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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Découvrir la ville pas à pas

Quelle est la meilleure façon de découvrir une ville? Tout le monde s’entend, c’est à pied. Et les villes les plus agréables à visiter sont souvent celles dont les aménagements urbains favorisent la marche. Pour apprécier l’architecture, le patrimoine bâti, pour entrer spontanément dans une boutique, une galerie d’art, un musée, un café, pour s’asseoir à une terrasse, pour voir, écouter et rencontrer les «locaux», pour s’imprégner de l’âme des lieux, il faut marcher.

Les changements climatiques nous forcent à revoir la place de l’automobile dans nos vies et dans nos villes et impliquent une remise en question de l’aménagement urbain. Autrefois planifiée en fonction de l’automobile, la rue est revue en fonction des différents modes de déplacement, mais aussi comme lieu de rencontres, d’échanges, de vie. Rappelons-nous qu’une ville vivante, grisante par l’énergie de ceux qui l’habitent, s’avère souvent un préalable à l’émergence et au maintien d’une destination touristique convoitée.

Le nouvel urbanisme

Dans la lignée du développement durable s’inscrit le «nouvel urbanisme» – nouveau depuis plus d’une dizaine d’années, voire une vingtaine, selon les sources. Ce courant, créé en réaction aux développements qui privilégient les déplacements en voiture et les aménagements déployés sur de grands territoires, cherche à «réhumaniser» l’espace urbain. Les principes de base du nouvel urbanisme s’articulent autour des éléments suivants:

  • accessibilité et aménagements qui favorisent les déplacements à pied,
  • mixité et diversité des usages et des résidants,
  • densités augmentées,
  • diversité de l’habitation,
  • structure traditionnelle – un centre bien distinctif, plus dense, avec une place publique, l’intégration judicieuse de l’art public, la variété d’usages, de commerces et de services de proximité facilement accessibles à pied, etc.,
  • qualité de l’architecture et du design urbain,
  • réseau de transport intelligent,
  • développement urbain durable,
  • développement social inclusif,
  • qualité de vie.

La piétonnisation

Pour rendre les rues plus agréables aux piétons, aux «locaux» et aux visiteurs, de nombreux élus municipaux envisagent la piétonnisation provisoire de certaines avenues. L’idée peut sembler séduisante. De nombreuses rues piétonnes sillonnent les villes européennes. Souvent étroites, parfois tortueuses, bordées de bâtiments riches en histoire et abritant commerces, terrasses et restaurants très fréquentés, ces rues font la joie des touristes. Outre les piétonnisations temporaires pour la durée d’un festival ou d’un événement ponctuel, Montréal souhaite voir certaines sections de ses rues fermées à la circulation automobile pour des périodes prolongées, comme ce sera le cas d’un tronçon de la rue Sainte-Catherine Est, dans le quartier gai, dès l’été 2008. D’autres rues de la ville pourraient, éventuellement, être en partie transformées en voies piétonnes. Parmi les projets à l’étude:

  • rue Saint-Paul, dans le Vieux-Montréal (entre la rue du marché Bonsecours et le boulevard Saint-Laurent),
  • rue Gilford, sur le Plateau Mont-Royal (entre la rue Saint-Denis et la station de métro Laurier),
  • rue Duluth, sur le Plateau Mont-Royal (entre le parc Jeanne-Mance et le parc La Fontaine),
  • projets de zones piétonnes dans le réaménagement du quartier Griffintown.

Les zones de rencontres

Mais, pour encourager la fréquentation piétonnière de la rue, il existe d’autres solutions moins radicales. La création de zones de rencontres, mieux connues sous le vocable de shared spaces*, semble être une avenue très convoitée pour y arriver. Le principe consiste à mieux aménager l’espace public pour favoriser une cohabitation respectueuse entre automobilistes, cyclistes et piétons. Et le concept est plutôt audacieux. Il s’appuie sur une meilleure communication entre les individus et une vigilance stimulée par l’environnement immédiat. Les façons de procéder impliquent généralement une réduction significative de la limite de vitesse, le retrait des feux de circulation et des arrêts obligatoires et, dans certains cas, le recours à des revêtements de pavés colorés. Cette approche a été expérimentée dans de nombreuses villes européennes, dont Drachen au Pays-Bas, Londres, Barcelone, Nice, ainsi que dans quelques villes nord-américaines comme West Palm Beach en Floride. Les répercussions sont positives: moins d’accidents, surtout entre autos et piétons, une circulation toujours fluide, une cohabitation beaucoup plus harmonieuse puisque, étant donné l’obligation de partager la voie, les gens sont plus vigilants. En outre, la réduction de la vitesse permet un contact des yeux et inciterait à communiquer ses intentions; cette façon de circuler renforcerait l’esprit de communauté.

Quelques exemples

La célèbre intersection Seven Dials, à Londres, a subi des transformations selon le principe des zones de rencontres; son aménagement incite les piétons à s’y déplacer aisément et les automobilistes à y rouler lentement. Les exemples de High Street Kensington, toujours à Londres, de Lyngby au Pays-Bas et de Bilbao en Espagne – voir les photos ci-dessous – illustrent bien le concept.

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D’autres exemples d’aménagements favorisant une meilleure cohabitation

New York City Streets Renaissance, coalition de groupes qui proviennent de divers milieux, fait campagne pour une meilleure planification de l’espace public. Ce regroupement scrute les concepts développés ailleurs et élabore des projets qui valorisent la fréquentation de la rue par les cyclistes et les piétons et restreignent la circulation automobile. Voici quelques idées imaginées par cette association: Réaménager Astor Place et en faire une destination pour les piétons.

 

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Pour favoriser une fréquentation accrue des commerces et des restaurants d’une section de West Broadway, NYC Streets redessine une intersection de la célèbre avenue.

 

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Plus fréquentée par les piétons que les automobilistes, la rue Grand Street se voit dotée d’un large trottoir.

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Favoriser des expériences urbaines authentiques

Pour créer des milieux de vie de qualité, il faut revoir nos façons d’aménager la ville en favorisant un meilleur partage de ses lieux et faire de la rue un espace de vie où transpire la culture locale. En marchant dans la ville, un nombre grandissant de visiteurs cherchent à capter l’essence de cette dernière. Outre la visite des principales attractions, le tourisme urbain consiste surtout à explorer un autre milieu de vie, une autre façon de vivre et de saisir une portion de cette énergie propre à chacune des villes.

* Le concept de shared spaces a été mis de l’avant par un groupe d’experts dirigé par Hans Monderman, leader de ce modèle d’aménagement.

Sources: – Champagne, Sarah. «Piétonnisation dans le Vieux-Montréal», La Presse, 12 mars 2008.
– Clément, Éric. «Projets de rues piétonnes dans cinq arrondissements», La Presse, 12 mars 2008.
– Millonig, Alexandra et Katja Schechtner. «City Tourism – Pedestrian Orientation Behaviour», Walk21-VII, «The Next Steps», The 7th International Conference on Walking and Liveable Communities», octobre 2006.
– Montgomery, Charles. «La ville du bonheur. Sous les pavés, la plage! De Paris à Bogotá, les villes sont repensées dans un seul but: assurer votre bien-être», enRoute, février 2008.
– White, Ted. Sans titre, [http://www.urbanitebaltimore.com], no 39, septembre 2007.

Sites Internet: Congress of New Urbanism
Hamilton-Baillie Associates
New Urbanism
NYC Streets Renaissance
Shared Spaces

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Tourisme durable

S’outiller pour organiser des événements responsables

Une foule d’organismes et de ressources diverses rendent disponibles des guides, des stratégies, des boîtes à outils pour instaurer des pratiques vertes. Dans le but de passer à l’action dès maintenant, voici quelques recommandations pour verdir les événements, ainsi qu’un exemple concret, celui de la conférence 2008 Greening the Hospitality Industry.

Par où commencer?

Une entreprise qui souhaite prendre le virage vert devrait d’abord rédiger une politique environnementale ou, plus globalement, de développement durable. L’énoncé de cette politique devrait être clair, simple et traduire la prise de position environnementale. Ensuite, la stratégie de mise en œuvre – ou plan d’action – permettrait d’identifier les gestes à poser. À cet égard, voici deux documents bien étoffés sur le sujet qui peuvent servir de guide. D’autres ressources figurent à la fin de cet article.

Sélection de la destination: la clé!

Le planificateur d’un événement vert recherche une destination qui répond à ses critères et lui permet d’atteindre ses objectifs. Ainsi, une ville verte doit, entre autres, rendre faciles et agréables tous les déplacements, tant à pied que par les moyens de transport en commun. Ces derniers doivent également desservir l’aéroport de façon efficace. La destination verte assiste les planificateurs dans leurs recherches d’un site et de fournisseurs écoresponsables.

À titre d’exemple, Tourism Toronto offre, sur son site Internet, une sélection d’établissements de réunions et de congrès qui ont adopté une politique pro-environnementale. Par ailleurs, cette ville se classait parmi les plus vertes en Amérique du Nord, selon l’édition d’août 2006 du Meetings and Conventions Magazine. La ville de Sherbrooke a également choisi de promouvoir les réunions vertes en proposant aux planificateurs d’événements un Guide de l’organisateur écoresponsable.

Un exemple d’événement vert: la conférence 2008 Greening the Hospitality Industry

Le Green Meeting Industry Council a comme premier but dans l’organisation de son événement de faire tout en son pouvoir pour réduire son empreinte écologique et, en deuxième lieu, de compenser les émissions inévitables de carbone, en s’associant à un programme de compensation. (Lire aussi: «Vers un bilan «carbone neutre» – Le voyage prend le virage écologique».) Voici les actions entreprises pour y arriver:

  • Sélection d’une destination qui a été en mesure de répondre aux exigences environnementales décrites dans l’appel d’offre.
  • Choix d’un hôtel et d’un traiteur qui appliqueront les pratiques vertes reliées à la réduction des déchets, à l’économie de l’eau, à une utilisation efficiente de l’énergie, ainsi qu’à une bonne qualité de l’air et de l’eau.
  • Impression du programme de la conférence et de la liste des délégués sur du papier 100% recyclé postconsommation*, avec de l’encre à base de soja.
  • Pas ou très peu de documentation à remettre aux participants. Les présentations des conférenciers seront disponibles sur le site Web de l’organisme.
  • Sensibilisation auprès des exposants pour les encourager à minimiser les produits dérivés qu’ils distribuent et à choisir plutôt des objets durables.
  • Cueillette et réutilisation des étuis à cocardes et des rubans.
  • Organisation d’une activité de bénévolat avec la Vancouver Food Bank, qui permet aux participants de poser un geste responsable dans la communauté d’accueil.
  • Association à un programme d’achat de crédits de carbone, soit Offsetters Climate Neutral Society, organisation de Vancouver.

Pour la tenue de cet événement, le Four Season Hotel de Vancouver s’est engagé à:

  • Mettre en place un programme de recyclage (papier, verre, plastique, métal) ainsi que de compostage des déchets de table.
  • Établir un partenariat avec une banque alimentaire afin de lui donner les repas non servis.
  • Utiliser de la vaisselle de porcelaine et du linge de table lavable.
  • Présenter les condiments et les confitures dans des contenants et le lait, le jus et l’eau dans des pichets, plutôt que d’avoir recours à des emballages individuels.
  • Élaborer un menu qui met en valeur des produits locaux et biologiques ainsi que des options végétariennes.
  • Donner à un organisme de charité les produits de beauté restants ou non utilisés (shampoing, revitalisant, lotion hydratante, etc.).
  • Décorer avec des accessoires réutilisables (des plantes plutôt que des fleurs, par exemple).
  • Adopter des pratiques écoénergétiques, comme éteindre les lumières et baisser le chauffage et la ventilation lorsque les salles sont inoccupées.

L’organisme encourage également les participants à faire leur part par différents gestes:

  • Emprunter le service de navette ou les transports en commun de l’aéroport à l’hôtel, plutôt qu’un taxi.
  • Choisir la marche ou les transports en commun dans la ville plutôt qu’un taxi.
  • Si le taxi est inévitable, choisir un hybride de la flotte spéciale des Yellow Cabs de Vancouver.
  • Éteindre les lumières et le chauffage de la chambre d’hôtel lorsqu’elle est inoccupée.
  • Réduire la consommation et recycler le plus possible.
  • Participer au programme de crédits de carbone proposé par la Conférence.

Mesurez, pesez, comparez

Pour gérer efficacement les efforts de réduction de consommation, il s’avère essentiel de mesurer les résultats. Cet exercice est nécessaire car il permet de vérifier si les objectifs ont été atteints, d’estimer la valeur des économies et d’en communiquer les résultats: prévoir un tri puis un suivi rigoureux des contenants ou des sacs dédiés aux matières recyclables, au compostage et aux déchets; comptabiliser les quantités de nourriture produites localement ou de façon biologique ainsi que les repas non servis qui sont donnés; comparer la production de documents imprimés par rapport à celle réalisée pour les événements précédents.

Vert et sincère!

Le bureau de normalisation du Québec (BNQ) et le Réseau québécois des femmes en environnement, en association avec plus de 70 intervenants de divers milieux, sont impliqués dans un projet de standardisation pour la gestion d’événements responsables. La mise en place de standards augmentera la crédibilité des pratiques de ceux qui y auront recours. Ces normes, d’abord utilisées comme repères, pourront ensuite être intégrées à un programme de certification.

Mais, en attendant, le recours aux appellations faisant référence à de bonnes pratiques environnementales ou aux principes de développement durable doit traduire une volonté sincère de changer pour des comportements plus responsables. Les imposteurs sont vite démasqués et condamnés… par des consommateurs de plus en plus informés.

* Le papier recyclé postconsommation est fait de papier qui a déjà été utilisé puis recyclé, contrairement au papier recyclé préconsommation, qui est fabriqué avec les retailles et autres déchets réalisés lors de la production de papier.

Sources:
– Conférence «2008 Greening the Hospitality Industry». Green Meeting Industry Council, 19-21 février 2008, Vancouver.
– Green Events Source. «The Green Events Source Book», Special PCMA (Professional Convention Management Association) Edition, janvier 2008.
– Réseau québécois des femmes en environnement en partenariat avec Recyc-Québec. «Guide pour la réduction des matières résiduelles lors de l’organisation d’événements publics», [http://www.rqfe.org/documentation/RQFE-guide.pdf], consulté le 4 mars 2008.
– Tourisme Sherbrooke. Guide de l’organisation écoresponsable, [guideorganisateurecoresponsable.pdf], consulté le 4 mars 2008.

Sites Internet:
Événement Écoresponsable
Green meeting Industry Council
Tourism Toronto (Green Meetings & Facilities)

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Ailleurs dans le monde Hébergement

Dormir à la belle étoile… dans un igloo vitré!

Observer les aurores boréales sous la couette d’un lit des plus douillets, à une température ambiante tout à fait confortable… Les igloos vitrés du Igloo Village Kakslautanen, en Laponie finlandaise, rendent possible une telle expérience. Leur structure de verre à isolation thermique permet de chauffer l’intérieur et de conserver des vitres bien claires – pas de buée ni de frimas – afin de profiter confortablement des belles soirées d’hiver. Vues de l’intérieur, les tempêtes de neige sont apparemment spectaculaires!

Ce village, situé à proximité de l’hôtel du même nom, est composé également d’igloos traditionnels en neige. Il regroupe aussi plusieurs infrastructures faites de glace telles qu’une galerie, un bar, une chapelle – on y célèbre beaucoup de mariages – ainsi qu’un restaurant de 150 places. Sports de plein air et spa nordique au programme.

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Source:
http://www.kakslauttanen.fi/

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Tourisme durable

Virage vert: certains mythes ont la vie dure

D’abord du papier, pour des centaines, parfois des milliers d’envois postaux, ensuite des tonnes de déplacements en voiture et en avion, puis une grande quantité de vaisselle jetable, d’ustensiles et de bouteilles d’eau en plastique qui rempliront les conteneurs à déchets, d’importants surplus de nourriture intouchée qui seront jetés, des produits dérivés souvent inutiles qui finiront en grande partie à la poubelle… Les réunions et les congrès laissent une lourde empreinte environnementale. Selon le projet «Pour des événements écoresponsables», mis de l’avant par le Réseau québécois des femmes en environnement, chaque participant à une conférence de 3 jours produit 30 kg de déchets, cinq fois plus qu’il ne le fait dans son quotidien. Mais les réunions permettent des contacts privilégiés essentiels et doivent continuer d’offrir des occasions uniques de rassembler des gens autour d’un intérêt commun. Heureusement, on perçoit une volonté de rendre ces événements plus «écoresponsables».

Du 19 au 21 février dernier se déroulait à Vancouver la conférence 2008 Greening the Hospitality Industry. Ce rendez-vous devait permettre aux participants de s’outiller pour prendre le virage vert. Démystifions d’abord cette tendance.

Mythes

De plus en plus d’organisateurs de réunions et de congrès sont interpellés par cette tendance aux événements plus verts, mais il perdure une résistance à une réelle intégration de telles mesures, souvent à cause d’un certain nombre de mythes et d’idées préconçues véhiculés à ce sujet. En voici quelques-uns:

Ça coûte trop cher
Faux: Les réunions vertes ont pour but, entre autres, d’augmenter l’efficacité économique et environnementale en minimisant l’utilisation des ressources et en réduisant les pertes générées par les activités de réunions et de congrès. On peut commencer par intégrer des éléments qui demandent peu d’effort tout en résultant en une diminution automatique des coûts, par exemple le recours à des pichets d’eau et à des verres plutôt qu’à des bouteilles jetables. D’autres mesures, comme la mise en place d’outils écoénergétiques, exigent des investissements qui rapporteront à moyen terme (souvent entre deux et cinq ans).

C’est tout ou rien
Faux: Chaque effort compte! On peut très bien intégrer une seule action pour commencer, la mentionner avant la tenue de l’événement et la rappeler en cours d’activité: «(…) Comme première action pour prendre le virage vert nous avons choisi de réduire les communications papier.»

Ça implique énormément d’efforts
Faux
: Les composantes vertes peuvent remplacer aisément un grand nombre d’activités déjà existantes; il faut simplement garder à l’esprit ce souci d’économie des ressources et de réduction de la consommation et faire des choix en ce sens. Par exemple, on emploie de la vaisselle lavable plutôt que celle en plastique jetable.

C’est pour les environnementalistes
Faux
: un nombre croissant d’organisations provenant de divers domaines prennent le virage vert en incorporant à leurs activités des mesures proenvironnementales. Pensons notamment à:

  • Starbuck, dont la mission même comporte plusieurs mesures vertes, comme s’efforcer à utiliser et à vendre des produits qui sont proenvironnementaux.
  • Toyota avec, entre autres, son Plan d’Action environnemental 2006-2010, qui comprend des mesures spécifiques et des objectifs d’amélioration de sa performance environnementale.
  • Fairmont Hotels & Resorts, en avance sur son temps, qui a mis sur pied en 1990 le Partenariat Vert de Fairmont, un véritable guide de bonnes pratiques vertes pour l’industrie hôtelière.
  • Transat avec, notamment, son programme de soutien pour des projets de tourisme durable.

La qualité du service et de l’expérience en sera réduite
Faux
: La plupart des mesures passent inaperçues aux yeux des clients/participants. De plus, comme ceux-ci bien souvent les ont déjà adoptées dans leur quotidien et qu’ils sont de plus en plus soucieux de leur empreinte environnementale, ils s’attendent à ce qu’on agisse de façon responsable. Une alimentation saine interpelle aussi davantage de gens, les menus réalisés à partir de produits locaux et de qualité seront applaudis. Ceux qui poursuivent leur séjour apprécieront en outre la réduction du nombre de produits dérivés et de documents papier à transporter.

Les réunions vertes permettent notamment de:

  • faire des économies et parfois gagner du temps;
  • réduire l’utilisation des ressources non renouvelables et renouvelables;
  • consommer de façon plus responsable et sensibiliser les participants à l’adoption de bonnes habitudes;
  • s’inscrire dans le processus de développement durable;
  • créer un avantage compétitif et bonifier sa réputation;
  • répondre à une demande grandissante.

Le terme «vert» signifie ici «développement durable» et sous-entend, par le fait même, les considérations économiques, sociales et environnementales. Selon le Green Meeting Industry Council (GMIC), une réunion verte se définit comme suit:

«Incorporate environmental considerations throughout all stages of the meeting process in order to minimize the negative impact on the environment and make a positive impact to host communities in terms of environmental and social legacies.»

Tous les acteurs sont interpellés

Malgré la résistance de certains à adopter ce virage pour les raisons évoquées plus haut, les planificateurs d’événements rechercheront de plus en plus des destinations et des fournisseurs qui se soucient de leur empreinte environnementale et qui adoptent un comportement plus responsable. Il peut s’agir de la volonté du client, de la pression exercée par certains intervenants ou encore du bon vouloir du planificateur. Cette voie, chacun devra la prendre un jour ou l’autre.

À suivre dans un prochain Globe-Veilleur: S’outiller pour organiser des réunions «vertes».

Source:
– Conférence «2008 Greening the Hospitality Industry», Green Meeting Industry Council, 19-21 février 2008, Vancouver.

Sites Internet:
Green Meeting Industry Council
Événement Écoresponsable

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Enjeux Tendances

Qu’est-ce qui rythmera l’industrie des congrès au cours de la prochaine année?

Pour l’année à venir, prévoit-on moins ou plus de réunions et de congrès? Et de participants? Des budgets plus serrés ou mieux garnis ? Qu’est-ce qui devrait marquer l’industrie des congrès au cours des 12 prochains mois? Chaque année le regroupement Meeting Professionals International (MPI) effectue un sondage auprès de ses membres afin de prendre le pouls de l’industrie et d’établir des prévisions pour l’année à venir. Le FutureWatch 2008, la dernière édition de cette enquête, révèle plusieurs renseignements clés sur l’état de la situation et les préoccupations des intervenants de ce secteur d’activité. En voici un aperçu suivi de quelques tendances.

L’étude, réalisée auprès de 1643 intervenants de l’industrie des congrès dans le monde, représente l’opinion de 611 planificateurs internes, de 265 gestionnaires d’événements, soit indépendants soit à l’emploi d’une entreprise externe (PCO) et de 732 fournisseurs et autres intervenants dans des domaines liés à l’industrie.

Autant d’événements et davantage de participants

Quoique l’industrie des congrès devrait bien se porter au cours de l’année 2008, on envisage peu de changements en termes de nombre de congrès et de réunions. Seuls les planificateurs indépendants anticipent une croissance significative de la quantité d’événements à organiser. Pour l’ensemble des répondants, par ailleurs, le taux de participation à ces rencontres sera à la hausse comparativement à 2007. Un plus grand nombre d’événements (21,9% vs 17,4% en 2007) devraient ainsi accueillir 500 personnes et plus.

Des budgets à la hausse

Malgré le climat économique incertain qui règne aux États-Unis, les planificateurs d’événements anticipent, dans l’ensemble, des budgets mieux garnis qu’en 2007. Comme pour cette même année, près du quart (24,1%) se chiffrent à moins de 200 000$, mais une plus grande part (11,4% vs 8,4%) se situe entre 500 000 et 999 999$. C’est le milieu corporatif qui prévoit l’augmentation la plus généreuse, avec une hausse de 27% par rapport à l’année passée. Les planificateurs des milieux associatifs indiquent plutôt une diminution de 9,3% de leurs budgets.

Enjeux globaux

Les principales influences extérieures qui pourraient affecter l’industrie en 2008 diffèrent quelque peu selon le type de planificateurs, mais, globalement, voici celles qui semblent préoccuper l’ensemble des répondants:

  1. Le ralentissement économique et la crainte d’une récession;
  2. Les coûts de l’huile et de l’essence / la hausse des coûts de voyage;
  3. L’inflation / la hausse générale des coûts;
  4. Les avancées et les changements technologiques;
  5. L’accès grandissant à l’information disponible en ligne;
  6. Enjeux liés à l’environnement.

Les trois premiers enjeux inquiètent les répondants, puisque, selon leur évolution, ils pourraient exercer une influence importante sur la santé de l’industrie. Dans la version 2007 de cette enquête, la menace terroriste se situait au premier rang des enjeux majeurs pouvant affecter l’industrie… On la retrouve maintenant en dixième place.

Les changements technologiques et la facilité à obtenir de l’information en ligne incitent les planificateurs et les fournisseurs à demeurer à l’affût et à se servir de ces avancées pour accroître l’efficacité des événements. Bien que le recours à la webdiffusion et aux autres technologies facilitant la diffusion en direct soit à la hausse, cela ne semble pas constituer une menace pour les rencontres face à face. Comme c’est le cas dans l’ensemble de l’industrie touristique, la question environnementale constitue un objet de préoccupation.

Pénurie de main-d’œuvre qualifiée: un enjeu majeur

Les répondants du Canada, davantage touchés par cet enjeu, ont été questionnés plus spécifiquement sur la question de la pénurie de la main-d’œuvre dans les hôtels, les restaurants et les centres de congrès. (Lire aussi: Le recrutement de la main-d’œuvre en tourisme: il est minuit moins une.) Il s’agit d’un défi considérable qui préoccupe l’ensemble des intervenants (77,3% des répondants du Canada). La majorité d’entre eux estime que cette problématique pourrait éventuellement entraîner une baisse du nombre d’événements au pays, ainsi qu’une chute du taux de participation.

Le passeport obligatoire

L’obligation de présenter son passeport lors des voyages entre les États-Unis et le Canada, le Mexique et la Caraïbe semble avoir un impact modéré sur le nombre de congrès jusqu’à présent. Mais cette situation pourrait changer. Plus de la moitié (58%) des répondants canadiens et le tiers (33,6%) des Américains s’attendent à ce qu’ils diminuent en 2008.

Quelques tendances

Outre les grands enjeux avec lesquels les intervenants du milieu auront à traiter, plusieurs tendances rythmeront l’industrie au cours de la prochaine année. En voici quelques-unes:

  • Vers un partage du risque. Les comités organisateurs ne veulent plus assumer seuls les risques financiers qu’implique un événement. Ils demandent au planificateur externe de prendre en charge une partie de ce risque, par exemple par la signature de contrats avec l’hôtel ou encore une rémunération au rendement, selon le nombre de délégués inscrits.
  • La techno omniprésente. Avec un accès Internet sans fil sur tout le site du congrès, de nombreux outils pour la logistique et les présentations, la webdiffusion de certaines conférences et la création de communautés grâce au Web 2.0 dans le but d’alimenter les discussions avant, pendant et après l’événement, l’industrie des réunions et des congrès est très branchée! Autrefois perçue comme une menace, la techno est plutôt considérée comme étant au service des événements.
  • Des congrès plus responsables. C’est une tendance qui devrait marquer l’industrie au cours des prochaines années, de plusieurs façons. On change les façons de faire et on instaure de nouvelles habitudes. En ce qui a trait à l’environnement, notamment, on réduit les communications papier, les emballages individuels, on introduit les produits locaux et on minimise le gaspillage. Sur le plan social, certains suggèrent aux participants de poser un geste positif dans la communauté. Il peut s’agir de s’impliquer dans une activité caritative ou encore d’encourager une cause locale.
  • Pour les réunions à l’extérieur des grands centres: recours à l’imagination! L’offre en région fait également face à une concurrence grandissante et c’est souvent l’originalité qui permettra à une destination de se démarquer, par exemple en ayant recours à des lieux non traditionnels pour la tenue de réunions ou encore en développant une thématique rattachée au site.
  • Du contenu et des occasions de contact. Dans un contexte où le monde du travail exige efficacité et performance, les participants aux réunions et aux congrès s’attendent à retirer de l’information pertinente et à établir des contacts qui leurs seront bénéfiques sur le plan professionnel.

Quoique sa santé dépende de plusieurs facteurs dynamiques, l’industrie des congrès et des réunions devrait continuer à bien se porter. La concurrence est féroce entre les destinations de même qu’entre les sites. Pour se positionner avantageusement, les intervenants doivent notamment s’assurer que leurs infrastructures et les services offerts répondent aux besoins actuels, mais ils doivent aussi être proactifs et mieux se démarquer.

Merci aux personnes suivantes de leur collaboration:
Amélie Asselin, conseillère Affaires publiques et communications, Palais des congrès de Montréal;
Nancy Lambert, présidente, Association des bureaux de congrès du Québec (ABCQ);
Geneviève Leclerc, CMP, chef du Service aux congrès internationaux, JPDL.

Lire aussi:

Le recrutement de la main-d’œuvre en tourisme: il est minuit moins une

Sources:
– Davidson, Rob. «EIBTM 2007 Industry Trends & Market Share Report», novembre 2007.
– Davidson, Tyler. «2008 Meetings Market Trends Survey», Meetings South, janvier 2008.
– Meeting Professionals International. «Future Watch 2008», American Express, 2007.

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Produits et activités Tendances

Les tendances 2008 pour des spas en «santé»!

Le produit spa s’est développé à la vitesse grand V et s’insère tout naturellement dans l’offre touristique actuelle, du moins en ce qui concerne les spas d’hôtel et de destination. L’offre de spas semble maintenant bien implantée en Amérique du Nord et elle est rythmée par des tendances qui lui sont propres. L’International Spa Association (ISPA), le regroupement québécois Spa Relais Santé ainsi que d’autres intervenants de ce secteur ont identifié les principales tendances qui devraient teinter 2008. Voici celles qui ont retenu notre attention.

  • Le spa nordique. Le concept visant à passer du chaud au froid – du sauna ou du bain vapeur à une «saucette» dans un cours d’eau ou un lac, surtout en hiver – en séduit plus d’un. Ce type de produit, qui offre un moment de détente en plein air, connaît une croissance importante au Québec. Il semble constituer, entre autres, une porte d’entrée pour une clientèle pour qui le spa classique n’est pas familier.
  • La cuisine à l’honneur. Spa et repas gastronomique santé forment une combinaison recherchée. Mais on veut aussi participer et rapporter à la maison les bonnes idées! Selon l’ISPA, quelque 19% des spas offrent des expériences
    culinaires telles que des cours de cuisine avec des chefs célèbres ou encore des leçons privées de cuisine santé.
  • Les produits locaux en vedette. Tant pour la cuisine que les traitements, on priorise les produits du terroir. Ces derniers sont de plus en plus appréciés et recherchés.
  • Pour un style de vie santé. La moitié des spas américains offrent des programmes axés sur l’adoption d’un style de vie sain, comme des consultations sur la nutrition, sur l’adoption de bonnes habitudes alimentaires, la perte de poids et la prévention de l’obésité, ou encore des programmes d’exercices et de méditation.
  • Des expériences personnalisées. Les spas créent des expériences sur mesure pour leurs clients. Ces derniers peuvent réserver une plage horaire plutôt que des services spécifiques. L’expérience est alors entièrement composée selon leurs préférences: des traitements aux produits, en passant par la musique.
  • Les ados: un segment de clientèle grandissant. Selon l’ISPA, près de 4 millions d’adolescents ont fréquenté un spa. Quelque 16% des spas proposent des traitements spécifiques pour ados, 34% ont conçu des forfaits pour eux et 17% en ont pour les enfants. À titre d’exemple, le Pedicure Party du Arizona Grand Spa comprend une séance de pédicure pour un minimum de trois personnes (ados ou adultes), de la musique, des magazines, des amuse-gueule et quelques accessoires mode.
  • Les affaires et le spa. On prévoit davantage de séjours au spa pour une réunion, un congrès ou encore une retraite entre cadres pour réflexion stratégique!
  • Des spas plus verts. Selon l’ISPA, environ 86% des spas au Canada appliquent des mesures pro environnementales: jardins biologiques sur place, recours aux produits locaux et bio, maquillages minéraux, bâtiments verts, etc.
  • Internet au spa. Pour accommoder les clients qui souhaitent avoir accès à Internet à certains moments de leur visite, des spas intègrent des salles ou des chambres de relaxation avec connexion sans fil.
  • Habiter au spa. L’achat d’une unité d’hébergement dans un spa est à la hausse aux États-Unis. Le réputé spa Canyon Ranch compte désormais des extensions immobilières composées de condos de luxe et des mêmes services et infrastructures que dans ses établissements de spa. Au Québec, plusieurs nouveaux complexes immobiliers haut de gamme aménagent des installations complètes de détente.
  • Plus de traitements… indigènes et exotiques (méthodes faisant référence aux coutumes aborigènes, massages orientaux, produits inusités, etc.), anti-âge, par l’eau, pour favoriser la fertilité… Tous ces traitements existent déjà depuis un bon moment, mais on les retrouve dans un nombre croissant de spas.

Quelques chiffres…
L’International Spa Association (ISPA) dévoilait, en décembre 2007, les résultats de sa 2007 Spa Industry Study concernant les États-Unis et le Canada. D’entrée de jeu, le rapport révèle qu’il s’agit d’un secteur d’activité fort et en santé. Pour illustrer le poids de cette industrie, le tableau qui suit résume les faits saillants de cette étude. Les données concernent l’année 2006 et celles entre parenthèses indiquent l’évolution par rapport à 2001. Précisons avant tout que les critères de l’ISPA concernant l’appellation «spa» ne sont pas les mêmes que ceux considérés par le regroupement québécois Spa Relais Santé qui, dans ce dernier cas, sont plus restrictifs. Les chiffres ci-dessous doivent donc être interprétés avec une certaine réserve.

La croissance des cinq dernières années est particulièrement forte au Canada, alors que les États-Unis semblent avoir atteint une certaine saturation. Selon les données du Print Measurement Bureau (PMB 2007), 8% (538 000) des Québécois de 12 ans et plus sont allés dans un spa au cours des douze derniers mois; c’est presque trois fois plus qu’en 2001 (PMB 2002).

Une autre étude, réalisée pour la Commission canadienne du tourisme en 2006, indique que l’offre de spas en Colombie-Britannique et au Québec est axée sur le tourisme plus qu’ailleurs au pays. Certains établissements déploient une offre de calibre international. On soutient d’ailleurs que le tourisme de santé au Canada, malgré la qualité de son produit, demeure encore un secret bien gardé… Ébruitons-le et tirons profit de ces tendances pour bonifier les expériences en spa.

Merci à Claire Levasseur, directrice générale de Spas Relais Santé, de sa collaboration.

Lire aussi:

L’industrie des spas a-t-elle atteint la saturation?
Le spa en hôtel: simple service complémentaire ou centre de profits?

Sources:
– Chaire de Tourisme Transat. «Portrait des spas et des centres de santé sur le plan mondial et positionnement de l’industrie au Québec», juillet 2003.
– Commission canadienne du tourisme. «Profil du secteur des spas au Canada», juillet 2006, (consulté le 23 janvier 2008).
– Here Is the City. «Spa Trends to Watch in 2008», 16 décembre 2007.
– ISPA. «2008 Spa Industry Trend Watch», (consulté le 18 janvier 2008).
– ISPA. «ISPA Releases 2007 Spa Industry Study Profiling the United States and Canada», (consulté le 23 janvier 2008).
– Karimi, Sabah. «Top Spa Trends and Treatments for 2008», (consulté le 21 janvier 2008).
– SpaFinder. «Top Ten Spa Trend to Watch in 2008», (consulté le 21 janvier 2008).

Sites Internet:
Arizona Grand Resort
Canyon Ranch Resort & Hotel
Spas Relais Santé
The Lodge at Woodloch

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Le plein air et le luxe font bon ménage!

Le tourisme de plein air et d’aventure n’est plus synonyme d’inconfort et de vie à la dure, au contraire. Les touristes ont le goût du luxe, les amateurs de plein air aussi. Et les gens s’intéressent davantage au plein air s’il peut se pratiquer dans le confort. De plus en plus de voyageurs recherchent des expériences riches en aventure et en authenticité, mais aussi un service cinq étoiles. Du moins, on assiste à l’émergence de nombreux produits les combinant. À cet effet, les grands espaces québécois représentent une ressource pleine de potentiel!

L’attitude face aux produits de luxe a changé. En cette ère où l’on souhaite vivre des «expériences», les voyages de luxe s’inscrivent tout à fait dans ce mode de pensée; surtout lorsque luxe signifie exclusivité, service exceptionnel et confort. Aussi les notions d’exotisme, d’authenticité et la participation à des activités hors du commun se greffent-elles à celle du luxe.

 

Croissance du tourisme de luxe

Le marché des voyages de luxe enregistre actuellement une croissance importante. On l’observe, notamment, par la hausse des taux d’occupation des hôtels haut de gamme et des resorts et par la demande accrue pour les croisières. Selon le Print Measurement Bureau (PMB), 1,5 million de Canadiens choisissent de l’hébergement de luxe en vacances. Autrefois réservé à l’élite, le «luxe» semble maintenant plus accessible. (Lire aussi: La nouvelle image de la clientèle de luxe.) Deux grands facteurs expliquent ce phénomène: la population fortunée est en croissance et la notion de luxe a pris de l’expansion. Aussi, non seulement les gens riches sont-ils de plus en plus nombreux, mais le luxe ne leur est plus exclusif. Enfin, certains niveaux de luxe sont maintenant davantage accessibles à la population.

Qui sont ces voyageurs?

Comme le souligne une récente étude du Travel & Tourism Analyst, il n’y a pas de portrait type de l’adepte des voyages de luxe puisqu’il s’agit d’un marché très éclaté. Cette étude identifie tout de même sept grands segments de marché:

  • Jeunes professionnels (25-35 ans): ils n’ont pas encore d’enfants, ils ont un bon revenu discrétionnaire et ont le goût de voyager.
  • Empty nesters (50-64 ans): c’est la principale clientèle des voyages de luxe. Souvent libérés des obligations financières, n’ayant plus d’enfant à charge, ils ont toujours un salaire et donc un revenu discrétionnaire élevé. De plus, ils sont encore assez jeunes pour voyager beaucoup.
  • Retraités (65 ans et plus): ils ont du temps, les plus jeunes de cette catégorie souhaitent en profiter et voyager.
  • Familles: les voyages de luxe en famille sont très tendance. Les couples recherchent des destinations qui vont plaire aux enfants, mais ne veulent pas compromettre la qualité de leur expérience.
  • Voyageurs pour occasion spéciale: ils sont prêts à payer pour souligner un événement: mariage, anniversaire, lune de miel, etc.
  • Aspirational travellers: ils ne sont pas riches, mais économisent et s’offrent des vacances cinq étoiles.
  • Riches: segment typique des voyages de luxe. En 2005, on estimait la population mondiale de millionnaires (en USD) à 8,7 millions. Selon le World Wealth Report de 2006, le continent de l’Amérique du Nord compte le plus grand nombre de riches au monde.

Les tendances

Voici quelques tendances qui orientent le marché des voyages de luxe.

  • des séjours plus courts, plus fréquents
  • les voyages avec les enfants
  • l’Asie, une destination de luxe en demande
  • les établissements verts ont la cote
  • de plus en plus de voyages de groupes (amis, collègues, groupes de femmes professionnelles)
  • le goût de l’authenticité et, surtout, de vivre une «expérience»
  • l’aventure comme motif premier du voyage de luxe

L’aventure de luxe

Les activités de plein air et d’aventure s’insèrent extrêmement bien dans le concept de l’expérience. Sensations fortes, activités inhabituelles dans un décor authentique, communion avec la nature et… haute gastronomie, lieux exclusifs, confort inégalé, services personnalisés et de haute qualité, qui dit mieux? Le plein air de luxe est plutôt séduisant! Voici quelques exemples de concepts inspirants.

 

Gastronomie et plein air

Picnics on the Piste, Alpes

Initiative fort originale, l’entreprise Picnics on the Piste permet aux skieurs de se faire livrer un pique-nique en pleine montagne. Desservant plusieurs stations de ski des Alpes, la petite entreprise offre divers menus, de simples (soupe, baguettes, viandes froides et fromage) à plus élaborés (foie gras, charcuteries, champagne) avec serveur. Elle livre le repas, réalisé avec des produits locaux de qualité, à l’endroit et à l’heure désirés. http://www.picnicsonthepiste.com/

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Les sentiers gastronomes, Québec

Dans le même esprit que Picnics on the Piste, mais au Québec cette fois-ci, le chef François Paré, mordu de plein air, s’engage à cuisiner là où on le lui demande. Dans une cabane en pleine forêt, sur l’eau, au bord de la plage, au sommet d’une montagne, il «traîne» ses spécialités du terroir québécois et ses menus gourmands. Le concept est audacieux! http://lessentiersgastronomes.com/

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Centre de villégiature et camping de luxe

Dunton Hot Springs, Colorado (États-Unis)

Dans les Rocheuses du Colorado, une ville minière du 19e siècle a été récupérée et les bâtiments restaurés. Situé sur une source d’eaux thermales, le luxueux resort regroupe 18 bâtiments, dont 12 cabines et 6 chalets à usage commun (bain thermal, salle de yoga, bibliothèque, salon, bar… etc.). Il accueille, entre autres, les adeptes de l’équitation, les skieurs de randonnée, les héliskieurs, les randonneurs, les pêcheurs et les amateurs de spa et de sources thermales. http://www.duntonhotsprings.com/

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Clayoquot Wilderness Resorts, Colombie-Britannique (Canada)

Le Clayoquot Wilderness Resort à Tofino, en Colombie-Britannique, est un lieu de «glamping»… ou si vous voulez, de glamorous camping! Localisé dans la forêt humide de la côte ouest de l’île de Vancouver, site unique au monde, ce resort écotouristique ultra luxueux fait dans l’aventure douce. (Lire aussi: Et si l’hôtellerie de luxe diversifiait son offre par le biais du camping?) On y dort sous la tente… richement meublée. La salle à manger, également sous la tente, est tout aussi luxueuse. Fine gastronomie, produits locaux et bonnes bouteilles sont au menu. http://www.wildretreat.com/

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Whitepod, Suisse

Whitepod est un camp écologique de luxe situé à 1400 mètres d’altitude dans les Alpes suisses. Il est composé d’un chalet principal et de neufs pods (tentes en forme de dôme). On y accède en skis ou en raquettes. Récipiendaire d’un Responsible Tourism Award en 2005, le concept allie tradition et technologie. Chaque pod est équipé d’un lit, chauffé au poêle à bois et isolé avec des matériaux performants. Le domaine offre du ski de jour comme de nuit, sur des pistes privées. http://www.whitepod.com/

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Le Québec compte déjà plusieurs centres de villégiature haut de gamme implantés dans des milieux naturels de grande qualité. Pensons notamment à l’Auberge du lac Taureau dans Lanaudière, à l’Hôtel Sacacomie et à l’Auberge du Lac-à-l’Eau-Claire en Mauricie, à l’Auberge de montagne des Chics-Chocs (Sépaq) en Gaspésie, au Fairmont Kenauk au Château Montebello en Outaouais ou encore au village Windigo dans les Hautes-Laurentides. Dans Charlevoix, le projet de développement du territoire Le Massif implique, entre autres, des infrastructures spectaculaires, dont l’hébergement intégré au milieu naturel ainsi que des composantes originales et distinctives, donc luxueuses en termes de qualité, d’authenticité et d’expérience globale.

Des projets novateurs et écologiques, offrant des expériences uniques, de l’aventure dans un milieu naturel remarquable et un service de haute qualité, constituent aujourd’hui des éléments très prisés par le tourisme de luxe. Et ce type de pratique du plein air semble séduire une clientèle grandissante. Le territoire québécois regorge de sites naturels magnifiques; l’industrie touristique saura-t-elle tirer profit de cette tendance?

Lire aussi:
La nouvelle image de la clientèle de luxe
Et si l’hôtellerie de luxe diversifiait son offre par le biais du camping?

Sources:
– Capgemeni & Merrill Lynch. «World Wealth Report 2006», [www.us.capgemini.com/worldwealthreport06/]
– Dolores, Colo. «Dunton Hot Springs», Fortune, 29 octobre 2007.
– Karlinsky, Neal. «Glamourous Camping: Where Wild Meets Refined», ABC News, 19 juin 2007.
– Print Measurement Bureau 2007.
– Travel & Tourism Analyst. «Luxury Travel», Mintel, no 12, juillet 2007.

Sites Internet:
Auberge de montagne des Chics-Chocs
Auberge du Lac-à-l’Eau-Claire
Auberge du lac Taureau
Clayoquot Wilderness Resorts
Dunton Hot Springs
Hôtel Sacacomie
Fairmont Kenauk au Château Montebello
Le Massif
Les sentiers gastronomes
Picnics on the Piste
Whitepod
Windigo

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Customer segments Facts and figures

Enough of Gen-X, Y and the Boomers; here comes the senior market

Consumer society has not always been responsive to the needs of travellers aged 60 and up. And yet, this customer segment is flourishing as the world’s ageing population creates a major demographic shift. When they are healthy and free of time constraints and financial obligations, older consumers are an ideal clientele. Now is the time to examine the characteristics and preferred leisure activities of seniors, an emerging consumer market.

At what age does one become a “senior”?

There are numerous terms to describe individuals of a “certain age”: seniors, senior citizens, Golden Agers, pensioners, retirees, the elderly. The age at which one assumes the title of “senior” varies from 55 to 65, depending on the study or statistic. To distinguish seniors from Baby Boomers (those born between 1947 and 1966), who are currently 41 to 60 years old and have already been examined by the Tourism Intelligence Network, this article will focus on drawing a portrait of those aged 60 and up. Naturally, any predictions, even short-term ones, will inevitably include some Baby Boomers as they are slowly entering this market segment, creating what some have called the “senior boom” or “senior surge.” However, the seniors of tomorrow will definitely be very different from those of today.

The silent generation

At the present time, the 60+ market segment is populated by members of the “silent generation.” Marked by the war and thus, in many respects, less spoiled than later generations, this generation can be characterized as follows:

  • instilled with a sense of duty
  • respectful of authority
  • looking for stability
  • thrifty and cautious
  • often neophytes when it comes to information and communications technologies

These are, of course, generalizations, and they apply in varying degrees, depending on the age of the individual in this cohort. For example, many 60-year-olds are familiar with or even experienced in information technology, unlike those aged 75 and up.

Quebec seniors

In Quebec alone, there were 1.5 million people aged 60 and over in 2006, or 20% of the entire population. According to the Institut de la Statistique du Québec, this number will grow to 2.27 million by 2026 to represent 28% of all Quebeckers. The Print Measurement Bureau (PMB) estimates that 621,000 Quebeckers aged 60 and up have taken an overnight vacation trip within Canada in the past 12 months, with 475,000 of these trips taken in Quebec. During the same period, 356,000 Quebec seniors travelled outside the country.

Figure 1
Percentage of Quebeckers aged 60 and up
who took at least one overnight trip in the past 12 months

Visiting friends and relatives

The preferred type of accommodation for seniors travelling in Canada is the home of friends and relatives (44%), followed by a hotel (25%); amongst the general population, the favourite accommodation is a hotel.

Figure 2

The primary activities of these travellers are visiting friends and relatives (54%) – which is higher than the percentage recorded for the entire population –, sightseeing (38%) and shopping (25%). Furthermore, the percentage of golfers is higher among seniors (7%) than it is among the overall travelling population (4%).

Figure 3

Walking, cultural activities and golf

Generally speaking, those aged 60 and up also engage in a number of leisure activities that can be easily practised when travelling: walking and biking, live theatre, classical music concerts, museum visits and golf, for example (Figure 4).

Figure 4
Percentage of Quebec seniors participating in leisure and sports activities

Destinations

The foreign destinations most often visited by Quebec seniors are listed in the following table. When compared to Quebeckers of all ages, a higher percentage of seniors have gone to Florida and Italy.

Table 1
Top destinations of Quebec seniors who have travelled outside the country in the past 3 years

The senior market also represents:
• one-third (32.5%) of all Quebec coach travellers (for trips within Canada)
• 30% of travellers who have taken a cruise in the past 3 years
• 57% of those who use travellers’ cheques
• 25% of the clientele of Quebec travel wholesalers (65 and over)

Products adapted to seniors

Some companies are targeting this booming market. At Boston travel agency Vantage Deluxe World Travel, the median customer age is 71 and trips and travel components are selected to meet the needs and desires of this clientele. For example:

  • trips are longer than average
  • itineraries are less full, meaning that sites can be visited at a leisurely pace
  • cruise ships are smaller, with spacious cabins
  • customers can travel alone or be paired with a travel companion

As the AG2R Group notes, to accommodate travelling seniors, one must provide secondary services:

  • transfers to and from airports
  • baggage transportation or even shipping bags in advance
  • especially attentive and warm receptions in hotels

Some Quebec ski resorts offer lifetime passes to those aged 70 and up. These seniors must first purchase a regular season pass, which is then automatically renewed the following year. Older skiers practise the sport with friends, who are sometimes younger, or with family members, so they bring “paying” skiers with them. They also tend to visit resorts during less busy periods.

Seniors around the world

Thanks to scientific progress, human beings are living longer, healthier lives. The age pyramid is slowly becoming inverted in most developed countries. In conclusion, here are a few facts and figures about the senior phenomenon around the world:

  • By the year 2050, more than one person out of five, or 22% of the world’s population, will be aged 60 and up, compared to only 10% today. The number of people over the age of 60 was 602 million in 2000; this number will rise to nearly 2 billion by 2050.
  • In the United States, some 37 million people are aged 65 and over, and 9.2 million of them are aged 80 and up.
  • The Americas are home to 75 million seniors (those born before 1945).
  • France was home to 200 centenarians in 1950, 3760 in 1990 and 18,962 as of January 2007. According to the Institut National de la Statistique et des Études Économiques (INSEE), this number will rise to 150,000 by 2050. France now keeps a list of “supercentenarians,” that is, those over the age of 110.
  • In the United Kingdom, recreation accounts for the largest share of household spending among seniors, more than lodging and food.
  • In the very near future, seniors will represent the largest customer segment for the travel industry.

Sources:
– Durand, Amandine. “Seniors: les agences de voyage spécialisées,” L’Internaute. [www.linternaute.com] Last accessed December 14, 2007.
– Hunter-Jones, Philippa and Adele Blackburn. “Understanding the Relationship between Holiday Taking and Self-Assessed Health: An Exploratory Study of Senior Tourism,” International Journal of Consumer Studies, Vol. 31, No. 5, September 2007.
– Institut de la statistique du Québec, 2006.
– Institut de la statistique du Québec, Si la tendance se maintient… Perspectives démographiques, Québec et régions, 2001-2051, November 2004.
– Mesmer, Philippe. “Bienvenue dans un monde senior,” Vivre en 2020, Le Monde, hors série, October 2007.
– Pak, Cabrini and Ajit Kambil. “Over 50 and Ready To Shop: Serving the Aging Consumer,” Journal of Business Strategy, 2006, Vol. 27, No. 6.
– Print Measurement Bureau, 2007.
– Seniorjournal.com. “Travel Agencies that Target Senior Citizens May Best Meet Special Travel Needs,” Senior Citizen Travel & Vacation, September 10, 2007.

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Faits et chiffres Segments de clientèles

Après les X, les Y et les boomers, voici le marché des seniors

La société de consommation n’a pas toujours répondu aux besoins des voyageurs de 60 ans et plus. Il s’agit pourtant d’une clientèle en pleine croissance en cette ère où le vieillissement de la population domine l’évolution démographique. Quand ils sont en santé et libérés des horaires contraignants et des obligations financières, les seniors représentent un marché en or. Il est grand temps de s’intéresser au profil de nos aînés et à leurs préférences en matière de loisirs. Portrait d’un segment de marché grandissant.

À quel âge devient-on senior?

Les seniors, les personnes âgées, les aînés, les gens du troisième âge ou encore le marché gris, on multiplie les termes pour désigner les gens «d’un certain âge». En fait, selon les études et les statistiques, l’âge d’accès au titre de senior varie de 55 à 65 ans. Pour distinguer les seniors des baby-boomers (1947-1966) qui, à l’heure actuelle, regroupent les 41 à 60 ans et constituent un marché amplement documenté au Réseau de veille, nous tenterons ici de cerner le profil des 60 ans et plus. Naturellement, les prévisions, même à court terme, englobent nécessairement les baby-boomers, qui entrent peu à peu dans ce segment de marché. Certains parlent désormais des papy-boomers. Précisons d’ailleurs que les seniors de demain seront, à coup sûr, très différents de ceux d’aujourd’hui.

La génération silencieuse

Actuellement, le segment des 60 ans et plus est occupé par la «génération silencieuse». Cette dernière, marquée par la guerre, moins choyée que les générations subséquentes sur plusieurs plans, se caractérise notamment de la façon suivante:

  • imprégnée par le sens du devoir,
  • respectueuse de l’autorité,
  • recherchant la stabilité,
  • économe et prudente,
  • souvent néophyte face aux technologies de l’information et des communications.

Il s’agit bien sûr de généralités. Aussi, ces qualificatifs peuvent-ils s’appliquer à divers degrés selon l’âge des individus de cette cohorte. Ceux de 60 ans, par exemple, sont initiés ou même expérimentés en matière de technologie de l’information, contrairement aux plus de 75 ans.

Les seniors québécois

Au Québec seulement, on dénombrait 1,5 million de personnes de 60 ans et plus en 2006, soit 20% de l’ensemble de la population. Selon l’Institut de la Statistique du Québec, ce nombre s’élèvera à 2,27 millions en 2026 et représentera 28% des Québécois. Le Print Measurement Bureau (PMB) estime à 621 000 le nombre de Québécois de 60 ans et plus ayant réalisé un voyage de vacances d’une nuit ou plus au Canada au cours des 12 derniers mois, dont 475 000 au Québec. Pour cette même période, 356 000 seniors ont voyagé à l’étranger.

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Visiter des parents et des amis

Le premier mode d’hébergement des seniors en voyage au Canada est la résidence de parents et d’amis (44%), suivi par l’hôtel (25%), alors que la population en général préfère l’hôtel.

CB_2007-12_seniors_grphq2

Les principales activités de voyage de ces touristes sont la visite (54%) des parents et des amis – plus que la moyenne de la population – , le sight-seeing (38%) et le magasinage (25%). En outre, les seniors pratiquent le golf dans une plus forte proportion (7%) que la moyenne de la population (4%).

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Randonnées, activités culturelles et golf

De façon générale, les 60 ans et plus s’adonnent également à plusieurs activités de loisirs qui peuvent très bien se pratiquer lors d’un voyage: randonnées pédestres ou à vélo, théâtre, concerts de musique classique, visites de musées et golf, par exemple (graphique 4).

CB_2007-12_seniors_grphq4

Destinations

Les destinations étrangères les plus visitées par les seniors québécois sont présentées au tableau suivant. On y constate que l’État de la Floride et l’Italie accueillent une plus forte proportion de seniors que de Québécois, tous âges confondus.CB_2007-12_seniors_tbl1

Un marché qui représente aussi:

  • le tiers (32,5%) des voyageurs québécois par autobus (pour un voyage au Canada),
  • 30% des gens qui ont fait une croisière au cours des 3 dernières années,
  • 57% de ceux qui ont utilisé des chèques de voyage,
  • 25% de la clientèle des grossistes québécois (65 ans et plus).

Des produits adaptés aux seniors

Certaines entreprises misent sur ce marché florissant. L’âge médian de la clientèle de l’agence de voyage bostonienne Vantage Deluxe World Travel est de 71 ans. Les voyages et leurs composantes sont choisis en fonction des besoins et des désirs de cette clientèle. Mentionnons, entre autres:

  • des séjours plus longs que la moyenne,
  • des itinéraires moins chargés, offrant la possibilité de visiter à un rythme paisible,
  • des bateaux de croisières plus petits avec des cabines spacieuses,
  • la possibilité de voyager seul ou encore d’être jumelé à un compagnon de voyage.

Pour l’agence de voyage AG2R, ce sont surtout les services périphériques qui accommoderont les seniors. Parmi ces derniers, soulignons:

  • les transferts depuis et vers les aéroports,
  • le transport des bagages et même leur expédition à l’avance,
  • l’accueil particulièrement soigné et chaleureux dans les hôtels.

Certaines stations de ski du Québec offrent des abonnements à vie aux 70 ans et plus. Ces derniers doivent d’abord se procurer un abonnement régulier qui sera automatiquement renouvelé l’année suivante. Comme ces skieurs pratiquent ce sport avec des amis, parfois plus jeunes, ou encore avec leur famille, ils entraînent avec eux des skieurs «payants». Ils fréquentent aussi les stations en dehors des périodes de fort achalandage.

À l’échelle mondiale

Grâce aux progrès de la science, l’être humain vit de plus en plus longtemps et en bonne santé. La pyramide des âges s’inverse peu à peu dans la plupart des pays développés. Voici, en conclusion, quelques faits et chiffres illustrant le phénomène à l’échelle mondiale:

  • Plus d’un Terrien sur 5 (22%) sera âgé de 60 ans et plus en 2050, contre 10% aujourd’hui. Les plus de 60 ans étaient 602 millions en 2000; ils seront près de 2 milliards en 2050.
  • Aux États-Unis, on compte quelque 37 millions de 65 ans et plus, dont 9,2 millions de 80 ans et plus.
  • L’Amérique regroupe 75 millions de seniors (nés avant 1945).
  • La France comptait 200 centenaires en 1950, 3760 en 1990 et 18 962 en janvier 2007. L’Insee (Institut National de la Statistique et des Études Économiques) estime leur nombre à 150 000 en 2050. On répertorie maintenant les «supercentenaires» français, soit ceux qui dépassent 107 ans.
  • Au Royaume-Uni, les loisirs représentent la plus grande part des dépenses des ménages seniors, plus que l’habitation et l’alimentation.
  • Les seniors seront très bientôt le plus grand segment de marché pour l’industrie du tourisme.

Sources:
– Durand, Amandine. «Seniors: les agences de voyage spécialisées», L’Internaute, [www.linternaute.com], consulté le 14 décembre 2007.
– Hunter-Jones, Philippa et Adele Blackburn. «Understanding the Relationship between Holiday Taking and Self-assessed Health: an Exploratory Study of Senior Tourism», International Journal of Consumer Studies, vol. 31, septembre 2007.
– Institut de la statistique du Québec, 2006.
– Institut de la statistique du Québec, «Si la tendance se maintient… Perspectives démographiques, Québec et régions, 2001-2051», novembre 2004.
– Mesmer, Philippe. «Bienvenue dans un monde senior», Vivre en 2020. Le Monde, hors série, octobre 2007.
– Pak, Cabrini et Ajit Kambil. «Over 50 and Ready To Shop: Serving the Aging Consumer», Journal of Business Strategy, 2006, vol. 27, no 6.
– Print Measurement Bureau, 2007.
– Seniorjournal.com. «Travel Agencies that Target Senior Citizens May Best Meet Special Travel Needs», Senior Citizen Travel & Vacation, 10 septembre 2007.

Lire aussi:

Les seniors sont-ils vraiment des touristes différents des autres?
Seniors, baby-boomers, générations X et Y – des clients, mais aussi des employés.

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Marketing

Des publicités inspirantes

Depuis plus de 50 ans, les Adrian Awards soulignent l’excellence des actions marketing du milieu touristique. Le 50e anniversaire de cette compétition dévoilait, en 2007, les initiatives les plus réussies choisies parmi 1200 candidatures en provenance de 36 pays. Ces publicités sont chacune le résultat d’une démarche réfléchie, d’une volonté de se démarquer et d’une approche créative.

La Hospitality Sales & Marketing Association International (HSMAI) – regroupement à l’origine des Adrian Awards – présente une «A-list» des 16 lauréats de 2006, sous forme d’études de cas. Le présent article en résume quatre. Laissez-vous inspirer!

Hilton Hotels

Les chaînes d’hôtels haut de gamme se livrent une féroce concurrence. La compétition intense entre Hyatt, Westin, Marriott, Sheraton et Hilton les a entraînés, entre autres, vers une surenchère du confort, notamment avec des lits plus douillets les uns que les autres. Dès lors, Hilton entame une réflexion: il faut trouver une façon de se différencier et de revitaliser la marque, une icône en fait, qui commence à s’essouffler. Hilton souhaite réaffirmer son leadership comme grande marque du monde.

Pour relever ce défi, on vise notamment une hausse de 20% de la différenciation de la marque, soit, par exemple, par association du slogan à la marque. Aussi, mise-t-on sur une augmentation de 5% du RevPAR et de 5% du tarif quotidien moyen. L’approche préconisée s’appuie sur l’essence même d’un voyage, soit le déplacement d’un point A à un point B; entre les deux, une transformation s’opère.

La campagne Travel Should Take You Places a recours à des images très simples: un symbole et peu de mots. En plus de capter l’attention, cette simplicité permet à chacun de se projeter dans le contexte suggéré. Ce visuel a été utilisé pour des publicités télé, imprimées et en ligne.

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Par cette nouvelle signature, Hilton se démarque et dépasse ses objectifs de performance, et ce, seulement 10 mois après le lancement.

Las Vegas Convention & Visitors Authority

La campagne publicitaire What Happens Here, Stays Here a propulsé la notoriété de la marque Las Vegas. Véritable succès à la télévision américaine, les messages publicitaires mettaient en scène différentes situations où le visiteur, totalement désinhibé, est complètement transformé par la liberté que lui confère Las Vegas. Puis, en contraste, on le voyait réintégrer son quotidien.

La stratégie envisagée consiste à pousser encore plus loin le concept. On cherche à élaborer une campagne publicitaire qui intègre le positionnement de Las Vegas basé sur l’idée de la liberté pour adulte (adult freedom) et celle de la transformation.

Ainsi, la campagne Be anyone a été créée pour renforcer l’image de marque déjà bien implantée sur le thème What Happens Here, Stays Here. Cette campagne vise aussi à «éduquer», c’est-à-dire à informer le public du type d’offre, ainsi qu’à démontrer que le visiteur n’est pas seulement un spectateur à Vegas, il participe, il joue un rôle et il contribue à l’expérience.

Pour laisser libre cours à l’imagination, les pubs télé et en ligne Be anyone invitent l’individu à remplir les espaces vides afin de se constituer un personnage. La mention What Happens Here, Stays Here sous-entend une grande permissivité de la destination et invite à l’audace!

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La notoriété de la marque a grimpé de façon fulgurante durant les deux premières semaines de la campagne: plus de 80% en notoriété spontanée. Les gens ont participé en grand nombre en complétant les espaces vides pour se créer un personnage (sur papier et en ligne). À la suite du lancement de la campagne, le trafic sur le site VisitLasVegas.com a cru de 26%. Les concours lancés dans le cadre de cette campagne ont aussi connu un très grand succès.

Sheraton Hotels & Resorts

Le groupe Sheraton de Waikiki, à Hawaï, comprend quatre hôtels. Les départements Food & Beverage et Entertainment représentent une importante part de marché. Pour les promouvoir, chaque établissement créait ses propres affiches. Avec les années, les images et les messages sont devenus désuets. Il était temps de créer un nouveau visuel, cohérent avec la destination Waikiki.

Les objectifs visés par le concept publicitaire consistent à changer l’image et à élever la notoriété des vitrines de nourriture et boisson et de divertissement ainsi que de capter l’attention des visiteurs qui recherchent des endroits excitants et agréables pour boire, manger et se divertir.

Pour attirer l’attention, on évite les affiches chargées d’information, les clichés maintes fois utilisés par le milieu de la restauration ou encore ceux typiques à Hawaï. On mise donc sur la simplicité et la créativité. Chaque affiche, très épurée, n’identifie qu’un seul établissement. L’approche est stylisée, le tout repose sur une image, souvent un élément en gros plan, et quelques mots.

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La campagne publicitaire a porté ses fruits. Les différents établissements ont enregistré, en moyenne, une hausse des dépenses en nourriture de 17,5% par couvert et de 20,3% en boisson. La satisfaction des visiteurs est également au rendez-vous. Dans l’ensemble, la campagne a généré une amélioration de la perception des services de nourriture et boisson et de divertissement par les visiteurs ainsi que par les employés.

The Zoological Society of San Diego

Le Wild Animal Park représente la section la moins connue du célèbre zoo de San Diego. Il est situé à quelque 55 kilomètres de ce dernier, à l’écart des attractions courantes de San Diego. Comme plusieurs visiteurs du zoo ne voient pas l’intérêt de parcourir une telle distance alors que l’accès au zoo est si simple et qu’une nouvelle exposition au parc, Lion Camp, voyait le jour, un nouveau support publicitaire s’imposait.

Des études ont révélé que les jeunes de 8 à 13 ans (les tweens) sont plus intéressés à visiter le parc que le zoo. Ils ont souvent une fascination pour ce qui «fait peur» tout en étant sécuritaire. Les parents de ces jeunes recherchent des activités enrichissantes mais répondant également à ce désir d’excitation. Le défi publicitaire devait donc combler ces deux besoins.

Par cette campagne, on souhaite:

  • augmenter la fréquentation annuelle du parc de 7%,
  • identifier un positionnement unique pour le parc (par rapport au zoo),
  • commencer à inculquer ce positionnement de la marque dans l’esprit des gens tout en augmentant la notoriété spontanée.

La principale distinction entre le zoo et le parc réside dans la représentation du milieu de vie des animaux. Dans le parc, les prédateurs et leurs proies habitent à proximité et plusieurs animaux partagent les mêmes grands territoires. C’est donc sur cette base que repose le message.

Pour le lancement du Lion Camp, le nouveau secteur du parc qui permet aux visiteurs d’approcher les lions jusqu’à quelques centimètres, on développe une image mettant en vedette un zèbre qui nargue un lion, son principal prédateur. Seule une vitre les sépare. Ce concept est apparu dans des pubs télé et dans les journaux.

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Les objectifs fixés en termes de fréquentation ont été atteints. Des enquêtes ont permis de révéler une augmentation de la notoriété spontanée de 4% après une année et de 10% après deux ans.

Soyez créatifs et imaginatifs!

Bien cerner son offre, la concurrence, le marché, se fixer des objectifs mesurables, élaborer une stratégie conséquente et, surtout, faire preuve de créativité et d’imagination; voilà quelques règles de base qui semblent avoir guidé les récipiendaires des Adrian Awards.

Source:

– Hospitality Sales & Marketing Association International. «Best of Show & Platinum Awards. Competition Case Studies. The A List», Marketing Review, hiver 2006-2007, vol. 24, no 1.