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La montée en popularité de la vidéo

Près de 1,2 milliard de personnes ont visionné au-delà de 200 milliards de vidéos en octobre 2011. YouTube occupe toujours le premier rang des sites de visionnement avec environ 88,3 milliards de vidéos regardées. Les amateurs de vidéos possédant une tablette électronique passent près de 30% plus de temps à les consulter sur leur appareil mobile que sur leur ordinateur fixe. La vidéo représente l’outil de communication idéal pour inspirer des voyageurs à visiter une destination.

L’utilisation de la vidéo

Les internautes canadiens sont de grands consommateurs de vidéos. Selon la firme Comscore, 91% d’entre eux ont regardé au moins une vidéo en octobre 2011 comparativement à 88% des internautes américains et à 87% des Français branchés (voir le tableau 1).

YouTube, l’un des produits de Google, a la cote auprès des amateurs de vidéos. En effet, 43,8% des partages de vidéos se font sur cette plateforme, suivie de loin par son compétiteur chinois Youku (2,3%) (voir le tableau 2). Fait intéressant, une multitude de sites se partagent un peu plus de la moitié des visionnements en ligne.

Les changements récents apportés à YouTube laissent présager qu’on valorisera davantage la dimension sociale du site: mise à jour du design, introduction de chaînes spécialisées, intégration des médias sociaux. Est-ce que cette évolution lui permettra de creuser un écart plus grand avec ses compétiteurs?

 

Selon la firme Ooyala, qui a effectué une étude présentant le comportement de plus de 100 millions de spectateurs uniques mensuels dans plus de 100 pays, les propriétaires de tablettes électroniques regardent plus longtemps les vidéos sur leur appareil mobile que sur leur ordinateur fixe. On remarque aussi que les vidéos de plus de 10 minutes comptent pour 56% du temps passé sur des tablettes électroniques. Lorsque ces tablettes sont connectées à une télévision ou à une console de jeu, cette proportion augmente à 84%.

La promotion d’une destination par la vidéo

Plusieurs statistiques démontrent que lorsqu’un individu prépare un voyage, il consulte une multitude de sites Internet afin de s’inspirer et de choisir une destination. Selon le sondage Ipsos Descarie – RVT réalisé en mars 2011 (lire aussi: Habitudes des Québécois en matière de planification de voyages), 46% des Québécois exploraient le Web pour choisir la destination de leur dernier voyage. Parmi ceux-ci, 4% consultaient des vidéos professionnelles et 3%, des vidéos d’autres voyageurs. Même si ces proportions sont faibles, il ne faut pas pour autant sous-estimer la vidéo; l’offre étant encore embryonnaire, nous pourrions nous attendre à un fort engouement lorsque l’industrie touristique maniera davantage cet outil.

D’après Ooyala, la vidéo peut influencer celui qui la visionne. Elle représente d’ailleurs un outil incontournable pour les destinations qui cherchent à inspirer des visiteurs potentiels. Car lorsqu’elle est bien réussie, elle évoque un avant-goût du voyage en présentant ses attributs, en illustrant des expériences, en introduisant la culture locale d’un lieu et en mettant en valeur le caractère unique d’un milieu. En voici quelques exemples.

Alberta, Canada

Un environnement à couper le souffle, voilà ce qui a inspiré la campagne «Remember to breathe» de l’office de tourisme de l’Alberta. Durant trois minutes, on se laisse porter par le vent et la musique en découvrant la beauté de la province. Aucun mot n’aurait pu mieux communiquer la splendeur des paysages albertains qu’une telle vidéo.

 

Inde

Pour familiariser les visiteurs occidentaux avec la destination, l’office du tourisme de l’Inde présente des expériences typiques qu’un voyageur peut vivre durant son passage dans le pays. Ponctuée d’anecdotes, la vidéo met en valeur les contrastes culturels et la beauté des paysages; une brillante idée pour s’adresser à un segment de clientèle précis et amoindrir les barrières parfois liées au choc culturel.

 

Terre-Neuve, Canada

Réalisée par l’office de tourisme de Terre-Neuve, cette vidéo capte non seulement quelques images des paysages de la province, mais elle évoque particulièrement le rythme de vie qu’on y trouve; une invitation à prendre son temps. D’ailleurs, on y mentionne qu’avec une demi-heure d’avance sur le fuseau horaire des provinces maritimes, il est inutile de se dépêcher!

 

Favoriser l’essor du tourisme peut également se faire en partenariat. Voici deux exemples qui le démontrent bien.

Tasca d’Almerita, un vignoble de la Sicile, fait une analogie entre le plaisir de déguster le vin et celui de découvrir la région. Cette vidéo, intitulée «A Glass Of Sicily», fait partie d’une démarche marketing visant un public international et où la culture italienne figure au premier plan.

 

En partenariat avec la Commission canadienne du tourisme et le ministère du Tourisme du Québec, le transporteur aérien Air Transat a produit une vidéo qui met en valeur le Québec. Ce message publicitaire de 20 secondes a été projeté sur les écrans de 239 salles de cinéma à Paris. Cette initiative visait à appuyer l’augmentation de 32% de l’offre de Transat durant la période hivernale et, du même coup, à promouvoir la destination du Québec.

 

Une occasion à saisir

Certains experts en médias sociaux prévoient que la vidéo gagnera une fois de plus en popularité au cours de l’année 2012. L’enthousiasme des consommateurs, l’accessibilité des technologies facilitant la réalisation d’une production de qualité et la présence d’un réseau de distribution bien implanté; voilà trois arguments qui illustrent le momentum actuel de la vidéo!

 

 Sources:

– Aboutourism. «Videos will rule the web – destinations come alive and inspire», 3 novembre 2011.

– ComScore. «More than 200 billion online videos viewed globally in October», 14 décembre 2011.

– ComScore. «Index Video Metrix», consulté le 7 février 2012.

– Eyefortravel. «Tablets and mobile devices changing the way people engage withvideo online», 28 novembre 2011.

– Giraud, Stéphanie. «Promouvoir sa destination par la vidéo, pratiques innovantes», 22 novembre 2011.

– Jolicoeur, Martin. «Transat envahit les salles de cinéma à Paris», Les Affaires, 8 novembre 2011.

– Ooyala. «VideomindVideo index report», Q3 2011.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Le Bus des Curiosités

Les citoyens de la Communauté de Communes du canton de Podensac, en France, disposent d’une programmation culturelle reposant sur un concept de rendez-vous surprises: le Bus des Curiosités. Lors d’une réservation, seuls l’heure du départ et le lieu de rencontre sont connus, le spectacle demeure un mystère jusqu’à ce que l’autobus dépose ses passagers sur place.

Cette idée originale, financée par le Département et la Région, jouit d’un budget de 60 000 € par année. Au total, 13 sorties sont inscrites au calendrier, dont des projections ou des représentations en avant-première. Pour les participants, les prix comprenant le déplacement et le spectacle varient entre 6 et 12 €.

Cette démarche, portée par l’association Bus des Curiosités, vise plusieurs objectifs : offrir une programmation culturelle de qualité à un public rural, contrer l’isolement de certains publics, promouvoir la création artistique et réduire le transport individuel.

Le Bus des Curiosités pourrait bien dévorer les routes d’autres communes de la France. Se rendra-t-il jusqu’au Québec?

 

Sources:

«Ceux qui aiment la culture prendront le Bus des Curiosités», 11 octobre 2011.

Sites Web:

Le Bus des Curiosités:

La Communauté de Communes du canton de Podensac

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

L’Épicier d’art

À Nantes, en France, se trouve une boutique qui vise à démocratiser le commerce d’œuvres d’art. L’Épicier d’art se veut un lieu d’exposition et de vente de créations d’amateurs et parfois de professionnels. Il répond aux besoins des artistes qui n’accèdent généralement pas au circuit plus élitiste d’une majorité de galeries d’art.

Une occasion d’affaires pour les acheteurs et les vendeurs

L’Épicier d’art permet à environ 300 artistes de présenter leurs créations de tous genres: principalement des toiles, mais aussi des sculptures et des photographies. Au total, il accueille près de 1 500 œuvres sous son toit, dont les prix oscillent entre 10 € et 200 €. Il représente également un lieu d’échange entre le public et les artistes, bien que ce ne soit pas sa vocation première. Une combinaison de facteurs où chacun trouve son compte!

 

 

Sources:

• Geneste, Adrien. «À Nantes, l’épicier d’art vend des œuvres à petits prix», 7 septembre 2011.

• «L’Épicier d’art: des œuvres pour tous», 11 juillet 2011.

Site Web:

L’Épicier d’art

 

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Technologies

Conseils élémentaires pour améliorer votre présence sur Twitter

L’importance pour une entreprise d’être active sur les médias sociaux est un sujet qui revient constamment. Bien qu’une forte majorité des utilisateurs de médias sociaux ont recours à Facebook, il ne faut pas pour autant négliger d’autres avenues, telles que Twitter. Ce réseau social comptait plus de 100 millions d’utilisateurs en septembre 2011. De ce nombre, près de la moitié visite leur compte tous les jours. Si tout ce que vous connaissez de Twitter est son nom et que vous souhaitez vous lancer, voici quelques pistes qui pourraient vous aider.

Les possibilités de Twitter

Pour éviter de perdre votre temps, il est impératif d’établir dès le départ les raisons qui motivent votre présence sur Twitter, les objectifs que vous souhaitez atteindre, ainsi que le type de personnes à qui vous désirez vous adresser. Une présence inappropriée sur les médias sociaux pourrait nuire à votre réputation, alors prenez le temps de réfléchir avant de vous lancer. Si vous avez du mal à définir votre stratégie, basez-vous sur vos objectifs de communication et de marketing; ceux-ci doivent être au cœur de votre démarche. Quant aux possibilités offertes par Twitter, voici une série d’exemples de ce qu’une entreprise peut en retirer:

  • faire de la veille sur votre réputation, vos concurrents ou votre industrie;
  • attirer un auditoire vers votre site Internet ou votre page Facebook;
  • promouvoir vos événements, vos campagnes, vos nouveautés;
  • offrir une avenue supplémentaire en ce qui a trait au service à la clientèle;
  • dialoguer avec vos clients, créer une liste de témoignages, faire du crowdsourcing;
  • développer des relations avec des journalistes, des blogueurs;
  • augmenter vos chances de performer sur les moteurs de recherche Google et Bing;
  • réseauter avec vos pairs, échanger de l’information, développer une notoriété.

Le profil

Le réseau social Twitter réunit un amalgame d’individus qui communiquent sous toutes sortes de chapeaux: personnel, professionnel, consommateur, promotionnel, etc. Si vous prévoyez joindre le réseau dans le cadre de votre travail, les caractéristiques de votre profil en seront teintées. Twitterez-vous sous le nom d’une entreprise ou sous votre propre nom?

Votre profil représente votre carte d’affaires sur Twitter; ne le négligez pas, car il pourrait influencer certaines personnes à vous « suivre » ou non. Tout en étant concis, faites en sorte que les autres utilisateurs sachent rapidement qui vous êtes et ce qui vous intéresse.

Le tweet 101

Ajouter un lien: insérez un lien à la fin de votre tweet tout en ne dépassant pas les 140 caractères qui sont mis à votre disposition. Pour ce faire, utilisez un outil qui vous permettra de diminuer la longueur de vos liens, tels que bitly, TinyURL ou autre.

Catégoriser un tweet: afin de répertorier tous les tweets d’une même catégorie, insérez le symbole # devant la catégorie. Dans l’exemple de Culture Montréal, on remarque que l’agenda 21 de la culture (A21C) est le nom de la catégorie et est précédé du dièse.

 

Pour visionner tous les tweets de cette catégorie, il suffit de cliquer sur le lien #A21C ou d’inscrire #A21C dans le moteur de recherche.

Diriger un tweet directement à quelqu’un: ajoutez le symbole @ devant le nom de la personne avec qui vous désirez communiquer. Dans l’exemple, on remarque que Vicky Bossinotte s’adresse à AeGTH. On constate également qu’elle a catégorisé son tweet à même le message en ajoutant #Matingth.

Pour visualiser les tweets qui vous sont directement adressés, consultez l’onglet prévu à cette fin.

 

Citer quelqu’un: si vous reprenez le tweet de quelqu’un, indiquez-le dans votre tweet. Si vous modifiez ce tweet, ajoutez le terme «via» devant la source.

 

Si vous reprenez le tweet tel quel, vous pouvez simplement insérer les lettres «RT», qui signifient ReTweet, ou cliquer directement sur l’onglet retweet afin d’éviter de le réécrire.

 

Le Tweet parfait

Lors du World Travel Market, qui avait lieu à Londres en novembre 2011, une conférence démystifiait la façon de produire un tweet parfait. Bien entendu, il n’existe pas de recette miracle qui puisse s’appliquer à chacun, mais voici néanmoins sept conseils utiles tirés de cette présentation:

  1. Connaissez votre auditoire: à qui vous adressez-vous (B2B ou B2C) ? Cette réponse guidera votre façon de communiquer avec vos followers et influencera le choix de contenu que vous partagerez avec eux. De plus, cette information vous permettra de publier vos tweets au moment où il y a une forte affluence.
  2. Publiez du contenu à valeur ajoutée: misez sur la qualité et non sur la quantité de vos tweets.
  3. Faites preuve de minutie: vérifiez vos liens avant de les partager, assurez-vous de la justesse de vos sources, faites en sorte que le contenu soit à jour, etc.
  4. Soyez clair et concis: évitez d’utiliser les 140 caractères. Privilégiez les tweets de 120 caractères et moins afin d’éviter que votre contenu n’ait besoin d’être réédité ou qu’on ne puisse vous citer.
  5. Maîtrisez l’étiquette: donnez le crédit de vos informations aux personnes qui vous les ont partagées et citez-les.
  6. Épurez vos tweets: utilisez le dièse pour catégoriser vos tweets, mais idéalement pas plus de deux ou trois. Évitez qu’ils soient au milieu du texte, faites en sorte que votre message reste clair.
  7. Faites preuve de jugement: si vous désirez répéter un de vos propres tweets, assurez-vous que le contenu en vaut la peine et qu’il revêt une réelle valeur ajoutée.

Une panoplie de ressources existe pour vous guider dans vos premiers pas sur Twitter. Pour obtenir de l’aide quant aux fonctionnalités, consultez le centre d’assistance et pour rester à l’affût des nouveautés, visitez le blogue de l’entreprise.

Plusieurs années se sont écoulées depuis les balbutiements de Twitter. Si vous attendiez de voir l’évolution du réseau avant de vous lancer, il est inutile de patienter plus longtemps. Le média social ne s’inscrit plus comme une tendance émergente et tout porte à croire qu’il maintiendra sa présence sur la Toile pour encore plusieurs années.

 

Sources:

• Christensen, Matthew, Pleasance Coddington et Mark Frary. «The Perfect Tweet», conférence présentée au World Travel Market à Londres, 7 novembre 2011.

• Conseils Marketing. «Quel usage professionnel pour Twitter?», 8 janvier 2009.

• HubSpot. «How to use Twitter for business: an introductory guide», 2011.

• Marketing Profs. «How to be Twitter superfly in 12 simple steps», 2011.

• Twitter Blog. «One hundred million voices», 8 septembre 2011.

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Faits et chiffres Produits et activités

La tarification des attractions et des événements québécois

Les attractions et les événements québécois utilisent majoritairement un système de tarification mixte, composé d’un prix d’entrée pour accéder au site ainsi que des coûts liés aux activités et aux services offerts sur place. L’entière gratuité n’est pas la norme dans l’industrie. Soulignons toutefois que les consommateurs ont fréquemment le choix de dépenser ou non, particulièrement lorsqu’ils participent à un événement.

La présente analyse repose sur une étude effectuée en décembre 2011 par la Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec (SATQ-FEQ). La méthodologie consiste en: une collecte de données sur les sites Internet des membres de la SATQ-FEQ; un sondage Léger Marketing réalisé en juillet 2011 auprès de 1000 Québécois; et un sondage TNS fait au même moment auprès de 5000 Québécois.

Accessibilité des attractions et des événements québécois

Les attractions québécoises exigent généralement un prix d’entrée sur le site (74%) et offrent sur place des activés ou services additionnels payants (51%); quelque 12% proposent une expérience totalement gratuite (voir tableaux 1 et 2). Du côté des événements, on observe une moindre proportion qui demande un prix d’entrée (36%) mais, sur place, un plus grand nombre d’activités et de services sont payants (67%).

Évaluation des tarifs moyens

Les 129 attractions et les 84 événements québécois qui imposent un prix d’entrée exigent respectivement en moyenne 17$ et 12,61$ par adulte avant taxes (voir tableau 3). Les étudiants et les aînés bénéficient d’une légère réduction; on remarque cependant que peu de festivals proposent une entrée à prix réduit aux aînés, ce qui explique la minime variation du tarif moyen des événements.

 

 

Près du tiers des attraits exigent en moyenne plus de 20$ par adulte pour l’accès à leur site (voir graphique 1); ils s’inscrivent dans les catégories suivantes:

  • parc d’attractions;
  • croisière ou excursion en bateau;
  • parc aquatique;
  • activité culturelle ou grand spectacle;
  • théâtre ou salle de spectacles.

Parmi les événements qui exigent un prix d’entrée, plus de la moitié demandent de 5$ à 15$ par adulte. Les plus chers (plus de 20$) se situent dans les catégories suivantes:

  • feux d’artifice;
  • événement ethnique ou folklorique;
  • spectacle de musique;
  • montgolfière;
  • carnaval ou événement hivernal.

Stratégie de tarification

Les attractions et les événements ont recours à plusieurs formules de tarification: passeport, forfait, coupons-rabais et tarif en prévente. La stratégie choisie varie selon le type d’événement et comporte parfois une variété de formules.

Les attractions favorisent davantage l’offre de forfaits; 63% en proposent. En général, plus leur budget d’opération se révèle important, plus elles sont nombreuses à les utiliser.

Les passeports font partie des stratégies les plus exploitées par les événements; 64% en offrent. Tout comme pour les attractions, la combinaison d’options semble très en vogue pour répondre aux préférences des clientèles.

Le point de vue des consommateurs

Combien d’argent les consommateurs sont-ils prêts à débourser pour accéder à un attrait ou à un événement touristique? Voici trois exemples illustrant la perception des Québécois quant à la tarification.

Une forte majorité d’individus se disent enclins à payer un prix d’entrée pour accéder à un parc, à un site naturel ou d’interprétation (voir graphique 2). Parmi ceux-ci, 74% ne veulent pas débourser plus de 10$. De minces écarts existent entre les attentes des consommateurs et l’offre proposée; il semble clair que la limite d’une forte majorité se situe à 10$.

 

La valeur accordée aux prix d’entrée pour un musée, un site historique et patrimonial varie davantage (voir graphique 3). Cette répartition illustre entre autres que la gratuité n’est pas incontournable et que le tarif moyen souhaité se situe entre 5$ et 10$.

 

Dans ce dernier exemple (voir graphique 4), on note de plus grands écarts entre l’offre et la demande. Alors que 64% de ce type d’événements invitent gratuitement les visiteurs sur leur site, 95% des consommateurs se disent prêts à payer pour y aller. On remarque également qu’ils sont plus enclins à dépenser des sommes plus importantes que celles illustrées précédemment; 59% verserait 11$ et plus.

 

Enfin, quelle que soit votre stratégie de tarification, il importe qu’elle réponde d’abord et avant tout aux impératifs de votre entreprise. Y a-t-il des exemples de bonnes pratiques que vous avez expérimentées et que vous aimeriez partager?

 

Source :

• Festivals et Événements Québec. «Étude sur la tarification des événements touristiques», décembre 2011.

• Société des Attractions Touristiques du Québec. «Étude sur la tarification des événements touristiques», décembre 2011.

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Ailleurs dans le monde Hébergement

Albergo diffuso : pour développer l’offre d’hébergement autrement

Des bâtiments situés dans des quartiers historiques se dotent d’un second souffle et hébergent des visiteurs avides de connaître et de vivre la culture du lieu. Voici l’albergo diffuso, un concept italien qui allie l’ancien à la modernité.

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Accommodation Around the world

Albergo diffuso: An alternative form of hospitality

Buildings located in historic areas are given a second life as they welcome visitors eager to learn about and experience local culture. This is the albergo diffuso, an Italian concept that combines the very old with the contemporary.

Concept

An albergo diffuso is a type of accommodation that offers the services of a traditional hotel along with a space that is like a rented private home. One of the special features of this Italian concept is its horizontal structure, which spreads the hotel services over several buildings. For example, the guest rooms and apartments may be located on different streets in the same neighbourhood, while the reception area is located in location X, the restaurant in location Y and other services in location Z, all within a 200-metre radius.

International publications have sometimes described the concept as a hotel-village.

Source: Villa Retrosi

Another distinctive feature of the albergo diffuso is the age of the buildings that compose it. In fact, one of the goals of the concept is to repurpose abandoned buildings, houses and even monuments. The idea is not to build anything new, but to reuse.

 

Source: Castello di Montignano Relais & Spa

The guidelines of the albergo diffuso model respect the values of sustainable development in many respects:

  • Promote local culture: one reason visitors select this type of accommodation is to enjoy an authentic local experience.
  • Stimulate the local economy: the creation of an albergo diffuso encourages one or more homeowners to participate in an organization that is usually a cooperative and supports the development of small businesses working in traditional sectors like handicrafts and food preparation.
  • Protect the environment: preserving existing buildings and giving them a second life helps safeguard the area’s history and limits the environmental damage that could be caused by new construction.

This type of hospitality is also reminiscent of the old European tradition of hosting tourists in homes.

An increasingly structured concept

To be able to call itself an albergo diffuso, an accommodation must meet several conditions, summarized as follows:

  • The idea must be launched by local stakeholders
  • Hotel services (reception, restaurant, etc.) must be provided
  • There must be a sole management entity: a single entrepreneur or any other efficient form of association, with a cooperative being the most commonly used form
  • There must be a minimum of seven rooms, located within 200 metres of each other and made available for a period of at least nine years
  • The town or village where the albergo diffuso is located must offer a minimum of services such as a pharmacy, grocery store, etc.
  • The albergo diffuso must take root in a lively, welcoming community that is open to sharing experiences with visitors

 

In the past few years, an association, the Associazione Nazionale Alberghi Diffusi (ADI), has been founded to help its members market themselves. At the same time, the Scuola Internazionale di Specializzazione in Albergo Diffuso, a school specializing in albergo diffuso, offers seminars, training and tools to assist property owners, management companies and local communities who are implementing this concept in their area.

Examples

The tiny medieval village of Smerillo is a centre of poetry that hosts the festival Le Parole della Montagna (“the words of the mountain”). Since 1998, the local authorities have been inviting certain homeowners to renovate their properties so they could be part of an albergo diffuso. Despite its population of 400, Smerillo can accommodate 60 visitors.

Source: Smerillo Albergo Diffuso

Le grotte della civita is an unusual example of the albergo diffuso concept; the 18 rooms are located in hillside caves! The goal of this albergo diffuso was to conserve Matera, a historic Apennine village in central southern Italy, and preserve its local heritage.

Source: Le grotte della civita

An exportable concept

The albergo diffuso model may be copied in other countries by adapting it to the host region. Moreover, the Business Innovation Centre of the Lazio Region, BIC Lazio, and the ADI offer technical assistance to the various countries that would like to implement this approach.

Will the albergo diffuso concept make its way to Quebec? It would be one way to revitalize certain villages affected by the rural exodus, repurpose some of the buildings from our religious heritage or even develop a network of accommodations in Quebec’s Far North.

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Comment – Giacomo Del Chiappa

Albergo diffuso represents a particular type of hospitality which help to achieve a sustainable tourism development (economic, environmental and sociocultural) of area that usually are abandoned. Indeed, albergo diffuso is usually considers as a way to recover the competitiveness of rural area which are interested by progressive flows of people leaving the rural area (emigrating) attracted from the more sparkling urban area. By this way, albergo diffuso is consider as a way to achieve a sustainable tourism development, creating job opportunities for local people, recovering the builindings, allowing to preserve and exploit the local authenticity and identity thus having the possibility to satisfy the needs of those travelers, the so called responsible tourists, (even more numerous) that travel looking for the possibility to be in touch with local authenticity, identity and culture in its various espressions (food, wine, cooking style, handcraft, etc) . Several examples could be done. One of this is Santo Stefano Sessanio located in the “Gran Sasso” national park in Abruzzo region. There everything is done to preserve local authenticity: research was done to understand how the old house were built, rooms has wool mattresses made as in the past and embroidered sheets accordingly the local traditions. Acccording with Kihgreln, the architect who developed this albergo diffuso, today the real estate in the village has been tripled.

 

Giacomo Del Chiappa – Assistant Professor in Marketing, Faculty of Economics, University of Sassari
Giacomo Del Chiappa received a Ph.D in “Marketing and Business Administration” at the Faculty of Economics of the University of Milan-Bicocca. He was Visiting Scholar at the University of Melbourne (Australia). He is Assistant Professor in Marketing at the University of Sassari, Faculty of Economics. He teaches in the areas of “Tourism Management and Marketing” and “Destination Management” for the Degree in Tourism Marketing and Management, based in Olbia (Sardinia). He is a member of the editorial board of the journal “Tourism Analysis” and referee for international journals. His research topics are related to destination governance and branding, convention site selection criteria and meeting industry and, finally, consumer behavior in tourism. In this latter field his studies are concentrated on responsible tourism, on web 2.0 in the hospitality sector and, finally, on community-based tourism. Fields of expertise:

  • Destination governance and branding
  • Convention site selection criteria and meeting industry
  • Consumer behavior

Organization Web site

 

Sources:

• Giordano Dichter, Giancarlo Dall’Ara. “Albergo diffuso – Developing tourism through innovation and tradition.”

• Marinela Dropulic, Aleksandra Krajnovic, Pavlo Ruzic. “Albergo diffuso hotels – A solution to sustainable development of tourism,” March 2008.

• M. Droli, S.I.S.A.D®. (International School Specializing in the Albergo Diffuso). “The albergo diffuso in Italy – The strengths of Friuli Venezia Giulia and innovative proposals,” March 22, 2007.

• Michèle Prévost, “L’hôtel diffus – Un concept d’hébergement rural qui se développe en Italie.” Espaces 295, September 2011.

 

Websites:

Associazione Nazionale Alberghi Diffusi

Bic Lazio

Scuola Internazionale di Specializzazione in Albergo Diffuso

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Tourisme durable

Démystifier la perception de certains consommateurs par rapport au tourisme vert

Les voyageurs soucieux de l’environnement croient présentement que le tourisme vert se pratique principalement dans les hôtels. Ce type de consommateurs souhaite pouvoir participer aux démarches écologiques existantes et y contribuer par de petits gestes, même en vacances! Bien qu’ils soient sensibles aux enjeux environnementaux, ils n’aiment pas devoir payer plus cher pour obtenir des produits et des services verts.

Des voyageurs «écoresponsables»

Une étude effectuée par la firme CMIGreen Community Marketing inc. présente la perception des voyageurs ayant une conscience écologique «très grande» ou «extrême» en ce qui concerne le tourisme vert. Le sondage reposait sur un échantillon composé de 951 personnes ayant fait, au cours de la dernière année, un séjour d’une nuit et plus à plus de 80 kilomètres de leur domicile. Les répondants provenaient majoritairement des États-Unis (76%) et du Canada (12%). Près de la moitié (44%) a fait au moins un séjour urbain, et environ un participant sur cinq (22%) a déjà voyagé au Canada.

Concrètement, quelles actions exécutent ces voyageurs qui accordent une si grande importance à l’environnement? Les petits gestes tels qu’éteindre les lumières ou le climatiseur en sortant de la chambre d’hôtel, recycler ainsi que réutiliser les serviettes et les draps s’inscrivent dans les pratiques courantes de plus de 75% des répondants (voir graphique 1). Consommer localement et minimiser son empreinte écologique en privilégiant les transports en commun et en réutilisant sacs et bouteilles sont aussi des démarches importantes pour plus de 50% de ce groupe. Près de 30% de ces individus partagent, avec les responsables des entreprises visitées, leurs commentaires quant à leur performance en matière d’écologie et font la promotion du tourisme vert en partageant ses expériences avec d’autres.

 

L’hôtellerie dans le point de mire des préoccupations vertes

Selon le CMIGreen Traveler Study Report, l’élément qui contribue le plus au tourisme vert est l’écoresponsabilité des hôteliers (voir graphique 2). Outre cet aspect incontournable, il existe une grande disparité entre les réponses des participants, ce qui laisse sous-entendre que le concept de tourisme vert demeure encore vague.

Pour être considérés par une clientèle sensible aux questions environnementales, les hôteliers doivent faire preuve d’initiative sur plusieurs plans, par exemple: la mise en place de programmes facilitant la responsabilisation des clients, la gestion énergétique du bâtiment, le contrôle de la consommation d’eau et l’utilisation de matériaux et de produits verts (voir graphique 3).

 

Le sondage met en évidence l’importance d’offrir des choix aux visiteurs désirant contribuer aux démarches lancées par les hôteliers. D’ailleurs, lorsque de telles options existent, 90% des voyageurs écoresponsables souhaitent y participer volontairement. Ce constat n’est pas surprenant, puisqu’à la maison, une forte majorité de répondants a pris l’habitude de recycler (92%), de faire un effort pour minimiser sa consommation d’eau, de gaz et d’électricité (88%) et d’entreprendre plusieurs autres actions vertes. Ne pas pouvoir poursuivre ces efforts à l’extérieur de leur domicile pourrait être un irritant pour ces voyageurs, voire aller à l’encontre de leurs valeurs.

Lorsque les pratiques d’un hôtelier s’inscrivent dans une démarche verte, celui-ci a tout avantage à l’indiquer sur son site Internet. Plus de la moitié (51%) des personnes interrogées lors de l’étude ont mentionné avoir visité directement les portails des entreprises pour découvrir si l’établissement sélectionné agit de façon écoresponsable. Mais attention au greenwashing (lire aussi: Gare au greenwashing, votre réputation est en jeu!), soyez honnête et n’inventez surtout rien.

Quand vient le temps de choisir un hôtel, les deux arguments décisifs touchent l’emplacement de l’hôtel (27%) et le coût des services (26%) (voir graphique 4). Les réponses concernant des pratiques vertes demeurent toutefois importantes, mais n’occupent pas le premier rang des facteurs influant sur le choix de l’hôtel.

 

Vert, mais pas à n’importe quel prix

La majorité (62%) des voyageurs interrogés n’ont pas payé plus cher afin de réduire leur empreinte écologique lors de leur dernier voyage, tandis qu’un peu plus du tiers (34%) ont versé une somme représentant de 1% à 10% de plus.

Qu’en est-il des Québécois? L’enquête Ipsos-RVT (lire: les faits saillants de l’étude), effectuée en mars 2011, révèle des conclusions similaires, mais cette fois quant aux intentions futures des Québécois. En fait, on remarque que 60% ne seraient pas prêts à payer plus cher pour un produit ou un service dit «durable». Par ailleurs, parmi les 40% en accord avec ce principe, une majorité (78%) est encline à payer de 1% à 10% de plus (voir graphique 5). Il faut noter que, contrairement à l’échantillon du Green Traveler Study, celui de l’enquête Ipsos-RVT représente des Québécois dont le degré de conscience écologique varie d’un individu à l’autre.

Se lancer ou ne pas se lancer: telle n’est pas la question

Les nouvelles façons de faire pour s’adapter aux défis environnementaux ne représentent pas une tendance passagère, mais bien un enjeu incontournable avec lequel l’industrie touristique doit et devra conjuguer dans le futur. Les consommateurs entament graduellement le pas et exigeront sous peu que les organismes fassent de même. Bientôt, l’écoresponsabilité des gestionnaires d’entreprises ne sera plus perçue comme un extra, mais bien comme un standard. Pour l’industrie, ce ne sera alors plus le coût des investissements verts qu’il faudra évaluer, mais bien le coût de ne pas les avoir faits. Avec des outils de plus en plus accessibles et des exemples de bonnes pratiques présentés sur plusieurs médias, il est aujourd’hui plus facile que jamais de prendre part à cette révolution verte.

 

Analyse réalisée grâce à un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme urbain durable

Sources

– ACCOR. «Hôtellerie durable: ready to check in?», juin 2011.

– François-Lecompte, Agnès et Isabelle Prim-Allaz. «Pour une consommation touristique plus durable: quel chemin reste-t-il à parcourir?», 19 mai 2011.

– Marcoux, Aude Marie. «88% des Québécois ne font pas de tourisme écologique», 6 septembre 2011.

– Millar, Michelle et Seyhmus Baloglu. «Hotel guests’ preferences for green guest room attributes», Cornell Hospitality Quarterly, 15 juillet 2011.

– Chevalley, Sarah. «Les clients veulent des hôtels plus verts», L’Écho touristique, 2 septembre 2011, p. 17.

– CMI Green Community Marketing Inc. «The CMIGreen Traveler Study 2010-11».

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Tendances

Euromonitor International: 4 tendances sous la loupe

Chaque année, Euromonitor International présente un rapport sur les grandes tendances au cours du World Travel Market à Londres. Des huit tendances dégagées à cette occasion, en voici quatre qui ont particulièrement attiré notre attention: les voyages mystères, la location de jardins, les voyages de luxe sans culpabilité et la ludification.

Les voyages mystères

Les voyages mystères tiennent leur originalité du fait qu’une ou plusieurs composantes du séjour s’avèrent secrètes: la destination, les activités ou l’hébergement. Bien que le concept existe depuis déjà quelques années, ce type de voyage croît en popularité, particulièrement dans les Amériques, selon Euromonitor. Ce produit s’adresse aux personnes qui souhaitent élever l’excitation du voyage à un autre niveau et ainsi lâcher prise sur le contrôle de leurs vacances, alors que d’autres opteront pour cette formule afin de souligner un moment unique (anniversaire, voyage de noces, graduation, etc.) ou simplement pour faire un périple complètement différent.

Cette formule se vend parfois à des prix fort intéressants. Par exemple, sur le site Luxury Link, on utilise la vente aux enchères pour fixer le prix du séjour, dont la mise initiale est de 1$ US. Cette façon de faire est habituellement avantageuse pour le gagnant, car le prix final représente généralement près de 50% de la valeur réelle du forfait.

 

Source: Luxury Link 

Pour augmenter les chances que le voyage concorde avec les préférences du consommateur, Nextpedition offre des séjours créés sur mesure, basés sur les intérêts et le budget des individus voulant vivre une expérience mystère. En plus d’un questionnaire qui lui permet de déterminer le profil du voyageur, Nextpedition prévoit des échanges entre le voyageur et un conseiller avant de régler les derniers détails du périple-surprise.

 

Source: Nextpedition

La location de jardins

Que se passe-t-il lorsqu’un événement fort populaire engendre une demande d’hébergement trop importante par rapport à l’offre existante? On crée d’autres lieux.

Le site Camp in my Garden , lancé en avril 2011, en est un bon exemple; il ajoute une offre de lieux de camping à même des cours privées en région comme en milieu urbain. Avec les Jeux olympiques de 2012, qui auront lieu à Londres, on prévoit un engouement pour ce type d’hébergement, car il est avantageux sur le plan économique pour les utilisateurs, qu’ils soient campeurs ou propriétaires de terrain.

 

Source: Camping in my Garden

Par ailleurs, ce type d’hébergement cadre avec d’autres tendances observées ces dernières années:

  • la rencontre entre les communautés locales et les voyageurs, favorisée par le couchsurfing (lire aussi: CouchSurfing: profil d’une communauté virtuelle de voyage);
  • le tourisme durable et la mise en pratique d’actions écoresponsables de plus en plus ancrées dans les habitudes des consommateurs;
  • les vacances sédentaires (staycations), c’est-à-dire rester à la maison durant les vacances, particulièrement lorsque l’économie est fragile, et investir dans des éléments qui agrémenteront le «séjour à la maison» (lire aussi: Les «staycations» ou les vacances à la maison… ).

Les voyages de luxe sans culpabilité

En Europe, la crise économique contribue à l’émergence d’un nouveau tourisme de luxe qui intègre davantage les notions d’authenticité et d’éthique. On remarque ainsi qu’un plus grand nombre de voyageurs de luxe sélectionnent des fournisseurs offrant des séjours écoresponsables.

Pour répondre à cette demande, l’agence de voyages suisse Kuoni, par exemple, a mis sur pied une série de séjours adaptés à ces nouvelles exigences, qu’elle a appelée gamme Ananea. Ainsi, on inclut dans le voyage des offres de volontourisme, des visites de sites portant le label Fairtrade, la rencontre de communautés rurales, etc. Le besoin de donner au suivant ou du moins de démontrer du respect pour le milieu d’accueil de la destination visitée s’intensifie chez ces consommateurs de luxe.

 

Source: Kuoni

On remarque également que le luxe s’exprime sous différentes formes. Par exemple, on évite l’abondance démesurée ou la consommation à outrance. On vise à créer des environnements moins opulents qui conservent toutefois leur côté somptueux. L’intégration des murs verts (ou living walls) s’inscrit dans cette mouvance et fait partie des bonnes pratiques.

 

Crédit photo: OT Paris/ avid Lefranc

La ludification

Le jeu social en ligne se définit par l’intégration d’une dynamique de jeu dans un environnement dont l’essence n’a pas nécessairement de lien avec le jeu. Dans l’industrie touristique, il vise généralement à encourager les consommateurs à partager leurs expériences, leurs photos et vidéos sur les médias sociaux et à développer un sentiment d’appartenance et de loyauté pour une marque. Le potentiel viral de ce type d’activité justifie l’enthousiasme des compagnies qui l’offrent.

Par exemple, sur la page Facebook de Tourisme Irlande, on trouve le jeu Ireland Town. En participant, l’internaute est invité à découvrir les attractions touristiques du pays et à relever des défis par une série d’activités.

 

 Source: Facebook

Plusieurs jeux concernent l’accumulation de points ou d’écussons; l’atteinte de différents niveaux, au final, permet à certains joueurs de recevoir des prix. On note ainsi des ressemblances entre ces dynamiques de jeu et celles développées pour les programmes de fidélité (Lire aussi: Un jeu sur Facebook pour attirer de nouveaux employés  et Les Gamers, un créneau plus important qu’on le pense… )

Selon eMarketer, 27% des internautes américains, soit 61,9 millions de personnes, s’adonnaient à des jeux sociaux en ligne en septembre 2011. L’âge moyen des joueurs est de 41 ans; 30% sont âgés de 18 à 29 ans et 20%, de 60 ans et plus (voir graphique 1).

 

 

Pour découvrir les quatre autres tendances présentées par Euromonitor International et pour lire le rapport complet, cliquez sur le lien suivant: http://www.wtmlondon.com/files/onsite_global_trends_v3_lo.pdf.

 

Sources :

– Bremner, Caroline. «WTM Global Trends Report», conférence présentée au World Travel Market à Londres, le 8 novembre 2011.

– Euromonitor International, «WTM Global trends report 2011», novembre 2011.

Sites Web :

Camp in my Garden

eMarketer.com

Inspiration Green

Kuoni

Luxury Link

Nextpedition

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Clin d'oeil musique AuvergneLe Conseil régional d’Auvergne, en France, a trouvé une façon originale de promouvoir les groupes et les artistes de sa région : profiter des moments d’attente téléphonique pour faire découvrir la musique locale.

Le coffret Le Son de l’Auvergne, composé de trois CD, constitue une musique d’ambiance qui fait rayonner le talent des artistes de la région, tout en contribuant à son financement. Les entreprises qui désirent participer à ce mouvement doivent obtenir leurs droits d’utilisation auprès de la Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique (SACEM) ou de la Société Civile des Producteurs Associés (SCPA). Selon le nombre de lignes d’accès aux réseaux téléphoniques utilisées par l’entreprise, des frais sont exigés sur une base forfaitaire ou annuelle.

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