain ESG-UQAM

– Chaire religion, culture et société de l’Université de Montréal

– Cinéma Utopia

– Conseil du patrimoine religieux du Québec

– Fiducie du patrimoine ontarien

– Inventaire des lieux de culte du Québec

– Le Sacristain

– L’Observateur du patrimoine

– Martin’s Patershof

– Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine

– Musée des beaux-arts de Montréal

– The Church

– The Old Church

– The White Rabbit

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

La chasse aux œufs

Depuis le 21 février dernier, plus de 200 œufs prennent d’assaut le centre-ville de Londres. Comme dans une chasse au trésor, les participants récoltent des indices et arpentent les rues de la ville afin de trouver les œufs; une activité urbaine alliant le jeu et les arts.

Représentant de véritables œuvres d’art, les œufs sont conçus en fibre de verre et mesurent 76 centimètres de hauteur. Ils sont plus d’une centaine d’artistes provenant de toutes sortes de disciplines à les confectionner: architectes, designers, bijoutiers, artistes de rue, etc.

 

Source: The Fabergé Big Egg Hunt

L’aventure de 40 jours et de 40 nuits, soit la période du carême, est une initiative de deux organismes de charité, Elephant Family et Action for Children, cherchant chacune à recueillir des dons en argent par la vente aux enchères des œufs qui suivra l’événement après Pâques.

 

Les chefs, les restaurateurs et les hôteliers de Londres sont également invités à intégrer à leur menu un plat créé sous le thème de l’œuf. Les profits réalisés par la vente de ces plats augmenteront les sommes accumulées par cette collecte de fonds soigneusement orchestrée.

 

Source:

– Infopresse. «La chasse aux œufs bientôt ouverte à Londres» h, 9 février 2012.

Site Web:

– The Fabergé Big Egg Hunt

 

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Enjeux Produits et activités

Revitaliser des petites municipalités par les arts et la culture

Les arts et la culture contribuent au développement de plusieurs communautés rurales du Québec. En plus de leur apport à l’offre touristique, mentionnons leur impact social, notamment sur la qualité de vie des citoyens. D’une vieille usine métamorphosée en un dynamique carrefour culturel aux projets lancés par des artistes entrepreneurs, les petites municipalités du Québec ont tout avantage à être créatives.

 

Se développer grâce aux arts et à la culture

Selon un rapport élaboré par Regional Cities East, une alliance de 6 villes du Royaume-Uni, les petites municipalités auraient tout avantage à inclure les arts et la culture dans leur stratégie de développement pour 6 raisons:

  1. stimuler une activité économique complémentaire;
  2. donner une seconde vie aux biens immobiliers et à d’autres équipements, afin de veiller à la conservation du patrimoine;
  3. créer ou bonifier un sentiment identitaire fort et positif des habitants envers leur ville ou leur région;
  4. susciter la mobilisation citoyenne et rendre la population active dans sa municipalité;
  5. favoriser les échanges interculturels entre les citoyens et rassembler des individus provenant de différentes origines;
  6. inclure les groupes marginaux et les faire participer à des actions collectives.

En plus de ces 6 éléments, une étude de l’OCDE indique que le secteur de la culture peut contribuer à la lutte contre l’exode de la population et au développement du tourisme dans de nouveaux lieux.

L’exemple de la Vieille Usine de L’Anse-à-Beaufils

Voici un exemple de projet démontrant le potentiel de ce secteur, tiré du rapport La culture mise en pratique[s], publié par le réseau Les Arts et la Ville. Le village de L’Anse-à-Beaufils, situé à Percé, en Gaspésie, a vu plusieurs de ses bâtiments et de ses infrastructures portuaires se dégrader au fil des années. En 1997, un citoyen du village, touché par la dégradation de ce patrimoine, invitait sa communauté à se joindre à son projet visant la revitalisation du port par la conversion de l’ancienne usine de transformation de la morue en centre culturel (La vieille usine).

Source: Studiodlvu

En peu de temps, 49 citoyens rassemblaient 125 000$, fondaient l’organisme Tourisme Anse-à-Beaufils et établissaient des partenariats ainsi que des ententes avec des intervenants publics et privés, locaux et régionaux. En 2000, la Vieille Usine accueillait ses premiers visiteurs dans un lieu composé d’un café-bistro, d’une salle de spectacles de 130 places, d’une salle d’exposition, d’un studio d’enregistrement et d’ateliers pour artistes.

En 2010, le chiffre d’affaires de la Vieille Usine s’élevait à un peu plus de 500 000$. Ce carrefour culturel a permis de créer et de conserver 29 emplois réguliers, de diversifier l’économie du village et de vulgariser les arts auprès des citoyens et des touristes qui visitent la région. Son taux de fréquentation toujours croissant et la diversité de sa programmation témoignent aussi de la réussite de ce projet.

Les artistes dans les petites municipalités

Une étude publiée en 2010 par Hill Stratégies démontre que le quart des artistes du Canada, soit des individus qui consacrent plus de temps à leur art qu’à toute autre profession, résident dans des municipalités de 500 000 habitants et moins. Au Québec, ils représentaient 0,71% de la population active en 2006.

Certaines de ces municipalités voient l’éclosion de projets culturels grâce à leurs artistes entrepreneurs, qui désirent demeurer dans leur région et pour qui cette idée passe par la création d’une entreprise. Par exemple, à Sainte-Flavie, en Gaspésie, l’artiste Marcel Gagnon a mis sur pied un centre d’art mettant en valeur les œuvres de 5 artistes, membres de la famille Gagnon. Ce pôle culturel situé en bordure du fleuve Saint-Laurent est aussi un lieu touristique qui comprend une galerie d’art, une auberge, un restaurant et une boutique de souvenirs.

 

Source: Centre d’art Marcel Gagnon

Où vivent les artistes québécois? Selon Hill Stratégies, la région des Cantons-de-l’Est compte la plus forte concentration d’artistes. En plus de la municipalité de Bolton-Ouest, qui domine la province et le pays avec une concentration de 10,47% (voir tableau 1), mentionnons Eastman, le canton de Potton et la ville de Sutton, qui se classent dans les 5 premiers rangs.

La région des Laurentides est également le berceau de plusieurs artistes, notamment Saint-Sauveur et Val-David. La créativité du milieu artistique de cette région s’exprime jusque dans les lieux de diffusion. Par exemple, à Val-David, la Fondation Derouin a aménagé les Jardins du précambrien, un lieu naturel qui accueille des événements culturels et qui met en valeur des œuvres multidisciplinaires à même des sentiers en forêt.

Source: Les Jardins du Précambrien

Maximiser ses chances de succès

Pour obtenir les retombées souhaitées, Regional Cities East recommande 4 actions aux autorités locales, régionales ou nationales:

  1. collaborer avec des partenaires afin de mettre en commun des ressources matérielles, immobilières et humaines;
  2. mobiliser les citoyens, condition préalable à l’éclosion d’une ville créative;
  3. développer des pôles culturels avec l’aide de programmes de co-investissement qui assurent le regroupement des ressources indispensables au succès des projets;
  4. faire preuve d’un esprit d’initiative créatif afin d’intégrer les projets culturels dans les priorités des autorités locales.

Se différencier par la culture

Le tourisme culturel a le potentiel d’accroître l’attractivité et la compétitivité des régions. La dimension locale de ce secteur d’activités est un facteur qui permet aux municipalités de se différencier sur une échelle régionale, nationale, voire mondiale. Bien qu’il soit possible de s’inspirer d’exemples, il n’existe certes pas de modèle applicable à tous. Il importe donc de faire en sorte que les intervenants des milieux touristique et culturel aient une vision commune, et de faire preuve de créativité pour développer une expérience culturelle authentique, distincte et prospère.

 

Sources:

– Les Arts et la Ville. «La culture mise en pratique[s]», mai 2011.

– American Planning Association. «How Arts and Cultural Strategies Create, Reinforce, and Enhance Sense of Place», 2011.

– Hill Stratégies Recherche Inc. «(Petites) villes créatives», Regards statistiques sur les arts, vol. 10, no 2, août 2011.

– Hill Stratégies Recherche Inc. «Les artistes dans les petites villes et les municipalités rurales du Canada – Basé sur le recensement de 2006», Regards statistiques sur les arts, vol. 8, no 2, janvier 2010.

– Regional Cities East. «Bigger Thinking for Smaller Cities – How Arts and Culture Can Tackle Economic, Social and Democratic Engagement Challenges in Smaller Cities», septembre 2010.

– OCDE. «L’impact de la culture sur le tourisme», janvier 2009.

– Duxbury, Nancy, et autres. «Developing and Revitalizing Rural Communities Through Arts and Creativity», mars 2009.

 

Sites Web:

– La Vieille Usine

– Le Centre d’Art Marcel Gagnon

– Les Jardins du précambrien

 

 

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Ailleurs dans le monde Technologies

Des guides touristiques personnalisés

La firme autrichienne Nectar & Pulse a développé un concept de guide touristique personnalisé. Les prémisses de cette initiative reposent sur la volonté de présenter des lieux parfois moins connus des touristes, de mettre en valeur le caractère authentique de la ville et de faciliter l’accès à des suggestions faites par des personnes habitant l’endroit.

Source: Nectar & Pulse

Le contenu est d’abord classé par ville, puis par profil. Ainsi, si vous prévoyez visiter Londres, vous consulterez les vitrines de ses ambassadeurs locaux. Par la suite, si vous lisez le profil de Martine par exemple, et que vous semblez avoir des intérêts similaires, vous opterez pour ses recommandations. L’utilisateur peut ajouter les suggestions de plus d’une personne à son guide.

 

Source: Nectar & Pulse

Une fois les sélections complétées, il ne reste qu’à commander son guide fait sur mesure. Pour un aperçu du concept, visionnez la courte vidéo ci-dessous.

 

Jusqu’à présent, le projet s’est développé dans neuf villes: Londres, Stockholm, Vienne, New York, Berlin, Barcelone, Paris, Tel Aviv et Zurich.

Sources:

• Fischer Regina. «City guides for travelers customized with tips from local ‘soulmates’», SpringWise.com, 13 septembre 2011.

• Nectar & Pulse

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Le Bus des Curiosités

Les citoyens de la Communauté de Communes du canton de Podensac, en France, disposent d’une programmation culturelle reposant sur un concept de rendez-vous surprises: le Bus des Curiosités. Lors d’une réservation, seuls l’heure du départ et le lieu de rencontre sont connus, le spectacle demeure un mystère jusqu’à ce que l’autobus dépose ses passagers sur place.

Cette idée originale, financée par le Département et la Région, jouit d’un budget de 60 000 € par année. Au total, 13 sorties sont inscrites au calendrier, dont des projections ou des représentations en avant-première. Pour les participants, les prix comprenant le déplacement et le spectacle varient entre 6 et 12 €.

Cette démarche, portée par l’association Bus des Curiosités, vise plusieurs objectifs : offrir une programmation culturelle de qualité à un public rural, contrer l’isolement de certains publics, promouvoir la création artistique et réduire le transport individuel.

Le Bus des Curiosités pourrait bien dévorer les routes d’autres communes de la France. Se rendra-t-il jusqu’au Québec?

 

Sources:

«Ceux qui aiment la culture prendront le Bus des Curiosités», 11 octobre 2011.

Sites Web:

– Le Bus des Curiosités:

– La Communauté de Communes du canton de Podensac

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

L’Épicier d’art

À Nantes, en France, se trouve une boutique qui vise à démocratiser le commerce d’œuvres d’art. L’Épicier d’art se veut un lieu d’exposition et de vente de créations d’amateurs et parfois de professionnels. Il répond aux besoins des artistes qui n’accèdent généralement pas au circuit plus élitiste d’une majorité de galeries d’art.

Une occasion d’affaires pour les acheteurs et les vendeurs

L’Épicier d’art permet à environ 300 artistes de présenter leurs créations de tous genres: principalement des toiles, mais aussi des sculptures et des photographies. Au total, il accueille près de 1 500 œuvres sous son toit, dont les prix oscillent entre 10 € et 200 €. Il représente également un lieu d’échange entre le public et les artistes, bien que ce ne soit pas sa vocation première. Une combinaison de facteurs où chacun trouve son compte!

 

 

Sources:

• Geneste, Adrien. «À Nantes, l’épicier d’art vend des œuvres à petits prix», 7 septembre 2011.

• «L’Épicier d’art: des œuvres pour tous», 11 juillet 2011.

Site Web:

• L’Épicier d’art

 

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Faits et chiffres Produits et activités

La tarification des attractions et des événements québécois

Les attractions et les événements québécois utilisent majoritairement un système de tarification mixte, composé d’un prix d’entrée pour accéder au site ainsi que des coûts liés aux activités et aux services offerts sur place. L’entière gratuité n’est pas la norme dans l’industrie. Soulignons toutefois que les consommateurs ont fréquemment le choix de dépenser ou non, particulièrement lorsqu’ils participent à un événement.

La présente analyse repose sur une étude effectuée en décembre 2011 par la Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec (SATQ-FEQ). La méthodologie consiste en: une collecte de données sur les sites Internet des membres de la SATQ-FEQ; un sondage Léger Marketing réalisé en juillet 2011 auprès de 1000 Québécois; et un sondage TNS fait au même moment auprès de 5000 Québécois.

Accessibilité des attractions et des événements québécois

Les attractions québécoises exigent généralement un prix d’entrée sur le site (74%) et offrent sur place des activés ou services additionnels payants (51%); quelque 12% proposent une expérience totalement gratuite (voir tableaux 1 et 2). Du côté des événements, on observe une moindre proportion qui demande un prix d’entrée (36%) mais, sur place, un plus grand nombre d’activités et de services sont payants (67%).

Évaluation des tarifs moyens

Les 129 attractions et les 84 événements québécois qui imposent un prix d’entrée exigent respectivement en moyenne 17$ et 12,61$ par adulte avant taxes (voir tableau 3). Les étudiants et les aînés bénéficient d’une légère réduction; on remarque cependant que peu de festivals proposent une entrée à prix réduit aux aînés, ce qui explique la minime variation du tarif moyen des événements.

 

 

Près du tiers des attraits exigent en moyenne plus de 20$ par adulte pour l’accès à leur site (voir graphique 1); ils s’inscrivent dans les catégories suivantes:

  • parc d’attractions;
  • croisière ou excursion en bateau;
  • parc aquatique;
  • activité culturelle ou grand spectacle;
  • théâtre ou salle de spectacles.

Parmi les événements qui exigent un prix d’entrée, plus de la moitié demandent de 5$ à 15$ par adulte. Les plus chers (plus de 20$) se situent dans les catégories suivantes:

  • feux d’artifice;
  • événement ethnique ou folklorique;
  • spectacle de musique;
  • montgolfière;
  • carnaval ou événement hivernal.

Stratégie de tarification

Les attractions et les événements ont recours à plusieurs formules de tarification: passeport, forfait, coupons-rabais et tarif en prévente. La stratégie choisie varie selon le type d’événement et comporte parfois une variété de formules.

Les attractions favorisent davantage l’offre de forfaits; 63% en proposent. En général, plus leur budget d’opération se révèle important, plus elles sont nombreuses à les utiliser.

Les passeports font partie des stratégies les plus exploitées par les événements; 64% en offrent. Tout comme pour les attractions, la combinaison d’options semble très en vogue pour répondre aux préférences des clientèles.

Le point de vue des consommateurs

Combien d’argent les consommateurs sont-ils prêts à débourser pour accéder à un attrait ou à un événement touristique? Voici trois exemples illustrant la perception des Québécois quant à la tarification.

Une forte majorité d’individus se disent enclins à payer un prix d’entrée pour accéder à un parc, à un site naturel ou d’interprétation (voir graphique 2). Parmi ceux-ci, 74% ne veulent pas débourser plus de 10$. De minces écarts existent entre les attentes des consommateurs et l’offre proposée; il semble clair que la limite d’une forte majorité se situe à 10$.

 

La valeur accordée aux prix d’entrée pour un musée, un site historique et patrimonial varie davantage (voir graphique 3). Cette répartition illustre entre autres que la gratuité n’est pas incontournable et que le tarif moyen souhaité se situe entre 5$ et 10$.

 

Dans ce dernier exemple (voir graphique 4), on note de plus grands écarts entre l’offre et la demande. Alors que 64% de ce type d’événements invitent gratuitement les visiteurs sur leur site, 95% des consommateurs se disent prêts à payer pour y aller. On remarque également qu’ils sont plus enclins à dépenser des sommes plus importantes que celles illustrées précédemment; 59% verserait 11$ et plus.

 

Enfin, quelle que soit votre stratégie de tarification, il importe qu’elle réponde d’abord et avant tout aux impératifs de votre entreprise. Y a-t-il des exemples de bonnes pratiques que vous avez expérimentées et que vous aimeriez partager?

 

Source :

• Festivals et Événements Québec. «Étude sur la tarification des événements touristiques», décembre 2011.

• Société des Attractions Touristiques du Québec. «Étude sur la tarification des événements touristiques», décembre 2011.