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Patienter au son de l’Auvergne

Clin d'oeil musique AuvergneLe Conseil régional d’Auvergne, en France, a trouvé une façon originale de promouvoir les groupes et les artistes de sa région : profiter des moments d’attente téléphonique pour faire découvrir la musique locale.

Le coffret Le Son de l’Auvergne, composé de trois CD, constitue une musique d’ambiance qui fait rayonner le talent des artistes de la région, tout en contribuant à son financement. Les entreprises qui désirent participer à ce mouvement doivent obtenir leurs droits d’utilisation auprès de la Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique (SACEM) ou de la Société Civile des Producteurs Associés (SCPA). Selon le nombre de lignes d’accès aux réseaux téléphoniques utilisées par l’entreprise, des frais sont exigés sur une base forfaitaire ou annuelle.

Cet exemple de collaboration entre des entreprises privées et le milieu de la culture sonne bien, n’est-ce pas?

 

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Produits et activités

Món Sant Benet, un projet culturel et touristique inspirant

Lors de la 61e Conférence de l’Association internationale d’experts scientifiques du tourisme (AIEST), qui s’est tenue à Barcelone du 28 au 31 août dernier, les participants ont eu la chance de visiter un site à vocation multiple mêlant l’histoire, la culture et la gastronomie dans un univers où l’ancien et le moderne se côtoient harmonieusement. Place au Món Sant Benet…

Une muséographie à caractère hautement technologique

Inauguré en novembre 2007, le projet du Món Sant Benet marie l’art médiéval à la nature afin d’offrir un lieu unique en son genre avec, au premier plan, son monastère millénaire. Celui-ci abrite des espaces muséographiques qui retracent les 1000 ans d’histoire de Sant Benet à travers deux itinéraires: médiéval et moderniste.

La muséographie de l’itinéraire médiéval a été conçue à partir d’un montage multisensoriel, incluant des projections et des effets de sons et lumières. Grâce à des moyens techniques et audiovisuels complexes, le visiteur peut non seulement contempler le monument et recevoir des informations qui l’aident à comprendre certains aspects de l’histoire, mais surtout vivre une expérience émotionnelle.

Source : Món Sant Benet

L’itinéraire moderniste fait revivre une journée dans la vie du peintre Ramon Casas, célèbre artiste catalan né à la fin du XIXe siècle qui s’installe avec sa famille à Sant Benet à l’été 1924 pour y passer la saison. Le monastère est alors converti en une fantastique résidence estivale réaménagée dans un style moderniste. Aujourd’hui, après deux décennies de travaux, des meubles ont été récupérés de multiples endroits, une imposante collection d’arts décoratifs a été réunie et le monastère est devenu un espace privilégié pour le visiteur. Partout, musique, lumières, images et odeurs guident le «spectateur» à travers les salons et les chambres de la famille Casas pour lui faire vivre une expérience sensorielle.

Source : Món Sant Benet

La science gastronomique remise au goût du jour

La Fondation Alícia, sise sur les terrains du monastère, est un lieu de recherche scientifique consacré à l’innovation technologique en cuisine ainsi qu’à la diffusion du patrimoine agroalimentaire et gastronomique visant à promouvoir la bonne alimentation. On peut y effectuer une visite guidée mettant les cinq sens à contribution et participer à des ateliers familiaux ou gastronomiques sur la cuisine traditionnelle de la Catalogne, par la préparation de plats presque oubliés, réinventés d’une façon actuelle et respectueuse des traditions, et qui gardent l’essence de la cuisine catalane.

 

Source : Món Sant Benet

 

À la base de cette cuisine: le potager biologique de légumes et de fruits de Sant Benet. Situé sur la rive du fleuve Llobregat, à l’endroit même où les moines du monastère avaient anciennement leurs jardins, le potager constitue aujourd’hui une vitrine de l’agriculture et du terroir catalans. Il permet de découvrir les multiples variétés de légumes et de fruits cultivées au fil des époques ainsi que celles dont la culture perdure encore à ce jour.

En plus du volet éducatif de la Fondation Alícia, le visiteur peut aussi se restaurer dans l’un des 3 établissements de l’endroit qui offrent une cuisine catalane créative et actuelle.

Un établissement 4 étoiles complète l’offre de Món Sant Benet

Situé juste à côté du monastère médiéval, l’hôtel Món dispose de 78 chambres, 7 chambres-salon et une suite équipée des technologies de pointe. Toutes les chambres possèdent une grande terrasse indépendante avec vue panoramique sur le monastère et le parc naturel de Sant Llorenç del Munt i l’Obac. L’hôtel 4 étoiles abrite aussi l’un des 3 restaurants du site.

Source : Món Sant Benet

Des forfaits estivaux créatifs pour dynamiser l’offre

Les «Nuits d’été à Món Sant Benet» proposent une double programmation, qui allie les univers de la musique, des arts, du théâtre et de la gastronomie afin de composer une expérience en complète adéquation avec le site. Il s’agit des «Nuits modernistes» et de «La magie de la tombée du jour».

Les «Nuits modernistes» offrent au visiteur la possibilité de se mettre dans la peau des grands hommes du modernisme au tournant des XIXe et XXe siècles. Elles proposent:

  • l’itinéraire moderniste dans la résidence d’été du peintre Ramon Casas;
  • un concert de musique moderniste dans les caves du monastère;
  • un somptueux souper dans les jardins du monastère, comme ceux que dégustaient les bourgeois de l’époque.

 

Source : Món Sant Benet

«La magie de la tombée du jour» consiste en un spectacle nocturne qui propose un parcours dans les endroits les plus emblématiques du monastère. Cet événement inclut:

  • une visite du potager;
  • un souper décontracté en plein air, à base de produits de saison et de recettes traditionnelles;
  • un spectacle féerique.

Món Sant Benet constitue sans contredit un haut lieu de la culture, du tourisme et de la gastronomie où les différentes activités proposées s’allient harmonieusement afin de façonner une offre attrayante et complète.

 

Sources:

– 61e conférence AIEST, Barcelone. Visite guidée au Món Sant Benet.

 

Site Internet:

– Món Sant Benet

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Marketing Technologies

Exemples pratiques pour animer votre page Facebook

Le succès de votre page Facebook est directement lié au contenu que vous y publiez. Bon nombre d’entreprises se créent une page, mais ne savent pas de quelle façon l’alimenter. Voici une série d’exemples pratiques qui pourraient inspirer vos prochains «statuts» et accroître l’intérêt de votre communauté!

Bonjour, je suis votre animateur Facebook!

Avant de déterminer le contenu à diffuser, il est important de se demander qui agira à titre d’animateur de réseaux sociaux (lire aussi: Quand les gestionnaires de la destination prennent le virage Web). L’importance de son rôle pour l’image de votre entreprise ne doit pas être prise à la légère, car une fois en ligne, le contenu qu’il publiera pourrait bien voyager à la vitesse grand V.

Voici quelques qualités recherchées chez un animateur de réseaux sociaux:

  • écrire de façon impeccable;
  • savoir adapter le style selon la ligne éditoriale convenue;
  • posséder un bon sens de l’organisation dans la planification des publications;
  • faire preuve de rigueur quant au rythme des échanges avec les fans;
  • connaître les valeurs de l’entreprise et la stratégie qui justifie sa présence sur Facebook.

Est-ce que votre animateur utilise son profil personnel ou le compte de votre entreprise? Avez-vous déjà songé à combiner les deux?

 

Source: Marie-Ève de la Vitrine – Facebook

Cette pratique est intéressante entre autres parce qu’elle donne une dimension plus humaine aux échanges.

Le contenu sous toutes ses formes

Lorsque vous vous apprêtez à publier du contenu, vous devez d’abord en choisir la forme.

 

Privilégiez les contenus multimédias dans le statut, car ceux-ci agrémentent votre mur et peuvent engendrer diverses réactions. En fonction des paramètres de vos fans, leurs réactions se répercutent ensuite sur leur fil d’actualités respectif et vous donnent ainsi de la visibilité auprès de leurs amis. De plus, contrairement à ceux qui comportent uniquement du texte, les statuts affichant un lien, une photo, une vidéo ou une question favorisent la propagation de votre nouvelle grâce à l’option «Partager». Voici un exemple d’un statut incluant un lien.

Source: Montréal – Facebook

Les images rendent votre page attrayante. C’est pourquoi lorsque vous publiez un lien, n’hésitez pas à ajouter une vignette pour agrémenter votre nouveau statut. Pour ce faire, cliquez sur «Lien» puis insérez-en un dans l’espace prévu. Ensuite, Facebook vous proposera automatiquement les vignettes possibles. Vous pouvez en profiter pour ajouter un commentaire qui incitera vos fans à découvrir ce que vous partagez avec eux.

Source: Réseau de veille en tourisme

Outre le contenu publié directement à partir de votre mur, remarquez que les autres sections de votre page impacteront elles aussi votre mur lors d’un ajout ou d’une mise à jour. Par exemple, lorsque vous créez un album photos, celui-ci apparaît simultanément sur votre mur et jouit des mêmes possibilités de visibilité que vos statuts affichant du contenu multimédia.

Source: Auberge du Lac Taureau et ses condos

Des exemples de contenu

Soyez concis, clair et pertinent. Faites en sorte de stimuler l’intérêt de vos lecteurs en leur offrant du contenu qu’ils voudront commenter. Misez sur la qualité des échanges et non sur la quantité.

1. Posez des questions

Votre page Facebook est l’endroit idéal pour échanger avec vos fans. La façon la plus directe de stimuler une conversation consiste à poser une question.

Source: Tourisme Mauricie

2. Relayez de l’information

Beaucoup d’informations circulent sur Facebook. Consultez régulièrement votre fil d’actualités et relayez avec modération les articles qui pourraient intéresser vos fans. L’étiquette veut que vous preniez le soin d’indiquer la provenance de vos informations. Ainsi, vous offrez de la visibilité à ceux qui partagent avec vous leurs dernières nouvelles. Par exemple, l’image qui suit montre que le CQRHT relaie un article publié sur le mur du Centre de gestion de carrière ESG UQAM.

Source: CQRHT

Pour inclure un hyperlien donnant accès à la source de votre information, inscrivez «via», puis ajoutez le symbole @ suivi du nom de votre source. Remarquez que lorsque vous taperez les premières lettres, Facebook vous proposera des suggestions, comme on le voit dans l’exemple suivant.

Vous pouvez également relayer les contenus de votre revue de presse. Ceux-ci vous mettent parfois bien en valeur et intéresseront assurément vos fans.

Source: Tourisme Mont-Tremblant

3. Publiez du contenu à valeur ajoutée pour les fans

Une nouveauté sur votre site Internet, un ajout à votre programmation estivale, une annonce spéciale de dernière minute, voilà des exemples de contenu pertinent.

Source: Gaspésie je t’aime.com

4. Profitez de vos concours pour créer de l’animation sur votre page

Les concours provoquent une effervescence indéniable. Renseignez-vous sur les coûts et les règlements qui s’y rattachent; planifiez-les pour en retirer le maximum.

Source: Musée des Beaux-Arts de Montréal

Une fois le concours terminé, n’oubliez pas d’annoncer le gagnant!

Source: Auberge Le Baluchon

5. Créez un événement

Vous pouvez promouvoir vos événements de plusieurs façons, par exemple en ajoutant un lien menant à un autre site, en faisant une annonce sur votre statut, etc. Peu importe la manière dont vous vous y prenez, n’oubliez pas d’utiliser l’outil prévu par Facebook pour profiter de ses propriétés virales.

 

Source: Bota Bota

6. Remerciez vos fans

Soulignez l’apport et la participation de vos fans à vos activités. En les remerciant, vous leur faites revivre les beaux moments qu’ils ont passés grâce à vous.

Source: Vélo Québec

7. Faites participer les fans à des décisions

Vous vous questionnez sur les préférences de vos fans quant à votre produit ou service? Pourquoi ne pas profiter de Facebook pour leur poser directement la question?

Source: MNBAQ

Pour créer votre outil, choisissez l’option «Question» et formulez votre question dans l’espace prévu.

Une fois que vous aurez tapé votre question, une série de cases apparaîtra afin que vous puissiez inscrire vos choix de réponse. Vous avez la possibilité d’autoriser ou non votre communauté à ajouter des options. Vous pouvez également décider si votre question est d’ordre public ou privé.

8. Affichez un emploi

Lorsqu’ils sont qualifiés, vos fans peuvent être d’excellents employés. N’hésitez pas à les informer des ouvertures de poste.

 

Source: Espaces

9. Offrez des primeurs ou des avantages à votre communauté

En donnant la chance à vos fans d’obtenir des avantages exclusifs, vous les motivez à rester dans votre communauté et vous leur témoignez de la gratitude pour leur fidélité.

Source: Cirque du Soleil

10. Présentez vos bons coups

Vous venez d’obtenir un prix ou une distinction spéciale? Informez-en vos fans, ils célèbreront cette bonne nouvelle avec vous!

 

Source : Mont Sutton

11. Humanisez votre présence

Pour personnaliser davantage les interactions entre vos fans et vous, prenez le temps de vous présenter, de mettre au premier plan votre animateur Facebook ou même les employés sans qui votre entreprise ne pourrait fonctionner.

Source: Air Transat

 

En somme, il existe une multitude de façons d’interagir sur une page Facebook. C’est maintenant à votre tour de vous lancer. Êtes-vous un peu plus inspiré?

 

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

 

Sources:

• Affinitiz. «Guide pratique du marketing sur Facebook», Guide no 4, livre blanc, février 2011.

• Claire, Célier. «8 astuces pour animer votre Page Facebook», 3 août 2009.

• Conseils Marketing.fr. «Quel usage professionnel pour Facebook?»

• Kriisiis.fr. «15 erreurs à ne pas commettre sur la Fan-Page Facebook de votre organisme», 1er mars 2011.

• Jeremie, Mani. «Les 6 règles d’or pour modérer sa Page Fan Facebook», Le Journal du Net, 25 mai 2011.

• Karine, Miron. «6 astuces pour bonifier sa page Facebook de destination touristique», 11 août 2011.

• Gregory, Pouy. «Pages de fans: Bonnes et mauvaises pratiques», Le Journal du Net, 30 mai 2011.

• Social Media Examiner

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Produits et activités

Un autobus aux premières loges des spectacles de rue

Difficile de réinventer les visites guidées en autobus. On peut y intégrer des thématiques originales, engager des guides-animateurs époustouflants, mais comment innover concrètement le produit? New York nous fait une proposition à la hauteur de sa réputation!

La compagnie THE RIDE a trouvé une nouvelle façon de faire visiter la ville de New York. Elle a entièrement réaménagé un autobus à la manière d’un théâtre : les passagers font face aux trottoirs et profitent d’un système stéréophonique et d’éclairages sophistiqués.

Tout au long d’un circuit de près de sept kilomètres, de nombreux arrêts transforment les rues de New York en véritables scènes urbaines. Artistes, comédiens et danseurs se succèdent dans de courtes apparitions pour divertir les passagers et interagir avec les passants.

Envie de joindre la RIDE ?

Source: THE RIDE

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Enjeux Tendances

La cuisine de rue et l’exception québécoise

De la cuisine coréenne fusion aux burgers réinventés, en passant par les dumplings, on assiste présentement à une renaissance de la restauration mobile. Extrêmement populaire dans de nombreuses villes américaines et canadiennes, la cuisine de rue demeure interdite au Québec. Voyons l’exemple de certaines municipalités qui ont développé cette offre de façon structurée.

En restauration, c’est la tendance du moment

Certains «classiques» font pratiquement figure d’emblèmes nationaux (le bretzel new-yorkais, le fish and chips anglais, etc.), mais ce sont les nouveaux concepts gourmets qui propulsent la popularité de la cuisine de rue. On observe l’émergence d’une cuisine originale, santé, multiculturelle ou locale. Certains chefs s’en mêlent et les pauses-repas deviennent plus exotiques, plus raffinées et variées. Selon les villes, les camions-restaurants se déplacent au gré des autorisations municipales ou dans des quartiers où la demande est forte.

Les amateurs de ce type de restauration estiment que la cuisine de rue anime le milieu urbain, crée un climat de convivialité, encourage l’économie locale et l’entrepreneuriat, puisque les frais de démarrage sont moindres que pour un commerce traditionnel. De plus, les autorités y voient parfois une façon peu coûteuse d’attirer des passants dans des espaces publics sous-utilisés.

La cuisine de rue répond aux nouveaux modes de vie, où le temps est si précieux, les horaires chamboulés, où la malbouffe, moins prédominante qu’avant, laisse de plus en plus de place à l’authenticité et à la qualité. Elle se veut aussi plus près de la cuisine et de ses artisans, sans compter qu’elle favorise le lien entre l’entrepreneur et le client. Bien adaptés à leur époque, les camions-restaurants communiquent allègrement sur les médias sociaux, où leur grande communauté peut suivre leurs déplacements et s’informer de leurs nouveautés.

Boston et Vancouver : des exemples inspirants

Il y a deux ans à peine, mentionner cuisine de rue et Boston dans la même phrase semblait chimérique. Or, grâce à l’initiative du maire, jumelée à des mesures prises par le conseil municipal, la ville est en voie de devenir une nouvelle capitale du camion-restaurant. Depuis, environ 30 cuisines mobiles circulent à Boston et à Cambridge. Les menus alternent entre grillades traditionnelles et menus originaux, en plus de proposer des aliments moins dommageables pour la santé que ce qu’offre la restauration rapide.

Mais ne s’installe pas qui le veut où il le veut. Premièrement, la démarche pour l’obtention d’un permis de camion-restaurant est rigoureuse. Deuxièmement, afin de réguler la répartition géographique, la Ville permet trois options:

  • vendre sur une propriété privée – avec l’accord du propriétaire;
  •  vendre sur la voie publique – un permis particulier doit être octroyé (il s’agit surtout de petits kiosques sans préparation d’aliments);
  • vendre sur des terrains ciblés – c’est ici que Boston se démarque. Par l’identification de six lieux, la Ville contrôle les flux de clientèle, rehausse certains parcs publics et limite les impacts de la cuisine de rue sur la restauration traditionnelle. Pour l’ouverture du site de City Hall, la Ville a organisé une compétition, au cours de laquelle les trois camions-restaurants gagnants (en fonction de la qualité et de la fraîcheur de leur menu) se sont vu octroyer le droit d’exploiter leur camion sur ce site, en plus de recevoir une assistance technique et un prêt à faible taux d’intérêt.

Annonçant 19 nouveaux vendeurs en 2011, choisis parmi plus de 100 postulants par un comité composé entre autres de chefs, de blogueurs et de nutritionnistes, la Ville de Vancouver développe une cuisine de rue multiculturelle. Parmi les critères de sélection, mentionnons les aliments locaux, biologiques ou équitables, la valeur nutritionnelle, la salubrité, le plan de gestion des déchets. Le choix se base aussi sur un sondage auprès de la population quant à ses goûts culinaires.

Le maire de Vancouver cite en exemple la variété offerte à Portland ou à New York et encourage les initiatives originales. Il estime que ce type de restauration rend la ville plus vibrante, amène les gens à sortir, à socialiser.

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The Kaboom Box sert des fruits de mer à Granville et sur la rue Robson.

Source: Urban Diner

Autres pratiques intéressantes

  • On en trouve pour tous les goûts à New York avec environ 5000 «casse-croûte» itinérants, multiculturels et branchés. Il existe une compétition annuelle, où critiques et chefs réputés couronnent un vainqueur. Récemment regroupés en association, plusieurs restaurateurs ont même embauché une firme de lobbying pour obtenir le droit d’utiliser des espaces de stationnements payants.
  • San Francisco n’est pas en reste. Mentionnons l’exemple du restaurant français haut de gamme Spencer. Le camion Spencer on the go vise à démocratiser la fine cuisine. On y offre des plats gastronomiques peu coûteux, il projette des films de répertoire sur une nappe blanche et annonce son restaurant.
  • La ville baromètre de tendances, Portland, compte 600 roulottes pour 500 000 habitants. Les stationnements du centre-ville se transforment en foires alimentaires. Comme pour n’importe quel restaurant, les inspecteurs sanitaires de la Ville sont très vigilants. Les produits locaux et les plats santé sont valorisés.

Balbutiements montréalais

Au Québec, la cuisine de rue a été interdite à la fin des années 1940 pour des raisons d’insalubrité. Aujourd’hui, malgré le fait que ces installations nécessitent une gestion municipale en matière de permis, de taxes et de salubrité, ces enjeux ne semblent pas être la principale raison de leur absence. D’autres grandes villes arrivent à résoudre ces problématiques. L’Association des restaurateurs du Québec soutient pour sa part que l’offre actuelle en restauration est particulièrement élevée par rapport à la population et qu’une concurrence accrue causerait des torts au secteur. Selon un article du journal Métro, la Ville de Montréal en la personne du maire soutient aussi cette idée. Malgré l’interdiction, il existe actuellement quelques avenues où la restauration de rue est possible au Québec.

Les festivals échappent à la loi : ils sont régis par des règles particulières leur permettant d’accueillir des camions-restaurants. Un pionnier est Grumman 78, un camion servant des tacos et participant à certains festivals. Les trois jeunes entrepreneurs espèrent bien sillonner les rues un jour si la loi s’assouplit. Initiative inspirante de la Société des arts technologiques, le FoodLab est un kiosque temporaire où des chefs réputés de Montréal ont offert des mets gastronomiques pour un prix minime à l’occasion du festival Mutek. Notons toutefois qu’un kiosque alimentaire dans un festival ne correspond pas tout à fait au concept de la cuisine de rue.

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FoodLab

Source: Voir.ca

De plus, en tant que filière d’une société d’État, la Société du Vieux-Port de Montréal gère le site selon des règles qui peuvent différer des juridictions québécoises. Elle a conclu des ententes avec quelques vendeurs éphémères, dont MUVBOX (lire aussi: Les espaces pop-up, la nouvelle tendance de l’éphémère), la biscuiterie mobile de Monsieur Félix et Mr. Norton et le glacier Bilboquet.

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Source: Quais du Vieux-Port 

Quel avenir pour Québec et Montréal?

Selon Gérard Beaudet, directeur de l’Institut d’urbanisme de la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal et professeur titulaire, la cuisine de rue apporte beaucoup à une ville en termes de convivialité, d’animation et répond à un besoin des travailleurs et des touristes de manger sur le pouce. Pour lui, les motifs évoqués pour interdire cette pratique, principalement la salubrité et la concurrence déloyale, sont plus ou moins recevables. Il propose de laisser le marché s’exprimer et rappelle que ce type de restauration comporte des avantages, mais aussi des inconvénients, notamment la sensibilité aux intempéries. Néanmoins, en contribuant à l’augmentation de l’achalandage des lieux, il peut être profitable pour tous.

Enfin, tel qu’il le mentionne et comme le fait la ville de Boston, il y a lieu de localiser intelligemment l’offre de cuisine de rue et de gérer l’offre en faveur de l’authenticité. L’étude des cas de ces villes qui en ont fait un développement structuré est intéressant, surtout si l’on considère qu’une demande existe bel et bien, que l’on souhaite faire de la gastronomie québécoise un atout touristique et qu’il s’agit d’une tendance forte en Amérique du Nord.

Terminons par ce petit clin d’œil : une publicité de Porter Airlines mettant la cuisine de rue à l’honneur.

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Sources:

– Anderson, Rob. «Movable feasts», Globe Correspondent, Boston.com, 8 juin 2011.

– Beaudet, Gérard. «L’urbanisme et l’alimentation de rue», chronique diffusée sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada à l’émission L’après-midi porte conseil, 31 mai 2011.

– Blogue Eyes wide stomach. «The 2011 Boston Food Truck Challenge», 10 septembre 2010.

– Brew, BC. «Vancouver’s Emerging Street Food Landscape», Urban Diner, 18 avril 2011.

– Cole, Yolanda. «Vancouver street-food scene expands with 19 new vendors», Straight.com, Vancouver’s online source, 4 avril 2011.

– Dobkin, Kelly. «The 5 Hottest Dining Trends in 2011 So Far», Zagat.com, 20 juin 2011.

– Fortier, Vincent. «Qui a peur de la bouffe de rue?», Journal Métro, 28 juin 2011.

– Reddi, Sumathi. «Don’t Call Them Softees», The Wall Street Journal, 23 mars 2011.

– Robillard Laveaux, Olivier. «Le FoodLab à Mutek, Rave ton assiette», Voir.ca, 26 mai 2011.

– Série documentaire 109. «5 étoiles sur le pouce», émission réalisée par Geneviève Tremblay, diffusée à RDI le 14 mai 2011.

Sites Web:

– City of Boston: Mobile Food Vending

– Quais du Vieux-Port

– Grumman 78

 

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Produits et activités Technologies

Un outil pour organiser des soirées

Organiser une sortie en soirée représente parfois un casse-tête. À Londres, les citoyens et les visiteurs peuvent compter sur le site designmynight.com, qui simplifie la recherche et la planification d’escapades nocturnes.

L’outil principal regroupe les requêtes par quartier, par budget ou promotion et par type d’établissement. On a même pensé à proposer des listes de lieux classés par thème, tels que bars incontournables de Londres, événements d’affaires, fête des Mères et meilleurs endroits pour une première rencontre.

Avec un outil aussi pratique, espérons que les concepteurs ont pensé à créer une application ou une version mobile du site!

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Produits et activités Tendances

Le potentiel de croissance du tourisme religieux en Amérique du Nord

Malgré la baisse de la pratique religieuse dans le monde occidental, nous assistons au développement du tourisme religieux. Comment expliquer ce paradoxe et quelle est l’ampleur de ce phénomène? Une étude d’Amadeus indique que 55% des spécialistes du voyage interrogés lors d’une enquête attribuent à ce marché de niche un réel potentiel de développement et de croissance.

Le tourisme religieux, reflet d’une spiritualité moderne

Dans les sociétés occidentales contemporaines, la laïcité et la remise en question de la pertinence des institutions et des pratiques religieuses favorisent l’éclosion d’une dévotion dépourvue de toute pression sociale. La religiosité devient une démarche personnelle par laquelle les individus façonnent leur propre spiritualité en s’inspirant de différents courants philosophiques, religieux ou mystiques.

À l’image de la pratique religieuse, le tourisme religieux s’individualise et reflète une spiritualité plus contemporaine. Il vit une mutation et plusieurs experts prévoient que les visites aux lieux de culte évolueront plus ou moins avec la même intensité que dans le passé.

Le christianisme en Amérique du Nord

Pour mieux comprendre le potentiel de développement du tourisme religieux, il est nécessaire de considérer la place de la religion dans ces sociétés. Les États-Unis sont probablement un des rares pays occidentaux où l’Église continue d’être aussi présente dans la vie des gens. Voici quelques chiffres marquants.

  • Selon le Yearbook of American & Canadian Churches, les Églises et les groupes religieux aux États-Unis représentent environ 340 000 établissements et 160 millions de membres.
  • Le Pew Forum on Religion & Public Life indique qu’environ 40% des Américains disent assister aux services religieux au moins une fois par semaine.
  • Environ 22 000 des 33 000 écoles privées aux États-Unis sont gérées par des groupes religieux. L’Église catholique dirige le plus grand réseau du pays, soit 7400 écoles.
  • Les méga-églises, qui accueillent 2000 participants ou plus par semaine, sont de plus en plus populaires et leur nombre a doublé de 2000 à 2008, passant de 600 à plus de 1200. Leur budget a augmenté de 5% de 2009 à 2010, et ce, malgré la récession économique.
  • Le Religion News Service indique que les églises chrétiennes ont reçu plus de dons que toute autre organisation caritative ou à but non lucratif.

Selon le recensement le plus récent sur l’appartenance religieuse au Canada, réalisé en 2001, environ 77% de la population canadienne se dit chrétienne. De plus, les enquêtes nationales sur la religiosité au pays, comme celle du Pew Global Attitudes Project, indiquent qu’en moyenne, les chrétiens canadiens observent moins la pratique que les Américains, mais qu’ils sont plus ouvertement religieux que les Européens de l’Ouest. En 2002, 30% des Canadiens ont déclaré à Pew que la religion était très importante à leurs yeux, contre 33% pour les Britanniques, 27% pour les Italiens, 11% pour les Français et 59% pour les Américains. Les provinces du Québec et de la Colombie-Britannique affichent les plus faibles taux de pratique au pays. Cela étant dit, une proportion considérable de Canadiens n’assistent pas aux services, mais continuent de pratiquer leur religion en privé.

Le tourisme religieux ne se développe pas de façon isolée; plusieurs produits religieux connaissent aussi un fort succès!

Packaged Facts, une division de Market Research, indique que les ventes totales annuelles au détail des produits religieux (incluant livres, musique, cadeaux et cartes) totalisaient déjà environ 7 milliards de dollars américains en 2004, ce qui est au moins quatre fois plus élevé qu’en 1980.

Aujourd’hui, les livres traitant du christianisme représentent 20% des ventes en librairie de Walmart, et les ventes de musique chrétienne surpassent celles du jazz et de la musique classique combinées.

En 2009, Arbitron, un organisme qui effectue des enquêtes d’écoute des radios américaines, a recensé 1487 stations de radio religieuses, 1507 stations de musique chrétienne contemporaine et 409 stations de gospel. Il y a 20 ans, la musique chrétienne contemporaine était une industrie artisanale avec des ventes annuelles de 85 millions de dollars américains. Aujourd’hui, grâce à la production sophistiquée, le marketing et la distribution de masse, les ventes ont totalisé 720 millions de dollars américains en 2004.

Cette croissance a bien évidemment retenu l’attention des grandes firmes américaines, telles que EMI et Sony, ainsi que les éditeurs Time Warner, HarperCollins et Barnes & Noble, qui ont intégré une dimension religieuse à leurs produits pour mieux servir ce grandissant segment de marché.

Le tourisme religieux a également fait son apparition dans le monde des guides touristiques. Ainsi, en 2004, le Petit Futé a sorti un livre dédié aux séjours spirituels en France. Il a initialement été édité à 35 000 exemplaires et fait déjà l’objet d’une deuxième édition ainsi que d’une version européenne.

La religiosité n’est pas fondamentalement en déclin, mais tend plutôt à se désinstitutionnaliser. La constante consommation de produits religieux catholiques témoigne de cette continuité avec l’émergence d’une nouvelle forme de spiritualité plus centrée sur l’individu que sur le dogme.

Le potentiel de croissance selon les professionnels de l’industrie

Certaines études comme celles menées par Amadeus témoignent de l’intérêt des professionnels du tourisme pour ce marché de niche. En mars 2010, Amadeus a interrogé 3000 spécialistes du voyage lors de l’enquête The Amateur-Expert Traveller. Il en est ressorti que les marchés de niche représentent de grandes occasions pour les agences de voyages d’accroître leurs recettes et de fidéliser leur clientèle. Les experts estiment leurs possibilités de croissance à 95% pour les voyages en famille, à 83% pour les voyages d’aventure, à 55% pour les voyages religieux et à 45% pour les mariages (voir graphique 1).

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Par ailleurs, dans l’enquête Amadeus North America Travel Agent Survey menée en mars 2010 et intitulée Seizing Opportunity In The Upturn: Will Emerging Trends Boost Your Business?, 800 professionnels du voyage ont fait part des marchés et clientèles de niche qu’ils desservent ou qu’ils comptent prochainement desservir. Le tourisme religieux a été mentionné par 34% des répondants, comparativement à 82% pour les voyages en famille et 27% pour les voyages écologiques (voir graphique 2).

Le potentiel de croissance du tourisme religieux provient également de sa jonction avec les tourismes culturel, historique, patrimonial et d’apprentissage, qui témoignent d’un fort succès auprès des voyageurs. Comme nous le verrons dans une prochaine analyse, le tourisme religieux séduit petits et grands, et de nouvelles destinations le développent et le valorisent.

 

Sources

– Amadeus North America Travel Agent Survey : «Seizing Opportunity In The Upturn: Will Emerging Trends Boost Your Business?»,

– Amadeus. «The Amateur-Expert Traveller»

– Clark, Warren. «Religion – évolution de la pratique religieuse au Canada» Statistique Canada, printemps 2003.

– Defrance , Anne-Lise. «Le tourisme religieux attire de nouveaux adeptes» Lemonde.fr, 22 août 2005.

– First research : «Churches & Religious Groups», 20 décembre 2010.

– Radio Today series : «Radio Today 2010. How America listens to radio». Arbitron.com, édition 2010.

– William C. Symonds, David Kiley, Tom Lowry et Kirstin Dorsch. «The fashion of the Christ», 23 mai 2005.

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Technologies Tendances

Soyez «branchés» sur Toronto!

La page d’accueil de Toronto is Trending, une initiative de Tourisme Toronto, est particulièrement attrayante. Elle diffuse une vidéo plein écran de la ville en action, où des bulles Twitter s’affichent au-dessus des passants que l’on peut suivre dans deux quartiers.

En changeant pour l’interface map view, on peut voir les derniers tweets des établissements de divertissement et de restauration, le nombre de personnes ayant signalé leur géolocalisation en direct sur la carte satellite – ce qui donne un aperçu «d’où ça se passe» ainsi que des offres promotionnelles culturelles ou hôtelières. Ces informations peuvent être affichées simultanément ou séparément.

Un site bien de son temps conjuguant à merveille la géolocalisation et l’instantanéité des médias sociaux. Difficile d’être plus branché sur ce qui se passe en ville!

Source : Toronto is Trending

Sources:

– Clarke, Keir. «Toronto is Dangerously Trendy» , 10 juin 2011.

– Toronto is Trending

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Produits et activités Tendances

Les Cafés de village

Uniques, indépendants, conviviaux, simples et accueillants, voici la façon de décrire les établissements faisant partie du concept Café de village. Ce tout nouveau réseau lancé par Tourisme Cantons-de-l’Est s’inspire de l’initiative française Café de pays, qui consiste à mettre en valeur certains lieux fréquentés principalement par des résidents, des lieux où le touriste a la possibilité de s’immerger plus naturellement dans la culture locale.

En plus de créer un contexte qui facilite la rencontre entre les résidents et les visiteurs, ces établissements peuvent servir de carrefour pour des attraits et des infrastructures touristiques de la région. On trouve présentement ces cafés à Granby, à Danville, à Windsor, à Sherbrooke, à Eastman, à Cowansville, à Frelighsburg, à Bedford et à Sutton.

Au menu: des activités culturelles et gourmandes ainsi que la vente de produits du terroir et de saveurs locales. On distingue les Cafés de village par leur fanion blanc qu’arbore le porche des cafés. Est-ce là un concept qui se multipliera dans d’autres régions du Québec? À suivre…

Sources :

Communiqué de Presse. «Lancement de la saison touristique», CLD Brome-Missisquoi, 9 mai 2011

Fisette, Gilles. «Un réseau “Café du village” voit le jour», La tribune, 14 avril 2011.

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Ailleurs dans le monde Gestion

Déterminer le seuil de rentabilité d’un projet: le cas du sentier culturel d’Indianapolis

Depuis quelques années, la ville d’Indianapolis cherche à se positionner comme destination touristique culturelle. L’une des stratégies pour y parvenir consiste à aménager un nouveau sentier culturel d’une douzaine de kilomètres traversant le centre-ville. Lors de l’Athens Tourism Symposium, le professeur Sotiris Hji-Avgoustis a présenté une analyse coûts-bénéfices du projet