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Ailleurs dans le monde Produits et activités

La chasse aux œufs

Depuis le 21 février dernier, plus de 200 œufs prennent d’assaut le centre-ville de Londres. Comme dans une chasse au trésor, les participants récoltent des indices et arpentent les rues de la ville afin de trouver les œufs; une activité urbaine alliant le jeu et les arts.

Représentant de véritables œuvres d’art, les œufs sont conçus en fibre de verre et mesurent 76 centimètres de hauteur. Ils sont plus d’une centaine d’artistes provenant de toutes sortes de disciplines à les confectionner: architectes, designers, bijoutiers, artistes de rue, etc.

 

Source: The Fabergé Big Egg Hunt

L’aventure de 40 jours et de 40 nuits, soit la période du carême, est une initiative de deux organismes de charité, Elephant Family et Action for Children, cherchant chacune à recueillir des dons en argent par la vente aux enchères des œufs qui suivra l’événement après Pâques.

 

Les chefs, les restaurateurs et les hôteliers de Londres sont également invités à intégrer à leur menu un plat créé sous le thème de l’œuf. Les profits réalisés par la vente de ces plats augmenteront les sommes accumulées par cette collecte de fonds soigneusement orchestrée.

 

Source:

– Infopresse. «La chasse aux œufs bientôt ouverte à Londres» h, 9 février 2012.

Site Web:

– The Fabergé Big Egg Hunt

 

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Enjeux Produits et activités

Revitaliser des petites municipalités par les arts et la culture

Les arts et la culture contribuent au développement de plusieurs communautés rurales du Québec. En plus de leur apport à l’offre touristique, mentionnons leur impact social, notamment sur la qualité de vie des citoyens. D’une vieille usine métamorphosée en un dynamique carrefour culturel aux projets lancés par des artistes entrepreneurs, les petites municipalités du Québec ont tout avantage à être créatives.

 

Se développer grâce aux arts et à la culture

Selon un rapport élaboré par Regional Cities East, une alliance de 6 villes du Royaume-Uni, les petites municipalités auraient tout avantage à inclure les arts et la culture dans leur stratégie de développement pour 6 raisons:

  1. stimuler une activité économique complémentaire;
  2. donner une seconde vie aux biens immobiliers et à d’autres équipements, afin de veiller à la conservation du patrimoine;
  3. créer ou bonifier un sentiment identitaire fort et positif des habitants envers leur ville ou leur région;
  4. susciter la mobilisation citoyenne et rendre la population active dans sa municipalité;
  5. favoriser les échanges interculturels entre les citoyens et rassembler des individus provenant de différentes origines;
  6. inclure les groupes marginaux et les faire participer à des actions collectives.

En plus de ces 6 éléments, une étude de l’OCDE indique que le secteur de la culture peut contribuer à la lutte contre l’exode de la population et au développement du tourisme dans de nouveaux lieux.

L’exemple de la Vieille Usine de L’Anse-à-Beaufils

Voici un exemple de projet démontrant le potentiel de ce secteur, tiré du rapport La culture mise en pratique[s], publié par le réseau Les Arts et la Ville. Le village de L’Anse-à-Beaufils, situé à Percé, en Gaspésie, a vu plusieurs de ses bâtiments et de ses infrastructures portuaires se dégrader au fil des années. En 1997, un citoyen du village, touché par la dégradation de ce patrimoine, invitait sa communauté à se joindre à son projet visant la revitalisation du port par la conversion de l’ancienne usine de transformation de la morue en centre culturel (La vieille usine).

Source: Studiodlvu

En peu de temps, 49 citoyens rassemblaient 125 000$, fondaient l’organisme Tourisme Anse-à-Beaufils et établissaient des partenariats ainsi que des ententes avec des intervenants publics et privés, locaux et régionaux. En 2000, la Vieille Usine accueillait ses premiers visiteurs dans un lieu composé d’un café-bistro, d’une salle de spectacles de 130 places, d’une salle d’exposition, d’un studio d’enregistrement et d’ateliers pour artistes.

En 2010, le chiffre d’affaires de la Vieille Usine s’élevait à un peu plus de 500 000$. Ce carrefour culturel a permis de créer et de conserver 29 emplois réguliers, de diversifier l’économie du village et de vulgariser les arts auprès des citoyens et des touristes qui visitent la région. Son taux de fréquentation toujours croissant et la diversité de sa programmation témoignent aussi de la réussite de ce projet.

Les artistes dans les petites municipalités

Une étude publiée en 2010 par Hill Stratégies démontre que le quart des artistes du Canada, soit des individus qui consacrent plus de temps à leur art qu’à toute autre profession, résident dans des municipalités de 500 000 habitants et moins. Au Québec, ils représentaient 0,71% de la population active en 2006.

Certaines de ces municipalités voient l’éclosion de projets culturels grâce à leurs artistes entrepreneurs, qui désirent demeurer dans leur région et pour qui cette idée passe par la création d’une entreprise. Par exemple, à Sainte-Flavie, en Gaspésie, l’artiste Marcel Gagnon a mis sur pied un centre d’art mettant en valeur les œuvres de 5 artistes, membres de la famille Gagnon. Ce pôle culturel situé en bordure du fleuve Saint-Laurent est aussi un lieu touristique qui comprend une galerie d’art, une auberge, un restaurant et une boutique de souvenirs.

 

Source: Centre d’art Marcel Gagnon

Où vivent les artistes québécois? Selon Hill Stratégies, la région des Cantons-de-l’Est compte la plus forte concentration d’artistes. En plus de la municipalité de Bolton-Ouest, qui domine la province et le pays avec une concentration de 10,47% (voir tableau 1), mentionnons Eastman, le canton de Potton et la ville de Sutton, qui se classent dans les 5 premiers rangs.

La région des Laurentides est également le berceau de plusieurs artistes, notamment Saint-Sauveur et Val-David. La créativité du milieu artistique de cette région s’exprime jusque dans les lieux de diffusion. Par exemple, à Val-David, la Fondation Derouin a aménagé les Jardins du précambrien, un lieu naturel qui accueille des événements culturels et qui met en valeur des œuvres multidisciplinaires à même des sentiers en forêt.

Source: Les Jardins du Précambrien

Maximiser ses chances de succès

Pour obtenir les retombées souhaitées, Regional Cities East recommande 4 actions aux autorités locales, régionales ou nationales:

  1. collaborer avec des partenaires afin de mettre en commun des ressources matérielles, immobilières et humaines;
  2. mobiliser les citoyens, condition préalable à l’éclosion d’une ville créative;
  3. développer des pôles culturels avec l’aide de programmes de co-investissement qui assurent le regroupement des ressources indispensables au succès des projets;
  4. faire preuve d’un esprit d’initiative créatif afin d’intégrer les projets culturels dans les priorités des autorités locales.

Se différencier par la culture

Le tourisme culturel a le potentiel d’accroître l’attractivité et la compétitivité des régions. La dimension locale de ce secteur d’activités est un facteur qui permet aux municipalités de se différencier sur une échelle régionale, nationale, voire mondiale. Bien qu’il soit possible de s’inspirer d’exemples, il n’existe certes pas de modèle applicable à tous. Il importe donc de faire en sorte que les intervenants des milieux touristique et culturel aient une vision commune, et de faire preuve de créativité pour développer une expérience culturelle authentique, distincte et prospère.

 

Sources:

– Les Arts et la Ville. «La culture mise en pratique[s]», mai 2011.

– American Planning Association. «How Arts and Cultural Strategies Create, Reinforce, and Enhance Sense of Place», 2011.

– Hill Stratégies Recherche Inc. «(Petites) villes créatives», Regards statistiques sur les arts, vol. 10, no 2, août 2011.

– Hill Stratégies Recherche Inc. «Les artistes dans les petites villes et les municipalités rurales du Canada – Basé sur le recensement de 2006», Regards statistiques sur les arts, vol. 8, no 2, janvier 2010.

– Regional Cities East. «Bigger Thinking for Smaller Cities – How Arts and Culture Can Tackle Economic, Social and Democratic Engagement Challenges in Smaller Cities», septembre 2010.

– OCDE. «L’impact de la culture sur le tourisme», janvier 2009.

– Duxbury, Nancy, et autres. «Developing and Revitalizing Rural Communities Through Arts and Creativity», mars 2009.

 

Sites Web:

– La Vieille Usine

– Le Centre d’Art Marcel Gagnon

– Les Jardins du précambrien

 

 

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Faits et chiffres Produits et activités

La tarification des attractions et des événements québécois

Les attractions et les événements québécois utilisent majoritairement un système de tarification mixte, composé d’un prix d’entrée pour accéder au site ainsi que des coûts liés aux activités et aux services offerts sur place. L’entière gratuité n’est pas la norme dans l’industrie. Soulignons toutefois que les consommateurs ont fréquemment le choix de dépenser ou non, particulièrement lorsqu’ils participent à un événement.

La présente analyse repose sur une étude effectuée en décembre 2011 par la Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec (SATQ-FEQ). La méthodologie consiste en: une collecte de données sur les sites Internet des membres de la SATQ-FEQ; un sondage Léger Marketing réalisé en juillet 2011 auprès de 1000 Québécois; et un sondage TNS fait au même moment auprès de 5000 Québécois.

Accessibilité des attractions et des événements québécois

Les attractions québécoises exigent généralement un prix d’entrée sur le site (74%) et offrent sur place des activés ou services additionnels payants (51%); quelque 12% proposent une expérience totalement gratuite (voir tableaux 1 et 2). Du côté des événements, on observe une moindre proportion qui demande un prix d’entrée (36%) mais, sur place, un plus grand nombre d’activités et de services sont payants (67%).

Évaluation des tarifs moyens

Les 129 attractions et les 84 événements québécois qui imposent un prix d’entrée exigent respectivement en moyenne 17$ et 12,61$ par adulte avant taxes (voir tableau 3). Les étudiants et les aînés bénéficient d’une légère réduction; on remarque cependant que peu de festivals proposent une entrée à prix réduit aux aînés, ce qui explique la minime variation du tarif moyen des événements.

 

 

Près du tiers des attraits exigent en moyenne plus de 20$ par adulte pour l’accès à leur site (voir graphique 1); ils s’inscrivent dans les catégories suivantes:

  • parc d’attractions;
  • croisière ou excursion en bateau;
  • parc aquatique;
  • activité culturelle ou grand spectacle;
  • théâtre ou salle de spectacles.

Parmi les événements qui exigent un prix d’entrée, plus de la moitié demandent de 5$ à 15$ par adulte. Les plus chers (plus de 20$) se situent dans les catégories suivantes:

  • feux d’artifice;
  • événement ethnique ou folklorique;
  • spectacle de musique;
  • montgolfière;
  • carnaval ou événement hivernal.

Stratégie de tarification

Les attractions et les événements ont recours à plusieurs formules de tarification: passeport, forfait, coupons-rabais et tarif en prévente. La stratégie choisie varie selon le type d’événement et comporte parfois une variété de formules.

Les attractions favorisent davantage l’offre de forfaits; 63% en proposent. En général, plus leur budget d’opération se révèle important, plus elles sont nombreuses à les utiliser.

Les passeports font partie des stratégies les plus exploitées par les événements; 64% en offrent. Tout comme pour les attractions, la combinaison d’options semble très en vogue pour répondre aux préférences des clientèles.

Le point de vue des consommateurs

Combien d’argent les consommateurs sont-ils prêts à débourser pour accéder à un attrait ou à un événement touristique? Voici trois exemples illustrant la perception des Québécois quant à la tarification.

Une forte majorité d’individus se disent enclins à payer un prix d’entrée pour accéder à un parc, à un site naturel ou d’interprétation (voir graphique 2). Parmi ceux-ci, 74% ne veulent pas débourser plus de 10$. De minces écarts existent entre les attentes des consommateurs et l’offre proposée; il semble clair que la limite d’une forte majorité se situe à 10$.

 

La valeur accordée aux prix d’entrée pour un musée, un site historique et patrimonial varie davantage (voir graphique 3). Cette répartition illustre entre autres que la gratuité n’est pas incontournable et que le tarif moyen souhaité se situe entre 5$ et 10$.

 

Dans ce dernier exemple (voir graphique 4), on note de plus grands écarts entre l’offre et la demande. Alors que 64% de ce type d’événements invitent gratuitement les visiteurs sur leur site, 95% des consommateurs se disent prêts à payer pour y aller. On remarque également qu’ils sont plus enclins à dépenser des sommes plus importantes que celles illustrées précédemment; 59% verserait 11$ et plus.

 

Enfin, quelle que soit votre stratégie de tarification, il importe qu’elle réponde d’abord et avant tout aux impératifs de votre entreprise. Y a-t-il des exemples de bonnes pratiques que vous avez expérimentées et que vous aimeriez partager?

 

Source :

• Festivals et Événements Québec. «Étude sur la tarification des événements touristiques», décembre 2011.

• Société des Attractions Touristiques du Québec. «Étude sur la tarification des événements touristiques», décembre 2011.

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Tourisme durable

Démystifier la perception de certains consommateurs par rapport au tourisme vert

Les voyageurs soucieux de l’environnement croient présentement que le tourisme vert se pratique principalement dans les hôtels. Ce type de consommateurs souhaite pouvoir participer aux démarches écologiques existantes et y contribuer par de petits gestes, même en vacances! Bien qu’ils soient sensibles aux enjeux environnementaux, ils n’aiment pas devoir payer plus cher pour obtenir des produits et des services verts.

Des voyageurs «écoresponsables»

Une étude effectuée par la firme CMIGreen Community Marketing inc. présente la perception des voyageurs ayant une conscience écologique «très grande» ou «extrême» en ce qui concerne le tourisme vert. Le sondage reposait sur un échantillon composé de 951 personnes ayant fait, au cours de la dernière année, un séjour d’une nuit et plus à plus de 80 kilomètres de leur domicile. Les répondants provenaient majoritairement des États-Unis (76%) et du Canada (12%). Près de la moitié (44%) a fait au moins un séjour urbain, et environ un participant sur cinq (22%) a déjà voyagé au Canada.

Concrètement, quelles actions exécutent ces voyageurs qui accordent une si grande importance à l’environnement? Les petits gestes tels qu’éteindre les lumières ou le climatiseur en sortant de la chambre d’hôtel, recycler ainsi que réutiliser les serviettes et les draps s’inscrivent dans les pratiques courantes de plus de 75% des répondants (voir graphique 1). Consommer localement et minimiser son empreinte écologique en privilégiant les transports en commun et en réutilisant sacs et bouteilles sont aussi des démarches importantes pour plus de 50% de ce groupe. Près de 30% de ces individus partagent, avec les responsables des entreprises visitées, leurs commentaires quant à leur performance en matière d’écologie et font la promotion du tourisme vert en partageant ses expériences avec d’autres.

 

L’hôtellerie dans le point de mire des préoccupations vertes

Selon le CMIGreen Traveler Study Report, l’élément qui contribue le plus au tourisme vert est l’écoresponsabilité des hôteliers (voir graphique 2). Outre cet aspect incontournable, il existe une grande disparité entre les réponses des participants, ce qui laisse sous-entendre que le concept de tourisme vert demeure encore vague.

Pour être considérés par une clientèle sensible aux questions environnementales, les hôteliers doivent faire preuve d’initiative sur plusieurs plans, par exemple: la mise en place de programmes facilitant la responsabilisation des clients, la gestion énergétique du bâtiment, le contrôle de la consommation d’eau et l’utilisation de matériaux et de produits verts (voir graphique 3).

 

Le sondage met en évidence l’importance d’offrir des choix aux visiteurs désirant contribuer aux démarches lancées par les hôteliers. D’ailleurs, lorsque de telles options existent, 90% des voyageurs écoresponsables souhaitent y participer volontairement. Ce constat n’est pas surprenant, puisqu’à la maison, une forte majorité de répondants a pris l’habitude de recycler (92%), de faire un effort pour minimiser sa consommation d’eau, de gaz et d’électricité (88%) et d’entreprendre plusieurs autres actions vertes. Ne pas pouvoir poursuivre ces efforts à l’extérieur de leur domicile pourrait être un irritant pour ces voyageurs, voire aller à l’encontre de leurs valeurs.

Lorsque les pratiques d’un hôtelier s’inscrivent dans une démarche verte, celui-ci a tout avantage à l’indiquer sur son site Internet. Plus de la moitié (51%) des personnes interrogées lors de l’étude ont mentionné avoir visité directement les portails des entreprises pour découvrir si l’établissement sélectionné agit de façon écoresponsable. Mais attention au greenwashing (lire aussi: Gare au greenwashing, votre réputation est en jeu!), soyez honnête et n’inventez surtout rien.

Quand vient le temps de choisir un hôtel, les deux arguments décisifs touchent l’emplacement de l’hôtel (27%) et le coût des services (26%) (voir graphique 4). Les réponses concernant des pratiques vertes demeurent toutefois importantes, mais n’occupent pas le premier rang des facteurs influant sur le choix de l’hôtel.

 

Vert, mais pas à n’importe quel prix

La majorité (62%) des voyageurs interrogés n’ont pas payé plus cher afin de réduire leur empreinte écologique lors de leur dernier voyage, tandis qu’un peu plus du tiers (34%) ont versé une somme représentant de 1% à 10% de plus.

Qu’en est-il des Québécois? L’enquête Ipsos-RVT (lire: les faits saillants de l’étude), effectuée en mars 2011, révèle des conclusions similaires, mais cette fois quant aux intentions futures des Québécois. En fait, on remarque que 60% ne seraient pas prêts à payer plus cher pour un produit ou un service dit «durable». Par ailleurs, parmi les 40% en accord avec ce principe, une majorité (78%) est encline à payer de 1% à 10% de plus (voir graphique 5). Il faut noter que, contrairement à l’échantillon du Green Traveler Study, celui de l’enquête Ipsos-RVT représente des Québécois dont le degré de conscience écologique varie d’un individu à l’autre.

Se lancer ou ne pas se lancer: telle n’est pas la question

Les nouvelles façons de faire pour s’adapter aux défis environnementaux ne représentent pas une tendance passagère, mais bien un enjeu incontournable avec lequel l’industrie touristique doit et devra conjuguer dans le futur. Les consommateurs entament graduellement le pas et exigeront sous peu que les organismes fassent de même. Bientôt, l’écoresponsabilité des gestionnaires d’entreprises ne sera plus perçue comme un extra, mais bien comme un standard. Pour l’industrie, ce ne sera alors plus le coût des investissements verts qu’il faudra évaluer, mais bien le coût de ne pas les avoir faits. Avec des outils de plus en plus accessibles et des exemples de bonnes pratiques présentés sur plusieurs médias, il est aujourd’hui plus facile que jamais de prendre part à cette révolution verte.

 

Analyse réalisée grâce à un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme urbain durable

Sources

– ACCOR. «Hôtellerie durable: ready to check in?», juin 2011.

– François-Lecompte, Agnès et Isabelle Prim-Allaz. «Pour une consommation touristique plus durable: quel chemin reste-t-il à parcourir?», 19 mai 2011.

– Marcoux, Aude Marie. «88% des Québécois ne font pas de tourisme écologique», 6 septembre 2011.

– Millar, Michelle et Seyhmus Baloglu. «Hotel guests’ preferences for green guest room attributes», Cornell Hospitality Quarterly, 15 juillet 2011.

– Chevalley, Sarah. «Les clients veulent des hôtels plus verts», L’Écho touristique, 2 septembre 2011, p. 17.

– CMI Green Community Marketing Inc. «The CMIGreen Traveler Study 2010-11».

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Enjeux Gestion Marketing

La vision Rozon et l’avenir du tourisme au Québec

La qualité du produit touristique québécois occupe le centre des réflexions portant sur l’amélioration de la performance économique du tourisme au Québec. À l’occasion du Gueuleton touristique du 20 octobre dernier, organisé par la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, Monsieur Gilbert Rozon, président fondateur du Groupe Juste pour rire, a fait un retour sur le rapport dévoilé lors des Assises du tourisme 2011 et a rappelé les recommandations émises par le Comité performance de l’industrie touristique, qu’il présidait (lire aussi: Un statu quo non viable – Compte rendu des Assises du tourisme 2011).

M. Rozon a conclu sa présentation par deux suggestions pour enrichir l’offre de Montréal ainsi que pour accroître sa visibilité et sa performance à l’échelle internationale.

1. Regrouper une masse critique d’événements en juillet

Inspirée du modèle des Festivals d’Édimbourg (un rassemblement de festivals écossais), la première idée de M. Rozon consiste à concentrer l’offre de festivals montréalais en un seul mois, celui de juillet. Une telle démarche permettrait à Montréal d’obtenir des retombées économiques encore plus importantes que celles engendrées actuellement par la succession d’événements estivaux qui se tiennent dans la ville. En plus de divertir une clientèle de proximité, l’événement serait susceptible d’intéresser davantage le marché international avec une programmation multidisciplinaire; sans oublier tous les artistes qui se déplaceraient des quatre coins du monde pour se produire et qui devraient passer quelques jours dans la métropole!

2. Créer un quartier nightlife

Selon M. Rozon, qui dit Montréal dit Fun City. Sur cette prémisse repose la création d’un produit plus structuré du nightlife montréalais. Un quartier délimité par le quadrilatère des rues Papineau, Guy, Sherbrooke et du boulevard René-Lévesque, où le métro, les bars et les restaurants pourraient battre leur plein jusqu’à 6 h du matin.

On verrait sur la rue Sainte-Catherine, l’axe central de ce quartier, l’ouverture d’une voie piétonne de mai à septembre, une pratique adoptée dans le Village gai et le Quartier des spectacles lors des grandes manifestations estivales. Ainsi, en incluant le secteur plus anglophone de Sainte-Catherine, on ferait la jonction entre les trois grands pôles de divertissement de la rue.

Par ailleurs, cette concentration d’activités nocturnes faciliterait le travail des policiers et ferait du centre-ville un lieu sécuritaire où il fait bon s’amuser; ce produit serait unique en Amérique du Nord.

Prochaine étape

Les travaux du Comité performance de l’industrie touristique suivent leur cours afin d’atteindre l’objectif du dépôt en décembre 2011 d’une esquisse du plan de produit, selon les trois axes retenus, et du plan financier.

 

Sources:

• Rozon, Gilbert. «La vision Rozon et l’avenir du tourisme au Québec: l’agenda pour une offre touristique de calibre mondial», Gueuleton touristique, Montréal, 20 octobre 2011.

• Clément, Éric. «Des bars et restos ouverts jusqu’à 6h, propose Gilbert Rozon», La Presse, 21 octobre 2011.

• Bop Consulting. «Edinburgh Festivals Impact Study», mai 2011.

 

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Enjeux Transport

(Éco)Mobilité vers les espaces naturels et les régions rurales

De nombreux Québécois et touristes sont restreints lorsqu’ils visitent la province sans voiture. Se rendre dans des parcs et des campagnes semble parfois même impossible pour ce type de visiteur. Des navettes ou des projets de partenariat avec les compagnies de transport collectif pourraient contribuer à résoudre cette problématique. Nous avons sélectionné trois exemples de bonnes pratiques qui illustrent des solutions d’écomobilité vers des espaces naturels.

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Enjeux Produits et activités

Mieux comprendre la dynamique de marché des activités touristiques à destination

Les activités touristiques font partie d’une industrie complètement fragmentée et composée d’entreprises pour qui une vente moyenne va rarement au-delà de 100 $ US. Les voyageurs actifs américains dépensaient en 2009 près de 26,8 milliards de dollars américains en activités lors de leurs séjours d’agrément aux États-Unis et ailleurs dans le monde, soit une somme qui représente 27% des revenus totaux de ce secteur.

Les activités et leurs revenus

PhoCusWright définit les voyageurs actifs américains comme étant ceux qui achètent ou participent à des activités, des circuits, des événements ou des attraits touristiques. Ils prennent part à de nombreuses activités communes à celles des résidents, mais les revenus qu’ils engendrent varient énormément selon le type d’activité (voir graphique 1). Ainsi, les circuits génèrent davantage de revenus touristiques (90%) alors que les ventes de billets d’événements sportifs (12%) et culturels (24%) reposent principalement sur la participation des résidents.

Malgré leur faible part de marché, les événements ont la cote auprès des voyageurs actifs américains, puisque près du quart des revenus y sont rattachés, soit 13% pour les événements culturels et 12% pour les événements sportifs (voir graphique 2). Autre fait intéressant: la catégorie spa et bien-être est celle qui génère le plus de revenus, et ce, même si un faible nombre de participants s’y adonne; le coût élevé de cette activité justifie son premier rang.

Les activités sont majoritairement offertes par de petits fournisseurs; 60% génèrent un revenu inférieur à 1 million de dollars et de ceux-ci, un tiers produit un revenu de 250 000 $ et moins.

Un réseau de distribution éclaté

La dynamique de distribution varie d’une activité à l’autre. D’un système complexe de billetterie promouvant une variété de salles de spectacles à un simple guichet où l’achat se fait sur place le jour de la visite, le consommateur passe par une multitude de processus lors d’un même séjour.

Les ventes hors ligne dominent toujours et cela s’explique entre autres par le fait que moins de 40% des prestataires de services mettent à la disposition des internautes un site transactionnel et que 20% sont absents de la toile. Le manque de ressources financières justifie le peu d’investissements consentis pour adapter le réseau de distribution aux nouvelles réalités technologiques.

Cependant, Internet joue un rôle majeur quant à la façon dont un voyageur magasine ses activités (voir graphique 4). En effet, 80% utilisent le Web pour se familiariser avec l’offre; les moteurs de recherche généraux, les portails des destinations et les sites d’agences de voyages en ligne sont les sites les plus consultés.

L’étude de PhoCusWright souligne également que près de 80% des voyageurs actifs se servent d’un téléphone intelligent lors de leur périple; près des deux tiers sont enclins à l’utiliser dans le futur pour rechercher et réserver des activités. Est-ce que l’industrie saura s’adapter suffisamment rapidement à ce besoin de mobilité?

Le voyageur actif et la planification de ses activités

Ils sont au nombre de 63,8 millions et représentent 57% de tous les voyageurs américains. Globalement, le groupe se compose de voyageurs plus âgés; le tiers a 55 ans et plus. Cependant, ce sont les gens âgés de 25 à 34 ans qui sont les plus susceptibles de participer à la majorité des activités. Tous âges confondus, 47% de ces voyageurs font trois voyages ou plus par année.

Lorsque vient le temps de planifier un voyage d’agrément, les activités ne sont pas traitées uniformément (voir figure 1). Celles qui sont considérées comme très importantes, voire la raison d’être du voyage, sont généralement réservées bien avant la date de départ. Par exemple, le ski, une visite à Disney World ou un spectacle sur Broadway font partie de cette catégorie. À l’opposé, les activités qui occupent un rôle moins central dans le voyage seront réservées une fois sur place. Il existerait donc une corrélation entre l’importance de l’activité et la chronologie des réservations.

Outre l’importance de certaines activités, d’autres facteurs influent sur le moment où la réservation est effectuée, tels que les contraintes relatives aux inventaires, à l’ampleur des coûts, à la popularité de l’activité ou à l’appréhension des foules.

Une industrie fragmentée

Les activités, les événements, les circuits et les attraits représentent les éléments centraux d’un voyage; ce qu’un individu fera une fois rendu à destination est souvent la raison d’être d’un séjour d’agrément. Principalement composé d’un vaste nombre de petits joueurs locaux, ce marché joue un rôle important sur l’attractivité d’une destination. Il ne faut pas le sous-estimer. Pour demeurer compétitif à l’échelle internationale, on devra résoudre un défi de taille: rattraper le retard technologique auquel fait face cette industrie.

 

Source:

– PhoCusWright. «When they get there (and why they go): activities, attractions, events, and tours», 2011.

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Ailleurs dans le monde Tourisme durable

Les grands bols d’air du Poitou-Charentes

En France, le Poitou-Charentes a lancé un portail entièrement dédié aux produits touristiques verts de sa région. Il s’adresse principalement aux amants de la nature qui souhaitent découvrir et pratiquer des activités écotouristiques. Au menu: de grands bols d’air!

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Enjeux Gestion

Un statu quo non viable

L’industrie touristique québécoise doit s’empresser d’améliorer sa performance économique. Devenir une destination incontournable sur l’échiquier mondial nécessite de faire des choix importants. Voilà le ton sur lequel s’est déroulée la 7e édition des Assises du tourisme. Cette journée fut l’occasion pour le Comité performance de l’industrie touristique de déposer son rapport à Mme Nicole Ménard, ministre du Tourisme; un rapport faisant état d’un diagnostic stratégique et de dix recommandations.

La vision 2020

Depuis septembre 2010, le Comité performance s’est réuni à neuf reprises pour accomplir le mandat confié par la ministre du Tourisme. Au cœur de son rapport se trouve la Vision 2020 principalement orientée vers les marchés hors-Québec.

Source: Tiré du Rapport du Comité performance de l’industrie touristique

Pour positionner le Québec sur les marchés internationaux, il est impératif de prioriser des actions portant sur le renouvellement du produit. Comme il est indiqué dans le diagnostic, plusieurs secteurs de l’offre touristique québécoise doivent se moderniser afin de répondre aux attentes et aux standards des clientèles toujours plus exigeantes et plus que jamais sollicitées par la concurrence mondiale.

Également, l’industrie doit se rallier autour de la vision et des priorités ainsi que travailler de concert. Il devient inévitable d’élaborer un nouveau modèle de management pour rectifier le modèle actuel, décrit comme manquant de cohésion et de convergence dans ses actions et orchestré par un trop grand nombre d’intervenants. Lors de sa conférence, Alban d’Amours, président de la Confédération internationale des banques populaires, mentionnait que «l’industrie touristique québécoise se trouve là où le groupe financier Desjardins était il y a dix ans». Selon monsieur d’Amours, il faut créer un nouvel équilibre politique qui assure le progrès, procéder à des changements de façon transparente et viser l’excellence.

Le Comité performance a défini trois axes de positionnement (voir figure 1) à partir desquels découleront la planification du développement des produits, l’élaboration des stratégies de croissance et de marketing.

Figure 1: Trois axes de positionnement

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Source: Rapport du Comité performance de l’industrie touristique

Faire des choix, renoncer pour le bien commun

Lors des Assises, des panels composés de trois membres du Comité performance et d’un intervenant de l’industrie ont pu débattre ouvertement des cinq domaines d’intervention prioritaires ainsi que des dix recommandations présentés dans le rapport.

Source: Tiré du Rapport du Comité performance de l’industrie touristique

Alain April, président de l’Association québécoise de l’industrie touristique (AQIT), a soulevé l’importance de mettre de l’avant les recommandations émises par le Comité performance et de le faire simultanément.

Les acteurs de l’industrie doivent travailler ensemble

Lors de la consultation faite auprès de nombreux intervenants et experts, c’est une voix unanime qui s’est exprimée pour dénoncer les défaillances de notre industrie touristique. Le Comité performance est sensible aux préoccupations des personnes interrogées et sent aujourd’hui l’urgence d’agir. Certes, le rapport présenté lors des Assises a déçu ceux et celles qui souhaitaient trouver des solutions rapides aux difficultés soulevées. Il a été de toute évidence impossible de conclure sans réquisitionner la participation d’un plus vaste groupe d’intervenants touristiques québécois.

Le rapport déposé lors des Assises ouvre maintenant la porte à de nouvelles discussions. Chacun de vous qui acquiescez le fait qu’un statu quo n’est plus viable a la responsabilité de faire entendre sa voix, de partager ses idées et d’ainsi collaborer à la Vision 2020. Vous êtes donc invité à lire le rapport du Comité performance et à le commenter sur la page Facebook de l’AQIT.

Sources:

– Assises du tourisme 2011

– Comité performance de l’industrie touristique. «Faire des choix pour une industrie touristique performante», rapport déposé à la ministre du Tourisme, mai 2011.

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Tourisme durable

Quelques réflexions pour les décideurs sur le tourisme durable

À l’heure actuelle, l’économie mondiale vit de grands bouleversements. Le poids économique de l’Asie qui devient prédominant, la croissance des écarts entre les riches et les pauvres, le rythme accéléré du changement, l’accroissement de la population, l’augmentation de la consommation et la rareté des ressources en sont quelques exemples. Le World Tourism Forum tenu à Lucerne en avril dernier a levé le voile sur les nouvelles réalités qui poussent l’industrie touristique à innover pour gagner en efficacité, tout en préservant la qualité des richesses naturelles. Que nous réserve le futur et quels sont les obstacles et les défis qui guettent nos entrepreneurs?

Que nous réserve l’avenir?

Le tourisme joue un rôle essentiel dans l’économie mondiale. Le World Travel & Tourism Council (WTTC) et Oxford Economics projettent qu’en 2011, l’industrie représentera 6 billions de dollars américains, c’est-à-dire 9,5% du produit intérieur brut mondial, et emploiera près de 260 millions de personnes. Dans 10 ans, on estime que ces chiffres seront respectivement de 9,2 billions de dollars américains pour 324 millions d’emplois.

Par ailleurs, la demande mondiale de pétrole devrait croître d’environ 22% au cours des 20 prochaines années, surtout en Chine, en Inde et dans d’autres économies émergentes. Les transports représenteront 97% de cette augmentation. Ces prévisions signifient que la dépendance des économies du monde par rapport à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) sera grandissante, que les processus de forages seront plus coûteux et que les prix seront plus volatils.

À l’avenir, l’industrie touristique aura crucialement besoin de solutions énergétiques efficaces qui lui permettront de soutenir sa croissance, tout en continuant d’offrir des produits et services rentables et abordables.

Les pratiques durables sont essentielles

On observe un désir croissant des consommateurs pour la responsabilité sociale et environnementale, l’interaction et les expériences de voyage authentiques ainsi que les pratiques commerciales équitables. Les entreprises qui s’adaptent à ces nouvelles réalités et qui les intègrent à leur philosophie sont les mieux outillées pour les années à venir. Pourquoi est-ce si crucial?

  • Sans la préservation des ressources naturelles (plages, déserts, montagnes, récifs coralliens, forêts et jungles) et des richesses culturelles (traditions, us et coutumes), l’essence même du produit touristique est compromise.
  • Les pratiques durables peuvent donner de meilleures marges de profits, grâce à des coûts d’exploitation réduits et à un meilleur positionnement auprès des consommateurs.

Bien que la volonté des professionnels touristiques soit au rendez-vous, plusieurs d’entre eux témoignent des défis que représente l’intégration du concept de durabilité dans cette industrie.

Les défis du tourisme durable

Malgré les quelques micro-solutions déployées par les professionnels du milieu, sur une grande échelle, l’industrie touristique continue de faire face à certains défis.

  • La durabilité ne doit pas être exclusive. L’écotourisme ne peut pas, à lui seul, résoudre le problème de la durabilité dans l’industrie touristique. Ce type de voyage s’adresse à un petit marché et n’atteint pas la masse critique nécessaire pour constituer une solution pour les grandes destinations. «It is a micro- solution for a micro problem, it can not be a destination game.» Professeur Ernst A. Brugger.
  • L’industrie touristique est diversifiée. Plus de 80% de l’activité mondiale du voyage est représentée par des petites et moyennes entreprises (PME), dont beaucoup sont situées dans des pays en voie de développement. Or ces PME ont souvent un accès limité à la connaissance, aux ressources et à l’efficacité énergétique. Par conséquent, une partie du défi consiste à tenir compte de la localisation, de la diversité et de la taille des entreprises touristiques.
  • Un investissement à long terme. Au-delà de l’investissement technologique, les investissements éducationnel et institutionnel nécessitent du temps. En effet, la sensibilisation et la formation adéquate de la main-d’œuvre s’étalent sur plusieurs années. De plus, pour qu’un appareil législatif et régulateur atteigne une maturité d’exécution, il faut que le processus soit testé et peaufiné des années durant, voire des décennies.
  • Une perception non fondée. De nouvelles surtaxes environnementales basées sur une perception erronée imposent un fardeau à l’industrie touristique. Celle-ci doit largement communiquer sa grande valeur économique ainsi que ses progrès continus déployés en matière de durabilité, surtout que le voyage contribue relativement peu aux émissions mondiales de carbone. Il est primordial de changer l’image de l’industrie.

Pour réussir à dépasser ces contraintes, certaines conditions telles que l’innovation technologique, la coordination entre les intervenants et la mise en place d’un cadre législatif s’avèrent importantes. Voici des facteurs clés de succès nécessaires pour une transition durable de l’industrie.

  • Favoriser la technologie et l’innovation. L’innovation technologique joue un rôle crucial dans le développement durable. L’organisation mondiale du tourisme estime que plus d’un tiers du potentiel d’atténuation d’émissions de CO2 au cours des 20 prochaines années peut être réalisé grâce à l’innovation, notamment en facilitant les transferts de connaissance des pays développés vers les pays en développement. L’industrie doit se concentrer sur l’expérimentation de nouvelles technologies pour réduire les émissions de carbone, accroître l’efficacité énergétique et recourir à des solutions renouvelables, limitant ainsi les déchets et l’utilisation excessives des ressources naturelles.
  • Coordonner l’implication des intervenants sur tous les plans. La durabilité exige une collaboration entre le gouvernement, les intervenants du secteur privé, les Organisations Non Gouvernementales et les communautés d’accueil. Ces partenariats doivent être menés tant sur le plan micro-économique (hôtels, restaurants, attractions, associations, fédérations et regroupements) que sur le plan macro-économique (transport, routes, infrastructures, sécurité, éducation, etc.). En outre, un leadership et une vision claire doivent guider l’industrie globalement.
  • Investir dans la sensibilisation. Une meilleure compréhension des répercussions des changements climatiques influera sur le choix de consommation des générations futures. Même si le coût et la commodité demeureront des facteurs clés dans les décisions de voyage, les conséquences sur l’environnement deviendront le troisième facteur important pour les entreprises et les particuliers.

Pour soutenir sa croissance économique, l’industrie touristique doit se mobiliser pour trouver des solutions énergétiques efficaces, accessibles et rentables, capables de préserver les ressources naturelles et d’améliorer les expériences de voyage.

 

Source:

– Conférence du World Tourism Forum Lucerne – Avril 2011