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Marketing

Promouvoir une région par le patrimoine immatériel

Les Stories of Aberdeenshire célèbrent la richesse du patrimoine immatériel de cette région du nord-est de l’Écosse. Financée par North and South Aberdeenshire LEADER et en partenariat avec l’Université d’Aberdeen et VisitScotland, la campagne marketing vise à mettre en évidence la manière dont la langue, l’histoire et la chanson locales ont façonné le secteur. Elle cherche également à démontrer qu’il s’agit d’une destination incontournable.

 

 

Le projet se divise en trois catégories principales:

  • Les chansons ;
  • Les histoires ;
  • Les compétences.

Pour donner vie à l’opération, deux livres électroniques et une carte interactive ont été produits pour expliquer le folklore de la région.

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Source : Université d’Aberdeen

Une série de six courts métrages explorent également différents sujets comme le livre « Dracula » de Bram Stoker, la musique et la fabrication du cuir ou de la courtepointe. La vidéo suivante présente l’histoire de la dentelle traditionnelle.

Source : YouTube

Une campagne sur les médias sociaux ciblant de futurs visiteurs a été lancée sur le compte Instagram et Facebook de l’Elphinstone Institute pour les inciter à planifier un séjour dans l’Aberdeenshire. De son côté, VisitScotland propose un nouveau blogue pour accompagner le projet.

Il s’agit d’une belle collaboration entre divers acteurs afin de promouvoir la richesse des traditions d’une région ainsi qu’un moyen intéressant d’encourager le partage d’expériences. Ce type d’initiatives profite également aux plus petits endroits, à un moment où le tourisme a besoin d’un coup de pouce, et encourage les habitants à en savoir plus sur leur lieu de vie.

D’après vous, quelle région du Québec pourrait mettre en valeur son folklore de cette manière ?

 

Source Image à la une : Pexels

 

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Produits et activités

Des visites guidées virtuelles pour les groupes scolaires

Accéder à des activités éducatives tout en restant dans le confort de sa salle de cours, c’est ce que proposent différents musées cet automne. En effet, les groupes scolaires représentent une clientèle importante pour les musées. Ces derniers doivent innover en adoptant une proposition ajustée tout en limitant les déplacements de groupe. Ces pratiques permettent de sécuriser un accès à l’éducation aux élèves tout en conservant les revenus générés par les groupes scolaires pour les institutions muséales.

Aux États-Unis, plusieurs musées comme le Guggenheim, le Metropolitan Museum of Art, ou encore le Noma proposent depuis peu des visites de groupes guidées et des ateliers artistiques virtuels. Ces nouvelles initiatives, gratuites pour les résidents et payantes pour les autres, permettent de répondre aux besoins des écoles en matière d’activités pédagogiques. De plus, la composante virtuelle atténue les barrières géographiques et rend des expositions disponibles aux écoles des quatre coins du monde. Visiter le Guggenheim dans le confort de sa salle de cours, voilà une belle occasion pour le découvrir !

Adapter son offre et cibler les groupes et la clientèle scolaire, c’est aussi ce que le Musée le Grand Blockhaus de Batz-sur-mer, en France, a choisi de mettre en place. Les deux créateurs de ce musée privé ont développé une exposition virtuelle interactive. L’outil Web comprend une vidéo à 360° de visites extérieure (gratuite) et intérieure (payante) du lieu, guidées et commentées. Les utilisateurs peuvent se promener librement sur la plateforme, cliquer sur les différents objets du musée et y obtenir des informations. Un jeu de piste développé pour les 5 à 12 ans est également disponible.

Source : Musée le Grand Blockhaus

Au Québec

Plusieurs musées de la province ont également adapté leur offre. Notons, entre autres, les initiatives suivantes :

  • Pointe-à-Callière proposera des visites guidées hybrides à partir du 20 octobre. D’abord, les élèves accèderont à une visite virtuelle sur la fondation de Montréal spécialement conçue pour les groupes et animée par un guide. Dans un second temps, ce dernier restera en ligne avec les enfants pour une activité interactive, le tout sur le portail Microsoft Teams.
  • Le Musée de l’Holocauste Montréal a mis au point de toutes nouvelles visites guidées virtuelles s’inscrivant dans les programmes pédagogiques, le témoignage en direct d’un ou d’une survivante ainsi que des ateliers éducatifs en visioconférence.
  • Le Musée de la mémoire vivante de Saint-Jean-Port-Joli offre trois activités virtuelles cet automne, chacune conçue pour des groupes d’âge différents.

 

De telles initiatives viennent bien s’insérer à la programmation scolaire en cette période de rentrée, marquée par de nouvelles manières d’envisager les rassemblements et l’apprentissage.

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Produits et activités

Le théâtre au temps de la COVID : allons jouer dehors !

Depuis le 3 août 2020, le gouvernement du Québec permet les rassemblements de 250 personnes dans les lieux publics intérieurs. C’est un soupir de soulagement pour le secteur de la culture et des événements. Le respect de nombreuses règles, dont la distanciation physique, demeure en vigueur et représente parfois un casse-tête pour certaines entreprises.

À Paris, une troupe d’artistes a décidé de se libérer de certaines contraintes sanitaires imposées par les salles de spectacle en temps de pandémie. Le projet C-O-N-T-A-C-T met en scène deux comédiens qui déambulent dans les rues de la ville, lors de la première pièce de théâtre distanciée extérieure.

Le public, d’une dizaine de personnes maximum, réserve sa place en ligne. Il reçoit un lien pour télécharger une application et des informations concernant le lieu de rencontre. Munis d’un casque d’écoute et de leur téléphone intelligent, les participants accèdent à l’audio. Ils se plongent ainsi dans l’intrigue avec les voix des acteurs et la trame sonore. Ils accompagnent pas à pas les comédiens dans les rues. La vidéo suivante présente brièvement le projet.

Source : YouTube

Cette proposition théâtrale permet de respecter les règles de distanciation sociale dans la mesure où les lieux visités offrent assez d’espace entre les comédiens et les participants entre eux. L’application mobile fait en sorte que chaque spectateur utilise son propre matériel audio. De plus, la pièce demeure silencieuse aux oreilles des passants. Ainsi, les risques d’attroupements restent minimes.

C’est une belle initiative qui donne un vent de fraîcheur au théâtre tout en animant les rues d’une ville. D’un point de vue touristique, il serait intéressant de sélectionner les secrets bien gardés d’un quartier de même que leur histoire, de manière à les mettre en valeur. Qu’en pensez-vous ?

 

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Gestion Tourisme durable

Comment implanter une stratégie de tourisme durable au sein de la destination?

Selon plusieurs médias spécialisés en tourisme à travers le monde, il faut profiter de la pandémie pour transformer cette industrie sur le long terme. Pendant que l’exploitation tourne au ralenti, une relance verte bénéfique à tous doit être envisagée, que ce soit pour l’environnement, les résidents ou les touristes.

Les organisations de gestion de destination (OGD) ont su se réinventer pour créer des campagnes adaptées à la gestion de crise. Ce changement de direction démontre qu’elles ont la capacité d’opérer des transformations à grande échelle, et ce, rapidement. Pourquoi ne pas jouir de cette expertise et de ce temps d’accalmie pour mieux intégrer les principes de développement durable dans leur plan de gestion ?

Les avantages compétitifs

L’implantation d’une telle stratégie peut sembler longue. Cependant, comme le mentionne Jana Apih, directrice générale de l’organisation Good Place dont l’objectif principal vise à mettre en œuvre des principes de tourisme durable en Slovénie, il s’agit d’un avantage concurrentiel distinctif.

C’est aussi ce que relève le World Economic Forum (WEF). Le développement durable (DD) constitue l’un des éléments clés utilisé pour évaluer la compétitivité d’une destination à l’aide de l’Indice de Compétitivité du secteur des Voyages et du Tourisme, publié tous les deux ans.

Selon le panel d’experts réuni en 2018 par The Place Brand Observer, une destination est plus propice à attirer des investisseurs si elle est dotée d’une forte performance en DD. De plus, les résidents s’y sentent plus heureux et se montrent donc davantage accueillants et chaleureux envers les touristes. Finalement, ledit panel souligne que le tourisme durable devient un élément compétitif lorsqu’il influence positivement l’expérience du visiteur.

Comment s’y prendre ? 

 Les gestionnaires d’une destination peuvent choisir de mettre en place des pratiques durables sur leur territoire en suivant la démarche présentée ci-dessous. Ils peuvent aussi aller un peu plus loin par l’acquisition d’une certification. Celle-ci implique des frais et des procédures plus poussées puisque les actions sont évaluées, mais la crédibilité et la notoriété qui en découlent en valent la chandelle.

Trouver une certification fiable parmi toutes celles déjà existantes peut s’avérer assez complexe. C’est pourquoi le Global Sustainable Tourism Council (GSTC), une organisation créée entre autres par l’ONU, les accrédite et s’assure qu’elles répondent aux critères qu’elle a prédéterminés avec des experts du milieu.

 1) La mise sur pied d’une équipe de gestion

Dans le but de coordonner le déploiement d’une stratégie de tourisme durable à l’échelle d’un territoire, une équipe de gestion doit être mise en place au sein des employés de l’OGD. GSTC suggère que certains d’entre eux détiennent une expertise dans le domaine. Si ce n’est pas le cas, l’organisation recommande de travailler avec une personne externe. Avant d’établir un plan d’action avec les tâches à réaliser et les dates butoirs, il convient de réaliser une veille sur les destinations déjà reconnues dans ce secteur. Cela permet de s’inspirer des meilleures pratiques. C’est d’ailleurs l’un des objectifs de la stratégie de gestion que la Slovénie a mise en place, vers un tourisme plus durable.

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Source : Global Sustainable Tourism Council

2) La consultation des parties prenantes

Le maintien de l’équilibre entre les besoins des communautés, le développement économique, l’héritage culturel et l’environnement est essentiel à la réussite de cette stratégie. Afin que tous les acteurs concernés puissent se prononcer et soient en accord avec le plan d’action, le comité de gestion doit solliciter les personnes impliquées, et ce, tout au long de la démarche. Cette consultation permet également de recenser les initiatives déjà présentes sur le territoire et de mieux évaluer les adaptations à considérer.

3) L’accompagnement des entreprises et des organisations

Une destination ne peut être qualifiée de durable qu’avec l’implication de ses entreprises et de ses organisations touristiques. Dans le but d’assurer une vision commune, le comité de gestion doit donc effectuer un suivi auprès des acteurs touristiques. Il pourra ainsi leur vulgariser les principaux concepts et vérifier que ceux-ci sont bien assimilés. Les organisations sont aussi appelées à s’entraider puisqu’elles doivent passer par les mêmes étapes.

Un bon exemple est celui de l’Île Maurice qui a donné des formations aux diverses parties prenantes. Que ce soit pour les hôtels, les voyagistes, les taxis, etc., le but est de bien implanter la stratégie à l’échelle de la destination.

4) L’évaluation des résultats

À quoi bon mettre en place une nouvelle stratégie, si on ne peut pas connaitre les résultats escomptés ? Dès le début, il faut penser à identifier des indicateurs qui permettent d’apprécier les impacts socio-économiques, culturels et environnementaux. Le diagnostic doit généralement être effectué tous les deux ans et l’issue doit être rendue publique sur le site web de la destination.

Si vous optez pour l’acquisition d’une certification, les critères d’évaluation à prendre en compte vous seront communiqués. À titre d’exemple, voici quelques-uns des indicateurs sociaux et économiques utilisés par l’archipel des Açores, déclaré comme destination durable par Eartcheck en 2019 : la progression de l’emploi pour les résidents dans le secteur de l’hébergement et de la restauration ; le nombre de familles ayant pu profiter de la croissance économique du tourisme ; ainsi que la diminution consécutive du taux de saisonnalité. Par ailleurs, les économies en CO2, en eau d’usage, et la réduction des déchets des bâtiments touristiques sont des indicateurs se référant plutôt au pilier environnemental.

5) La promotion de ses actions

Une fois que les entreprises et les organisations à l’échelle du territoire ont mis en place les bonnes pratiques, il ne reste plus qu’à se positionner comme une destination en tourisme durable. Quatre volets sont alors abordés.

Le premier concerne la création d’une campagne nationale qui s’attache à inciter les résidents à redécouvrir leur pays ou leur région et à devenir de fiers ambassadeurs. Le deuxième volet touche la promotion à l’international, et par conséquent à la communication de l’offre touristique aux visiteurs. Afin de souligner qu’il est le premier archipel au monde à avoir été certifié en tourisme durable, l’archipel des Açores a lancé une vidéo où plusieurs acteurs de l’industrie parlent de leur participation dans le processus.

Source : Azores DMO

Le troisième volet promotionnel consiste à fournir un guide à l’intention des parties prenantes de l’industrie. Ainsi, ces dernières ont la possibilité de suivre les principales lignes directrices de la campagne marketing et dès lors de renforcer l’image de marque de la destination.

Finalement, le quatrième volet, mais non le moindre, porte sur la création d’un plan de communication qui s’intéresse à sensibiliser les voyageurs à adopter de bonnes pratiques. L’Islande a d’ailleurs conçu une série de vidéos sous la bannière Iceland Academy, par le biais de laquelle une capsule sur le tourisme responsable a été diffusée. Les vacanciers sont aussi amenés à respecter un serment avant d’arriver, comme c’est le cas pour plusieurs autres destinations telles que la Nouvelle-Zélande ou les Îles Palau.

L’utilisation du storytelling dans la vidéo de Thompson Okanagan Tourism Association permet pour sa part de renforcer l’attachement à la région et d’inciter les gens à signer ledit serment à la fin du visionnage. Cette région est d’ailleurs la première à avoir été reconnue en tourisme durable dans les Amériques.

Source : Thompson Okanagan Tourism Association

À retenir

Établir une stratégie en tourisme durable pour une destination demande de l’investissement et de la collaboration avec toutes les parties prenantes de la région. Il s’agit d’un processus à développer sur quelques années, mais qui est bénéfique sur le long terme. Il en découle une vision commune qui d’un côté attire les touristes ayant les mêmes valeurs que celles véhiculées par l’OGD, et qui de l’autre vient renforcer le sentiment d’appartenance des résidents et des organisations touristiques qui travaillent de concert.

Quels attraits culturels et naturels voudriez-vous préserver ?

Qu’est-ce qui fait votre fierté et comment pourriez-vous protéger cet héritage ?

 

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Produits et activités

Les microperformances, vers une expérience intime et ultra-locale

Depuis le début de la pandémie, le public a assisté à la création d’initiatives innovantes en matière d’arts de la scène : concerts en direct à distance, contenu culturel accessible en ligne, tournées des ciné-parcs cet été, etc. Face à l’urgence occasionnée par cette situation inédite, ces nouvelles initiatives ont temporairement permis de combler certains besoins des artistes et du public : casser l’isolement, continuer à créer bénévolement (sur les réseaux sociaux) puis avec rémunération (plateformes de diffusion payantes, concerts dans les ciné-parcs, etc.). Pourtant, cet avènement du virtuel ne satisfait que partiellement les besoins de l’humain qui souhaite se réunir et participer à une expérience unique lorsqu’il prend part à un spectacle. Pour répondre à ces enjeux, trois types de microperformances qui invitent à vivre un rendez-vous intime et ultra-local ressortent depuis quelque temps.

Les événements pop-up

Il y a quelques semaines, le Cirque Alfonse avait déjà retenu l’attention des médias grâce à des performances déambulatoires que les résidents ont pu observer dans des ruelles du quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal. Récemment, le groupe de rock Barbacoa, basé dans le Vermont, a organisé un concert surprise dans un stationnement, le premier dans l’État depuis le début de la pandémie. Le caractère inattendu et spontané de ces prestations a permis d’éviter le rassemblement d’un trop grand nombre d’habitants dans un même lieu et d’orienter la proposition vers les communautés.

          Si on ne peut pas aller à l’art, l’art viendra à nous ! Voilà qui pourrait résumer ce qui attend les Montréalais cet été en matière de vie culturelle. (Mario Girard, La Presse, 24 mai)

Les Montréalais devront s’attendre à retrouver ce genre d’initiatives estivales. Que ce soit du côté du Partenariat du Quartier des spectacles ou de Montréal complètement cirque, l’été culturel s’organise dans cette direction.

Les tête-à-tête en ligne avec les artistes

Bien que les concerts virtuels donnent la possibilité aux interprètes de rester actifs en temps de pandémie, ils ne permettent pas de reproduire la relation de proximité avec le spectateur qui est au cœur des arts vivants. Des musiciens comme Sara Oswald ou Sérénité Sonore proposent ainsi des événements privés et personnalisés en ligne à la maison. Cette démarche évite tout déplacement du public en salle, mais assure une expérience intime sur mesure, à la différence des concerts diffusés en continu qui s’adressent à une foule.

Les microconcerts personnalisés 

Concerts isolés, tournées de promotion et festivals, les initiatives de microconcerts, souvent livrées à domicile, sont nombreuses. Qu’il s’agisse de Michael Bernard Fitzgerald à Calgary ou de Wildermiss à Denver, les artistes éprouvent le besoin de rétablir le lien avec leur public à l’échelle locale. À Montréal, Dear Criminals a offert 72 microperformances au Lion d’Or du 29 au 31 mai. Le groupe, qui mise sur l’approche intimiste, proposait de jouer une pièce de son choix à une ou deux personnes vivant sous le même toit en échange de 20 $.

Source : Youtube

Fin avril dernier, le Festif ! de Baie-Saint-Paul annonçait sa tournée des portes. À défaut d’un réel déploiement, le festival se lançait dans la livraison de concerts gratuits pour les habitants de la ville. Ainsi, les Baie-Saint-Paulois pouvaient réserver une performance devant leur domicile. Les organisateurs ont également proposé une série de représentations dans les CHSLD et dans les résidences pour aînés de Charlevoix. Ces différentes initiatives permettent à la fois aux artistes d’accéder à une certaine visibilité, de pallier l’annulation des concerts de la saison et de déconfiner les territoires à l’échelle locale. Enfin, si les performances virtuelles apparues au début de la crise s’adressaient plutôt à un grand nombre de spectateurs, les microperformances misent davantage sur le lien étroit qui unit l’artiste et le public, tout en respectant les mesures de distanciation physique en vigueur. Ceci semble s’inscrire dans la mouvance de consommation locale.

 

Source de l’image à la une : Pixabay

 

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Produits et activités

Vaste enquête auprès de l’industrie touristique : Portrait de la culture et des festivals

Une enquête en ligne a été menée par la Chaire de tourisme Transat en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec afin de mesurer les impacts de la COVID-19 sur le tourisme au Québec. L’échantillon est composé de 2977 organisations touristiques québécoises interrogées entre le 9 et le 27 avril 2020. De ce nombre, 280 sont des gestionnaires d’organismes culturels et patrimoniaux et 165 proviennent du secteur des festivals et événements.

Au moment de la collecte de données, la consigne de fermeture des entreprises non essentielles était en vigueur ainsi que l’annonce de l’annulation des festivals jusqu’au 31 août. La situation évoluant rapidement, les résultats présentés ci-après dressent un portrait à une période précise.

Cette analyse concerne spécifiquement les impacts de la crise sur les organisations culturelles et patrimoniales, les festivals et les événements de même que les mesures adoptées ainsi que les craintes des gestionnaires pour l’avenir.

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Les impacts de la crise

L’UNESCO et le Conseil international des musées estiment que les organisations muséales ont été particulièrement touchées par la pandémie de la COVID-19. Près de 90 % d’entre elles, soit plus de 85 000 institutions, ont fermé leurs portes pendant la crise. Quelque 13 % des musées dans le monde risquent de ne jamais rouvrir. Du côté des festivals et événements, les annulations du Festival International de Jazz de Montréal et des Francos représentent à elles seules des pertes de 58 millions de dollars et des centaines d’emplois impactés.

Au Québec, les trois quarts (74 %) des répondants des milieux culturels et événementiels jugeaient très négatif ou catastrophique l’impact de la pandémie sur leurs affaires au mois d’avril. Toutefois, plus de la moitié des sondés en provenance de la culture et du patrimoine (52 %) ont été épargnés au cours du premier trimestre de 2020. Ceux-ci estiment des baisses de revenus n’excédant pas 20 %. Les deux tiers des festivals et des événements (66 %) enregistraient déjà un écart d’au moins 20 % pour cette même période comparativement à 2019, dont 14 % mentionnant une perte de près de 100 %.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Les mesures employées depuis le début de la crise

En avril, près de la moitié des organisations culturelles et des festivals avait déjà mis à pied du personnel ce qui représentait plus de 50 % de la masse salariale pour la moitié d’entre elles.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Toujours en avril, 44 % des gestionnaires des festivals et des événements et 38 % de ceux des organisations culturelles et patrimoniales mentionnaient avoir besoin de liquidités dans le prochain mois. La majorité estimait cependant pouvoir tenir pour quelques mois. Le type de financement ainsi que le calendrier des événements réparti à différentes périodes de l’année influencent probablement ces résultats.liquidite_culture

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Les inquiétudes des organismes

Les organisations culturelles et patrimoniales se sentent moins outillées que les festivals et les événements, le tiers d’entre elles mentionnant même être perdues devant la situation. Entre 31 % et 36 % des organisations culturelles et des festivals soulignaient toutefois détenir un plan pour faire face aux conséquences de la COVID-19. relance_culture

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020 

Un retour graduel selon les secteurs

Déjà en avril, la majorité des festivals et événements estimaient reprendre leurs activités à partir de l’automne comparativement à la moitié des répondants pour l’ensemble des secteurs. L’annonce gouvernementale stipulant l’annulation des festivals et des événements jusqu’au 31 août laissait envisager une reprise à partir de septembre ou octobre 2020. Dans ce contexte, un festival sur dix craignait de devoir fermer ses portes définitivement d’ici l’été.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Le milieu culturel était aussi plus pessimiste que la moyenne des secteurs quant à l’achalandage dans les sites touristiques en général cet été. Au mois d’avril, trois répondants sur cinq (62 %) estiment qu’il y aura moins de touristes qu’à l’habitude.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Un sondage mené en avril auprès d’adultes américains et canadiens ayant participé à de grands rassemblements au cours des deux dernières années (festivals, événements, salons, conférences) révèle que les trois quarts d’entre eux retourneront probablement dans de tels événements dès qu’ils le pourront.

Que réserve l’avenir ?

Le 22 mai, le gouvernement du Québec a annoncé la réouverture des musées le 29 mai. L’interdiction de tenir des festivals et des événements est maintenue jusqu’au 31 août. La mise en place de nouvelles règles sanitaires dans les institutions muséales représente de nombreux défis.

Certains festivals prendront une forme virtuelle pour la saison 2020. Au Québec, c’est le cas du OFFTA, de Mutek, de Piknic Electronik et du FSTVL HAHAHA, entre autres. Le secteur redouble d’inventivité et s’adapte à cette saison exceptionnelle : réexploitation des ciné-parcs avec une programmation de concerts, planification d’activités extérieures par la Tohu dans le quartier Saint-Michel et animation du centre-ville en préparation. La culture demeure essentielle en période de crise ; elle est source de bien-être et nous rattache à notre société.

Consulter le sommaire exécutif du Sondage sur l’impact de la COVID-19 sur les entreprises touristiques québécoises.

Source de l’image à la une : Unsplash

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Produits et activités

La culture et les musées en temps de crise

Depuis l’apparition de la COVID-19, il existe un consensus : la culture demeure importante en temps de crise. L’UNESCO réitère sa nécessité et souhaite le déploiement de ressources pour soutenir le secteur. D’autres organismes rappellent son effet sur le bien-être et la santé mentale en plus de sa capacité à nous rattacher au monde extérieur et à notre société.

Grandement touchée par la pandémie qui sévit, l’industrie culturelle continue d’être résiliente et très créative. Voici un tour d’horizon de la situation.

 

Garder la culture vivante… numériquement !

La crise de la COVID-19 force le milieu culturel à mettre l’accent sur le numérique. L’auditoire en ligne, qui était parfois marginal avant le confinement, devient une force et même une nécessité. Beaucoup d’organisations déploient des efforts pour occuper le public et conserver son intérêt envers la culture. Deux aspects prédominent depuis les dernières semaines.

Maintenir la communication

L’utilisation des différents médias (réseaux sociaux, infolettres, etc.) constitue un incontournable pour partager des initiatives et du contenu, promouvoir la consommation de produits culturels ou favoriser l’engagement des publics. Plus de 60 % des musées européens ont accru leur présence en ligne depuis leur fermeture d’après un sondage de la Network of European Museum Organisations.

  • Les défis se multiplient. Certains musées (Getty Museum, MNBAQ, Rijksmuseum) demandent au public de récréer des œuvres d’art à la maison. Ce mouvement gagne en popularité. Jusqu’au 25 mai, Clic France, en collaboration avec des partenaires médias et plus d’une trentaine d’institutions muséales, a créé un concours de réinterprétation des chefs-d’œuvre des collections françaises. Les meilleures créations seront récompensées en juin.

Source : Facebook — Musée Fabre

 

Développer l’offre numérique 

De nombreuses institutions culturelles donnent désormais accès à leurs expositions et à leurs collections en ligne. D’autres ajoutent des visites virtuelles, des reportages, des baladodiffusions, des jeux pour petits et grands. Les plateformes de diffusion et les partenariats se multiplient comme c’est le cas avec Google Arts & Culture. L’offre prend différentes formes.

  • Quelques établissements, comme le Getty Museum, le Musée d’Angers et le Musée de la vie rurale anglaise profitent de la popularité du jeu vidéo Animal Crossing sur la console Nintendo Switch pour promouvoir leur collection de manière originale. Les joueurs peuvent acheter « virtuellement » des œuvres d’art et des objets de valeur issus de ses musées ou participer à une visite guidée avec un médiateur scientifique.
  • Culture Trois-Rivières a lancé, en mars dernier, le mouvement #enmodevirtuel. Du contenu varié et de nombreuses activités à faire à la maison sont suggérés sur leur site Web, un blogue, l’infolettre et leur page Facebook. Selon l’organisme, la démarche permet de renforcer leurs liens avec les partenaires financiers, d’alimenter les diverses plateformes numériques, de développer une stratégie différente pour maintenir les investissements dans les médias en plus de créer du contenu unique avec différents collaborateurs et artistes du milieu culturel.
  • Plusieurs musées québécois (Musée de la civilisation, Musée national des beaux-arts du Québec, Musée POP, Musée d’art de Joliette et le Pôle culturel du monastère des Ursulines) proposent du contenu en ligne destiné à toute la famille sur la nouvelle plateforme Une heure au musée. On y trouve des activités, des jeux, des applications, des expositions et bien plus encore.

Source : Une heure au musée

 

Les musées deviennent des porteurs de mémoire 

De nombreuses institutions muséales collectent les expériences de vie des citoyens pendant la crise sanitaire. Par exemple, le Musée de la civilisation, à Québec, pose une question chaque semaine au public pour documenter leur quotidien en période de confinement. L’Historic New Orleans Collection, et la New York Historical Society, aux États-Unis, participent également au mouvement.

Les impacts

 Plus les semaines avancent, plus il s’avère possible de quantifier les impacts économiques et sociaux de la COVID-19 sur la culture grâce aux nombreux sondages réalisés dans l’industrie. Par exemple, l’organisme Americans for the Arts partage les résultats de son enquête par l’entremise d’un tableau de bord.

Au Québec, quelques Conseils régionaux de la culture publient les résultats de leurs sondages pour connaître les effets de la crise de la COVID-19 sur leur milieu.

L’union fait la force

Le milieu culturel fait preuve de solidarité dans ces temps de crise. Des associations proposent à leurs membres des guides, des ressources et des inventaires de bonnes pratiques. Les partages d’expériences prolifèrent et l’entraide prend différentes formes; en voici quelques exemples.

  • Le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) consacre la totalité de son budget d’acquisition annuel pour acheter des œuvres d’artistes établis et actifs dans la province. La Fondation du MAC désire doubler ce budget (300 000 $) en lançant une campagne de financement.
  • Sur Facebook, le groupe « Soutien à/de la communauté culturelle québécoise — COVID-19 » informe les travailleurs culturels, les travailleurs autonomes et les artistes sur les mesures et les programmes financiers gouvernementaux.

Penser à la relance

En Europe, comme en Allemagne et en Autriche, certains musées pourront ouvrir à nouveau leurs portes en mai. L’un des défis est l’augmentation des coûts de la sécurité et de l’hygiène face à une baisse prévisible des revenus à la billetterie. De plus, les visiteurs seront-ils au rendez-vous ?

Au Canada, le milieu s’active avec les autorités publiques pour élaborer des mesures sanitaires et des scénarios de déconfinement. Les prochaines semaines permettront d’en apprendre davantage sur celles-ci et l’impact qu’elles auront sur le milieu culturel. Il reste tout de même plusieurs interrogations face à l’avenir. Dans le monde muséal par exemple, à quoi ressemblera l’expérience ? Quelle sera la relation avec le visiteur ? Le numérique sera-t-il la nouvelle norme ? Une analyse du Réseau de veille sera bientôt consacrée à la relance.

Annonces

  • La SODEC met en place un programme d’aide aux projets innovants qui permettront de faire face aux défis des nouvelles habitudes de consommation et de développer de nouveaux outils de création et de diffusion (SODEC, 22/04/2020).
  • Radio-Canada et le Conseil des arts du Canada annoncent le lancement de « Connexion création » pour aider les artistes, les groupes et les organismes artistiques à présenter leurs œuvres en ligne (Conseil des arts du Canada, 21/04/2020).

 

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre.

Les organismes à suivre en tout temps

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Tendances

L’industrie touristique face à la crise : 2 de 3

Culture et musées

– Consensus autour de l’importance de la culture en temps de crise. L’UNESCO réitère la nécessité de la culture et souhaite le déploiement de ressources pour soutenir le secteur. D’autres organismes rappellent son effet sur le bien-être et la santé mentale en plus de sa capacité à nous rattacher au monde extérieur et à notre société. Elle demeure une source de résilience.

 

-Garder la culture vivante. Occuper le public et conserver son intérêt envers la culture deviennent essentiels. Deux aspects prédominent depuis les dernières semaines.

  • La communication par les réseaux sociaux. L’utilisation des différents médias constitue un incontournable pour partager des initiatives et du contenu, promouvoir la consommation de produits culturels ou favoriser l’engagement des publics. Plusieurs institutions créent des mots-clics (#MuseumsAndChill, #CultureChezNous) ou lancent des défis à la clientèle. Par exemple, certains musées (Getty Museum, MNBAQ, Rijksmeum) demandent au public de récréer des œuvres d’art.

Source: Facebook

  • L’offre numérique se développe. Si ce n’était pas déjà fait, de nombreuses institutions culturelles donnent désormais accès à leurs expositions et à leurs collections en ligne. D’autres ajoutent des visites virtuelles, des reportages, des baladodiffusions, des jeux pour petits et grands. Les plateformes de diffusion et les partenariats se multiplient comme c’est le cas avec Google Arts & Culture.

–La solidarité s’organise. Des associations proposent à leurs membres des guides, des ressources et des inventaires de bonnes pratiques. Les partages d’expériences prolifèrent : pages Facebook, sites Web, documents en ligne, conférences ou réunions virtuelles. Plusieurs organismes comme les conseils de la culture tiennent également des sondages pour mieux connaître les impacts de la crise dans leur milieu.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

 Festivals et événements

  • Le contenu en ligne foisonne. Afin de pallier les nombreuses annulations et de garder le contact avec leur public, les artistes et les diffuseurs proposent une offre riche et variée. Concerts gratuits en rediffusion sur Internet, festivals et événements en direct, les idées s’adressent à tous les publics. Comme cette situation exceptionnelle se prolonge, artistes et diffuseurs sont toujours à la recherche de solutions pour s’assurer une certaine rémunération.

Source : Global Citizen

  • Recherche de financement. Si les gouvernements tentent d’adapter les programmes d’aide au secteur culturel et événementiel, tous les cas ne peuvent être couverts, notamment les petites salles de spectacles. Collectes de fonds, plateformes de soutien et appels aux dons de la part de collectifs de salles et d’artistes s’organisent partout dans le monde afin de sauver une des industries les plus touchées par la crise.
  • Les annulations, qui frappaient initialement les événements et les festivals se déroulant à la fin du printemps, ciblent maintenant ceux ayant lieu d’ici la fin de l’été. Les restrictions en matière de rassemblement et de trafic aérien international compromettent le déplacement des artistes et du public international à moyen terme. Au Québec, le gouvernement demande l’annulation des festivals et des événements jusqu’au 31 août.
  • Solidarité. Tout comme les hébergements touristiques, certaines salles de spectacles ont décidé d’ouvrir leurs portes pour permettre l’accueil de patients atteints de la COVID-19. D’autres s’attellent à collecter matériel médical et dons pour la communauté.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

Attraits touristiques

  • Des ouvertures reportées. La plupart des attraits touristiques ont fermé leurs portes. Des parcs thématiques saisonniers du Québec et du reste du Canada décalent leur date d’ouverture. C’est le cas de La Ronde, membre du groupe Six Flags. Le parc d’attractions rassure ses détenteurs de passeport-saison 2020 en prolongeant la période de leur laissez-passer. Des avantages supplémentaires sont également annoncés.
  • La découverte virtuelle des attraits touristiques. Les expériences immersives en ligne, les tours virtuels, l’observation des animaux dans les zoos grâce aux webcams figurent parmi les activités mises de l’avant pour maintenir un contact avec la clientèle. Le parc Universal Studios, à Orlando, propose des tours de manège. Voici celui du Hollywood Rip Ride Rockit.

Source : Facebook

  • Des offres éducatives pour occuper les enfants en confinement. Les attraits touristiques déploient des contenus en ligne afin d’outiller les parents et les enseignants à faire assimiler des notions aux jeunes qui sont privés d’école. L’Association of Zoos and Aquarium a monté un calendrier regroupant les initiatives de ses membres. L’organisme Événements Attractions Québec partageait récemment huit façons de découvrir les attractions du Québec en restant à la maison à travers des activités pédagogiques.

Source : Quebecvacances.com

  • Des élans d’entraide et de solidarité. Des attraits touristiques effectuent des dons de matériel (masques, équipement protecteur) et de nourriture pour aider leur communauté. D’autres offrent leurs installations pour accueillir des services essentiels. La tour de Blackpool, une attraction de la région du Lancashire, en Angleterre, tient ainsi lieu de banque alimentaire et devient le site de distribution pour les plus démunis, dont le nombre augmente en cette période difficile.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin. 

Tourisme de plein air et nature

  • Des décisions au cas par cas. En ce qui concerne les territoires protégés, deux choix semblent se présenter devant la COVID-19 : la fermeture complète ou l’interruption des services avec ouverture des sentiers. La Finlande, la France et les États-Unis préfèrent renvoyer leurs employés chez eux et donner accès à certains sites. Le Québec et le Canada gèlent quant à eux l’ensemble de leur réseau. Du côté des États-Unis, l’arrêt des services neutralise les tarifs d’entrée dans les parcs et provoque un achalandage effréné. L’association National Parks Conservation invite les gens confinés à la maison à profiter des espaces naturels tout en restant chez soi de huit manières différentes.

Source : Outdoor Vancouver

  • Un relais d’information exemplaire. Les associations sectorielles démontrent leurs leaderships en cette période de crise. En tourisme de nature et d’aventure, Outdoor Industry Association et National Park Conservation se démarquent. Elles fournissent tous les renseignements nécessaires à la compréhension des enjeux liés à la COVID-19. Elles publient également les plus récentes nouvelles officielles qui concernent l’industrie.

Source : Outdoor Industry Association

  • Des données encourageantes pour le plein air. Les études sur les intentions de voyages font couler beaucoup d’encre en 2020. Civic Science relève que 43 % des Américains âgés de 13 ans et plus prévoient faire davantage d’activités de plein air que d’habitude à cause de la COVID-19. Selon Micheal Coyle, gestionnaire de Coquitlam SAR, une équipe canadienne bénévole de sauvetage, la marche en montagne facile à modérée sera une « soupape de sécurité très précieuse » à la fin du confinement.

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Raviver les plages en hiver avec l’art

Winter Stations se déroule du 17 février au 30 mars 2020 sous le thème « Beyond the Five Senses », ou la façon dont les humains communiquent entre eux au-delà des cinq sens. Cette année, le jury a sélectionné 4 projets parmi les 273 propositions reçues. Les œuvres ont été conçues par des artistes, des architectes et des designers de partout dans le monde et profitent de la plage de Woodbine comme lieu d’exposition. Leur présence attire les amateurs d’art public de tous horizons et, également, des familles et des riverains.

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Source : winterstations.com

Située en bordure du lac Ontario, la plage Woodbine jouit d’une grande popularité auprès des Torontois durant l’été. Comme pour la plupart des sites balnéaires canadiens, les températures hivernales peuvent refroidir l’engouement des visiteurs. Il existe donc un réel défi lorsqu’il s’agit de dynamiser ces lieux parfois excentrés, particulièrement en hiver. Et si l’art faisait partie de la solution?

ontario_lac_tourismeSource : winterstations.com

 

Source image à la une : winterstations.com

 

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Quand l’art trouve écho dans les territoires des montagnes

Nos confrères suisses de l’Observatoire Valaisan du Tourisme de l’Institut de Tourisme de la HES-SO Valais se sont penchés sur la redynamisation des territoires de montagne par l’animation et la création artistique. Voici deux exemples observés près de chez eux.

Faire revire un village qui se meurt

Chaque année, les amateurs de culture investissent de nouveaux lieux à Riom, village de montagne dans le canton des Grisons. Les spectateurs affluent. L’église baroque et la forteresse médiévale connaissent un second souffle. Le village revit pendant le Festival culturel Origen.

Depuis sa création en 2001, Origen a réussi son pari de transformer une région rurale en perte de vitesse en véritable pôle culturel, le tout en privilégiant les arts de la scène : théâtre, opéra, musique. En 2010, son fondateur, Giovanni Netzer, natif du lieu et âme de ce festival hors-norme, a fait installer un théâtre au col du Julier. Cette prouesse architecturale, construite en bois à 2284 mètres d’altitude dans un environnement extrême, celui de la haute montagne alpine, est une tour de Babel de 30 mètres de hauteur!

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Source : Savognin.graubuenden.ch

Avec les années, le développement de la région est devenu le thème central du Festival, car il faut penser à l’accueil du public, à l’hébergement, à la restauration, au transport et à l’implication des habitants. D’ailleurs, en 2019, le village de Riom, centre de ce pôle culturel, s’est porté candidat au concours du plus beau village de Suisse avec comme credo « la lutte contre la désertification rurale ». C’est dire la fierté affichée de ses habitants, qui peuvent également profiter de spectacles joués en romanche, une langue minoritaire en Suisse, mais toujours vivante dans cette région des Alpes grisonnes. 

Un vecteur de communication

Le Vision Art Festival est né en 2015, à l’initiative d’artistes passionnés par l’art urbain. Depuis, les murs de certains hôtels et de logements privés ou encore les surfaces offertes par l’infrastructure en béton des remontées mécaniques se couvrent de graffitis. À ce jour, les graffeurs ont peint 70 œuvres à des altitudes allant de 1500 à 3000 mètres. L’environnement climatique extrême de la haute montagne pose d’ailleurs des défis importants aussi bien lors de la réalisation des fresques que pour leur préservation.

Source vidéo : Youtube, Vision Art Festival

« Susciter l’intérêt et gagner les faveurs des habitants de Crans-Montana a été notre premier défi », indiquent les organisateurs. Au début, des polémiques ont éclaté. Le Festival s’est donc adapté. Aujourd’hui, il est devenu plus facile de trouver du soutien au sein de la population. « Il y a des murs plus “sensibles” que d’autres », explique l’artiste Jam Rezgui. Ainsi, « les murs les plus visibles, c’est-à-dire ceux situés aux entrées et aux sorties de la station, ne sont pas trop colorés ». Les murs avec des graffitis plus colorés occupent des rues latérales, des espaces plus discrets.

Les graffeurs s’adaptent aussi aux couleurs de l’environnement urbain en jouant sur le mimétisme. Certaines thématiques parlent directement au cœur des résidents : le mur d’un bâtiment résidentiel illustre une scène avec des convives dégustant une fondue, tradition bien helvétique. L’œuvre a été réalisée par un artiste marocain. Un autre graffiti représente l’acteur Roger Moore, connu pour avoir incarné James Bond, célèbre résident de Crans-Montana décédé en 2017.

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Source : Jasm.1 2018 Hôtel Le Green

« Ce festival est du pain béni pour la destination! », s’enthousiasme Samuel Bonvin, directeur marketing de la destination. L’image de station huppée et désuète colle toujours à la peau de Crans-Montana, et ce, malgré la démocratisation des sports d’hiver dans les années soixante-dix. Le Festival permet de bousculer ce cliché, tout en respectant l’identité culturelle du lieu. En effet, la marque Crans-Montana cherche à se positionner comme une destination de plaine-montagne, avec ses sommets, son espace urbain et, au pied du coteau, ses vignobles ensoleillés.

Le Vision Art Festival donne une image d’audace et séduit un jeune public; c’est bénéfique pour la destination. En effet, il est difficile de construire une image cohérente sur la base d’une diversité d’offres, c’est-à-dire le ski, le golf, le magasinage, le sport, la randonnée, etc. Avec leurs 11 000 habitants, les communes du Haut-Plateau forment un espace urbain à la montagne. Le boum de la construction de résidences secondaires dans les années soixante-dix a laissé derrière lui son cortège de bâtiments en béton, que l’art urbain exploite aujourd’hui. Et le marketing numérique fonctionne ici à plein régime. Par exemple, l’œuvre de l’artiste espagnol Okuda San Miguel a déjà été visionnée 9 millions de fois et elle continue à générer des vues encore aujourd’hui.

Le Festival est un vecteur prodigieux de communication. Sa notoriété est très élevée à l’international et permet de faire rayonner la destination dans le monde entier.

La culture est très présente à Crans-Montana et la destination soutient 91 événements par année. « Nous ne subventionnons pas la culture », précise Samuel Bonvin, même si la destination appuie bon nombre d’événements culturels et en évalue les résultats. « Le Vison Art Festival n’a pas une note élevée en termes d’affluence, mais ce n’est pas son but que d’attirer le maximum de visiteurs. » En revanche, le Festival est un vecteur prodigieux de communication. Sa notoriété est très élevée à l’international et permet de faire rayonner la destination dans le monde entier. De l’avis des organisateurs, l’événement reste cependant méconnu des « locaux », c’est-à-dire des habitants du canton du Valais. Que ce public de proximité s’y intéresse serait une belle récompense pour les porteurs de ce projet culturel et artistique.