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Faits et chiffres Marchés géographiques

Retour à la baisse des Américains au Québec en 2011

Rechute des voyages d’agrément alors que les voyageurs d’affaires et en visite de parents ou d’amis sauvent la mise – Pendant que le tourisme d’affaires se portait plutôt bien en 2011 chez les Américains en visite au Québec, le tourisme d’agrément affichait une légère baisse. Friands des grandes villes, les touristes américains d’agrément se sont adonnés plus particulièrement au magasinage et aux visites de sites historiques. Les États du Massachusetts et de New York, en plus de constituer les marchés sources les plus importants pour le Québec, sont ceux qui détiennent les plus grandes proportions de familles en visite dans la province québécoise. Voici un portrait des Américains en visite au Québec en 2011.

Bilan 2011

Au Québec en 2011, quelque 1,8 million de voyages d’une nuit ou plus ont été effectués par des Américains, soit une légère baisse de 1% par rapport à 2010 (lire aussi: Timide, mais réelle augmentation des touristes américains au Québec en 2010). Cette diminution n’est pas attribuable aux marchés d’affaires et de visites de parents et amis qui ont connu des augmentations respectives de 4% et 10%. Avec une baisse de 6%, le marché d’agrément en serait plutôt à l’origine (voir le tableau 1).

Volume et dépenses, la Californie fait un bond

Les États de New York et du Massachusetts constituent des marchés d’importance pour le Québec (voir le graphique 1). Ensemble, ils représentent 30% du total des voyages d’agrément (excluant les excursionnistes). Cette proportion s’élève à 38% pour les voyages chez des parents et des amis, et à 16% pour les voyages d’affaires. Par ailleurs, il est intéressant d’observer que la Californie présente des résultats très positifs en 2011, et plus spécialement pour le segment des voyages d’affaires, qui a généré le même apport que New York en termes de volume (9%). Cette étonnante hausse de 39% par rapport à 2010 pourrait être attribuable aux actions promotionnelles réalisées par Tourisme Québec en 2010, qui visaient entre autres à faire connaître les nouvelles liaisons aériennes Californie – Québec.

 

En ce qui a trait aux dépenses, on constate sans surprise que les États de New York et du Massachusetts arrivent en première et deuxième positions avec des dépenses totales respectives de 156 et 85 millions de dollars canadiens (voir le graphique 2). La Californie a gagné beaucoup de terrain en 2011 et arrive au troisième rang (80 millions de dollars). En hausse de 37% par rapport à 2010, cet État compte pour 12% de l’ensemble des dépenses des Américains au Québec.

À l’opposé, certains marchés sont en perte de vitesse comme le New Jersey qui présente une baisse de 24% des dépenses et 20% de volume. Rappelons que cet État compte pour plus de 6% de l’ensemble des visites d’Américains au Québec, soit le troisième marché émetteur en importance.

Le comportement de dépenses des touristes américains varie significativement selon le but de voyage (voir le graphique 3). On remarque toutefois que les profils des voyageurs d’agrément et d’affaires se ressemblent beaucoup en dépit d’une durée moyenne de séjour plus courte pour le premier segment (3,1 nuitées) comparativement au deuxième (4,1 nuitées). En moyenne, les touristes américains d’agrément ont dépensé 626$ lors de leur séjour au Québec, comparativement à 803$ pour les voyageurs d’affaires et à 307 $ pour ceux en visite chez des parents et des amis.

En observant la répartition des groupes d’âge (voir le graphique 4), on constate que la destination québécoise est populaire auprès du segment des 35-54 ans qui regroupe 36% de la clientèle, suivi par les 55-64 (21%).

 

Quels États émettent la plus grande part du marché des familles?

La moitié des touristes américains d’agrément voyagent dans un groupe composé de deux adultes (50%). Du côté de la clientèle familiale (groupe composé d’au moins un adulte et un enfant), ce pourcentage s’élève à 18%. Il est particulièrement intéressant d’analyser de quels marchés provient la plus grande proportion du segment famille et de constater que les États de New York et du Massachusetts, en plus de fournir le plus grand volume, détiennent également les concentrations les plus élevées de ce segment. En effet, plus de 35% de l’ensemble des voyageurs d’agrément du Massachusetts en visite au Québec sont des familles, une proportion qui s’élève à 25% pour ceux de New York et à 22% pour les voyageurs provenant du New Hampshire.

Quelles activités préfèrent-ils?

Parmi les activités préférées, le magasinage est la plus populaire auprès des touristes américains d’agrément (voir le graphique 5). Le caractère historique et patrimonial semble également plaire à cette clientèle qui classe la visite de sites historiques parmi les activités les plus prisées (788 600 visites), suivie de la visite de musées ou de galeries d’art (553 000).

Quelles régions visitent-ils au Québec?

En 2011, la région de Montréal a accueilli quelque 537 000 touristes d’agrément américains, soit une légère hausse de 1% par rapport à l’année précédente, suivi de Québec avec près de 412 000 touristes, en baisse de 8% (voir le graphique 6). Bien qu’elles doivent être interprétées avec réserve en raison d’une importante marge d’erreur pour les régions qui affichent des volumes moins élevés, les données du graphique 6 présentent les volumes de touristes d’agrément et l’évolution depuis 2010 dans la plupart des régions touristiques du Québec. Fait intéressant, en hausse de 12%, la région touristique de l’Abitibi a particulièrement bien performé en 2011, passant de huitième région en importance en 2010 à cinquième en 2011.

 

En somme, on peut dire que certains segments ont mieux performé que d’autres sur le plan des voyages des Américains au Québec en 2011. Dans le contexte où les États-Unis investissent actuellement d’importantes sommes d’argent pour mettre en œuvre une nouvelle stratégie touristique nationale, il est fort probable qu’un grand nombre d’Américains voyageront davantage dans leur propre pays au cours des années à venir, ce qui pourrait avoir un impact sur la performance du Québec. C’est pourquoi il s’avère primordial, pour demeurer dans la course, de poursuivre les efforts d’innovation et de développement.

 

 

Sources:

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2011.

– Ministère du Tourisme du Québec. «Plan marketing 2009-2010», 2009.

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Ailleurs dans le monde Hébergement

Un service de concierge à la hauteur des enfants

Dès son ouverture en mars 2012, l’hôtel Legoland, situé dans le parc du même nom à Windsor en Angleterre, décidait d’offrir les services de concierges juniors à sa jeune clientèle. Six enfants − trois garçons et trois filles âgés de 8 à 12 ans – se partageront la tâche en alternance au cours des six week-ends les plus achalandés… bien sûr sans nuire à leurs activités scolaires. Forts de leur expérience personnelle dans le resort, ces miniconcierges aideront les enfants à choisir leurs activités durant leur séjour à l’hôtel. Un point de vue d’enfant, pour les enfants: quelle bonne idée! Pour les remercier de leur contribution, l’hôtel leur offrira de séjourner gratuitement avec leur famille pendant toute une fin de semaine.

Source:

– «Legoland Hotel Enlist Child Concierges», Funworld, avril 2012.

Site Internet:

– Legoland Windsor resort

 

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Transport

Comment occuper les enfants dans les avions?

Les compagnies aériennes rivalisent d’imagination pour offrir une gamme de divertissements variés à leur jeune clientèle. La récente initiative du transporteur brésilien TAM Airlines s’inscrit dans ce courant. Kid Captain, un des volets du programme TAM Kids, propose aux enfants âgés de 12 ans et moins inscrits au programme d’obtenir leur badge de capitaine. Celui-ci leur permet, une fois à bord, d’aider l’équipage en accueillant les passagers et en distribuant des friandises avant le décollage, puis de visiter le poste de pilotage après l’atterrissage. Une bonne manière de faire coopérer même les plus turbulents!

 

Source: airlinetrends.com

Source:

Gurwicz, Nico. «TAM lets kids help flight attendants with onboard service» , airlinetrends.com, 19 mars 2012.

 

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Produits et activités Tourisme durable

Lorsque le tourisme carbure à l’énergie

La société exige de plus en plus des entreprises qu’elles respectent l’environnement et qu’elles utilisent des énergies renouvelables lorsque c’est possible; le secteur touristique n’y échappe pas. Mais peut-il bénéficier de cette mouvance sociétale? Quel type de clientèle pourrait être intéressée par le tourisme de l’énergie? Deux questions auxquelles ont tenté de répondre des chercheurs de l’University of Natural Ressources and Applied Life Sciences Vienna qui ont présenté les résultats de leurs recherches à la 61e Conférence de l’Association internationale d’experts scientifiques du tourisme (AIEST) à Barcelone en août dernier.

Deux types de clientèle cible

Le tourisme de l’énergie se fonde sur l’idée que les vacanciers peuvent vivre des moments agréables, tout en expérimentant diverses façons d’économiser l’énergie ou d’utiliser les énergies renouvelables. Les chercheurs définissent deux principaux segments de clientèle, soit les touristes avides de connaissances techniques ou scientifiques et les touristes d’apprentissage, qui favorisent l’expérience et la découverte.

Les touristes avides de connaissances techniques ou scientifiques

Cible: les leaders de la communauté, les entreprises, les universités et les écoles techniques.

Conditions préalables: au moins une centrale d’énergie renouvelable ou des concepts énergétiques durables dans la région.

But principal de la visite: l’innovation technique, le transfert des connaissances, les possibilités d’adaptation à leur région d’origine ou à l’intérieur de leur vie professionnelle.

Produit: visites guidées des installations techniques et séminaires axés sur les options d’énergie renouvelable, leurs coûts et leurs avantages.

Communication: axée sur la dimension cognitive compte tenu du concept de transfert des connaissances.

Durée: excursions d’une journée.

Les touristes d’apprentissage

Cible: les familles et les Lohas (acronyme de Lifestyles of Health and Sustainability) ou plutôt les «Lohasians», comme on les appelle aux États-Unis. Ce sont des consommateurs particulièrement préoccupés par l’écologie et qui ont compris, en raison du réchauffement climatique et des effets de la pollution, que leur bien-être passe par la préservation de leur environnement. Les Lohas consomment des produits biologiques, font du yoga, n’achètent que des vêtements ou des produits d’entretien biologiques, conduisent des véhicules hybrides, utilisent le transport en commun ou encore favorisent des systèmes d’énergie renouvelable. Ils donnent un nouveau sens à leur vie à travers ces pratiques.

Conditions préalables: un certain savoir-faire et des infrastructures énergétiques durables dans la région.

But principal de la visite: les loisirs et l’agrément.

Produit: expérience de loisir d’apprentissage permettant de découvrir, par l’exploration personnelle, la pertinence des énergies renouvelables et leur fonctionnalité.

Communication: axée sur l’apprentissage par le jeu, le plaisir et l’émotion.

Durée: plus d’une journée, surtout en offrant des forfaits combinés à l’offre touristique traditionnelle de la région.

La création d’un produit touristique de niche: l’exemple de Güssing, en Autriche

Güssing, c’est l’histoire d’une reconversion. Il y a 20 ans, l’économie de cette ville de 4 300 habitants de l’est de l’Autriche reposait majoritairement sur l’agriculture; les deux tiers de la population active étaient au chômage. Grâce à l’aide financière de l’Union européenne et à l’impulsion du maire, un Centre européen des énergies renouvelables a vu le jour en 1995 et a marqué le tournant de la politique énergétique de la Ville, qui s’est dès lors tournée vers l’énergie solaire et la mise à profit de sa biomasse. Ainsi, plutôt que de laisser ses forêts à l’abandon, la Ville les nettoie et exploite durablement le bois qui ne peut être utilisé par l’industrie forestière. Les résidus organiques sont convertis en biogaz et en biodiesel. Ce changement de cap a fait en sorte que la ville est entièrement autonome sur le plan énergétique; une réussite saluée par un achalandage annuel de plus de 50 000 visiteurs, dont une grande partie provient de l’international.

Source: EEE

Ce succès est également à la base d’un tout nouveau concept inventé par l’Université des ressources naturelles et des sciences de la vie de Vienne, en collaboration avec les acteurs locaux du tourisme, du développement régional, de la politique, du secteur privé et du milieu de l’éducation de la région de Güssing: VISIONe (Vital Solar Innovation energy). Ce projet touristique novateur vise à sensibiliser les gens aux énergies renouvelables. Il inclut un camp «énergie» ainsi que des visites guidées thématiques.

Le camp «énergie»

L’une des principales composantes de VISIONe est le camp «énergie», qui s’adresse aux touristes d’apprentissage et qui favorise la découverte par l’exploration. Les participants y apprennent de façon ludique comment produire eux-mêmes de l’énergie, notamment à l’aide du soleil. La planification et la conception des infrastructures nécessaires à la vie du camp font partie intégrante de l’offre touristique, et les visiteurs doivent se partager les différentes tâches.

Ils dorment dans des tentes munies de panneaux solaires; ceux-ci emmagasinent l’énergie qui servira à éclairer le campement le soir venu. Des chaudrons «solaires» chauffent l’eau nécessaire pour préparer les repas et faire la vaisselle. Des sacs à dos solaires permettent de recueillir l’électricité qui alimentera le cellulaire, l’ordinateur ou la caméra vidéo. Pour le divertissement musical de la soirée, les touristes devront enfourcher une bicyclette afin d’obtenir l’énergie indispensable au fonctionnement de leur lecteur CD.

Les visites guidées du pays de l’écoénergie

Un regroupement de dix municipalités des environs de Güssing qui utilisent plusieurs formes d’énergie renouvelable composent le «pays de l’écoénergie». Cette région offre des visites guidées des usines de production d’énergie combinées à la découverte des attraits culturels tels que le monastère des Franciscains, le château de Güssing, divers musées, vignobles et caves à vin. Tout au long des 120 kilomètres du circuit, les communautés ont érigé des sculptures thématiques qui définissent leur spécificité régionale. Par exemple, une cruche de vin géante se tient à l’entrée d’un village vinicole.

Le Québec est un des leaders mondiaux en hydroélectricité; déjà, ses grandes centrales sont visitées par des milliers de personnes annuellement, sans oublier la Cité de l’énergie qui agit comme un pôle touristique important en Mauricie. Il détient tous les atouts pour se démarquer par une combinaison d’énergies renouvelables (biomasse, énergies solaire ou éolienne, géothermie) et, pourquoi pas, par le tourisme de l’énergie!

Source : EEE

 

Sources:

– Jiricka Alexandra, Ulrike Pröbstl et al. «Creating a powerful niche product: Energy tourism – adapting societal trends to a tourism issue?», présentation lors de la 61e Conférence de l’AIEST, Barcelone, 28 au 31 août 2011.

Sites Internet:

– Centre européen des énergies renouvelables

– Energy Tourism

 

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Ailleurs dans le monde Segments de clientèles

Les voyages multigénérationnels: une tendance qui s’accentue

Les voyages multigénérationnels ont la cote. Ils figurent au palmarès des cinq grandes tendances 2011 d’American Express et trônent en première position dans le créneau des voyages de luxe. Les entreprises touristiques qui s’intéressent à ce marché devront prendre en considération les besoins de chacun des membres de la famille, car tous prennent part au processus décisionnel du voyage.

L’effet baby-boomers

Les grands-parents, majoritairement des baby-boomers, sont plus actifs et en meilleure forme physique qu’ils ne l’ont jamais été. Ce sont aussi des voyageurs chevronnés. En fait, selon une étude de Preferred Hotel GroupTM parue en décembre 2010, les baby-boomers représentent près de la moitié (47%) des vacanciers actifs aux États-Unis.

Maintenant qu’ils arrivent tout près de l’âge de la retraite, ils auront encore plus de temps pour eux. Ils disent vouloir voyager davantage, vivre de nouvelles expériences et aventures… entre autres avec leurs enfants et leurs petits-enfants. Voyager en famille leur permet de partager du temps de qualité, de tisser des liens encore plus étroits, de faire le plein de souvenirs que tout le monde aura plaisir à se remémorer lors des réunions familiales.

Les voyages multigénérationnels incluent au moins trois générations (3G). Souvent, tout comme les voyages de célébration (lire aussi Les voyages de célébration: un créneau prometteur), ils visent à souligner un événement important comme un anniversaire de naissance ou de mariage ou l’obtention d’un diplôme. D’ailleurs, les deux tiers (66%) des baby-boomers américains qui ont pris des vacances l’ont fait dans le but de célébrer un événement de la vie.

Les voyages en famille

Il existe peu de données pour quantifier le marché des voyages 3G. Toutefois, l’association américaine de l’industrie touristique (U.S. Travel Association) évalue que chaque année, plus de cinq millions de vacances en famille incluent trois générations. Un sondage portant sur les voyageurs américains réalisé par Ypartnership et Harrison Group en 2010 montrait qu’un répondant sur cinq était un grand-parent et que deux tiers d’entre eux ont pris au moins une période de vacances avec leurs petits-enfants l’année précédente. Ces séjours représentent plus de 7% des voyages d’agrément des adultes américains. Dans l’ensemble, les familles américaines effectuent en moyenne 4,5 voyages par année.

En ce qui a trait au marché canadien, mentionnons que le Québec enregistrait 3,6 millions de voyages-personne incluant 2 ou 3 adultes avec enfants en provenance du Canada, soit 17,3% de tous les séjours. La majorité (95%) de ceux-ci ont été réalisés pas des Québécois.

La planification du voyage

Compte tenu du nombre de personnes impliquées et de leurs besoins variés, l’organisation d’un séjour multigénérationnel s’avère complexe. On le planifie plus longtemps à l’avance que d’autres types de séjours, et certains groupes ont même recours à l’expertise d’un spécialiste du voyage.

Quant aux irréductibles qui préfèreraient organiser leur séjour eux-mêmes, ils profiteraient avantageusement d’outils tels que des planificateurs de voyage. L’Office de tourisme de la Nouvelle-Zélande l’a très bien compris en créant le Travel Planner, un outil de planification de voyage en ligne qui permet aux internautes d’effectuer l’ensemble de leur démarche de manière totalement autonome : planifier, collecter l’information, la visualiser et même partager le fruit de ses recherches avec les autres membres de sa famille.

Les activités pratiquées

L’éventail d’activités susceptibles d’intéresser les voyageurs multigénérationnels demeure varié. Selon un récent sondage de TripAdvisor, les cinq destinations ou activités de voyage en famille des Américains en 2011 (dont 37% planifient un voyage 3G) sont les suivantes:

1. plage (57%);

2. ville (39%);

3. parc d’attractions (23%);

4. attrait culturel (21%);

5. camping ou plein air (17%).

 

Source: Travel Weekly

Une autre étude réalisée par l’université Brighton, en Angleterre, révèle que les principales activités privilégiées par les grands-parents en voyage avec leurs petits-enfants sont:

  • repas au restaurant (78%);
  • détente au bord de la mer (76%);
  • activités de plein air, marche, vélo (68%);
  • zoos (66%);
  • sites historiques (65%);
  • musées (56%);
  • parcs thématiques (49%);
  • spectacles (44%);
  • magasinage (44%);
  • promenades en ville (41%);
  • événements sportifs (24%);
  • activités sportives (22%);
  • visites guidées en groupes (11%).

On le constate, l’«eau» constitue presque toujours une composante du voyage multigénérationnel, que ce soit la plage ou la piscine. Toutefois, comme les baby-boomers et les seniors sont de plus en plus actifs, ils optent aussi pour des voyages d’aventure en famille, surtout s’ils ont l’occasion de se faire masser dans un spa ou de prendre une ou deux leçons de yoga en cours de route! Au programme: pêche, équitation dans un ranch, plongée en apnée, randonnées en montagne, rafting, vélo de montagne (avec remorque pour les plus jeunes et même des vélos électriques pour les grands-parents).

Les parcs nationaux gagnent de plus en plus l’estime des groupes multigénérationnels de même que les croisières qui offrent des activités qui conviennent à tous les groupes d’âge. De plus, les suites et les chalets en location qui peuvent loger toute la famille à un prix plus qu’abordable constituent un mode d’hébergement tout à fait adapté aux 3G.

Quelques critères devraient être pris en considération par les intervenants qui souhaitent attirer une clientèle multigénérationnelle, par exemple:

  • offrir un hébergement flexible (chambres voisines et communicantes avec salon commun, cloison amovible qui peut séparer la chambre des parents et celle des enfants, résidence de tourisme ou chalet) et accueillant pour les familles (menus spéciaux, piscine, programme pour enfants, etc.);
  • proposer de nouveaux modèles de tarification (un prix «famille de trois générations») ou des gratuités partielles ou totales pour les enfants et les adolescents;
  • s’assurer que les lieux sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, puisque certains grands-parents sont susceptibles de se déplacer avec une canne, une marchette ou en fauteuil roulant;
  • présenter des itinéraires favorisant un bon équilibre entre les activités de divertissement pour les jeunes et les adultes jeunes de cœur. Éviter de proposer des lieux de villégiature dédiés aux enfants; les grands-parents ne s’y reconnaîtront pas;
  • établir un horaire flexible qui laisse place à l’improvisation selon l’humeur du groupe.

L’ensemble des secteurs touristiques devra relever tout un défi pour bien cerner les besoins spécifiques d’une clientèle multiâge et offrir des produits et des services adaptés à tous les membres du groupe. Le jeu en vaut sûrement la chandelle.

 

Sources:

– «Austin-Lehman Adventures Reports Growth in Multi-Generational Travel», Travel Pulse, 25 avril 2011.

– «Grandparent Travel: Multigenerational Travel And Touring Grows», My family Travels, 23 février 2010.

– Adam, Caroline. «Family Holidays: the Trend towards Multi-Generational Travel», Travel Weekly, 28 mars 2011.

– Dunning, Adam. «This Year’s Travel Trend; Multi-generational Family Reunions», TravelNews, 28 juillet 2009.

– Ogintz, Eileen. «Multigenerational Travel With a Twist», Smarter Travel, 5 avril 2010.

– Schretter, Nancy. «12 Tips for Multigenerational Family Vacations», Family Travel Network, consulté le 20 mai 2011.

– Saltzman, Dori. «Tapping into Lucrative Family Travel Markets», Travel Market Report, 15 avril 2010.

– Selkirk, Diane. «All aboard! Multigenerational travel», More.ca, consulté le 17 mai 2011.

– Tiebert, Laura. «Multi-Generational Travel: The Ultimate in Family Bonding», Make It Better, juillet 2010.

– Wilkening, David. «Don’t miss the multi-generational travel market», TravelMole, 22 février 2011.

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Segments de clientèles

L’influence des enfants sur les décisions de voyage

L’opinion des enfants a de l’importance, surtout celle des 8-12 ans, les préadolescents (tweens). Trois quarts des mères américaines disent être influencées par leurs enfants pour les achats du ménage. Ce sont ces mêmes femmes qui prennent les décisions liées aux vacances. À l’aube de l’adolescence, ces jeunes sont déjà des touristes expérimentés, avec leurs préférences, leurs souvenirs, bons comme mauvais. Ils participent aussi au processus de décision des vacances familiales.

Quelques chiffres qui en disent long

Les enfants exercent une grande influence sur les comportements de consommation de leurs parents. Non seulement leur opinion compte dans le cas de produits les concernant, mais aussi pour ceux du ménage en général. Ces jeunes sont informés, branchés et détiennent un fort pouvoir de persuasion, directement ou indirectement. Voici quelques informations traduisant cette influence.

  • Selon l’auteur de BRANDchild, Martin Lindstrom, les 12 ans et moins ont une influencent sur environ 80% des achats de biens de consommation.
  • Au cours des 5 dernières années, la proportion de jeunes américains (8 à 18 ans) possédant un téléphone mobile est passée de 39% à 66%.
  • Les enfants et les adolescents américains passent en moyenne 7 heures et 38 minutes à utiliser des médias liés au divertissement dans une journée typique, soit 1 heure et 17 minutes de plus qu’il y a cinq ans.
  • Pendant la première moitié de 2010, 16% des enfants, 43% des préadolescents et 71% des adolescents ont visité un site Web de réseau social. (C+R Research)
  • Les deux tiers des enfants américains de 2 à 5 ans savent comment manipuler une souris d’ordinateur, 61% jouent à des jeux vidéo et le quart est capable de faire un appel sur un appareil mobile.
  • Les enfants américains de 6 à 11 ans prennent surtout connaissance de nouveaux produits ou services par leurs camarades de classe (84%) et par les commerciaux de la télévision (81%).

Étant donné le rythme de vie souvent effréné des ménages, lorsque vient le temps de préparer des vacances en famille, les parents souhaitent que chacun y trouve son compte et une certaine démocratie prend place dans le processus de décision. C’est, du moins, ce qui ressort de l’étude réalisée auprès d’enfants du Danemark, Tween Tourists: Children and Decision-Making, parue dans le Journal of Tourism Consumption and Practice.

Les préadolescents: un segment à part entière

Cette étude se penche particulièrement sur le cas des 8-12 ans (lire aussi: Connaissez-vous les tweens? Vous devriez…). À cet âge, les jeunes démontrent plus d’indépendance que les tout-petits, mais n’ont pas encore le désir de détachement souvent manifesté par les adolescents. En effet, avec 89 entrevues en profondeur, l’étude arrive à bien cerner le type de dynamique qui anime un jeune de cet âge à l’occasion d’un séjour avec ses proches. On découvre qu’il apprécie encore les jeux pour enfants, comme faire des châteaux de sable et s’amuser dans l’eau, mais il s’intéresse aussi aux activités s’adressant surtout aux «plus vieux» telles les visites culturelles. Il est différent de l’adolescent parce qu’il aime les voyages en famille et reconnaît que ses parents sont mieux placés que lui pour effectuer les choix concernant de nombreux aspects du séjour.

Les jeunes ayant participé à l’enquête et faisant partie des classes moyennes et aisées possèdent un portfolio de voyages impressionnant, selon les chercheurs. Ces touristes expérimentés ont voyagé à de nombreuses occasions et à plusieurs endroits dans le monde. Ces voyageurs sont aussi très impliqués dans le processus de décision du choix de la destination. Alors qu’une partie des jeunes émettent leur préférence parmi les quelques options proposées par leurs parents, d’autres sont proactifs et suggèrent un endroit. Certains préadolescents vont jusqu’à faire des recherches sur Internet pour s’informer. Enfin, l’étude révèle que les décisions relatives aux vacances traduisent un réel projet de famille sur lequel chacun a droit de regard. Toutefois, les préadolescents reconnaissent leurs limites et n’interviennent pas, ou très peu, dans le choix des prestations touristiques comme l’hébergement, un aspect qui les intéresse moins.

Les privilèges, les irritants et des souvenirs mémorables!

Une autre enquête, menée par la firme Ypartnership auprès d’Américains âgés de 6 à 17 ans sur les souvenirs de vacances, révèle ce qu’ils aiment ou non en voyage. D’abord, 70% de ces jeunes affirment avoir aidé à choisir la destination et à planifier les activités familiales. Les vacances suggèrent aussi de sortir de la routine, d’accéder à certains privilèges très appréciés, tels:

  • se coucher tard (86%);
  • regarder la télé au lit (69%);
  • se lever tard (65%);
  • manger le dessert avant le repas principal (38%).

Par contre, les voyages comportent aussi quelques irritants comme:

  • partager la voiture avec les frères et sœurs (37%);
  • partager le lit avec son frère ou sa sœur (36%);
  • subir les ronflements des autres (21%);
  • partager la salle de bain (19%);
  • rester assis trop longtemps (15%).

En voyage, les jeunes apportent en priorité:

  • iPod (20%);
  • téléphone mobile (20%);
  • jeu vidéo (20%);
  • animal en peluche (18%);
  • animal de compagnie (7%).

Enfin, les jeunes Américains sondés dans cette étude soutiennent que les vacances avec les parents et la fratrie sont les «plus géniales». L’aspect le plus mémorable de ces vacances est le temps passé en famille.

Pour des exemples de destinations qui proposent une offre s’adressant à la clientèle familiale, lire: Poussée de croissance des voyages en famille

 

Sources

– Blichfeldt, Bodil Stilling, Bettina Pedersen, Anders Johansen et Line Hansen. «Tween Tourists: Children and Decision-Making», Journal of Tourism Consumption and Practice, vol. 2 no 1, 2010.

– Entertainment Marketing Letter. «For Kids And Teens, Entertainment Is A Full-Time Job», 1er février 2010, cité dans Research Alert, vol. XXVIII, no 4, 19 février 2010, p. 7.

– Henry, Amy. «Parents to their Kids: Why Can’t We Be Friends?», C+R Research, 14 janvier 2011.

– Internicola, Dorene. «Kids drive the décision-making in multi-generational family vacations», National Post, 29 mars 2010.

– Koumelis, Theodore. «New Ypartnership Survey: The anatomy of kids’vacation memories», TravelDailyNews.com, 20 janvier 2011.

– Lindstrom, Martin et Patricia B. Seybold. «BRANDchild: Insights into the Minds of Today’s Global Kids: Understanding Their Relationship with Brands», Kogan Page limited, mars 2003, 320 pages.

– Marketing To Women. «Moms’ Spending And Brand Loyalty», janvier 2011, cité dans Research Alert, vol. XXIX, no 3, 4 février 2011, p. 3.

– Research Alert. «Factoids», vol. XXIX, no 3, 4 février 2011, p. 4.

– Yeoman, Ian. «Consumer Kids and Tourism», Hospitalitynet.org, avril 2009.

 

 

L’opinion des enfants a de l’importance, surtout celle des 8-12 ans, les préadolescents (tweens). Trois quarts des mères américaines disent être influencées par leurs enfants pour les achats du ménage. Ce sont ces mêmes femmes qui prennent les décisions liées aux vacances. À l’aube de l’adolescence, ces jeunes sont déjà des touristes expérimentés, avec leurs préférences, leurs souvenirs, bons comme mauvais. Ils participent aussi au processus de décision des vacances familiales.

 

 

Quelques chiffres qui en disent long

Les enfants exercent une grande influence sur les comportements de consommation de leurs parents. Non seulement leur opinion compte dans le cas de produits les concernant, mais aussi pour ceux du ménage en général. Ces jeunes sont informés, branchés et détiennent un fort pouvoir de persuasion, directement ou indirectement. Voici quelques informations traduisant cette influence.

 

 

·Selon l’auteur de BRANDchild, Martin Linstorrm, les 12 ans et moins ont une influencent sur environ 80% des achats de biens de consommation.

·Au cours des 5 dernières années, la proportion de jeunes américains (8 à 18 ans) possédant un téléphone mobile est passée de 39% à 66%.

·Les enfants et lesadolescents américains passent en moyenne 7 heures et 38 minutes à utiliser des médias liés au divertissement dans une journée typique, soit 1 heure et 17 minutes de plus qu’il y a cinq ans.

·Pendant la première moitié de 2010, 16% des enfants, 43% des préadolescents et 71% des adolescentsont visité un site Web de réseau social. (C+R Research)

·Les deux tiers des enfants américains de 2 à 5 ans savent comment manipuler une souris d’ordinateur, 61% jouent à des jeux vidéo et le quart est capable de faire un appel sur un appareil mobile.

·Les enfants américains de 6 à 11 ans prennent surtout connaissance de nouveaux produits ou services par leurs camarades de classe (84%) et par les commerciaux de la télévision (81%).

 

Étant donné le rythme de vie souvent effréné des ménages, lorsque vient le temps de préparer des vacances en famille, les parents souhaitent que chacun y trouve son compte et une certaine démocratie prend place dans le processus de décision. C’est, du moins, ce qui ressort de l’étude réalisée auprès d’enfants du Danemark, Tween Tourists: Children and Decision-Making, parue dans le Journal of Tourism Consumption and Practice.

 

Les préadolescents: un segment à part entière

Cette étude se penche particulièrement sur le cas des 8-12 ans (lire aussi: Connaissez-vous les tweens? Vous devriez… (http://dev2.archive.veilletourisme.ca/2007/02/09/connaissez-vous-les-tweens-vous-devriez/). À cet âge, les jeunes démontrent plus d’indépendance que les tout-petits, mais n’ont pas encore le désir de détachement souvent manifesté par les adolescents. En effet, avec 89 entrevues en profondeur, l’étude arrive à bien cerner le type de dynamique qui anime un jeune de cet âge à l’occasion d’un séjour avec ses proches. On découvre qu’il apprécie encore les jeux pour enfants, comme faire des châteaux de sable et s’amuser dans l’eau, mais il s’intéresse aussi aux activités s’adressant surtout aux «plus vieux» telles les visites culturelles. Il est différent de l’adolescent parce qu’il aime les voyages en famille et reconnaît que ses parents sont mieux placés que lui pour effectuer les choix concernant de nombreux aspects du séjour.

 

Les jeunes ayant participé à l’enquête et faisant partie des classes moyennes et aisées possèdent un portfolio de voyages impressionnant, selon les chercheurs. Ces touristes expérimentés ont voyagé à de nombreuses occasions et à plusieurs endroits dans le monde. Ces voyageurs sont aussi très impliqués dans le processus de décision du choix de la destination. Alors qu’une partie des jeunes émettent leur préférence parmi les quelques options proposées par leurs parents, d’autres sont proactifs et suggèrent un endroit. Certains préadolescents vont jusqu’à faire des recherches sur Internet pour s’informer. Enfin, l’étude révèle que les décisions relatives aux vacances traduisent un réel projet de famille sur lequel chacun a droit de regard. Toutefois, les préadolescents reconnaissent leurs limites et n’interviennent pas, ou très peu, dans le choix des prestations touristiques comme l’hébergement, un aspect qui les intéresse moins.

 

Les privilèges, les irritants et des souvenirs mémorables!

Une autre enquête, menée par la firme Ypartnership auprès d’Américains âgés de 6 à 17 ans sur les souvenirs de vacances, révèlece qu’ils aiment ou non en voyage. D’abord, 70% de ces jeunes affirment avoir aidé à choisir la destination et à planifier les activités familiales. Les vacances suggèrent aussi de sortir de la routine, d’accéder à certains privilèges très appréciés, tels:

·se coucher tard (86%);

·regarder la télé au lit (69%);

·se lever tard (65%);

·manger le dessert avant le repas principal (38%).

 

Par contre, les voyages comportent aussi quelques irritants comme:

·partager la voiture avec les frères et sœurs (37%);

·partager le lit avec son frère ou sa sœur (36%);

·subir les ronflements des autres (21%);

·partager la salle de bain (19%);

·rester assis trop longtemps (15%).

 

En voyage, les jeunes apportent en priorité:

–iPod (20%);

–téléphone mobile (20%);

–jeu vidéo (20%);

–animal en peluche (18%);

–animal de compagnie (7%).

 

Enfin, les jeunes Américains sondés dans cette étude soutiennent que les vacances avec les parents et la fratrie sont les «plus géniales». L’aspect le plus mémorable de ces vacances est le temps passé en famille.

 

Pour des exemples de destinations qui proposent une offre s’adressant à la clientèle familiale, lire: Poussée de croissance des voyages en famille (http://dev2.archive.veilletourisme.ca/2010/07/06/poussee-de-croissance-des-voyages-en-famille/)

 

Lire aussi: Influence des enfants dans le choix des voyages de groupe en famille (http://dev2.archive.veilletourisme.ca/2004/05/12/influence-des-enfants-dans-le-choix-des-voyages-de-groupe-en-famille/)

 

 

Sources

–Blichfeldt, Bodil Stilling, Bettina Pedersen, Anders Johansen et Line Hansen. «Tween Tourists: Children and Decision-Making(http://www.tourismconsumption.org/jtcpv2n12010stilling.pdf)», Journal of Tourism Consumption and Practice, vol. 2 no 1, 2010.

–Entertainment Marketing Letter. «For Kids And Teens, Entertainment Is A Full-Time Job», 1er février 2010, cité dans Research Alert, vol. XXVIII, no 4, 19 février 2010, p. 7.

–Henry, Amy. «Why Can’t We Be Friends? (http://www.youthbeat.com/blog/?Tag=Facebook)», C+R Research, 14 janvier 2011.

–Internicola, Dorene. «Kids drive the décision-making in multi-generational family vacations» (http://www.nationalpost.com/life/story.html?id=2739933), National Post, 29 mars 2010.

–Koumelis, Theodore. «New Ypartnership Survey: The anatomy of kids’vacation memories» (http://www.traveldailynews.com/pages/show_page/41128-The-anatomy-of-kids%E2%80%99-vacation-memories), TravelDailyNews.com, 20 janvier 2011.

–Linstorrm, Martin et Patricia B. Seybold. «BRANDchild: Insights into the Minds of Today’s Global Kids: Understanding Their Relationship with Brands», Kogan Page limited, mars 2003, 320 pages.

–Marketing To Women. «Moms’ Spending And Brand Loyalty», janvier 2011, cité dans Research Alert, vol. XXIX, no 3, 4 février 2011, p. 3.

–Research Alert. «Factoids», vol. XXIX, no 3, 4 février 2011, p. 4.

L’opinion des enfants a de l’importance, surtout celle des 8-12 ans, les préadolescents (tweens). Trois quarts des mères américaines disent être influencées par leurs enfants pour les achats du ménage. Ce sont ces mêmes femmes qui prennent les décisions liées aux vacances. À l’aube de l’adolescence, ces jeunes sont déjà des touristes expérimentés, avec leurs préférences, leurs souvenirs, bons comme mauvais. Ils participent aussi au processus de décision des vacances familiales.

 

 

Quelques chiffres qui en disent long

Les enfants exercent une grande influence sur les comportements de consommation de leurs parents. Non seulement leur opinion compte dans le cas de produits les concernant, mais aussi pour ceux du ménage en général. Ces jeunes sont informés, branchés et détiennent un fort pouvoir de persuasion, directement ou indirectement. Voici quelques informations traduisant cette influence.

 

 

• Selon l’auteur de BRANDchild, Martin Linstorrm, les 12 ans et moins ont une influencent sur environ 80% des achats de biens de consommation.

• Au cours des 5 dernières années, la proportion de jeunes américains (8 à 18 ans) possédant un téléphone mobile est passée de 39% à 66%.

• Les enfants et les adolescents américains passent en moyenne 7 heures et 38 minutes à utiliser des médias liés au divertissement dans une journée typique, soit 1 heure et 17 minutes de plus qu’il y a cinq ans.

• Pendant la première moitié de 2010, 16% des enfants, 43% des préadolescents et 71% des adolescents ont visité un site Web de réseau social. (C+R Research)

• Les deux tiers des enfants américains de 2 à 5 ans savent comment manipuler une souris d’ordinateur, 61% jouent à des jeux vidéo et le quart est capable de faire un appel sur un appareil mobile.

• Les enfants américains de 6 à 11 ans prennent surtout connaissance de nouveaux produits ou services par leurs camarades de classe (84%) et par les commerciaux de la télévision (81%).

 

Étant donné le rythme de vie souvent effréné des ménages, lorsque vient le temps de préparer des vacances en famille, les parents souhaitent que chacun y trouve son compte et une certaine démocratie prend place dans le processus de décision. C’est, du moins, ce qui ressort de l’étude réalisée auprès d’enfants du Danemark, Tween Tourists: Children and Decision-Making, parue dans le Journal of Tourism Consumption and Practice.

 

Les préadolescents: un segment à part entière

Cette étude se penche particulièrement sur le cas des 8-12 ans (lire aussi: Connaissez-vous les tweens? Vous devriez… (http://dev2.archive.veilletourisme.ca/2007/02/09/connaissez-vous-les-tweens-vous-devriez/). À cet âge, les jeunes démontrent plus d’indépendance que les tout-petits, mais n’ont pas encore le désir de détachement souvent manifesté par les adolescents. En effet, avec 89 entrevues en profondeur, l’étude arrive à bien cerner le type de dynamique qui anime un jeune de cet âge à l’occasion d’un séjour avec ses proches. On découvre qu’il apprécie encore les jeux pour enfants, comme faire des châteaux de sable et s’amuser dans l’eau, mais il s’intéresse aussi aux activités s’adressant surtout aux «plus vieux» telles les visites culturelles. Il est différent de l’adolescent parce qu’il aime les voyages en famille et reconnaît que ses parents sont mieux placés que lui pour effectuer les choix concernant de nombreux aspects du séjour.

 

Les jeunes ayant participé à l’enquête et faisant partie des classes moyennes et aisées possèdent un portfolio de voyages impressionnant, selon les chercheurs. Ces touristes expérimentés ont voyagé à de nombreuses occasions et à plusieurs endroits dans le monde. Ces voyageurs sont aussi très impliqués dans le processus de décision du choix de la destination. Alors qu’une partie des jeunes émettent leur préférence parmi les quelques options proposées par leurs parents, d’autres sont proactifs et suggèrent un endroit. Certains préadolescents vont jusqu’à faire des recherches sur Internet pour s’informer. Enfin, l’étude révèle que les décisions relatives aux vacances traduisent un réel projet de famille sur lequel chacun a droit de regard. Toutefois, les préadolescents reconnaissent leurs limites et n’interviennent pas, ou très peu, dans le choix des prestations touristiques comme l’hébergement, un aspect qui les intéresse moins.

 

Les privilèges, les irritants et des souvenirs mémorables!

Une autre enquête, menée par la firme Ypartnership auprès d’Américains âgés de 6 à 17 ans sur les souvenirs de vacances, révèle ce qu’ils aiment ou non en voyage. D’abord, 70% de ces jeunes affirment avoir aidé à choisir la destination et à planifier les activités familiales. Les vacances suggèrent aussi de sortir de la routine, d’accéder à certains privilèges très appréciés, tels:

• se coucher tard (86%);

• regarder la télé au lit (69%);

• se lever tard (65%);

• manger le dessert avant le repas principal (38%).

 

Par contre, les voyages comportent aussi quelques irritants comme:

• partager la voiture avec les frères et sœurs (37%);

• partager le lit avec son frère ou sa sœur (36%);

• subir les ronflements des autres (21%);

• partager la salle de bain (19%);

• rester assis trop longtemps (15%).

 

En voyage, les jeunes apportent en priorité:

– iPod (20%);

– téléphone mobile (20%);

– jeu vidéo (20%);

– animal en peluche (18%);

– animal de compagnie (7%).

 

Enfin, les jeunes Américains sondés dans cette étude soutiennent que les vacances avec les parents et la fratrie sont les «plus géniales». L’aspect le plus mémorable de ces vacances est le temps passé en famille.

 

Pour des exemples de destinations qui proposent une offre s’adressant à la clientèle familiale, lire: Poussée de croissance des voyages en famille (http://dev2.archive.veilletourisme.ca/2010/07/06/poussee-de-croissance-des-voyages-en-famille/)

 

Lire aussi: Influence des enfants dans le choix des voyages de groupe en famille (http://dev2.archive.veilletourisme.ca/2004/05/12/influence-des-enfants-dans-le-choix-des-voyages-de-groupe-en-famille/)

 

 

Sources

– Blichfeldt, Bodil Stilling, Bettina Pedersen, Anders Johansen et Line Hansen. «Tween Tourists: Children and Decision-Making(http://www.tourismconsumption.org/jtcpv2n12010stilling.pdf)», Journal of Tourism Consumption and Practice, vol. 2 no 1, 2010.

– Entertainment Marketing Letter. «For Kids And Teens, Entertainment Is A Full-Time Job», 1er février 2010, cité dans Research Alert, vol. XXVIII, no 4, 19 février 2010, p. 7.

– Henry, Amy. «Why Can’t We Be Friends? (http://www.youthbeat.com/blog/?Tag=Facebook)», C+R Research, 14 janvier 2011.

– Internicola, Dorene. «Kids drive the décision-making in multi-generational family vacations» (http://www.nationalpost.com/life/story.html?id=2739933), National Post, 29 mars 2010.

– Koumelis, Theodore. «New Ypartnership Survey: The anatomy of kids’vacation memories» (http://www.traveldailynews.com/pages/show_page/41128-The-anatomy-of-kids%E2%80%99-vacation-memories), TravelDailyNews.com, 20 janvier 2011.

– Linstorrm, Martin et Patricia B. Seybold. «BRANDchild: Insights into the Minds of Today’s Global Kids: Understanding Their Relationship with Brands», Kogan Page limited, mars 2003, 320 pages.

– Marketing To Women. «Moms’ Spending And Brand Loyalty», janvier 2011, cité dans Research Alert, vol. XXIX, no 3, 4 février 2011, p. 3.

– Research Alert. «Factoids», vol. XXIX, no 3, 4 février 2011, p. 4.

– Yeoman, Ian. «Consumer Kids and Tourism (http://www.hospitalitynet.org/news/4040764.search?query=consumer+kids+and+tourism)», www.hospitalitynet.org, avril 2009.

 

–Yeoman, Ian. «Consumer Kids and Tourism (http://www.hospitalitynet.org/news/4040764.search?query=consumer+kids+and+tourism)», www.hospitalitynet.org, avril 2009.

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Produits et activités

Des façons ludiques d’inviter la famille à découvrir une région

En France, les aventures-jeux de Fifrelin et les ZanimoBalad séduisent la famille et la convient à visiter le pays de Bourg-en-Bresse de façon amusante. Inspirante, cette démarche permet de transformer une simple balade en aventure, de multiplier les découvertes et de raconter une région. De son côté, le programme «junior ranger» invite les jeunes à explorer les parcs nationaux américains et à arborer fièrement l’insigne qui témoigne de leurs apprentissages.

Le marché de la famille

Dans sa stratégie de marché, Cap3B, une organisation responsable du développement du Bassin de Bourg-en-Bresse, l’une des portes d’entrée du nord de la région Rhône-Alpes, cible la clientèle familiale. C’est de façon ludique qu’elle a décidé, depuis quelques années, de séduire et d’attirer les familles en créant une offre touristique adaptée à ce segment de visiteurs.

Les balades-découvertes permettent de valoriser les ressources patrimoniales, identitaires (histoire et traditions) et économiques (artisanat, production agricole) du territoire en plus de relier plusieurs acteurs touristiques de divers horizons dans un produit intégré.

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Source: Au pays de Fifrelin

Initiateurs de la démarche, les consultants en tourisme TAMS et TER’AVENIR travaillent de concert avec les organismes de la région pour créer cet imaginaire, en assurer le déploiement et effectuer un suivi des réalisations. Dans un contexte où le rythme de vie se déroule en accéléré, le temps de qualité en famille devient précieux. C’est dans cet esprit que les activités ont été conçues. On y joue véritablement dans le décor et les ambiances naturels des sites; tout n’est que plaisir, détente et apprentissage.

Par conséquent, on renforce l’image positive et ludique de la région, on met en valeur l’identité locale et on crée un lien affectif entre les visiteurs et les lieux explorés.

Il y en a pour les parents, les jeunes ados et les plus petits!

Pour quelques euros (10€ par famille en moyenne), la famille repart de l’office de tourisme avec un sac à dos contenant des objets destinés à lui faire vivre une aventure dans les lieux environnants et lui faire découvrir les attraits de la région tout en s’amusant. Bâton de sourcier, plan énigmatique, casse-tête, carnet de mission, cartes à gratter, boussole… ces différents sacs aux trésors servent à recréer un monde imaginaire et à résoudre une énigme. En complément, on remet également à la famille quelques trucs amusants pour sensibiliser les jeunes à la protection de l’environnement et un petit sondage rapide pour connaître leur appréciation de l’activité.

Sous le signe de la découverte et du plaisir, ces jeux mettent tous les sens à contribution: regarder, sentir, observer, explorer, comprendre, bouger… en plus de favoriser les échanges en famille.

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Source: Au pays de Fifrelin

• Trippantes, les cinq missions de Fifrelin

L’«astrobag» projette la famille dans un univers futuriste, où l’on emprunte l’identité d’un sage, d’un savant, d’un reporter ou d’un acrobate pour partir à la recherche d’une molécule qui sauvera les habitants de la planète APOL2.

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Source: Au pays de Fifrelin – illustration de Hugo Tartaix

Les autres missions amènent petits et grands à découvrir la formule qui fera jaillir l’eau d’une fontaine, à partir à la recherche de parchemins pour trouver le secret de la fée immortelle de l’écriture, à retrouver Moufie afin de faire danser la forêt ou encore à se lancer dans une enquête policière au cœur de la cité médiévale pour retracer l’arme d’un crime passionnel.

• Très cool, les sept Zanimo’Balad (pour les 6 à 8 ans)

La famille parcourt un circuit pour rechercher une cachette secrète tout en dessinant, jouant et chantant en compagnie d’un animal (poney, vache, poule, lion, etc.). Parcours facile et balisé, généralement accessible aux poussettes, kilométrage et durée estimés, activités pour prolonger la balade, lieux de restauration… on a pensé à tout!

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Source : Cap3B

Une démarche intégrée

La stratégie sur le marché de la famille ne se limite pas qu’aux jeux. Un site Internet le jeune visiteur à l’univers de Fifrelin et lui présente de l’information, du contenu audio et d’autres activités. Le guide interactif des petites virées de Fifrelin affiche une vue d’ensemble des activités de la région classifiées par rubriques pour apprendre, découvrir ou jouer.

De plus, en juin dernier, Cap3B misait sur la publication d’une bande dessinée de fiction (La cavalière au manteau rouge) s’adressant aux jeunes pour faire la promotion de sa région et sur les code-barres 2D (flashcodes) pour rendre l’information touristique interactive (Lire aussi: Les «mutations génétiques» du code-barres traditionnel ouvrent des horizons au tourisme ).

Résolument active, novatrice et amusante cette région!

Les junior rangers, futurs protecteurs de la nature

Présent dans la plupart des grands parcs nationaux américains, le programme «junior ranger» s’adresse principalement aux jeunes âgés de 5 à 12 ans. Les programmes et les activités varient d’un parc à l’autre, car ils sont basés sur les spécificités de chaque endroit: histoire, géologie, animaux dans leur habitant naturel, plantes, protection du milieu, etc.

Au centre d’accueil, le jeune se procure un livre d’activités gratuitement ou pour quelques dollars. Explorer, apprendre et protéger constituent ses principales missions. Pendant sa visite dans le parc, il combine apprentissage et découverte. À son retour, un garde forestier vérifie le cahier d’activités rempli par le jeune, lui prodigue des conseils et lui remet insigne et certificat. Le tout se déroule sous la forme d’une cérémonie officielle et se termine par un serment prêté par le nouveau «junior ranger». Inutile de décrire toute la fierté qu’éprouve un jeune discutant avec les gardes forestiers et arborant son insigne, témoin de son labeur et des connaissances qu’il a acquises au fil de son exploration dans le parc.

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Source: The Total Yellowstone Junior Ranger Page

L’aventure se poursuit aussi sur le Web. Le jeune peut aménager son poste de garde forestier comme il le souhaite, et une cinquantaine de jeux sont à sa disposition. À la fin d’octobre 2010, plus de 135 000 jeunes étaient enregistrés et 6 570 arboraient leur insigne de WebRangers, ayant réalisé l’ensemble des activités requises. Autre volet intéressant, les enseignants bénéficient de trousses de formation, tant pour leur cours en classe que pour leurs sorties avec les élèves dans les parcs.

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Source: Webrangers.us

La diversité des programmes et des environnements naturels motive les jeunes à faire la tournée des parcs et à collectionner les insignes qu’ils affichent fièrement sur leur casquette ou leurs vêtements. Quelle belle façon d’éduquer les jeunes et de faire de la prévention!

Sources:

– Au pays de Fifrelin.

– Cap3B, dossier de presse, mai 2008.

– Consultants en tourisme TAMS et TER’AVENIR.

– MacLeay, Alicia. «Junior Rangers: A new generation of national park protectors», blogue Trailspace.com, 30 août 2010.

– National Park Service, The Ranger ZONE.

– WebRangers.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Les voyages de célébration: un créneau prometteur

Nous avons tous déjà célébré au moins une fois un anniversaire de naissance ou de mariage, une graduation ou toute autre occasion spéciale entre amis ou en famille dans un de nos restaurants préférés. Mais qui a déjà pris des vacances pour célébrer un événement spécial?

Un sondage effectué en juin 2008 par Ypartnership auprès de 4600 adultes, principalement américains, a révélé que près des trois quarts (70%) des répondants avaient organisé leurs vacances dans le but de souligner un événement spécial de leur vie. C’est aussi le cas pour 66% des 416 répondants canadiens. Les adultes de moins de 35 ans sont plus nombreux à avoir réalisé ce type de voyage que ceux qui sont âgés de 55 ans et plus.

Quoi célébrer?

Les vacances sont de plus en plus considérées comme un moyen approprié de reconnaître ou de récompenser les gens pour un événement de grande importance dans leur vie, comme:

  • un anniversaire de mariage (78%);
  • une lune de miel (75%);
  • une réunion de famille (70%);
  • un mariage (65%);
  • rejoindre la famille pour un mariage ou une lune de miel (63%);
  • un anniversaire de naissance (59%);
  • une retraite (55%);
  • une graduation (51%);
  • Bar/Bat Mitzvah, une fête juive (50%).

Comparés aux vacances habituelles, les voyages de célébration:

  • disposent d’un budget plus important (40%);
  • sont planifiés plus longtemps à l’avance (25%);
  • durent plus longtemps (20%);
  • regroupent plus de personnes (18%).

Pourquoi célébrer?

Bien que les motivations varient, trois personnes sur quatre s’offrent des vacances de célébration pour renouer avec la famille, pour marquer un événement spécial ou encore pour créer un événement mémorable pour quelqu’un (tableau 1).

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Où aller?

Lorsque des familles effectuent un «voyage de célébration», elles cherchent des destinations offrant des activités aux enfants et, mieux encore, des activités que les adultes et les enfants pourront apprécier ensemble. Il n’est donc pas étonnant que les parcs thématiques de Disney l’emportent dans la sélection des destinations où les familles préféreraient célébrer des occasions spéciales.

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Étonnamment, les répondants sans enfants dans leur ménage ont également mentionné Disney comme destination préférée, et ce, dans une même proportion que ceux ayant des enfants. Le même phénomène est observé chez les gens âgés de 55 ans et plus comparativement à ceux âgés de 21 à 34 ans.

Quoi faire?

Lorsqu’ils effectuaient un voyage de célébration avec des enfants, les répondants ont indiqué qu’ils étaient plus susceptibles de participer aux activités suivantes:

  • profiter d’un repas spécial (54%);
  • acheter des souvenirs et faire plus de photographies et de vidéos (43%);
  • séjourner dans de meilleurs établissements d’hébergement (31%);
  • prendre un repas dans les meilleurs restaurants (25%);
  • voyager plus loin (21%).

L’attrait Disney… et les autres

Voyages_celebration_image1L’étude de Ypartnership a bien démontré l’attrait qu’exerce Disney dans ce créneau de clientèle. Saisissant l’occasion, en 2009, l’entreprise a commencé à offrir à sa clientèle de transformer les moments spéciaux de leur vie en célébration Disney, en lançant sa promotion «vacances de célébration»: entrée gratuite pour tous ceux qui visiteront un des parcs thématiques du Walt Disney World Resort ou du Disneyland Resort le jour de leur anniversaire de naissance.

Depuis, certains établissements d’hébergement, destinations, compagnies de croisières ouVoyages_celebration_image2 agences de voyages ont créé des forfaits «célébration» pour leur clientèle.

 

Dans le secteur de l’hébergement, on trouve des forfaits célébration principalement pour souligner les anniversaires de naissance ou de mariage. Ils incluent généralement, en plus de l’hébergement, le repas du soir, une bouteille de vin ou de champagne, des chocolats et un cadeau de départ. Certains ajoutent aussi un massage, l’entrée gratuite à un attrait ou des bons de réduction.

Les forfaits célébration offerts par les compagnies de croisières ressemblent beaucoup à ceux des hôteliers; Carnival ajoute une petite touche créative en proposant un décor thématique de la cabine et en offrant une boîte-cadeau.
Peu de destinations proposent des forfaits «célébration». Par contre, de nombreuses agences de voyages se spécialisent dans ce créneau et offrent des séjours vers des destinations variées comme Paris, Las Vegas, New York et même Québec, que l’on vend comme étant la meilleure destination hivernale pour célébrer un anniversaire! Les forfaits d’agences comprennent généralement eux aussi l’hébergement, quelques repas, l’entrée à un ou plusieurs attraits de la ville ainsi que des bons de réduction échangeables chez des marchands.
Bref, comme on peut le voir, il y a encore place à l’imagination pour développer une offre originale qui saura retenir l’attention des familles et des groupes d’amis désireux de partager une expérience mémorable qui saura plaire aux petits et aux grands.

Sources:
– Dawn Henthorn. «Celebrate a Special Occasion on Vacation», About.com Guide.
– Walt Disney World News. «Nationwide Survey by Ypartnership Reveals New Trend of “Celebration Vacations”».

Sites Internet:
– Canada à la carte
– Celebration Travel Guide
– Hôtels Fairmont
– Les Trois Tilleuls & Spa Givenchy
– Location d’appartements à Paris
– Norwegian Cruise Line
– Tourisme Ottawa

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Ailleurs dans le monde Hébergement

Des labels touristiques pour les familles

De nos jours, voyager en famille nécessite parfois une bonne dose de sang-froid et d’audace pour braver le regard souvent réprobateur des autres. Heureusement, certaines destinations et certains secteurs touristiques favorisent l’accueil des familles et les mettent en valeur grâce à des labels touristiques. Où en est le Québec?

Certains labels européens

Reconnaissant le potentiel des familles qui voyagent, certaines destinations ont choisi d’accorder une attention toute particulière à ce créneau en créant des programmes de qualité spécifiques.


En Espagne, Tourisme Catalogne a conçu un label «destination de tourisme familial», qu’elle accorde aux municipalités ou aux zones touristiques qui offrent des ressources et des services de qualité répondant aux besoins des familles: hébergement, restauration, diversité de loisirs et d’activités.


Aux îles Canaries, tous les hôtels, établissements et services inscrits sous le label «Islas Canarias Family Welcome» proposent une grande variété d’options en matière de qualité et d’adéquation aux différents âges: baignoires, berceaux, poussettes, chauffe-biberons, service de gardiennage, pédiatre, menus spécialement conçus pour les enfants, programmes d’animation, mini-club, ludothèques, bibliothèques et vidéothèques.

En Angleterre, le label «Families Welcome» est accordé aux lieux d’hébergement qui offrent des installations et des services pour les enfants de tous âges. L’établissement doit également fournir des informations sur les attraits et activités touristiques des environs qui accueillent favorablement les familles.


La Fédération suisse du tourisme créait, quant à elle, le label de qualité «Familles bienvenues» en 1996. Pour l’obtenir, les destinations de vacances suisses doivent satisfaire à plusieurs conditions et critères élaborés par une commission de la qualité, indépendante, présidée par la Fédération suisse du tourisme (FST). Ces critères réfèrent aux secteurs suivants:

  • infrastructures: hébergement, restaurants, aires de jeux et de pique-nique;
  • activités: sentiers thématiques, eau pour la baignade, animaux, aventure ou sport, culture et divertissement, transports, animation;
  • prestations et services: sécurité, forfaits, information des hôtes, encadrement des enfants.

Ce label est décerné pour trois ans au terme desquels la «destination de vacances» est réévaluée.

En France, le label «Famille Plus, destination pour petits et grands» a été créé en 2006 par le ministère délégué au Tourisme et trois partenaires. Ce label national qualifie l’accueil et les prestations proposés aux familles et aux enfants dans les communes touristiques françaises. Il se divise en quatre types de destination: montagne, mer, nature et ville. En 2006, 45 communes ont obtenu le label; on en compte près de 65 aujourd’hui.


Le label «Famille des Logis de France», quant à lui, est décerné aux logis disposant de chambres spécialement adaptées pour les familles ainsi que de menus spécifiques pour les enfants.


L’«Association Nationale des Stations Kid» identifie les communes françaises qui s’engagent à respecter les huit critères de qualité de la charte, entre autres:

  • nombreuses activités et animation pour les enfants et les familles;
  • accueil spécifique à l’office de tourisme avec un espace dédié aux enfants;
  • hébergements et restaurants proposant une offre attrayante pour les enfants;
  • équipements sécuritaires;
  • politique de sensibilisation à l’environnement.

L’association accorde le label pour trois ans. En 2008, la France recensait 27 Stations Kid destinées aux enfants âgés de 3 à 12 ans réparties dans de nombreuses régions.

Enfin, l’Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM) a créé en 1998 le club «Les p’tits Montagnards», pour aider les familles à choisir les stations adaptées à leurs demandes en matière d’accueil, d’équipements et d’animation, et ce, pour les enfants de trois mois à 12 ans. Élaborés à partir d’enquêtes réalisées tous les deux ans auprès des familles en séjour à la montagne, les critères de la charte de qualité intègrent les nouvelles attentes et tiennent compte des évolutions sociologiques de la famille. Les critères de sélection sont très sévères et diffèrent l’été de l’hiver.

La situation au Québec

Il n’existe aucun programme de certification québécois, ni même canadien, encourageant les entreprises touristiques à adhérer à des normes de qualité spécifiques aux familles. Hormis dans le réseau des Villages vacances famille, où il est certain de trouver une animation adaptée aux enfants de différents âges et une série d’activités répondant aux besoins des familles, le voyageur avec enfants ne dispose d’aucun moyen préalable de savoir s’il sera le bienvenu avec sa marmaille.

Bien sûr, il y a la Certification Qualité Tourisme, mise de l’avant par le ministère du Tourisme. Cette dernière assure au consommateur que l’entreprise certifiée offre des services de qualité, notamment en ce qui a trait au service à la clientèle, à la compétence de son personnel, à l’entretien optimal de ses équipements, à l’adaptation de ses services aux personnes ayant des contraintes et des besoins particuliers et au respect de l’environnement. Ne pourrait-on pas inclure les familles dans les critères de certification, au même titre qu’on y inclut les personnes ayant des besoins particuliers, c’est-à-dire, les personnes handicapées? À quand un label «Qualité Famille» québécois?

Lire aussi: Poussée de croissance des voyages en famille

Sources:

– Observatoire régional du tourisme – Alsace. «Le tourisme des familles», juin 2009.

Sites Internet:

– Families Welcome , Qualityintourism.com, consulté en juillet 2010.
– Tourisme îles Canaries, Turismodecanarias.com, consulté en juillet 2010.

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Segments de clientèles

Poussée de croissance des voyages en famille

Depuis plusieurs années, les voyages en famille sont en croissance. En 2009, près d’un million de Québécois ont voyagé en famille au Canada, et la majorité des familles américaines qui ont des enfants planifient au moins une vacance familiale cette année. Leur but: passer du temps de qualité avec leurs enfants. Plusieurs destinations et secteurs de l’industrie touristique se sont adaptés pour mieux accueillir cette clientèle.

Les familles américaines voyagent, même à l’étranger

Selon le plus récent sondage mensuel (mai 2010) d’American Express portant sur les économies et les dépenses des consommateurs, plus de la moitié des Américains (51%) planifie prendre des vacances estivales; de ce nombre, 52% prévoient prendre des vacances familiales. Un autre sondage, réalisé par TripAdvisor, mentionne que 92% des familles américaines qui ont des enfants planifient au moins une vacance familiale cette année, soit une augmentation de 4% par rapport à l’an dernier. L’enquête montre aussi une tendance à voyager plus loin, puisque 33% des voyageurs prévoient voyager en famille, tant à l’international qu’aux États-Unis.

Travelocity, conjointement avec Taking the Kids, populaire blogue portant sur les voyages en famille, effectuait un sondage au printemps 2010 portant sur l’importance des vacances en famille pour les Américains. Voici quelques-unes des principales conclusions:

  • 85% des répondants estiment que les vacances sont aussi, voire plus importantes qu’avant la récession;
  • les voyageurs sont prêts à réduire leurs dépenses de loisirs (67%) ou le nombre de repas pris au restaurant (67%) afin de pouvoir prendre des vacances;
  • pour économiser de l’argent, les gens prévoient voyager hors saison (60%) et éviter les jours fériés (57%); 10% sont prêts à retirer les enfants de l’école pour cela;
  • plus du quart des Américains qui ont pris des vacances en famille croient qu’un voyage non planifié est plus intéressant pour leur famille que celui qui est prévu. La spontanéité est de mise.

Génération jet-set
Les jeunes Américains d’aujourd’hui sont de grands voyageurs:

  • 75% des enfants (âgés de moins de 18 ans) qui voyagent ont visité plus de six États américains, comparativement à 37% de leurs parents au même âge;
  • 73% ont déjà voyagé à l’international, comparativement à 37% de leurs parents au même âge;
  • le voyage est très important dans l’éducation d’un enfant, selon 52% des voyageurs avec enfants, tandis que 35% croient qu’il est peu important.

Dépenses de voyage

  • 28% des voyageurs avec enfants s’attendent à dépenser plus pour les voyages en famille au cours des 12 prochains mois qu’ils ne l’ont fait au cours des 12 derniers mois, tandis que 47% prévoient dépenser à peu près le même montant;
  • 30% prévoient dépenser de 1000 à 3000 USD;
  • 22% prévoient qu’ils dépenseront de 3000 à 5000 USD;
  • 19% prévoient dépenser de 5000 à 8000 USD;
  • 10% des familles s’attendent à dépenser plus de 10 000 USD.

Activités populaires
Selon 48% des parents, l’aspect le plus agréable des vacances en famille est de passer du temps de qualité ensemble. Pour ce faire, les familles prévoient:

  1. relaxer à la plage — 69%
  2. visiter un site historique — 62%
  3. visiter un musée — 50%
  4. visiter un parc national — 46%
  5. visiter un parc d’attractions — 41%

Même tendance pour les familles québécoises

Le nombre de Québécois ayant effectué un voyage d’agrément avec des enfants au cours des 12 derniers mois est à la hausse et ne cesse de croître depuis 2006. Lors de la dernière enquête du Print Measurement Bureau (PMB 2010), 940 000 Québécois ont effectué un voyage en famille au Canada et 604 000 à l’étranger.

Des secteurs et des destinations touristiques qui s’adaptent aux familles

Constatant le potentiel des familles qui voyagent, certaines destinations ont choisi d’accorder une attention toute particulière à ce créneau. Vegas propose de nombreux spectacles et attractions tels que des musées, des fontaines et des aquariums géants, des manèges et un parc d’attractions, des jeux de lumières, un volcan et des piscines familiales fabuleuses.

Source: MercuryNews et Siegfried & Roy’s SecretGarden et Dolphin Habitat

À Dubaï, l’organisme Dubai Tourism and Commerce Marketing a mis en place une promotion inédite pour favoriser les voyages en famille. Ainsi, chaque enfant de moins de 16 ans accompagné de deux adultes peut voler – avec la compagnie nationale –, dormir, manger et jouer gratuitement dans plus de 80 établissements hôteliers et dans les principaux parcs d’attractions.

Pour ce qui est du secteur de l’hébergement, les offres sont variées et de plus en plus d’hôtels, même les établissements de luxe, proposent des forfaits, programmes ou clubs pour enfants. Le Ritz-Carlton Palm Beach, l’hôtel Del Coronado de San Diego et le Four Seasons de Boston en sont de bons exemples.

Source: Four Seasons, Boston

En Europe, les Baby Hotels, propriété du groupe Kinderhotels, offrent des chambres et des appartements pensés en fonction des enfants. De plus, l’offre de stérilisateurs, de réfrigérateurs, de tables à langer et d’aliments pour bébés aide les parents à voyager plus «léger». Le minibus de l’hôtel – muni de sièges pour enfants – vient aussi chercher la famille à l’aéroport ou à la gare.

Source: Baby Hotels

Le complexe Atlantis Paradise Island des Bahamas prévoit ouvrir sa première colonie de vacances Lego dans les murs d’Atlantis Kids Adventures, un espace futuriste de 740 mètres carrés, situé dans l’hôtel.

Le Québec n’est pas en reste, puisque plusieurs établissements ou chaînes hôtelières proposent:

  • des suites familiales incluant des consoles de jeu Xbox;
  • des piscines intérieures agrémentées de glissoires ou de jeux d’eau;
  • des parcs extérieurs avec balançoires et modules de jeux d’eau;
  • des cours de natation pour les enfants accompagnés d’un parent;
  • des salles de bricolage;
  • des salles de jeu avec arcades, cinéma maison, consoles de jeu, table de billard, etc.;
  • des ateliers supervisés.

Le secteur des spas accueille, lui aussi, de plus en plus de familles. Selon l’International Spa Association (ISPA), la clientèle adolescente (12-19 ans) fréquente les spas depuis environ sept ans. Le Québec compte au moins une quinzaine de spas et relais santé qui reçoivent les enfants, et ce, sans compter les spas en milieu hôtelier. On leur propose massages, cataplasmes à odeur de gomme balloune, pédicure, enveloppement au chocolat, bains à remous ou flottants, saunas, etc. Le spa Chéribourg, attenant à l’hôtel Chéribourg, à Orford, est l’un des pionniers des soins pour enfants.
Les voyages en famille ont la cote, à vous d’en profiter en leur offrant des expériences stimulantes. Et surtout, n’oubliez pas les parents!