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Congrès et affaires en 2011: reprise et vigilance

Le tourisme d’affaires et de congrès a véritablement repris son rythme. C’est du moins ce que démontrent plusieurs études se basant sur les résultats de l’année 2010 et les premiers sons de cloche des performances de 2011. On observe ainsi plus de réunions et de voyages d’affaires, mais aussi une plus grande propension à négocier et à comparer les offres et les prix, ainsi qu’un regard plus critique quant à la pertinence d’un tel séjour. Mentionnons également le recours aux technologies pour planifier les déplacements, pour communiquer pendant le voyage ainsi que pour servir d’appui lors d’une réunion ou même la remplacer. Voilà autant d’éléments qui façonnent le paysage du tourisme d’affaires et de congrès en 2011.

Le voyageur d’affaires de nouveau sur la route, mais plus vigilant qu’auparavant

Les résultats de la Business Travel Survey, qui regroupe les données concernant les voyages d’affaires dans le monde, mais surtout aux États-Unis, indiquent une hausse de ce type de séjours en 2010. L’étude souligne qu’il ne s’agit pas tout à fait d’un retour à la normale. Les entreprises reprennent un rythme de croisière qui les incite à faire voyager leurs représentants, mais la discipline inculquée au plus fort de la crise économique a laissé des traces. Les voyageurs d’affaires ou les gestionnaires qui organisent leurs séjours sont ainsi plus vigilants concernant les prix, sont davantage portés à comparer les prestations touristiques et s’assurent que le déplacement en vaut le coût. D’autant plus que ce dernier était à la hausse, surtout au premier trimestre de 2011. Productivité, efficience et rendement de l’investissement sont des termes récurrents lorsque vient le temps de justifier un voyage d’affaires.

Au Canada, le marché du voyage d’affaires a rebondi en 2010 et il continue sa remontée en 2011. Voilà le grand constat sur lequel se sont entendus le groupe hôtelier Best Western, la Global Business Travel Association et l’Association des hôtels du Canada lors de leur rencontre annuelle, en février 2011. Les voyageurs d’affaires canadiens cherchent à en avoir plus pour leur argent en obtenant, par exemple, des services gratuits comme Internet haute vitesse, un espace de stationnement ou le petit-déjeuner.

Plus de réunions et de congrès en 2010

Les réunions et les congrès sont aussi à la hausse. Comme l’indique l’International Congress and Convention Association (ICCA), l’année 2010 a enregistré 9 120 événements, soit 826 de plus qu’en 2009. Précisons que l’ICCA ne regroupe que les grands congrès internationaux se déroulant sur une base régulière et de façon rotative à travers un minimum de 3 pays. Montréal fait plutôt bonne figure pour l’accueil de ces grands rassemblements. En 2009, la ville a même atteint la première position pour l’Amérique du Nord. C’est Vancouver qui a occupé cette place en 2010. Le Canada dans son ensemble a été plus compétitif en 2010 qu’en 2009. Il s’est hissé au 12e rang mondial avec 229 congrès internationaux, soit 16 de plus que l’année précédente. Ce sont les États-Unis, l’Allemagne et l’Espagne qui ont occupé les 3 premiers rangs. Quant aux villes, ce sont Vienne, Barcelone, puis Paris qui sont arrivées en tête.

 

Selon l’Association des bureaux de congrès du Québec (ABCQ), les 23 destinations membres (dont Québec fait partie, mais pas Montréal) ont enregistré 2 035 événements et congrès de 50 nuitées et plus en 2010. Cette performance est légèrement meilleure que celle de 2009. Pour l’ABCQ, l’arrivée d’un nouveau membre — les Laurentides — et une année moins maussade sur le plan économique expliquent cette croissance. Globalement, ces rencontres engendrent plus de 450 000 nuitées et des dépenses directes de plus de 100 millions de dollars dans les régions du Québec.

Anticiper 2020

Étant donné l’évolution rapide et la vulnérabilité du tourisme d’affaires et de congrès, ainsi que l’offre grandissante et les avancées technologiques, les organisateurs d’événements et les sites d’accueil ont tout intérêt à se préparer pour demain. L’étude Convention 2020, publiée en mars 2010, expose l’opinion des intervenants de l’industrie sur une série de questions concernant l’avenir du secteur. En voici quelques points forts:

  • La possibilité d’effectuer du réseautage de qualité sera le premier facteur d’influence (selon 76% des répondants) pour assister à un événement en 2020. Moins de la moitié ont évoqué le prix comme principal élément de décision.
  • Les trois quarts des intervenants (74%) estiment que leur entreprise poursuivra ses investissements dans les événements en face-à-face, mais plus de la moitié (59%) pensent qu’elle investira plutôt dans des solutions différentes.
  • Plus des trois quarts des intervenants (79%) s’attendent à une croissance des petits événements portant sur un sujet spécialisé.
  • Les considérations éthiques et environnementales feront partie des facteurs de décision pour assister ou non à un événement (70%).
  • L’usage de la vidéoconférence pour les participants ne pouvant se rendre à l’événement (75%), le recours aux réseaux sociaux avant, pendant et après le congrès (70%), et la possibilité de télécharger le contenu des conférences sur un appareil mobile (64%) devraient teinter le paysage technologique des événements en 2020.
  • La technologie permettra aussi de personnaliser l’expérience (79%) du participant.

L’évolution rapide des découvertes scientifiques et technologiques entraîne des besoins de rencontres en face-à-face. Ces dernières créent de bonnes relations d’affaires (Lire aussi: Les réunions d’affaires: un face-à-face entre le réel et le virtuel). Malgré tout, les professionnels de l’industrie reconnaissent que les réunions en ligne gagneront certainement du terrain.

 

Sources:

– Association des bureaux de congrès du Québec. «Tourisme d’affaires et de congrès: plus de 100 millions de dollars générés au Québec», communiqué de presse, 5 juillet 2011.

– Reuters. «Business Travel Rebounding in Canada According to Best Western, Global Business Travel Association and Hotel Association of Canada», communiqué de presse, 17 février 2011.

– Palais des congrès de Montréal. «Montréal ranks 1st, leading all major U.S. and Canadian Cities http://www.congresmtl.com/en/newsroom/press-item.aspx?id=125 », communiqué de presse, 2 février 2010.

– Jonas, David. «Business Travel Survey 2011: At the Crossroads», Business Travel News, 27 juin 2011.

– Petrock, Victoria. «Business Travel: Online Tools Set New Agenda», eMarketer, mai 2011.

– Talwar, Rohit et Tim Hancock. «Convention 2020 – The Future of Exhibitions, Meetings and Events», Fast Future, mars 2010.

– Vleeming, Mathijs. «ICCA: Number of international association meetings continues to increase significantly», communiqué de presse ICCA, 18 mai 2011.

– Voegeli, Bill et Jessie States. «FutureWatch 2011 – Executive Summary», 2011.

 

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Les réunions d’affaires, un face-à-face entre le réel et le virtuel

Dans le sillage de la récession économique, plusieurs entreprises ont sabré leur budget de voyage pour se tourner de plus en plus vers la technologie afin de remplacer les contacts en personne. Pourtant, les réunions d’affaires se placent en tête des actions marketing en ce qui a trait au retour sur l’investissement. De plus, selon une majorité des gestionnaires, les bénéfices tangibles des réunions en face-à-face l’emportent sur les économies de coûts et de temps basées sur l’utilisation de la technologie, surtout lorsqu’il s’agit de construire des liens profonds et rentables avec les clients et les partenaires d’affaires et de maintenir des relations productives avec des collègues. Fait que confirme une étude du Center for Hospitality Research de l’université Cornell.

De l’importance des réunions d’affaires

Selon une étude conjointe d’Oxford Economics et de Tourism Economics effectuée en 2009, chaque dollar investi dans un voyage d’affaires engendre 12,50 USD en recettes supplémentaires. En fait, les réunions et événements d’affaires figurent au premier rang des actions marketing en ce qui concerne le retour sur l’investissement, selon Fortune. Par ailleurs, tant les cadres que les voyageurs d’affaires estiment qu’environ 40% de leurs clients potentiels seront convertis en nouveaux clients à la suite de réunions en personne, comparativement à 16% sans une telle réunion.

Également effectuée en 2009 par Forbes Insights auprès de 760 cadres d’entreprises américaines – dont la moitié représente des entreprises de moins de 100 employés –, une autre étude a mesuré les perceptions des gestionnaires en ce qui a trait aux réunions en face-à-face par rapport aux «rassemblements» virtuels. Les résultats montrent que même si de nombreuses entreprises se tournent vers la technologie pour offrir une solution de rechange aux réunions en face-à-face, une nette majorité de cadres (84%) ont exprimé une préférence pour ces réunions.

Plusieurs raisons motivent cette réponse (graphique 1), entre autres, la possibilité de construire des relations d’affaires plus fortes et plus significatives (85%) de même que la capacité de lire le langage corporel et les expressions faciales (77%), phénomène non négligeable quand on sait que 90% de la communication humaine passe par le non-verbal. Les réunions en face-à-face favorisent aussi  les interactions sociales et la possibilité de se lier avec des collègues ou des clients (75%). En fait, la majorité des gestionnaires sondés (87%) considèrent que les bénéfices tangibles des réunions en face-à-face l’emportent sur les économies de coûts et de temps basées sur l’utilisation de la technologie, comme le Web, les vidéos ou les téléconférences.

Les principales motivations des gens favorables aux réunions virtuelles (16% des répondants) sont liées au fait qu’elles permettent de gagner du temps (92%) et de l’argent (88%) ou qu’elles offrent une plus grande flexibilité du lieu de travail (76%) (graphique 2). Certains (64%) mentionnent aussi qu’elles rendent possible la réalisation d’autres tâches simultanément. Toutefois, selon l’étude de Cornell, il faut se méfier des multitâches, car contrairement à la croyance populaire, elles représentent un processus inefficace qui requiert temps et énergie pour passer d’une occupation à l’autre, l’attention étant une ressource limitée.

Selon les dirigeants interviewés par Forbes, les réunions en face-à-face sont meilleures pour la persuasion, le leadership, l’engagement, l’inspiration et la prise de décision (graphique 3). Quant au Web et aux vidéos ou téléconférences, ils conviennent mieux pour la diffusion d’information ou lorsque le temps devient une préoccupation majeure.

Les grands rassemblements, pour quoi faire?

Une étude scientifique réalisée par des chercheurs de l’université Cornell confirme les résultats du sondage de Forbes Insights. Elle démontre que les réunions de grands groupes en face-à-face soutiennent trois besoins stratégiques des entreprises: capter l’attention, instaurer un climat émotionnel positif et, enfin, créer des relations et accroître le réseautage.

  1. Capter l’attention lors du lancement d’une nouveauté, que ce soit une relation, une culture, une stratégie ou un produit, est beaucoup plus ardu pendant des rencontres virtuelles où plusieurs participants déclarent être tentés d’effectuer d’autres tâches. Cela ne pose généralement pas problème lorsque l’objectif de la réunion vise à partager de l’information à laquelle les gens pourront se référer plus tard. Par contre, cela représente un véritable obstacle lorsque le but de la rencontre est de lancer quelque chose d’inédit comme un nouvel ensemble de priorités qui nécessitent un changement d’attitude et d’action.
  2. Instaurer un climat émotionnel positif, pour stimuler et inspirer les troupes de manière à influer sur la prise de décision et la performance sur tous les plans. Il s’agit peut-être de l’argument le plus convaincant en faveur des réunions en face-à-face. Le climat émotionnel imprègne tous les niveaux d’interaction au sein d’une organisation. Il touche tous les aspects de l’entreprise que ce soit la prise de décision, la collaboration, la créativité, la performance, la disponibilité et l’adaptabilité aux changements. Les leaders d’entreprises doivent encourager les émotions positives tout en gérant celles qui sont négatives, car les gens ont tendance à exprimer et à ressentir des émotions semblables et sont influencés par celles des autres. Non seulement les émotions, les attitudes et les humeurs se transmettent d’individu à individu, mais elles influencent aussi la dynamique de l’ensemble du groupe. De ce fait, les réunions de grands groupes représentent un outil puissant pour inspirer et motiver les gens tout en renforçant un climat émotionnel positif, dont l’effet d’entraînement s’étendra bien au-delà de la réunion.
  3. Créer des relations et accroître le réseautage. Les réunions en face-à-face fournissent le meilleur environnement qui soit pour favoriser le réseautage et l’établissement de relations durables lors d’échanges informels d’idées, la rencontre fortuite de vieilles connaissances, les discussions avec de nouvelles personnes… le tout dans un contexte de conversations à bâtons rompus.Intuitivement, nous savons que le véritable pouvoir des organisations se situe dans la multitude des liens sociaux et des relations qu’elles entretiennent avec diverses personnes ou groupes d’individus. Le partage des connaissances, la collaboration et les relations interpersonnelles sont la clé des bonnes affaires.

Le mot de la fin revient aux experts qui prétendent que la réussite des entreprises dans l’après-récession dépendra de leur capacité à se concentrer sur les aspects informels de leur organisation plutôt que sur les traditionnels mécanismes hiérarchiques. Un juste retour aux relations humaines interpersonnelles…

Sources:
– Duffy Christine et McEuen Mary Beth. «The Future of Meetings: The Case for Face-to-Face», The Center for Hospitality Research, Cornell University, septembre 2010, 16 pages.
– Koyen Jeff. «Business Meetings: The Case for Face-to-Face», Forbes Insights, 2009.
– Oxford Economics USA et Tourism Economics. «The Return on Investment of U.S. Business Travel», 2009.

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Perspectives

Reprise des voyages d’affaires des entreprises canadiennes en 2011

Le volume de voyages d’affaires des entreprises canadiennes croîtra de 5 à 10% en 2011 par rapport à 2010, alors que celui des dépenses progressera modérément  (4,2%), principalement à cause de l’augmentation du nombre de voyages intérieurs. La majorité des organisations s’attendent à une hausse du prix de l’hébergement ainsi que des tarifs aériens domestiques et internationaux.

Cette «perspective» sur les voyages d’affaires canadiens présente les résultats du dernier Canadian Business Travel Outlook, un sondage du Conference Board du Canada réalisé en partenariat avec l’Association of Corporate Travel Executives (ACTE). Les organisations interrogées dépensent plus de 450 millions CAD annuellement en voyages d’affaires au Canada.

Croissance du volume des voyages et des dépenses

La demande pour les voyages d’affaires semble regagner un peu le terrain perdu au cours des dernières années. Les résultats du sondage montrent que les entreprises canadiennes sondées prévoient un volume de voyages d’affaires identique (40%) ou en croissance (49%) pour l’année prochaine (graphique 1). Parmi celles qui s’attendent à une croissance, la majorité (67%) envisage une augmentation du nombre de voyages de l’ordre de 5 à 10%.

Le sondage indique également une croissance des dépenses de voyage d’affaires de 4,2% en 2011, compte tenu de l’augmentation des prix et du nombre de voyages effectués. Parmi les organisations interrogées:
•    la majorité (60%) prévoit une croissance de ses dépenses;
•    près du tiers (31%) n’envisage aucun changement important dans son budget;
•    seulement 9% s’attendent à dépenser moins.

Le tableau 1 présente les principales raisons invoquées pour expliquer cette augmentation des dépenses.

Hausse du prix des voyages

Selon les résultats du sondage, le coût des voyages d’affaires devrait augmenter en 2011. En fait, la majorité des répondants (71%) se prépare à faire face à une hausse des tarifs aériens. Les prévisions concernant les tarifs d’hôtel et ceux de location de voiture sont plus mitigées. Près de la moitié des individus sondés (48%) anticipe des augmentations dans le prix de l’hébergement, tandis qu’un peu moins du tiers (30%) s’attend à une hausse du coût de la location de voiture (graphique 2).

Selon les répondants du sondage, les tarifs des vols domestiques et internationaux (autres que vers les États-Unis) des voyageurs d’affaires augmenteront de 2,5% en moyenne tandis que ceux des vols transfrontaliers croîtront de 2,3%. Une autre étude, cette fois menée par American Express, anticipe des hausses de prix de 2 à 5 % pour les vols domestiques, et de 3 à 6%, pour les vols internationaux long-courriers.

En outre, parmi les répondants qui prévoient une augmentation des tarifs hôteliers pour les entreprises, 47,6% envisage une hausse assez importante (de 4 à 6%),  alors que 43% anticipent une croissance modérée (de 2 à 4%). Dans l’ensemble (y compris les sondés indiquant qu’aucun changement de tarifs hôteliers n’est prévu), les organisations canadiennes s’attendent à une hausse de 1,3% des tarifs hôteliers pour les entreprises l’an prochain, par rapport à 2010. L’étude d’American Express prévoit, quant à elle, une augmentation des tarifs de 2 à 6% pour les hôtels de moyenne gamme, et de 4 à 8 %, pour les hôtels haut de gamme. Quant aux coûts de la location de voiture, ils ne subiront qu’une légère hausse (0,8% en moyenne).

Sources:
– American Express. «Increased Airfare and Hotel Rates Across the Globe Expected According to the American Express Business Travel 2011 Forecast», Hospitality news, 22 octobre 2010.
– Conference Board du Canada. «Canadian Business Travel Outlook 2011», 2010.
– Conference Board du Canada. «Travel Exclusive – Businesses Expanding Travel Budgets», septembre-octobre 2010.

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Réunions et congrès: l’après-récession

La récession économique a marqué l’industrie des réunions et des congrès. Une épreuve incite souvent à remettre en question certaines façons de faire, à éliminer le superflu, à se concentrer sur les priorités. C’est ce qui se produit dans le secteur du tourisme de congrès. Dans le cadre d’un Gueuleton touristique organisé par la Chaire de tourisme Transat de l’ESG-UQÀM, trois personnalités connues œuvrant dans le milieu des congrès sont venues partager leur point de vue sur ces lendemains de crise, ainsi que discuter des perspectives d’avenir de l’industrie. Voici un aperçu de leurs propos.

Rod Cameron, directeur exécutif des Centres de congrès du Canada, ainsi que Roger Tondeur, président de MCI (Genève), présentent les principaux facteurs et enjeux façonnant l’industrie.

Des impacts qui varient

La crise économique n’a pas frappé également toutes les régions du globe; il en est de même pour ses conséquences sur l’industrie des réunions. Les États-Unis, point de départ du marasme, ont probablement été les plus durement touchés. M. Cameron note que:

  • les événements associatifs sont plus stables;
  • les réunions corporatives s’en ressentent davantage;
  • les agendas sont gérés de façon plus serrée, compte tenu de la tendance des clients à s’engager à la dernière minute;
  • le nombre de participants et d’exposants, ainsi que les revenus ont baissé;
  • l’image de l’industrie en a pris un coup.

Malgré tout, le Canada s’en est bien tiré. Des événements ont été suspendus, remis à plus tard, mais peu ont été annulés. Les réunions, congrès et foires sont toujours vus comme des rencontres stratégiques. Les conférences virtuelles rehaussent bien les réunions, mais ne semblent pas les menacer, puisque le face-à-face demeure essentiel pour favoriser un certain dynamisme. M. Cameron estime aussi que l’industrie des congrès occupe un rôle clé dans la reprise économique et touristique, comme ce fut le cas à la suite des événements du 11 septembre 2001.

Garder de bonnes habitudes

Les périodes de vaches maigres poussent à réviser ses priorités, à mettre les efforts où cela compte vraiment, à ne pas s’engager trop à l’avance et à couper dans tout ce qui n’est pas essentiel. Ces bonnes habitudes risquent de rester et pourraient bien s’inscrire à long terme dans les politiques de planification de réunions d’entreprises ou d’instances gouvernementales. On observe que:

  • il y a un grand intérêt pour les outils permettant de mesurer le retour sur l’investissement (ROI);
  • les événements doivent offrir une plus-value, une haute teneur en contenu ou de bonnes occasions d’affaires;
  • les équipes de planificateurs en entreprise sont réduites; on préfère sous-traiter.

Les attentes des participants sont élevées. Ils veulent:

  • s’inscrire au dernier moment;
  • participer de plus en plus à la planification du contenu;
  • obtenir des crédits de formation;
  • profiter des occasions de réseautage;
  • vivre de nouvelles expériences.

Un marché d’acheteurs

Au cours des dix dernières années, l’offre de centres de congrès aux États-Unis a augmenté de 42%; une soixantaine de projets majeurs y sont en développement. À cela s’ajoutent les installations des destinations émergentes comme l’Inde, le Moyen-Orient, la Chine et l’Europe de l’Est. Le marché est donc favorable aux acheteurs. Se diversifier, se démarquer, offrir de la valeur ajoutée s’inscrit dans le quotidien des centres de réunions et de congrès.

Une demande grandissante

Le BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), ces pays aux économies émergentes, regroupe une population croissante de classe moyenne − quelque 500 millions de personnes. Ces travailleurs souhaitent se rencontrer et échanger avec des populations d’autres pays. Des réunions en face-à-face remplissent peu à peu leurs agendas.

Redorer l’image de la réunion et du congrès

Vus par certains comme un gaspillage éhonté en période de compressions budgétaires et de mises à pied massives, les congrès et réunions d’affaires sont victimes de préjugés et doivent justifier leur importance. Les images associées à la fête, aux soirées bien arrosées, au golf ou à tout ce qui n’est pas rattaché aux conférences devraient se faire plus discrètes dans les communications. La récession a d’ailleurs permis d’éliminer les événements symboliques trop peu productifs mais coûteux et instaurés depuis longtemps. Un terme revient: le ROI, le retour sur l’investissement!

Cette industrie doit faire comprendre son rôle dans la reprise économique. Ces rencontres permettent:

  • le développement professionnel;
  • le transfert des savoirs;
  • la recherche et le développement de produits;
  • l’avancement des affaires;
  • le développement des technologies;
  • l’éducation et l’innovation.

Le facteur «vert» est devenu la norme et le format change

Ce n’est plus une option ni de la valeur ajoutée, le client s’attend à des mesures pro-environnement. Pour contrebalancer les impacts du transport, l’événement doit être d’une grande valeur, encore une fois. Les rencontres sont plus informelles, dynamiques, interactives et technologiques. Les conférenciers sont appelés à bouger, à répondre et à questionner, à interagir avec des participants virtuels ou en ligne.

Marc Tremblay, PDG de la Société du Palais des congrès de Montréal, ajoute que la concurrence féroce entre les destinations de congrès les pousse à être proactifs et à agir très rapidement. Il y a 20 ans, une vingtaine de villes se partageaient les événements internationaux. Aujourd’hui, on parle plutôt de 80 villes! Pour maintenir le cap, Montréal a intérêt à connaître le marché, les tendances, les clients, à s’inspirer des meilleures pratiques, comme le Centre des congrès de Singapour. Le Palais des congrès et Tourisme Montréal déploient déjà une stratégie marketing qui consiste à démarcher les organisations rattachées à des pôles d’activité bien précis.

Montréal donne l’image d’une ville agréable où il fait bon vivre, où l’on s’amuse. Pour se positionner avantageusement dans le cadre de conférences internationales, surtout auprès des États-Unis, il peut s’avérer stratégique de véhiculer d’autres facettes de Montréal: son côté «affaires», «recherche scientifique» et «centre de créativité», par exemple. Aussi, l’offre montréalaise est moins onéreuse que bien des destinations concurrentes. Par ailleurs, le Palais connaîtrait actuellement une excellente période pour ses réservations, qui sont en hausse importante.

En conclusion, M. Tremblay propose trois éléments-clés pour une destination de congrès:

  • offrir une vision globale (congrès, vol, hôtel);
  • agir vite, vite, vite car l’offre est grande;
  • garder à l’esprit le concept de l’expérience.

Source: Cameron, Rod, Roger Tondeur et Marc Tremblay. «L’industrie des congrès s’interroge!», Gueuleton touristique, Montréal, 14 octobre 2010.

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Produits et activités Tendances

Pronostics 2010 pour le secteur des congrès et des réunions

En 2009, les budgets alloués aux congrès et aux réunions professionnelles ont été fortement revus à la baisse, voire supprimés. En ce début d’année, les planificateurs d’évènements font part de leur relative confiance pour 2010 et n’évoquent plus l’incertitude économique comme un souci majeur. Des hausses de 2,8% du nombre de congrès organisés et de 4,5% du taux de participation, voilà ce que dévoile le rapport Future Watch 2010.

Des chiffres clés à surveiller pour l’année 2010

Les chiffres publiés dans le rapport Future Watch 2009 de MPI (Meeting Professional International) et d’American Express prévoyaient des baisses des budgets, du taux de participation ainsi que du nombre et de la durée des congrès organisés en 2009. Bonne nouvelle, le rapport de 2010 dévoile des prédictions moins alarmistes.

En effet, selon Future Watch 2010, les planificateurs de congrès s’attendent globalement à une hausse de 2,8% du nombre de congrès organisés. Ceux qui planifient des congrès d’entreprises anticipent une hausse de 3,6% tandis que les planificateurs de congrès d’associations prédisent une variation de moins de 1%, ce qui est tout de même mieux que la  baisse de 3,7% envisagée pour 2009. Quant à la hausse du taux de participation, elle devrait, selon les répondants, s’établir autour de 4,5%.

Par ailleurs, pour maintenir les coûts bas, les planificateurs américains disent vouloir organiser 80% des congrès aux États-Unis, ce qui représente une augmentation de 61% comparativement à l’année précédente.

De plus, l’influence de la perception d’une destination dans le choix du lieu de la tenue des congrès est très faible. Dans ce sens, seulement 6% des planificateurs de congrès d’entreprises et 2% des planificateurs de congrès d’associations y accordent de l’importance.

La responsabilité sociale des entreprises (RSE), toujours d’actualité

Contre toute attente et bien que le choix de voyages d’affaires plus respectueux de l’environnement aille souvent à l’encontre d’une stratégie de réduction des coûts plus prioritaire aux yeux des planificateurs, l’enquête réalisée par l’ACTE (Association of Corporate Travel Excecutives) confirme que la RSE n’est pas complètement hors jeu.

Environ 57% des répondants estiment que leurs entreprises ne réduiront pas leurs engagements quant à la RSE après la crise financière, d’autant plus que celle-ci est considérée par 19% des interrogés comme un facteur clé dans les décisions de diminuer les voyages d’affaires.

D’ailleurs, l’utilisation d’outils de réservation à des fins de RSE est en hausse:

  • 14% des répondants de l’enquête déclarent que leur outil dispose d’un calculateur en ligne des émissions de carbone;
  • 6% disent qu’il leur propose des options de réduction de l’impact carbone de leur transport avant d’effectuer une réservation;
  • 15% rapportent qu’il leur fournit des solutions de rechange aux voyages telles que la visioconférence ou les réunions téléphoniques.

À quoi s’attendre?

Les rapports Future Watch 2010 et l’enquête de l’ACTE, tous deux publiés en janvier de cette année, nous éclairent sur les tendances à venir pour 2010:

  • Sans trop de surprise, la réduction des coûts s’impose comme préoccupation majeure des planificateurs de congrès.
  • La proximité sera privilégiée: des réunions seront organisées non loin du domicile des participants pour accommoder ceux de moins en moins enclins à parcourir de grandes distances pour assister à des congrès.
  • Bien que les budgets soient surveillés de près, une augmentation du nombre de congrès et de participants est à prévoir.
  • On assistera à un raccourcissement des délais d’organisation de congrès. La proactivité et la flexibilité sont de mise.
  • Mesurer le retour sur investissement d’une participation à un congrès devient une pratique de plus en plus courante. En ce sens, Future Watch estime à 70% les planificateurs qui ont dit évaluer la pertinence et la valeur apportée lors de la participation à des congrès.
  • Les planificateurs se concentreront davantage sur l’efficience et le rendement des évènements et sur l’élimination des fioritures.
  • L’engagement en matière de RSE (responsabilité sociale des entreprises) demeure un objectif important et un potentiel de différenciation pour les entreprises et les associations qui peuvent démontrer un niveau élevé d’adhésion à des programmes de RSE efficaces.
  • Le besoin en matière de solutions technologiques reste plus que jamais d’actualité. Les organisateurs d’évènements ont le souci d’améliorer l’expérience audiovisuelle et s’intéressent aux solutions qui remplaceraient la participation physique aux congrès alors que les fournisseurs s’attardent davantage à des solutions qui bonifieraient la gestion de la relation client.
  • Le choix des destinations d’organisation de congrès sera largement influencé par les facteurs du prix et de la flexibilité de négociation des contrats au-delà de la perception que la destination peut susciter.

Les entreprises continuent de se concentrer sur la réduction des coûts et il faudra faire preuve de créativité et de flexibilité pour réussir à déloger la morosité de 2009.

Sources

  • Rapport Future Watch 2010 réalisé par MPI (Meeting Professional International) et American Express (1 832 répondants provenant de 39 pays).
  • ACTE (Association of Corporate Travel Excecutives). «Voyages d’affaires: la reprise sera lente, mais les entreprises maintiennent leur engagement en matière de responsabilité sociale», 9 février 2010 (enquête menée auprès de 317 voyageurs d’affaires, directeurs voyages et responsables achats en entreprises provenant de plusieurs pays).
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Tendances

Les colloques se déroulent maintenant sous le signe de l’interactivité et de l’hyperactivité…

On ne lève plus la main pour poser une question au conférencier, on le «tweet». Des écrans géants font défiler les questions et les commentaires des participants, et les conférenciers peuvent alors interagir avec eux. On peut suivre l’action en direct sur le Web. Les participants relatent l’événement à travers leurs blogues, Twitter, Flickr et YouTube. Un journaliste livre ses commentaires au fil des présentations. Les médias sociaux, ça ne change pas le monde sauf que… ils changent grandement les façons de faire!

Lorsque le Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO) a organisé, en octobre dernier à Québec, le Colloque international «ÊTES-VOUS PRÊTS? Génération C – Les 12-24 ans: Moteurs de transformation des organisations», il a voulu le faire à l’image de la génération C: plusieurs tribunes pour s’exprimer et l’occasion de tester sur place divers outils de collaboration en temps réel.

Même si la génération C est à l’aise avec ces modes de fonctionnement, il faut souligner que ces nouvelles façons de faire soulèvent la participation de toutes les générations.

Colloque branché et interactif

Les organisateurs du colloque invitent les participants à apporter leur ordinateur portable ou leur téléphone cellulaire. Quelques téléphones intelligents et un certain nombre d’ordinateurs sont mis à la disposition des congressistes. L’accès à Internet sans fil est gratuit. La consigne: ouvrez vos téléphones cellulaires.

Le conférencier s’adresse à un auditoire où plusieurs personnes manipulent leur téléphone ou sont derrière un écran d’ordinateur. Bien qu’assistant aux présentations dans la salle, les participants suivent en même temps ce qui seColloques_interactifs_hyperactifs_image1 déroule sur le Web et réagissent en temps réel aux propos du conférencier par Twitter. Commentaires et questions apparaissent sur grand écran sans aucune censure. Le présentateur les voit défiler sur un moniteur et peut interagir immédiatement avec les tweets s’il le souhaite.

Pour des mises à jour régulières et des petites capsules d’information, on peut se brancher sur Twitter et se joindre aux nombreux internautes qui suivent le colloque et le CEFRIO: http://twitter.com/CEFRIO.

Colloques_interactifs_hyperactifs_image2

Pour faciliter le suivi du colloque et la participation aux discussions, les organisateurs ont suggéré d’utiliser le hashtag #genc. Le hash quoi? Un hashtag dans Twitter est un mot clé précédé d’un # que l’on insère dans le gazouillis (tweet) de 140 caractères maximum et qui permet de classifier de l’information, d’en simplifier la recherche et de regrouper les gazouillis autour d’un même thème.

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Instantanéité et interactivité

Lorsque l’animateur interagit avec les tweets qui apparaissent à l’écran et les tweeters dans la salle, on souligne son dynamisme et le caractère vivant de ses interventions. Les conférenciers, quant à eux, les ignorent généralement. Il faut admettre que la concentration requise pour faire une présentation et interagir avec des messages qui défilent sans cesse n’est assurément pas facile.

On y voit aussi se succéder des messages liés à la logistique. Les piles des ordinateurs sont à plat et la difficulté de recharge est décriée.

Si quelqu’un intervient de façon déplacée sur le Web, il se fait remettre à l’ordre par les internautes. Ce fut le cas de quelqu’un qui s’amusait à lancer des publicités douteuses en ajoutant le #genc à la fin de ses messages. Il s’est empressé de s’excuser.

De plus, des personnes interviennent même s’ils n’assistent pas à l’événement, puisqu’ils suivent les commentaires qui s’y disent et y ajoutent leur grain de sel.

Enfin, un journaliste suit le colloque et diffuse ses informations sur Internet au fil des présentations.

Chacun y va de ses faits saillants

Les journalistes ne sont plus seuls à faire la couverture des événements. Les participants et d’autres personnes s’activent sur le Web:

  • la captation, sous formes diverses, permet de mettre en ligne des vidéos sur les blogues et sur YouTube;
  • Flickr sert à partager et à diffuser des photos captées sur le vif;
  • de nombreux échanges se tiennent sur les blogues;
  • les marque-pages partagés dans Del.icio.us font découvrir une foule de sites Internet reliés à la thématique du colloque;
  • en ce qui a trait à Twitter, à la fin du colloque, on dénombrait plus de 200 tweeters ayant collaboré à diffuser leurs idées et leurs opinions, et plus de 1800 tweets avec le hashtag #genc.

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Source: http://t.generationc.cefrio.qc.ca/.

Bienvenue dans le nouvel univers des colloques

Vous sentez-vous comme Liliane Laverdière, présidente de la Chambre de commerce de Québec, qui s’est décrite, lors du colloque, comme «une immigrante du numérique» qui «parle avec un accent» et qui avoue ne pas pouvoir envoyer 100 textos par jour?

Les colloques se déroulent maintenant sous le signe du direct, de l’instantanéité, de la transparence, de la collaboration et de l’interactivité. Pensez-y lors de l’organisation de votre prochain colloque.

Sources:
– Blog PRESENTability with DFG, [http://presentability.com/2009/10/20/colloque-c/] et
[http://presentability.com/2009/10/22/compte-rendu-du-colloque-gnration-c-2e-journe/].
– Blogue du colloque de la génération C – Cefrio, [http://generationc.cefrio.qc.ca/blog/].
– Moalla, Taïeb. «Le colloque sur la Génération C minute par minute», LeJournaldeQuébec.com, 19 octobre 2009, [http://lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/actualites/quebec/archives/2009/10/20091019-145705.html#texte].
– Séguin, Marilou. «Des réactions sur le vif pour un colloque… branché», RueFrontenac.com, 21 octobre 2009 [http://ruefrontenac.com/nouvelles-generales/societe/12518-colloque-c-experiences-laboratoire].

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Perspectives Segments de clientèles

Les voyages d’affaires des entreprises canadiennes à la baisse en 2010

Tant en matière de déplacements que de dépenses, les entreprises canadiennes diminueront leur budget de voyage en 2010 ou le maintiendront à celui établi actuellement. La majorité des entreprises qui prévoient des baisses anticipe des réductions de budget variant de 5 à 10% de moins que cette année. De plus, elles s’attendent à ce que les tarifs hôteliers diminuent, mais à ce que les tarifs aériens augmentent.

Le Conference Board du Canada a récemment publié quelques résultats préliminaires du Canadian Business Travel Outlook, une enquête sur le tourisme d’affaires au Canada réalisée en partenariat avec l’Association of Corporate Travel Executives (ACTE). Les organisations interrogées représentent plus de 30 000 voyageurs d’affaires réguliers et plus de 400 millions CAD de dépenses en voyages d’affaires domestiques.

Les entreprises planifient moins de voyages

La demande en voyage d’affaires est à la baisse depuis l’automne 2008 alors que la situation économique se dégradait au Canada.  Ce sondage indique une diminution supplémentaire pour 2010:

  • 45% ne prévoient pas de changement dans le nombre de déplacements;
  • 38% s’attendent à une diminution par rapport à 2009;
  • 18% envisagent une augmentation du nombre de déplacements.

Parmi ceux prévoyant une diminution, 47% croient qu’elle variera de 5 à 10% et 20% croient réduire leurs voyages de 10 à 15%. Plus du quart des répondants évaluent même cette diminution à plus de 15%.
Ce n’est donc pas une surprise de constater que les personnes sondées indiquent également une diminution des dépenses liées aux voyages:

  • 40% prévoient une diminution du budget voyage;
  • 43% croient qu’il sera semblable à 2009;
  • 18% s’attendent à une augmentation.

Parmi ceux envisageant une baisse des dépenses en 2010, 50% prévoient qu’elle sera de l’ordre de 5 à 10% et près de 20% l’estiment plutôt à plus de 15%.

Les contraintes budgétaires survenues lors de la crise économique sont la principale raison de resserrer le budget (graphique 1). Plus de la moitié ont indiqué qu’ils augmenteront leurs téléconférences, webconférences ou vidéoconférences, et les politiques budgétaires d’entreprises seront davantage respectées.

diminution-depenses-affaire

Les secteurs touchés différemment

La diminution du tourisme d’affaires depuis 2008 oblige l’industrie à baisser ses prix. Quoique la demande tende à reprendre en 2010, les organisateurs de voyages d’affaires estiment qu’ils auront encore un bon pouvoir de négociation. En fait, plusieurs prévoient une baisse des tarifs hôteliers en 2010 (43% une diminution et 48% un maintien) et un maintien des tarifs de location de voiture en vigueur en 2009 (54%). D’un autre côté, ils s’attendent à ce que les prix de billets d’avion connaissent une croissance (53%), remontant ainsi la pente descendue cette année.

Variation-tarif

La crise économique tempère les initiatives environnementales

Malgré l’attention particulière accordée aux dépenses liées aux voyages, l’enquête indique que les questions environnementales continuent à influencer les politiques. Quelque 63% des répondants ont intégré des pratiques vertes à leur programme de voyage ou planifient de le faire (59% en 2008). De plus, l’intérêt à débourser un peu plus pour favoriser des voyages qui génèrent de plus faibles émissions de gaz à effet de serre (par exemple, location de véhicules hybrides) est aussi en légère augmentation par rapport à 2008.

Toutefois, on note une petite diminution du nombre de répondants intéressés par les pratiques environnementales des fournisseurs. En fait, 60% s’en informent auprès de ces derniers comparativement à 68% en 2008.

Source:
– Conference Board du Canada. «Travel Exclusive – Canadian Businesses Downsizing Their Travel Plans», septembre-octobre 2009.

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Tourisme durable

Qui est carbone neutre dans le secteur touristique québécois?

Durant leur séjour au Québec, les touristes locaux et étrangers émettent des gaz à effet de serre (GES), peu importe le moyen de transport qu’ils utilisent, la distance qu’ils parcourent ou l’activité qu’ils choisissent. Jusqu’à maintenant, aucune étude n’a permis d’évaluer les contributions de ces voyageurs ou du secteur touristique aux émissions de GES, ni les mesures d’atténuation prises au Québec, ni les comportements s’y rattachant. Les connaissances sont donc insuffisantes en matière de réductions nettes et de compensation des émissions de GES. Le but de cet article est de donner un bref aperçu de la carboneutralité dans le secteur touristique québécois.

Fournisseurs de crédits compensatoires

Sur le plan international, le nombre de fournisseurs continue d’augmenter, tandis que Carbon Catalog répertorie présentement 12 fournisseurs au Canada, dont les prix des crédits varient entre 12,50$ et 39,90$ par tonne de CO2e (1). Au Québec, les quatre principaux fournisseurs de crédits compensatoires sont: Planetair (2), Carbone boréal (3), ZéroGES (4) et ZÉRØCO2 (5).

(1) Planetair est un organisme à but non lucratif, toute comme le Centre international Unisféra qui le dirige(2). Planetair est le distributeur exclusif de Myclimate, qui est l’un des fournisseurs de crédits compensatoires les plus respectés au monde parce que ses projets se conforment au Mécanisme de développement propre (MDP*) du protocole de Kyoto et au «Gold Standard**». Il n’appuie que les projets portant sur l’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique dans différents pays en voie de développement. Planetair prévoit offrir des projets canadiens selon les volumes de ventes.

(2) Carbone boréal (CB) est à la fois un programme et un projet de recherche de l’Université du Québec à Chicoutimi. Les crédits de CB servent à financer la plantation d’arbres sur des terrains déboisés du Québec et à soutenir la recherche. Les plantations sont vérifiées et dirigées selon la norme ISO 14064-3, et tout projet sera enregistré dans le Registre GES des ÉcoProjetsMD canadien (3).

(3) ZéroGES (ZeroGHG Inc.) est une société de conseil privée qui fournit des crédits dans le cadre de divers projets sur l’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique. Ses services portent sur l’élaboration de stratégies de réduction des GES, la quantification des émissions et la vérification du rendement. Les projets ZéroGES se déroulent dans différents pays, et au moins 80 % d’entre eux doivent se conformer au MDP* et au «Gold Standard**» (4).

(4) ZÉRØCO2 est une entreprise privée qui vend des crédits compensatoires pour financer des projets de reboisement dans différentes communautés. Depuis 2006, ZÉRØCO2 a permis de reboiser plus de 20 hectares de terrains, créant ainsi des espaces verts équivalant en superficie à un peu plus de 40 terrains de football en plein cœur des collectivités (5).

Fournisseurs indirects de crédits compensatoires

Certaines entreprises touristiques se sont associées avec différents fournisseurs de compensations. Par exemple, depuis 2007, Air Canada (AC) incite ses clients à acheter des crédits de carbone par le biais de l’organisme à but non lucratif ZeroFootprint, qui investit dans un projet de reboisement en Colombie-Britannique. Jusqu’à maintenant, les clients d’AC ont acheté pour 187 612$ de crédits, ce qui correspond à 11 725 tonnes de CO2 (6). Pour sa part, Air Transat ne vend pas de crédits; elle invoque différentes raisons, dont le fait que ces projets ne permettent pas de résoudre les problèmes se rattachant aux changements climatiques (7).

En ce qui concerne le transport ferroviaire, VIA Rail n’offre pas non plus de crédits à ses clients; elle les encourage plutôt à calculer la quantité de GES émis durant leur voyage sur le site d’Arbres Canada, un fournisseur de compensations d’Ottawa, en vue de les neutraliser. Depuis 1990, VIA Rail a réduit ses émissions de GES d’environ 15%, bien qu’elle ne soit responsable que de 0,03% des émissions totales. Par comparaison, 13% des GES émis au Canada proviennent des automobilistes (8). Pour les voyageurs qui louent des véhicules, de nombreuses entreprises de location, dont Alamo, Enterprise et National, offrent des crédits intégrés à leur formulaire de réservation en ligne (9).

Les entreprises touristiques qui achètent des crédits compensatoires

Au Québec, les touristes locaux et d’ailleurs achètent probablement des crédits de carbone. Cependant, au moment où cet article a été écrit, aucune des organisations nommées ci-dessus ne possédait de données sur le sujet. Il y a des entreprises touristiques qui achètent des crédits au Québec mais, jusqu’à maintenant, aucune étude n’a permis d’évaluer leur valeur transactionnelle.

Certains établissements hôteliers ont des politiques de carboneutralité. Par exemple, l’Hôtel Chicoutimi atténue sa consommation d’énergie de chauffage et d’électricité et incite sa clientèle à compenser les GES émis pendant son séjour par le biais de Carbone boréal (3). Depuis 2006, l’Hôtel des Seigneurs à Saint-Hyacinthe offre des forfaits «écolos» à ses clients et, en 2008, il s’est engagé à calculer la quantité de GES que ceux-ci émettent durant leurs déplacements, entre autres services écoresponsables (10). De plus, les émissions de GES des réunions et des événements ayant lieu dans cet établissement sont compensées par la plantation d’arbres. Parallèlement, dans un effort de carboneutralité, le Novotel Montréal plante des arbres pour chacune des réservations effectuées en ligne par ses clients (11).

Le voyagiste montréalais, Karavaniers du monde, prend l’atténuation des changements climatiques au sérieux; depuis janvier 2009, ses prix incluent le coût des crédits de carbone achetés auprès de Planetair (2, 12). Environ 97% des clients de cette entreprise sont québécois et, selon son propriétaire, ils ne se plaignent pas de l’augmentation des prix attribuable à l’achat de crédits compensatoires. Au contraire, les clients sont satisfaits des efforts déployés par l’entreprise en ce sens. Omnitour et Voyages Tour Étudiant offrent également des crédits compensatoires à leur clientèle(2). Au Saguenay, WeLa Aventure organise depuis 2006 des randonnées écoresponsables à pied ou à vélo (13). Elle a compensé les émissions de CO2 des déplacements de ses clients en soutenant la plantation d’arbres par ZIP Saguenay (14) et la Coop Quatre Temps (15).

De plus en plus, les festivals et les événements du Québec sont écoresponsables, et certains ont compensé leurs émissions de GES (16). Par exemple, depuis 2008, le Festival International de Jazz de Montréal est carboneutre (17). Les centres des congrès de Québec et de Montréal offrent à leurs clients des événements écoresponsables avec leurs partenaires (18, 19), ainsi que l’option d’acheter des crédits de carbone pour ces événements. Par exemple, en 2004, le Centre des congrès de Québec s’est engagé à réduire sa consommation d’énergie de 33% par m2 et ses émissions de GES totales de 50% (20). Depuis 2007, il a accueilli 32 événements écoresponsables dont 7 comprenaient des crédits compensatoires.

La politique de développement durable du Parc Jean-Drapeau (PJD) de Montréal intègre la réduction de GES et une stratégie de compensation pour les opérations et autres activités (environ 100 événements par an) organisées sur le territoire du parc (21). Le PJD a créé un Fonds Oxygène pour mettre en application cette politique. Les partenaires et fournisseurs seront invités à contribuer à ce fonds, qui financera les projets spécifiques d’amélioration environnementale (22). En plus, les automobilistes devront payer des frais supplémentaire de 1$ pour garer leur véhicule dans les stationnements du parc afin de compenser leurs émissions de GES avec CB.

Conclusion

Il ne fait aucun doute que les projets de compensation ne sont pas une solution définitive au problème des émissions de GES. Toutefois, l’achat de crédits pour des projets fiables permet de sensibiliser les citoyens et de fournir des fonds à des initiatives louables (23). Bien que l’achat de crédits pour la plantation d’arbres soit sujet à controverse dans certains cas, il peut se traduire par des améliorations écologiques nettes, tandis que l’achat de crédits pour des projets portant sur l’énergie renouvelable et le développement technologique permet de réduire la consommation de combustible fossile.

Ce résumé de la situation au Québec montre que la carboneutralité au sein du secteur touristique se compose d’efforts disparates. Cette analyse souligne également le besoin de mesurer les contributions nettes aux GES du secteur touristique afin de coordonner le processus permettant de se doter d’une méthode efficace d’atténuation de ces contributions.

* MDP certifie les réductions des émissions qui sont vendues sur le marché volontaire et il s’assure que les crédits de carbone de pays développés sont conformes aux règlements du protocole de Kyoto.
** Le «Gold Standard» est une organisation indépendante qui certifie des crédits de carbone vendus sur le marché volontaire. De tels crédits de carbone doivent répondre à des objectifs de développement durable. Cela signifie qu’un projet de carbone doit mener directement à une réduction des émissions du filet GES. Gold Standard ne certifie pas des projets de sylviculture.

Sources
(1) Carbon Catalog. Find a Carbon Offset Project: Canada. [http://www.carboncatalog.org/projects/canada/] (page consultée le 25 avril 2009).
(2) Planetair. Projets de compensation. [http://planetair.ca/] (page consultée le 2 avril 2009).
(3) Éco-Conseil. Plantations compensatoires de GES. [http://dsf.uqac.ca/eco-conseil/ges/frame_ges.html] (page consultée le 15 avril 2009).
(4) ZéroGES. [http://www.zeroghg.com/fr/index.html] (page consultée le 25 avril 2009).
(5) ZÉRØCO2. [http://zeroco2.com/welcome.php] (page consultée le 15 avril 2009).
(6) Air Canada. Programme de compensation des émissions de dioxyde de carbone. [http://www.aircanada.com/fr/travelinfo/traveller/zfp.html] (page consultée le 25 avril 2009).
(7) Transat A.T. (2009). Réduction des gaz à effet de serre et gestion du carburant. [http://www.transat.com/fr/responsabilite.sociale/reduction.gaz.aspx] (page consultée le 2 avril 2009).
(8) Via Rail Canada. Environment: Helping To Reduce Greenhouse Gas Emissions. [http://www.viarail.ca/corporate/en_environment/reducing_greenhouse_gas.html] (page consultée le 17 avril 2009).
(9) TerraPass Inc. (2009). «Rental Car Carbon Offset Program Proves Most Popular With Consumers». EarthTimes,  6 avril 2009. [http://www.earthtimes.org/articles/show/rental-car-carbon-offset-program-proves-most-popular-with-consumers,775734.shtm] (page consultée le 25 avril 2009).
(10) L’Hôtel des Seigneurs à Saint-Hyacinthe. [http://www.hoteldesseigneurs.com/decouvrez_environment.asp] (page consultée le 24 avril 2009).
(11) Novotel Montréal Centre. [http://www.novotelmontreal.com/home/novotel_news.shtm] (page consultée le 2 juin 2009).
(12) Karavaniers du monde. Destinations: Informations techniques. [http://www.karavaniers.com/voyages/calendrier/?voyage_depart=134] (page consultée le 3 avril 2009).
(13) WeLa Aventure. Horaire et parcours. Randonnées des cols du Fjord 2009. [http://www.welaaventure.com/] (page consultée le 25 avril 2009).
(14) ZIP Saguenay. Réalisations. [http://www.zipsaguenay.ca/zipsaguenay/index.php?option=com_content&task=category&sectionid=1&id=5&Itemid=12] (page consultée le 27 avril 2009).
(15) Coop Quatre Temps. Mission. [http://www.coop4temps.com/] (page consultée le 27 avril 2009).
(16) Réseau québécois des femmes en environnement. Événement écoresponsable. [http://www.evenementecoresponsable.com/] (page consultée le 2 avril 2009).
(17) Festival International de Jazz de Montréal. Une édition 2008 carboneutre. [http://www.montrealjazzfest.com/Fijm2008/planetAir_fr.aspx] (page consultée le 27 avril 2009).
(18) Centre des congrès de Québec. Développement durable. Événement écoresponsable.  [http://www.convention.qc.ca/tiki-index.php?page=devdurable_eve_resp] (page consultée le 27 avril 2009).
(19) Palais des congrès de Montréal. Environnement. [http://www.congresmtl.com/fr/visiteurs/environnement.aspx] (page consultée le 2 avril 2009).
(20) Centre des congrès de Québec. Lauréate du prix Stellaris: Efficacité énergétique. Communiqué de presse du 2 avril 2004. [http://www.convention.qc.ca/tiki-read_article.php?articleId=41] (page consultée le 2 avril 2009).
(21) Société du Parc Jean-Drapeau (2009). Politique de développement durable, Montréal, 8 p.
(22) Société du Parc Jean-Drapeau (2009). Fonds Oxygène.Le fonds de compensation de gaz à effet de serre, Montréal, 4 p.
(23) Broderick, J. (2008). Voluntary Carbon Offsets. A Contribution to Sustainable Tourism?, dans S. Gössling, C.M. Hall, et D.B. Weaver (dir.). Sustainable Tourism Futures. Perspectives on Systems, Restructuring and Innovations, Routledge, New York, p.169-197.

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Marketing

Clin d’œil – Organisations de promotion, prenez des notes…

Voulant stimuler la participation à leur colloque «Les Arts et la Ville» qui se tient à Sept-Îles en mai 2008, l’équipe organisatrice a conçu dans son bulletin bimensuel une rubrique «En route vers Sept-Îles» dès le début de l’automne 2007. Consciente qu’il fallait relever le défi d’inciter les gens à faire la route jusqu’à Sept-Îles, une personne de l’équipe a entrepris les démarches (recherches, itinéraire, photos, autorisations) pour rédiger une chronique invitante qui propose de découvrir les richesses culturelle, patrimoniale, paysagère ou gastronomique d’un coin de pays situé entre Québec et Sept-Îles. Organismes de promotion, pourquoi ne pas faire le parcours inverse en proposant aux organisateurs de congrès de vous immiscer dans leur promotion d’événements?

Source:

Le Bulletin – Les Arts et la Ville

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Tourisme durable

S’outiller pour organiser des événements responsables

Une foule d’organismes et de ressources diverses rendent disponibles des guides, des stratégies, des boîtes à outils pour instaurer des pratiques vertes. Dans le but de passer à l’action dès maintenant, voici quelques recommandations pour verdir les événements, ainsi qu’un exemple concret, celui de la conférence 2008 Greening the Hospitality Industry.

Par où commencer?

Une entreprise qui souhaite prendre le virage vert devrait d’abord rédiger une politique environnementale ou, plus globalement, de développement durable. L’énoncé de cette politique devrait être clair, simple et traduire la prise de position environnementale. Ensuite, la stratégie de mise en œuvre – ou plan d’action – permettrait d’identifier les gestes à poser. À cet égard, voici deux documents bien étoffés sur le sujet qui peuvent servir de guide. D’autres ressources figurent à la fin de cet article.

Sélection de la destination: la clé!

Le planificateur d’un événement vert recherche une destination qui répond à ses critères et lui permet d’atteindre ses objectifs. Ainsi, une ville verte doit, entre autres, rendre faciles et agréables tous les déplacements, tant à pied que par les moyens de transport en commun. Ces derniers doivent également desservir l’aéroport de façon efficace. La destination verte assiste les planificateurs dans leurs recherches d’un site et de fournisseurs écoresponsables.

À titre d’exemple, Tourism Toronto offre, sur son site Internet, une sélection d’établissements de réunions et de congrès qui ont adopté une politique pro-environnementale. Par ailleurs, cette ville se classait parmi les plus vertes en Amérique du Nord, selon l’édition d’août 2006 du Meetings and Conventions Magazine. La ville de Sherbrooke a également choisi de promouvoir les réunions vertes en proposant aux planificateurs d’événements un Guide de l’organisateur écoresponsable.

Un exemple d’événement vert: la conférence 2008 Greening the Hospitality Industry

Le Green Meeting Industry Council a comme premier but dans l’organisation de son événement de faire tout en son pouvoir pour réduire son empreinte écologique et, en deuxième lieu, de compenser les émissions inévitables de carbone, en s’associant à un programme de compensation. (Lire aussi: «Vers un bilan «carbone neutre» – Le voyage prend le virage écologique».) Voici les actions entreprises pour y arriver:

  • Sélection d’une destination qui a été en mesure de répondre aux exigences environnementales décrites dans l’appel d’offre.
  • Choix d’un hôtel et d’un traiteur qui appliqueront les pratiques vertes reliées à la réduction des déchets, à l’économie de l’eau, à une utilisation efficiente de l’énergie, ainsi qu’à une bonne qualité de l’air et de l’eau.
  • Impression du programme de la conférence et de la liste des délégués sur du papier 100% recyclé postconsommation*, avec de l’encre à base de soja.
  • Pas ou très peu de documentation à remettre aux participants. Les présentations des conférenciers seront disponibles sur le site Web de l’organisme.
  • Sensibilisation auprès des exposants pour les encourager à minimiser les produits dérivés qu’ils distribuent et à choisir plutôt des objets durables.
  • Cueillette et réutilisation des étuis à cocardes et des rubans.
  • Organisation d’une activité de bénévolat avec la Vancouver Food Bank, qui permet aux participants de poser un geste responsable dans la communauté d’accueil.
  • Association à un programme d’achat de crédits de carbone, soit Offsetters Climate Neutral Society, organisation de Vancouver.

Pour la tenue de cet événement, le Four Season Hotel de Vancouver s’est engagé à:

  • Mettre en place un programme de recyclage (papier, verre, plastique, métal) ainsi que de compostage des déchets de table.
  • Établir un partenariat avec une banque alimentaire afin de lui donner les repas non servis.
  • Utiliser de la vaisselle de porcelaine et du linge de table lavable.
  • Présenter les condiments et les confitures dans des contenants et le lait, le jus et l’eau dans des pichets, plutôt que d’avoir recours à des emballages individuels.
  • Élaborer un menu qui met en valeur des produits locaux et biologiques ainsi que des options végétariennes.
  • Donner à un organisme de charité les produits de beauté restants ou non utilisés (shampoing, revitalisant, lotion hydratante, etc.).
  • Décorer avec des accessoires réutilisables (des plantes plutôt que des fleurs, par exemple).
  • Adopter des pratiques écoénergétiques, comme éteindre les lumières et baisser le chauffage et la ventilation lorsque les salles sont inoccupées.

L’organisme encourage également les participants à faire leur part par différents gestes:

  • Emprunter le service de navette ou les transports en commun de l’aéroport à l’hôtel, plutôt qu’un taxi.
  • Choisir la marche ou les transports en commun dans la ville plutôt qu’un taxi.
  • Si le taxi est inévitable, choisir un hybride de la flotte spéciale des Yellow Cabs de Vancouver.
  • Éteindre les lumières et le chauffage de la chambre d’hôtel lorsqu’elle est inoccupée.
  • Réduire la consommation et recycler le plus possible.
  • Participer au programme de crédits de carbone proposé par la Conférence.

Mesurez, pesez, comparez

Pour gérer efficacement les efforts de réduction de consommation, il s’avère essentiel de mesurer les résultats. Cet exercice est nécessaire car il permet de vérifier si les objectifs ont été atteints, d’estimer la valeur des économies et d’en communiquer les résultats: prévoir un tri puis un suivi rigoureux des contenants ou des sacs dédiés aux matières recyclables, au compostage et aux déchets; comptabiliser les quantités de nourriture produites localement ou de façon biologique ainsi que les repas non servis qui sont donnés; comparer la production de documents imprimés par rapport à celle réalisée pour les événements précédents.

Vert et sincère!

Le bureau de normalisation du Québec (BNQ) et le Réseau québécois des femmes en environnement, en association avec plus de 70 intervenants de divers milieux, sont impliqués dans un projet de standardisation pour la gestion d’événements responsables. La mise en place de standards augmentera la crédibilité des pratiques de ceux qui y auront recours. Ces normes, d’abord utilisées comme repères, pourront ensuite être intégrées à un programme de certification.

Mais, en attendant, le recours aux appellations faisant référence à de bonnes pratiques environnementales ou aux principes de développement durable doit traduire une volonté sincère de changer pour des comportements plus responsables. Les imposteurs sont vite démasqués et condamnés… par des consommateurs de plus en plus informés.

* Le papier recyclé postconsommation est fait de papier qui a déjà été utilisé puis recyclé, contrairement au papier recyclé préconsommation, qui est fabriqué avec les retailles et autres déchets réalisés lors de la production de papier.

Sources:
– Conférence «2008 Greening the Hospitality Industry». Green Meeting Industry Council, 19-21 février 2008, Vancouver.
– Green Events Source. «The Green Events Source Book», Special PCMA (Professional Convention Management Association) Edition, janvier 2008.
– Réseau québécois des femmes en environnement en partenariat avec Recyc-Québec. «Guide pour la réduction des matières résiduelles lors de l’organisation d’événements publics», [http://www.rqfe.org/documentation/RQFE-guide.pdf], consulté le 4 mars 2008.
– Tourisme Sherbrooke. Guide de l’organisation écoresponsable, [guideorganisateurecoresponsable.pdf], consulté le 4 mars 2008.

Sites Internet:
Événement Écoresponsable
Green meeting Industry Council
Tourism Toronto (Green Meetings & Facilities)