Catégories
Technologies

MT Lab encourage l’innovation en tourisme

Jusqu’au 5 mai 2017, les start-ups dans le domaine du tourisme, de la culture et du divertissement peuvent présenter leur candidature afin d’intégrer l’incubateur montréalais MT Lab. La première cohorte sera constituée de huit jeunes pousses innovantes de toutes nationalités, en phase d’amorçage ou de décollage. Leur modèle d’affaires doit reposer sur l’une des thématiques suivantes :

  • meilleure connaissance de la clientèle ;
  • enrichissement de l’expérience du parcours ;
  • approche innovante dans les processus d’affaires ;
  • amélioration de l’impact social et durable.

Le comité de pilotage du MT Lab qui accompagnera les start-ups est composé des membres suivants : Aéroports de Montréal, Air Canada, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, l’ITHQ, Loto-Québec, la Sépaq et Tourisme Montréal. Voici ce qu’offre le programme d’incubation, réparti en 4 cycles de trois mois, de juin 2017 à mai 2018 :

  • une connaissance de l’écosystème des start-ups et une connexion à ce dernier ;
  • une validation de la proposition de valeur ;
  • une stratégie de commercialisation et de mise en marché (locale, nationale et internationale) ;
  • une préparation aux « démos days» devant les équipes des partenaires pertinents ;
  • du mentorat offert par des leaders de l’industrie et de la recherche ;
  • un accès et de la visibilité auprès des partenaires, de l’ESG et de leurs réseaux ;
  • une possibilité d’échange avec le Welcome City Lab, l’incubateur touristique à Paris ;
  • un espace d’hébergement réservé, à bas coût, pendant un an dans les locaux de MT Lab, au cœur du Quartier des spectacles ;
  • une subvention d’accueil de 5000 $ par start-up.

Selon Martin Lessard, directeur général de l’incubateur, « MT Lab se veut un hub qui met en relation les leaders de l’industrie du tourisme, de la culture et du divertissement avec la crème des jeunes pousses innovantes. Les apprentissages seront mutuels ».

MT_Lab_visuel

Source : MT Lab

Le Welcome City Lab, premier incubateur dédié au tourisme, a accompagné 70 start-ups dans leur développement depuis ses débuts en 2013. Au total, celles-ci ont récolté l’équivalent de 85 millions de dollars canadiens (60 millions d’euros) en financement et ont créé 400 emplois. De nombreuses collaborations se sont tissées avec les partenaires fondateurs de l’incubateur, comme l’illustre l’infographie ci-dessous.

Welcome_city_Lab_ParisandCo

Source : Welcome City Lab

L’incubateur a annoncé récemment les noms des 13 start-ups qui intègreront sa 4e cohorte. Ce programme suscite beaucoup d’intérêt puisque le Welcome City Lab a reçu 120 candidatures cette année.

Si l’on se fie à la centaine de personnes présentes lors de sa soirée d’appel à candidatures, le succès du MT Lab devrait être au rendez-vous !

Source de l’image à la une : © MT Lab

Catégories
Hébergement Technologies

Technologies en hôtellerie : ce que le client veut

En septembre 2016, Oracle Hospitality, fournisseur de solutions technologiques, a fait appel à Phocuswright pour mener un sondage auprès de 777 voyageurs américains ayant séjourné dans un hôtel dans le cadre d’un voyage d’agrément au cours des 12 derniers mois. Le but était de comprendre comment les technologies influencent l’expérience de la clientèle hôtelière. Mesurer la satisfaction à l’égard de ces outils aide l’hôtelier à évaluer le retour sur investissement. En effet, si la technologie contribue à offrir une expérience mémorable, elle favorise la fidélisation de la clientèle. De plus, en identifiant les attentes de cette dernière en matière de technologie l’hôtelier peut investir judicieusement où le besoin se fait le plus ressentir.

L’humain reste le facteur de satisfaction numéro 1

Selon les répondants, les technologies ne sont pas les principaux éléments de l’expérience du client. En effet, 93 % des voyageurs américains affirment que la propreté de la chambre est l’aspect primordial d’une expérience réussie et 72 % sont du même avis en ce qui concerne le service livré par les employés (voir le graphique 1).

Graphique Elements cles experience client hotellerie

Selon 64 % des clients américains, il est très ou extrêmement important que les hôteliers continuent d’investir dans les technologies qui améliorent leur expérience.

Améliorer l’expérience à l’hôtel et à destination

Les répondants souhaitent avant tout que les technologies puissent leur permettre de choisir eux-mêmes leur chambre (45 %),

Les répondants souhaitent avant tout que les technologies puissent leur permettre de choisir eux-mêmes leur chambre

de découvrir les activités et attraits de la destination (41 %), de s’enregistrer et de régler leur facture (39 %). Dans les chambres, les technologies devraient être utilisées pour les demandes d’ajout d’articles et le système de divertissement, selon environ le tiers des voyageurs (voir le graphique 2).

Graphique La technologie ameliore experience client hotellerie

Les répondants sont enthousiastes à l’idée de pouvoir utiliser une application mobile pour interagir avec le personnel de l’hôtel (voir le graphique 3). Ils sont très ou extrêmement intéressés à se faire recommander des lieux ou des activités à proximité (53 %), à demander des articles de toilette ou autres nécessaires de chambre (47 %), à réserver un restaurant à l’extérieur de l’hôtel (45 %) ou au sein de l’établissement (44 %).

Graphique Fonctionnalites mobiles pour clients hotellerie

Les voyageurs veulent de la technologie dans les chambres

Plusieurs possibilités s’offrent aux hôteliers pour améliorer l’expérience du client dans les chambres :

  • Alors que 82 % des répondants utilisent le réseau WiFi, 33 % d’entre eux n’en sont pas satisfaits et 66 % souhaiteraient se connecter plus facilement.
  • La clientèle a un intérêt pour les outils technologiques qui permettent de contrôler la luminosité et la température de la chambre, soit avec une tablette fournie par l’établissement (32 %), avec un téléphone intelligent (27 %) ou par un système d’activation de la voix (25 %).
  • Près de 3 voyageurs sur 4 utilisent le dispositif de divertissement et 28 % affirment que cela contribue beaucoup ou extrêmement à la qualité de leur expérience globale. Environ le quart des répondants expriment un fort intérêt à pouvoir regarder des vidéos en direct sur leurs appareils personnels.

Individualiser plutôt que personnaliser l’offre

Pour offrir un service personnalisé, l’hôtelier doit connaître le profil et le comportement du client.

Mais les appareils mobiles peuvent s’avérer utiles pour individualiser le service sans posséder beaucoup de données sur le client

Or, tous ne sont pas nécessairement prêts à lui fournir toutes ces informations. Mais les appareils mobiles peuvent s’avérer utiles pour individualiser le service sans posséder beaucoup de données sur le client. L’hôtelier peut offrir des rabais dans des restaurants locaux (une demande de 60 % des voyageurs américains), avertir quand la chambre est propre (41 % des répondants le souhaitent) et laisser le client décider quand le ménage de la chambre doit être fait (35 % de la demande ; voir le graphique 4).

Graphique Preferences clients pour les fonctionnalites mobiles

La clientèle d’affaires souhaite plus de technologie

Les hôteliers devraient concentrer leurs investissements technologiques sur l’enregistrement et le départ en ligne, l’accès aux informations touristiques locales et l’ouverture des chambres avec un téléphone intelligent (voir le graphique 5). Cela s’applique avant tout aux établissements qui s’adressent aux voyageurs d’affaires puisque ce segment accorde une plus grande valeur aux technologies que la clientèle d’agrément. Par exemple, 65 % d’entre eux estiment qu’il est très ou extrêmement important d’investir dans un système d’enregistrement et de départ en ligne, comparativement à 48 % des voyageurs d’agrément.

Graphique Investir dans les technologies dans en hotellerie

Conseils pour les hôteliers

Ce sondage a permis de mettre en relief les attentes de la clientèle relatives aux technologies, et de fournir des pistes d’amélioration pour les hôteliers. Voici quelques conseils :

  • Donnez davantage de contrôle au client, que ce soit en le laissant choisir sa chambre ou en lui permettant de vous contacter à partir de votre application mobile.
  • Ajoutez des fonctionnalités à votre application mobile, telles que l’enregistrement en ligne et l’ouverture des chambres grâce à la technologie de communication sans contact (NFC).
  • Utilisez les nouvelles technologies pour individualiser l’offre.
  • Affirmez et consolidez votre rôle de conseiller de la destination. Le concierge doit créer des liens avec la clientèle afin de lui fournir des recommandations personnalisées.

Les hôteliers, tout comme l’ensemble des acteurs touristiques, doivent prendre en compte les technologies non seulement pour faciliter le travail des employés, mais aussi pour améliorer l’expérience du client. La technologie permet de rendre efficace chaque service offert par l’hôtel et de créer une expérience sur mesure, favorisant ainsi la fidélisation de la clientèle.

Quels seront vos prochains investissements technologiques ?

 

Source de l’image à la une : © Kaboompics

Catégories
Technologies

Réserver en ligne la chambre d’hôtel : qui le fait, quand et comment?

S’adresser à la bonne personne, au bon moment, voilà l’un des principaux aspects à considérer pour un responsable marketing. La firme Net Affinity a analysé les données générées par près de six millions de sessions sur des sites Web hôteliers, entre le 1er août et le 31 octobre 2016, afin de mieux cerner le comportement des clients et de formuler des actions. En voici un aperçu.

 

Surtout des jeunes femmes

Les femmes effectuent environ 70 % de toutes les sessions réalisées sur les sites Web d’hôtels. Elles sont aussi plus nombreuses (62 %) que les hommes à y effectuer des transactions. Par ailleurs, les 2/3 des ventes leurs sont attribués. Les femmes de 25 à 34 ans enregistrent le plus grand nombre de visites (21 %); c’est l’inverse pour celles de 65 ans et plus qui n’en comptent que pour 4 %.

Bien qu’ils visitent moins les sites Web d’hôtels que ne le font les femmes, les hommes enregistrent toutefois un taux de conversion plus élevé; ils sont plus portés à procéder à une réservation une fois sur le site Internet. Ce sont les hommes de 35 à 44 ans qui naviguent le plus sur ces sites, mais ce sont ceux de 25 à 34 ans qui concluent le plus de transactions.

Plus c’est loin, plus l’on réserve à l’avance

La grande majorité des clients ayant réservé en ligne l’ont fait le premier jour de leur navigation sur le site Internet de l’hôtel, et même lors de la première visite (ils peuvent consulter le site Web plusieurs fois dans une même journée), et ce, pour tout type d’appareil confondu. Le téléphone intelligent prend de l’avance sur l’ordinateur lors des consultations subséquentes du site Web.

Quelque 29 % des réservations en ligne sont réalisées moins d’une semaine avant le séjour, et plus de la moitié moins d’un mois à l’avance. Une importante part de voyageurs, le quart, réservent leur chambre plus de 60 jours à l’avance. Cette proportion prend de l’ampleur selon la distance de la destination.

Les réservations sont surtout réalisées en début de semaine, entre 20 h et 22 h 30

Les réservations sont surtout réalisées en début de semaine (49 % de lundi à mercredi), entre 20 h et 22 h 30. Mais on remarque que des transactions sont enregistrées de façon constante, entre 11 h et 19 h, soit durant les heures de travail. La majorité des réservations sont faites pour des arrivées la fin de semaine (51 % de vendredi à dimanche). Quant aux annulations, elles se produisent généralement très peu de temps avant le début du séjour : la semaine précédent le jour J dans 43 % des cas.Pour_favoriser_les_reservations_en_ligne_data_premiere_impression

 Des chambres standard à bon prix

Les clients (46 %) choisissent principalement la catégorie « Meilleur tarif disponible » et, conséquemment, des chambres de type standard (44 %). Quelque 10 % des réservations comprennent un souper et 8 % correspondent à la catégorie « restez plus longtemps et économisez ». Les chambres de luxe représentent 13 % des réservations, soit la même part que les chambres supérieures ou les suites.

La tarification totale est plus concluante

Les établissements qui présentent les tarifs totaux, c’est-à-dire le prix par chambre, par nuit ou pour l’ensemble du séjour, enregistrent un taux de conversion 20 % plus élevé que ceux qui affichent plutôt le tarif par personne.

Favoriser_reservation_plus_value_tarification

L’appareil mobile toujours en progression

Plus de la moitié (53 %) des visites sur les sites Web hôteliers sont réalisées sur un téléphone intelligent. Quelque 28 % des réservations sont effectuées sur ce type d’appareils. La tablette enregistre un faible déclin depuis l’été 2015 (19 %). Les données de l’automne 2016 indiquent que seulement 13 % du trafic Web sur les sites d’hôtels provient de tablettes.

Plus de la moitié (53 %) des visites sur les sites Web hôteliers sont réalisées sur un téléphone intelligent

Les réservations effectuées sur ordinateur sont aussi en déclin avec 34 % du trafic alors que celui-ci s’élevait à 41 % en octobre 2015. Néanmoins, cet appareil enregistre encore la majorité (57 %) des ventes liées aux réservations en ligne. Cette part est en baisse au profit du téléphone intelligent. Les auteurs de l’étude soutiennent que les recherches Web d’hôtel se font d’abord sur appareil mobile, mais que la transaction est ensuite conclue sur ordinateur.

Favoriser_reservations_ecrans

Jouez au client!

Enfin, passez à travers le parcours client, régulièrement et sur différents types d’écrans. Lisez les descriptions, évaluez l’emplacement des informations, l’ergonomie du site, et soyez critique. Le client le sera!

Image à la une : © Unsplash

Catégories
Technologies

Une boussole météo pour trouver le soleil, la neige ou la pluie!

Le Oregon Weather Compass est le premier site Web mobile qui présente les destinations, ainsi qu’une série d’activités à pratiquer, en fonction de la météo souhaitée. L’Oregon jouit d’une vaste diversité géographique : grandes plages, hautes montagnes, plaines désertiques, vallées luxuriantes. Une telle variété s’accompagne de climats bien distincts, ce qui explique les grandes disparités météorologiques à travers l’État.

 

Choisir la météo

L’utilisateur peut donc consulter le site Web Oregon Weather Compass sur son téléphone géolocalisé, comme il le ferait avec une boussole. Celle-ci lui indique notamment la direction du ciel ensoleillé en fonction de sa position. L’usager sélectionne le type de conditions météo recherchées (ensoleillées, pluvieuses ou enneigées) et le site Web lui propose une destination et des activités, à distance de route raisonnable. La boussole transmet en temps réel les données météorologiques grâce à un partenariat entre Travel Oregon et The Weather Channel.

Selon une étude du Pew Research Center, 90 % des utilisateurs de téléphone intelligent consultent leur appareil pour obtenir des informations liées au lieu où ils se trouvent. Voilà un comportement sur lequel Travel Oregon a choisi de miser en déjouant les effets négatifs perçus d’une météo défavorable afin de faciliter le processus de planification de dernière minute.

Il est facile d’imaginer l’usage d’un tel outil au Québec. Le Montréalais sous la pluie en janvier pourrait ainsi aisément identifier les régions ensoleillées ou sous la neige…

Voici une vidéo illustrant le fonctionnement du Oregon Weather Compass.

Image à la une: © Travel Oregon

Catégories
Gestion Technologies

14 outils pour améliorer sa présence en ligne

Référencement

Google propose une solution adaptée aux petites entreprises pour créer des annonces publicitaires locales. Adwords Express est une version simple et automatisée d’Adwords et ne nécessite pas de site Web. Ces annonces sont uniquement visibles aux internautes qui effectuent une recherche à proximité de l’établissement ou qui ajoutent le nom de la ville à leur recherche. Elles figurent à côté des résultats de recherche effectuée sur Google sur le Web et sur mobile, sur Google Maps et sur des sites Web partenaires pertinents. L’image ci-dessous illustre qu’une chambre d’hôtes, ou Bed & Breakfast, à Montréal peut rivaliser avec Booking, Trivago et Airbnb sur le plan de la visibilité.

referencement-chambres-dhotes-et-bnb-sur-google

Source : Google

La pertinence de Adwords Express se démontre aussi sur Google Maps, où apparaissent seulement les annonces situées dans la zone géographique des voyageurs.

referencement-chambres-dhotes-et-bnb-sur-google-maps

Source : Google

L’entreprise choisit seulement un titre, une description et un budget pour chacune des annonces, le reste se fait automatiquement. Lors de la haute saison touristique, elle peut augmenter son budget pour être plus visible, ou bien le réduire durant la saison basse.

Cette stratégie payante ne devrait intervenir qu’en complément de l’optimisation du référencement organique (Search Engine Optimisation ou SEO). Or, puisqu’il n’est pas facile de maîtriser les rouages du SEO, il existe des outils d’aide. Par exemple, ceux qui utilisent le système de gestion de contenu WordPress peuvent installer l’extension WordPress SEO by Yoast afin de bien référencer leur site dans les pages de résultats de recherche et sur les réseaux sociaux. Elle guide l’utilisateur dans la configuration du titre SEO, de la méta description et du mot clé pour chaque page de son site. Plusieurs conseils sont aussi offerts pour la rédaction du contenu.

plugin-yoast-seo-sur-wordpress

Source : Wordpress

Google Analytics, le service d’analyse d’audience de site Web de Google, offre depuis 2016 une nouvelle fonctionnalité, la Search Console. Celle-ci permet de contrôler et de maintenir la présence du site dans les résultats de recherche Google grâce à des rapports, des outils et des ressources pédagogiques.

Création de contenus

Buzzsumo est un outil qui indique les contenus les plus partagés sur les réseaux sociaux selon un sujet précis. Cela permet, entre autres, de guider l’entreprise dans le choix de ses billets de blogue. Voici par exemple les articles les plus partagés sur les activités en famille au Québec.

buzzsumo-indique-les-contenus-les-plus-partages-sur-les-reseaux-sociaux

Source : Buzzsumo

Dans une volonté de rendre les vidéos publicitaires accessibles aux entreprises de petite taille, YouTube a lancé récemment l’outil YouTube Director. Il permet de créer facilement des vidéos publicitaires à partir d’un téléphone mobile et de les diffuser ensuite sur sa plateforme. Il conseille l’internaute sur le type de contenu à privilégier et le guide dans le montage en proposant plusieurs modèles, des musiques et des outils d’édition.

youtube-director-pour-faire-des-videos-publicitaires

Source : Adweek

Il existe aussi de nombreux outils d’édition pour créer facilement des visuels attrayants, que ce soit pour le site Web, les réseaux sociaux ou des impressions sur papier. Le Réseau de veille en tourisme utilise Canva, qui a l’avantage de proposer des formats prédéfinis (bannière du compte Facebook, photo de profil Twitter, publication Pinterest, etc.).

canva-logiciel-de-creation-de-visuels

Source : Canva

Quant aux infographies, des sites tels que Easel.ly et Piktochart proposent des thèmes gratuits où le design peut être personnalisé.

Gestion des réseaux sociaux

L’animation et la gestion des réseaux sociaux d’une entreprise peuvent être chronophages. Heureusement, il existe des outils qui permettent d’automatiser les publications, d’assurer une veille constante de sa réputation et de générer des statistiques pour mesurer l’efficacité des actions. En 2015, la firme G2 Crowd a analysé des centaines de témoignages d’utilisateurs des principaux outils de gestion des réseaux sociaux. Parmi les quatre gagnants (Hootsuite, AgoraPulse, Sendible et Sproutsocial) évalués selon huit critères, AgoraPulse est celui qui a obtenu le plus de satisfaction de la part des utilisateurs. Il se démarque par son éventail de fonctionnalités et par sa capacité à répondre aux besoins de l’entreprise.

gestion-des-reseaux-sociaux-avec-agorapulse

Source : AgoraPulse

L’abonnement mensuel est offert à partir d’environ 70 $ par mois. Il existe des sites avec une tarification plus accessible, mais disposant d’une offre moins complète. Buffer propose une version à 10 $ par mois pour un maximum de six comptes de réseaux sociaux et de 100 publications par mois.

Réputation en ligne

Il est souvent difficile de suivre ce qui se dit sur le Web à son propos. La quantité d’interactions, de mentions de l’entreprise, ainsi que la rapidité à laquelle il faut parfois répondre, nécessite un outil de gestion de la réputation. Talkwalker et Mention ont une version gratuite qui permet de créer des alertes par mot clé, envoyées quotidiennement par courriel. Les versions payantes offrent une solution très complète de suivi et d’analyse. Elles permettent de surveiller l’ensemble des médias sociaux, d’identifier les influenceurs et de mesurer leur efficacité ou encore d’assurer une veille concurrentielle.

Performance du site Web

La Banque de Développement du Canada propose un outil gratuit pour tester la performance d’un site Web. Il suffit de fournir l’adresse d’un site pour générer automatiquement un rapport de plusieurs dizaines de pages avec des notes d’un à dix pour évaluer différents aspects : l’accessibilité, l’expérience utilisateur, le marketing et la technologie. Des conseils sont offerts afin de résoudre les problèmes et de faire les ajustements appropriés. L’entreprise peut alors les transmettre au responsable de la maintenance de son site Web.

Google propose un service similaire pour mesurer l’expérience de navigation et la rapidité de la version mobile d’un site, Test My Site with Google.

Cette panoplie d’outils permet aux TPE et PME de mettre toutes les chances de leur côté pour rivaliser avec les entreprises aux budgets plus imposants. Les utilisez-vous? Nous sommes curieux de connaître votre appréciation!

 

Source de l’image à la une : © Pexels

Catégories
Technologies

Quand le numérique répond aux enjeux d’une destination

Plusieurs intervenants des 12e Rencontres Nationales du eTourisme institutionnel (ET12) qui se sont tenues à Pau en France, les 19 et 20 octobre derniers, ont présenté leurs stratégies numériques pour répondre à un besoin de la destination par le biais d’une application, d’une plateforme Web ou encore des réseaux sociaux.

Professionnalisation des saisonniers

Afin de former les employés saisonniers et d’en faire des ambassadeurs de la destination, la start-up Good Morning Saisonniers a développé une application mobile délivrant du contenu pédagogique de manière ludique tout au long de la saison, quatre fois par semaine. Ce contenu se présente sous forme de messages, de jeux-questionnaire et de photos pour informer l’utilisateur des caractéristiques du territoire et techniques d’accueil pour améliorer la relation client. Les meilleurs saisonniers reçoivent des cadeaux et des rabais chez les commerçants. Un autre objectif de la start-up est de fédérer cette main-d’œuvre en créant une communauté à l’aide d’un groupe Facebook privé. En 2016, la formation a été préparée et testée dans cinq stations balnéaires françaises.

start up good morning saisonniers

Source : SlideShare

Dans la même veine, l’office de tourisme de Sarlat Périgord Noir développe actuellement un DOOC (Destination Open Online Courses), une formation en ligne ouverte à tous pour les saisonniers. Une plateforme diffusera du contenu pour mieux connaître la destination. Ce service sera mis en place conjointement avec l’organisme local pour l’emploi. Le projet a été élaboré durant les ETLab où plusieurs participants des ET12 ont partagé leurs réflexions et leurs conseils. S’inspirant des idées qui en sont ressorties, l’office souhaiterait, entre autres, impliquer les employeurs en les incitant à reconnaître les connaissances acquises durant la formation.

Conseil et assistance aux visiteurs en tout temps

Durant l’événement, un riche échange d’idées a eu lieu sur le développement des expertises et l’automatisation des tâches grâce à l’intelligence artificielle (IA). De l’avis de tous les panelistes de la conférence sur les conseillers hybrides, l’IA permet de maximiser l’expérience client en complémentant l’expertise de l’employé. Elle rend les services offerts plus efficaces.

conference intelligence artificielle et12

Source : SlideShare

Wiidii est un assistant personnel hydride dont l’application permet de débuter une conversation avec un robot et de finaliser la demande avec un humain. Ses secteurs d’activité cibles étant le tourisme et le transport, il offre plusieurs services aux voyageurs : recherches et réservations, recommandations de lieux en fonction des intérêts et du budget, déplacements, etc. Cet outil est proposé aux visiteurs de Bordeaux et de Cannes grâce à un partenariat avec les offices de tourisme. En plus d’offrir un service additionnel à leurs visiteurs, les offices récupèrent de multiples données clients sur leurs comportements de réservation et leurs déplacements sur le territoire. La start-up est en discussion avec quelques structures d’accueil du Québec et envisage d’ouvrir un bureau à Montréal à la fin de 2017.

wiidii assistant personnel hydride

Source : Wiidii 

Valorisation des atouts de la destination

La découverte d’un territoire touristique par des applications mobiles ludiques améliore l’expérience et l’engagement du voyageur. C’est le cas de Baludik qui crée des parcours de visite sous forme de jeux de piste pour les offices de tourisme, mais aussi pour d’autres acteurs de la destination. Par exemple à La Roche-sur-Yon, un circuit a été élaboré sur le thème de la mobilité connectée pour faire connaître le nouvel outil de recherche du site Web de la société de transport en commun ainsi que son service d’autobus. L’application est gratuite pour le visiteur, mais l’office de tourisme paie un abonnement (à partir d’environ 47 $ par mois hors taxe).

baludik application mobile ludique

Source : iTunes

La start-up Winefing, qui a présenté sa candidature au etourisme Startup Contest durant les ET12, est une plateforme de réservation d’hébergement dans des domaines viticoles français. Sa mission est d’offrir une expérience œnotouristique au voyageur indépendant en incluant dans le prix une visite du domaine et une dégustation. Les atouts de ces régions aux multiples vignobles sont mis en valeur sur le blogue et le classement par thématique souligne le style de chaque domaine (vie de château, familial, festif, etc.).

winefing location hebergements oenotouristiques

Source : winefing.com

Promotion de la destination après une crise

Afin de relancer le tourisme à la suite de l’attentat de Nice cet été, le Comité Régional du Tourisme (CRT) de la Côte d’Azur et les différents acteurs de la région ont mené une campagne de communication collaborative et virale, #CotedAzurNow. La stratégie : promouvoir le territoire par le biais d’images et de contenus positifs partagés par les habitants, les visiteurs, les influenceurs, les acteurs locaux et d’autres prescripteurs (voyagistes, Atout France, etc.) afin de « diluer l’effet post-attentat ».

cotedazurnow campagne medias sociaux

Source : #CotedAzurNow

Pour l’occasion, un annuaire des gestionnaires de communautés des offices de tourisme a été créé pour les joindre facilement et les connaître. Ils ont aussi été impliqués dans les réunions afin de fédérer l’ensemble de la destination autour d’un message commun.

Depuis le lancement de la campagne, un baromètre hebdomadaire répertoriant divers indicateurs d’activité sur les réseaux sociaux est envoyé à 4000 partenaires afin qu’ils suivent l’avancement de la campagne. En deux mois, le site dédié a enregistré 100 000 visites et les publications avec le mot-clic ont généré plus de 55 000 partages.

cotedazurnow-roi-medias-sociaux Source : Facebook

Il s’agit d’une campagne collaborative dans la mesure où 90 ambassadeurs (entreprises touristiques, offices de tourisme, municipalités) intègrent le mot-clic dans leurs publications sur les réseaux sociaux. Les contributeurs tels que les influenceurs ont un rôle important aux yeux du CRT. Chaque semaine, celui-ci publie le « Top 10 des influenceurs par réseau social » et en novembre un événement a récompensé les plus actifs par réseau.

L’exemple de #CotedAzurNow démontre que la collaboration est un gage de succès. C’est aussi le cas pour les start-ups présentées, puisque la plupart ont gagné la confiance des offices de tourisme et travaillent à présent avec elles.

Vos outils numériques répondent-ils à certains enjeux de votre destination ? Travaillez-vous avec les start-ups ?

 

Voici les autres comptes-rendus des #ET12 :

Bousculer les modèles établis pour innover

Un concept hôtelier innovant : Okko Hôtels

 

Source de l’image à la une : © Pexels

Catégories
Technologies Tendances

Intelligence artificielle : passage de la science-fiction à la réalité

A quoi faut-il s’attendre ?

Selon la définition du Larousse, l’intelligence artificielle est un « ensemble de théories et de techniques mises en œuvre en vue de réaliser des machines capables de simuler l’intelligence humaine ». 

Aujourd’hui, l’intelligence artificielle est perçue comme l’un des marchés les plus prometteurs. Si l’on se fie aux chiffres avancés par la Bpifrance, le marché mondial des machines intelligentes devrait peser 11 milliards de dollars en 2024 alors que l’on prévoit une croissance du marché de 53 % entre 2015 et 2020. Sans surprise, les multinationales investissent massivement dans ce domaine. Récemment, Amazon, Google, Facebook, IBM et Microsoft ont mis sur pied une unité commune de recherche baptisée le « Partenariat pour l’intelligence artificielle au bénéfice des citoyens et de la société ». Ces géants du Web et d’autres firmes s’entourent de start-ups spécialisées. On estime à 5,4 milliards de dollars le montant qui sera investi dans ces jeunes entreprises dans les années à venir. Un marché lucratif qui s’explique en partie par une dépendance technologique toujours plus forte.

……

Cet article a été intégralement rédigé par nos confrères suisses de l’Observatoire Valaisan du Tourisme de l’Institut de Tourisme de la HES-SO Valais.

logo_observatoire_valaisant_tourisme

Les assistants virtuels par commande vocale

  • Les innovations en tourisme

Les premiers assistants virtuels ont fait leur apparition sur les téléphones intelligents, permettant d’effectuer des recherches par commande vocale (parmi les plus connus : Siri d’Apple et Google Now). D’après une étude menée par l’experte Carolina Milanesi, seuls 2 % des utilisateurs d’iPhone n’auraient jamais utilisé Siri.

Outre l’usage domestique qui peut en être fait, cette technologie s’utilise aussi à des fins touristiques. Cet été, Visit Orlando (États-Unis) a proposé une nouvelle application dotée de l’intelligence artificielle Watson d’IBM, qui formule des recommandations en fonction des requêtes exprimées par le touriste, même les plus complexes (p. ex. : « Quel est le meilleur endroit pour aller boire une bière tout en écoutant de la musique country ? »).

La dernière génération d’assistants virtuels est encore plus avancée. Elle se matérialise sous forme de boîtiers ayant la capacité non seulement de répondre à une recherche, mais aussi d’automatiser certaines actions (p. ex. : l’envoi de courriels). Bientôt commercialisé sur le marché international, le boîtier Google Home pourrait tenir un rôle d’importance dans la planification du séjour. Concrètement, grâce à la synchronisation des applications de son compte Google, l’utilisateur pourra questionner l’assistant personnel sur la ponctualité d’un vol et même lui demander de déplacer un rendez-vous au restaurant.

Avant Google, Amazon s’était lui aussi lancé sur le marché de l’intelligence artificielle. Amazon Echo est déjà en circulation dans plusieurs pays. Alors que Google Home se destine aux particuliers et aux voyageurs, Amazon Echo séduit les entreprises touristiques. Skyscanner, le comparateur de vol, a développé un programme permettant aux utilisateurs d’Amazon Echo de rechercher des vols ou des hôtels par simple instruction vocale. Quant au groupe Voyages-Sncf, il met au point un dispositif permettant aux utilisateurs d’Amazon Echo d’obtenir des renseignements sur les trajets ferroviaires, leurs prix et les différentes destinations en Europe.

  • Les chatbots : le futur du service client?

De plus en plus d’entreprises touristiques repensent leur service à la clientèle en y intégrant le chatbot. Le « chatbot » (contraction de « chat » et « robot ») est une messagerie dotée d’intelligence artificielle capable de dialoguer avec un internaute. Intégré au site Web ou sur les réseaux sociaux, le logiciel analyse la question et y apporte une réponse personnalisée. Dépassées par le grand nombre d’interactions et sous la pression de l’instantanéité, certaines entreprises s’équipent de chatbots pour améliorer leur service à la clientèle.

A titre d’exemple, la compagnie néerlandaise KLM vient de lancer un outil qui devrait lui permettre de gérer plus de 15 000 conversations par semaine sur les réseaux sociaux. Le logiciel a été élaboré pour pouvoir répondre à plus de 60 000 questions, des plus simples aux plus complexes. De son côté, le site Cheapflight, un comparateur de vols, possède l’une des plateformes (virtuelles) de discussions les plus abouties. Via Facebook Messenger, l’assistant virtuel aide les clients à trouver des vols et des hébergements à moindre coût en adaptant le style de sa conversation en fonction de son interlocuteur. Expedia envisage également de proposer une assistance virtuelle, via Facebook Messenger, à ses clients. De leur côté, des offices de tourisme commencent à penser à cette solution qu’ils considèrent comme une nouvelle manière d’informer leur clientèle. C’est le cas notamment des Offices de tourisme de Bordeaux et de Cannes qui travaillent main dans la main avec Wiidii, start-up experte dans le développement d’application chatbot.

  • L’ère de la robotique des services

La robotique, déjà bien implantée dans les entreprises manufacturières, intègre tout juste l’industrie des services. Furtivement, les robots se rapprochent des entreprises touristiques. Et ils auraient tort de ne pas le faire : un sondage de Travelzoo, mené auprès de 6 000 voyageurs, révèle que 77 % d’entre eux s’attendent à ce que les robots jouent un rôle important dans leur vie ces 5 prochaines années, tandis que 73 % pensent qu’ils leur rendront même la vie meilleure.

En tourisme, on distingue deux types de robots : ceux qui assurent des fonctions logistiques ou de manutentionnaires, comme Léo le robot bagagiste à l’aéroport de Genève, Ray le voiturier de l’aéroport de Düsseldorf ou SaviOne, en charge des tâches de housekeeping dans les hôtels.

 

Source : Youtube

Puis, il y a ceux à qui l’on a attribué des compétences sociales. D’apparence humanoïde, ils interagissent très facilement avec le public. C’est le cas de NAO à l’aéroport de Tokyo Haneda, de Spencer à celui d’Amsterdam-Schipol ou encore de Pepper sur les bateaux de croisière Costa et à la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris. Leurs missions consistent essentiellement à accueillir le public, à répondre à ses questions et à effectuer des recommandations. Certains parlent plusieurs langues. D’autres, encore plus matures, réussissent à décrypter le langage émotionnel et corporel d’un visiteur. Les robots de type EMIEW3, qui rejoindront l’aéroport de Tokyo durant les JO de 2020, seront capables de distinguer les voyageurs hésitants ou perdus et de les aider à retrouver leur chemin. Les robots possèdent des facultés de langage, mais aussi d’apprentissage, comme le démontre Connie, le robot du groupe Hilton, qui améliore la qualité de ses recommandations au fil des interactions.

robots_capable_capter_emotions

Source: ©Pixabay

  • Le transport autonome à compétence touristique

Le développement des véhicules autonomes est en bonne voie. Même si l’on en est encore à leurs balbutiements, plusieurs navettes sont déjà affectées au transport collectif. A commencer par notre exemple local, Sion, qui héberge l’exploitation pilote de deux navettes autonomes cette année. États-Unis, France, Royaume-Uni : les expérimentations se multiplient. A National Harbor, dans le Maryland, la navette Olli peut communiquer avec ses passagers et préconise des attractions. Les navettes Navya, quant à elles, circulent uniquement dans des lieux touristiques et proposent des visites guidées du parc de Greenwich à Londres ou des abords de la Rochelle.

De façon troublante, l’usage de ces technologies par les touristes contraste avec l’authenticité qu’ils recherchent. Qui sait, peut-être que la conception de l’authenticité se formate en 3.0 elle aussi ? 

 

Source de l’image à la une: ©Shutterstock

Catégories
Réseaux de distribution Technologies

Le tourisme collaboratif s’invite dans le B to B

À l’heure où l’utilisation des biens et des services des particuliers s’est généralisée parmi les voyageurs, les entreprises touristiques prennent conscience qu’un rapprochement avec le secteur de l’économie collaborative présente un intérêt lucratif. Plusieurs cas de bonnes pratiques illustrent ce phénomène.

L’économie de partage a sa place dans le B to B

 

Lors de l’événement des Enjeux E-tourisme organisé en France par l’Echo Touristique et la Fevad en collaboration avec Phocuswright, en juillet dernier, l’une des tendances clés identifiées fut l’ouverture de l’économie collaborative au B to B. Laurent Queige, qui dirige le Welcome City Lab à Paris, est aussi de cet avis.

les possibilités d’innover dans des services B to B sont peu exploitées

Selon lui, les entreprises devraient entamer des réflexions sur la manière de s’intégrer dans ce secteur qui est à présent mature et en phase de professionnalisation. Les nouvelles start-ups qui proposent des services collaboratifs aux consommateurs sont moins nombreuses; alors que les possibilités d’innover dans des services B to B sont peu exploitées.

Un premier pas franchi par les nouveaux entrants

Luxury Retreats, une agence montréalaise de location de villas privées de luxe, souhaite se rapprocher des agents de voyages. Cependant, comme l’explique Amr Younes, vice-président, optimisation des revenus, il est difficile de les convaincre d’intégrer ces nouveaux joueurs à leurs offres, car ils ont une mauvaise réputation parmi les acteurs traditionnels. Pour y remédier, un département de développement d’affaires B to B devrait voir le jour chez Luxury Retreats et il organisera des webinaires, des formations et recueillera les commentaires des agents de voyages. L’entreprise souhaite également établir des liens avec les associations sectorielles afin d’identifier les agences dont le profil de la clientèle correspond le plus à la sienne.

Luxury Retreats Montreal se positionne sur le B to B

Bureaux de Luxury Retreats à Montréal; source : PAX News

VizEat, une plateforme collaborative française qui propose des repas chez l’habitant, vise le même objectif. À la suite d’une campagne de financement de 3,8 millions d’euros en septembre dernier, l’entreprise s’apprête à ouvrir un site Web pour les agences de voyages. Elle compte déjà sur un partenariat avec Comptoir des Voyages qui organise des voyages à la carte et sur mesure. Cette agence est d’ailleurs familière avec le tourisme collaboratif puisqu’elle a signé au printemps 2016 un contrat exclusif de cinq ans avec BedyCasa, un site de réservation de chambres chez l’habitant, qui compte 260 000 membres. Cette offre de logements est intégrée à des forfaits, qui incluent aussi des rencontres avec des résidents francophones (greeters). Investir le marché du B to B est une volonté de BedyCasa qui a développé le site MyBedyBusiness pour les agences de voyages, les entreprises ainsi que les écoles de langue. 


Comptoir des Voyages et Bebycasa créent un partenariat

Source : Facebook

Outre l’hébergement et la restauration, le transport collaboratif séduit certaines agences. L’offre de la start-up TravelerCar, qui permet la location de voitures entre particuliers à partir des aéroports, gares et centres-ville, est distribuée par Transat France depuis 2015 et par des agences de voyages en ligne telles que Opodo, Edreams et Go voyages.

La présence de plateformes collaboratives au sein des GDS devrait se généraliser

En ajoutant le tourisme collaboratif à ses offres, le réseau de distribution répond à une demande déjà répandue chez les voyageurs. La présence de plateformes collaboratives au sein des GDS, les systèmes de distribution mondiaux, devrait se généraliser, affirme Georges Rudas, PDG d’Amadeus France. Outre ces partenariats, on assiste à une vague de rachats par des acteurs présents en ligne, tels que HouseTrip et FlipKey par TripAdvisor et HomeAway par Expedia, preuve que le marché se consolide.

Marchés du tourisme d’affaires et MICE

Selon un sondage réalisé au printemps 2016 par Global Business Travel Association et American Express auprès de 3500 voyageurs d’affaires, certaines politiques de voyages des entreprises incluent l’utilisation des plateformes collaboratives pour le transport (44 % des répondants) tel que Uber et Lyft et pour l’hébergement (28 %), tel que Airbnb et HomeAway.

En effet, pour faciliter la réservation de leurs services par les voyageurs d’affaires, Airbnb et Uber ont signé en 2014 un partenariat avec Concur, un fournisseur de solutions technologiques pour les voyages et les frais de déplacement des entreprises. Les réservations de logements d’Airbnb sont intégrées à l’outil TripLink de Concur, qui centralise tous les détails des déplacements effectués par les employés. Quant aux clients d’Uber, ils peuvent payer leurs déplacements à même la plateforme de Concur. Depuis cet été, Carlson Wagonlit Travel, American Express Global Business Travel et BCD Group, trois leaders sur le marché du voyage d’affaires, proposent les logements d’Airbnb à certains de leurs clients.

Uber et Concur proposent le tourisme collaboratif aux voyageurs d'affaires

Source : The Next Web

La start-up Spacebase loue des salles de réunions inusitées, dans des lieux privés à travers l’Europe. Mis à part les salles appartenant à des particuliers, les restaurants, les bars, les cafés, les espaces de coworking, des lieux dédiés aux événements professionnels et privés, peuvent être loués quand ils ne sont pas utilisés.

Enfin, VizEat déploie une stratégie offensive pour se tailler une place dans le marché MICE. Par exemple en 2015, lors de l’événement Airbnb Open à Paris, la start-up a permis à 1000 délégués de souper chez un des membres de sa plateforme. Un microsite avait été créé pour l’occasion afin que les participants puissent choisir leur hôte, selon leur profil et le type de cuisine. Un tel événement, où tant d’éléments incontrôlables sont présents, a nécessité une excellente coordination de la part de VizEat.

Défis et occasions d’affaires

L’intégration d’acteurs C to C à une offre B to B pose plusieurs contraintes, qu’il s’agisse de la sécurité, de la logistique ou de la constance de la qualité de l’offre. De plus, un partenariat avec les acteurs de l’économie du partage vient avec des défis à gérer en terme de législation et de réputation. Néanmoins, ce rapprochement va permettre aux entreprises touristiques de rajeunir leur image et de séduire une clientèle qui priorise le contact humain et l’expérience en voyage.

 

Source de l’image à la une : © Facebook/VizEat

Catégories
Hébergement Technologies

Hôteliers : 3 étapes pour augmenter les réservations en direct

Leonardo, un fournisseur de solutions technologiques pour le secteur hôtelier, a déterminé trois étapes pour augmenter les réservations sur le site Web d’un hôtel. Ces conseils sont valables pour l’ensemble des acteurs touristiques.

Étape 1 : facilité d’utilisation et expérience de navigation

Les deux caractéristiques essentielles à un site Web performant sont sa facilité d’utilisation et l’expérience offerte à l’utilisateur. La première assure une navigation simple et intuitive et la deuxième réfère aux émotions ressenties en parcourant le site Web.

Connaissez vos clients

Lorsque le visiteur arrive sur votre site Web, il est important que le contenu attire son attention : si vos clients principaux sont les voyageurs d’affaires, présentez sur la page d’accueil vos salles de réunions; mais si vous accueillez beaucoup de familles, insérez une photo de votre piscine et un lien visible vers la page décrivant les activités offertes.

Le but est de démontrer rapidement que votre établissement répond à leurs besoins.

Le but est de démontrer rapidement que votre établissement répond à leurs besoins. Identifiez les questions que se font régulièrement poser le service des réservations et le personnel d’accueil, ainsi que celles qui reviennent souvent sur vos réseaux sociaux. Vous pourrez ensuite mettre ces informations en évidence sur votre page d’accueil.

Illustrez vos informations à l’aide de photos

Un titre accrocheur est plus efficace avec une photo pour capter l’attention. Par exemple, si vous indiquez que les animaux sont les bienvenus dans votre établissement, ajoutez à votre texte une photo, voire une vidéo, d’une famille en séjour avec son chien. De manière plus subtile, utilisez une photo pour diriger le regard de l’internaute vers un endroit de la page. Ainsi, pour mettre en évidence le bouton « réservez maintenant », glissez une photo de clients qui regardent dans cette direction.

Soyez clair

Chacune de vos pages doit contenir un appel à l’action (clic-to-action) qui peut prendre la forme d’un bouton, d’un hyperlien ou simplement d’un texte (voir la page d’accueil ci-dessous). Déterminez avant tout l’objectif de la page, pour ainsi identifier l’action suggérée au visiteur. Par exemple, sur la page dédiée aux mariages, le but fixé peut être de recevoir plus de demandes de prix; l’appel à l’action sera alors : « parlez à notre planificateur de mariage ».

Selon une étude de Sabre, les pages Web à partir desquelles l’internaute clique sur l’outil de réservation sont : la page d’accueil (55 %), celle présentant les promotions spéciales (18 %), la galerie photo (18 %) et la page décrivant les chambres (9 %). Concentrez vos efforts pour améliorer l’expérience de l’utilisateur sur ces pages.

hotel-estrimont-suites-and-spa

Source : Estrimont Suites & Spa

Étape 2 : influence des pairs

L’étape 1 a permis à vos visiteurs de vivre une expérience positive sur votre site Web et d’obtenir toutes les réponses à leurs questions. Votre hôtel les intéresse, mais ils veulent à présent avoir l’avis de leurs pairs pour connaître votre réputation : commentaires, classements, prix reçus, etc. L’astuce est alors de leur fournir toutes ces preuves sur votre site Web, dans le but de favoriser leur rétention.

Commentaires

Selon TrustYou, entre deux hôtels à tarif équivalent, il y a près de quatre fois plus de chance que le consommateur choisisse celui avec un taux de satisfaction plus élevé. Il est alors utile d’intégrer les commentaires des clients à même votre site Web. TripAdvisor propose des widgets pour afficher les derniers avis et distinctions vous concernant. En voici, par exemple, quelques-uns que l’hôtel La cache à Maxime peut utiliser.

tripadvisor_cache_a_max

Source : TripAdvisor

Utilisez les contenus générés par l’utilisateur

Pour gagner la confiance du visiteur, vous pouvez relayer les contenus publiés en ligne à votre sujet par les clients. Cela vous permettra aussi de constater l’expérience qu’ils ont vécue pour éventuellement ajuster l’image que vous véhiculez sur votre site Web.

Pour gagner la confiance du visiteur, vous pouvez relayer les contenus publiés en ligne à votre sujet par les clients.

Pour encourager les internautes à parler de vous, invitez-les à s’approprier votre mot-clic sur les réseaux sociaux (voir l’exemple sur Pinterest) et partagez ensuite leurs contenus sur vos plateformes. Sur la page d’accueil de l’hôtel W de Montréal, le bouton « photos de clients » fait apparaître une fenêtre regroupant les publications provenant des réseaux sociaux. Un encadré sur la droite permet de faire une réservation.

Prix, reconnaissances et certifications

Affichez fièrement vos prix, vos reconnaissances et vos adhésions à une chaîne, qu’ils proviennent des Grands Prix du tourisme québécois, de TripAdvisor ou encore d’Hôtellerie Champêtre. Placez plutôt les icônes en haut de page sur votre site et non en bas de page, pour qu’ils soient bien visibles. Ce sont des gages de qualité et de sécurité que recherche le client.

w_hotelSource : W Montreal

Étape 3 : parcours d’achat optimisé

81 % des réservations de voyages sont abandonnées en cours de processus.

Après avoir engagé vos clients puis dissipé leurs doutes, il ne vous reste plus qu’une étape, celle de la réservation. Une attention particulière doit être apportée au parcours d’achat, car selon SalesCycle, 81 % des réservations de voyages sont abandonnées en cours de processus. Voici quelques conseils :

  • Demandez uniquement les informations essentielles;
  • Expliquez pourquoi vous en avez besoin;
  • Assurez-vous que le processus d’achat ne requiert qu’un minimum de clics et de pages à ouvrir;
  • Intégrez des appels à l’action clairs (le client ne doit pas deviner où il doit cliquer), tout en évitant ceux qui pourraient distraire le client (par exemple l’abonnement à l’infolettre); intégrez-les plutôt à la fin du parcours;
  • Garantissez un paiement sécurisé;
  • Assurez au client qu’il réserve au meilleur prix;

Ainsi, selon la firme Leonardo, l’engagement et la confiance du client, ainsi qu’un parcours d’achat optimisé sont la recette gagnante pour un taux de conversion élevé sur votre site Web.

infographie-augmenter-reservations-en-ligne

Quelles stratégies avez-vous appliquées pour favoriser les réservations sur votre site Web? Ont-elles été bénéfiques?

Source de l’image à la une : iStockphoto 

Catégories
Ressources humaines Technologies

Évolution de la formation professionnelle en ligne

Depuis quelques années, des outils numériques font évoluer la formation professionnelle en ligne. De nouveaux parcours pédagogiques permettent au participant d’apprendre grâce aux échanges avec ses pairs et son formateur. Les diverses activités d’apprentissage ainsi que les récompenses reçues tout au long du parcours représentent des éléments de motivation. Particulièrement adaptées aux entreprises, ces formations font leur entrée dans l’industrie touristique.

 

Les MOOC, des formations ouvertes à tous

L’acronyme MOOC signifie Massive Open Online Course. Il s’agit d’une formation en ligne ouverte à tous, parfois gratuite, souvent avec des options payantes. Ces cours de niveau universitaire sont suivis par un grand nombre de participants pouvant atteindre 100 000 personnes. Traditionnellement donnés par des établissements d’enseignement, de nouveaux cours sont à présent créés par des entreprises privées.

L’apprenant est autonome, mais il interagit avec ses pairs grâce à la dimension sociale et collaborative

Comme l’explique dans la revue Espaces, Jean-Marc Tasseto, cofondateur du centre de formation en ligne Coorpacademy, un MOOC est structuré sur un plan pédagogique. Son parcours comprend diverses activités : vidéos, quiz, exercices, évaluations, cas pratiques, classes virtuelles, etc. L’apprenant est autonome, car il n’a pas de formateur, mais il interagit avec ses pairs grâce à la dimension sociale (social learning) et collaborative, en apprenant des autres et en expliquant aux autres ce qu’il a appris. La formation dure plusieurs semaines et requiert quelques heures de travail hebdomadaires.

Il existe plusieurs plateformes Web hébergeant des MOOC telles que Coursera, Udacity et Canvas Network. De nombreux MOOC sur le tourisme ont été créés depuis 2014, comme le montre cette liste de l’International Federation for Information Technologies and Travel & Tourism. Ils touchent des sujets aussi variés que le tourisme numérique, l’écotourisme, l’hôtellerie-restauration, le marketing et la distribution.

Les MOOC dans le tourisme

Tourism Academy, une start-up française, crée des MOOC en favorisant un apprentissage ludique grâce à un système de points et d’épreuves en réseau, et en permettant aux meilleurs participants de former leurs collègues en direct.

 

MOOC Accueil Atout France

Source : MOOC Accueil

Elle a récemment produit deux formations interentreprises (des secteurs privé et public) pour tous les professionnels du tourisme, le MOOC Accueil France, en partenariat avec Atout France, et le MOOC Provence-Alpes Côte d’Azur (PACA), réalisé avec cette Région et géré par la Fédération Régionale des Offices de Tourisme. Il s’agit de vidéos sur les comportements touristiques spécifiques des principales clientèles étrangères et sur la maîtrise de sa présence sur Internet, dans le cas du MOOC PACA.

Claude Bannwarth, un des cofondateurs, affirme que dans le cas du MOOC Accueil France, 26 % des inscrits ont acquis le statut de coach dans les six cours proposés, comparativement à une moyenne d’environ 5 % pour les MOOC universitaires.

Tourism Academy a aussi créé quatre cours sur « les Essentiels du tourisme », comprenant 150 vidéos réalisées par des experts (Ludovic Dublanchet, Thomas Yung, Benoit Dudragne et Aurélie Lataix), dont six sont offertes gratuitement.

Tourism Academy MOOC

Source : Vimeo

Les SPOC, des formations pour petits groupes

Les SPOC sont particulièrement adaptés aux entreprises qui y voient un intérêt pour la formation continue de leurs employés

Face au succès des MOOC, un nouveau format est apparu en 2014, le SPOC, pour Small Private Online Course. Contrairement aux MOOC, c’est un cours payant qui se donne à un nombre limité de participants et où le formateur joue un rôle de tuteur. Chaque parcours de formation est composé de plusieurs modules thématiques. Ils sont particulièrement adaptés aux entreprises qui y voient un intérêt pour la formation continue de leurs employés.

Le formateur français Thomas Yung, spécialisé dans le marketing en ligne pour les établissements d’hébergement, propose deux SPOC : maîtriser sa commercialisation hôtelière en ligne et appréhender, maîtriser et faire de sa e-réputation un avantage. Le participant dispose de deux mois pour suivre la formation à son rythme. Elle inclut des vidéos, des fiches pratiques, des exercices et des quiz. Le formateur assure un accompagnement par des échanges en visioconférences, en répondant aux questions et commentaires émis sur la plateforme et en corrigeant les exercices et les quiz. Les badges offerts à chaque niveau complété créent un effet motivateur, tout comme la possibilité de comparer ses résultats avec les autres.

 

formation en ligne hôtellerie

Source : Artiref

Outre les MOOC et les SPOC, certains acteurs de l’industrie ont aussi ajouté une touche d’interactivité à leurs formations professionnelles en ligne. La Mission des offices de tourisme et pays touristiques d’Aquitaine (Mopa) en France a mis en place des webséminaires, c’est-à-dire de courts webinaires sur des sujets précis, suivis d’une période de questions en direct par un système de clavardage.

Pourquoi est-ce pertinent pour l’industrie touristique?

Ces formations présentent de nombreux avantages pour l’industrie touristique qui est confrontée à l’enjeu de la qualification de ses travailleurs. Les contraintes liées aux horaires variables, à l’insuffisance des ressources budgétaires et à la multitude de petites et moyennes entreprises nuisent à la mise en place de programmes de formation. Pour Thomas Yung, les SPOC sont apparus comme la solution pour faciliter l’accès à la formation des hôteliers, qui y démontrent un engouement certain. Néanmoins, selon lui, cela reste complémentaire aux cours en classe.

Les MOOC et les SPOC permettent une plus grande flexibilité de temps, de coûts et d’organisation, comme l’explique Pierre Monclos, chef de projet chez Unow, dans la revue Espaces. Selon lui, un MOOC peut permettre de former rapidement des saisonniers, d’enrichir l’apprentissage des langues étrangères ou encore d’améliorer les connaissances d’une destination touristique.

Au delà de l’acquisition des connaissances, l’efficacité de ces formations en ligne se mesure par leur application dans le milieu de travail, comme le souligne Claude Bannwarth de Tourism Academy.

Quelles ressources au Québec?

Au Québec, il existe quelques formations en ligne pour parfaire les connaissances des professionnels du tourisme. Elles sont données entre autres par des associations : Tourisme Îles de la Madeleine, Kéroul et le CQRHT, distributeur des formations emerit et initiateur de la formation en Leadership de supervision. Celle-ci se distingue par son coaching de groupe en ligne, où les participants réfléchissent ensemble à la résolution de problèmes vécus dans leur entreprise. Le consultant Frédéric Gonzalo offre aussi six formations marketing sous forme de webinaires.

 

Quel type de formation est mis en place dans votre entreprise? Ces nouveaux parcours pédagogiques vous semblent-ils adaptés à l’industrie touristique?

 

Source de l’image à la une : © Pexels