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Les différents visages du concierge

L’édition de mai-juin 2017 de la Revue Espaces porte sur la révolution des services de conciergerie qui s’articulent désormais sur la personnalisation des services hôteliers, la fluidification de l’expérience de voyage, la découverte de la destination et les services pratiques.

L’humain… et le numérique

Dans l’industrie touristique, le concierge possède une histoire ancienne liée à l’hôtellerie de luxe. Thierry Revel, président des Clefs d’Or de France, association qui regroupe des concierges des établissements les plus prestigieux, définit le concierge comme « une profession […] qui a à cœur de satisfaire les demandes d’une clientèle de plus en plus exigeante ». Comme le mentionnent Mathieu Pollet et Marylou Bidault, respectivement directeur général et chef de projet marketing chez Loungeup, une entreprise spécialisée en solutions technologiques pour hôteliers, les clients de ces hôtels de luxe peuvent tout demander au concierge qui possède dans son carnet d’adresses des fournisseurs privilégiés avec lesquels il traite au gré des envies de ses clients. Ses crédos : personnalisation du service, relation client et expérience client. Dans les établissements hôteliers moins luxueux, c’est l’équipe de réception qui tient le rôle de concierge en prodiguant régulièrement des conseils et en proposant parfois des services de billetterie.

Malgré cela, le métier de concierge n’échappe pas à la révolution numérique, souligne M. Pollet. Ainsi, grâce aux applications mobiles ou à toute autre interface numérique, l’hôtel, ou la destination, peut offrir de l’information avant, pendant ou même après le séjour, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, 365 jours par année. Le voyageur peut aussi effectuer ses réservations et acheter des billets de spectacle par l’entremise de ces plateformes.

Les concierges numériques permettent aux hôteliers de rejoindre les clients les plus technophiles pour répondre à leurs interrogations tout en les gardant dans leur giron plutôt que d’utiliser des sites Web externes qu’ils ne contrôlent pas. On y trouve des recommandations touristiques (restaurants, circuits, attractions, etc.) facilement accessibles sur une carte interactive hors ligne, des infos sur les vols, la météo, des itinéraires, etc.

Toutefois, comme le mentionne Mathieu Pollet, « pour que ces outils d’e-conciergerie soient efficaces et proposent un contenu pertinent, il faut qu’ils soient capables, autant que possible, d’adapter leur contenu au profil du client, en fonction de sa nationalité ou du but de son voyage », d’où la nécessité d’une bonne gestion de la relation client.

Une porte ouverte sur la destination

Certains concierges ouvrent toutes grandes les portes de la destination

Certains concierges ouvrent toutes grandes les portes de la destination. C’est le cas des Travel Angels du voyagiste Vivre le Japon. Thierry Maincent et Alexandre Barbe, respectivement directeur et responsable éditorial de l’agence, expliquent comment ils accueillent les visiteurs à leur arrivée et les guident dans leurs premiers pas au pays, depuis dix ans déjà. Ils veillent sur eux en permanence, les renseignent et les aident à faire tomber les barrières linguistiques. La valeur ajoutée du Travel Angel est dans l’accompagnement proposé qui se révèle quasi indispensable dans un pays aussi différent et déboussolant pour un voyageur occidental. En 2016, ces « anges du voyage » ont accueilli 7150 voyageurs, soit une augmentation de 20 % par rapport à 2015 ; preuve de leur intérêt pour les touristes étrangers.

À la croisée de l’humain et du numérique

Créé en 2014 par Laure de Boerio, Paris Helpline est un service de conciergerie unissant l’humain et le numérique. On y accède par l’entremise d’une application mobile, mais les services sont offerts par des humains qui parlent plusieurs langues. Selon Mme de Boerio, ses conseillers, les City Helpers, guident le touriste et lui fournissent une information géolocalisée grâce à l’utilisation du téléphone intelligent : conseils pratiques, solutions pour faciliter le quotidien, références culturelles, choix gastronomiques, réservations de restaurant, de taxi ou de places de spectacles. Tous les conseillers sont formés aux métiers de l’accueil et de la relation client. Même chose du côté de Welkeys, une plateforme numérique proposant les services de 300 concierges aguerris, mais cette fois pour les locations entre particuliers.

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Source : Paris Helpline

Clothilde Patin, chargée de communication chez Wiidi, présente les possibilités offertes par cet assistant personnel qui combine l’intelligence artificielle avec un véritable service de conciergerie haut de gamme (humain), alors que Nicolas Martin, directeur général de Bordeaux Tourisme et Congrès expose comment l’Assistant Bordeaux s’est développé en marque blanche avec Wiidi.

assistant personnel qui combine l’intelligence artificielle avec un véritable service de conciergerie haut de gamme (humain)

Au départ, l’office de Bordeaux a choisi d’utiliser l’application Wiidii. Intégré à la carte Bordeaux Métropole City Pass, le service a connu un succès relativement satisfaisant : près du quart (23 %) des acheteurs de la City Pass ont téléchargé l’application Wiidii et 18 % l’ont utilisée en moyenne 3,5 fois sur 3 jours. Fort de ces résultats concluants, l’office a développé son service de conciergerie en trois langues en marque blanche : l’Assistant Bordeaux, mettant ainsi de l’avant la marque Bordeaux. En plus de renseigner le voyageur, le concierge numérique peut effectuer des réservations de transfert vers l’aéroport, trouver un restaurant offrant des mets sans gluten, réserver une chambre, un taxi, etc. Les membres de l’Office de tourisme encouragent les clients qui achètent la carte métropole à poser leurs questions directement à l’Assistant, de manière à désengorger les lieux d’accueil qui sont souvent sollicités pour des demandes ne nécessitant pas les compétences du conseiller en séjour.

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Source : Bordeaux Tourisme et Congrès

La conciergerie de destination, pourquoi pas ?

Comme le mentionne Marjorie Michel, responsable du pôle accueil-boutique Saint-Émilion Tourisme, en France, « le métier de conseiller en séjour est en train d’évoluer vers un métier de conciergerie de la destination ». Avec une demande accrue pour des services personnalisés, il devient essentiel de repenser le rôle de neutralité de l’information des offices de tourisme. Pourquoi ne pas faire le choix d’un conseil éclairé, tout comme le fait le concierge avec succès et assurance ? C’est ce qu’a entrepris Tourisme Montréal avec ses Mtl moments qui constituent une foule de suggestions pour visiter la ville autrement, entre autres par ses quartiers, fournissant chaque fois plusieurs choix éclairés. En voici un exemple. Croyez-vous à ce nouveau rôle de conciergerie de destination ?

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 Source : Tourisme Montréal © Marie-Ève Roy-Therrier

 

Source de l’image à la une : © Monscierge

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Technologies Tendances

Qu’ont en commun Mildred, Edward et Aerobot?

Quelle importance pour le tourisme ?

Comme la relation client est très importante dans l’industrie touristique, les chatbots constituent certainement un atout, puisqu’ils sont disponibles en tout temps, évitant ainsi au voyageur de se retrouver bloqué quelque part sans aide. À cet égard, le fournisseur de services numériques Travelaer a conclu, après avoir observé les interactions des internautes avec les entreprises touristiques sur Facebook Messenger pendant un an, que le service à la clientèle ou les fonctionnalités de libre-service représentent les principales demandes des clients.

 Voyons comment certaines entreprises touristiques utilisent ces robots pour améliorer leur service à la clientèle et quels sont les résultats qu’elles obtiennent.

Aerobot, Mildred et quelques autres

Plusieurs compagnies ont créé des chatbots, principalement sur la plateforme Facebook Messenger. En voici quelques exemples.

Aerobot d’Aeromexico sert, entre autres, à l’achat de billets en ligne, à informer sur l’état des vols et à fournir des recommandations sur la destination. Depuis l’entrée en fonction d’Aerobot, l’entreprise a réduit le temps moyen de réponse aux questions par clavardage qui est passé de 16 minutes à 2 minutes, et le Département de service à la clientèle est presque entièrement automatisé.

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Source : Tnooz

Un peu différent, Mildred, le chatbot de Lufthansa, permet aux internautes de dénicher les vols les moins chers au cours des neuf mois à venir. Les utilisateurs peuvent également restreindre leurs résultats de recherche à des dates précises et à des classes de réservation (économie, économie supérieure ou affaires) et inclure des détails tels que l’aéroport ou la ville d’origine.

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Source : Future Travel Experience

La compagnie aérienne KLM utilise notamment un chatbot pour l’envoi ou l’échange de billets d’avion, pour tout ce qui a trait aux informations de vol et pour résoudre les réclamations de ses clients. L’outil, disponible sur WeChat et Facebook Messenger peut répondre à plus de 60 000 questions simples ou complexes. Le chabot utilise également des émoticônes pour aider les passagers à trouver ce qu’ils recherchent une fois arrivés à destination. Pour mieux comprendre le fonctionnement du service, visionnez la vidéo suivante.

Le chatbot de British Airways se base lui aussi sur des émoticônes pour suggérer des destinations de voyage (voir la vidéo). L’internaute entame une conversation avec le robot qui lui pose des questions. Le voyageur y répond en choisissant parmi les émoticônes proposées. Après quelques questions, le chatbot lui propose une destination. Dès lors, l’internaute est redirigé sur la page du site de British Airways décrivant la destination.

Même l’économie collaborative s’est lancée récemment dans la course aux chatbots. C’est le cas d’Uber et de Lyft qui offrent la réservation d’un taxi via Facebook Messenger. Il suffit de discuter avec un chatbot sur Messenger pour réserver une course instantanément.

Les agences de voyages en ligne s’y mettent aussi

Les géants Booking.com et Expedia utilisent un chatbot depuis 2015. Les comparateurs Kayak, Skyscanner et Cheapflight en ont également. Les deux premiers proposent des destinations en fonction du budget, invitent les voyageurs à chercher des vols et leur exposent le meilleur moment pour partir. Le dernier est aussi capable d’adapter le style de sa conversation en fonction de son interlocuteur. Le chatbot d’Hipmunk, un autre comparateur, est l’un des premiers à permettre aux utilisateurs d’inviter des amis à discuter, en proposant des sessions de groupe.

Discutez avec Edward ou Hijiffy pour réserver votre chambre

De grandes chaînes hôtelières ont fait le pari d’offrir un service à la clientèle 24 h/24 et 7 jours/7. Hyatt a été l’une des premières à mettre en place un robot conversationnel sur Facebook Messenger en 2015. Plusieurs autres ont suivi : Starwood Hotels, Radisson, AccorHotels.

Edward, le robot conversationnel des hôtels Edwardian à Londres, propriété de Radisson Blu, renseigne l’internaute sur les équipements de l’hôtel, donne des conseils et reçoit même les plaintes d’invités en quelques secondes.

Le chatbot des hôtels Mercure répond aux questions des voyageurs portant sur la ville dans laquelle ils séjournent et leur propose même des anecdotes. Le robot dispose de sa propre base d’informations et s’enrichit continuellement d’histoires partagées par d’autres utilisateurs. AccorHotels affirme que son robot entretient de 2000 à 3000 conversations par jour. Autre robot de la chaîne, celui de JO&JOE, spécifiquement dédié aux milléniaux, joue le rôle de concierge en recommandant ses bons plans. Tout comme HiJiffy, le chatbot concierge qui met en relation le personnel de l’hôtel et les clients qui souhaitent réserver une chambre, accéder aux services de l’hôtel, être informés des événements quotidiens qui se déroulent dans l’établissement ou demander conseil pour visiter la ville. Les hôteliers peuvent facilement ajouter Hijiffy à Facebook Messenger.

Découvrir la culture grâce à Tourisbot

L’internaute à la recherche d’un lieu culturel ou patrimonial peut converser avec l’un des trois chatbots de TourisBots TourisBot Monuments, TourisBot Musées ou TourisBot Sites classés. Ces derniers suggèrent des idées de visite à proximité, par région ou même dans toute la France et redirigent l’internaute vers les sites officiels de l’un ou l’autre des 40 000 monuments, 8000 musées ou 2700 sites culturels classés. Une fois le lieu choisi, le visiteur peut réserver son hébergement à proximité sans quitter la plateforme.

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Source : TourisBot

Les exemples de chatbots dans l’industrie touristique sont variés. Est-ce que celui-ci peut se substituer à l’humain pour dialoguer avec les clients ? Sans doute pas. Son intérêt réside dans sa capacité à effectuer des tâches répétitives, ce qui laisse tout le temps aux individus pour se consacrer aux cas les plus difficiles, améliorant ainsi la relation client.

Source de l’image à la une: Lufthansa Best Price

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Technologies Tendances

Intelligence artificielle : passage de la science-fiction à la réalité

A quoi faut-il s’attendre ?

Selon la définition du Larousse, l’intelligence artificielle est un « ensemble de théories et de techniques mises en œuvre en vue de réaliser des machines capables de simuler l’intelligence humaine ». 

Aujourd’hui, l’intelligence artificielle est perçue comme l’un des marchés les plus prometteurs. Si l’on se fie aux chiffres avancés par la Bpifrance, le marché mondial des machines intelligentes devrait peser 11 milliards de dollars en 2024 alors que l’on prévoit une croissance du marché de 53 % entre 2015 et 2020. Sans surprise, les multinationales investissent massivement dans ce domaine. Récemment, Amazon, Google, Facebook, IBM et Microsoft ont mis sur pied une unité commune de recherche baptisée le « Partenariat pour l’intelligence artificielle au bénéfice des citoyens et de la société ». Ces géants du Web et d’autres firmes s’entourent de start-ups spécialisées. On estime à 5,4 milliards de dollars le montant qui sera investi dans ces jeunes entreprises dans les années à venir. Un marché lucratif qui s’explique en partie par une dépendance technologique toujours plus forte.

……

Cet article a été intégralement rédigé par nos confrères suisses de l’Observatoire Valaisan du Tourisme de l’Institut de Tourisme de la HES-SO Valais.

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Les assistants virtuels par commande vocale

  • Les innovations en tourisme

Les premiers assistants virtuels ont fait leur apparition sur les téléphones intelligents, permettant d’effectuer des recherches par commande vocale (parmi les plus connus : Siri d’Apple et Google Now). D’après une étude menée par l’experte Carolina Milanesi, seuls 2 % des utilisateurs d’iPhone n’auraient jamais utilisé Siri.

Outre l’usage domestique qui peut en être fait, cette technologie s’utilise aussi à des fins touristiques. Cet été, Visit Orlando (États-Unis) a proposé une nouvelle application dotée de l’intelligence artificielle Watson d’IBM, qui formule des recommandations en fonction des requêtes exprimées par le touriste, même les plus complexes (p. ex. : « Quel est le meilleur endroit pour aller boire une bière tout en écoutant de la musique country ? »).

La dernière génération d’assistants virtuels est encore plus avancée. Elle se matérialise sous forme de boîtiers ayant la capacité non seulement de répondre à une recherche, mais aussi d’automatiser certaines actions (p. ex. : l’envoi de courriels). Bientôt commercialisé sur le marché international, le boîtier Google Home pourrait tenir un rôle d’importance dans la planification du séjour. Concrètement, grâce à la synchronisation des applications de son compte Google, l’utilisateur pourra questionner l’assistant personnel sur la ponctualité d’un vol et même lui demander de déplacer un rendez-vous au restaurant.

Avant Google, Amazon s’était lui aussi lancé sur le marché de l’intelligence artificielle. Amazon Echo est déjà en circulation dans plusieurs pays. Alors que Google Home se destine aux particuliers et aux voyageurs, Amazon Echo séduit les entreprises touristiques. Skyscanner, le comparateur de vol, a développé un programme permettant aux utilisateurs d’Amazon Echo de rechercher des vols ou des hôtels par simple instruction vocale. Quant au groupe Voyages-Sncf, il met au point un dispositif permettant aux utilisateurs d’Amazon Echo d’obtenir des renseignements sur les trajets ferroviaires, leurs prix et les différentes destinations en Europe.

  • Les chatbots : le futur du service client?

De plus en plus d’entreprises touristiques repensent leur service à la clientèle en y intégrant le chatbot. Le « chatbot » (contraction de « chat » et « robot ») est une messagerie dotée d’intelligence artificielle capable de dialoguer avec un internaute. Intégré au site Web ou sur les réseaux sociaux, le logiciel analyse la question et y apporte une réponse personnalisée. Dépassées par le grand nombre d’interactions et sous la pression de l’instantanéité, certaines entreprises s’équipent de chatbots pour améliorer leur service à la clientèle.

A titre d’exemple, la compagnie néerlandaise KLM vient de lancer un outil qui devrait lui permettre de gérer plus de 15 000 conversations par semaine sur les réseaux sociaux. Le logiciel a été élaboré pour pouvoir répondre à plus de 60 000 questions, des plus simples aux plus complexes. De son côté, le site Cheapflight, un comparateur de vols, possède l’une des plateformes (virtuelles) de discussions les plus abouties. Via Facebook Messenger, l’assistant virtuel aide les clients à trouver des vols et des hébergements à moindre coût en adaptant le style de sa conversation en fonction de son interlocuteur. Expedia envisage également de proposer une assistance virtuelle, via Facebook Messenger, à ses clients. De leur côté, des offices de tourisme commencent à penser à cette solution qu’ils considèrent comme une nouvelle manière d’informer leur clientèle. C’est le cas notamment des Offices de tourisme de Bordeaux et de Cannes qui travaillent main dans la main avec Wiidii, start-up experte dans le développement d’application chatbot.

  • L’ère de la robotique des services

La robotique, déjà bien implantée dans les entreprises manufacturières, intègre tout juste l’industrie des services. Furtivement, les robots se rapprochent des entreprises touristiques. Et ils auraient tort de ne pas le faire : un sondage de Travelzoo, mené auprès de 6 000 voyageurs, révèle que 77 % d’entre eux s’attendent à ce que les robots jouent un rôle important dans leur vie ces 5 prochaines années, tandis que 73 % pensent qu’ils leur rendront même la vie meilleure.

En tourisme, on distingue deux types de robots : ceux qui assurent des fonctions logistiques ou de manutentionnaires, comme Léo le robot bagagiste à l’aéroport de Genève, Ray le voiturier de l’aéroport de Düsseldorf ou SaviOne, en charge des tâches de housekeeping dans les hôtels.

 

Source : Youtube

Puis, il y a ceux à qui l’on a attribué des compétences sociales. D’apparence humanoïde, ils interagissent très facilement avec le public. C’est le cas de NAO à l’aéroport de Tokyo Haneda, de Spencer à celui d’Amsterdam-Schipol ou encore de Pepper sur les bateaux de croisière Costa et à la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris. Leurs missions consistent essentiellement à accueillir le public, à répondre à ses questions et à effectuer des recommandations. Certains parlent plusieurs langues. D’autres, encore plus matures, réussissent à décrypter le langage émotionnel et corporel d’un visiteur. Les robots de type EMIEW3, qui rejoindront l’aéroport de Tokyo durant les JO de 2020, seront capables de distinguer les voyageurs hésitants ou perdus et de les aider à retrouver leur chemin. Les robots possèdent des facultés de langage, mais aussi d’apprentissage, comme le démontre Connie, le robot du groupe Hilton, qui améliore la qualité de ses recommandations au fil des interactions.

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Source: ©Pixabay

  • Le transport autonome à compétence touristique

Le développement des véhicules autonomes est en bonne voie. Même si l’on en est encore à leurs balbutiements, plusieurs navettes sont déjà affectées au transport collectif. A commencer par notre exemple local, Sion, qui héberge l’exploitation pilote de deux navettes autonomes cette année. États-Unis, France, Royaume-Uni : les expérimentations se multiplient. A National Harbor, dans le Maryland, la navette Olli peut communiquer avec ses passagers et préconise des attractions. Les navettes Navya, quant à elles, circulent uniquement dans des lieux touristiques et proposent des visites guidées du parc de Greenwich à Londres ou des abords de la Rochelle.

De façon troublante, l’usage de ces technologies par les touristes contraste avec l’authenticité qu’ils recherchent. Qui sait, peut-être que la conception de l’authenticité se formate en 3.0 elle aussi ? 

 

Source de l’image à la une: ©Shutterstock

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Marketing

Astuces pour améliorer le service à la clientèle

Le service à la clientèle prend de plus en plus le dessus sur le prix et le produit aux yeux des consommateurs. Pour y exceller, l’employé doit faire tout son possible afin de créer un lien émotif positif entre le client et l’entreprise. Voici quelques bonnes pratiques afin de favoriser l’excellence du service à la clientèle. 

 

 

 

 

Créer des habitudes de service exceptionnel

Monsieur Bryan K. Williams, expert et conférencier en matière de service à la clientèle, estime qu’une culture du service implique que l’ensemble des employés d’une entreprise ait développé des habitudes de service exceptionnel.

faire du service l’élément pivot dans l’équipe de travail.

Selon lui, le premier pas consiste à faire du service l’élément pivot dans l’équipe de travail. Il ne constitue pas l’un des items à cocher sur une liste. Tous les processus doivent graviter autour du concept de service. Voici des moyens, accessibles à tous, qui permettent d’ancrer des habitudes préalables à un excellent service à la clientèle.

  • Connaître son produit: pour bien vendre un produit ou un service, il faut le connaître par cœur, sous toutes ses coutures. Soyez à l’aise avec les questions courantes et utilisez un langage clair pour y répondre.
  • Être sincèrement accueillant: évidemment, le sourire s’impose. Le client doit sentir ce sourire même s’il n’est pas face à vous, dans votre voix ou le ton de votre écriture.
  • Former et outiller le personnel : tous les employés, pas seulement les représentants du service à la clientèle, doivent comprendre la façon de s’adresser aux clients, d’interagir avec eux et de résoudre leurs problèmes.
  • Écouter: bien qu’évidente, cette consigne est souvent malmenée. Écouter signifie décoder ce que le client transmet avec des mots, mais aussi ce qu’il évoque non verbalement. Surveiller les signaux qui montrent de l’insatisfaction et aller au-devant.
  • S’activer : ne pas réagir à une demande d’un client génère des frustrations. Il est important de répondre rapidement à toutes les requêtes, même pour dire « J’ai pris bonne note de votre demande, je vous tiens au courant de la solution rapidement ». Le client doit sentir qu’on s’occupe de lui.
  • Demander de la rétroaction : les commentaires laissés sur les médias sociaux, les sites d’avis en ligne, ou encore les sondages de satisfaction constituent une mine d’or pour améliorer le service. 

Adopter un langage positif

Un service à la clientèle professionnel de qualité exige aussi l’adoption d’un langage conséquent. La firme ProSolutions, qui se spécialise dans l’expérience client, suggère des formulations positives pour laisser une impression favorable et livrer un service optimal :

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5 tendances en matière de service à la clientèle

Les points de contact se multiplient, la mobilité et la connectivité n’ont pas d’heure de fermeture… Voici quelques tendances à considérer pour mieux cerner les comportements des clients.

Les clients ont le contrôle 

Les entreprises proactives ont compris que le consommateur exerce un pouvoir déterminant sur leur image de marque. Aujourd’hui, un client peut faire connaître sa mauvaise expérience à la planète entière assez aisément; Internet lui a donné une voix puissante et il ne craint pas de l’utiliser.

La multiplication des canaux 

L’entreprise doit se trouver là où le client la cherche, au moment où il en a besoin. Elle ne peut plus organiser son service à la clientèle selon sa convenance. Si un client contacte une entreprise par Twitter, elle doit lui répondre sur le même canal et ne pas le sortir de sa zone de confort.

Des réponses rapides et personnalisées 

Les médias sociaux sont une bénédiction pour les entreprises qui les utilisent bien, mais une malédiction pour les autres. Ignorer les commentaires, positifs ou négatifs, n’empêchera pas les consommateurs d’en publier. Adopter les médias sociaux permet non seulement de communiquer directement et personnellement avec les consommateurs, mais aussi de démontrer publiquement l’habileté de l’entreprise à répondre rapidement aux clients en donnant un excellent service.

Les consommateurs veulent être autonomes 

De plus en plus d’entreprises mettent en place des stratégies de libre-service, par exemple une page Web sur les questions fréquentes, des vidéos explicatives ou des guides. Bien réussie, il s’agit d’une stratégie gagnant-gagnant : les clients obtiennent les réponses dont ils ont besoin au plus bas prix pour l’entreprise. Le summum du libre-service réside dans la composition d’une solide communauté permettant aux clients de discuter et de régler des problèmes entre eux.

Le summum du libre-service réside dans la composition d’une solide communauté permettant aux clients de discuter et de régler des problèmes entre eux.

C’est notamment le cas du Disney Parks moms panel sur lequel des blogueuses, mères attitrées par Disney, répondent aux interrogations d’autres mères qui organisent des séjours. Le distributeur de voyages en ligne pour la SNCF, en France, propose le même type de portail.

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La messagerie texte, instantanée

Un récent sondage de Corvisa, une entreprise en communications, démontre que 77 % des consommateurs sont ouverts à recevoir des messages textes d’entreprises comme des rappels de réservations, des rabais, des promotions, etc. La messagerie permet aux entreprises de s’engager de façon proactive avec les consommateurs, en utilisant un canal qui correspond à leur style de vie actuel.

Chaque interaction compte

Aujourd’hui, chacune des interactions avec le consommateur a le potentiel d’améliorer ou de nuire à l’image de marque de l’entreprise. Selon Zendesk, une firme de gestion de l’expérience client, 89 % des consommateurs vont se tourner vers un compétiteur à la suite d’un mauvais service… Ça vaut la peine de s’y mettre!

Image à la une : Pixabay

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Technologies

Technos québécoises pour dynamiser les événements d’affaires

À l’occasion de la journée nationale de l’industrie des réunions, le chapitre de Montréal et Québec du réseau Meeting Professionals International (MPI) organisait une demi-journée de conférences sur le thème des technologies. Pour l’occasion, des entrepreneurs québécois sont venus présenter leurs produits technologiques et leur utilité pour les événements d’affaires. Voici un aperçu de ces outils.

 

 

Maximiser les occasions de réseautage

Comme le souligne Alex Le Moëligou, les rencontres lors des événements d’affaires sont trop souvent laissées au hasard. Pour augmenter les chances de connexions fructueuses et pour exercer un plus grand contrôle sur ces moments de réseautage, M. Le Moëligou et son équipe de Folks Interactive Inc. ont créé l’application mobile Ties. Celle-ci permet à l’utilisateur de nouer des liens avec d’autres individus avant la tenue d’un événement. Les profils LinkedIn des participants sont liés à l’application. L’utilisateur de Ties peut donc choisir un événement, éplucher la liste des participants, consulter les profils et ainsi ouvrir la discussion par clavardage avec les personnes qu’il a ciblées. Cette application maximise les chances de créer des relations d’affaires porteuses au moment de l’événement. La vidéo ci-dessous explique le concept.

 

https://www.youtube.com/watch?v=a1KPD1l4NhQ

Dynamiser les tournois de golf

Pour ajouter du piquant au tournoi de golf annuel tout en offrant une belle vitrine aux commanditaires, Christophe Rousseau propose l’application pour appareil mobile Green 19. Parmi ses fonctionnalités, mentionnons :

·       le classement des équipes en temps réel;

·       des cartes de pointage interactives;

·       la diffusion de communiqués sur le terrain par messagerie;

·       le recours à la réalité augmentée afin de localiser le vert ainsi que les obstacles;

·       un appareil photo pour partager des clichés durant le tournoi;

·       de belles occasions d’insérer les logos des commanditaires à différents moments du parcours.

L’application Green 19 permet de maximiser la profitabilité de l’événement. Voici la vidéo promotionnelle :

Une borne de recharge aux couleurs du commanditaire

M. Jean-Nicolas Joly, de l’entreprise de Québec Afficharge propose l’installation de bornes de recharge pour les téléphones intelligents, notamment dans le cadre d’événements d’affaires. Les participants consultent leurs courriels, utilisent leur messagerie et ont recours à diverses applications qui nécessitent une certaine quantité d’énergie. La présence d’une borne de recharge sur place répond certainement à un besoin et cette installation peut recharger plusieurs appareils à la fois. Son écran permet la diffusion de publicités et de contenus de divertissement, et la borne peut être habillée selon le thème de l’événement ou encore mieux, personnalisée aux couleurs d’un commanditaire.

 

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Source : Afficharge

De la mégaprojection à l’holographie

M. Bertrand Rivière de Musion Canada, une entreprise de Sherbrooke, a mis de l’avant une série de technologies qui peuvent bonifier un événement d’affaires et contribuer à le rendre mémorable. En voici deux exemples.

Mégaprojection

Cette technologie consiste à créer un environnement immersif qui propulsera les invités dans une ambiance unique grâce à une projection panoramique. Cette expérience sensorielle favorise une plus grande attention de l’audience, permettant ainsi à l’orateur de transmettre de l’information à un public absorbé dans une atmosphère exceptionnelle. Les possibilités de projections sont infinies.

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Source : Musion Canada

Téléprésence

Avec la téléprésence, le futur est réellement à nos portes. Cet hologramme qui reproduit une personne en temps réel à Montréal, lui permet d’apparaître à Paris ou ailleurs dans le monde, et d’interagir sur scène avec d’autres personnes, sans délai apparent. L’illusion est presque complète.

 

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Source : Musion Canada

La technologie RFID pour donner plus de liberté

Comme l’explique Dominic Gagnon, cofondateur de l’entreprise montréalaise Connect & Go, la technologie la plus pratique est celle qui ne nécessite pas d’interface. Les applications mobiles impliquent le recours au téléphone intelligent, il faut donc sortir l’appareil de sa poche, le déverrouiller, ouvrir l’application, puis exécuter la manœuvre souhaitée. Les bracelets de radio-identification (RFID) permettent de déclencher des actions beaucoup plus simplement (en passant devant une borne, par exemple). Connect & Go rend possible l’utilisation de systèmes RFID pour le paiement, l’activation et la collecte de données sur les participants à un événement par exemple.

Le festival de musique Osheaga, le Piknic Électronik de Dubai ou encore l’événement de commerce et créativité C2 Montréal ont eu recours aux services de Connect & Go à différents égards, que ce soit pour gérer les accès ou encore faciliter le partage sur les médias sociaux. À l’occasion de l’événement Capture Lifestyles Artisan Wine Tour qui se déroulait à l’automne 2015, des bracelets RFID ont permis aux participants de payer par un simple contact du bracelet à la borne, et qui plus est d’enregistrer les coordonnées des vins qu’ils avaient dégustés. Une fois l’événement terminé, la liste des produits ainsi que les lieux pour se les procurer ont pu être envoyés à chacun, avec des recommandations personnalisées, selon le profil.

Voici un aperçu de l’offre de Connect & Go :

Des questions? Lancez le micro!

Tout au long de cet avant-midi de conférences sur les technologies, un micro hors du commun circulait dans la salle. La Catchbox est un micro inséré dans une boîte matelassée qui peut être lancée comme un ballon. Voilà qui brise la glace et qui incite l’auditoire à interagir. La Catchbox n’est pas issue d’une entreprise québécoise, mais sa présence à la journée nationale de l’industrie des réunions MPI Montréal & Québec a généré l’enthousiasme général. Ci-dessous, la vidéo explicative :

 

La technologie se décline ainsi en de multiples possibilités pour rehausser les événements d’affaires. Certaines sont coûteuses, d’autres s’avèrent abordables, même gratuites. Mais comme l’ont souligné plusieurs conférenciers, les outils technologiques doivent être vus pour ce qu’ils sont : un complément, un instrument pour mettre en valeur le contenu de l’événement ou pour contribuer à son efficacité et à son rayonnement.

 

Image à la une : Connect & Go

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Technologies

La messagerie instantanée, pour une expérience client de qualité

De quoi s’agit-il ?

Version améliorée de la messagerie texte disponible sur les téléphones cellulaires, les services de messagerie instantanée sont des applications mobiles qui permettent de communiquer en temps réel avec une autre personne. WhatsApp, Facebook Messenger, WeChat et Snapchat en sont des exemples. En plus de clavarder en direct avec les contacts de son répertoire, l’utilisateur peut notamment leur envoyer des émoticônes et des stickers, partager des fichiers et sa localisation, parler en groupe et faire des appels vidéo.

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Source : Google Play/WhatsApp

Parmi les principales applications sur le marché, l’une d’entre elles se distingue par son usage touristique, il s’agit de Slack. Cet outil créé pour la communication interne dans les entreprises a récemment servi à la formation de deux groupes de discussion sur le voyage. Cela a été rendu possible grâce à un partenariat avec les communautés de voyageurs NomadList et Travel Noire. Leurs membres peuvent désormais s’entraider dans l’organisation de leurs voyages, grâce aux groupes #nomads et #TNdistrict, qui sont aussi les mots-clics utilisés dans les conversations.

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Source : #nomads

 Quelle est la taille du marché?

La plus populaire, WhatsApp, a été rachetée par Facebook il y a deux ans et compte depuis février 2016 un milliard d’utilisateurs actifs par mois

Quatre des cinq réseaux sociaux les plus utilisés au monde sont des applications de messagerie instantanée. La plus populaire, WhatsApp, a été rachetée par Facebook il y a deux ans et compte depuis février 2016 un milliard d’utilisateurs actifs par mois. Elle est suivie par l’application chinoise QQMobile (860 millions d’utilisateurs) et Facebook Messenger (800 millions d’utilisateurs). Le géant Google annonçait en décembre dernier qu’il envisage de lancer une application similaire. Elle inclurait un agent virtuel automatisé (chatbot), permettant à l’usager d’obtenir des réponses rapides à certaines de ses questions.

Selon l’entreprise en intelligence d’affaires Skift, l’ère actuelle, qualifiée de post-app economy, est apparue en raison de la croissance rapide de la messagerie instantanée. Elle prédit que les marques et les entreprises s’approprieront ces applications qui offrent de nombreuses occasions d’interactions en temps réel avec le consommateur. Le classement ci-dessous n’a certainement rien de définitif et sera amené à changer très prochainement.

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Selon eMarketer, à la fin de l’année 2015, 75 % des utilisateurs de téléphone cellulaire à travers le monde avaient utilisé une application mobile de messagerie instantanée au moins une fois par mois. La firme estime qu’au Canada, 13,4 millions de personnes se sont servi de ces applications en 2015, soit une hausse de plus de 40 % en un an. Au Canada et aux États-Unis, Facebook Messenger était la principale application utilisée, respectivement par 22,6 % et 17,3 % des internautes en juillet 2015.

L’industrie touristique s’en inspire

Certaines entreprises touristiques investissent ce nouveau canal de communication et en diversifient les usages. En Chine, WeChat est fortement utilisée par l’industrie. Air France s’en sert pour répondre aux demandes de sa clientèle, China Southern Airline y propose un service d’enregistrement en ligne, les hôtels Shangri-La y ont intégré un comparateur de prix, alors que les commentaires des clients de la chaîne Marriott sont accessibles à partir de son compte.

D’autres s’en inspirent et créent des outils innovants d’assistant personnel, s’apparentant à un service de conciergerie :

  • L’agence de voyages en ligne Kayak offre un service de messagerie texte, KAYAK Snap, où l’internaute peut obtenir de l’aide pour organiser son voyage.
  • Sur l’application Hyper Travel, l’utilisateur discute avec un concierge pour planifier et réserver ses voyages, mais aussi pour recevoir de l’assistance à destination.
  • HotelTonight a lancé l’an dernier Aces, afin de connecter ses clients à une équipe de conseillers. Ces derniers leur apportent des recommandations et les aident dans leurs réservations par l’intermédiaire d’une messagerie texte et d’un clavardage en ligne. Des réponses automatisées sont envoyées pour certaines questions générales. 

  • Les hôtels Joie de Vivre et Thompson ont intégré CheckMate à leur application. Pour chaque établissement, toutes les conversations entre les départements et les clients y sont centralisées, qu’elles soient échangées par messagerie texte, courriel ou sur l’application de l’hôtel, et ce, à toutes les étapes du voyage. À partir de leur mobile, les clients peuvent demander un surclassement, être avisés lorsque leur chambre est prête, commander de la nourriture ou des boissons, réserver au restaurant ou encore faire venir leur voiture.

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Source : Skift 

Pour une relation client améliorée

Toutes les interactions entre le client et les différents interlocuteurs de l’entreprise sont répertoriées au même endroit

Les entreprises touristiques voient en ces applications mobiles une manière d’améliorer leur service à la clientèle et de maintenir une communication omnicanal. Dans le cas de Checkmate, toutes les interactions entre le client et les différents interlocuteurs de l’entreprise sont répertoriées au même endroit, facilitant ainsi le suivi de ses demandes. Cela favorise une expérience uniforme et transparente, où la marque parle d’une seule voix.

Durant les cinq dernières années, la croissance des plateformes de messagerie a été plus importante que celle des réseaux sociaux. Selon Skift, qui les identifie comme une des « mégatendances » de 2016, les entreprises touristiques devraient y être présentes. La clientèle se tournera de plus en plus vers la messagerie instantanée puisqu’elle peut répondre à tous ses besoins : réserver son voyage et communiquer avec l’entreprise et son entourage durant son séjour.

 

Pensez-vous que les services de messagerie instantanée sont l’avenir des communications en ligne ?

 

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Technologies

Créer une application mobile : un pensez-y-bien

Les consommateurs d’aujourd’hui passent en moyenne cinq heures par jour sur leurs appareils mobiles. Il est donc essentiel que les entreprises soient présentes sur le Web mobile, et ce, de façon appropriée. Cette analyse vise à évaluer la pertinence de développer une application mobile pour une entreprise touristique.

Plusieurs avancent que les applications demeurent pertinentes pour les jeux et les médias sociaux, mais qu’elles le sont moins pour les entreprises souhaitant informer ou encore apporter un service à leur clientèle. Pourquoi?

Elles sont noyées dans un océan

Il existe environ 1,5 million d’applications disponibles sur l’AppStore et 1,6 million sur Google Play. Il en apparaît environ 1000 nouvelles par jour pour tous les « magasins » d’applications. Il est donc très difficile d’être trouvé et remarqué.

Seules quelques favorites sont utilisées

Loin de nous l’idée d’affirmer que l’on ne se sert pas des applications. Au contraire, comScore a publié récemment une étude révélant que 87 % du temps passé sur un appareil mobile est consacré aux applications, contre 13 % à naviguer. Cependant, très peu d’applications sont utilisées régulièrement ; l’application préférée récolte en moyenne 59 % du temps consacré aux applications et la seconde 18 % (graphique 1). Quoique l’on ait recours en moyenne à 25 applications par mois, près de 4 minutes sur 5 sont consacrées aux 3 applications préférées de l’utilisateur. Celles-ci sont le plus souvent liées aux jeux, aux médias sociaux et à la messagerie instantanée, pour lesquels l’usage est récurrent. Mentionnons également que 10 % des applications ne sont pas utilisées plus d’une fois. Applications_mobile_temps_consacre

 Une expérience globale souvent peu conviviale

Le client doit aimer suffisamment la marque pour l’inclure dans son appareil, sachant que l’espace de stockage est limité, et que le téléchargement et l’utilisation de l’application pourraient l’amener à excéder la quantité de données auxquelles il a droit avec son forfait mensuel. Ensuite, il doit généralement s’identifier ou créer un compte. Cela signifie que l’utilisateur doit relier l’application à son compte Facebook, Gmail ou autre, ce qui suscite des enjeux de confidentialité, ou encore remplir un questionnaire. Bref, l’expérience globale s’avère souvent lourde et désagréable.

Remplacées par des systèmes d’exploitation plus efficaces

Les nouveaux assistants personnels intelligents des systèmes d’exploitation des appareils mobiles se perfectionnent et anticipent nos désirs grâce à des algorithmes sophistiqués qui rendent plusieurs applications moins utiles.

Le service Now on tap, issu de Google Now, est l’assistant personnel intelligent offert dans la version 6.0 d’Android. Il effectue des recommandations encore plus personnalisées et efficaces grâce à l’analyse du contexte. À même un courriel, un message texte, un article ou n’importe quelle application, il est possible d’obtenir différentes informations et de réaliser des actions sans ouvrir d’autres applications. Par exemple, on peut se renseigner sur un artiste ou un film, ajouter un rendez-vous au calendrier, être redirigé vers un service qui recense les avis des internautes lorsqu’un restaurant est nommé ou de recevoir une suggestion d’itinéraire pour s’y rendre. (Visionnez cette vidéo de The Verge pour en savoir davantage.)

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Source : Android PIT

Chez Apple, le nouveau service Proactive de Siri est semblable. Il s’exécute cependant en préservant la confidentialité de l’utilisateur contrairement à Google, qui conserve les données d’utilisation. Proactive peut, par exemple, retenir que vous écoutez de la musique chaque matin à la même heure et vous en proposer automatiquement les jours suivants.

Pourquoi on supprime une application

Un sondage de la firme ITR effectué auprès de 4000 répondants américains énonce que la première raison de retirer une application (tous types confondus) est que l’appareil dépasse sa capacité de stockage. La seconde est la publicité intrusive. Pour les applications d’entreprises (ce qui exclut les jeux et les applications éducatives), la principale raison évoquée pour les désinstaller est l’ajout d’une autre application de meilleure qualité (28 %). La seconde est la piètre expérience utilisateur (27 %), suivie par le fait de devoir payer un supplément pour des options que l’on souhaite utiliser (25 %). Rappelons aussi que les applications sont coûteuses à développer et à mettre à jour. 

Bien sûr, celles-ci comportent plusieurs avantages. Elles établissent un lien plus étroit entre une marque et l’utilisateur et peuvent s’avérer un bon outil de fidélisation. Elles permettent de réaliser des actions qui ne sont pas nécessairement possibles à travers la navigation simple (suivre un circuit touristique autoguidé et géoréférencé, par exemple). 

Quelles sont les options? 

L’objectif étant de répondre le mieux possible aux besoins des consommateurs, les entreprises devront repenser leurs façons de faire. Il faudra découvrir le parcours client et rendre le contenu disponible là où celui-ci se trouve et au moment où il en a besoin plutôt que de l’« obliger » à utiliser son application. Comme le mentionne la firme-conseil Adviso, il faut multiplier les interactions qui offrent une valeur réelle aux utilisateurs, plutôt que d’essayer de les garder dans l’environnement contrôlé d’une application.

Une solution possible est de proposer un site Web mobile afin que l’expérience de navigation soit fluide et agréable. 

Ensuite, il est fortement suggéré de s’intéresser aux assistants personnels intelligents des systèmes d’exploitation d’appareils mobiles. Ces outils tentent de répondre aux besoins du client dans une interface rapide et naturelle. Pour ce faire, la recette de base est simple : que votre site Web mobile soit bien référencé par les moteurs de recherche. Ceux-ci pourront l’identifier et y référer.

L’entreprise d’intelligence d’affaires Skift avance que, dans l’ère qualifiée de la post-app economy, l’avenir des entreprises touristiques passe par la messagerie instantanée. Ces applications sont présentes sur tous les appareils mobiles, et les utilisateurs y sont bien habitués. Les entreprises touristiques doivent être là où le client se trouve et prêtes à y engager la conversation.

Frédéric Cavazza, consultant Web, écrit : « … la mobilité n’est qu’une question de contexte, si vous n’êtes pas capable de satisfaire le besoin d’un mobinaute en 5 secondes, alors vous n’existez pas ». Bien sûr, cette réalité ne s’applique pas de façon aussi draconienne pour tous, mais porte à réfléchir. 

 

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Technologies

Les technologies s’invitent à table

OpenTable est le plus important fournisseur mondial de réservations en ligne de tables de restaurants. L’entreprise a sondé ses clients afin de connaître leur utilisation des technologies avant, pendant et après l’expérience de restauration. L’étude a été menée en 2015 auprès de 7300 Canadiens des grandes régions métropolitaines, dont 687 Montréalais de 18 ans et plus ayant effectué au moins une réservation avec OpenTable au cours des 12 derniers mois. Cette segmentation crée certes un biais favorable quant à l’utilisation des technologies, mais l’enquête apporte néanmoins des lumières fort intéressantes pour les restaurateurs.

Avant de fréquenter un restaurant

Les menus en ligne sont largement consultés (82 %)

Une grande proportion des Canadiens sondés ont utilisé le Web pour chercher un restaurant ou consulter le menu (voir le graphique 1). Plus des trois quarts des répondants utilisent le Web (toujours ou souvent) pour effectuer une réservation, quoique ce résultat puisse être biaisé par la nature de l’échantillon. Assurez-vous d’avoir un site Web bien organisé, d’être référencé par les moteurs de recherche et compatible avec les appareils mobiles. Les menus en ligne sont largement consultés (82 %); trouvera-t-on le vôtre, à jour? S’il change régulièrement, peut-être y a-t-il lieu de publier un exemple type. Votre site Web facilite-t-il la réservation?

Les commentaires des autres clients sont consultés très couramment, davantage que les avis de critiques professionnels. Il est important pour le restaurateur de les lire et d’y répondre, que ces commentaires soient positifs ou négatifs. Montréal est le seul marché au Canada où les clients consultent plus souvent les avis rédigés par des critiques professionnels (59 %) que ceux des autres clients (57 %). Les photos du restaurant ainsi que des plats servis intéressent plus de la moitié des répondants. Investissez dans la prise de photos alléchantes et diffusez-les allégrement sur diverses plateformes.

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Source: OpenTable

Pour les répondants montréalais particulièrement, ces pourcentages se révèlent encore plus élevés. Leurs principales actions sont de chercher un restaurant (87 %), de consulter un menu (83 %), d’effectuer une réservation (82 %) et de regarder les photos (63 %).

Une fois la réservation effectuée, 69 % des clients souhaiteraient communiquer avec le restaurant par message texte, par exemple pour indiquer qu’ils ont quelques minutes de retard ou pour rappeler des allergies alimentaires. Ils aimeraient également choisir leur table (68 %) et être informés des offres spéciales (66 %). Commander ou payer à l’avance ne suscite toutefois pas beaucoup d’intérêt.

Une fois sur place

L’utilisation d’un téléphone intelligent lorsque le client est au restaurant (voir le graphique 2) varie selon le type d’établissement. Elle est beaucoup plus fréquente dans les restaurants décontractés. Dans un restaurant gastronomique, 64 % des répondants disent ne jamais ou rarement utiliser leur appareil.

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Source: OpenTable

Lorsque le téléphone est utilisé pendant le repas à des fins liées à la nourriture (voir le graphique 3), près du quart des clients s’en servent pour choisir un plat en fonction des photos et des commentaires trouvés en ligne (15 % pour les Montréalais). Une proportion semblable a plutôt pris une photo en souvenir du moment, alors que d’autres ont partagé leur expérience sur les médias sociaux.

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Source: OpenTable

La moitié des répondants ont déjà expérimenté les écrans tactiles sur les tables pour commander et ont généralement aimé l’expérience. Parmi ceux ne l’ayant pas essayé, la majorité aime l’idée. Un bouton sur la table pour prévenir le personnel ou une technologie permettant de commander sont des fonctions que peu de répondants ont testées. Près de 50 % se disent cependant favorables à ces possibilités. Seulement 5 % des répondants ont effectué le paiement à l’aide d’un téléphone intelligent.

Une fois l’addition réglée

La technologie est peu utilisée relativement à l’expérience de restauration après le repas. Seulement 14 % des répondants se servent (souvent ou toujours) de leur téléphone pour organiser des activités avec les convives, 13 % pour partager sur les médias sociaux et 12 % pour profiter du programme de fidélisation du restaurant. Seulement 10 % disent publier un avis. Considérant l’importance de ces commentaires, il est possible d’encourager sa clientèle à partager ses expériences positives ou à faire part des aspects à améliorer.

Une application pour le restaurant? Il semblerait que non. Seulement 6 % indiquent être « tout à fait disposés » à télécharger l’application du restaurant, alors que 53 % sont « très peu disposés » ou « non disposés » (respectivement 9 % et 49 % pour les Montréalais). Le manque d’espace sur le téléphone est une raison évoquée, et l’on préfère utiliser une application qui regroupe plusieurs établissements.

Un rôle qui se confirme

Les technologies joueront un rôle de plus en plus important dans les restaurants, surtout dans les plus décontractés, selon 70 % des répondants (voir le graphique 4). Pour les restaurants gastronomiques, 46 % des personnes sondées estiment que la technologie jouera un rôle « beaucoup plus important » ou « un peu plus important ».

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Source: OpenTable

Retenez que les Canadiens se servent du Web pour découvrir des restaurants. Assurez-vous d’être bien visible, et de rendre possible la consultation de votre menu ainsi que des commentaires et des photos à propos de votre établissement. Et malgré l’importance de suivre l’évolution de ces nouveaux modes d’interaction, ne négligez pas l’accueil et les contacts humains.

 

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Hébergement

Repenser l’accueil hôtelier grâce à l’enregistrement mobile

Jusqu’à tout récemment, l’utilisation des technologies numériques dans l’hôtellerie était surtout liée à la distribution. On s’intéresse maintenant à la période suivant la réservation jusqu’à l’arrivée physique dans l’établissement. Néanmoins, le personnel d’accueil demeure essentiel pour offrir une expérience mémorable au visiteur, peu importe le niveau d’adoption des nouvelles technologies automatisant les arrivées et les départs à l’hôtel.

 D’un côté, plusieurs grandes chaînes hôtelières développent leurs propres applications; d’un autre côté, des entreprises créent des solutions que des indépendants ou de petites chaînes peuvent se procurer, personnaliser et offrir à leur clientèle.

Les chaînes hôtelières s’y mettent

Hyatt Hotels and Resort offre l’enregistrement en ligne aux membres de son programme de fidélité et met à la disposition de ses clients des kiosques pour la récupération rapide de leurs clés. Les hôtels Marriott font de même. La division d’Aloft Starwood Hotels & Resorts fonctionne différemment, avec son projet pilote Smart Check-In : les clients y adhérant reçoivent préalablement une carte-clé Starwood Preferred Guest (SPG) et un message texte le jour de leur arrivée leur indiquant leur numéro de chambre. La carte est activée pour leur permettre de se rendre directement à leur chambre sans nécessairement passer par la réception. Certains établissements offrent aussi la possibilité d’accéder à la chambre sans clé, à l’aide d’un téléphone intelligent (voir la vidéo ci-dessous). B&B Hôtels, réseau européen d’hôtels Econochic®, s’est également doté d’un système d’enregistrement à distance pour les membres inscrits à son programme de fidélité.

 

 

Le cas du groupe Accor 

Depuis deux ans, le groupe Accor déploie le projet Welcome by Le Club Accorhotels, qui permet entre autres au voyageur de s’enregistrer en ligne avant son séjour. La revue Espaces publiait d’ailleurs, en juin dernier, une entrevue avec Christine Pouletty, directrice du parcours client. L’objectif général est d’offrir un accueil personnalisé et humain grâce au gain de temps que procure la technologie. Ce service est offert aux clients membres du programme de fidélité et à toute personne qui réserve directement sur le site Web ou grâce à l’application mobile d’Accor. Voici les principales étapes du parcours client :

  1. Deux jours avant son séjour, le client reçoit un courriel l’invitant à s’enregistrer en ligne. Il peut ainsi indiquer différentes informations personnelles, son heure d’arrivée approximative et son mode de transport. Il pourra aussi exprimer certains souhaits.
  2. Le jour de son arrivée, le client reçoit un message texte lui annonçant que sa clé est prête; on lui donne aussi des indications au sujet du stationnement ou encore les options de transport en commun pour se rendre à l’hôtel.
  3. Lors de sa venue, tout est prêt, le personnel d’accueil a préalablement préparé les clés en fonction des informations reçues, et on ajoute des éléments complémentaires selon les besoins du client (un plan de la ville s’il s’agit d’un touriste, par exemple). Selon le profil du client, le réceptionniste peut l’accueillir en abordant des sujets susceptibles de l’intéresser (activités familiales, événements culturels, espaces de réunion, etc.).
  4. Au départ, le client remet tout simplement la clé. La facture est ensuite envoyée par courriel. Le contact est donc toujours conservé et donne l’occasion d’effectuer des échanges chaleureux.

Le programme Welcome by Le Club Accorhotels est apprécié tant des clients que du personnel, et sera offert dans 75 % de leurs établissements européens à la fin de 2015.  

Des options pour les hôteliers indépendants et les petites chaînes

Des entreprises comme CheckMate ont développé des applications qui peuvent être jumelées à n’importe quel système de réservation, et qui permettent l’enregistrement en ligne. Les hôteliers utilisant ce service reçoivent quotidiennement un rapport contenant le nom des clients qui se sont enregistrés; ils peuvent aussi leur envoyer un courriel la journée précédant leur arrivée. Les clients ont la possibilité d’effectuer des demandes spéciales, de fournir l’heure précise de leur arrivée, etc. CheckMate est aussi utilisé par les agences de voyages en ligne Room 77 et PointsHound. Guest Driven Express est une autre entreprise offrant, entre autres, une solution d’enregistrement en ligne.

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Source : Guest Driven Express

Un service d’accueil repensé

Pour la plupart des chaînes hôtelières ou des établissements indépendants, l’idée n’est pas d’éviter complètement la réception, mais plutôt d’y vivre un court et agréable échange. Les formalités administratives sont allégées, et le contact est plus propice si le client veut poserdes questions particulières ou encore bénéficier de conseils personnalisés. Comme le mentionne Mme Pouletty, l’enregistrement mobile permet à l’hôtelier d’accueillir son client de façon plus fluide et plus chaleureuse.

Ces technologies permettent aussi d’offrir des promotions spéciales et d’inciter le client à effectuer un surclassement, ce qu’on nomme communément upselling.

Elles contribuent également à transformer physiquement le lobby. L’enregistrement en ligne a amené Aloft à repenser sa réception. Au Harlem Aloft de New York, le bureau est maintenant situé en plein centre du lobby. Les clients qui souhaitent interagir avec le personnel de la réception le font d’une façon plus personnelle et dynamique. Accor intègre aussi ce nouvel esprit d’accueil progressivement au cours des rénovations prévues de ses établissements et améliore la mobilité des équipes. Le réceptionniste doit pouvoir accueillir librement, circuler vers la porte ou l’ascenseur.

L’enregistrement mobile est également une occasion en or de colliger des informations sur le visiteur et d’améliorer la gestion de la relation client (GRC). Ses préférences et ses souhaits sont enregistrés et peuvent servir à mieux l’accueillir à chacune de ses visites.

 

Hôteliers, est-ce une avenue que vous envisagez? Quelles actions menez-vous pour personnaliser davantage l’accueil de vos clients?

 

Source de l’image à la une : Marriott

 

 

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Marketing Technologies

Le clavardage comme outil marketing

Un outil qui favorise la vente

 Le clavardage consiste à conseiller et à assister l’internaute dans ses recherches sur le site Web d’un attrait, d’un hôtel ou d’une destination, entre autres.

Le clavardage consiste à conseiller et à assister l’internaute dans ses recherches sur le site Web d’un attrait, d’un hôtel ou d’une destination, entre autres. Grâce à un bouton toujours visible qui ouvre une fenêtre de discussion instantanée, l’internaute peut communiquer avec un agent qui répondra à ses différentes questions en temps réel. L’entreprise établit ainsi une relation « humaine » directe avec un client potentiel et peut donc améliorer sa satisfaction en enrichissant son expérience. Cet outil vise aussi à créer une meilleure image de marque et à accroître le taux de conversion. En 2012, on estimait que 60 % des visiteurs abandonnent leur panier d’achat (réservation) sans avoir validé leur commande, essentiellement par manque d’information et surtout parce que leur besoin d’être rassuré n’est pas satisfait au moment du paiement. L’assistance par clavardage permettrait de convertir en clients 20  % des visiteurs qui sont assistés et d’augmenter le panier moyen d’environ 30 % grâce aux conseils apportés.

L’outil de clavardage peut prendre la forme :

  • d’une fenêtre qui invite l’internaute à dialoguer directement avec un conseiller (click to chat);
  • d’une fenêtre qui propose d’indiquer un numéro de téléphone pour être rappelé par un conseiller (click to call);
  • d’une vidéo où l’internaute peut dialoguer avec un représentant en face à face par visioconférence (click to video).

Il contribue à abaisser le coût de la relation client.

Parmi les autres avantages du clavardage, mentionnons qu’il contribue à abaisser le coût de la relation client. En effet, alors qu’un conseiller ne peut répondre qu’à un seul client à la fois au téléphone, il peut clavarder avec plusieurs personnes simultanément : trois en moyenne et six maximum. 

 Les principaux facteurs de réussite

Le chat ne devrait pas être proposé à tous les visiteurs, puisque cela générerait beaucoup trop de conversations et d’implication de la part des employés. Au contraire, il doit servir à ceux qui ont besoin de conseils à valeur ajoutée ou d’une réponse plus précise. Ainsi, avant d’entreprendre la mise en place d’un service de clavardage, il importe de bien définir les règles de ciblage, c’est-à-dire les critères de base qui régiront l’intervention d’un conseiller. Ces règles peuvent reposer sur un nombre important d’indicateurs : la famille de produits, le prix, le temps de connexion du visiteur, le nombre d’articles dans son panier, etc. Elles sont aussi faites pour évoluer dans le temps, en fonction de facteurs comme la saisonnalité, par exemple. L’autre élément de réussite important pour les PME et les TPE réside dans la formation des équipes de conseillers (internes ou externes) qui exploiteront ce nouveau canal de communication, en plus de gérer en alternance les courriels et les réseaux sociaux.

Quelques outils

CN_clavardage_outil_marketing_image_1Parmi les services de messagerie instantanée, faciles à installer et à paramétrer, il y a Zopim (voir l’image). Sa version gratuite se limite à un seul agent pour un visiteur à la fois. Les versions payantes (à partir de 11 dollars américains par mois, par agent) offrent un tableau de bord évolué, avec statistiques, historique des conversations, localisation approximative de l’adresse IP et plusieurs autres options. Quant à elle, iAdvize, société spécialisée dans les outils d’e-relation client instantanée, offre une solution intelligente qui ne propose pas une assistance à tous les internautes, mais repère plutôt, en temps réel, ceux qui semblent hésiter et auraient besoin de conseils grâce au « ciblage comportemental ». Il existe plusieurs autres solutions de clavardage en direct comme LivePerson, LiveAgent, Knoah, SightMax ou WhosOn, qui propose un produit adapté pour les petites entreprises.

 Son utilisation en tourisme

Selon Maxime Baumard, responsable des communications d’iAdvize, le secteur touristique français est un peu en retard par rapport à d’autres en ce qui a trait à l’adoption du clavardage en ligne. En 2014, 26 % des professionnels de l’e-tourisme ou de la relation client interrogés lors d’une enquête en ligne affirmaient utiliser la fenêtre d’invitation au clavardage (click to chat) et un peu plus (28 %), le rappel automatique (click to call). Toutefois, les acteurs de l’industrie s’engagent doucement sur ces nouvelles voies de communication :

  • 22 % envisagent d’implanter le clavardage en ligne dans les 12 prochains mois, portant à près d’une sur deux la proportion d’entreprises qui utiliseront cet outil;
  • 11 % pensent intégrer le rappel automatique dans la prochaine année, soit un total de près de 40 % des acteurs du secteur touristique.

Au Canada, plusieurs organismes de tourisme provinciaux ont déjà déployé un système de clavardage en direct. C’est le cas entre autres de l’Île-du-Prince-Édouard (voir l’image), de l’Ontario, de la Nouvelle-Écosse et du Québec.                

CN_clavardage_outil_marketing_image_2 Source : Tourisme Île-du-Prince-Édouard

Certaines régions touristiques, comme le Suroît, proposent actuellement le clavardage en ligne sur leur site Web (voir l’image) alors que d’autres envisagent de l’implanter prochainement. Par exemple, en Beauce, où la Maison du tourisme vise à actualiser son service d’accueil touristique, on remplacera l’accueil physique des visiteurs (à un comptoir ou un bureau d’information touristique) par l’utilisation de technologies innovantes, dont l’ajout sur le site Web d’un module de clavardage en ligne avec un agent d’information.

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Source : Tourisme Suroît

De grandes entreprises telles qu’Air France ou le Groupe Pierre & Vacances-Center Parcs (PVCP) rencontrent beaucoup de succès avec leur solution de clavardage en ligne : 60 % des ventes de PVCP n’auraient pas eu lieu sans le module de clavardage et chez Air France, le quart des 350 000 visiteurs accompagnés par un conseiller annuellement sont convertis en clients! Bien sûr, il s’agit de gros joueurs, mais une stratégie de marketing incluant ces nouveaux canaux de communication peut faire gagner du temps et de l’argent… même aux plus petits de l’industrie.

Et vous? Projetez-vous d’implanter un système de clavardage dans un avenir rapproché? Ou peut-être l’avez-vous déjà fait? Merci de partager votre expérience avec nos lecteurs.

 

Source de l’image à la une : Knoah