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La destination intelligente : pour une expérience bonifiée

La cinquième rencontre des Francophonies de l’e-tourisme (#fet5) s’est déroulée du 14 au 16 juin à Sherbrooke, sous le thème : la destination touristique intelligente : besoins, attentes et aspirations des voyageurs. Lors du forum public qui a eu lieu le 16 juin, les 23 experts de la Belgique, de la France, de la Suisse et du Québec ont présenté le fruit de leurs travaux, précédé par des présentations de plusieurs entreprises innovantes ayant à cœur le développement de la ville intelligente.

 

Une destination touristique intelligible pour le visiteur

Devenir une destination touristique intelligente est un passage obligé pour un territoire où se mêlent l’humain et le numérique. Au-delà de cette prémisse, c’est un territoire touristique plus intelligible qu’il faut concevoir, en focalisant sur l’expérience du visiteur.

C’est un territoire touristique plus intelligible qu’il faut concevoir

De cette vision, il est possible de développer le marketing de la demande, basé sur l’expérience et sur les attentes des visiteurs et non plus uniquement de mettre en avant les produits :

  • Approche « Produits » : informations, transaction, action/consommation
  • Approche « Expérience » : relation, étonnement/émotions, transitions, connexion.

Cette expérience peut être mise de l’avant grâce à une collaboration entre acteurs touristiques : organismes de gestion de la destination, collectivités territoriales et entreprises.

territoire intelligent

Ainsi, un territoire touristique intelligent répond à un double objectif : développer l’attractivité de la destination et renforcer l’activation de la communauté; ou comme se plaît à dire l’expert Paul Fabing, l’attractivation.

Des parties prenantes impliquées dans le territoire intelligent 

Le territoire intelligent est une combinaison de facteurs technologiques, humains et institutionnels. Les autorités locales et les collectivités territoriales agissent en faveur de la ville intelligente en rendant publiques les données (open data) et en créant des partenariats avec le privé, tout en impliquant la population.

Les organismes de gestion de la destination (OGD) et les offices de tourisme (OT) impliqués dans cette démarche doivent faire preuve d’une agilité organisationnelle afin de s’adapter aux tendances. Parmi les actions à favoriser, les OGD et OT doivent coordonner les informations pertinentes et les rendre facilement accessibles en temps réel, tout en collaborant avec les communautés locales, les touristes et les autorités pour cocréer l’expérience touristique.

Quels sont les outils du territoire intelligent?

Parmi les principales infrastructures du territoire intelligent, il y a :

  • Le Wi-Fi : il y a encore beaucoup de travail pour le rendre accessible sur un territoire;
  • L’affichage numérique : le premier contact numérique du visiteur avec la destination;
  • Les codes QR et la technologie NFC : tant que les fabricants ne permettront pas la lecture de codes ou de tags par leurs appareils mobiles, l’utilisation par le consommateur sera freinée;
  • Les aménagements urbains intelligents : pour une stratégie énergétique intelligente (par exemple les bornes électriques);
  • Les objets connectés : ils devraient être au nombre de 339 millions au Québec en 2020 selon Securisa. Ces outils créent une relation personnelle avec le visiteur. Ils permettent d’offrir la bonne information au bon moment. Il s’agit des téléphones intelligents, des montres interactives, des bracelets connectés, des robots conversationnels (chatbots) sur les messageries instantanées, etc.

territoire intelligent

Comment tirer de la valeur du big data ?

Le big data a plusieurs finalités : mieux comprendre les déplacements, les comportements et les perceptions des visiteurs ainsi que bonifier leur expérience.

Par exemple, l’entreprise de Magog Novom Networks a analysé en temps réel le comportement des festivaliers lors d’un événement. Si le temps d’attente pour entrer sur le site était trop long, les organisateurs pouvaient réagir rapidement et ajouter du personnel d’accueil. Autre exemple, celui de Voyages-sncf.com qui s’intéresse de près aux mégadonnées dans le but d’améliorer son service à la clientèle en ligne : ergonomie du site Web, ciblage des infolettres et personnalisation de la page d’accueil.

Pour une destination, les mégadonnées ouvrent la porte à de nombreux projets innovants relatifs aux informations en temps réel, qualifiées et contextuelles (météo, événement, avis clients, circulation, flux de visiteurs, etc.).

Les mégadonnées ouvrent la porte à de nombreux projets innovants relatifs aux informations en temps réel, qualifiées et contextuelles.

Comme le suggérait un des experts sur place, imaginons un baromètre instantané qui mesurerait le niveau d’expérience de la destination, par exemple : « Aujourd’hui, Sherbrooke est à 80 % de son potentiel touristique ».

Pour qui innove-t-on?

Par l’innovation, on cherche à améliorer l’attractivité et le rayonnement d’une destination, tout en contribuant à son développement économique. Un des grands enjeux est d’éviter la tentation de faire passer la technologie avant le besoin. Il faut plutôt réfléchir aux besoins spécifiques des visiteurs (le manque de repères et d’informations sur la destination sont les éléments qui les distinguent des résidents).

Selon une étude française réalisée récemment pour le compte de la Direction générale des entreprises, les innovations des entreprises touristiques sont destinées essentiellement à l’usager final et aux exploitants touristiques. Seul 1 % des entreprises touristiques travaillent à créer des innovations à l’échelle d’un territoire.

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Selon la même étude, moins de 10 % des entreprises touristiques innovantes se positionnent sur la dernière phase du cycle du voyageur (après le séjour), c’est-à-dire pour recueillir ses commentaires, le fidéliser, etc. À titre d’exemple, Luxury Retreat, spécialisé dans la location en ligne de résidences de luxe, récolte les commentaires de leurs clients sur les réseaux sociaux après le séjour, pour avoir plus de détails sur leur comportement durant le voyage et connaître leur appréciation.

Innover pour améliorer l’expérience à destination

Les innovations dans le tourisme sont rarement des innovations de ruptures (modèles disruptifs), celles qui créent de nouveaux besoins et qui changent le comportement des visiteurs. Elles sont plutôt concentrées dans les applications mobiles B2C. Pour renverser la tendance, il serait judicieux de trouver des façons de faire « vivre » la destination, sur le territoire, par exemple en plaçant des écrans dans les réceptions d’hôtels avec du contenu fourni par les OGD.

Il serait judicieux de trouver des façons de faire « vivre » la destination, sur le territoire

Le transport et l’hébergement ayant déjà des modèles disruptifs (Uber, BlablaCar, OTAs, Airbnb), il convient d’innover sur ces segments en se spécialisant. Il peut s’agir de se concentrer sur des périmètres géographiques (covoiturage en Île-de-France) ou encore sur des segments de clientèles (Stay22 pour les voyageurs d’affaires, Share Shed pour les amateurs de plein air).

Puisque l’expérimentation est essentielle à l’innovation, il est nécessaire de créer des occasions de mise en relation entre le monde de l’innovation et celui du tourisme. D’où l’utilité des incubateurs touristiques, ces structures d’accompagnement dédiées aux start-ups.

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Des aspects légaux et éthiques

Parmi les enjeux d’éthique, notons le risque de déshumaniser la destination si l’attention est concentrée sur les outils. De plus, des aspects légaux tels que la législation du pays, l’anonymisation des données et la transparence des processus décisionnels sont bien entendu à considérer pour développer une destination touristique intelligente.

Selon les experts, un territoire intelligent c’est…

… un territoire plus intelligible, ergonomique, humain, partagé et accueillant, au service des touristes et des résidents et qui bénéficie à tous les acteurs du territoire. À travers leurs travaux, les experts du e-tourisme ont démontré que la destination intelligente naît de la collaboration et de l’esprit d’ouverture des milieux des technologies, du tourisme et des collectivités.

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Consultez les parties 1 et 2 de la vidéo ainsi que la présentation dans notre section publications. L’événement qui est une initiative du Réseau de veille en tourisme et du blogue etourisme.info a été organisé par Destination Sherbrooke, Tourisme Cantons-de-l’Est et la Ville de Sherbrooke.

Source des photos : ©Réseau de veille en tourisme

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Marchés géographiques Technologies

Les voyageurs canadiens sont très actifs en ligne

Google a analysé le comportement des internautes canadiens à quatre moments du processus d’achat d’un voyage. Les données sont issues d’un sondage mené en novembre 2015 auprès de 1750 Canadiens, et de l’outil de mesure Media Metrix® Multi-Platform de comScore.

« Où sera ma prochaine aventure? », le moment de l’inspiration

  • 69 % des Canadiens visitent des sites Web de voyages sur une base mensuelle; plus de la moitié d’entre eux le font sur un appareil mobile.

  • Les Canadiens naviguent en moyenne 43 minutes par mois sur des sites Web de voyages.

« Je veux que ce voyage soit parfait », le moment de la planification

  • 88 % des voyageurs canadiens ont recherché de l’information en ligne pour leur dernier voyage personnel.

  • 48 % des Canadiens envisagent passer davantage de temps à magasiner en ligne, car ils accordent beaucoup d’importance au rapport qualité-prix.

« Oui, j’ai trouvé! », le moment de la réservation

  • Les Canadiens passent en moyenne 30 jours à planifier leur voyage, l’étape de la réservation dure en moyenne 6 jours.

  • Un Canadien sur deux affirme que la notoriété de la marque est importante dans la décision d’achat.

« Nous devons absolument faire ça! », le moment de l’expérience

  • 27 % des voyageurs d’agrément canadiens utilisent leur appareil mobile en voyage pour trouver de l’information.

  • La recherche en ligne est la seconde source utilisée par les Canadiens pour choisir des activités à destination, après l’exploration sur place.

 

Chacune des étapes menant à la concrétisation d’un voyage présente une occasion d’entrer en contact avec l’internaute. Voyez le détail de l’infographie de Google pour explorer deux études de cas, celles de Destination Colombie-Britannique et de Tourisme Nouvelle-Écosse.

 

Source image à la une : ©Pexels

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Technologies

RestoMontréal vient en aide aux plus démunis

Pour Anthony Mustillo, directeur et cofondateur de RestoMontréal, la Fête des restos est une occasion de célébrer la culture gastronomique d’ici, tout en soutenant les gens dans le besoin. En plus de verser 2 $ au réseau Les Banques alimentaires du Québec pour chaque téléchargement de son application, RestoMontréal organisera une soirée-bénéfice impliquant plusieurs de ses restaurants membres, le 30 mai prochain. Les participants à l’événement pourront ainsi déguster des bouchées cuisinées par onze établissements réunis aux Terrasses Bonsecours dans le Vieux-Port de Montréal.

Source de l’image à la une: fetedesrestos.ca

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Technologies

Technos québécoises pour dynamiser les événements d’affaires

À l’occasion de la journée nationale de l’industrie des réunions, le chapitre de Montréal et Québec du réseau Meeting Professionals International (MPI) organisait une demi-journée de conférences sur le thème des technologies. Pour l’occasion, des entrepreneurs québécois sont venus présenter leurs produits technologiques et leur utilité pour les événements d’affaires. Voici un aperçu de ces outils.

 

 

Maximiser les occasions de réseautage

Comme le souligne Alex Le Moëligou, les rencontres lors des événements d’affaires sont trop souvent laissées au hasard. Pour augmenter les chances de connexions fructueuses et pour exercer un plus grand contrôle sur ces moments de réseautage, M. Le Moëligou et son équipe de Folks Interactive Inc. ont créé l’application mobile Ties. Celle-ci permet à l’utilisateur de nouer des liens avec d’autres individus avant la tenue d’un événement. Les profils LinkedIn des participants sont liés à l’application. L’utilisateur de Ties peut donc choisir un événement, éplucher la liste des participants, consulter les profils et ainsi ouvrir la discussion par clavardage avec les personnes qu’il a ciblées. Cette application maximise les chances de créer des relations d’affaires porteuses au moment de l’événement. La vidéo ci-dessous explique le concept.

 

https://www.youtube.com/watch?v=a1KPD1l4NhQ

Dynamiser les tournois de golf

Pour ajouter du piquant au tournoi de golf annuel tout en offrant une belle vitrine aux commanditaires, Christophe Rousseau propose l’application pour appareil mobile Green 19. Parmi ses fonctionnalités, mentionnons :

·       le classement des équipes en temps réel;

·       des cartes de pointage interactives;

·       la diffusion de communiqués sur le terrain par messagerie;

·       le recours à la réalité augmentée afin de localiser le vert ainsi que les obstacles;

·       un appareil photo pour partager des clichés durant le tournoi;

·       de belles occasions d’insérer les logos des commanditaires à différents moments du parcours.

L’application Green 19 permet de maximiser la profitabilité de l’événement. Voici la vidéo promotionnelle :

Une borne de recharge aux couleurs du commanditaire

M. Jean-Nicolas Joly, de l’entreprise de Québec Afficharge propose l’installation de bornes de recharge pour les téléphones intelligents, notamment dans le cadre d’événements d’affaires. Les participants consultent leurs courriels, utilisent leur messagerie et ont recours à diverses applications qui nécessitent une certaine quantité d’énergie. La présence d’une borne de recharge sur place répond certainement à un besoin et cette installation peut recharger plusieurs appareils à la fois. Son écran permet la diffusion de publicités et de contenus de divertissement, et la borne peut être habillée selon le thème de l’événement ou encore mieux, personnalisée aux couleurs d’un commanditaire.

 

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Source : Afficharge

De la mégaprojection à l’holographie

M. Bertrand Rivière de Musion Canada, une entreprise de Sherbrooke, a mis de l’avant une série de technologies qui peuvent bonifier un événement d’affaires et contribuer à le rendre mémorable. En voici deux exemples.

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Cette technologie consiste à créer un environnement immersif qui propulsera les invités dans une ambiance unique grâce à une projection panoramique. Cette expérience sensorielle favorise une plus grande attention de l’audience, permettant ainsi à l’orateur de transmettre de l’information à un public absorbé dans une atmosphère exceptionnelle. Les possibilités de projections sont infinies.

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Source : Musion Canada

Téléprésence

Avec la téléprésence, le futur est réellement à nos portes. Cet hologramme qui reproduit une personne en temps réel à Montréal, lui permet d’apparaître à Paris ou ailleurs dans le monde, et d’interagir sur scène avec d’autres personnes, sans délai apparent. L’illusion est presque complète.

 

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Source : Musion Canada

La technologie RFID pour donner plus de liberté

Comme l’explique Dominic Gagnon, cofondateur de l’entreprise montréalaise Connect & Go, la technologie la plus pratique est celle qui ne nécessite pas d’interface. Les applications mobiles impliquent le recours au téléphone intelligent, il faut donc sortir l’appareil de sa poche, le déverrouiller, ouvrir l’application, puis exécuter la manœuvre souhaitée. Les bracelets de radio-identification (RFID) permettent de déclencher des actions beaucoup plus simplement (en passant devant une borne, par exemple). Connect & Go rend possible l’utilisation de systèmes RFID pour le paiement, l’activation et la collecte de données sur les participants à un événement par exemple.

Le festival de musique Osheaga, le Piknic Électronik de Dubai ou encore l’événement de commerce et créativité C2 Montréal ont eu recours aux services de Connect & Go à différents égards, que ce soit pour gérer les accès ou encore faciliter le partage sur les médias sociaux. À l’occasion de l’événement Capture Lifestyles Artisan Wine Tour qui se déroulait à l’automne 2015, des bracelets RFID ont permis aux participants de payer par un simple contact du bracelet à la borne, et qui plus est d’enregistrer les coordonnées des vins qu’ils avaient dégustés. Une fois l’événement terminé, la liste des produits ainsi que les lieux pour se les procurer ont pu être envoyés à chacun, avec des recommandations personnalisées, selon le profil.

Voici un aperçu de l’offre de Connect & Go :

Des questions? Lancez le micro!

Tout au long de cet avant-midi de conférences sur les technologies, un micro hors du commun circulait dans la salle. La Catchbox est un micro inséré dans une boîte matelassée qui peut être lancée comme un ballon. Voilà qui brise la glace et qui incite l’auditoire à interagir. La Catchbox n’est pas issue d’une entreprise québécoise, mais sa présence à la journée nationale de l’industrie des réunions MPI Montréal & Québec a généré l’enthousiasme général. Ci-dessous, la vidéo explicative :

 

La technologie se décline ainsi en de multiples possibilités pour rehausser les événements d’affaires. Certaines sont coûteuses, d’autres s’avèrent abordables, même gratuites. Mais comme l’ont souligné plusieurs conférenciers, les outils technologiques doivent être vus pour ce qu’ils sont : un complément, un instrument pour mettre en valeur le contenu de l’événement ou pour contribuer à son efficacité et à son rayonnement.

 

Image à la une : Connect & Go

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Marketing Technologies

La réalité virtuelle au service du marketing immersif

En février dernier, la firme ELEVADO Média Inc. a publié une étude portant sur la création d’un pôle québécois d’excellence en réalité augmentée (RA) et en réalité virtuelle (RV), pour le compte du Bureau du cinéma et de la télévision du Québec (BCTQ). Selon les membres de la filière audiovisuelle québécoise, les secteurs d’activité qui présentent le plus grand potentiel sont : le jeu (73 %), le divertissement (73 %), le tourisme (64 %), le cinéma (55 %), l’éducation (55 %) et la publicité (55 %).

 

 Des technologies au service de la promotion

Le marketing immersif semble avoir un bon potentiel en tourisme. Ses dimensions sensorielles et expérientielles s’avèrent de puissants atouts promotionnels. Les tactiques qui en font usage fascinent et émerveillent, car elles offrent un avant-goût de ce que sera le voyage ou l’une de ses composantes, font rêver le consommateur et lui procurent un sentiment d’évasion.

De la photo à la vidéo à 360 degrés 

Sur son site Web, la station de ski Valmorel présente un tour virtuel de la montagne et de ses villages grâce à des photos à 360o. Ce type de visite permet de zoomer sur des points d’intérêt et de voir plus en détail quelques secteurs de la station.

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Source : Station de ski Valmorel

Animer une image offre une tout autre perspective à celui qui la regarde. La vidéo à 360o porte donc l’expérience immersive à un second niveau. La particularité des vidéos à 360o est qu’elles permettent de naviguer à travers l’enregistrement en manipulant sa souris d’ordinateur. Sur un téléphone intelligent, il suffit de faire pivoter l’appareil pour tourner et observer le paysage dans diverses directions. Dans sa stratégie de contenu, Tourism Australia les utilise pour présenter ses magnifiques paysages.

Source : YouTube

D’autres destinations et entreprises touristiques en font également usage, par exemple le festival Tomorrowland, le voyagiste Club Med et la compagnie aérienne Qantas.

La RV peut également servir à visiter un lieu d’hébergement sans devoir se déplacer. L’hôtel Shangri-La de Paris, notamment, propose une visite de l’établissement à travers une vidéo à 360o.

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De la vidéo à 360o sur YouTube à l’expérience 360o avec équipement

La RV peut être appréciée à partir d’un écran d’ordinateur, d’une tablette ou d’un téléphone intelligent. Cependant, l’expérience utilisateur n’est pas optimale sur ces outils, puisqu’une simple distraction dans le champ de vision du spectateur peut mettre fin à son attention. C’est pourquoi plusieurs entreprises proposent une expérience immersive, lors d’événements promotionnels, à l’aide de casques de RV.

Durant l’été 2015, le Musée de la civilisation de Québec a effectué un projet d’expérience mobile de réalité virtuelle dans le cadre de l’exposition Égypte Magique. À l’aide de deux casques de RV, de téléphones intelligents et d’écouteurs, deux ambassadrices ont invité les passants du Vieux-Québec à se déplacer virtuellement dans les différentes salles du musée afin de trouver les croix égyptiennes magiques (Ankh). En plus de découvrir l’architecture unique du musée, les participants ont pu visionner une vidéo 3D présentant l’exposition. Selon les gestionnaires du projet, les échanges positifs suivant l’expérience et les demandes de renseignements des passants témoignent du succès de l’initiative.

En juin 2015, la compagnie Neilson a utilisé des casques Oculus Rift afin de simuler une descente en montagne et une excursion en planche à voile, dans le but de promouvoir ses voyages de ski et à la mer. L’initiative s’est déroulée dans des centres commerciaux de Birmingham et de Portsmouth au Royaume-Uni. Voici la vidéo qui présente l’initiative.

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Source : MarketingMagazine.co.uk

Le Comité interprofessionnel du vin de Champagne a produit le film « 360o Champagne » afin de faire découvrir le vignoble champenois. Lorsque visionnée avec un casque de RV, la vidéo à 360o apparaît dans sa version en 3D. Destination British Columbia propose une expérience similaire avec sa campagne The Wild Within.

La démocratisation des appareils immersifs entamée en 2015, l’usage grandissant de dispositifs de RV et de RA dans divers lieux touristiques et la récente multiplication de campagnes de marketing axées sur l’expérientiel contribuent au momentum entourant les technologies immersives. Plus que jamais, on cherche à plonger les consommateurs dans l’univers de la marque.

 

 

Image à la une : iStockphoto – crédit: Christopher Ames

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Création d’un site Web sur WordPress

Il existe plusieurs systèmes de gestion de contenu (ou CMS – content management systems), par exemple Joomla, Drupal et WordPress. Aux fins de cette analyse, nous explorerons ce dernier afin de vous familiariser avec son tableau de bord et de vous aider à mieux comprendre les possibilités qu’offre ce système.

 

Pour les néophytes, WordPress occupe plus de 20 % d’Internet. En plus de nombreux blogues, plusieurs sites Web d’entreprises et d’organismes de tous types sont créés à partir de ce CMS. Le site du Réseau de veille en tourisme en est un exemple. Le CMS WordPress est conçu sur un logiciel libre (open source software), c’est-à-dire un logiciel dont le code source est public. Cela signifie qu’une communauté de programmeurs améliore sans cesse ce code et partage les changements au bénéfice de tous ses utilisateurs, qui profitent gratuitement de ces mises à jour.

Voici quatre exemples de sites touristiques réalisés à partir de WordPress.

Destination : Visit Finland

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Hôtellerie : Le Royal Monceau

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Festival : Lollapalooza

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Attrait : Musée canadien de l’histoire

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WordPress.com ou .org?

Avant de vous lancer, vous devez décider si vous optez pour WordPress.com ou WordPress.org. Peu importe votre choix, il est possible de changer d’option, mais cela nécessite une certaine logistique.

WordPress.com : idéal pour une personne ou une PME qui ne veut pas s’occuper de la maintenance technique (sécurité, mises à jour), se soucier de son serveur ni modifier le code PHP. Les inconvénients consistent principalement en une flexibilité moindre quant aux choix de thèmes et en l’impossibilité d’installer des extensions.

WordPress.org : idéal pour ceux qui possèdent des compétences techniques (ou qui comptent dans leur équipe une personne-ressource), qui souhaitent pouvoir personnaliser le code PHP ou installer des extensions particulières, qui peuvent s’occuper de l’hébergement et de la maintenance de leur site et qui désirent avant tout jouir d’une grande liberté.

Survol éclair du tableau de bord de WordPress

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Les pages affichent du contenu statique. On les utilise par exemple pour des sections comme « À propos », « Contact » ou « Équipe ».

Les articles constituent du contenu chronologique, et leur diffusion assure un dynamisme au site. Pour regrouper ceux portant sur un même sujet, on leur associe une catégorie et des mots-clés.

Les médias regroupent les images, les vidéos ainsi que les fichiers audio. Les éléments enregistrés dans la bibliothèque de médias peuvent s’insérer dans les articles et les pages.

Les thèmes représentent le design du site et peuvent être changés à n’importe quel moment. Selon le thème choisi (gratuit, acheté ou créé, dans le cas d’un site WordPress.org), plusieurs manipulations devront être effectuées pour aménager chaque section du site. Ainsi, deux sites créés à partir d’un même thème peuvent être relativement différents.

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De nombreux thèmes WordPress permettent d’obtenir des sites Web adaptatifs (responsive design), c’est-à-dire que l’affichage s’ajuste à tous les types d’écrans, y compris les téléphones intelligents et les tablettes.

Les commentaires seront-ils affichés automatiquement sur votre site ou si vous devrez d’abord les autoriser? Plusieurs options facilitent leur gestion et leur modération.

Les utilisateurs peuvent inclure plusieurs personnes. Il est possible d’ajuster leur rôle (contributeur, auteur, éditeur, administrateur) selon leur niveau de responsabilité dans votre organisation.

Divers outils et réglages existent pour importer ou exporter du contenu, pour connecter vos réseaux sociaux, gérer vos options de lecture et d’écriture, etc. Il est important de se familiariser avec les menus et de comprendre la logique derrière WordPress. Bien que l’on vante la convivialité de ce CMS, les personnes qui ne travaillent généralement pas avec de tels outils peuvent facilement s’égarer lorsque vient le temps de structurer leur site.

Suivre une formation de base ou apprendre le b.a.-ba de WordPress à travers des tutoriels gratuits en ligne (principalement en anglais) peut être un bon point de départ avant de démarrer son projet de site Web ou de blogue. Il est également possible de déléguer la mise en place d’un site WordPress à une tierce personne et s’en tenir à créer et mettre en ligne les contenus.

L’importance d’un bon contenu

Qu’il soit en format texte, photo, vidéo ou audio, le contenu constitue l’élément le plus important de votre site. La quantité colossale d’information qui circule sur le Web oblige à présenter du contenu de qualité, pertinent et à valeur ajoutée. Les internautes sont expérimentés et naviguent rapidement d’un site à l’autre, à partir d’un ordinateur et de plus en plus d’un appareil mobile. Il est donc primordial de tenir compte de ce contexte lors de la création de contenus.

Enfin, voici deux analyses qui pourraient vous aider à réussir la page d’accueil de votre site Web et à concevoir un site Web adaptatif.

Et vous, sur quelle plateforme ou CMS avez-vous conçu votre site Web? Si c’était à refaire, choisiriez-vous le même?

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Trois conseils d’Élise Desaulniers pour réussir son site sur WordPress

  1. Pensez d’abord au contenu. Avant même de choisir un thème, de jouer avec les couleurs et de chercher une image d’en-tête, commencez à écrire. Écrivez des articles de blogue, résumez vos services, décrivez vos produits. Il sera beaucoup plus facile de monter un site si vous savez déjà ce que vous voulez présenter.
  2. Acceptez que vous devrez faire des compromis. Vous ne deviendrez pas développeur Web en quelques heures et vous n’aurez pas un site équivalent à celui de Disney pour 500$. C’est incontournable, vous devrez faire votre deuil de certaines fonctionnalités.
  3. Prévoyez du temps ! Développer un site Web prend toujours plus de temps que prévu. Votre expérience sera beaucoup plus agréable si vous vous laissez le temps de faire des erreurs, d’apprendre et de les réparer. 
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La messagerie instantanée, pour une expérience client de qualité

De quoi s’agit-il ?

Version améliorée de la messagerie texte disponible sur les téléphones cellulaires, les services de messagerie instantanée sont des applications mobiles qui permettent de communiquer en temps réel avec une autre personne. WhatsApp, Facebook Messenger, WeChat et Snapchat en sont des exemples. En plus de clavarder en direct avec les contacts de son répertoire, l’utilisateur peut notamment leur envoyer des émoticônes et des stickers, partager des fichiers et sa localisation, parler en groupe et faire des appels vidéo.

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Source : Google Play/WhatsApp

Parmi les principales applications sur le marché, l’une d’entre elles se distingue par son usage touristique, il s’agit de Slack. Cet outil créé pour la communication interne dans les entreprises a récemment servi à la formation de deux groupes de discussion sur le voyage. Cela a été rendu possible grâce à un partenariat avec les communautés de voyageurs NomadList et Travel Noire. Leurs membres peuvent désormais s’entraider dans l’organisation de leurs voyages, grâce aux groupes #nomads et #TNdistrict, qui sont aussi les mots-clics utilisés dans les conversations.

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Source : #nomads

 Quelle est la taille du marché?

La plus populaire, WhatsApp, a été rachetée par Facebook il y a deux ans et compte depuis février 2016 un milliard d’utilisateurs actifs par mois

Quatre des cinq réseaux sociaux les plus utilisés au monde sont des applications de messagerie instantanée. La plus populaire, WhatsApp, a été rachetée par Facebook il y a deux ans et compte depuis février 2016 un milliard d’utilisateurs actifs par mois. Elle est suivie par l’application chinoise QQMobile (860 millions d’utilisateurs) et Facebook Messenger (800 millions d’utilisateurs). Le géant Google annonçait en décembre dernier qu’il envisage de lancer une application similaire. Elle inclurait un agent virtuel automatisé (chatbot), permettant à l’usager d’obtenir des réponses rapides à certaines de ses questions.

Selon l’entreprise en intelligence d’affaires Skift, l’ère actuelle, qualifiée de post-app economy, est apparue en raison de la croissance rapide de la messagerie instantanée. Elle prédit que les marques et les entreprises s’approprieront ces applications qui offrent de nombreuses occasions d’interactions en temps réel avec le consommateur. Le classement ci-dessous n’a certainement rien de définitif et sera amené à changer très prochainement.

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Selon eMarketer, à la fin de l’année 2015, 75 % des utilisateurs de téléphone cellulaire à travers le monde avaient utilisé une application mobile de messagerie instantanée au moins une fois par mois. La firme estime qu’au Canada, 13,4 millions de personnes se sont servi de ces applications en 2015, soit une hausse de plus de 40 % en un an. Au Canada et aux États-Unis, Facebook Messenger était la principale application utilisée, respectivement par 22,6 % et 17,3 % des internautes en juillet 2015.

L’industrie touristique s’en inspire

Certaines entreprises touristiques investissent ce nouveau canal de communication et en diversifient les usages. En Chine, WeChat est fortement utilisée par l’industrie. Air France s’en sert pour répondre aux demandes de sa clientèle, China Southern Airline y propose un service d’enregistrement en ligne, les hôtels Shangri-La y ont intégré un comparateur de prix, alors que les commentaires des clients de la chaîne Marriott sont accessibles à partir de son compte.

D’autres s’en inspirent et créent des outils innovants d’assistant personnel, s’apparentant à un service de conciergerie :

  • L’agence de voyages en ligne Kayak offre un service de messagerie texte, KAYAK Snap, où l’internaute peut obtenir de l’aide pour organiser son voyage.
  • Sur l’application Hyper Travel, l’utilisateur discute avec un concierge pour planifier et réserver ses voyages, mais aussi pour recevoir de l’assistance à destination.
  • HotelTonight a lancé l’an dernier Aces, afin de connecter ses clients à une équipe de conseillers. Ces derniers leur apportent des recommandations et les aident dans leurs réservations par l’intermédiaire d’une messagerie texte et d’un clavardage en ligne. Des réponses automatisées sont envoyées pour certaines questions générales. 

  • Les hôtels Joie de Vivre et Thompson ont intégré CheckMate à leur application. Pour chaque établissement, toutes les conversations entre les départements et les clients y sont centralisées, qu’elles soient échangées par messagerie texte, courriel ou sur l’application de l’hôtel, et ce, à toutes les étapes du voyage. À partir de leur mobile, les clients peuvent demander un surclassement, être avisés lorsque leur chambre est prête, commander de la nourriture ou des boissons, réserver au restaurant ou encore faire venir leur voiture.

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Source : Skift 

Pour une relation client améliorée

Toutes les interactions entre le client et les différents interlocuteurs de l’entreprise sont répertoriées au même endroit

Les entreprises touristiques voient en ces applications mobiles une manière d’améliorer leur service à la clientèle et de maintenir une communication omnicanal. Dans le cas de Checkmate, toutes les interactions entre le client et les différents interlocuteurs de l’entreprise sont répertoriées au même endroit, facilitant ainsi le suivi de ses demandes. Cela favorise une expérience uniforme et transparente, où la marque parle d’une seule voix.

Durant les cinq dernières années, la croissance des plateformes de messagerie a été plus importante que celle des réseaux sociaux. Selon Skift, qui les identifie comme une des « mégatendances » de 2016, les entreprises touristiques devraient y être présentes. La clientèle se tournera de plus en plus vers la messagerie instantanée puisqu’elle peut répondre à tous ses besoins : réserver son voyage et communiquer avec l’entreprise et son entourage durant son séjour.

 

Pensez-vous que les services de messagerie instantanée sont l’avenir des communications en ligne ?

 

Image à la une : © pexels

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Des abribus intelligents

La modernisation récente de 2000 abribus à Paris a été l’occasion de faire place à de nombreuses innovations, dont l’installation d’écrans tactiles de 32 pouces dans une centaine de ces abris. Pour cette seconde édition, en partenariat avec JCDecaux et le Welcome City Lab de Paris&Co, la Ville de Paris a retenu 32 applications visant à créer des services numériques pour les Parisiens, Franciliens et visiteurs de la ville. Ces applications seront testées tout au long de l’année dans les 100 abribus équipés d’écrans tactiles. En voici quelques exemples :

  • Toot Sweet indique en temps réel les événements culturels se déroulant à proximité.
  • La petite parisienne fait la promotion des lieux incontournables à Paris.
  • Balades Paris durable permet de découvrir Paris à pied dans une approche de tourisme durable.
  • Aglagla propose une série de cartes postales numériques qui peuvent être personnalisées et partagées à partir de l’écran de l’abribus.

Les applications choisies offrent des informations et des services de proximité en plus de répondre à des besoins touristiques, de loisirs et de déplacement. Le touriste a plus que jamais les outils qu’il lui faut pour découvrir Paris comme s’il y vivait!

 

 

Image à la une: Aurel Design Urbain 

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Créer une application mobile : un pensez-y-bien

Les consommateurs d’aujourd’hui passent en moyenne cinq heures par jour sur leurs appareils mobiles. Il est donc essentiel que les entreprises soient présentes sur le Web mobile, et ce, de façon appropriée. Cette analyse vise à évaluer la pertinence de développer une application mobile pour une entreprise touristique.

Plusieurs avancent que les applications demeurent pertinentes pour les jeux et les médias sociaux, mais qu’elles le sont moins pour les entreprises souhaitant informer ou encore apporter un service à leur clientèle. Pourquoi?

Elles sont noyées dans un océan

Il existe environ 1,5 million d’applications disponibles sur l’AppStore et 1,6 million sur Google Play. Il en apparaît environ 1000 nouvelles par jour pour tous les « magasins » d’applications. Il est donc très difficile d’être trouvé et remarqué.

Seules quelques favorites sont utilisées

Loin de nous l’idée d’affirmer que l’on ne se sert pas des applications. Au contraire, comScore a publié récemment une étude révélant que 87 % du temps passé sur un appareil mobile est consacré aux applications, contre 13 % à naviguer. Cependant, très peu d’applications sont utilisées régulièrement ; l’application préférée récolte en moyenne 59 % du temps consacré aux applications et la seconde 18 % (graphique 1). Quoique l’on ait recours en moyenne à 25 applications par mois, près de 4 minutes sur 5 sont consacrées aux 3 applications préférées de l’utilisateur. Celles-ci sont le plus souvent liées aux jeux, aux médias sociaux et à la messagerie instantanée, pour lesquels l’usage est récurrent. Mentionnons également que 10 % des applications ne sont pas utilisées plus d’une fois. Applications_mobile_temps_consacre

 Une expérience globale souvent peu conviviale

Le client doit aimer suffisamment la marque pour l’inclure dans son appareil, sachant que l’espace de stockage est limité, et que le téléchargement et l’utilisation de l’application pourraient l’amener à excéder la quantité de données auxquelles il a droit avec son forfait mensuel. Ensuite, il doit généralement s’identifier ou créer un compte. Cela signifie que l’utilisateur doit relier l’application à son compte Facebook, Gmail ou autre, ce qui suscite des enjeux de confidentialité, ou encore remplir un questionnaire. Bref, l’expérience globale s’avère souvent lourde et désagréable.

Remplacées par des systèmes d’exploitation plus efficaces

Les nouveaux assistants personnels intelligents des systèmes d’exploitation des appareils mobiles se perfectionnent et anticipent nos désirs grâce à des algorithmes sophistiqués qui rendent plusieurs applications moins utiles.

Le service Now on tap, issu de Google Now, est l’assistant personnel intelligent offert dans la version 6.0 d’Android. Il effectue des recommandations encore plus personnalisées et efficaces grâce à l’analyse du contexte. À même un courriel, un message texte, un article ou n’importe quelle application, il est possible d’obtenir différentes informations et de réaliser des actions sans ouvrir d’autres applications. Par exemple, on peut se renseigner sur un artiste ou un film, ajouter un rendez-vous au calendrier, être redirigé vers un service qui recense les avis des internautes lorsqu’un restaurant est nommé ou de recevoir une suggestion d’itinéraire pour s’y rendre. (Visionnez cette vidéo de The Verge pour en savoir davantage.)

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Source : Android PIT

Chez Apple, le nouveau service Proactive de Siri est semblable. Il s’exécute cependant en préservant la confidentialité de l’utilisateur contrairement à Google, qui conserve les données d’utilisation. Proactive peut, par exemple, retenir que vous écoutez de la musique chaque matin à la même heure et vous en proposer automatiquement les jours suivants.

Pourquoi on supprime une application

Un sondage de la firme ITR effectué auprès de 4000 répondants américains énonce que la première raison de retirer une application (tous types confondus) est que l’appareil dépasse sa capacité de stockage. La seconde est la publicité intrusive. Pour les applications d’entreprises (ce qui exclut les jeux et les applications éducatives), la principale raison évoquée pour les désinstaller est l’ajout d’une autre application de meilleure qualité (28 %). La seconde est la piètre expérience utilisateur (27 %), suivie par le fait de devoir payer un supplément pour des options que l’on souhaite utiliser (25 %). Rappelons aussi que les applications sont coûteuses à développer et à mettre à jour. 

Bien sûr, celles-ci comportent plusieurs avantages. Elles établissent un lien plus étroit entre une marque et l’utilisateur et peuvent s’avérer un bon outil de fidélisation. Elles permettent de réaliser des actions qui ne sont pas nécessairement possibles à travers la navigation simple (suivre un circuit touristique autoguidé et géoréférencé, par exemple). 

Quelles sont les options? 

L’objectif étant de répondre le mieux possible aux besoins des consommateurs, les entreprises devront repenser leurs façons de faire. Il faudra découvrir le parcours client et rendre le contenu disponible là où celui-ci se trouve et au moment où il en a besoin plutôt que de l’« obliger » à utiliser son application. Comme le mentionne la firme-conseil Adviso, il faut multiplier les interactions qui offrent une valeur réelle aux utilisateurs, plutôt que d’essayer de les garder dans l’environnement contrôlé d’une application.

Une solution possible est de proposer un site Web mobile afin que l’expérience de navigation soit fluide et agréable. 

Ensuite, il est fortement suggéré de s’intéresser aux assistants personnels intelligents des systèmes d’exploitation d’appareils mobiles. Ces outils tentent de répondre aux besoins du client dans une interface rapide et naturelle. Pour ce faire, la recette de base est simple : que votre site Web mobile soit bien référencé par les moteurs de recherche. Ceux-ci pourront l’identifier et y référer.

L’entreprise d’intelligence d’affaires Skift avance que, dans l’ère qualifiée de la post-app economy, l’avenir des entreprises touristiques passe par la messagerie instantanée. Ces applications sont présentes sur tous les appareils mobiles, et les utilisateurs y sont bien habitués. Les entreprises touristiques doivent être là où le client se trouve et prêtes à y engager la conversation.

Frédéric Cavazza, consultant Web, écrit : « … la mobilité n’est qu’une question de contexte, si vous n’êtes pas capable de satisfaire le besoin d’un mobinaute en 5 secondes, alors vous n’existez pas ». Bien sûr, cette réalité ne s’applique pas de façon aussi draconienne pour tous, mais porte à réfléchir. 

 

Source de l’image à la une : Pexels 

 

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Les technologies s’invitent à table

OpenTable est le plus important fournisseur mondial de réservations en ligne de tables de restaurants. L’entreprise a sondé ses clients afin de connaître leur utilisation des technologies avant, pendant et après l’expérience de restauration. L’étude a été menée en 2015 auprès de 7300 Canadiens des grandes régions métropolitaines, dont 687 Montréalais de 18 ans et plus ayant effectué au moins une réservation avec OpenTable au cours des 12 derniers mois. Cette segmentation crée certes un biais favorable quant à l’utilisation des technologies, mais l’enquête apporte néanmoins des lumières fort intéressantes pour les restaurateurs.

Avant de fréquenter un restaurant

Les menus en ligne sont largement consultés (82 %)

Une grande proportion des Canadiens sondés ont utilisé le Web pour chercher un restaurant ou consulter le menu (voir le graphique 1). Plus des trois quarts des répondants utilisent le Web (toujours ou souvent) pour effectuer une réservation, quoique ce résultat puisse être biaisé par la nature de l’échantillon. Assurez-vous d’avoir un site Web bien organisé, d’être référencé par les moteurs de recherche et compatible avec les appareils mobiles. Les menus en ligne sont largement consultés (82 %); trouvera-t-on le vôtre, à jour? S’il change régulièrement, peut-être y a-t-il lieu de publier un exemple type. Votre site Web facilite-t-il la réservation?

Les commentaires des autres clients sont consultés très couramment, davantage que les avis de critiques professionnels. Il est important pour le restaurateur de les lire et d’y répondre, que ces commentaires soient positifs ou négatifs. Montréal est le seul marché au Canada où les clients consultent plus souvent les avis rédigés par des critiques professionnels (59 %) que ceux des autres clients (57 %). Les photos du restaurant ainsi que des plats servis intéressent plus de la moitié des répondants. Investissez dans la prise de photos alléchantes et diffusez-les allégrement sur diverses plateformes.

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Source: OpenTable

Pour les répondants montréalais particulièrement, ces pourcentages se révèlent encore plus élevés. Leurs principales actions sont de chercher un restaurant (87 %), de consulter un menu (83 %), d’effectuer une réservation (82 %) et de regarder les photos (63 %).

Une fois la réservation effectuée, 69 % des clients souhaiteraient communiquer avec le restaurant par message texte, par exemple pour indiquer qu’ils ont quelques minutes de retard ou pour rappeler des allergies alimentaires. Ils aimeraient également choisir leur table (68 %) et être informés des offres spéciales (66 %). Commander ou payer à l’avance ne suscite toutefois pas beaucoup d’intérêt.

Une fois sur place

L’utilisation d’un téléphone intelligent lorsque le client est au restaurant (voir le graphique 2) varie selon le type d’établissement. Elle est beaucoup plus fréquente dans les restaurants décontractés. Dans un restaurant gastronomique, 64 % des répondants disent ne jamais ou rarement utiliser leur appareil.

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Source: OpenTable

Lorsque le téléphone est utilisé pendant le repas à des fins liées à la nourriture (voir le graphique 3), près du quart des clients s’en servent pour choisir un plat en fonction des photos et des commentaires trouvés en ligne (15 % pour les Montréalais). Une proportion semblable a plutôt pris une photo en souvenir du moment, alors que d’autres ont partagé leur expérience sur les médias sociaux.

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Source: OpenTable

La moitié des répondants ont déjà expérimenté les écrans tactiles sur les tables pour commander et ont généralement aimé l’expérience. Parmi ceux ne l’ayant pas essayé, la majorité aime l’idée. Un bouton sur la table pour prévenir le personnel ou une technologie permettant de commander sont des fonctions que peu de répondants ont testées. Près de 50 % se disent cependant favorables à ces possibilités. Seulement 5 % des répondants ont effectué le paiement à l’aide d’un téléphone intelligent.

Une fois l’addition réglée

La technologie est peu utilisée relativement à l’expérience de restauration après le repas. Seulement 14 % des répondants se servent (souvent ou toujours) de leur téléphone pour organiser des activités avec les convives, 13 % pour partager sur les médias sociaux et 12 % pour profiter du programme de fidélisation du restaurant. Seulement 10 % disent publier un avis. Considérant l’importance de ces commentaires, il est possible d’encourager sa clientèle à partager ses expériences positives ou à faire part des aspects à améliorer.

Une application pour le restaurant? Il semblerait que non. Seulement 6 % indiquent être « tout à fait disposés » à télécharger l’application du restaurant, alors que 53 % sont « très peu disposés » ou « non disposés » (respectivement 9 % et 49 % pour les Montréalais). Le manque d’espace sur le téléphone est une raison évoquée, et l’on préfère utiliser une application qui regroupe plusieurs établissements.

Un rôle qui se confirme

Les technologies joueront un rôle de plus en plus important dans les restaurants, surtout dans les plus décontractés, selon 70 % des répondants (voir le graphique 4). Pour les restaurants gastronomiques, 46 % des personnes sondées estiment que la technologie jouera un rôle « beaucoup plus important » ou « un peu plus important ».

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Source: OpenTable

Retenez que les Canadiens se servent du Web pour découvrir des restaurants. Assurez-vous d’être bien visible, et de rendre possible la consultation de votre menu ainsi que des commentaires et des photos à propos de votre établissement. Et malgré l’importance de suivre l’évolution de ces nouveaux modes d’interaction, ne négligez pas l’accueil et les contacts humains.

 

Source de l’image à la une : Pexels.com