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Hébergement

Une histoire avant le dodo?

L’hôtel Andaz, de Londres, offrait un service bien particulier durant la London Book Week en avril dernier: un client qui en faisait la demande recevait la visite d’un conteur pour lui lire une histoire ou le passage d’un livre dans sa Histoire_avant_dodo_image1chambre, vêtu d’un pyjama à rayures et assis dans un fauteuil à côté du lit. Le visiteur pouvait choisir un livre parmi une sélection ou encore bénéficier du service de bibliothérapie en se laissant guider par les suggestions de M. Barr. Apparemment, plusieurs clients ont rapporté s’être endormis paisiblement par la suite!

Source:
Trendhunter. «HotelBedtime Stories», [http://www.trendhunter.com/trends/bedtime-stories-in-strange-beds-london-hotel-offers-reader-in-residence], 14 avril 2009.

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Produits et activités

Des équipements sportifs nouveau genre

Imaginez si l’on pouvait démonter le Stade olympique de Montréal et le vendre! On perdrait toute une icône, c’est vrai! C’est ce que Londres souhaite faire après les Jeux olympiques (JO) de 2012. D’autres villes, dont plusieurs en Europe, se dotent de nouveaux équipements pour attirer les compétitions de haut niveau, et de nombreux compléments récréatifs y sont greffés. On assiste aussi à l’émergence de mégacomplexes multifonctionnels, où le sport est souvent au premier plan. Voici quelques formules d’équipements sportifs renouvelés.

Une mise à niveau des équipements français

Stimulés par la fièvre du foot (soccer), les Français construisent ou rénovent actuellement sept nouvelles enceintes. Une dizaine d’autres projets sont sur les tables à dessin. L’Allemagne, elle, a profité de la Coupe du monde 2006 pour rafraîchir ses infrastructures: 12 stades ont été construits ou rénovés.

Ainsi, pour mettre à niveau plusieurs enceintes sportives de France aujourd’hui vétustes et présenter une solide candidature pour l’Euro 2016, le secrétaire d’État aux sports a créé la Commission Grands Stades Euro 2016. Et les projets ne manquent pas. On y propose de nouveaux équipements offrant une foule d’activités en plus des matchs, ce qui d’ailleurs ne fait pas l’unanimité, surtout chez certains puristes du sport professionnel qui considèrent le concept comme trop commercial. Mais il s’agit là d’un modèle qui permet de générer des revenus en dehors des jours de match. Il favorise aussi une valorisation du lieu et renforce l’image de marque de l’équipe. Quelles sont ces activités complémentaires? Le projet de stade OL Land, à Lyon, par exemple, sera composé notamment des éléments suivants:

  • un stade de 60 000 places;
  • un ensemble de services pour l’équipe de l’Olympique de Lyon (OL) comme un centre d’entraînement, les bureaux de la direction de l’équipe, etc.;
  • deux hôtels;
  • un centre de loisirs;
  • des espaces détente et de restauration;
  • une salle de quilles;
  • une piste de karting électrique;
  • un golf intérieur;
  • des simulateurs de sport.

Un stade ambulant pour Londres

Pour les Jeux de 2012, la Ville de Londres a choisi de combiner

ses installations olympiques à des estrades amovibles. Un stade permanent de 25 000 sièges est actuellement en construction, auxquels s’ajouteront quelque 55 000 places qui pourront être démontées
puis vendues après les Jeux. Un tel projet permet de réduirestades1 les coûts de l’organisation et donnera éventuellement la chance à des pays moins fortunés d’accueillir un tel événement. Au printemps 2008, la stades21Ville de Londres était en pourparlers avec Chicago,

candidate aux JO de 2016, pour l’achat de ces installations temporaires. Cette dernière estime qu’un tel projet s’inscrit tout à fait dans une approche durable de l’organisation et que cela constituera un des arguments forts de sa candidature. Le projet de Londres doit aussi prévoir l’utilisation de ces infrastructures dans d’autres climats afin d’en faciliter la vente par la suite.

Des jeux plus verts pour Vancouver

Le Comité olympique de Vancouver  (COVAN) s’est engagé à organiser les Jeux les plus durables de l’histoire. Parmi les projets, soulignons:

  • Dans le village olympique, le développement immobilier qui pourra abriter 15 000 personnes sera, à ce jour, le plus imposant à répondre à la norme LEED Or.
  • L’énergie perdue de la réfrigération de la patinoire sera récupérée pour chauffer les immeubles à proximité.
  • Le COVAN favorise la participation des autochtones non seulement à la planification des JO, mais aussi en tant qu’athlètes, bénévoles, employés, entrepreneurs, artistes et interprètes, spectateurs ou ambassadeurs culturels

Et pour chaque infrastructure, le COVAN présente l’utilisation qui en sera faite après les Jeux.

Les mégacentres de sports

On assiste aussi à l’émergence de centres multifonctionnels grandioses à l’offre spécialiséestades3 ou encore diversifiée. Le fameux Ski Dubaï, une station de ski intérieure ouverte depuis 2005, a déjà fait beaucoup  parler de lui. Depuis, plusieurs complexes intérieurs de sports d’hiver ont vu le jour et de nombreux autres sont projetés.

D’autres sports souvent saisonniers et grandement touchés par les aléas de la température font l’objet de mégacomplexes. C’est le cas du golf avec le Indoor Golf Arena, prévu pour 2010 aux Pays-Bas. Le plus grand centre de golf intérieur au monde comprendra entre autres: 14 000 m2 d’herbe synthétique comme terrain de pratique, vingt simulateurs de golf, des cours et des terrains de pratique pour enfants, un centre d’affaires incluant des salles de réunion et un hôtel quatre étoiles.

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Le Ocean Dome, au Japon, est répertorié comme étant le plus grand parc aquatique intérieur au monde. Construit il y a déjà une quinzaine d’années, il mesure 300 mètres de long sur 100 mètres de large. Son toit rétractable permet de profiter des belles journées et de se protéger des intempéries.

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Le Ultimate Sports Resort de Las Vegas, projet lancé il y a déjà quelques années, est digne des grands projets de la capitale de la démesure. Dix enceintes, dont une de 26 000 places, la possibilité de vivre une expérience de football, de baseball, de basketball ou encore de boxe professionnelle, des murs d’escalade, un hôtel de plus de 5000 chambres, un casino et bien d’autres produits et services y sont prévus.

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Vision à long terme

Et tous ces projets font souvent l’objet de promesses architecturales. Coup d’éclat, signature forte, ils font rarement l’unanimité. Une vision à long terme est essentielle, et une bonne intégration dans le milieu, primordiale, pour que la population locale s’approprie ces équipements et en devienne elle-même une ambassadrice. Que le stade devienne un centre récréatif, une enceinte de grande envergure hébergeant une équipe professionnelle ou tout cela à la fois, son succès dépendra largement de l’adhésion de la clientèle locale.

Sources:
–    Lemoine, Dominique.  «Un stade ambulant pour les futurs jeux», [http://www.visiondurable.com], 28 mai 2008.
–    Portail du gouvernement français. «Remise du rapport “Grands Stades Euro 2016” à François Fillon», [http://www.premier-ministre.gouv.fr], 24 novembre 2008.
–    Saintourens, Thomas.  «Les stades font leur révolution», L’Express, 15 mai 2008.

Sites Internet:
–    Indoor Golf Arena
–    Projet OL Land
–    Seagaia Ocean Dome
–    Ski Dubaï
–    Ultimate Sports Resort

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Produits et activités

Ces parcs urbains qui deviennent des vedettes!

L’aménagement d’un parc exerce souvent un effet d’entraînement par la tenue d’événements spéciaux, de festivals, de spectacles sur les lieux ou dans le quartier. La valeur des propriétés avoisinantes augmente, les promeneurs et les cyclistes de tous âges contribuent à créer une ambiance de quartier, le paysage s’en trouve amélioré et la qualité de vie rehaussée. En guise d’inspiration, voici quelques exemples de parcs urbains récemment aménagés et déjà devenus des icônes.

Plus de la moitié de la population mondiale habite en milieu urbain. En Amérique du Nord, cette proportion dépasse les 70%! À cet égard, les parcs urbains, souvent qualifiés de poumons de la ville, prennent de plus en plus d’importance. Non seulement ils permettent de filtrer certains polluants et de rafraîchir l’air, mais ils contribuent aussi grandement à la qualité de vie et au sentiment d’appartenance des résidants.

High Line, New York

L’histoire du projet de la High Line de Manhattan est fascinante, à l’image de la cité. En 1999, deux résidants proposent l’idée originale de convertir en parc urbain une voie ferrée surélevée abandonnée qui parcourt 2,3 km dans le sud-ouest de Manhattan, en partant du quartier des boucheries (Meatpacking District). C’est grâce au partenariat entre l’organisme Friends of the High Line et la Ville de New York que le projet s’est concrétisé. L’organisation regroupe un grand nombre de donateurs (1500 en juillet 2008).

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Parce qu’il s’agit d’une initiative provenant de citoyens volontaires, ce projet de transformation jouit rapidement de l’engouement de la population, des médias, des artistes et des gens  branchés new-yorkais. Des célébrités s’y associent dès le début, des designers et des architectes travaillent au concept. Alors que la High Line vient tout juste d’être inaugurée (juin 2009), on assiste depuis quelques années à un boom de la construction immobilière dans les quartiers qu’elle traverse. Déjà, un luxueux hôtel (Standard Hotel) la chevauche, des musées et des galeries d’art voient le jour et des architectes renommés y signent de nouveaux immeubles. Enfin, la High Line génère beaucoup d’activités, et ce premier tronçon (l’aménagement d’une seconde partie est prévu pour 2010) promet d’attirer beaucoup de monde.

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Millenium Park, Chicago

Lparcs_urbains3a récupération de territoires autrefois occupés par les compagnies de chemin de fer est ici aussi à l’origine de la création d’un parc urbain devenu un attrait majeur: le Millenium Park de Chicago. Récipiendaire de plusieurs prix, ce parc a fait l’objet de concours d’architecture du paysage, de design et d’architecture. Situé en plein cœur de la ville, le parc est notamment l’hôte de nombreux événements musicaux, de pièces de théâtre et de spectacles de danse. Parmi ses composantes, mentionnons:
–    l’amphithéâtre extérieur, unique aux États-Unis, dessiné par Franck Gehry;
–    la fontaine interactive, Crown Fountain, de l’artiste Jaume Plensa;
–    le jardin contemporain;
–    le Cloud Gate, sculpture iconique du parc.

Partie intégrante de Grant Park, le grand parc de Chicago qui borde le lac Michigan (1,29 km2), le Millenium Park est l’un des projets les plus audacieux de l’histoire de la ville. Depuis son ouverture en 2004, il est l’une des principales attractions de Chicago.

Promenade Samuel-De Champlain, Québec

À l’occasion du 400e de la ville de Québec et dans le but de «redonner le fleuve aux Québécois», le gouvernement provincial a confié à la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) le mandat d’agir à titre de maître d’œuvre dans l’aménagement des berges du Saint-Laurent sur quelque 2,5 km de long. Déjà, en 1997, la CCNQ envisageait de réaménager le boulevard Champlain, qui borde alors les berges du fleuve à cet endroit. L’un des principaux enjeux consistait à réduire l’aspect «autoroutier» du boulevard et à favoriser la fréquentation des lieux pour les loisirs. La conception de la promenade Samuel-De Champlain est l’œuvre d’un consortium formé de firmes d’ingénieurs, d’urbanistes et de plusieurs partenaires professionnels.

Le défi semble avoir été relevé haut la main. Depuis son inauguration en juin 2008, la promenade remporte beaucoup de succès et se distingue en récoltant de nombreux prix, notamment sur les plans de l’architecture, du design et de l’aménagement urbain. D’ailleurs, en juin 2009, on apprenait que le gouvernement du Québec s’engage à prolonger la promenade de 3,1 km.

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Pour les villes de toutes tailles…

Outre les parcs des grandes villes, pensons au potentiel que représentent les berges du Saint-Laurent pour beaucoup de petites municipalités du Québec. La revitalisation de ces lieux par l’aménagement d’un parc, d’un espace public, d’attraits culturels ou de plein air, par du mobilier urbain attrayant et par des services permet aux résidants de se réapproprier les lieux. Le parc peut générer un dynamisme nouveau et exercer un énorme pouvoir d’attraction, quand il est bien conçu et bien entretenu.

Sources:
–    Boivin, Simon. «Promenade Samuel-De Champlain: un prolongement exclusif aux piétons», Le Soleil, 24 juin 2009.
–    Bozikovic, Alex. «Walk the line», The Globe and Mail, 16 juin 2009.
–    Copeland, Larry. «Urban parks come to life», USA TODAY, 8 juin 2004.
–    Finn, Robert. «Two friends, and the Dream of a Lofty Park Realized», The New York Times, 11 juillet 2008.
–    Glusac, Elaine. «Nothing Second About This City», National Geographic Traveler, avril 2009.
–    Jacobs, Karrie. «The High Line», Travel and Leisure, novembre 2008.
–    Smith, Sébastien. «Une nouvelle merveille urbaine à New York», La Presse, 17 juin 2009.

Sites Internet:
–    Millenium Park
–    Project for public Spaces
–    Promenade Samuel-De Champlain
–    The High Line

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Gestion

Écoutez vos clients, ils vous le rendront bien!

En cette ère de personnalisation des services, savoir écouter devient extrêmement important, particulièrement pour les employés de première ligne qui doivent être d’une écoute attentive et efficace pour bien répondre aux besoins exprimés par les clients. La qualité de l’expérience touristique en dépendra largement. Cette analyse présente les résultats d’une étude de l’université Cornell sur la vision de 83 gestionnaires de l’industrie quant à l’importance de l’écoute dans la qualité du service.

L’écoute, c’est vital

D’entrée de jeu, l’étude révèle que ces gestionnaires considèrent l’écoute efficace comme étant vitale pour le succès d’une entreprise (effective listening is vital to business success). Sur les huit énoncés, ce dernier remporte la plus haute note (4,8 sur 5). La mention la plus faible (2,96) est celle indiquant que la plupart des membres de leur organisation écoutent bien (most members of my organization listen well). Le message ainsi transmis par les gestionnaires est très clair: écouter est important, mais les employés ne le font pas aussi bien qu’ils le devraient.

Les gestionnaires sont de plus en plus conscients du rôle que joue l’écoute dans les entreprises performantes. Les employés de première ligne doivent être compétents en matière d’écoute, non seulement à l’égard des clients, mais aussi pour transmettre les préférences et les opinions de ces derniers à la direction afin d’améliorer les services de l’entreprise et de répondre aux attentes des visiteurs.

Les bénéfices d’une bonne écoute

D’abord, une écoute attentive permet l’échange d’information pour accomplir les tâches:

  • les employés qui écoutent bien apprennent de nouvelles tâches plus facilement;
  • l’accès à l’information accroît la confiance des employés, leur efficacité et leur autonomie;
  • l’écoute efficace réduit les malentendus coûteux;
  • les employés qui détiennent de fortes capacités d’écoute rehaussent l’expérience du client par leur habileté à résoudre des problèmes et des conflits.

Une écoute attentive facilite aussi les bonnes relations:

  • elle amène des interactions plus personnalisées et, donc, plus satisfaisantes;
  • lorsqu’un employé communique avec authenticité et empathie, le client sent que l’on prend soin de lui et que ses besoins sont pris en compte;
  • l’employé qui cherche à comprendre la perspective du client et à combler ses attentes bâtit une relation plus durable qui favorise la fidélisation.

L’écoute, c’est important… mais c’est quoi au juste?

L’écoute est un processus en plusieurs étapes. Il existe un modèle utile pour les gestionnaires souhaitant améliorer les compétences de leurs employés: le modèle HURIER. Élaboré dans un contexte de recherche lié au domaine de l’hébergement et du tourisme, il présente un cadre de six composantes:

  • entendre (hearing),
  • comprendre (understanding),
  • retenir ou se souvenir (remembering),
  • interpréter (interpreting),
  • évaluer (evaluating),
  • répondre (responding).

L’importance de chacune de ces étapes varie en fonction du contexte. Par exemple, les membres de l’équipe de vente doivent développer davantage leurs aptitudes à comprendre et à retenir les détails mentionnés par les clients alors que l’hôtesse au bar devra surtout être en mesure d’interpréter les comportements du client. À cet égard, les gestionnaires peuvent déterminer quels sont les principaux défis liés à l’écoute chez leurs employés de service selon leur poste et mettre l’accent sur l’étape de l’écoute.

Chacun son «style» d’écoute

L’étude met aussi l’accent sur plusieurs autres facteurs influençant le comportement d’écoute. L’attitude est l’un des plus importants. Une attitude positive est habituellement insufflée par une volonté d’écouter, une motivation. Ainsi, de grandes compétences d’écoute sont peu utiles sans cette motivation. L’écoute axée sur la personne, sur le contenu, sur l’action ou sur le temps sont autant de styles définis dans l’étude, chacun trouvant sa pertinence selon le contexte.  Les traits de personnalité jouent aussi un rôle sur le style d’écoute. Une personne extravertie est souvent énergique pendant un échange rapide d’idées, alors qu’une personne introvertie sera probablement d’une écoute plus réfléchie.

Aussi, l’employé doit démontrer des compétences sociales qui lui feront tenir compte de plusieurs facteurs lors de ses interventions d’écoute avec les clients. Par exemple, un employé de première ligne qui écoute un client monologuer durant un long moment alors qu’une file d’attente se forme n’a pas bien intégré le comportement d’écoute efficace.

En pratique…

Au cours de l’étude, les gestionnaires interrogés ont partagé la façon dont ils encouragent l’écoute efficace. Voici quelques exemples:

  • On écoute mieux quand on est prêt à écouter. Demandez aux employés de se préparer à écouter lorsqu’un client s’approche d’eux. Si l’employé est occupé à une autre tâche, c’est important qu’il montre néanmoins au client qu’il a noté sa présence et que quelqu’un sera disposé à l’écouter très bientôt.
  • En réunion, permettre à tous les membres de l’équipe de s’exprimer sans être interrompus et les encourager à transmettre leurs idées pour améliorer la qualité de leur travail et du service.
  • Organiser une formation annuelle pour toute l’équipe de gestion sur les compétences de l’écoute et effectuer du renforcement pour assurer la compréhension.
  • Développer une culture de l’écoute (employés et patrons, patrons et employés, employés et employés, employés et clients).

Les défis quant à une meilleure écoute

De nombreux obstacles entravent une bonne écoute. Dans l’industrie touristique, la langue et même l’accent peuvent facilement devenir des barrières et créer des malentendus qui diminuent la qualité du service. Les différences culturelles dans la façon de communiquer (langage non verbal, formes de politesse, etc.) peuvent aussi générer des frustrations. L’écart d’âge, le stress, l’interaction avec les différents outils technologiques sont autant d’éléments susceptibles de nuire à une écoute de qualité. Les relations humaines sont complexes, mais déterminantes dans la qualité d’une prestation touristique. Les gestionnaires ont donc intérêt à ne pas négliger cette compétence.

Selon Dale Carnegie, auteur du best seller Comment se faire des amis et influencer les autres: «Vous vous ferez plus d’amis en deux mois en vous intéressant sincèrement aux gens, que vous pourriez en faire en deux ans en vous efforçant d’avoir l’air intéressant.»

Sources:
–    Bergeron, Jasmin. «Développement des affaires: les 10 facteurs les plus déterminants», [Finance et Investissement.com], 1er juillet 2007.
–    Brownell, Judi. «Fostering Service Excellence through Listening», The Center for Hospitality Research, Cornell University, avril 2009.

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Marketing

Le marketing par le bouche à oreille: comment faire parler vos clients!

Selon une étude de PhoCusWright publiée en 2009, le bouche à oreille (famille et amis) arrive au premier rang des principales sources d’inspiration devant Internet et les expériences passées. Tout le monde s’entend: il n’y a rien comme une référence d’un parent, d’un ami, d’un expert ou encore d’un autre utilisateur à propos d’un produit ou service pour convaincre le consommateur de passer à l’acte. Une autre étude  démontre d’ailleurs que les entreprises qui jouissent d’un bouche à oreille favorable performent mieux que leurs concurrents. Mais comment s’y prend-on pour générer du bouche à oreille?

Selon la Word of Mouth Marketing Association (WOMMA), le marketing par le bouche à oreille se définit comme suit: «Donner aux consommateurs une raison de parler des produits et services de votre entreprise et faciliter la conversation à cet égard».

Un contexte favorable au bouche à oreille

Selon une étude de PhoCusWright publiée en 2009, le bouche à oreille (famille et amis) arrive au premier rang (34%) des principales sources d’inspiration pour le dernier voyage réalisé, devant Internet (12%) et les expériences passées (10%) (graphique 1). Avec le Web 2.0,  cette forme de marketing a fait un bond de géant.

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Comment générer du bouche à oreille

L’étude mentionnée plus haut présente huit générateurs efficaces de bouche à oreille qui sont encore repris aujourd’hui par d’autres auteurs.

  1. Programmes de références (Referral programs). Mettre sur pied un programme récompensant les clients qui réfèrent l’entreprise (rabais, cadeaux). Il s’agit de l’outil le plus courant.
  2. Tryvertising, une combinaison des termes try, trial et advertising. Offrir des exclusivités aux bons clients, sous forme d’échantillons pour eux et leurs amis, ou par la possibilité d’essayer un nouveau produit ou service en primeur avec un ami.
  3. Encourager l’engagement des clients (Empowered involvement). Inciter les clients à exprimer leur avis sur le nouveau produit ou design pour l’améliorer. L’effet psychologique consistant à offrir au client la possibilité de participer à la fabrication du produit est puissant et lui donne une raison d’en parler.
  4. Programmes d’ambassadeur de la marque (Brand ambassador programs). Inviter les clients hautement satisfaits à devenir des ambassadeurs de la marque. Leur faire sentir qu’ils sont privilégiés, qu’ils font partie de la famille en leur offrant des promotions qu’ils peuvent partager avec des amis.
  5. Embrasser une bonne cause (Causal campaigns). Donner une excellente raison aux clients satisfaits de recommander l’endroit ou le produit.
  6. Influencer les faiseurs de tendance ou les leaders d’opinion. Tester et promouvoir le produit auprès de ceux qui sont le plus susceptibles d’en parler et qui exercent une certaine influence dans leur milieu.
  7. Recueillir les commentaires et les opinions des clients par l’entremise de formulaires, réseaux sociaux, blogues, courriels et remédier aux situations problématiques ou encore faire du bruit avec ce qui est positif!
  8. Innover. Généralement, les clients recommandent un produit ou un service qui en vaut la peine. La clé pour créer du bouche à oreille favorable demeure l’innovation.

Pour commencer

Un bon point de départ pour évaluer le «capital conversationnel» de votre entreprise, appellation de Bertrand Cesvet de l’agence de communication Sid Lee qui vient de publier un livre du même titre, consiste à se poser les questions suivantes:

  • Les clients sont-ils satisfaits du produit offert?
  • Sont-ils incités à en parler?
  • En parleraient-ils si quelqu’un leur demandait de le faire?
  • En parleraient-ils si personne ne le leur demandait?

Monsieur Cesvet propose aussi de se poser les mêmes questions à propos des entreprises concurrentes. Les réponses vous aideront à faire le bilan de la valeur résiduelle de l’expérience vécue et à travailler ensuite sur la bonification de cette dernière.

Une démarche honnête

Grâce à quelques solutions clés pour optimiser la promotion par le bouche à oreille, on peut transformer des clients satisfaits en des défenseurs du produit qui deviennent de véritables bénévoles de la force de vente. Or, le tout doit se faire de façon honnête et transparente, jamais dans l’intention de tromper les consommateurs. Celui qui utilise une fausse identité pour promouvoir en ligne un produit, par exemple, sera tôt ou tard découvert, et ce, au détriment de l’entreprise qu’il représente.

Lire aussi:
Le marketing expérientiel ou comment voler la vedette! (Compte rendu de conférence)
Le marketing viral, le bon vieux bouche à oreille revisité

Sources:
–    Cruz, Osvaldo Torres. «Through the eyes of a hotel Butler: Guests That Attract Other Guests: Priceless Hotel Allies»,  [Hotelnewsresource.com], 10 février 2009.
–    HD Marketing – Léger marketing. «Les intentions touristiques des Québécois», TourismExpress, 11 juin 2009.
–    Les Affaires. «Pour sortir du lot, misez sur le bouche à oreille», extraits de Cesvet, Bertrand, avec Tony Babinsky et Éric Alper. Le capital conversationnel, Éditions Transcontinental, 25 avril 2009.
–    Marsdes, Paul, Samson, Alain et Neville Upton. «Advocacy Drives Growth: Customer Advocacy Drives UK Business Growth», London School of Economics and Political Science et The listening Company, [http://www2.lse.ac.uk/ERD/pressAndInformationOffice/PDF/AdvocacyDrivesGrowth_5-9-05.pdf], septembre 2005.
–    Psabilla. «Part 6: Unethical Word-of-Mouth Marketing Strategies», WOMMA, 4 mars 2007.
–    Turenne, Martine. «Une PME peut générer du capital conversationnel», Les affaires, 25 avril 2009.

Site Internet:
–    Word-of-Mouth marketing

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Ailleurs dans le monde Hébergement Marketing

«Donnez ce que vous voulez»… et autres stratégies de prix audacieuses!

Des restaurants, des musées, des bars et même des hôtels invitent les gens à payer ce qu’ils veulent pour consommer leurs produits et services ou encore à choisir leurs prestations selon une tarification dégressive à la carte. Ces stratégies sont d’autant plus pertinentes en période de crise économique. Et ça fonctionne pour plusieurs! Les médias et le bouche à oreille font rapidement circuler l’information, entraînant ainsi une visibilité autrement inespérée pour l’entreprise. De plus, de telles manœuvres renvoient une image sympathique et rendent les clients parfois très généreux… Voici quelques exemples éloquents de stratégies misant sur le prix.

Payez ce que ça vaut…

Un restaurant de Londres, le Little Bay, a fait énormément de bruit avec sa promotion «pay us what you think our food is worth». Les médias s’y sont beaucoup intéressés et le restaurant a ainsi fait le tour du monde! Bien que risquée au départ, cette décision du propriétaire aura non seulement fait miroiter son côté «bon samaritain», mais elle aura aussi probablement entraîné une hausse des revenus! Selon lui, certains clients paient jusqu’à 20% de plus que le prix attendu.

Payez ce que vous pouvez…

Plusieurs musées américains connaissent actuellement une période difficile. En février dernier, pour promouvoir sa nouvelle exposition, le Seattle Art Museum jouait la carte du réconfort en ces temps durs avec sa campagne: «Tough times. Find refuge in art […] Pay what you can». Alors qu’habituellement, le musée propose une «contribution suggérée» de 15$, sans trop mettre d’accent sur le terme «suggéré», cette campagne a entraîné une hausse du nombre de visiteurs. Et la plupart ont payé le prix courant! En fait, on suppose qu’une telle stratégie dégage une image sympathique qui séduit les visiteurs et favorise la fréquentation des lieux.

Payez ce que vous voulez…

Le système «donnez ce que vous voulez» fonctionne depuis plus de dix ans pour le restaurant et bar à vin Perlin à Berlin. Après 20h, c’est la politique de la maison. Les clients doivent d’abord «louer» un verre, puis ils peuvent le remplir à leur guise au bar à vin. Ils payent «ce qu’ils veulent» au moment de partir. Mais cette stratégie d’affaires, qui semble naïve de prime abord, ne fait pas mention du grand pouvoir de séduction du personnel qui réussit à charmer les tablées et à leur soutirer, bien souvent, une bonne somme.

Faites une offre!

Un nouvel hôtel de Singapour, le Ibis Singapore on Bencoolen, lançait en février une campagne promotionnelle où les clients devaient choisir le prix qu’ils étaient prêts à payer. Cet hôtel de 538 chambres de catégorie économique affiche un prix régulier de 138 dollars de Singapour (SGD) (environ 110 CAD). Mais jusqu’au 15 mars, pendant une certaine période de la journée, une compétition permettait aux gens de s’inscrire sur le site Web de l’hôtel et d’indiquer la somme qu’ils étaient prêts à payer pour une nuitée selon les dates proposées. Les premiers à faire des offres couraient la chance de gagner une nuit au prix qu’ils avaient suggéré. Des milliers de personnes se sont inscrites au concours. Certaines ont enregistré des montants aussi hauts que 100 SGD (80 CAD). Enfin, cet exercice aura certainement permis à l’hôtel de faire parler de lui à peu de frais à travers de nombreux médias et de créer de l’achalandage sur son site Internet.

Chambres équipées «à la carte»!

Le complexe de villégiature Rancho Bernardo situé à San Diego propose à sa clientèle de payer seulement pour les équipements dont elle a réellement besoin. Le prix pour la chambre de base pour deux incluant le petit-déjeuner s’élève à 215 USD. Mais avec le «Survivor Package», en vigueur jusqu’au 15 juin 2009, il est possible de réduire ce prix à 19$ en choisissant la chambre… totalement vide! Voici le prix pour une nuitée si l’on retranche:

  • le petit déjeuner: 199$
  • et le bar d’honneur (honor bar): 179$
  • et la climatisation ou le chauffage: 159$
  • et les oreillers: 139$
  • et les draps: 109$
  • et l’éclairage: 89$
  • et les serviettes de bain: 59$
  • et les produits de beauté: 39$
  • et, enfin, le lit! 19$

Chambres à 1$

Effrayé par les prévisions touristiques dévastatrices pour l’année 2009, le propriétaire du Alexander Inn de Philadelphie a mis sur pied le «Guest Stimulus Plan», afin d’inciter les visiteurs à venir dépenser quelques dollars dans les attraits, les restaurants et les boutiques de la ville. La promotion s’est déroulée d’avril à juin 2009 et consistait à rendre disponibles cinq chambres de l’hôtel-boutique pour la modique somme de 1$ la nuitée. Chacune des chambres s’est louée en quatre minutes, chaque matin. Le nombre de visites sur le site Web a crû de 355% et le volume d’appel de 380%!

Séjourner gratuitement dans une… chambre modèle

Le Roger Smith Hotel de New York a créé une chambre-vitrine, meublée et offerte à la clientèle, du moins pour la durée de sa campagne. Située au rez-de-chaussée de l’hôtel, elle donne sur la rue, et sa façade est entièrement vitrée. Les clients qui y séjournent – gratuitement pour toute la semaine – sont tenus de garder les rideaux ouverts en tout temps. Ils peuvent toutefois retrouver un peu d’intimité au lit grâce à une toile faisant office d’écran. Voilà une stratégie marketing tout à fait inusitée! Pour mieux saisir le principe, visualisez la courte vidéo ci-dessous.

Roger Smith Hotel, New York

Opération séduction

Enfin, lorsque le client est libre de payer ce qu’il veut, la qualité du service et de l’expérience sera déterminante dans l’évaluation du montant qu’il versera. Pour obtenir une généreuse contribution, le service doit être excellent, et le client, charmé… Il s’agit donc d’une opération de séduction! Le montant accordé à une expérience réussie pourrait être supérieur à vos attentes!

Sources:
– Lanayado, Benji. «Honesty pays in Berlin’s bars», [http://www.guardian.co.uk/travel/2009/feb/11/berlin-honesty-bars-restaurants], 12 février 2009.
– Paré, Isabelle. «Temps durs pour les musées américains», Le Devoir, 25 mars 2009.
– Pollock, Jody. «Recession Rate: A Dollar a Night», [http://americancity.org/daily/entry/1532/], 7 avril 2009.
– Rogersmithlife. «Watch a Young Beautiful Couple in a Hotel Room: Without Looking
Through Key Holes», [http://rogersmithlife.com/room501/], 27 janvier 2009.
– Springwise. «London diners pay what they want at Little Bay», [http://springwise.com/food_beverage/littlebay/], 18 février 2009.
– Springwise. «Pay-what-you-want hotel», [http://springwise.com/tourism_travel/bencoolen/], 10 février 2009.
– Tourismreview.com. «Hotel Room For Les Than 1 Dollar? Why Not?», [http://www.tourism-review.com/weekly-travel-news/1421-hotel-room-for-less-than-1-dollar-why-not], 23 février 2009.
– The Washington Post. «What’s the Deal?», [http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/05/22/AR2009052201125.html], 24 mai 2009.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Villes de nuit: quand l’offre s’organise!

Nuit et jour, sans interruption, la ville est en mouvement. Les travailleurs de soir et de nuit occupent une part importante de la population active. De plus en plus, les activités récréatives urbaines nocturnes se multiplient. La nuit n’est plus l’exclusivité des bars et des clubs, du moins pour un nombre grandissant de villes. Des initiatives originales visant à «coloniser la ville pendant la nuit» naissent, puis sont imitées ailleurs. Les frontières de la nuit tombent et proposent une nouvelle dynamique urbaine, plus festive,  plus créative, moins «ordinaire». Voici quelques exemples  de villes déterminées à créer un environnement nocturne qui s’inscrit dans l’identité de la cité.

Nuit blanche, musées, cinéma, arts, poésie, vélo, les activités ponctuelles de nuit connaissent un engouement depuis quelques années. La noirceur a ce «petit quelque chose» de spécial, elle est porteuse de mystère, de possibilités, d’aventure et peut transformer l’ambiance urbaine du quotidien en une atmosphère de fête. Mais pour que ce changement s’opère, il faut du monde! Le sentiment de sécurité, une fois le soleil couché, chute soudainement. Pour cette raison, certaines villes ont créé des politiques et des chartes mettant à contribution de nombreuses composantes du milieu: les transports en commun, les commerçants, le service de police, les résidents, les travailleurs de nuit, etc.

Des villes «Lumière»

Lyon
La Ville de Lyon connaît une effervescence économique et culturelle croissante. Pour créer des conditions propices à une vie nocturne de qualité, la Ville et d’autres acteurs publics et privés ont développé l’offre de nuit et mis en place des balises pour bien encadrer les activités et éviter les débordements. L’enrichissement de l’offre nocturne de Lyon passe notamment par :

  • La bonification du Plan Lumière qui existe déjà depuis 20 ans et qui est devenu un modèle inspirant à travers le monde. Lors de son lancement en 1989, le Plan Lumière consistait en l’éclairage de 250 sites, pour la plupart patrimoniaux, dans le but d’établir un climat de sécurité, mais aussi pour des questions de mise en valeur du patrimoine, d’esthétisme et d’ambiance. Le nouveau Plan Lumière de Lyon vise à mieux saisir la complexité de la ville en favorisant une mise en lumière de la diversité de ses composantes. Ainsi, outre les monuments historiques, on prévoit illuminer les fleuves, les collines, les silhouettes de la ville, les grands axes routiers, le tout de façon créative et esthétique avec des installations économes en énergie.
  • Plusieurs événements nocturnes tout au long de l’année, comme la Nuit des musées, les Nuits sonores ou encore la Fête des Lumières qui met en vitrine l’expertise développée par la Ville en matière d’illumination.

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  • La conception d’une carte, en 2007, identifiant tous les établissements ouverts entre minuit et cinq heures du matin et des suggestions de sorties selon l’heure (quoi faire à Lyon à telle heure de la nuit). La première édition comptait 45 000 exemplaires et s’est écoulée en six mois.
  • L’ajout de services de transports en commun les jeudis, vendredis et samedis par des «navettes pleine lune» entre le centre-ville et la périphérie.
  • Des tarifs réduits de transport en commun : le «ticket soirée», de 19h à minuit et demie.
  • L’adhésion des différents acteurs à la Charte de la qualité de la vie nocturne, dont les objectifs visent, entre autres: le respect des règles de sécurité et la tranquillité des riverains; la participation active à l’amélioration de l’environnement; le développement de l’offre culturelle; une gestion rigoureuse et responsable de tous les établissements; une concertation permanente entre les professionnels, les associations, les élus locaux et les administrations concernées.
  • La mise sur pied d’un comité de pilotage sur la vie nocturne.

Paris

Les nuits de Paris sont aussi bien vivantes! On estime que 15% de la population active parisienne travaillent dans la fourchette «minuit-6h» et  45% travaillent régulièrement au-delà de 20h. On constate aussi une forte tendance à la mobilité active de nuit, puisque la Ville enregistre 45 000 trajets Vélib’ (vélos parisiens en libre-service) par mois entre une heure et deux heures du matin.

La nuit entraîne une autre dimension à la vie urbaine. Elle favorise la sociabilité, les rapprochements, la créativité, et son dynamisme contribue à l’attractivité touristique et au rayonnement international de la destination, comme c’est le cas de Paris. Afin de valoriser la richesse et la diversité de l’offre artistique et festive de la nuit parisienne, la Ville lance, au printemps 2009, le projet «Passe Nuit», un guide de la nuit parisienne. Ce dernier prendra la forme d’un plan-guide et d’un site Internet (www.parisnightlife.fr), où l’on trouvera le plus grand nombre d’établissements nocturnes rassemblés sous un même portail. Le Passe Nuit informera les Parisiens comme les touristes. Une interface de géolocalisation sera développée pour les téléphones cellulaires.

Tour de ville la nuit

Pour épicer les visites autrement plus conventionnelles, il est possible de participer à une visite guidée de certaines villes de la République tchèque de nuit. Dans les quartiers historiques, on  ranime les comptes et légendes qui, la noirceur venue, sont tout à coup plus crédibles qu’en plein jour! La découverte nocturne des châteaux offre aussi une tout autre ambiance à la visite et ajoute au mystère de ces constructions médiévales. La nuit des musées se traduit par l’ouverture de ces institutions toute la nuit dans une cinquantaine de villes à travers la République tchèque.

Potentiel nocturne des milieux urbains québécois

La Ville de Québec s’est doté tout récemment de bornes interactives fonctionnelles 24h sur 24 sur le patrimoine. Elle remet à son calendrier estival pour les cinq prochaines années le désormais célèbre Moulin à images auquel se joindra l’animation du Cirque du Soleil. La capitale développe des produits nocturnes de haut calibre! Étant donné son caractère festif, créatif et la vitalité de son night life, Montréal est une ville tout indiquée pour dynamiser et promouvoir davantage son offre de nuit. De nombreux événements nocturnes s’y déroulent déjà et connaissent beaucoup de succès. Pensons notamment à la Nuit blanche du Festival Montréal en lumière, au Tour de nuit à vélo, à Nuit Blanche sur Tableau Noir de l’avenue du Mont-Royal, aux activités estivales en soirée, au plan lumière du Quartier des spectacles… Bref, favoriser, faciliter, promouvoir et rendre plus agréable la vie nocturne s’inscrit tout à fait dans l’ADN des grandes villes.

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Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

Sources:
–    La Gazette officielle du Tourisme. «Politiques temporelles nocturnes: des pistes à explorer», no 1992, 4 février 2009.
–    Mairie de Paris. «Paris présente son Passe Nuit», dossier de presse, novembre 2008.
–    Ville de Lyon. «Charte pour la qualité de la vie nocturne», mai 2006.

Sites Internet:
–    Charte pour la qualité de la vie nocturne
–    CzechTourisme.com
–    Fête des Lumières
–    Institut pour la ville en mouvement
–    La Société du patrimoine urbain de Québec
–    Nouveau Plan Lumière de Lyon
–    Nuit Blanche sur Tableau Noir
–    Nuits sonores (Lyon)
–    Plan lumière du Quartier des spectacles
–    Un Tour la Nuit

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Tendances

Voyager, mais réduire les dépenses

Une récession économique pousse bien des consommateurs à réviser leur budget et à resserrer les cordons de leur bourse. Les plus touchés par la crise mettront une croix sur les voyages, mais pour un grand nombre de personnes, ils s’insèrent dans leur mode de vie. Alors que certains voyageront comme par le passé, d’autres choisiront plutôt de diminuer le budget ou la durée de leurs déplacements touristiques. Plusieurs sondages ont tâté le pouls de la population pour connaître les intentions des voyageurs à court terme. En voici un bref aperçu.

Le regroupement international BedandBreakfast.com a sondé les voyageurs à propos de leurs vacances d’été 2009.

  • Sur les quelque 3 300 répondants, 80% prévoient réaliser autant sinon plus de voyages qu’à l’été 2008.
  • La moitié d’entre eux planifient des déplacements plus près de la maison.
  • Même s’ils prévoient prendre des vacances cet été, six voyageurs sur dix organiseront leurs séjours différemment à cause de la récession, notamment en:
  1. comprimant les dépenses quotidiennes lors des voyages (51,2%);
  2. réduisant la durée de séjour (43,4%).
  • Les aubaines sur l’hébergement encouragent 76% des voyageurs à se déplacer davantage;
  • La relaxation constitue l’activité la plus souvent mentionnée en regard des prochaines vacances (65%), suivie de la visite de parents et d’amis (56%) et de la baignade à la mer (plage) ou au lac (47%).

Affaires versus agrément

La publication Research Alert dévoilait récemment les résultats d’un sondage d’Ipsos réalisé auprès des Américains concernant l’effet de la récession sur les comportements de voyage. Le graphique suivant illustre comment les touristes d’affaires et ceux d’agrément réduiront leur budget de voyage. Les repas et le divertissement représentent le secteur le plus susceptible de subir les compressions de la clientèle d’agrément (66%) alors que ce n’est pas du tout le cas de celle d’affaires (2%). Cette dernière prévoit plutôt réduire ses dépenses en optant pour des hôtels plus économiques (61%). Diminuer le nombre de nuitées en voyage, loger chez des amis ou de la famille, conduire plutôt que prendre l’avion et choisir des destinations plus près de la maison sont tous des moyens considérés par les deux clientèles, bien que dans des proportions différentes. En fait, le deuxième moyen le plus fréquemment cité par les voyageurs d’affaires en mode «réduction» est le choix sur les vols de places en classe économique plutôt qu’en classe supérieure.

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Plus de Canadiens choisissent de rester au pays

Le contexte économique peu favorable ne semble pas trop dissuader les Canadiens de partir en vacances. Une enquête de Harris-Decima et La Presse canadienne, réalisée en juin 2009, dévoile entre autres que:

  • six Canadiens sur dix planifient voyager pour leurs vacances estivales;
  • parmi ces derniers, le quart (26%) prévoit demeurer à proximité de leur ville de résidence, 35% voyageront à l’intérieur de leur province et 18% comptent sortir du pays;
  • la moitié (54%) de ceux qui ont l’intention de voyager conserve le même budget de voyage que l’année précédente alors que 29% disent vouloir dépenser moins.

Enfin, la hausse fulgurante du prix de l’essence de l’été dernier aura peut-être exercé une plus grande pression sur les voyageurs qui, cette année, connaissent un petit répit à cet égard.

Sources:
–    Hospitality Trends. «Survey Shows Despite Concerns About High Gas Prices And Recession, Travelers Plan Summer Travel», [http://www.htrends.com/trends-detail-sid-39351.html], 15 juin 2009.
–    Hotelmarketing.com. «Summer travel trends according to hotels.com», [http://www.hotelmarketing.com/index.php/article/summer_travel_trends_according_to_hotelscom/], 7 juillet 2009.
–    Ipsos, «How Travelers Plan to Save Money in 2009, Business Travelers VS. Leisure Travelers», Research Alert, Vol. XXVII, No 12.
–    La Presse Canadienne. «Six Canadiens sur dix projettent de partir en vacances cet été», [http://www.cyberpresse.ca/vivre/famille/vie-de-famille/200906/28/01-879665-six-canadiens-sur-10-projettent-de-partir-en-vacances-cet-ete.php], 28 juin 2009.

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Ailleurs dans le monde Transport

Des télécabines en ville!

La télécabine n’est plus à l’usage exclusif des stations de ski. De plus en plus de villes l’adoptent. Elle offre aux citoyens un moyen de se déplacer au quotidien de façon plutôt distrayante. Sur le plan touristique, la télécabine est attrayante. Elle permet de voir la ville sous un autre angle et sous-entend un brin d’aventure, du moins pour ceux qui ont le vertige! Ces nombreuses qualités ne font toutefois pas toujours le poids devant ses opposants qui estiment, souvent, que les installations nécessaires à la télécabine constituent une pollution visuelle. Alors pourquoi tant de villes l’adoptent-elles? Voici quelques explications et exemples illustrant cet engouement récent pour un moyen de transport… pas si nouveau.

Le transport par câble fait un retour!

Implanté à Grenoble, en France, depuis 1934, à Caracas, au Venezuela, en 1952, ou encore à New York en 1976 telecabines1(actuellement en rénovation) pour relier Roosevelt Island à Manhattan, le transport urbain par câble ne date pas d’hier. Mais les villes s’y intéressent à nouveau depuis quelques années. Alors que certains élus le considèrent comme un gadget ou une attraction plutôt futile, d’autres l’envisagent comme un réel moyen de transport en commun, dont le principal avantage consiste en sa flexibilité pour franchir des obstacles naturels (forte pente, fleuve, etc.) plus facilement que d’autres. Un peu comme le tramway, le transport par câble effectue un retour dans les projets de réaménagement urbain.

Comme complément au transport urbain

La Ville de Portland a choisi d’implanter un «tramway aérien» afin de relier un secteur telecabines2de la ville à l’Oregon Health and Science University. Des années de discussions et d’études ont révélé qu’il s’agissait là de l’option optimale. Inauguré en janvier 2007, ce téléphérique parcourt une distance d’un kilomètre sur un dénivelé de 152 mètres. Le trajet dure trois minutes. Une cabine peut accueillir jusqu’à 78 passagers. La fréquentation pour la première année avait été estimée à 864 000 personnes. Ce sont plutôt 1 398 287 passagers, soit 62% de plus que prévu, qui ont été enregistrés.

Le Portland Aerial Tram est rapidement devenu une véritable vedette! Star des médias lors de sa première année d’exploitation, il a fait l’objet de nombreux reportages dans plusieurs journaux et magazines à grand lectorat. Toile de fond de séances de photos de mode, de téléséries japonaises populaires ou encore d’émissions de Disney, le transport par câble de Portland a offert toute une visibilité à la ville. Certains parlent même de la création d’une icône.

Le Medellin Metrocable, en Colombie, remporte aussi beaucoup de succès. telecabines3Depuis 2004, cette télécabine dessert certains quartiers et bidonvilles situés dans les pentes et secteurs enclavés de la ville. La télécabine est ouverte 20 heures par jour, 355 jours par année. Les résultats sont exceptionnels depuis son ouverture. En 2005, elle a transporté 15 millions de passagers. Bien que le Metrocable alourdisse le paysage par sa structure imposante, sa forte fréquentation ne fait aucun doute. Rapidement, la construction d’une seconde liaison s’est imposée, puis une troisième est prévue pour 2009. D’autres villes d’Amérique du Sud envisagent un tel moyen de déplacement, dont Rio de Janeiro.

Et les touristes en raffolent!

La télécabine fait partie du paysage de plus en plus de villes. Pensons à Barcelone, Lisbonne, Taipei, Singapour ou encore Cologne, pour ne nommer que celles-là. Activité touristique originale, le tour en télécabine est souvent très couru par les visiteurs, car il est peu contraignant physiquement et offre généralement un panorama surprenant de la ville. Activité ou mode de déplacement… Le transport en télécabine permet au touriste de joindre l’utile à l’agréable.

On aime…

Ses atouts sont plutôt nombreux et séduisants. Selon ses promoteurs, le transport par câble est:

  • très efficace dans les pentes;
  • peu énergivore comparativement aux autres moyens de transport motorisés, dont le tramway;
  • peu coûteux par rapport au tramway ou encore à la construction d’un pont;
  • non nuisible à la circulation automobile;
  • rapide et simple à construire;
  • performant (les équipements conçus actuellement peuvent transporter de 3000 à 5000 passagers à l’heure);
  • attirant (les gens aiment prendre la télécabine);
  • divertissant (un tour en cabine de téléphérique est souvent inclus dans les forfaits offerts aux touristes).

On n’aime pas… Projets abandonnés

Mais le transport par câble ne fait pas l’unanimité. Ses détracteurs le condamnent souvent parce qu’il encombre le paysage par ses cabines, ses câbles et ses pylônes. D’autres estiment que la mise en place d’un tramway est plus efficace parce que plus rapide. Ainsi, bien des villes l’ont envisagé pour ensuite rejeter cette option en raison d’une trop forte opposition. En France, notamment, on évoque souvent le fait qu’il s’agit d’équipements trop chers, inadéquats par rapport aux besoins et, surtout, qu’ils risquent de défigurer la ville. À Issy-les-Moulineaux, en périphérie de Paris, on a fini par abandonner le projet sous la pression des riverains. À Nantes aussi, l’option d’un lien par câble entre la butte Ste-Anne et l’île de Nantes n’a pas été retenue. On y préfère un pont. Enfin, ce mode de transport ne semble pas toujours pris au sérieux par les élus qui le considèrent la plupart du temps comme une option farfelue. Pourtant, selon un expert et adepte du transport par câble, Pierre Jaussaud, le coût de construction au kilomètre d’un tramway coûte cinq millions d’euros de plus qu’un véhicule sur câble. Sur le plan visuel, il faut bien sûr choisir un emplacement judicieux et un modèle qui s’intègre au paysage urbain.

Et Montréal?

Le projet de télécabine de Montréal proposé par le groupe Skylink en 2008, telecabines4mais rejeté par la Société du Vieux-Port de Montréal, revient à la surface avec plusieurs modifications. Il s’agit en fait d’un projet de 100 millions de dollars, entièrement financé par l’entreprise privée et qui consiste à relier, par un système de télécabines, le Vieux-Port de Montréal, le Parc Jean-Drapeau et la ville de Saint-Lambert. De nombreux organismes et regroupements d’affaires ont manifesté leur appui au projet. Ce serait une belle occasion de stimuler l’offre touristique et la visibilité montréalaise, en plus, bien sûr, de constituer un moyen de transport tout à fait original et attirant pour les locaux. Comme c’est le cas dans la plupart des villes, c’est la crainte de voir le paysage transformé qui anime les opposants. Il s’agit néanmoins d’un dossier à suivre!

Sources:
–    Castonguay, Alec. «Une entreprise veut relier le Vieux-Montréal et Saint-Lambert par télécabines», Le Devoir, 25 mai 2009.
–    Heuillard, Yves. «Le téléphérique et la ville, une nouvelle histoire d’amour», [www.ddmagazine.com/831-Le-Le-telepherique-et-la-ville-une-nouvelle-histoire-damour.html], 1er décembre 2008.
–    Mirguet, Olivier. «Tourisme au bout du fil», L’Écho touristique, 10 avril 2009.
–    Neiman, Ophélie. «Demain, je vais travailler en téléphérique»,  [www.rue89.com], 2 mai 2008.
–    Plotard, Christophe. «Des téléphériques en ville?», [www.valeursactuelles.com], 28 mars 2008.
–    Portland Aerial Tram. «2007 Annual Report», 2007.

Site Internet:
–    Skylink, la télécabine de Montréal

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Dentelle et design pour rajeunir une tradition!

La dentelle et l’art contemporain ont peu de choses en commun direz-vous… Eh bien détrompez-vous! Le projet «Dentelle et design», à Bruges, a clairement démontré le contraire! De novembre 2008 à mars 2009 se déroulait une exposition toute particulière mettant en vedette la spécialité de la ville, la dentelle, sous le thème du design et de la mode. Artistes, designers d’intérieur, dessinateurs de mode se sont emparés de ce «médium» pour le décliner en de multiples œuvres plutôt étonnantes, exposées à travers cinq sites de musées de la ville. Inspirant pour la ceinture fléchée ou encore la chemise à carreaux… Quelques images:

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