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Jeunes couples britanniques recherchés

Les voyageurs du Royaume-Uni se rendent de moins en moins à Orlando, leur nombre étant passé de 959 000 en 2008 à 730 000 en 2012. Ajoutons à cela de récents changements apportés à leur système éducatif qui pourraient réduire encore la présence des familles britanniques en dehors de la saison forte. En effet, le gouvernement a annulé le droit pour les élèves de s’absenter des cours à des fins de voyages en famille.

Leur liberté de voyager en dehors des vacances scolaires constitue un argument supplémentaire pour convaincre les compagnies aériennes d’augmenter leurs lignes régulières

Dans le but d’anticiper une nouvelle diminution de fréquentation, Visit Orlando, l’organisme de gestion de la destination (DMO), a lancé une campagne de promotion pour séduire les couples britanniques sans enfant des générations X et Y. Leur liberté de voyager en dehors des vacances scolaires constitue un argument supplémentaire pour convaincre les compagnies aériennes d’augmenter leurs lignes régulières, explique Danielle Courtenay, responsable marketing pour le DMO.

La campagne publicitaire intitulée «Step Out of the Ordinary and Into Orlando» (voir la vidéo ci-dessous) est diffusée à la télévision britannique. De plus, des taxis londoniens revêtiront prochainement des affiches de Visit Orlando. Enfin, le DMO a convié des célébrités à découvrir la destination afin de la promouvoir à leur retour au Royaume-Uni.

De plus, une nouvelle page de son site Web met l’accent sur les activités et les offres attrayantes pour cette clientèle.

 

Le DMO mise sur les aspects «chaleureux, amusant et romantique» d’Orlando pour attirer ce segment de clientèle durant la saison basse.

 

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Des campagnes marketing qui ont marqué la dernière saison de ski

Une transformation complète d’un ascenseur en gondole de ski, une promotion de dernière minute bien placée, des récompenses pour les internautes les plus influents, une participation des clients au processus publicitaire d’une montagne, toutes les occasions sont bonnes pour se faire voir et entendre ou pour en apprendre davantage sur sa clientèle. Depuis 2004, le magazine Ski Area Management (SAM) passe en revue les bons coups marketing des centres de villégiature en Amérique du Nord. Voici quelques exemples inspirants tirés de cet article qui ont marqué la saison de ski 2011-2012.

Des promotions orchestrées au bon moment!

Lorsque bien planifiée, visant un objectif précis et envoyée au moment opportun, une promotion spécifique, même de dernière minute, peut avoir un impact fort positif. Big Sky Resort a su profiter du fait que les chutes de neige tardaient dans plusieurs stations du Colorado et de Lac Tahoe pour mousser les excellentes conditions de ski de l’État du Montana. Ainsi, la station a lancé une promotion s’adressant aux détenteurs de la «EpicPass», qui regroupe la plupart des stations les plus populaires du Colorado et de Lac Tahoe. Pour tout le mois de janvier, un titulaire de la «EpicPass» qui réservait un séjour hôtelier recevait un billet de ski gratuit. Par la simple voie d’un communiqué de presse émis à cet effet, l’information s’est vite propagée dans l’industrie et a entraîné plus de 50 nouvelles réservations au cours du mois (lire la version originale du communiqué)

Une campagne terrain qui a du punch

Avec la campagne «Remember to Breathe » de Tourisme Alberta, les ascenseurs de plusieurs tours à bureaux de Calgary et du Island Mall en Californie se sont transformés en gondoles de ski. Entièrement tapissés de vinyle, ils donnaient l’impression de monter vers le sommet de l’une des montagnes albertaines. Cette campagne s’est déroulée durant quatre mois et demi conjointement aux efforts numériques, radio, imprimés et télé de la destination de ski. Le coup d’envoi de cette stratégie a été donné par un combat de boules de neige géantes en peluche sur lesquelles figurait l’adresse Web Remembertobreathe.com.

 

Source: Travel Alberta 

Faire participer le client au processus publicitaire

La collecte de données sur la clientèle et sur les résultats d’une campagne marketing est une opération qui peut parfois s’avérer ardue et dispendieuse. À Telluride Ski Resort, l’équipe marketing a eu l’idée de faire participer les clients et de les placer au centre du processus de création publicitaire. Ainsi, on les a invités à voter pour leur concept préféré parmi des annonces de styles différents, via le site Internet et la page Facebook de la station. Les résultats ont été analysés et la campagne a été ajustée en fonction des commentaires. Cette action a permis à la montagne de récolter des données sur les préférences de leurs clients actuels selon leur profil, tout en renforçant leur sentiment d’appartenance, en plus de créer une campagne attrayante, efficace et adaptée à leurs besoins.

 

 Source: SAM

 

Attention, vous êtes photographiés!

L’importance des médias sociaux n’est plus à prouver et ceux-ci sont désormais solidement ancrés dans le paysage promotionnel des stations de ski. À Vail Ski Resort au Colorado, l’expérience digitale passe entre autres par le partage de photos. Pour ce faire, plusieurs photographes professionnels ont été positionnés à différents endroits sur la montagne dans le but de capter les meilleurs moments de la clientèle et ainsi d’augmenter le flux de partage de photos en ligne. Les billets journaliers et passes de saison sont dotés de la technologie RFID (identification par radiofréquence), permettant notamment le transfert d’images vers la plateforme Web dédiée. Une fois la photo prise et la numérisation du billet de remontée réalisée, les photos se retrouvent automatiquement en ligne et le client peut ainsi partager ses souvenirs en temps réel avec parents et amis. Un système de récompenses a également été instauré afin d’encourager la propagation virale des meilleurs exploits sur la montagne.

 

Quelques bons coups sur Twitter et Facebook

Dans une industrie où les conditions d’enneigement, la température et les prévisions météo constituent des facteurs d’influence considérables dans la prise de décision du consommateur, les médias sociaux jouent un rôle plus qu’important auprès des stations de ski pour générer du contenu en temps réel. Twitter est d’ailleurs une plateforme particulièrement intéressante et Sugarloaf a bien su l’exploiter. Alors que la clientèle de cette montagne du Maine tweetait déjà de façon régulière à propos des conditions de neige, la station a simplement créé le hashtag #slsnow et intégré le flux de tweets directement dans la section «Conditions de neige» du site Web. Les tweets, les photos et les descriptions des conditions se sont ainsi multipliés et le nombre de followers est passé de 4197 à 6915.

Du côté de Sunshine Village, en Alberta, la campagne «Ski the day before we open», a connu un franc succès et s’est par conséquent propagée dans la sphère des médias sociaux. À partir du moment où la campagne a été lancée, et ce, jusqu’au tirage de vingt journées de ski privées en préouverture, Sunshine Village avait la cote sur Twitter et Facebook. La station a également profité de ce buzz viral pour inviter les journalistes à se joindre aux gagnants lors de cette journée de préouverture et ainsi s’assurer d’une excellente visibilité. Cette campagne a permis de récolter un total de 500 entrées pour le tirage et d’augmenter de 7% leur nombre de followers sur Twitter et de fans sur Facebook.

Récompenser ses clients les plus actifs en ligne

Aspen/Snowmass au Colorado est devenu le premier centre de villégiature à utiliser l’outil Klout et à récompenser ses clients influents à l’aide du programme Klout Perks. Non seulement cet outil mesure l’influence en ligne d’une marque ou d’une personne d’après son engagement sur les réseaux Facebook, Twitter, LinkedIn, Google+ et Foursquare, il permet également d’identifier les sujets sur lesquels ces personnes ont un impact, et d’offrir des récompenses aux individus ou aux groupes les plus actifs en ligne pour en faire de véritables ambassadeurs de la marque. Dans le cas d’Aspen, les personnes dont l’indice Klout est supérieur à 40 et dont les sujets d’influence sont en lien avec le tourisme, le voyage, le ski, la planche à neige ou la photographie, reçoivent des billets gratuits, ainsi que des rabais sur les locations d’équipement et les cours de ski. Encore faut-il que ces personnes proviennent de l’un des marchés visés par le centre pour être admissibles.

Et le Québec suit-il?

Au Québec, plusieurs centres de ski et de villégiature sont aussi au parfum de ces tendances qui ont marqué l’hiver 2011-2012 et plusieurs initiatives notables ont également vu le jour dans la belle province. Notamment Ski Bromont, qui a entrepris un virage quasi 100% Web au cours des dernières années et mis en place Flash Connect, une cabine de type photomaton qui permet de prendre des photos et de les partager via Facebook. Notons aussi l’initiative marketing de Mont Sutton intitulée «J’aime – Je plante» élaborée par l’agence Rinaldi Communication Marketing et qui a remporté un prestigieux prix à la Internet Advertising Competition pour la meilleure campagne sur les réseaux sociaux dans la catégorie sport. Et vous, chers lecteurs, avez-vous des exemples d’initiatives marketing innovantes à partager qui vous ont particulièrement marqués?

  

Sources:

– Katie Bailey, Gregg Blanchard, Rick Kahl, Milena Regos et Samantha Rufo. «Best/Worst marketing 2011-2012». Ski Area Management, mai 2012.

– Haynes, Magan. «Travel Alberta brings the slopes to the elevator», StrategyOnline.ca, 20 decembre 2011.

– Blanchard, Gregg. «Aspen/Snowmass is First Resort to Tap Klout Perks for Marketing», SlopeFillers.com, consulté le 23 octobre 2012.

– Mont Sutton, communiqué de presse: «Plusieurs « J’aime » feront une différence au Mont SUTTON», MontSutton.com, 25 janvier 2012.

– «Ski Bromont : vers la cime à 100% en ligne», RezoPointZerocom, 25 mai 2011.

– Becker, Kraig. «Epic Pass holders can ski Big Sky for free», Gadling.com, 10 janvier 2012.

Sites Internet:

– Mont Sutton 

– Ski Bromont 

– Internet Advertising Competition 

– Travel Alberta 

– Ski Area Management Magazine 

– Klout 

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Ailleurs dans le monde Transport

Se déplacer à pied serait plus rapide que l’on pense

Le département municipal des transports publics de Londres, Transport for London (TFL), a créé la campagne «It’s quicker than you think», dont l’objectif est d’encourager la marche lors des déplacements cet été. Avec l’arrivée de milliers de personnes en raison des Jeux olympiques, dont des athlètes, des médias et des touristes, on a voulu éviter la surfréquentation du Tube, le réseau de métro londonien.

L’idée mise de l’avant par la campagne consiste à faire réaliser aux Londoniens et aux visiteurs que plusieurs déplacements peuvent être plus rapides à pied, tout en contribuant à la dépense de calories (voir le tableau 1). 

Selon une recherche menée par TFL, 53% des voyages effectués en métro au centre-ville seraient plus rapides à la marche. Au total, 47 circuits par métro prendraient moins de 10 minutes à pied. Et si on laissait l’effervescence olympique transformer les courts trajets en déplacements actifs?

Sources:

Site Web:

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Marketing

Comment promouvoir les voyages en basse saison? L’exemple de l’Union européenne et de l’Amérique du Sud

Pour accroître l’achalandage en basse saison, la Commission européenne s’associe à l’Amérique du Sud pour promouvoir un projet novateur de collaboration entre les deux régions. Cette initiative, baptisée «50 000 touristes» vise à encourager 25 000 Américains du Sud à voyager en Europe entre octobre 2012 et mars 2013 et 25 000 Européens à séjourner en Amérique du Sud, de mai à octobre 2013. Les campagnes publicitaires se dérouleront conjointement sous la forme de promotions nationales visant les résidents de tous les pays de l’Union Européenne ainsi que de l’Argentine, du Brésil et du Chili.

La Commission travaille en collaboration avec plusieurs gouvernements européens, l’industrie touristique et de grandes compagnies aériennes afin de mieux utiliser les capacités disponibles des transporteurs aériens et des établissements d’hébergement. Si ce projet réussit, il sera étendu à d’autres marchés touristiques internationaux.

Un bel exemple de partenariat qui contribuera à dynamiser les économies locales pendant la basse saison.

Source:

– Commission européenne, communiqué de presse: «50 000 touristes pour promouvoir les voyages pendant les basses saisons dans l’UE et en Amérique du Sud», , 1er juin 2011.

 

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Marketing Technologies

Le choix des communications visuelles dans les publications électroniques et imprimées

L’utilisation massive d’Internet a transformé la façon de présenter l’information visuelle aux consommateurs. Dans leurs actions promotionnelles visant à séduire les touristes potentiels, les gestionnaires ont plusieurs choix d’outils de communication visuelle, tant pour les médias écrits qu’électroniques. Lors de l’Athens Tourism Symposium 2011, Lia Pridezi, du ministère de la Culture et du Tourisme en Grèce, a dévoilé les résultats d’une étude sur le sujet.

L’équilibre entre le texte et le visuel

À l’ère digitale, l’influence des images véhiculées est indéniable et a complètement modifié la perspective décisionnelle du voyageur. Pour en maximiser l’effet et en faire un facteur décisionnel positif, le matériel promotionnel doit présenter un équilibre efficace entre le texte et le visuel ainsi qu’une bonne combinaison d’éléments statiques et animés. On distingue d’ailleurs deux catégories de consommateurs: le type «visuel» et le type «verbal». Le premier retiendra davantage les éléments imagés d’une publicité, alors que le second sera davantage interpellé par un contenu textuel.

Il a aussi été démontré qu’un contenu très riche, trop exhaustif, se traduit habituellement par un marketing moins efficace. Une telle communication crée plutôt un irritant pour le consommateur au moment de prendre connaissance de l’information désirée.

À la recherche de modèles innovants et de nouvelles formes de communication, des entreprises touristiques réussissent à intégrer le multimédia d’une façon extrêmement efficace afin d’influencer positivement le voyageur lors de son processus de sélection. 

Que recherche la clientèle?

Afin de mieux comprendre la nature des besoins du consommateur et de déterminer le type d’information qui devrait apparaître sur les différents outils de communication, on a mené une enquête auprès de 92 gestionnaires d’hôtels et d’agences de voyages et auprès de 116 touristes de la ville d’Athènes. L’un des objectifs consistait à mesurer l’écart entre les besoins exprimés par les touristes et les services offerts par les entreprises touristiques.

On a d’abord voulu savoir quels types de publications ou de brochures les hôtels et les agences de voyages devraient distribuer en priorité à la clientèle. Près de la moitié (47%) des répondants souhaitent obtenir une carte de la ville, un guide touristique des attractions locales et des restaurants ainsi que des informations à propos des excursions offertes en périphérie (voir graphique 1). Parmi les autres éléments les plus demandés, mentionnons un calendrier d’événements de la destination (38%), de la documentation de nature historique (29%) et des brochures sur la gastronomie de l’endroit (13%).

 

Les chercheurs ont ensuite mesuré les besoins des touristes sur le Web en matière de contenus ou de services. On leur a demandé quels étaient les critères les plus importants à partir desquels ils sélectionnent un hôtel ou une agence de voyages en particulier (voir graphique 2). Comme dans le cas des documents imprimés, l’information souhaitée en priorité sur le site Web concerne les excursions potentielles à proximité (57%), suivies de près par les principaux points d’intérêt à visiter (56%).

Les autres services jugés importants sur le site Web des entreprises concernent les cartes des villes visitées (40%), l’histoire des lieux (34%) et un calendrier des principaux événements locaux (34%). On remarque que les fonctionnalités issues des nouvelles avancées technologiques suscitent également de l’intérêt. C’est le cas par exemple pour les visites virtuelles de type 360 degrés considérées comme importantes pour 25% des voyageurs.

Afin de mesurer l’écart entre les services Web désirés par les touristes et l’offre réelle, on a posé les mêmes questions aux entreprises participant à l’étude. Selon Lia Pridezi, il existe un important décalage entre les types d’informations affichées sur les pages Internet des entreprises touristiques et ce que la clientèle souhaite consulter. Trop souvent, les contenus Web se limitent à des textes et à des photos concernant les produits et services offerts ainsi qu’à de l’information générale sur l’entreprise (voir graphique 3). Les formulaires de communication et de réservation y figurent aussi fréquemment. On remarque la faible présence des éléments relativement importants aux yeux des touristes, soit des renseignements sur:

  • les attractions (24%),
  • les restaurants et l’offre de divertissement (20%),
  • les visites virtuelles de type 360 degrés (11%),
  • les visites touristiques offertes à proximité (7%),
  • les principaux événements locaux, sous forme de calendrier (2%).

Le succès d’une destination touristique demeure largement tributaire de l’image que se forge le voyageur à l’étape préliminaire de sa visite, à partir des différents canaux marketing auxquels il a accès. À cet égard, toutes les destinations bénéficient sensiblement des mêmes outils de communication, notamment les médias de divertissement, Internet, les voyagistes, les brochures touristiques et les recommandations de parents et d’amis. L’hébergement de forums de discussion à propos de thématiques basées sur les sujets d’intérêt des voyageurs, par exemple le tourisme durable, les destinations vinicoles, la pêche sportive ou le vélotourisme, constitue une façon d’interpeller plus directement la clientèle. Ces tribunes servent aussi de lieux de partage des expériences de voyages et de contenu multimédia

Le touriste d’aujourd’hui sait souvent avec exactitude ce qu’il recherche et détient dorénavant tous les outils nécessaires pour planifier et préparer son voyage selon ses préférences. Lia Pridezi insistait justement sur l’importance pour les gestionnaires en tourisme de sortir des sentiers battus et de privilégier de meilleures solutions de communications marketing, des approches plus efficaces que les procédés traditionnels. L’une des avenues intéressantes consiste à miser sur des portails de destination offrant la possibilité de sélectionner, de sauvegarder et d’organiser les itinéraires de voyages personnalisés, tels qu’ils ont été sélectionnés par la clientèle. L’option des voyages sur mesure à l’instar du modèle proposé par l’agence de voyages Wanderfly s’inscrit certes parmi les tendances à surveiller (Lire aussi: À quelles personnalités de voyage vous adressez-vous ?).

Source

– Pridezi, Lia. «The significance of visual communication in tourism through print and electronic media», présentation lors de l’Athens Tourism Symposium, 3 février 2011.

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Marketing

Clin d’œil – Non, le magazine n’a pas dit son dernier mot!

Qui a dit que l’imprimé était dépassé? Le magazine Sports Illustrated renouvelle le genre en misant sur les outils technologiques.

Ce type de magazine électronique ouvre de belles perspectives à l’industrie touristique!

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Marketing Technologies

Les «mutations génétiques» du code-barres traditionnel ouvrent des horizons au tourisme

Un livre, une affiche, un abribus, une poubelle ou une vitrine… Le code-barres 2D s’immisce dans des endroits inattendus et aime bien révéler au touriste de l’information pertinente et invitante. En France, le Pays Bourg-en-Bresse innove en intégrant du contenu multimédia, par l’intermédiaire de flashcodes, dans une bande dessinée (BD) de fiction pour nous faire découvrir sa région. Oui, le support papier peut devenir interactif et les codes-barres 2D nous amener à des lieues du dépliant touristique traditionnel.

Code-barres 2D, code QR, flashcode, de quoi parle-t-on au juste?

Le code-barres formé de lignes verticales numérotées qui est apposé sur les produits de consommation et saisi par un lecteur optique est l’ancêtre du code-barres 2D (code matriciel à deux dimensions).
Ce dernier est un code graphique formé d’un petit carré de points noirs et blancs. Il crypte beaucoup plus d’informations que son prédécesseur: adresse URL, coordonnées géolocalisées, informations écrites ou sonores et vidéos. Il permet ainsi de donner les détails d’un événement ou d’un forfait, de fournir les coordonnées d’une entreprise, d’envoyer un bon de réduction, de présenter une bande-annonce, d’afficher le lien d’un site Internet, de générer un appel téléphonique, d’enregistrer une carte de visite dans le carnet de contacts, d’envoyer un courrier électronique ou un SMS, etc.

Ce code ajoute donc un élément d’interactivité et un volume supplémentaire d’informations virtuelles, en particulier si l’espace d’affichage est restreint (p. ex., on peut utiliser un code-barres 2D pour afficher l’information nutritionnelle des plats apparaissant sur un menu pour ne pas le surcharger avec ce complément d’information et nuire à sa présentation visuelle). Il bonifie l’expérience client en plus de piquer la curiosité du technophile, qui s’interroge sur ce que lui révélera ce code-barres.

Un téléphone intelligent et une petite application à télécharger selon le type de codes-barres à lire et le modèle de téléphone utilisé suffisent pour décoder les données cryptées. À titre d’exemple, le code QR (code Quick Response) est un code-barres 2D standard gratuit et très répandu, développé par les Japonais, tandis que le flashcode a été créé par l’Association française du multimédia mobile (AFMM). Par la suite, on clique sur l’application qui apparaît dans le menu de son téléphone, on photographie le code-barres à l’aide de la caméra et aussitôt, l’information s’affiche.

Pour en savoir plus:

BD, tourisme et flashcodes, un mélange des genres!

La BD touristique fait partie du paysage québécois depuis quelques années avec la collection Le Tour du Québec en BD. Le Lonely Planet, en association avec les éditions belges Casterman, s’y lance à son tour avec Bruxelles, New York, Rome et Venise dans la série Itinéraires.

De son côté, Cap3B, organisme responsable du développement du Bassin Bourg-en-Bresse, l’une des portes d’entrée du nord de la région Rhône-Alpes, a opté pour un mélange inattendu et résolument novateur! Il a misé sur une BD de fiction pour faire la promotion de sa région et sur les flashcodes pour rendre l’information touristique interactive. Ce projet, orchestré par l’un des auteurs de la BD, Bruno Tamaillon, directeur de l’agence Tams.fr, a pour objectifs d’amener l’information touristique hors des canaux traditionnels et de valoriser l’image du territoire auprès des jeunes adultes et des familles, clientèles ciblées par la région.

Dans La cavalière au manteau rouge, empruntée à l’univers du manga, on suit l’équipée de trois étudiants dans le Pays de Bourg-en-Bresse. On passe du monde réel au virtuel en quelques secondes grâce aux flashcodes apparaissant au bas des pages, qui permettent de télécharger sur son téléphone une vidéo illustrant le site touristique ou le paysage parcouru (Monastère royal de Brou, fromagerie de Drom, étangs de la Dombes, etc.).

À la toute fin, on y présente une section contenant huit pages d’informations sur la région: la carte géographique qui localise l’itinéraire des trois héros, la présentation des Pays de Bourg-en-Bresse, ainsi que le détail des références touristiques de la BD. En complément, les lecteurs peuvent trouver sur le site Internet dédié à la BD la bande-annonce, les vidéos générées par les flashcodes, de même que les coulisses de la conception de la BD.

Dans une vitrine, un abribus ou un livre, sur une affiche, une poubelle ou un lampadaire…

… l’imagination a libre cours lorsqu’il s’agit d’insérer ces petits codes-barres 2D, comme en font foi les exemples suivants.

En 2009, pour faire découvrir une partie moins fréquentée de la ville, Venise a instauré le projet pilote TagMyLagoon. À l’aide de son téléphone intelligent, le touriste pouvait télécharger des informations en italien ou en anglais à partir d’une série de plaques apposées sur les réverbères, les enseignes touristiques ou les poubelles de rue et sur le lieu. Il était même possible pour le visiteur de transmettre un commentaire.

Source: http://www.tagmylagoon.com/lang/fr/

En France, plusieurs villes comme Bordeaux et Biarritz multiplient les projets pour enrichir l’information offerte aux habitants et aux touristes en plaçant des codes-barres 2D sur le mobilier urbain et les affiches, dans les vitrines, les magazines et les dépliants. La ville de Sarlat les utilise pour mettre de l’avant son patrimoine historique, le comité départemental du tourisme de l’Isère, comme complément à sa documentation portant sur la route Napoléon et l’événement Jazz in Marciac, pour que les amateurs aient plus facilement accès à l’information (programmation, plans d’accès, biographie des artistes, etc.).


Source: Bordeaux.fr – campagne d’affichage sur les quais et dans le centre-ville montant des codes 2D géants

Le prochain bus passe à quelle heure? La Régie autonome des transports parisiens (RATP) a installé, dans ses milliers de points d’arrêt, un flashcode permettant de connaître l’horaire des autobus qui desservent la station et le temps d’attente avant l’arrivée du prochain bus.

Enrichis de code-barres 2D, divers types d’imprimés (livres, magazines, journaux) entrent de plain-pied dans l’interactivité en permettant au lecteur de poursuivre sa lecture sur Internet, de visualiser un reportage vidéo, une bande-annonce ou une publicité plus élaborée, d’accéder à un comparateur de prix ou de télécharger un balado.

Tourisme Québec n’est pas en reste. Il intègre lui aussi un code-barres 2D à ses campagnes promotionnelles imprimées (affiches et journaux) destinées aux marchés américain et français pour permettre le visionnement de capsules vidéo.

La promotion ajoute donc une corde de plus à son arc avec ces codes-barres «intrigants»!

Sources:
– Bonnefon, Olivier. «Un Flashcode pour rester branché en permanence», Sudouest.fr, 22 juin 2010.
– Boulin, Jean-Luc. «Le tag 2D est-il mort ou bien vivant?» etourisme.info, 13 juin 2010.
– Carrel, F. «La route napoléon passe au «flashcode» et à l’internet pour la téléphonie mobile», 20minutes.fr, 30 juin 2010.
– Clifford, Stephanie. «From Print to Phone to Web. And a Sale?», New York Times, 10 janvier 2010.
– Croizet, Pierre. «Sarlat se fait flasher!», etourisme.info, 30 septembre 2009.
– Dublanchet, Ludovic. «Retour sur les codes 2D», etourisme.info, 29 janvier 2010.
– Dublanchet, Ludovic. «C’est le printemps, les flashcodes fleurissent», etourisme.info, 7 avril 2009.
– La Cavalière au manteau rouge
– Les éditions Le Vent qui vente
– Lyne, Marc. «What Is A QR Code And Why Do You Need One?», SearchEngineLand.com, 15 octobre 2009.
– Martineau, André. «Des villes revisitées par la BD», La Presse, 31 mai 2010.
– Ministère du Tourisme. «De grandes campagnes pour faire connaître le Québec sur le plan international», Totalement tourisme!, vol. 4, no 1, printemps-été 2010.
– Orange. «Une BD multimédia interactive, pour montrer la voie d’un tourisme retrouvé, entre culture et innovation», communiqué de presse, 4 juin 2010.
– Parole d’élus. «Les TIC au service des territoires – Tags: flashcode», textes multiples, Parolesdélus.com.
– Sviokla, John. «How Barcodes and Smartphones Will Rearchitect Information», blogue Harvard Business Review, 28 juin 2010.
– Ville de Bordeaux. «Cité digitale: des codes 2D dans la ville», bordeaux.fr.

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Capsule – Pub et montagne, un vent d’air frais!

Un peu d’air frais de la montagne? Vous n’avez qu’à faire éclater ces bulles! Par sa campagne publicitaire Mountain degustation in the city, Braunwald Tourism invitait les urbains à venir profiter de l’air pur de son centre de villégiature en montagne, là où la circulation automobile est interdite. L’agence Wirz BBDO Network de Zurich en Suisse est l’auteur de cette publicité lancée en janvier 2010 dans les principales villes de la Suisse allemande.

Source: The Ads of the World

En 2008, pour réaliser une campagne publicitaire de Travel Alberta, la firme Venture Communications a transformé la station de métro Union à Toronto en véritable station de ski. Les usagers du transport en commun pouvaient s’évader dans les Rocheuses l’espace d’un moment et faisaient même corps avec la publicité.

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Sources: Travel Alberta, Venture Communications

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Publications papier… en ligne!


Saviez-vous qu’il existe des outils pour mettre en ligne vos brochures papier de façon très élégante et gratuitement – ou à peu de frais? Vous pouvez désormais éditer sur Internet le dépliant de votre hôtel, de votre région ou un magazine sans qu’il soit un lourd document PDF difficile à consulter.

Calaméo est un exemple de site qui permet de créer des publications interactives à partir d’un fichier PDF. Il en résulte un document électronique interactif consultable à partir d’un ordinateur et capable de recréer l’impression de lire un document papier: feuilleter les pages, marquer celles que l’on souhaite retenir et agrandir l’affichage.

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Le résultat final est très agréable, et le service de base, gratuit. Pour des options plus avancées, il y a des frais.

Le service génère un lien Internet vers votre publication que vous pouvez mettre sur votre site Web, envoyer par courriel à vos clients, publier sur Facebook ou Twitter, etc. Ce lien ne nécessite aucune capacité de stockage et est toujours facile d’accès. Calaméo vous fournit des statistiques de lecture, des rapports d’audience et d’autres fonctionnalités pour mesurer l’efficacité de vos publications.

Dans le cas où cette publication remplace un envoi postal, c’est toute une économie de coûts d’impression, de distribution et de logistique.

Les sites suivants offrent des services similaires:
www.yudu.com
www.pagegangster.com
www.easybcom.com

Pour quelles raisons n’en profiteriez-vous pas?

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La façon de présenter l’information sur la publicité influence-t-elle vraiment le voyageur?

Les spécialistes du marketing consacrent souvent beaucoup d’efforts à la présentation visuelle de leur offre commerciale. C’est particulièrement vrai pour les produits touristiques faiblement différenciés tels que les forfaits tout inclus pour le Sud. On tente dans la mesure du possible d’influencer positivement le visiteur en mettant en évidence certains éléments-vedettes de la publicité. Mais est-ce que ces stratégies fonctionnent vraiment? Est-ce que les consommateurs se laissent facilement influencer par la façon dont l’information est présentée dans la publicité des forfaits de vacances? Deux chercheurs ont étudié la question et dévoilent leurs résultats.

Le contexte des forfaits

D’entrée de jeu, il faut prendre en considération que lorsque le consommateur magasine un forfait tout inclus, il n’est pas dans le même état d’esprit que lorsqu’il planifie d’autres formes de voyage. Les avantages recherchés par le forfait sont ceux d’un prix compétitif, d’un risque moins élevé et d’une certaine facilité comparativement à l’achat des composantes individuelles.

Des recherches antérieures ont d’ailleurs démontré que la stratégie de la forfaitisation permettait d’augmenter la valeur d’un produit aux yeux des voyageurs peu expérimentés. Ces derniers affichent ainsi une forte propension à opter pour des forfaits tout inclus. Autre élément intéressant, les destinations moins populaires ou ayant une moins bonne image génèrent une proportion plus élevée d’achats de forfaits comparativement aux autres types de vacances.

La mise en scène de l’étude

Des chercheurs de l’Université de Bangkok et de l’Université Monash ont tenté de vérifier l’hypothèse suivante: Est-ce que des destinations jouissant d’une image moins favorable pourraient bénéficier d’une présentation publicitaire avantageuse qui mise sur différents attributs et qui met l’accent sur le prix? On suppose par exemple que la mise en valeur de certaines caractéristiques du produit offert pourrait avoir comme effet de détourner favorablement l’attention du «nom» d’une destination moins populaire.

On a limité l’étude aux forfaits de vacances en Méditerranée. Les enquêtes ont été menées auprès de deux groupes britanniques distincts, un de 200 étudiants et un de 200 adultes dans la population. Plus de 59% des étudiants avaient déjà effectué au moins cinq voyages à l’étranger au cours des cinq dernières années, 57% dans le cas des autres Britanniques.

Étant donné que plusieurs autres facteurs interviennent dans un processus de décision, on a créé un scénario hypothétique afin de contrôler, parmi les échantillons de recherche, certaines variables telles que le coût, la période, la durée du voyage et l’influence de l’environnement social. Les répondants recevaient une mise en situation précisant la disponibilité du budget, le moment du départ et la personne désignée pour l’accompagnement du voyage.

On a soigneusement sélectionné huit destinations en fonction de leur image auprès des voyageurs britanniques. Il a été confirmé que l’échantillon bénéficiait d’un préjugé favorable pour l’Espagne, la Grèce, l’Italie et le Portugal, alors que Chypre, la Turquie, la Tunisie et Malte jouissaient d’une moins bonne image. Des publicités de forfaits ont été présentées aux participants en mettant en évidence le nom de la destination OU le prix (voir image).

La lumière sur les résultats

L’interprétation des résultats des 32 exemples de publicité a permis aux chercheurs de conclure qu’une offre axée sur le prix incitait davantage le voyageur à choisir le forfait que lorsque la publicité titrait l’annonce en fonction du nom de la destination. Par contre, rien n’indique qu’une destination ayant une image moins favorable réussira à tirer profit d’une variation du format de la présentation de l’offre, que ce soit en accompagnant le forfait d’attributs avantageux ou en affichant l’annonce en mettant l’accent sur le prix.

Cette conclusion est toutefois nuancée pour certains segments de clientèle. En effet, l’échantillon d’étudiants a réagi différemment à la variable du prix. Pour ce groupe cible, la présentation d’un forfait mettant le prix en évidence a eu comme effet d’agir positivement sur l’intention de visite, nonobstant la perception de l’image de la destination. Donc, un accent mis sur le prix crée l’effet d’une offre à rabais et génère l’effet souhaité auprès des segments de clientèle à la recherche du meilleur tarif possible.

Par ailleurs, l’analyse des résultats a permis de constater que l’image de la destination et la classification de l’hébergement sont les deux éléments qui incitent le plus le voyageur à sélectionner un forfait. Le nombre de nuitées proposées exerce aussi une influence positive, mais dans une moindre mesure.

D’autres recherches soulignent que l’absence, dans la publicité, de certains renseignements pertinents influe sur la préférence pour une destination, particulièrement pour les produits de qualité inférieure. Cette carence d’informations sert de prétexte au consommateur pour rejeter ces options. Une description incomplète ne semble toutefois pas avoir un effet négatif sur les produits de qualité supérieure.

Morale de l’histoire, soignez l’image de votre produit ou de votre destination, car la détérioration de cette dernière risque de devenir un très lourd boulet à vos actions marketing.

Source:

Rewtrakunphaiboon, Walaiporn et Harmen Oppewal. «Effects of Package Holiday Information Presentation on Destination Choice», Journal of Travel Research, juillet 2008.