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L’usage des technologies de l’information et de la communication par cinq générations

Les adultes québécois sont toujours plus nombreux à utiliser Internet. Selon le dernier rapport NETendances, plus de 5 millions de personnes l’employaient occasionnellement ou régulièrement en 2011. Les générations Y et X sont les mieux équipées pour profiter pleinement des technologies de l’information et de la communication (TIC) et ainsi se divertir, consommer, socialiser et s’informer. Cependant, c’est le boomer qui dépense en moyenne le plus par mois.

Cette analyse présente quelques résultats de l’enquête NETendances 2011, menée par le CEFRIO, en collaboration avec Léger Marketing, et met en lumière les principales utilisations des TIC faites par cinq générations d’internautes définies comme suit:

Usage d’Internet

La quasi-totalité des individus appartenant aux générations Y (96%) et X (95%) utilisent Internet (voir le graphique 1). Cependant, c’est la génération Y qui y passe le plus de temps, soit en moyenne 20 heures par semaine (voir le graphique 2). On remarque par ailleurs que les aînés l’emploient de façon très partagée et qu’en matière de volume, les jeunes boomers ne laissent pas leur place.

 

Qu’ils soient branchés au travail (ou à l’école), à la maison et sur la route, Internet accompagne les 18-34 ans partout où ils se trouvent. Les jeunes boomers ont un profil d’utilisation assez similaire à celui de cette génération, quoiqu’ils soient un peu moins actifs du côté mobile. Toutes générations confondues, c’est à la maison que l’on consacre le plus d’heures sur Internet (41 heures par semaine).

 

Équipements

Fervents utilisateurs d’Internet, les Y et X sont aussi les mieux équipés en appareils technologiques (voir le tableau 2). Posséder un ordinateur ou un appareil photo numérique semble être la norme chez une majorité d’adultes québécois branchés. Cependant, les équipements mobiles dits intelligents ne sont pas aussi répandus. Enfin, un peu plus du tiers des aînés possèdent un téléphone cellulaire (38%) et près de la moitié ont un ordinateur (48%).

 

Achats en ligne

Les cyberacheteurs de la génération X représentent le groupe de consommateurs le plus actif (75%) sur le Web au Québec (voir le graphique 3), mais ce sont ceux de la génération Y qui s’avèrent les plus nombreux.

 

 

Malgré leur plus faible nombre (467 773), les boomers dépensent davantage que tout autre groupe; leur panier d’achat moyen atteignait en effet 385$ par mois en 2011 (voir le tableau 3). Les principales motivations évoquées par chacune des générations pour acheter en ligne sont les prix compétitifs (génération Y et boomers) et le gain de temps (génération X, jeunes boomers et aînés).

Les adultes québécois consomment toutes sortes de produits et de services en ligne. Parmi ceux-ci, deux catégories touchent plus particulièrement le tourisme et la culture (voir le tableau 3). On constate que ce sont les aînés qui acquièrent des prestations de voyage dans la plus forte proportion (54%), mais qu’en matière de volume de personnes, les jeunes boomers se hissent au premier rang.

 

En plus d’acheter en ligne, une majorité d’adultes québécois utilisent le Web pour s’informer et consulter des recommandations avant d’effectuer leurs transactions.

Médias sociaux

Près de trois jeunes de la génération Y sur quatre entretiennent un profil sur les médias sociaux (voir le graphique 4). Leur nombre dépasse ainsi celui des membres représentés par les quatre autres générations réunies, et ce sont également eux qui y passent le plus de temps (7,2 heures par semaine). Parallèlement, très peu d’aînés y assurent une présence (6%).

 

L’activité la plus prisée de tous sur les médias sociaux est la consultation de contenu, suivie par l’interaction avec d’autres et le visionnement des vidéos (voir le tableau 4).

Les TIC font désormais partie du quotidien d’une majorité d’adultes québécois. Pour en connaître davantage sur le comportement des voyageurs québécois, particulièrement en ce qui concerne leur processus de planification et de réservation sur le Web, veuillez consulter les analyses suivantes:

Habitudes générales de voyage des Québécois

Habitudes des Québécois en matière de planification de voyages

Comment les Québécois achètent-ils leurs voyages?

Usage des appareils mobiles et des médias sociaux par les voyageurs québécois

 

Source:

• CEFRIO et Léger Marketing. «NETendances 2011 – Cinq générations d’internautes : profil d’utilisation des TIC en 2011», vol. 2, no 7, avril 2012.http://www.cefrio.qc.ca/fileadmin/documents/Rapports/NETendances_7_LR_.pdf

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Technologies

Comment mieux tirer parti de LinkedIn

Malgré l’émergence constante de nouveaux réseaux sociaux, l’engouement envers LinkedIn ne s’essouffle pas. Avec plus de 150 millions de membres provenant de plus de 200 pays, LinkedIn demeure dans le peloton de tête des réseaux sociaux les plus populaires, concernant tant le nombre de visites que celui de ses membres. En février 2012, ses dirigeants ont annoncé quelques améliorations et nouveautés, visant entre autres un meilleur usage des groupes, la fonctionnalité favorite de 80% des membres. Voici comment mieux utiliser le potentiel de ce réseau de professionnels, le plus important au monde.

Portrait de LinkedIn

En 2011, LinkedIn a généré 1,8 milliard d’occasions d’affaires, dont 43 millions au Canada. Parmi ses 5 millions de membres canadiens, 60% l’utilisent afin de consulter l’actualité de leur industrie et de faire des recherches sur des entreprises. En mars dernier, LinkedIn était le quatrième réseau social à recevoir le plus de visites (voir le tableau 1).

LinkedIn peut être utilisé afin d’atteindre plusieurs objectifs, notamment:

  • trouver de nouveaux partenaires, clients ou fournisseurs;
  • mettre en valeur votre entreprise;
  • recruter ou repérer des ressources susceptibles de joindre votre équipe;
  • entrer en contact avec des experts ou des pairs dans le but d’approfondir certaines connaissances;
  • réseauter avec des professionnels de votre industrie qui assisteront à une même conférence.

Maximiser votre présence sur LinkedIn

Se créer un profil sur LinkedIn ne suffit pas pour tirer pleinement parti du réseau, particulièrement s’il est incomplet. Voici cinq actions qui contribueront à rehausser votre présence.

1. Optimiser votre profil

Certaines informations de base permettent de vous identifier, mais ce sont vos expériences et votre formation qui représentent le cœur de votre profil. En plus de contribuer à votre crédibilité, ces informations amélioreront votre référencement sur le moteur de recherche de LinkedIn.

  • Soyez clair, concis et n’hésitez pas à utiliser des mots clés afin d’accélérer la lecture.
  • Inscrivez l’intitulé exact de vos diplômes et des institutions d’enseignement que vous avez fréquentées; vos anciens collègues de classe ou de travail vous repéreront plus facilement.
  • Demandez des recommandations (p. ex.: employeurs, partenaires, clients), celles-ci pourraient contribuer à votre notoriété.
  • Ajoutez l’adresse de votre site Internet, de votre blogue, de même que les liens vers vos autres comptes de réseaux sociaux afin de promouvoir votre présence sur le Web.
  • Optez pour une photo sobre, n’oubliez pas que vous êtes sur LinkedIn à des fins professionnelles!

2. Personnaliser l’URL de votre profil

L’URL de votre profil est composée d’une suite de caractères peu pratique. Si vous désirez l’ajouter sur différents supports, tels que vos cartes professionnelles ou votre signature de courriel, songez à la personnaliser.

Rendez-vous sur l’onglet «Profil» et choisissez l’option «Modifier profil».

 

Une fois sur votre page, cliquez sur «modifier» votre profil public.

Dans le coin droit au bas de votre page, vous trouverez une fenêtre «L’URL de votre profil public», qui vous permet de personnaliser votre URL.

3. Choisir le bon groupe

Selon Experian Hitwise, on compte actuellement plus de 1,2 million de groupes sur LinkedIn; 42% des membres font partie de 1 à 9 groupes et 32% de 10 à 29. Certains groupes portent le nom d’une entreprise, d’une association, d’un événement ou simplement d’une thématique. Les utilisateurs les fréquentent afin:

  • d’échanger avec d’autres membres à propos de sujets précis, de poser des questions à des experts ou à des professionnels du milieu, de participer à des débats et à des discussions, bref, afin d’interagir;
  • d’élargir leur carnet de contacts et, selon leurs objectifs, de trouver de possibles partenaires, clients, employés, etc.;
  • d’exercer une veille sur des sujets et de dénicher des articles, des documents d’experts ou d’autres informations pertinentes.

LinkedIn met à la disposition de ses membres un outil leur permettant de mesurer la pertinence des groupes. Grâce à cet outil, il est possible de savoir si un groupe est actif et d’obtenir des données sur ses membres. Les statistiques sont présentées en quatre sections: résumé, données démographiques, croissance et activité.

4. Utiliser des applications

Bien qu’elles ne soient pas essentielles à l’utilisation de LinkedIn, les applications peuvent s’avérer utiles, selon les besoins. Pour les consulter, rendez-vous sous l’onglet «Plus», puis sélectionnez «Obtenir plus d’applications…».

 

 

Parmi celles qui vous sont proposées, voici deux exemples d’applications utiles:

  • WordPress peut dynamiser votre page LinkedIn et présenter votre expertise si vous possédez un blogue et produisez régulièrement du contenu.

 

  • Slideshare permet de partager vos présentations avec des collègues ou les membres d’un groupe dont vous faites partie, ou simplement de mettre en valeur le contenu de votre dernière conférence.

 

5. Créer une page pour votre entreprise

Les entreprises ont elles aussi tout avantage à être présentes sur LinkedIn (Lire aussi : Recruter sur les médias sociaux – Compte rendu de conférence). D’ailleurs, plus de deux millions d’entreprises et d’organismes possèdent une page. Cet espace représente un véritable outil de cohésion entre les différentes sphères de l’organisation et peut entre autres servir à:

  • présenter votre entreprise, sa mission, ses employés, son expertise, etc.;
  • mettre en valeur les recommandations de vos partenaires, de vos clients ou d’autres contacts d’affaires;
  • diffuser de l’information auprès d’un public professionnel (le contenu de votre blogue, le fil d’actualité de votre compte Twitter, etc.);
  • afficher les emplois vacants;
  • communiquer avec différents publics cibles en lien avec l’entreprise (partenaires, membres, fournisseurs, médias, etc.).

Pour créer votre profil, il suffit de vous rendre à l’onglet «Entreprises» et de sélectionner «Ajouter une entreprise».

 

En somme, LinkedIn est un réseau de professionnels incontournable pour les relations B2B. Fait-il partie de votre stratégie de médias sociaux?

 

Sources:

• Céalac, Gaëlle. «9 façons d’utiliser les plugins LinkedIn pour votre entreprise», 18 avril 2012.

• Consultant Arobasenet. «Chiffres et statistiques des réseaux sociaux – Avril 2012», 19 avril 2012.

• Experian Hitwise. «The 2012 Digital Marketer: Benchmark and Trend Report», 2012.

• Goldasich, Deana. «How to stop wasting time in LinkedIn groups», 10 avril 2012.

• Horton, Chris. «25 tips to build your LinkedIn following», 18 avril 2012.

• James, Geoffrey. «LinkedIn mistakes: Top 5 ways to kill your credibility», Inc., 13 décembre 2011.

• Lillie, Anita. «Bringing you insights into LinkedIn Groups with our new statistics dashboard», 10 novembre 2011.

• LinkedIn. «The Global LinkedIn Audience», 19 mars 2012.

• LinkedIn. «L’auditoire de LinkedIn au Canada», 2 février 2012.

• MarketingProfs. «Pinterest Now No. 3 US Social Network, Surpasses LinkedIn», 10 avril 2012.

• Tobias, Heidi. «Facts about LinkedIn that may surprise you», 11 novembre 2011.

Site Web:

LinkedIn

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Enjeux Tendances

Le patrimoine religieux et son héritage architectural

Depuis 1995, le gouvernement du Québec a injecté près de 255 millions de dollars dans la restauration du patrimoine religieux de la province. On remarque ici, comme ailleurs dans le monde, un besoin de se réapproprier l’espace des lieux de culte, parfois laissés à l’abandon, afin de les préserver et de leur redonner vie. Entre le statu quo et la démolition, il existe un éventail de transformations permettant de protéger la symbolique de ces temples sacrés, de la mettre en valeur et de lui rendre hommage. Quelles églises ont fait place au restaurant Le Sacristain de Trois-Rivières, à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal et à la bibliothèque Memphrémagog de Magog?

Vous pouvez consulter le commentaire de Luc Noppen, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain, au bas de la page.

Paysage immobilier des lieux de culte québécois

On compte 2 751 lieux de culte au Québec, dont 2 023 de tradition religieuse catholique, 238 de tradition anglicane et 532 d’autres religions (certains accueillent plus d’une tradition sous leur toit). Selon le Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ), autrefois connu comme la Fondation du patrimoine religieux du Québec (1995-2007), 40% de ces lieux possèdent une forte valeur patrimoniale d’un point de vue architectural, artistique ou historique.

Dans son bulletin d’avril 2012, le CPRQ annonce que 270 lieux de culte québécois, soit 10% de l’ensemble de ces lieux, sont visés par une fermeture, une vente ou une transformation. Ce phénomène touche autant les milieux ruraux que les milieux urbains; les églises bâties entre 1945 et 1975 sont particulièrement concernées. Leur design extérieur aux allures parfois plus modernes de même que leur plus petite superficie intérieure pourraient expliquer ce choix.

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Lorsque l’on observe le paysage québécois, il est possible de deviner l’existence de certains villages par la présence de clochers qui se dessinent à l’horizon. Outre leur caractère sacré, ces temples religieux jouent un rôle de repère territorial et identitaire. Les enjeux relatifs à la destruction ou au changement de vocation des églises sont de toute évidence complexes, en raison de l’emplacement central de ces édifices et de la symbolique qu’on leur associe.

Bien que le Québec se laïcise progressivement, l’héritage immobilier laissé par notre passé religieux touche à la fois les citoyens croyants et les athées. Depuis plusieurs années, de nombreuses communautés de la province joignent leurs forces afin de sauvegarder ce patrimoine, témoin de notre histoire. Cette participation citoyenne est d’ailleurs fortement encouragée par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine ainsi que par l’Assemblée des évêques catholiques du Québec, qui, ensemble, ont développé un protocole d’entente visant le changement de vocation partiel ou entier de certaines églises.

Le documentaire Ne touchez pas à mon église!, diffusé pour la première fois le 22 février dernier, illustre bien cette volonté de préserver nos lieux de culte à travers l’exemple de la municipalité de Saint-Camille.

 

Source: Ne touchez pas à mon église!

Des exemples inspirants

Depuis longtemps, la fonction des églises québécoises va au-delà de leur vocation religieuse: lieux de rencontre entre citoyens, centres culturels et communautaires, lieux d’enseignement, etc. Cependant, depuis quelques années, on assiste à des transformations majeures qui, en plus de protéger le patrimoine, mettent en valeur le cachet unique de l’architecture de ces lieux de culte. Voici quelques exemples locaux et internationaux.

Hôtel

L’église des Frères mineurs, située à Malines, en Belgique, a reçu un second souffle à la suite de sa désacralisation, puis de sa vente au groupe Martin’s Hotels. Connu sous le nom de Martin’s Patershof, cet hôtel met en valeur sa vocation d’antan avec une touche de modernité depuis 2009. Il compte au total 79 chambres.

 

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Source: Martin’s Patershof

Restaurant

La restauration trouve également sa place dans plusieurs lieux de culte à travers le monde. C’est le cas, entre autres, des restaurants Le Sacristain, situé à Trois-Rivières, The White Rabbit, dans la région de Dempsey, à Singapour, et The Church, à Dublin.

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Sources: Le Sacristain(Trois-Rivières) ; The White Rabbit (Singapour) ; The Church (Dublin)

Les dimensions de certaines églises peuvent aussi favoriser la tenue de grands événements. Par exemple, à Napier, en Nouvelle-Zélande, le restaurant et bar The Old Church se démarque par son volet événementiel et son cadre enchanteur.

 

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Source: The Old Church

Bibliothèque

La conversion d’églises en bibliothèques se fait depuis plusieurs années dans la province. Au début des années 1980, l’ancienne église anglicane St. Matthew de Québec, classée monument historique, est devenue la bibliothèque Saint-Jean-Baptiste. Plus récemment, à l’automne 2011, l’ancienne église Sainte-Marguerite-Marie de Magog a accueilli la bibliothèque Memphrémagog.

 

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Source: Ville de Magog

Salle de spectacle

La qualité acoustique de certaines églises ainsi que leur décor exceptionnel ont incité des communautés ou des promoteurs à transformer leur lieu de culte en salle de spectacle. On peut penser à l’ancienne église Erskine and American devenue la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal, à l’ancienne église méthodiste Wesleyan, devenue le Central Hall Westminster, à Londres, ou encore à l’église Saint-Siméon, à Bordeaux, transformée en salle de cinéma indépendant.

 

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Sources: Salle Bourgie MBAM; Le Central Hall Westminster; Cinéma Utopia (Bordeaux)

La conservation de nos lieux de culte suscite un grand intérêt. Selon Jocelyn Groulx, directeur du CPRQ, «en plus des considérations architecturales et urbaines, la concertation entre les propriétaires et le milieu apparaît comme un facteur de succès incontournable».

Luc Noppen, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM et spécialiste internationalement reconnu du patrimoine religieux, explique que le Québec se distingue par une expérience notable en matière de conversion d’églises; l’équipe de recherche qu’il dirige a ainsi déjà recensé plus de 600 de ces bâtiments qui ont changé de vocation. «Le plus difficile reste toutefois à venir, précise-t-il. Car bientôt, c’est pour des églises de grande intensité patrimoniale qu’il faudra trouver de nouveaux usages, chaque fois appropriés à la valeur symbolique de ce que tous considèrent comme des joyaux du paysage construit québécois».

Cette analyse a été rédigée en collaboration avec Caroline Lévesque.

Commentaire de Luc Noppen

Luc Noppen – Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain

Luc Noppen est professeur au Département d’études urbaines et touristiques de l’Université du Québec à Montréal depuis 2001; auparavant il a enseigné à l’Université Laval (depuis 1972), au Département d’histoire et à l’École d’architecture. Il a été invité par l’UQAM à devenir le premier titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain (2001-2008), à l’École des sciences de la gestion.

Spécialiste reconnu de l’histoire de l’architecture et de la conservation architecturale au Québec, Luc Noppen œuvre depuis quarante ans en recherche et enseignement en histoire de l’architecture et en patrimoine; il a à son actif plus de trente livres et plus de trois cents articles, rapports et communications scientifiques. Il dirige et co-dirige un groupe de 25 étudiant(e)s à la maîtrise et au doctorat et accueille chaque année deux stagiaires post-doctoraux.

Luc Noppen travaille sur le patrimoine religieux du Québec depuis 1970. Il a d’abord longuement œuvré à caractériser l’architecture religieuse; puis s’est engagé dans la conservation et la mise en valeur de ce patrimoine, particulièrement menacé depuis que la désaffection du culte s’accélère. Avec sa collègue Lucie K. Morisset il a cosigné en 2005 «Les églises du Québec, un patrimoine à réinventer» (Presses de l’Université du Québec); il a été l’organisateur du colloque international «Quel avenir pour quelles églises? / What Future for Which Churches?», tenu à l’UQAM en octobre 2005 dont les actes ont été publiés (Presses de l’Université du Québec); il a organisé aussi le récent colloque international interuniversitaire sur l’avenir des abbayes, couvents et monastères, qui s’est tenu à Montréal et à Québec à l’automne 2009 («Des couvents en héritage / Religous Houses: A Legacy»).

Biographie complète

Le Québec a acquis au fil des ans une bonne expérience en conversion d’églises: la base de données de la CRC en patrimoine urbain de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM recense déjà quelque 697 cas d’églises qui ont changé de vocation. Mais contrairement à l’Europe où plusieurs de ces églises – paroissiales et abbatiales – ont été valorisées à des fins touristiques, notamment comme hôtels et restaurants de luxe, musées, centres d’interprétation ou centres d’accueil touristiques, le catalogue québécois démontre une nette préférence pour des usages locaux et communautaires, notamment parce que l’intensité patrimoniale de ces monuments permettait un retraitement architectural important.

Au Québec, il n’y a guère que l’ancienne église Saint-Georges de Baie-Comeau, convertie en Station d’exploration glaciaire du Jardin des glaciers, qui constitue un réel produit d’appel touristique. Cette initiative, appuyée par tous les acteurs socio-économiques du milieu, a d’ailleurs permis d’attirer les grands navires de croisière durant la saison estivale.

 

Source: Église Saint-Georges de Baie-Comeau, © Luc Noppen 2011

Ailleurs, églises et chapelles historiques, toujours utilisées comme lieux de culte, appuient modestement la mise en tourisme de quartiers historiques (Montréal, Québec, Trois-Rivières) en étant ouverts aux visiteurs ou, quelquefois, en faisant l’objet de circuits de visites et d’activités culturelles. La Ville de Québec a pris une bonne longueur d’avance avec les initiatives de la Corporation du patrimoine et du tourisme religieux de Québec, dont la programmation est très appréciée. Les bateaux de croisière fournissent d’ailleurs un public non négligeable aux églises et couvents réputés du Vieux-Québec, site du patrimoine mondial. À cet égard, il vaut la peine de mentionner comment les sites religieux et/ou sacrés sont un produit d’appel incontournable dans les destinations internationales de qualité.

Au Québec, comme dans tout l’Occident chrétien, la désaffection massive du culte entraîne la fermeture d’églises et le phénomène va grandissant. Une question s’impose : comment fera-t-on visiter à l’avenir des lieux vidés de leur animation historique, qui jusqu’ici étaient interprétés quotidiennement par la perpétuation d’usages et de rites séculaires ? Devra-t-on engager et former des figurants pour faire revivre le cérémonial de la messe, des processions, des rites funéraires ? Qui visitera une église vide qui ne sert qu’à être regardée, surtout si le regard n’est désormais plus informé d’une culture chrétienne préalable ?

Au Québec, l’église Saint-Pierre de l’île d’Orléans préfigure ce qui nous attend: la plus ancienne église du Québec – classée monument historique en 1958 – espère toujours quelque visiteur qui s’intéresserait à un intérieur privé d’usage et de sens. Plus généralement, que fera-t-on de ces quelques 200 églises historiques, protégées en vertu de la Loi sur les biens culturels, qui seront toutes abandonnés par leurs propriétaires actuels, paroisses ou diocèses. Leur caractère précieux nous empêchera d’en faire des plateaux sportifs ou des centres communautaires; mais il nous faut d’urgence inventer un propriétaire – on sait déjà que ce ne sera pas un ordre de gouvernement – qui aura comme mission de les patrimonialiser et de les mettre en tourisme pour continuer à affirmer les identités et contribuer au tourisme urbain ou au développement local.

 

Source: Église Saint-Pierre de l’Île d’Orléans, © Luc Noppen 2010

Au cœur de ces conversions et de la planification du destin des églises s’imposent la culture locale et l’imbrication du fait religieux dans cette culture. Les conversions menées en Grande-Bretagne, en Allemagne, au Pays-Bas et en France sont ainsi colorées par une histoire nationale et la position historique des traditions religieuses historiques dans le temps long de la nation. Même entre le Canada et le Québec, les attitudes face à ce patrimoine varient : on n’imagine pas qu’un bar de spectacles érotiques puisse s’installer dans une église fermée au culte au Québec, alors qu’à Toronto cela se pratique. Il y a quelques années encore, l’idée qu’un groupe de jeunes des deux sexes puissent jouer au basketball dans une nef québécoise puis aller prendre une douche au sous-sol aurait créé des remous. Aujourd’hui pourtant cela se fait sans aucun encadrement légal ou réglementaire nouveau.

 

Source: Église Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie de Granby, © Chantal Lefebvre 2005

C’est dans le but de confronter l’expérience québécoise à celle de l’Occident chrétien que la CRC en patrimoine urbain organise des rencontres internationales. Le colloque organisé en 2005 à Montréal sur le thème Quel avenir pour quelles églises ? a permis de créer un réseau expert, alimenté annuellement par des rencontres et séminaires. Officiellement constitué en 2010 à Canterbury (UK) en 2010, le forum Future for Religious Heritage, dont la CRC en patrimoine urbain est un membre fondateur, se réunira en novembre prochain à Venise, pour explorer plus avant et mettre en commun l’expertise internationale, dont celle, bien affirmée, du Québec. Ainsi l’UQAM offrira tout au long de l’automne 2012 un séminaire hebdomadaire sur le patrimoine religieux (EUR-8511, tous les lundis à 18h) auquel seront conviés des experts occidentaux (UK, Allemagne, Suède, Belgique et Pays-Bas).

 

Sources:

– Bernier, Lyne. «La conversion des églises à Montréal: État de la question», Architecture Canada, Vol. 36 no.1, 2011, p. 41-64.

– Collectif. «Églises reconverties». Paris, Éditions Ereme, 2007, 216 p.

– Conseil du patrimoine religieux du Québec. «Nos églises: un patrimoine à convertir», hiver 2011-2012.

– Conseil du patrimoine religieux du Québec. «Que deviennent nos églises en mutation?», no 1, avril 2012.

– Fondation du patrimoine religieux du Québec. «Inventaire des lieux de culte du Québec – Rapport d’activités», 25 février 2005.

– Gagnon, Jean-François. «La plus belle bibliothèque au Québec», La Tribune, 22 novembre 2011.

– Gaudreau, Jérôme. «Nouvelle bibliothèque: un choc entre la culture, la technologie et le patrimoine», La Tribune, 13 novembre 2011.

– Lévesque, Caroline. «Développement du tourisme au sein de la Fabrique de la paroisse Notre-Dame de Montréal», 5 mai 2011.

– Morisset, Lucie K., Noppen, Luc et Coomans, Thomas. «Quel avenir pour quelles églises? / What Future for Which Churches», Patrimoine urbain, Presses de l’Université du Québec, 2006.

– Noppen, Luc et Morisset, Lucie K. «Heritagization of Church Buildings. Quebec and North American Perspectives», dans Loci Sacri. Understanding Sacred Places, sous la direction de Bart Verschaffel, Jan de Maeyer et Thomas Coomans, Leuven University Press, 2011, p. 243-255.

– Noppen, Luc et Morisset, Lucie K. «Les églises du Québec: Un patrimoine à réinventer», Patrimoine urbain, Presses de l’Université du Québec, 2010.

– Noppen, Luc. «Church Conversion in North America and Quebec» «Beispiele von Umnutzungen und Nutzungserweiterungen aus dem Ausland: Québec in Amerika» Actes du Colloque international KirchenWechsel der Nutzung – Nutzen des Wechsels tenu les 22-24 septembre 2010 à Mullheim-Duisburg (Allemagne), p. 109-124.

– Secrétariat des commissions de l’Assemblée nationale du Québec. «Croire au patrimoine religieux du Québec», juin 2006.

 

Sites Web

Central Hall Westminster

Chaire de recherche du Canada en patrimoine religieux bâti de l’Université Laval

Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain ESG-UQAM

Chaire religion, culture et société de l’Université de Montréal

Cinéma Utopia

Conseil du patrimoine religieux du Québec

Fiducie du patrimoine ontarien

Inventaire des lieux de culte du Québec

Le Sacristain

L’Observateur du patrimoine

Martin’s Patershof

Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine

Musée des beaux-arts de Montréal

The Church

The Old Church

The White Rabbit

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Marketing Technologies

De la création de contenu à la diffusion de la vidéo

Près de 4 milliards de vidéos sont visionnées par jour sur YouTube. En plus d’améliorer la performance d’un site Internet sur les moteurs de recherche, la vidéo permet de diffuser une grande variété de contenus et de stimuler tant l’esprit que les émotions de celui qui la regarde. Du restaurant branché qui produit des capsules dans le but de présenter une recette aux attraits touristiques qui mettent en valeur leur plus récente exposition, les possibilités qu’offre la vidéo sont exponentielles.

Optimisation et diffusion

Selon YouTube, 60 heures de vidéo étaient regardées chaque minute en janvier 2012; à titre comparatif, on estimait ce volume à 6 heures en 2007 et à 24 heures en 2010. En plus d’être le lieu de diffusion de prédilection d’une majorité d’internautes (lire aussi: La montée en popularité de la vidéo), YouTube représente également le deuxième moteur de recherche au monde, derrière Google.

La production de vidéos connaît elle aussi une croissance. Pour se démarquer, une entreprise a donc tout avantage à les optimiser et à planifier soigneusement sa stratégie de diffusion. Voici quelques éléments à avoir dans sa mire.

  • Le titre: en plus d’être évocateur, il doit contenir un ou plusieurs mots clés utilisés par le marché que vous visez; maximisez vos chances d’être repéré.
  • Les mots-clés (tags), la catégorie et la description: pour que la vidéo soit bien indexé par les moteurs de recherche, il importe de choisir méticuleusement les termes que vous emploierez (lire aussi: Référencement naturel: l’ABC des mots clés).

Source: YouTube

  • La diffusion: l’un des facteurs qui contribuent à la performance de votre vidéo sur les moteurs de recherche est le nombre de fois qu’elle a été visionnée. Moussez la publication de vos vidéos sur votre site Internet, sur les médias sociaux, sur votre chaîne personnalisée, sur vos bulletins et faites-les circuler avec l’aide de vos partenaires et de vos fans. Assurez-vous aussi que le format de vos vidéos est compatible avec les appareils mobiles: les tablettes électroniques et les téléphones intelligents.

 

Source : Facebook

Source: YouTube

  • Les fournisseurs qui hébergent les vidéos: bien que YouTube soit le plus populaire, il existe d’autres sites, par exemple Vimeo, Daily Motion, Wat.tv, Youku. Quelles que soient vos préférences, n’oubliez pas d’orienter votre choix sur les fournisseurs choyés par votre clientèle cible.

Contenu et créativité

Il est possible de convertir une multitude de contenus en vidéos. Bien sûr, la production d’une vidéo requiert une rigoureuse préparation. Vos objectifs, votre public cible et le type de message à véhiculer influeront sur le fond et la forme de la vidéo (lire aussi: La vidéo en ligne à la portée de tous). En panne d’inspiration? Voici cinq exemples qui vous donneront peut-être des idées…

1. Le contenu d’une exposition

La description d’une exposition par un média écrit peut difficilement avoir le même effet qu’une vidéo; une avenue intéressante pour les musées qui désirent faire vivre une expérience, même à l’extérieur de leurs murs. L’exemple suivant décrit l’exposition du musée du club de soccer Ajax Amsterdam. Rien n’a été laissé au hasard, que ce soit le rythme de la narration, le choix musical, la justesse du montage et la qualité de l’image, si bien qu’on ressent les propos illustrés.

 

2. Le témoignage

La popularité des sites de commentaires tels que TripAdvisor témoigne de l’intérêt des consommateurs à connaître l’avis d’autres individus avant d’acheter une prestation de voyage. Ainsi, il peut être intéressant de présenter le contenu d’une vidéo sous la forme de témoignages à partir de ce principe de recommandations.

À la suite des événements violents ayant eu lieu au Mexique à l’automne 2011, l’Office de tourisme de Mexico a lancé une campagne promotionnelle, intitulée «Mexico taxi project», auprès des Américains afin de contrer leur perception négative de la destination. Inspirées du concept Taxicab Confessions, les capsules vidéo de 30 secondes illustrent des vacanciers qui reviennent d’un séjour au Mexique et qui s’entretiennent avec un chauffeur de taxi.

 

3. Les échanges avec ses fans

Les échanges sur les réseaux sociaux sont parfois restreints à des communications virtuelles écrites. La vidéo permet de porter ces échanges à un autre niveau et de s’adresser directement aux fans. C’est exactement ce que fait Ski Bromont à travers ses capsules Voxpop.

 

4. Le flashmob

Le flashmob ou foule éclair consiste à rassembler un groupe d’individus dans un lieu public afin de produire des actions convenues d’avance et ensuite à les disperser de la scène comme si rien ne s’était passé. À lui seul, l’événement crée un certain enthousiasme et en le filmant, on peut faire durer l’effet désiré. Dans l’exemple suivant, on voit quelques chanteurs de l’Opéra de Montréal qui s’emparent du marché Jean-Talon sous des airs connus. Ce type de vidéo connaît parfois des effets viraux sur le Web.

 

5. Les bons coups

Certaines entreprises gâtent parfois leur clientèle en leur offrant des attentions particulières, en les surprenant par une action qui sort de l’ordinaire. Bien planifiés par leur service du marketing, ces actes de bonté sans condition (Randoms act of kindness) (lire aussi: Comment s’adapter à la génération G? Quelques stratégies de marketing) visent aussi à stimuler le bouche à oreille; on espère ensuite que les clients partageront l’expérience positive qu’ils ont vécue avec leur entourage. La vidéo peut amplifier l’effet du bouche à oreille en saisissant ces instants magiques (voir l’exemple ci-dessous).

 

Depuis quelques années, on remarque aussi plusieurs projets de vidéo basés sur un principe de concours amateurs. Par exemple, l’Office national du tourisme de Thaïlande lance présentement The Charms of Thailand – Me and My Thai, un concours qui salue quelques aspects culturels du pays (lire aussi: Des concours qui font du bruit… et qui rapportent gros!).

Comme le crowdsourcing, ces concours permettent d’explorer des idées nouvelles et de collaborer avec un public qui désire profondément s’impliquer dans votre démarche. Les retombées médiatiques engendrées par ce type d’action valent parfois la chandelle, particulièrement lorsqu’une campagne structurée encadre les participants. La montée en popularité de ce type d’action a inspiré la création de réseaux sociaux axés sur les concours de vidéos, par exemple le site Online video contests, qui répertorie des entreprises offrant des concours.

 

Source: Online Video Contests

Enfin, ne minimisez pas l’importance qu’on accorde à la première impression, car on évalue à 15 secondes le temps alloué à une vidéo pour conserver l’attention de son auditoire.

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel.

Sources:

• Arnold, John. «Five qualities of successful online video», 13 juillet 2010.

• Goodmand, Gail. «How to use video to market your business», 22 avril 2011.

• Hall, Starr. «Seven tips for maketing a business with video», 24 octobre 2011.

• Kumar, Aj. «What you need to know about YouTube’s new analytics program», 21 décembre 2011.

• Jansen, Monica. «3 ways SEO will help you optimize YouTube videos», 16 décembre 2011.

• Lieberman, Martin. «5 Reasons YouTube is more than a video hum», 15 novembre 2011.

• Ooyala. «Videomind Video index report», Q3 2011.

• Vaughn, Jessica. «Mexico Taxi Project tackes tourists’ safety concerns», 17 novembre 2011.

• Whitney, Daisy. «YouTube etiquette for 2011», 15 juillet 2011.

• YouTube. «Holy Nyans! 60 hours per minute and 4 billion views a day on YouTube», 23 janvier 2012

• Yung, Thomas. «Des vidéos pour aider les hôteliers sur TripAdvisor», 13 août 2011.

Sites Web :

YouTube

Online Video Contests

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Marchés géographiques

Le marché australien au Canada

Le marché australien occupait le 7e rang des arrivées en provenance d’outre-mer au Québec en 2010. Les Australiens voyagent en général de façon indépendante, s’intéressent au mode de vie local et accordent une grande importance à la beauté des paysages. L’enquête sur les voyages internationaux de Statistique Canada indique que les Australiens rapportaient 341 millions de dollars à l’économie canadienne en 2010, dépensaient en moyenne 1687$ par voyage-personne au pays et demeuraient en moyenne 14,5 nuits. Ils occupent ainsi le 2e rang, derrière le marché américain des réunions, congrès et voyages de motivation, en ce qui a trait aux dépenses moyennes par nuit au pays. Le 30 janvier 2012, la Commission canadienne du tourisme (CCT) présentait sa plus récente campagne visant ce marché. Est-ce que le Canada saura se démarquer de ses concurrents internationaux? Et qu’en sera-t-il du Québec?

Les voyageurs australiens au Canada

Les Australiens reçoivent quatre semaines de congés payés de leur employeur et perçoivent les voyages comme une façon de poursuivre leur développement personnel. Selon le ministère des Affaires étrangères australien, 49% possédaient un passeport en 2010, une augmentation de 16% par rapport à 2009. On constate parallèlement une croissance de 8,3% du nombre de voyages faits à l’étranger au cours de cette même période.

Le Canada a accueilli 202 200 Australiens en 2010, ce qui représente une baisse de 14,2% par rapport à 2008; pour cette même période, le Québec a enregistré une baisse de 2,7% (voir le graphique 1). La Colombie-Britannique est de loin la province la plus visitée avec 124 000 arrivées; viennent ensuite l’Ontario (62 400), l’Alberta (58 100) et enfin le Québec (32 600). Nonobstant son premier rang, la Colombie-Britannique est la seule province à connaître une baisse d’arrivées en 2010 (-3,7%).

 

Selon les données provenant des entrées aux frontières, le Canada a enregistré en 2011 une croissance du nombre d’arrivées des Australiens de 4,11% par rapport à 2010 (voir le graphique 2). La période estivale présente des hausses importantes, principalement en juin (8,2%) et en septembre (10,5%).

Les intérêts des Australiens

Le programme de veille touristique mondiale (VTM) de la CCT examine de près le marché australien depuis plusieurs années. Sa méthodologie repose sur un échantillon composé de 1500 voyageurs d’agrément réalisant des vols long-courriers, dont 300 ayant visité le Canada, âgés de 18 ans et plus et dont les destinations excluaient l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les îles du Pacifique. Sa plus récente enquête, datant d’avril 2011, révèle que 80% et plus des Australiens aiment admirer de beaux paysages, s’intéressent aux attractions historiques et culturelles, affectionnent les saveurs régionales et désirent vivre une expérience unique se rapprochant du mode de vie local du pays (voir le graphique 3). Même si les produits touristiques hivernaux semblent moins plaire à ce marché, près de 30 000 Australiens viennent skier au pays chaque année.

Une concurrence internationale

Pour situer le Canada dans le contexte mondial, la VTM de la CCT a déterminé les six principaux pays concurrents: les États-Unis, la France, l’Italie, le Royaume-Uni, la Chine et la Thaïlande.

Selon la perception des voyageurs australiens, le Canada constitue une destination intéressante pour les amateurs de nature et de plein air (voir le tableau 1). Les États-Unis représentent néanmoins un important concurrent, d’autant plus que les liaisons aériennes y facilitent davantage les déplacements. Les produits culturels ne sont pas naturellement associés au pays, alors que les Australiens s’y intéressent grandement.

La campagne de la CCT

Dans sa plus récente campagne, la CCT désire mettre en valeur sa collection d’expériences distinctives ainsi que ses membres afin de présenter le vrai visage du pays. Elle emploie le storytelling pour courtiser ce marché (lire aussi Le pouvoir du storytelling dans une approche marketing) en reprenant, par exemple, des extraits de récits de voyage qui racontent des expériences authentiques d’autres voyageurs.

 

Source: Canada Travel

Selon la CCT, 48% des visites d’Australiens au Canada incluent un séjour aux États-Unis. Le Québec pourrait songer à combiner ses efforts avec ceux des États américains limitrophes afin de promouvoir ses produits touristiques. Et si notre plus grand concurrent devenait un allié?

 

Sources:

– Commission canadienne du tourisme. «Explosion du marché australien des voyages en 2011», 3 janvier 2012.

– Commission canadienne du tourisme. «Veille touristique mondiale/Australie rapport sommaire», consulté le 10 février 2011.

– Commission canadienne du tourisme. «Plongée dans l’été canadien pour les Australiens», 30 janvier 2012.

– VisitBritain. «Market and trade profile – Australia», janvier 2012.

 

 

 

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

La chasse aux œufs

Depuis le 21 février dernier, plus de 200 œufs prennent d’assaut le centre-ville de Londres. Comme dans une chasse au trésor, les participants récoltent des indices et arpentent les rues de la ville afin de trouver les œufs; une activité urbaine alliant le jeu et les arts.

Représentant de véritables œuvres d’art, les œufs sont conçus en fibre de verre et mesurent 76 centimètres de hauteur. Ils sont plus d’une centaine d’artistes provenant de toutes sortes de disciplines à les confectionner: architectes, designers, bijoutiers, artistes de rue, etc.

 

Source: The Fabergé Big Egg Hunt

L’aventure de 40 jours et de 40 nuits, soit la période du carême, est une initiative de deux organismes de charité, Elephant Family et Action for Children, cherchant chacune à recueillir des dons en argent par la vente aux enchères des œufs qui suivra l’événement après Pâques.

 

Les chefs, les restaurateurs et les hôteliers de Londres sont également invités à intégrer à leur menu un plat créé sous le thème de l’œuf. Les profits réalisés par la vente de ces plats augmenteront les sommes accumulées par cette collecte de fonds soigneusement orchestrée.

 

Source:

– Infopresse. «La chasse aux œufs bientôt ouverte à Londres» h, 9 février 2012.

Site Web:

The Fabergé Big Egg Hunt

 

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Ailleurs dans le monde Technologies

Un centre d’information touristique à la fine pointe de la technologie

Occuper de nouveaux locaux est l’occasion parfaite de faire peau neuve. Lors de son dernier déménagement, le centre d’information touristique de Manchester a actualisé son offre et ses outils; on pourrait le confondre avec un Apple Store, tant pour son allure épurée que pour les technologies qui y sont utilisées. Une touche de modernité qui vise à faire vivre une expérience contemporaine et à répondre aux besoins d’une clientèle toujours plus branchée.

 

Information_touristique_technologique_image1

Les visiteurs du centre ont accès à des contenus constamment mis à jour avec lesquels ils peuvent interagir tout en s’informant. Par exemple, tout au fond du local se trouve un mur multimédia, qui diffuse les événements et les produits touristiques de la ville. D’autres écrans présentent de l’information et des tweets provenant de VisitManchester, des entreprises touristiques locales, des résidents ainsi que des visiteurs. On compte aussi des tables tactiles de Microsoft qui exposent, entre autres, les offres d’hôtels, de bars et de restaurants de façon conviviale. Ces équipements, à la fine pointe de la technologie, facilitent la recherche de renseignements dans une dynamique sociale et ludique.

On comprend maintenant pourquoi le «mantra» de Manchester s’allie aux termes «original» et «moderne»!

 

 

 

Source:

• May, Kevin. «How a tourism board made its visitor centre look and feel like an Apple Store», 30 janvier 2012.

Site Web:

Visit Manchester

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Marketing

Pour optimiser le réseautage face à face

Le succès professionnel d’un individu ne repose pas uniquement sur ses compétences et ses connaissances; son réseau de contacts joue aussi un rôle très important. Les échanges effectués sur les réseaux sociaux facilitent les premières communications avec de nouvelles personnes et permettent de conserver aisément des liens, mais ils ne remplacent pas les rencontres en personne, qui demeurent incontournables. Nombreux sont ceux qui se déplacent jusqu’à l’autre bout du monde pour développer leurs cercles; inutile d’insister sur l’importance de se préparer!

Pourquoi réseauter?

Les raisons qui amènent un individu à vouloir élargir ou entretenir son réseau de contacts varient selon sa profession et son rôle dans l’organisation. En voici quelques exemples.

  1. Relation sociale: rencontrer ses pairs, faire la connaissance de nouvelles personnes du milieu, être présenté à des contacts clés;
  2. Marketing: donner de la visibilité à son entreprise ou organisme, faire connaître ses nouveaux produits ou services;
  3. Vente: créer des liens d’affaires dans le but d’obtenir de nouveaux contrats ou de favoriser ses ventes;
  4. Produit et service: échanger dans le but d’obtenir de nouvelles idées, de valider des idées déjà lancées ou de mettre ses propres activités en perspective;
  5. Ressource humaine: sonder le terrain pour recruter un employé ou à l’inverse, pour communiquer à son réseau qu’on est à la recherche d’un emploi.

Que vous participiez à une conférence internationale, à une rencontre organisée par votre chambre de commerce ou à un 5 à 7 informel, il importe de connaître le motif de votre présence. Réseauter demande du temps. Alors, si le vôtre est précieux, ne le perdez pas inutilement dans des événements inappropriés. Que souhaitez-vous retirer de votre participation? Qui désirez-vous rencontrer et pour quelles raisons? Quels objectifs tentez-vous d’atteindre? Réseauter doit faire partie d’un plan et s’inscrire dans vos stratégies d’entreprise. Réseauter, c’est aussi s’entraider, écouter les autres et faire preuve d’ouverture.

L’art de réseauter 101

Certaines occasions de réseautage se présentent sans que l’on planifie quoi que ce soit. Pour celles prévues à l’avance, voici sept éléments qui peuvent vous aider à retirer les meilleurs bénéfices.

 

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Des erreurs à éviter

  • Ne pas être préparé: vous ne figurez pas sur la liste d’inscription, vous avez oublié vos cartes professionnelles, vous portez des vêtements inappropriés, vous vous êtes mal renseigné sur la nature de l’événement.
  • Ne parler à personne: votre timidité gagne la partie, vous quittez l’événement dès que possible, vous vous fondez dans le décor. Si vous manquez d’assurance, demandez à quelqu’un d’expérience de vous accompagner. Il pourra vous présenter à certaines personnes et faciliter votre insertion. Si vous maintenez la décision d’y aller seul, prenez rendez-vous avec une ou deux personnes avec qui vous souhaitez discuter au lieu d’improviser au moment venu.
  • Manquer de retenue: même si vous passez du bon temps, n’oubliez pas que le motif de votre présence demeure professionnel.
  • Être constamment branché à son téléphone: ne vous isolez pas dans vos activités virtuelles, sachez doser l’utilisation de votre téléphone et faire preuve de politesse.

Enfin, rappelez-vous du nom de votre interlocuteur, demeurez attentif à la discussion à laquelle vous participez et n’hésitez pas à être souriant. Prendre part à une activité de réseautage, c’est beaucoup plus que faire acte de présence!

 

Sources:

• Briard, Emmanuel et Audrey Bontemps. «Entrez dans la toile de mon réseau!», Edipro, 2009, 176 p.

• Cardinal, Lise et Roxane Duhamel. «Réseautage d’affaires: Mode de vie», Collection Entreprendre, 2004, 264 p.

• Connolly, Michele. «Social Networking: 7 Big Mistakes and How to Avoid Them», Get Organized Wizard, consulté le 15 février 2012.

• Corkindale, Gill. «6 Networking Mistakes and How to Avoid Them», Harvard Business Review, 23 avril 2009.

• Deschênes, Guylaine. «Comment réseauter?», Revue internationale de gestion HEC Montréal, vol. 36, n° 3, automne 2011.

• Des Roberts, Gilles. «Les sept commandements du réseautage efficace», Les affaires.com, 22 septembre 2011.

• Huhman, Heather R. «5 Networking Mistakes you’re Making & How to Avoid Them», Career Rocketeer, 25 mars 2011

• Levinson, Meridith. «How to Network: 12 Tips for Shy People», CIO, 12 décembre 2007.

• Richmond, Annette. «12 Most Surefire Ways to Increase your Networking Success», 1er novembre 2011.

• Zack, Devora. «Réseauter quand on déteste réseauter», Les éditions Transcontinental, 2010, 175 p.

 

Site Web:

The Business Networking Academy

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Enjeux Produits et activités

Revitaliser des petites municipalités par les arts et la culture

Les arts et la culture contribuent au développement de plusieurs communautés rurales du Québec. En plus de leur apport à l’offre touristique, mentionnons leur impact social, notamment sur la qualité de vie des citoyens. D’une vieille usine métamorphosée en un dynamique carrefour culturel aux projets lancés par des artistes entrepreneurs, les petites municipalités du Québec ont tout avantage à être créatives.

 

Se développer grâce aux arts et à la culture

Selon un rapport élaboré par Regional Cities East, une alliance de 6 villes du Royaume-Uni, les petites municipalités auraient tout avantage à inclure les arts et la culture dans leur stratégie de développement pour 6 raisons:

  1. stimuler une activité économique complémentaire;
  2. donner une seconde vie aux biens immobiliers et à d’autres équipements, afin de veiller à la conservation du patrimoine;
  3. créer ou bonifier un sentiment identitaire fort et positif des habitants envers leur ville ou leur région;
  4. susciter la mobilisation citoyenne et rendre la population active dans sa municipalité;
  5. favoriser les échanges interculturels entre les citoyens et rassembler des individus provenant de différentes origines;
  6. inclure les groupes marginaux et les faire participer à des actions collectives.

En plus de ces 6 éléments, une étude de l’OCDE indique que le secteur de la culture peut contribuer à la lutte contre l’exode de la population et au développement du tourisme dans de nouveaux lieux.

L’exemple de la Vieille Usine de L’Anse-à-Beaufils

Voici un exemple de projet démontrant le potentiel de ce secteur, tiré du rapport La culture mise en pratique[s], publié par le réseau Les Arts et la Ville. Le village de L’Anse-à-Beaufils, situé à Percé, en Gaspésie, a vu plusieurs de ses bâtiments et de ses infrastructures portuaires se dégrader au fil des années. En 1997, un citoyen du village, touché par la dégradation de ce patrimoine, invitait sa communauté à se joindre à son projet visant la revitalisation du port par la conversion de l’ancienne usine de transformation de la morue en centre culturel (La vieille usine).

Source: Studiodlvu

En peu de temps, 49 citoyens rassemblaient 125 000$, fondaient l’organisme Tourisme Anse-à-Beaufils et établissaient des partenariats ainsi que des ententes avec des intervenants publics et privés, locaux et régionaux. En 2000, la Vieille Usine accueillait ses premiers visiteurs dans un lieu composé d’un café-bistro, d’une salle de spectacles de 130 places, d’une salle d’exposition, d’un studio d’enregistrement et d’ateliers pour artistes.

En 2010, le chiffre d’affaires de la Vieille Usine s’élevait à un peu plus de 500 000$. Ce carrefour culturel a permis de créer et de conserver 29 emplois réguliers, de diversifier l’économie du village et de vulgariser les arts auprès des citoyens et des touristes qui visitent la région. Son taux de fréquentation toujours croissant et la diversité de sa programmation témoignent aussi de la réussite de ce projet.

Les artistes dans les petites municipalités

Une étude publiée en 2010 par Hill Stratégies démontre que le quart des artistes du Canada, soit des individus qui consacrent plus de temps à leur art qu’à toute autre profession, résident dans des municipalités de 500 000 habitants et moins. Au Québec, ils représentaient 0,71% de la population active en 2006.

Certaines de ces municipalités voient l’éclosion de projets culturels grâce à leurs artistes entrepreneurs, qui désirent demeurer dans leur région et pour qui cette idée passe par la création d’une entreprise. Par exemple, à Sainte-Flavie, en Gaspésie, l’artiste Marcel Gagnon a mis sur pied un centre d’art mettant en valeur les œuvres de 5 artistes, membres de la famille Gagnon. Ce pôle culturel situé en bordure du fleuve Saint-Laurent est aussi un lieu touristique qui comprend une galerie d’art, une auberge, un restaurant et une boutique de souvenirs.

 

Source: Centre d’art Marcel Gagnon

Où vivent les artistes québécois? Selon Hill Stratégies, la région des Cantons-de-l’Est compte la plus forte concentration d’artistes. En plus de la municipalité de Bolton-Ouest, qui domine la province et le pays avec une concentration de 10,47% (voir tableau 1), mentionnons Eastman, le canton de Potton et la ville de Sutton, qui se classent dans les 5 premiers rangs.

La région des Laurentides est également le berceau de plusieurs artistes, notamment Saint-Sauveur et Val-David. La créativité du milieu artistique de cette région s’exprime jusque dans les lieux de diffusion. Par exemple, à Val-David, la Fondation Derouin a aménagé les Jardins du précambrien, un lieu naturel qui accueille des événements culturels et qui met en valeur des œuvres multidisciplinaires à même des sentiers en forêt.

Source: Les Jardins du Précambrien

Maximiser ses chances de succès

Pour obtenir les retombées souhaitées, Regional Cities East recommande 4 actions aux autorités locales, régionales ou nationales:

  1. collaborer avec des partenaires afin de mettre en commun des ressources matérielles, immobilières et humaines;
  2. mobiliser les citoyens, condition préalable à l’éclosion d’une ville créative;
  3. développer des pôles culturels avec l’aide de programmes de co-investissement qui assurent le regroupement des ressources indispensables au succès des projets;
  4. faire preuve d’un esprit d’initiative créatif afin d’intégrer les projets culturels dans les priorités des autorités locales.

Se différencier par la culture

Le tourisme culturel a le potentiel d’accroître l’attractivité et la compétitivité des régions. La dimension locale de ce secteur d’activités est un facteur qui permet aux municipalités de se différencier sur une échelle régionale, nationale, voire mondiale. Bien qu’il soit possible de s’inspirer d’exemples, il n’existe certes pas de modèle applicable à tous. Il importe donc de faire en sorte que les intervenants des milieux touristique et culturel aient une vision commune, et de faire preuve de créativité pour développer une expérience culturelle authentique, distincte et prospère.

 

Sources:

– Les Arts et la Ville. «La culture mise en pratique[s]», mai 2011.

– American Planning Association. «How Arts and Cultural Strategies Create, Reinforce, and Enhance Sense of Place», 2011.

– Hill Stratégies Recherche Inc. «(Petites) villes créatives», Regards statistiques sur les arts, vol. 10, no 2, août 2011.

– Hill Stratégies Recherche Inc. «Les artistes dans les petites villes et les municipalités rurales du Canada – Basé sur le recensement de 2006», Regards statistiques sur les arts, vol. 8, no 2, janvier 2010.

– Regional Cities East. «Bigger Thinking for Smaller Cities – How Arts and Culture Can Tackle Economic, Social and Democratic Engagement Challenges in Smaller Cities», septembre 2010.

– OCDE. «L’impact de la culture sur le tourisme», janvier 2009.

– Duxbury, Nancy, et autres. «Developing and Revitalizing Rural Communities Through Arts and Creativity», mars 2009.

 

Sites Web:

La Vieille Usine

Le Centre d’Art Marcel Gagnon

Les Jardins du précambrien

 

 

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Ailleurs dans le monde Technologies

Des guides touristiques personnalisés

La firme autrichienne Nectar & Pulse a développé un concept de guide touristique personnalisé. Les prémisses de cette initiative reposent sur la volonté de présenter des lieux parfois moins connus des touristes, de mettre en valeur le caractère authentique de la ville et de faciliter l’accès à des suggestions faites par des personnes habitant l’endroit.

Source: Nectar & Pulse

Le contenu est d’abord classé par ville, puis par profil. Ainsi, si vous prévoyez visiter Londres, vous consulterez les vitrines de ses ambassadeurs locaux. Par la suite, si vous lisez le profil de Martine par exemple, et que vous semblez avoir des intérêts similaires, vous opterez pour ses recommandations. L’utilisateur peut ajouter les suggestions de plus d’une personne à son guide.

 

Source: Nectar & Pulse

Une fois les sélections complétées, il ne reste qu’à commander son guide fait sur mesure. Pour un aperçu du concept, visionnez la courte vidéo ci-dessous.

 

Jusqu’à présent, le projet s’est développé dans neuf villes: Londres, Stockholm, Vienne, New York, Berlin, Barcelone, Paris, Tel Aviv et Zurich.

Sources:

• Fischer Regina. «City guides for travelers customized with tips from local ‘soulmates’», SpringWise.com, 13 septembre 2011.

Nectar & Pulse