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La publicité dans les stations de ski est-elle bien perçue?

La publicité envahit les stations de ski. Mais comment est-elle perçue? Quelle est son efficacité? Une étude réalisée en Suisse révèle que plus de 60% des skieurs sont favorables à l’affichage publicitaire dans les stations de ski.Panneaux et écrans géants aux abords des pistes, télécabines «habillées», les supports publicitaires se multiplient dans les stations de ski.

Cette invasion publicitaire est-elle bien perçue par les skieurs?

Une étude menée en Suisse en février 2004 par SGATouristic®, en collaboration avec Demoscope Research et Marketing AG éclaire la question. Les instigateurs de cette enquête avaient deux objectifs: d’une part, recueillir des faits et chiffres sur l’impact publicitaire (taux de mémorisation, etc.) et d’autre part, déceler des points de repère révélateurs de l’acceptation de cette forme de publicité.
L’étude a été réalisée auprès de 510 personnes germanophones de plus de 15 ans, au domaine skiable Alpenarena dans les Grisons. Elle consistait à analyser différentes campagnes publicitaires diffusées sur des supports allant de 12 à 39 mètres carrés. Au moment de l’enquête, plus de la moitié des personnes séjournaient dans la région depuis plus de trois jours. Environ un tiers des répondants étaient là depuis plus de 6 jours et d’autres étaient des skieurs d’un jour. Les questions portaient aussibien sur des marques connues à l’échelle nationale et internationale, que sur des publicités pour des produits et services régionaux et locaux de notoriété variable.

Voici quelques grandes constatations:

  • pour environ 90% des personnes interrogées, la publicité n’est pas un élément perturbateur;
  • 62% y sont favorables et 25% y sont indifférents;
  • 73% des répondants considèrent que la publicité fait passer le temps;
  • 57% aiment regarder la publicité dans ce contexte (surtout la tranche d’âge la plus jeune, dont 82% estiment que la publicité leur donne le sentiment de raccourcir le temps d’attente);
  • près de la moitié des répondants de 15 à 19 ans ont un taux de mémorisation de 73%, soit plus du double du taux moyen enregistré dans la population (33%);
  • l’environnement publicitaire est visiblement propice à toutes les branches industrielles, puisque les affiches les plus reconnues font partie de six secteurs économiques différents, de l’automobile au chocolat, en passant par les télécommunications;
  • les panneaux en petit format ont autant de chance d’être perçus que les grands, pourvu qu’ils soient bien placés;
  • comme attendu et normal, les répondants séjournant depuis plusieurs jours ont de meilleurs résultats au test de mémorisation.
  • Des données recueillies, il ne ressort aucune différence significative par rapport à l’âge, ni à l’effet que le répondant soit un homme ou une femme.

    L’étude conclut donc que les stations de ski sont un endroit propice à ce genre de campagnes publicitaires, puisque les skieurs sont là pour oublier le quotidien (pour 91% des répondants) et sont ouverts aux nouvelles impulsions.

    Pour être efficace, l’affiche se doit:

    • d’être visible et lisible de loin;
    • de présenter un message clair, simple, qui s’en tient à l’essentiel;
    • d’intéresser;
    • d’innover;
    • de présenter une marque facilement reconnaissable.

    Enfin, la publicité dans les stations de ski est, selon SGATouristic®, un excellent moyen de renforcer efficacement des campagnes médias classiques, dans des segments particulièrement intéressants, jeunes et à fort pouvoir d’achat.
    Il faut cependant regarder les résultats de cette étude en ayant à l’esprit qu’elle a été réalisé par et pour une entreprise qui vend de l’espace publicitaire. Sans oublier également que si le taux d’acceptation des campagnes publicitaires dans les centres de ski est encore aussi élevé, c’est peut-être dû au fait qu’il est relativement nouveau. Attendons quelques années, que les stations de ski et les pentes soient littéralement envahies, et vous verrez que, tout comme en ville, les skieurs risquent d’être de moins en moins réceptifs, voire carrément blasés.

    Source:
    – SGATouristic. «Etude d’affichage Suisse. La publicité dans les stations de sports d’hiver SGATouristic®. Le cas type Alpenarena», [http://www.apg.ch/fr/desktopdefault.aspx], février 2004.

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    Enjeux Produits et activités

    Motoneigistes et skieurs de fond, un cas de conflit entre usagers

    La qualité de l’expérience de plein air d’un adepte de ski de fond se trouve significativement atténuée lorsque celui-ci rencontre un motoneigiste sur son parcours. Bien qu’on s’en soit douté, c’est ce que démontre de manière scientifique une étude menée par des chercheurs de Norvège et de Colombie-Britannique.

    Des leçons à en tirer

    Selon cette étude, la cohabitation entre les skieurs et les motoneigistes se révèle souvent problématique dans les régions où les deux activités sont exploitées à des fins récréotouristiques. Cette situation prévaut régulièrement au Québec, alors que plusieurs régions misent beaucoup sur ces deux produits touristiques. Il s’agit d’une relation que l’on peut qualifier d’«asymétrique» car, si la présence des motoneiges indispose les fondeurs, on ne peut pas nécessairement affirmer l’inverse. Même si les deux catégories d’adeptes peuvent avoir des objectifs similaires, soit profiter de la nature, la façon de les atteindre diverge complètement et peut entraîner une source d’irritation pour les skieurs.

    Comme plusieurs régions continueront de miser sur le développement de ces deux activités, elles devront le faire dans un souci de développement durable afin d’y parvenir de façon harmonieuse. Puisqu’il est prouvé que le partage immédiat du réseau des sentiers entre différentes catégories d’utilisateurs est une source importante d’irritants, les autorités locales sont appelées à développer des solutions de cohabitation bien encadrées.

    En plus d’un appui essentiel de la part des communautés locales, l’utilisation partagée ou segmentée des réseaux de sentiers par les deux catégories d’adeptes nécessite une planification concertée. Il faut donc éviter, dans la mesure du possible, que les sentiers deviennent accessibles en même temps à tous les utilisateurs. Sans oublier évidemment les riverains, qui doivent faire partie de toute solution intégrée afin de légitimer les actions entreprises et renforcer la démocratie locale.

    Une approche scientifique pour mesurer l’irritant

    Ces leçons sont tirées de l’étude menée par la Norvège et la Colombie-Britannique laquelle visait à mesurer plus précisément l’impact d’une cohabitation concrète entre les fondeurs et les motoneigistes. Selon l’hypothèse de départ des chercheurs, les adeptes de ski de fond accordent habituellement une très haute importance à l’environnement du lieu de pratique, notamment la tranquillité de l’endroit et une nature intacte. Quant aux motoneigistes, on a supposé qu’ils recherchaient davantage l’évasion et l’aspect social de l’activité.

    Afin d’évaluer comment les fondeurs pouvaient être affectés émotionnellement par la présence de motoneiges, on a constitué deux groupes d’enquête. Le premier, ou groupe de référence, était formé de skieurs n’ayant pas vu de motoneiges sur leur parcours. Le deuxième regroupait les fondeurs ayant croisé un motoneigiste quelques instants avant de répondre au questionnaire. Les chercheurs ont constaté qu’il existait une différence significative de l’appréciation de l’expérience, laquelle s’avérait moins positive pour les skieurs ayant partagé leur espace avec un véhicule motorisé. Cette rencontre a notamment provoqué un effet négatif sur la sensation de relaxation, un des critères importants dans l’atteinte d’une expérience de qualité.

    Idée préconçue ou réalité

    L’étude tente aussi de faire la part entre les idées préconçues des skieurs et les sentiments réels découlant d’une rencontre avec un motoneigiste; la prémisse étant que les adeptes de ski de fond possèdent souvent d’emblée une opinion négative de la cohabitation avec la motoneige. Pour ce faire, on a évalué les cinq perceptions suivantes auprès des deux groupes de skieurs, soit : les motoneiges…

    • font du bruit
    • détruisent les pistes de ski
    • détruisent la beauté des paysages
    • perturbent la faune
    • sont illégales (plusieurs régions de Norvège en interdisent la pratique)

    L’enquête a révélé une différence significative entre la perception des skieurs ayant croisé une motoneige et celle des autres fondeurs, seulement dans le cas de la pollution sonore. Ainsi, le bruit réel engendré est donc très dérangeant puisqu’il surpasse grandement ce à quoi les skieurs s’attendaient. Pour les autres facteurs, la réalité correspondait bien aux appréhensions.

    Deux activités populaires au Québec

    Le ski de fond et la motoneige comptent de nombreux amateurs, particulièrement au sein des régions ressources. On dénombre environ
    410 000 Québécois pratiquant la motoneige au moins une fois par année (tableau 1). Il s’agit d’une activité populaire particulièrement auprès des 25-49 ans, qui regroupent 54% des motoneigistes.

    Quant au ski de fond, il a connu au cours des dernières années un regain de popularité important au Québec où il se pratique par des amateurs de tous âges (tableau 2). On y recense environ 556 000 adeptes (lire: Dernières tendances en matière de tourisme de plein air).

    Sources:
    – Vitterso, Joar, Raymond Chipeniuk, Margete Skar et Odd Inge Vistad. «Recreationnal Conflict Is Affective: The Case of Cross-Country Skiers and Snowmobiles», Leisure Sciences, vol. 26, pp. 227-243, 2004.
    – Print Measurement Bureau. «Two-Year Readership Database, Weighted by Population, 2002-2004.
    – Commission canadienne du tourisme, Société du Partenariat ontarien de marketing touristique FedNor, Fonds du patrimoine du Nord de l’Ontario et Communautés ontariennes. «Guide de développement d’un produit VTT touristique communautaire», 2003.
    – Pannel Kerr Forster Inc. «Étude nationale sur le produit touristique motoneige», 2001.

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    Ailleurs dans le monde Produits et activités

    Invasion de puces RFID dans les stations de ski

    La technologie RFID (Radio Frequency Identification ou identification par radiofréquence), ces petites puces intelligentes pas plus grosses que des grains de sable, envahit les stations de ski, des cartes d’abonnement au matériel de location!

    Le RFID est un système d’identification comprenant une étiquette munie d’une puce électronique dite «intelligente» qui sert à mémoriser de l’information et un lecteur. Le transfert des données du composant électronique vers le lecteur s’effectue sans contact, par radiofréquence, d’où son appellation (lire aussi: Le RFID suit à la trace bagages, voyageurs, congressistes et taxis).

    Déjà utilisée dans plusieurs secteurs de l’industrie touristique, voilà que cette technologie prend d’assaut les stations de ski. On la retrouve notamment:

    • aux remonte-pentes et dans les abonnements;
    • dans les applications de location/prêt de matériel, skis, bottes, etc.

    Les cartes d’abonnement ont bonne mémoire

    Peu à peu, les cartes avec puce RFID font leur apparition dans quelques stations de sports d’hiver – elles sont encore rares, bien sûr. Mais viendra le jour, dans quelques années, où l’emploi de ces cartes sera monnaie courante.

    Le système se présente comme suit:

    • une carte (ou un autre dispositif, un bracelet par exemple) munie d’une puce RFID servant d’émetteur;
    • des balises radio servant de récepteurs, disséminées aux endroits stratégiques comme les remonte-pentes, les haltes-restaurants, etc.

    Tout comme ces puces permettent, grâce à un système de repérage électronique, de suivre à la trace les enfants dans un parc d’attractions (lire aussi: Au LegoLand, système de repérage électronique pour tous les enfants), elles donnent également la possibilité de suivre le skieur. Quelle piste emprunte-t-il? Suit-il un parcours systématique? Où et quand s’arrête-t-il pour se restaurer? À quelle heure vient-il le plus souvent?

    Cette technologie présente de nombreux avantages:

    • pour l’utilisateur/skieur, car elle constitue un gain de temps (elle donne accès rapidement aux remonte-pentes) et elle est d’utilisation facile (plus besoin de la sortir et de la montrer à un contrôleur, elle peut donc rester bien au chaud dans la poche de votre veste, puisqu’elle est automatiquement détectée par les bornes électroniques);
    • pour les stations de ski, car, outre un gain en temps (moins d’attente et donc d’achalandage au bas des pistes) et d’efficacité, elle autorise le suivi du flux de skieurs sur les pistes en temps réel et l’optimisation de la capture de données essentielles exploitables pour améliorer les services (marketing, statistiques de fréquentation, yield management, etc.).

    Cette carte est éternelle, puisque rechargeable. Dans le cas de certaines stations de France, on peut même la recharger par téléphone ou Internet. C’est ainsi à Chamrousse (dans l’Isère), Dévoluy (dans les Hautes-Alpes) et Val Fréjus (en Savoie).

    Une puce dans les chaussures

    Ici aussi la technologie RFID peut faire des miracles. Ces petites puces se retrouvent collées sur le matériel (skis, chaussures, bâtons, etc.) et donnent accès aux inventaires informatisés grâce à un ordinateur relié à un logiciel de réservation et de facturation.

    L’implantation de cette technologie va donc remplacer sous peu les étiquettes manuelles ou munies de codes-barres, qui, avec la neige et l’eau, ont tendance à s’abîmer, se délaver, voire même se déchirer. Une véritable aubaine pour les responsables de la logistique, qui pourront suivre en temps réel le stock de matériel dédié à la location. C’est déjà le cas à la Bresse-Honhneck, dans les Vosges (France).

    Des cartes « mains libres » déjà en activité

    Aux États-Unis, en vue de la saison d’hiver, la station de ski de Tamarack (Idaho) a installé, en juillet 2004, un système d’accès mains libres (de marque Rapidtron) pour faciliter l’utilisation des remonte-pentes. De nombreuses stations américaines se sont également équipées de ces tourniquets informatisés, en Utah, au Colorado, etc.

    Le système fonctionne sur la base de cartes individualisées grâce à un code et/ou une photographie de l’utilisateur et munies de la technologie RFID. La carte permet à son détenteur d’avoir rapidement accès aux remonte-pentes via un couloir réservé, sans devoir faire la file. Comme le système est géré par radio-fréquence, il ne nécessite aucun contact.

    En France, à Bourg Saint-Maurice, le système mains libres arrivera cet hiver sur le domaine skiable des Arcs. Il suffira de présenter une carte à puce entre les bornes de départ de la remontée mécanique. Les travaux d’installation s’étaleront sur deux ans avec, dès cette année, l’aménagement de 80 bornes. À terme, près de 15 km de fibres optiques seront enterrés. Bien sûr, cette technologie coûte cher. Le budget de mise en place de ce système s’élève à près de 4 millions $CA.

    Pas de puces au Québec

    Au Québec, il n’existe encore rien de tel. Les stations Mont-Sainte-Anne, Le Massif de la Petite-Rivière-Saint-François et Stoneham, partenaires dans l’instauration du forfait «carte blanche», ont plutôt recours à un système de scanner (lecteur de type fusil) de codes-barres imprimés à même les tickets. L’information ainsi obtenue permet, non seulement de vérifier la validité du billet, mais aussi la collecte de quelques données statistiques sur la fréquence d’utilisation.

    Pour Charles Blier, vice-président et directeur général du Mountain Creek Resort dans le Vermont (États-Unis), tout reste toujours une question de coûts-bénéfices. Les principales stations américaines possèdent déjà cette technologie et le coût s’y justifie plus facilement. C’est un bon moyen de se différencier des compétiteurs.

    Mais au Québec, le retard s’explique selon lui par la sous-capitalisation de plusieurs stations. «Installera-t-il des canons à neige ou des équipements RFID? Voilà la grande question que se pose chaque propriétaire. C’est une question de choix tactique.»

    Selon Steve Tremblay, directeur technique chez Softicket, une entreprise québécoise spécialisée dans les systèmes de gestion de billetterie et de concessions, aucune station québécoise n’utilise déjà cette technologie. Et il ne prévoit pas son implantation avant un ou deux ans. Il évoque les coûts très élevés et le fait que les Québécois sont plutôt réfractaires aux nouvelles technologies.

    Une façon de contrer la dépense élevée

    À l’hiver 2003-2004, dans les Pyrénées françaises, six stations de ski se sont regroupées sous la bannière N’Py, pour Nouvelles Pyrénées, afin de mettre en place un forfait commun. Elles proposent une carte à puce payante (55 $CA pour un adulte, 40 $CA pour les moins de 25 ans) qui, grâce à un prélèvement direct sur un compte bancaire et à un système de contrôle électronique, évite aux skieurs de faire la file aux caisses et d’avoir à sortir leur billet au départ des remontées mécaniques.

    En plus de l’utilisation d’une même carte, les six stations partagent également les frais en matière d’achat de matériel, de formation du personnel, de marketing et de commercialisation.

    Une bonne idée à retenir pour le Québec!

    Voir aussi

    Rapidtron
    Tamarack (Idaho)
    Les Arcs (France)
    Softicket

    Sources:
    – Business Wire. «Ski resort gets smart access system», 12 juillet 2004.
    – Fuquay, Jim. «Small chip, big changes: A computer chip makes tracking products easier», Star-Telegram (Fort Worth, TX), 18 juillet 2004.
    – Tourmag. «Forfait mains libres pour 6 stations des Pyrénées», 26 novembre 2003.
    – Barbaccia, Annie. «SKI: Les cartes électroniques dites mains libres se multiplient et se perfectionnent dans les stations de sport d’hiver», Le Figaro, 12 décembre 2003, p. 17.
    – Sud-Ouest (Gers départemental). «Une carte à puce en commun pour N’Py», 2 décembre 2003, p. 2.

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    Enjeux Gestion Marketing

    L’impact de la météo sur la fréquentation touristique

    Il est bien connu que les aléas de la météo ont un impact significatif sur la fréquentation touristique. Au delà de l’évidence d’un tel constat, quelle est la relation entre les prévisions météorologiques, les conditions observées et les départs touristiques? Deux études apportent un éclairage sur la question. La première a analysé le phénomène en Bretagne, alors que la deuxième s’est penchée sur l’incidence de la météo sur la décision des skieurs québécois de se rendre ou non sur les pistes.

    De l’intuition aux faits

    Des chercheurs français ont tenté d’évaluer l’impact des conditions météorologiques sur la fréquentation touristique en Bretagne. On a d’abord mesuré l’influence que jouait la météo sur les décisions de visiter ou non la Bretagne lorsque les prévisions ou les conditions observées s’avéraient défavorables. On a estimé à 8% la perte de nuitées touristiques pour les longs séjours (5 nuits et plus) n’ayant pas fait l’objet d’une réservation préalable (graphique 1). Le taux d’annulation est similaire pour les visiteurs n’utilisant pas l’hébergement commercial (parents et amis, résidences secondaires).

    Les journées pluvieuses ont incité plusieurs Français à écourter leurs vacances, ce qui a occasionné des pertes d’environ 7% de nuitées au cours des mois de juillet et août. De façon générale, la moitié de cette clientèle perdue pour la Bretagne va chercher son soleil ailleurs, alors que l’autre moitié préfère rester ou retourner à la maison. L’étude démontre également que les deux tiers des Français ne sont aucunement influencés par les prévisions météorologiques quand ils prennent la décision à la dernière minute de visiter la Bretagne.

    Le malheur des uns fait le bonheur des autres

    L’étude française a aussi voulu mesurer l’impact de l’évolution des conditions météo sur la fréquentation des attraits intérieurs. Voici les principales conclusions en termes d’évolution de l’achalandage:

    • Le passage d’une journée ensoleillée à une journée mitigée: + 13%.
    • Le passage d’une journée mitigée à une journée pluvieuse: + 25%.
    • Le passage d’une journée ensoleillée à une journée pluvieuse: + 40%.

    On constate que lorsque le temps se dégrade, un nombre significatif de visiteurs en profitent pour se mettre à l’abri, préférant les attraits touristiques intérieurs aux activités de plein air.

    Le sondage a été réalisé au cours des deux dernières années auprès de 500 Français ayant déjà visité la Bretagne lors des mois de juillet et août. L’étude a été menée par l’Observatoire régional de tourisme de Bretagne, en collaboration avec l’Université de Rennes 2.

    Des impacts à long terme

    Sur une plus longue échelle, l’étude nous apprend que l’année suivant un été où il a plu deux jours sur cinq présentait un déficit de fréquentation de la région de plus de 10%. Ce sont les intervenants oeuvrant dans le tourisme de plein air qui sont le plus à risque des contrecoups d’une saison maussade. Les pertes de nuitées observées dans de tels cas pouvaient dépasser les 40%.

    La météo et le ski alpin

    Les aléas de la météo ne sévissent pas qu’en été, le tourisme hivernal en subit également les conséquences. En dépit des efforts des stations de ski pour se prémunir contre ce facteur d’incertitude, en se dotant de systèmes d’enneigement efficaces, la météo demeure un facteur clé dans le désir d’aller skier. Une enquête de Descarie & complices, commandée par l’Association des stations de ski du Québec, a étudié la question.

    L’imprévisible hiver québécois

    Comme les prévisions météo influent directement sur la décision de partir ou non vers les pentes, les auteurs ont vérifié premièrement l’efficacité de ces prévisions. On constate qu’en hiver au Québec, les prévisions de température:

    • effectuées un jour d’avance se réalisent une fois sur deux avec un écart de + ou – deux degrés;
    • de trois jours ou plus se sont confirmées dans 33% des cas seulement;
    • de plus de trois jours comportaient, dans 9% des cas, un écart de dix degrés ou plus avec la réalité.

    D’importants écarts de température entre les prévisions et la réalité entraînent des situations fâcheuses pour les stations de ski, puisque 50% des skieurs délaissent les pentes en dessous de -20 degrés.

    Quant aux précipitations anticipées, l’efficacité semble encore plus hasardeuse. Pour les prévisions de quatre jours où l’on prévoyait entre 80% et 100% de précipitations, dans les faits, on en a observé dans seulement 16% des cas.

    Baisse de la température… baisse des intentions

    Les skieurs et planchistes accordent beaucoup d’importance aux conditions météorologiques au moment de planifier leurs sorties. La majorité d’entre eux recherchent un froid modéré, des précipitations récentes et une journée ensoleillée (graphique 2). Par ailleurs, 56% des gens interrogés affirment que le facteur vent influence leur décision d’aller skier. Mais ce sont avant tout de bonnes conditions générales de ski que les skieurs désirent (84%).

    Alerte aux bulletins météo

    La conjugaison de prévisions douteuses et de l’importance accordée à la météo par les skieurs occasionne un défi de taille pour les gestionnaires de stations de ski. L’information donnée par les stations de ski est considérée comme aussi importante (68%) que les bulletins météo (67%). Toutefois, lorsqu’on demande aux skieurs la source d’information qu’ils consultent, plus de 61% affirment se fier aux bulletins, alors que seulement 31% se réfèrent aux stations.

    En conclusion, les auteurs de l’étude recommandent aux stations de «reprendre le contrôle des bulletins météo» afin de leur ajouter une dose de crédibilité. On remarque que certains médias aiment bien jouer la carte du sensationnel et les prévisions ne font pas exception à la règle.

    Il faut faire en sorte que le skieur ait le réflexe de consulter des sources d’information fiables pour avoir l’heure juste au sujet des conditions de ski. Le site Internet www.conditionsdeneige.com de l’Association des stations de ski du Québec, qui donne un portrait quotidien des conditions de neige pour l’ensemble des stations du Québec, devrait jouer ce rôle.

    Quant aux prévisions à long terme, il faudrait éduquer le touriste de manière à ce qu’elles ne constituent jamais le facteur déterminant d’une sortie touristique.

    Sources:
    – Quinton, Éric. «L’impact de la météo sur la fréquentation touristique en Bretagne», Espaces, no 215, mai 2004.
    – Descarie & complices. Les prévisions de la météo… ou serait-ce les prédictions de la météo?, 2000.
    – Descarie & complices. Freins et déclencheurs face aux sports de glisse, 2000.

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    Produits et activités

    La pratique d’activités de plein air chez les Québécois

    Résultats d’un sondage réalisé auprès de la population québécoise entre le 10 et le 13 septembre 2004. Parmi les faits saillants, on note un intérêt marqué pour le camping, la randonnée en nature, le vélo et le ski de fond.

    Les Québécois pratiquent de plus en plus des activités de plein air dites d’aventure douce ou à saveur écotouristique.

    La liste des nouvelles activités de plein air pratiquées à l’été 2004 confirme cette tendance. Idem à l’hiver alors que le ski de randonnée marque le pas sur le hockey et le ski alpin.

    En 2004, plus de 20% des Québécois se sont adonnés à une nouvelle activité estivale de plein air, comparativement à 12% pour les activités hivernales.

    En été

    • La marche demeure l’activité estivale la plus populaire auprès des Québécois avec un taux de pratique de 45%.
    • On observe toutefois un changement alors que le vélo (27%) occupe désormais le deuxième rang, détrônant la baignade et la natation (14%) qui glisse au troisième rang.
    • Parmi les autres activités en croissance ou en émergence, on note le camping, la randonnée en nature et le canot/kayak. 

    En hiver

    • Tout comme durant l’été, la marche constitue l’activité de prédilection (37%).
    • Le ski de randonnée gagne nettement en popularité alors qu’un Québécois sur cinq (21%) pratique cette activité.
    • La raquette (6%) se démarque également parmi les activités hivernales de nouveau prisées.
    • Les activités plus traditionnelles demeurent populaires: 13% des Québécois affirment pratiquer le ski alpin et/ou le surf des neiges, 5% le hockey, 4% la motoneige et 3% la glissade.

    Le plein air et les vacances

    • Quelque 68% des Québécois pratiquent des activités de plein air durant leurs vacances (27% à l’occasion, 41% souvent).
    • Plus précisément, près d’une personne sur deux (46%) affirme avoir pratiqué une ou des activités au cours de la dernière année à l’occasion d’un voyage touristique (plus de 80 km).
    • Les Laurentides (16%), la Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine (9%) et les autres provinces canadiennes (8%) sont les destinations touristiques les plus fréquemment mentionnées comme lieu de pratique de la dernière activité de plein air.
    • Les résidents des régions périphériques des grandes agglomérations pratiquent le plus souvent des activités de plein air en vacances (48%).
    • C’est chez les « urbains» que l’on retrouve la plus forte proportion de gens pratiquant une activité de plein air à plus de 80 km de leur domicile (50%).

    Qui pratique quoi?

    • Le camping intéresse essentiellement le segment des 18-44 ans.
    • Le ski de fond est adopté par tous les groupes d’âge.
    • Les nouveaux skieurs (alpins) adultes se situent essentiellement dans la tranche d’âge des 18-34 ans.
    • La chasse et la pêche n’intéressent que très peu le Québécois «urbain».
    • Les femmes favorisent davantage la baignade et les plages.
    • Les femmes marchent plus, été comme hiver.
    • C’est le segment des 18-34 ans qui pratique davantage le vélo (42%).
    • À l’été, 23% des 55 ans et + ne s’adonnent à aucune activité de plein air.
    • Seulement 10% des 18-34 ans ne pratiquent aucune activité hivernale.
    • Règle générale, le tiers des Québécois de plus de 35 ans ne pratiquent aucune activité hivernale.

    En conclusion

    On observe une nette tendance, chez les Québécois, à la pratique d’activités «pleine nature», particulièrement à l’occasion des voyages d’agrément. L’analyse des dernières activités touristiques de plein air pratiquées indique un intérêt marqué pour le camping, la randonnée en nature, le vélo et le ski de fond.

    MÉTHODOLOGIE

    Population étudiée
    La base de la population étudiée était l’ensemble des adultes québécois.

    Échantillonnage
    Les numéros de téléphone ont été obtenus de «Échantillonneur Canada», qui tire des échantillons de numéros de téléphone par méthode RDD et permet une stratification géographique très détaillée.

    Entrevues
    352 entrevues ont été réalisées par téléphone à partir des bureaux d’Écho Sondage à Montréal.

    Les entrevues ont été réalisées entre le 10 et le 13 septembre 2004. Elles ont été réalisées en français ou en anglais selon la langue de préférence du répondant.

    Questionnaire
    Le questionnaire utilisé dans le cadre de cette étude a été conçu conjointement par le Réseau de veille en tourisme et la firme Écho Sondage.

    Marge d’erreur
    La marge d’erreur pour l’échantillon de 352 entrevues s’établit à ± 5,2%, à un seuil de confiance de 95%.

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    Une saison de ski… sans neige. Que faire?

    Il existe, à proximité des stations de ski, des villages où presque toute la population vit, directement ou indirectement, du tourisme. Mais que faire quand l’hiver arrive et qu’il n’y a pas de neige? Tout le monde en pâtit: des locations de skis aux remontées mécaniques, en passant par l’hébergement et la restauration. Pour pallier au manque de neige, la folie des stations de ski «indoor» commence à gagner les grands centres urbains européens.

    Noël au balcon, primevères en bouton

    En raison du réchauffement climatique et des caprices de Dame Nature, les domaines skiables présentent des conditions d’enneigement de plus en plus variables. Pour sauver la saison hivernale, il faut alors avoir recours aux canons à neige. Mais comme ceux-ci ne fonctionnent pas au-dessus de 0oC, bien des régions ne pourront pas utiliser ce système.

    Et que faire quand il pleut au lieu de neiger?

    Des pistes de ski indoor

    Alors, quand il n’y a plus ou pas de neige, pourquoi ne pas se tourner vers des pistes de ski intérieures?

    Celles-ci présentent des conditions idéales:

    • elles sont ouvertes douze mois par an, hiver comme été, en journée ou en soirée;
    • elles présentent une température, un enneigement et un éclairage constants;
    • elles sont situées dans ou près des grands centres urbains;
    • elles sont généralement jumelées avec un complexe associant centre commercial et parc de loisirs.

    Plus de doute, les nouveaux pôles commerciaux ont appris à se réinventer pour s’adapter aux récentes tendances de la «consommation plaisir».

    Les ski-dômes, nouvelle passion des promoteurs de centres de loisirs

    De la Lorraine à Dubaï, en passant par le Japon et la Grande-Bretagne, les pistes couvertes poussent comme des champignons. Les tarifs s’y déclinent à l’heure, à la journée ou sous forme d’abonnement saisonnier, avec ou sans location de matériel, avec ou sans cours. Des prix préférentiels sont proposés aux écoles et aux groupes.
    En Lorraine, il sera désormais possible de skier aussi bien en été qu’en hiver dans le site thermal et touristique d’Amnéville. Une piste de ski indoor (longueur: 500 m, largeur: 40 m, surface de 17 000 m² et 360 m d’altitude) ouvrira ses portes à la fin de l’année. Deux pistes recouvertes de 80 cm de belle neige seront bordées de remonte-pente. Une piste sera spécialement réservée aux enfants, l’autre aux adultes, le tout pouvant accueillir 150 personnes à la fois.

    Le complexe proposera également les services d’un restaurant avec vue sur les pistes, d’un magasin, d’un centre d’accueil et de location d’équipement, et d’une école de ski.

    Le coût des travaux, estimé à 15 millions d’euros (couvert à plus de 9 millions par l’Union européenne et les conseils général et régional), représente une somme considérable pour la région. Mais celle-ci s’attend aussi à des retombées économiques d’envergure. Pour l’amortissement, les promoteurs comptent sur 120 000 entrées par an pour couvrir tous les frais.

    En Belgique, un nouveau projet d’environ 300 millions d’euros devrait voir le jour dans la ville d’Antoing, située à 7 km de la frontière française. Il devrait accueillir, en 2008, le plus grand centre de sports de glisse en Europe.

    En Espagne, en mai dernier, c’est la ville de Madrid qui créait l’événement en inaugurant un complexe commercial de 135 000 m² dont la principale attraction est une piste de ski couverte de 250 m de long.

    En Grande-Bretagne, où les amateurs de glisse ont pris l’habitude d’aller skier en Europe continentale, le groupe de loisirs Xscape a inauguré, en octobre 2003, une deuxième piste de ski indoor d’une longueur de 150 m. Avec 1 500 tonnes de neige, c’est la plus grande piste du pays.

    Le complexe situé à Castleford (Leeds) comprend également un mur d’escalade et des pistes de planche à roulettes. Situé au coeur d’un vaste environnement commercial, il jouxtera, dans les prochaines années, des bars, des cinémas multiplex, une salle de quilles et des commerces liés aux sports de glisse.

    Le coût global de l’opération devrait s’élever à 80 millions d’euros. Le projet semble être très rentable, à la fois pour l’exploitant de la piste et pour les commerces installés autour.

    Enfin, et non le moindre, les Émirats Arabes Unis (à Dubaï, plus précisément) travaillent à la construction d’une station de ski indoor au coût de 272 millions $US, un méga projet touristique qui porte le nom de Dubai Sunny Mountain Skidome.

    Lancé en 1998, ce projet de station intérieure de sports d’hiver aux portes du désert devrait être opérationnel en 2006. Le dôme, composé d’une structure métallique, inclura entre autres une pente de ski orientable et des pistes de planche à neige, ce qui représentera plus de 6 000 tonnes de vraie neige. Ouvert toute l’année, il proposera également différentes expériences arctiques, allant du Pinguinarium aux aquariums d’hiver, en passant par des châteaux de neige, une patinoire, des aquariums quatre saisons, des jeux de lumière, un spa froid et chaud, etc.

    Le projet sera réparti sur une surface de 1,4 million de pi², dans le DubaïLand.

    Le complexe comprendra également un hôtel de luxe, dont la conception architecturale rappelle un iceberg, ainsi qu’un centre commercial, des restaurants et autres magasins de détail. Deux énormes colonnes de vraie glace marqueront l’entrée du dôme.

    Un ski-dôme au Québec?

    Et que dirait-on d’une telle installation, ici, au Québec?

    Puisque l’on sait que sous -20 oC, 50% des skieurs rechignent à chausser leurs skis, ce type de complexe permettrait aux plus frileux de glisser sous des températures extrêmes, qu’il vente ou qu’il neige. Là, qu’importe la température extérieure, froide comme chaude, les amateurs de glisse pourraient s’en donner à coeur joie, 365 jours par an, de jour comme de nuit.

    Sources:
    – Vandermeir, Marc. «Amnéville glisse toute l’année: une énorme piste de ski couverte», Le Soir, 7 août 2004.
    – About.com. «Snowdomes Open for Skiing or Snowboarding Year Round», 29 mai 2003.
    – eHotelier.com. «Dubai’s first Ski Resort well under way», 16 août 2004.
    – AFP World News. «Dubai to build 272-million-dollar ski dome», 15 décembre 2003.

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    Ailleurs dans le monde Marchés géographiques Produits et activités

    «Ski Chile»: le Chili vend ses stations de ski à coup de promotions intensives

    La nature est majestueuse, la lumière exceptionnelle, les paysages saisissants… et la saison de ski s’étend de la mi-juin à la mi-septembre (hiver austral). On parle du Chili, bien sûr. L’industrie du tourisme y est en forte croissance, poussée par des campagnes promotionnelles intensives et des incitatifs financiers.

    Le Chili offre aux visiteurs l’occasion de découvrir des paysages extrêmement différents, comme:

    • les pistes de ski de Punta Arenas, face au cap Horn;
    • les forêts du Sud;
    • les plaines désertiques du Nord;
    • les plages de Vina del Mar, à deux heures de la capitale, Santiago;
    • les geysers de l’Atacama;
    • les fjords de Patagonie;
    • les statues de l’île de Pâques.

    Cette diversité a attiré un nombre croissant de touristes au cours des dernières années, quoique la tendance ait été momentanément interrompue par la crise en Argentine en 2001-2002. En effet, l’effondrement de l’économie de ce pays a frappé durement l’industrie touristique chilienne.

    En 2002, le nombre d’arrivées de touristes était en baisse, avec 1,38 M, soit une réduction de 17,1% par rapport à l’année 2001. Ce recul est principalement dû à une importante diminution du nombre de visiteurs argentins, mais il a été en partie compensé par un plus grand nombre de visiteurs venant d’autres pays, comme:

    • le Pérou (+ 12,6%);
    • le Brésil (+ 9,7%);
    • la Bolivie (+ 9,1%);
    • et le Mexique (+ 9,1%).

    Depuis, le Chili cherche à séduire en grand nombre les touristes venant d’Europe, des États-Unis et d’Asie.

    Pour les quatre premiers mois de l’année 2004, le Service national du tourisme (SERNATUR) a constaté une augmentation de 20% par rapport à la même période en 2003. La majeure partie de ces visiteurs provient d’autres pays latino-américains. Mais les visiteurs européens ont représenté 20% des touristes en avril 2004, chiffre qui pourrait continuer d’augmenter, selon le SERNATUR, qui s’attend encore à une hausse de 15% du nombre de touristes en 2004.

    Incitatifs financiers et campagne promotionnelle intensive

    Le Chili est rapidement devenu une destination très attrayante pour les touristes. Ceux-ci répondent d’ailleurs positivement à une campagne de promotion intensive, visant deux grands groupes de visiteurs:

    1. les Chiliens eux-mêmes, dont le but est de les garder dans leur pays tout en favorisant les communications (stimulation des transports terrestres: routes et chemins de fer);
    2. les touristes internationaux: les Européens, les Américains (friands de parcs nationaux) et, surtout, les Asiatiques.

    Cette campagne marketing, intitulée Ski Chile représente un investissement de 500 000 $US; elle a été menée de front sur cinq marchés : l’Argentine, le Brésil, la Colombie, les États-Unis et le Mexique.

    Les fonds ont été distribués de la manière suivante:

    • 8% en Colombie;
    • 13% en Argentine;
    • 14% aux États-Unis;
    • 19% au Mexique;
    • et 46% au Brésil.

    Les pays choisis représentent des marchés intéressants en raison du grand nombre d’adeptes de sports d’hiver qu’on y retrouve. Qui plus est, ces touristes potentiels affichent un niveau moyen de dépenses quotidiennes élevé: par exemple, selon le SERNATUR, les touristes américains dépensent en moyenne 75 $US par jour contre 64 $US pour les touristes brésiliens.

    Développée conjointement par SERNATUR, la Corporation de promotion touristique et les centres de ski, la campagne Ski Chile souligne les avantages du pays en ce qui a trait à la pratique du ski. La campagne inclut plusieurs offres promotionnelles attrayantes destinées à différentes clientèles: pour la famille, accès gratuit ou demi-prix pour les enfants; semaines thématiques pour les célibataires (semaines gastronomiques et dégustation de vins), ou encore des forfaits touristiques incluant un séjour dans d’autres centres hivernaux.

    Les actions promotionnelles incluaient des relations de presse, des campagnes publicitaires (350 000 $US pour des campagnes médias et des brochures bilingues), des présentations spéciales lors de foires et des cadeaux sous forme de prix (billets permettant à des opérateurs de venir visiter le pays tout en participant à des séminaires).

    Cette campagne a donné lieu à un accroissement de 18% des visiteurs étrangers durant la saison de neige 2003, soit 8% de plus que les pronostics avancés lors du lancement de la campagne.

    Au niveau des stations de ski, des programmes d’investissements substantiels ont également permis le développement de stations de sports d’hiver aux alentours de Santiago (Portillo, Valle Nevado, Farellones, La Parva et El Colorado).

    Autre domaine en progression: les voyages d’affaires

    Grâce au Chili Convention Bureau (CCB), le pays tente de se faire connaître comme destination d’événements internationaux. En 2005, le Chili recevra plus de 40 000 délégués étrangers. Il faut dire que, durant les deux dernières années, le CCB a intensifié sa promotion du Chili comme destination de tourisme d’affaires, en se positionnant de manière active comme siège international de congrès.

    Dans ce créneau, l’année 2003 a vu une augmentation de 27% dans l’organisation d’événements internationaux. Avec le SERNATUR comme partenaire principal et plus de 500 entreprises touristiques représentées directement ou au travers des différentes chambres, associations et corporations, le CCB cherche à placer le pays comme La principale destination latino-américaine pour le tourisme d’affaires.

    Voir aussi

    Amérique latine: topo sur une industrie en devenir
    SERNATUR

    Sources:
    – EIU ViewsWire. «Chile: Tourism», décembre 2003.
    – MercoPress. «Chilean tourism turnover reaches a billion US dollars», 22 décembre 2003.
    – SERNATUR. «Chile se convierte en destino internacional de congresos», 29 octobre 2003.
    – SERNATUR. «Exitosa campana turistica: en un 18% aumento ingreso de turistas de nieve al pais», 23 septembre 2003.
    – SERNATUR. «Marca « Ski Chile » se posiciona en mercados internacionales», 4 juin 2003.

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    Enjeux Produits et activités

    La saisonnalité dans les destinations de sports d’hiver: causes, conséquences et possibilités (Compte rendu de conférence)

    TTRA, Montréal, juin 2004 – Compte rendu de la conférence prononcée par Simon Hudson, PhD, Haskayne School of Business, University of Calgary (Alberta).

    Des hivers plus chauds et plus courts menacent la viabilité économique des stations d’hiver. Plusieurs stratégies peuvent être envisagées afin de contrer les impacts négatifs de la saisonnalité. La période hors saison offre des opportunités de développement et de croissance. Au-delà des facteurs climatiques, d’autres éléments sont source de saisonnalité, comme les vacances de la clientèle qui sont concentrées dans le temps, soit par habitude, soit par obligation.

    Nombreuses sont les conséquences négatives dues à ce phénomène. La difficulté de trouver des investissements financiers et le faible retour sur l’investissement arrivent en tête de liste. La forte concentration de gens entraîne congestion, stress et surutilisation, d’où la perte de plaisir de la clientèle, les effets négatifs sur l’environnement et parfois l’animosité de la part du personnel et de la population hôte. Les problèmes de recrutement de personnel et l’inévitable période de chômage constituent des obstacles à l’employabilité.

    La saisonnalité n’a pas que des impacts négatifs. La période de relâche permet aux individus et à l’environnement d’abaisser le niveau de stress et de récupérer. Elle permet aussi de procéder à l’entretien et aux réparations. Les postes saisonniers ouvrent des possibilités d’emplois à certaines catégories de gens et offrent parfois des perspectives de rémunération intéressantes.

    Plusieurs possibilités permettent de contrecarrer le phénomène de la saisonnalité dans les destinations de sports d’hiver:

    • fabriquer de la neige;
    • améliorer l’équipement, les produits et les services;
    • convertir en centre de villégiature quatre saisons;
    • diversifier les produits (piscines, spas, tennis, festivals et événements, parc d’attractions, centre de conférences, sentiers d’interprétation, etc.);
    • attirer de nouvelles clientèles (aînés, congressistes, groupes d’intérêts, etc.) pendant les périodes moins achalandées;
    • faire du yield management, différencier les prix selon les périodes et la clientèle;
    • offrir des incitatifs pour retenir les employés;
    • collaborer avec l’État afin d’initier des mesures positives (réglementation, employabilité, formation, sécurité, etc.);
    • développer de nouvelles activités économiques connexes (technologies, centre de formation, etc.);
    • cesser les activités pendant les périodes inoccupées.

    Dans un monde parfait, tous les intervenants voudraient retirer les profits d’une stratégie à long terme qui permettrait d’aplanir les périodes de pointe et les creux engendrés par la saisonnalité dans une station de sports d’hiver. Dans la réalité, seulement des modèles d’affaires comme Intrawest peuvent être en mesure de développer efficacement une telle stratégie.

    TTRA 2004 – Autres comptes rendus disponibles:

    L’expérience touristique, une réelle valeur économique
    Le pouvoir persuasif de la publicité et du reportage
    Voyages d’affaires: les femmes sont-elles moins prévisibles que les hommes?
    Perceptions de l’impact du tourisme sur la communauté
    Les femmes et le tourisme sportif: examen sociodémographique
    Impact économique du mariage gai sur le secteur du tourisme

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    Enjeux Produits et activités

    La relève des skieurs et planchistes est-elle au rendez-vous?

    Bien que le vieillissement de la population représente un véritable défi pour l’ensemble des entreprises de services, cette réalité touche particulièrement les stations de ski. La courbe démographique du Québec permettra-t-elle à l’industrie du ski de maintenir ses bonnes performances dans les années à venir? À la suite, voir L’AVIS DU PDG DE L’ASSQ.

    Le Québec et les États-Unis: deux réalités différentes

    Au Québec, la proportion de skieurs et planchistes de 50 ans et plus a doublé entre 1989 et 2002, passant de 6,1% à 12,7% (graphique 1), selon le Print Measurement Bureau. Elle représente cependant le segment le moins important, alors que les jeunes de 12-24 ans comptent pour près de 35% de cette clientèle. Notons aussi la forte progression du segment des 35-49 ans. Précisons que 78% des jours-ski (visites) proviennent du marché québécois.

    Aux États-Unis, la situation s’avère plus problématique. Selon une étude menée par Leisure Trends Group auprès de 250 000 skieurs et planchistes américains de 16 ans et plus, les baby-boomers (nés entre 1946 et 1964) constituent désormais plus de 60% des skieurs, comparativement à 50% en 1992-1993. Durant cette même période, la part des 25-34 ans déclinait de 27% à 22% et celle des 16-24 ans de 23% à 19%.

    Chez nos voisins du Sud, le nombre de nouveaux adeptes n’est pas aussi élevé que par le passé. La proportion des planchistes débutants est passée de 41% en 1996-1997 à 9% en 2002-2003, et de 9% à 2% du côté des skieurs. Évidemment, l’effet nouveauté de la planche à neige a créé un fort engouement dans les années 1990. Le marché américain représente environ 6% de l’ensemble des jours-ski du Québec.

    Afin d’assurer un bon niveau d’achalandage dans les stations de ski, on doit continuer à miser sur un renouvellement constant des clientèles. La courbe démographique rend cette tâche d’autant plus primordiale. Heureusement, le modèle de croissance établi à la suite d’une enquête démographique du Conseil canadien du ski (CCS) confirme que les Canadiens de la génération Y, les 9-27 ans (28% de la population), skient beaucoup et constituent un excellent noyau de relève, avec 46% des skieurs et planchistes. Il s’agit d’une bonne nouvelle quand on constate que le taux de pratique diminue considérablement avec l’âge (graphique 2).

    Au Québec, un adepte sur quatre fait partie de la relève, ce qui est de bon augure. Le programme Iniski & Inisurf à l’école, instauré en 1987 par l’Association des stations de ski du Québec, n’est certes pas étranger à ce succès. L’étude du CCS indique d’ailleurs que le Québec réussit mieux que les autres provinces en ce qui a trait à la conversion des débutants en skieurs et planchistes réguliers.

    Un autre défi se pose pour les gestionnaires de stations: maintenir la clientèle actuelle sur les pentes, alors que la moyenne d’âge des skieurs augmente rapidement (graphique 1). Plusieurs raisons conditionnent les aînés à délaisser les sports de glisse. La détérioration de leur condition physique, et surtout les conséquences plus importantes d’un accident sur leur santé, viennent en tête de liste. On note également une résistance moindre au froid, qui en décourage plusieurs.

    Des implications et des solutions pour les dirigeants

    En dépit de la perspective d’une bonne relève, le déséquilibre dans la pyramide des âges permet de prévoir certains changements quant aux habitudes de consommation des skieurs. Voici quelques observations caractérisant la clientèle plus âgée:

    • La pratique se fait de manière moins intense. Les aînés skieront à leur rythme, vraisemblablement moins d’heures par jour. Une offre modulée sur une base quotidienne, avec des forfaits adaptés, leur convient davantage qu’un tarif unique.
    • Leurs exigences quant à la qualité du service et au confort des installations sont plus élevées. Les aires de repos de même que les lieux de contemplation et de quiétude s’avèrent particulièrement prisés.
    • La présence de services ou d’activités complémentaires sur place (ex. : un spa ou une bonne table) intéresse une clientèle qui se contente de moins de cinq heures de glisse par jour. Les baby-boomers sont davantage enclins à apprécier l’offre de sport de glisse comme une expérience touristique globale.
    • Cette clientèle est plus sensible aux prix des équipements qu’à la dernière trouvaille technologique.
    • Un environnement sécuritaire du domaine skiable (élimination des obstacles potentiels) rassurera les aînés, qui craignent de plus en plus les accidents en vieillissant.
    • Au Québec, la demande se concentre essentiellement du vendredi au dimanche, période comptant pour 92% de l’achalandage. Afin d’aplanir les périodes de pointe, les stations pourraient offrir des forfaits aux aînés afin de les attirer sur les pentes en semaine.

    Perspectives encourageantes

    En dépit du vieillissement de la population, l’avenir des stations de ski au Québec demeure fort prometteur. Plusieurs éléments structurants jouent en faveur de ce secteur:

    • Selon une étude de la Compagnie des Alpes, plus les skieurs commencent jeunes à s’adonner à ce sport, plus ils sont susceptibles de le pratiquer longtemps.
    • Les baby-boomers demeurent plus actifs que la génération précédente et disposent de plusieurs années additionnelles de ski.
    • Les baby-boomers qui demeureront adeptes jouiront de plus de temps libre et effectueront davantage de jours-ski. Ils présentent d’ailleurs des niveaux de participation supérieurs à ceux de la génération X (28-39 ans) ou de la génération Y (9-27 ans).
    • De plus en plus de parents skient avec leurs enfants: (57% en 1993-1994) aux États-Unis comparativement à 76% en 2002-2003.
    • L’apport du tourisme continuera à être salutaire pour de nombreuses stations.

    Claude Péloquin

    Sources:
    – Spring, Jim. «Keeping the Boom Going», Ski Area Management, vol.43, no 3, mai 2004.
    – Maine News. «Ski industry wants to keep aging skiers on the slopes», 29 février 2004.
    – Serriere, Frédéric. «Sports d’hiver: challenge pour les seniors… et les stations!», Tourmag [www.tourmag.com], 2 mars 2004.
    – Neville, Tim. «A Downhill Skier’s Uphill Climb», Business Week, 15 mars 2004.
    – Reynier, Véronique, Kévin Vermeir et Bastien Soulé. «Les nouvelles glisses se banalisent», Espaces, no 214, avril 2004.
    – Pointon, Nicole. «Hot New Ski Travel Trends for 2003/04 Season», Commission canadienne du tourisme, 21 octobre 2003.
    – Conseil canadien du ski. «Modèles de croissance Québec et Ontario», 2004.

    L’avis du président-directeur général de l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ)

    En réaction au texte publié en juillet dernier, je me permets de saluer la justesse de vos propos à l’égard du défi du renouvellement des clientèles. Cet enjeu est au coeur des préoccupations de l’Association des stations de ski du Québec et dicte une série d’actions visant à pallier les changements démographiques observés au Québec.

    Nos programmes visant la relève s’adressent aux jeunes de 5 à 10 ans en diminuant au maximum les barrières à l’entrée. Nous anticipons ainsi augmenter le taux de participation de ce segment de clientèle à près de 40%. En atteignant ce résultat, et considérant un taux de conversion constant, nous croyons possible de convaincre et d’atteindre 20% de la population active du Québec d’ici 2010, comparativement à près de 17% actuellement.

    Saisir les opportunités

    De leur côté, les stations de ski s’adaptent en comprenant mieux les différents segments de clientèles, en offrant:

    • un accès tôt en saison, le défi étant de permettre l’accès maximal au domaine skiable pour la période des Fêtes, grâce aux systèmes de fabrication de neige plus performants;
    • un produit diversifié (ski de fond, raquette, sentier de patin sur glace, etc.);
    • une structure plus abordable du prix des abonnements, ciblant les périodes creuses;
    • une plus grande variété de billets de saison (abonnements);
    • un accès plus facile pour les débutants;
    • un environnement plus sécuritaire.

    En réponse à votre question initiale, nous prenons tous les moyens pour que la relève soit au rendez-vous, tout en sachant que des obstacles importants se dressent. La compétition féroce pour le temps et l’argent disponibles pour les loisirs, les communautés ethniques pour qui l’hiver ne fait pas partie de leur culture, la sédentarité et la mauvaise condition physique des Québécois constituent des facteurs sur lesquels nous planchons actuellement (sans vouloir faire de jeu de mots…).

    Depuis près de 10 ans, de nombreux experts, chercheurs, démographes et climatologues prévoient par ailleurs une importante diminution du marché du ski en Amérique du Nord. Pourtant, les cinq dernières saisons semblent démontrer un raffermissement de l’achalandage, et ce, malgré des conditions climatiques difficiles dans certains cas. Il faut croire que l’industrie prend les experts au sérieux en rivalisant d’imagination pour les faire mentir!

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    Enjeux Produits et activités

    Chaud devant! Le réchauffement climatique pourrait raccourcir la saison de ski

    Selon Alain Bourque, climatologue à Environnement Canada, il faut s’attendre d’ici la fin du 21e siècle à une augmentation de la température moyenne de la surface du globe, d’environ 1 à 3,5 °Celsius (sur base des prévisions actuelles d’augmentation de la concentration atmosphérique de gaz à effet de serre et de sulfates).

    Une étude effectuée récemment par le Programme des Nations unies pour l’environnement conclut que le réchauffement climatique aura un effet dévastateur sur l’industrie du ski.

    Selon des chercheurs de l’Université de Zurich (Suisse), les précipitations de neige dans les centres de ski à basse altitude vont devenir de plus en plus faibles et difficiles à prévoir au cours des prochaines années. Les centres de ski de la côte Est du Canada, par exemple, pourraient constater un raccourcissement de la saison de ski de 7 à 32% d’ici à 2050.

    Alain Bourque fait observer que, au Canada, la température moyenne annuelle pourrait augmenter de 5 à 10°C au cours du prochain siècle, entraînant avec elle une modification du régime de précipitations (pluie, neige, etc.). Au Québec, inutile de rappeler les mauvais souvenirs du déluge du Saguenay (1996) ou la tempête de verglas (1998). Le climat et la météo, en général, ne sont pas seulement des sujets de conversation banales pour personnes en mal de dialogue. C’est également une source de préoccupation majeure pour certains scientifiques, analystes et spécialistes du secteur du tourisme.

    Le climat présente depuis toujours une tendance naturelle et normale à la variation: en fonction du flux solaire, des courants océaniques, de la couverture de neige et de glace, des éruptions volcaniques, etc. Mais, les changements climatiques actuels sont amplifiés par des modifications de la composition de l’atmosphère (accroissement des concentrations de gaz à effet de serre et des taux de sulfates).

    Les données recueillies pour le Québec illustrent clairement le réchauffement «anormal» observé dans le Sud du Québec entre janvier 1998 et mars 2000.

    De telles fluctuations auront une influence notoire sur l’industrie, l’environnement et l’économie en général, provoquant notamment:

    • la modification des ressources en eau (niveau, température et qualité), ce qui se répercutera inévitablement sur le secteur de la pêche et des transports fluviaux;
    • la dégradation du système routier et en général, du transport terrestre;
    • l’apparition de problèmes de réseaux d’égouts pluviaux et de drainage, causant des débordements et refoulements;
    • la modification du rendement et la productivité agricole;
    • la migration et développement de nouvelles maladies (comme le virus du Nil);
    • la modification du taux de natalité/mortalité des animaux et donc, la modification de la biodiversité.

    Répercussions à envisager pour les stations de ski

    Selon certains experts réunis lors de la 1ère Conférence internationale sur les changements climatiques et le tourisme (Tunisie, avril 2003), les répercussions seraient les suivantes:

    • des hivers plus humides, c’est-à-dire davantage de neige en haute altitude et de la pluie plus bas;
    • une saison de neige plus courte;
    • une saison de ski plus courte;
    • une demande accrue pour les stations de ski de haute altitude;
    • un risque d’avalanches accru;
    • etc.

    Le changement climatique affecte à peu près de la même façon toutes les régions montagneuses du monde. Cette menace pour les sports hivernaux se manifeste déjà dans certaines régions de l’Europe (comme la Suisse et l’Autriche), alors que l’Écosse enregistre de plus en plus fréquemment des hivers sans neige.

    Mesures d’adaptation

    Pour les stations de ski, les stratégies d’adaptation à ces phénomènes sont variées. Elles vont de l’atténuation des effets négatifs du changement climatique à une modification complète du produit touristique.

    Entre autre, ces stratégies sont les suivantes:

    • aux altitudes limites, utiliser davantage la neige artificielle pour élargir et compléter la couverture neigeuse naturelle au fur et à mesure du relèvement des températures;
    • les stations de haute altitude deviendront sans doute plus prisées et vont devoir s’adapter à une demande accrue;
    • les stations de plus basse altitude, avec une couverture neigeuse réduite, risquent de devoir mettre en place une vaste gamme d’activités de remplacement du ski pendant la saison d’hiver;
    • la neige devenant moins stable, il faudra des protections accrues contre les avalanches;
    • les stations qui ne peuvent plus compter à coup sûr sur des hivers neigeux devront «se réinventer» et se tourner vers des marchés de remplacement;
    • etc.

    Il faudra peut-être réaménager l’année scolaire de manière à éviter que les périodes de vacances ne soient trop concentrées et revoir les dates des congés de la relâche. Une ébauche d’aménagement du calendrier scolaire et d’étalement des vacances est déjà en cours pour augmenter les potentiels touristiques.

    Il est à noter qu’actuellement, les semaines d’achalandage dans les stations de ski ne correspondent pas aux semaines présentant les meilleures conditions climatiques.

    Bref, il nous reste deux solutions: faire l’autruche… ou crier au loup!

    Voir aussi

    Programme des Nation unies pour l’Environnement

    Sources :
    – Organisation mondiale du tourisme. «1ère Conférence internationale sur le changement climatique et le tourisme», Djerba (Tunisie), 9-11 avril 2003.
    – Bourque, Alain. «Les changements climatiques et leurs impacts», VertigO, vol. 1, no 2, septembre 2000.
    – Bueckert, Dennis. «Réchauffement climatique: L’industrie du ski pourrait souffrir grandement», Le Nouvelliste, 15 décembre 2003.
    – Watson, Robert T. «Bilan 2001 des changements climatiques: Rapport de synthèse», UNEP.