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Faits et chiffres Produits et activités

La randonnée en raquettes séduit de plus en plus

La pratique de la raquette gagne en popularité depuis quelque temps. En fait, la majorité des raquetteurs ont été conquis par cette activité au cours des cinq dernières années. Les jeunes adultes (18 à 24 ans) sont nombreux à n’avoir qu’un an ou deux d’expérience et l’activité semble être l’occasion pour socialiser avec des parents ou des amis. Le raquetteur a de nombreux intérêts et a soif de découvertes! Voici son profil.

Méthodologie

La Chaire de tourisme Transat, la Sépaq et certaines associations touristiques régionales et sectorielles ont récemment mené une enquête sur les habitudes de pratique et comportements de voyage des fondeurs et raquetteurs. Les données qui suivent s’appuient sur un échantillon de 373 répondants ayant fréquenté les sentiers de raquettes du Québec au cours de l’hiver 2011-2012. Parmi eux, 95% habitaient la province. Dans certains cas, une comparaison avec le profil des fondeurs s’avère intéressante.

Prendre l’air en couple ou entre amis

La pratique de la raquette attire surtout les personnes de 45 à 54 ans (voir le graphique 1), mais elle est aussi populaire chez les jeunes femmes âgées de 25 à 34 ans (26%).

 

Bien que le quart des répondants s’adonnent à la randonnée en raquettes depuis deux ans ou moins, près du tiers pratiquent ce loisir depuis au moins dix ans. La plupart sortent habituellement entre trois et neuf fois par année (53%), mais presqu’un tiers (32%) chaussent leurs raquettes plus de 10 fois, voire 20 fois durant l’hiver (graphique 2).

 

Plus de la moitié des répondants sont habituellement accompagnés de leur conjoint(e) (concentration plus élevée chez les 45 ans et plus) et 50% de leurs amis. Chez les jeunes âgés de 25 à 34 ans, 63% pratiquent la raquette surtout entre amis (graphique 3).

 

La qualité des paysages et l’espace environnant comptent beaucoup pour ces randonneurs à l’allure plus lente (graphique 4). Découvrir de nouvelles régions occupe chez eux une place importante (50% comparativement à 37% pour les fondeurs) tout comme le fait de pouvoir interagir avec leurs amis ou leurs proches (47% contre 35% chez les fondeurs).

 

La marche hivernale, le patin à glace, le ski de fond et le ski alpin sont les autres activités que les raquetteurs aiment pratiquer l’hiver. Cependant, un quart d’entre eux préfèrent se consacrer uniquement à la randonnée en raquettes (graphique 5).

Le comportement des raquetteurs par rapport à la dernière excursion réalisée

La région de Québec a attiré une proportion élevée de raquetteurs (soit 29% des répondants qui ont choisi de fouler ses sentiers), suivie des Cantons-de-l’Est (20%) et des Laurentides (18%). Voir le graphique 6.

Lors de cette plus récente excursion, plus d’un raquetteur sur quatre (26%) découvrait la région pour la première fois, ce qui laisse présager une clientèle plus ou moins fidèle.

Interrogés sur leur dernière excursion en raquettes, plus de la moitié des randonneurs (56%) affirmaient déjà connaître la destination. Ensuite, 38% ont demandé conseil à leur entourage ou consulté l’Internet, à parts égales. Leur premier réflexe a été de prendre connaissance de l’offre des sentiers et des services qu’offrent les parcs nationaux (62%) puis d’aller sur les moteurs de recherche généraux (graphique 7).

 

Parmi les raquetteurs qui ont glané le Web, la majorité ont cherché des renseignements pratiques (cartes des sentiers, localisation, services) avant de s’intéresser aux attraits et activités environnants (graphique 8). Contrairement aux fondeurs, une sortie dépendra davantage des offres promotionnelles (41%) et de la diversité d’expériences offertes sur le site.

 

Près d’un répondant sur deux (47%) a choisi un site proche de son domicile en parcourant une courte distance (jusqu’à 40 km) pour se rendre sur les lieux. Cependant, plus d’un sur quatre a réalisé plus de 100 km (graphique 9). Avec une distance moyenne d’environ 73 km effectués pour se rendre au départ de la randonnée, les raquetteurs semblent faire preuve d’une certaine mobilité.

 

Lors de la dernière excursion, la plupart des répondants se sont adonnés à la raquette pendant trois heures ou moins, mais 43% y ont tout de même consacré plus de trois heures, voire cinq heures (graphique 10). À l’instar du marcheur, le raquetteur est enclin à prendre son temps et à flâner sur le site, ce qui est propice à l’observation de la nature et au partage des expériences avec son entourage.

 

Par ailleurs, les répondants ont largement opté pour une virée à deux (43%), mais la sortie de groupe a aussi été populaire. Un randonneur sur trois était accompagné de deux à quatre personnes (34%) tandis qu’un sur sept faisait partie d’une équipe de plus de cinq personnes (14%).

Comment attirer ces visiteurs sur son site?

Les raquetteurs ont manifesté clairement un intérêt pour les critères suivants:

  1. Un imposant réseau de sentiers disponibles. Ils se montrent avant tout très sensibles à la diversité des terrains offerts;
  2. Les rabais à destination ou les forfaits sur le site. Les incitatifs pourraient par exemple concerner l’offre après raquettes, les droits d’entrée, la restauration ou encore les produits récréatifs aux alentours. Les raquetteurs semblent rechercher un produit global;
  3. La présence de forfaits intéressants favorisant l’accès à plusieurs sites de raquettes. Prêts à voyager pour découvrir d’autres régions, les raquetteurs recherchent davantage de flexibilité dans les forfaits;
  4. Pouvoir se changer, se restaurer, se reposer ou simplement organiser sa sortie à l’abri des intempéries dans des infrastructures adaptées;
  5. Une offre d’hébergement et de restauration variée. Un avantage pour les auberges, hôtels, gîtes et autres, qui auraient tout intérêt à travailler leur visibilité afin d’attirer une clientèle accessible et influençable;
  6. Des outils d’interprétation disponibles dans les sentiers. Un excellent moyen de retenir la clientèle et de bonifier son expérience sur le site.

À la recherche d’activités multiples

Plus de deux raquetteurs sur cinq (42%) profiteraient également d’autres activités et environ la même proportion (40%) seraient susceptible de prolonger leur visite s’ils pouvaient manger sur le site. Aussi, les animations en soirée semblent attirer les raquetteurs (36%) plus encore que les fondeurs (27%) de même que les visites guidées (23% comparativement à 17%).

Une clientèle aux attentes diverses et un loisir en plein essor; voilà une opportunité à saisir pour qui souhaite améliorer son offre, la diversifier et la complémenter. Êtes-vous prêts à les accueillir cet hiver?

 

Source :

– Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Étude de la clientèle pratiquant le ski de fond et la raquette, et analyse des enjeux dans une perspective touristique» – Sondage Ipsos Décarie, Juillet 2012.

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Faits et chiffres Produits et activités

La clientèle ski de fond se diversifie

Le ski de fond attire de nouveaux adeptes et la clientèle se diversifie. En fait, 20% des fondeurs se sont laissé tenter par ce sport au cours des cinq dernières années. On pratique l’activité pour admirer les paysages, observer la faune et profiter de ses proches tandis que la demande de services et d’événements additionnels est tangible. Le fondeur est prêt à voyager et à diversifier son expérience. Voici son profil.

Méthodologie

La Chaire de tourisme Transat, avec la participation de la Sépaq et de certaines associations touristiques régionales et sectorielles, a mené une enquête sur les habitudes de pratique et les comportements de voyage des fondeurs et des raquetteurs. Les données proviennent d’un échantillon de 829 répondants ayant pratiqué le ski de fond au Québec au cours de l’hiver 2011-2012. Les quatre régions de collecte étaient celles des Laurentides, des Cantons-de-l’Est, de Lanaudière et de Québec.

Une activité tonifiante dans la nature

La majorité des skieurs appartiennent à la catégorie des 45 ans et plus (voir le graphique 1). Le segment des hommes âgés de 55 ans et plus est particulièrement important (39%).

 

Une large majorité des fondeurs (68%) pratique le ski de fond depuis au moins dix ans mais 20% se sont laissé séduire au cours des cinq dernières années seulement (surtout les 25-34 ans). Une proportion importante (69%) sont des mordus de l’activité (dix sorties et plus).

Les fondeurs sont nombreux (54%) à skier habituellement avec leur conjoint (concentration plus élevée parmi les 25-34 ans) et entre amis (40%), mais ceux-ci se retrouvent aussi souvent seuls (voir le graphique 3).

 

Le ski de fond constitue une activité de prédilection pour se dépenser physiquement et se maintenir en forme durant l’hiver (voir le graphique 4). Prendre l’air et se retrouver dans la nature (91%) de même que contempler les paysages (73%) font également partie des principales motivations à pratiquer l’activité. Quelque 37% des répondants précisent que le ski de fond leur donne l’occasion de découvrir de nouvelles régions.

 

La randonnée en raquettes est populaire chez les fondeurs, tout comme la marche hivernale et le patin à glace. Les deux premières activités ne cessent d’ailleurs d’attirer de nouveaux adeptes. Les fondeurs apprécient ensuite d’autres types de glisse comme le ski alpin, le ski hors-piste et le pas de patin (voir le graphique 5).

Le comportement des fondeurs par rapport à la dernière excursion réalisée

Les fondeurs habitant dans la région de Québec skient principalement près de chez eux alors que ceux résidant à Montréal/Laval visitent avant tout les Laurentides et sont plus mobiles (voir le graphique 6). Les skieurs ont peu changé leurs habitudes quant à leur destination par rapport aux années précédentes, ce qui confirme une clientèle plutôt fidèle.

Plus de trois fondeurs sur cinq (67%) indiquent qu’ils connaissaient déjà la destination et presque un tiers d’entre eux mentionnent avoir consulté Internet ou demandé des renseignements dans leur entourage. Le site Web de la Sépaq est très visité pour s’informer des sentiers (60%) et, contrairement aux raquetteurs, les fondeurs se renseignent davantage auprès des sites Internet des centres de ski de fond (41%) ou de la Fédération de ski de fond du Québec (17%) que des destinations et des hébergements (voir le graphique 7).

 

Les fondeurs apparaissent très sensibles aux conditions météo. C’est la première information qu’ils souhaitent obtenir (64%), avant les éléments pratiques (cartes, localisation, services) liés à la planification (voir le graphique 8). Un quart (26%) ont été curieux de la destination dans son ensemble et 22% se sont intéressés à l’offre d’hébergement. Les fondeurs tiennent aussi compte des avis de leurs pairs alors que 16% consultaient les recommandations d’autres skieurs.

 

La majorité (62%) des fondeurs skient de une à trois heures par sortie, alors que 37% optent pour la longue randonnée (3h et plus) (voir le graphique 9). Une grande part d’entre eux (54%) achètent un billet de jour et seulement un quart possèdent un abonnement. Moins d’un fondeur sur dix (6%) a besoin de louer de l’équipement. Par ailleurs, 43% sont accompagnés de plus de deux personnes et plus d’un sur dix (13%) skie avec ses enfants (deux ou plus).

Les skieurs de randonnée en voyage

Quelque 67% des fondeurs effectuent habituellement entre un et six voyages dédiés au ski de fond au cours de l’année. Interrogés sur leur dernier séjour (voir le graphique 10), 42% ont indiqué avoir dormi deux nuitées tandis qu’un quart (25%) ont voyagé sur une plus longue période (quatre nuits et plus).

La location de chalets a été le mode d’hébergement le plus prisé (21%) lors de ce dernier voyage, avant les séjours chez des membres de la famille ou des amis (18%), les refuges (14%) et les hôtels/auberges 3 étoiles (12%). Quant aux activités de prédilection, mentionnons la visite d’un parc naturel, la marche, la raquette, la découverte culinaire, le ski alpin et les soins de bien-être/spa.

Comment séduire les fondeurs et prolonger leur visite sur le site?

La préoccupation première des fondeurs est l’importance du réseau de pistes offert, mais ils sont également intéressés par un ensemble de prestations relatives aux services techniques et touristiques. La possibilité de skier dans plusieurs centres grâce à un forfait flexible fait partie de leurs exigences tout comme les offres promotionnelles spontanées. Leur attention portera ensuite sur l’hébergement, la restauration, l’interprétation du patrimoine et les animations en soirée.

Une fois les exigences de bases comblées, une opportunité existe de satisfaire les fondeurs en répondant plus adéquatement à leurs attentes en termes de divertissement, d’animation et d’activités douces (non motorisées). L’intérêt pour la pratique récréative est perceptible et la découverte gastronomique, historique, naturelle et culturelle des lieux ne demande qu’à être combinée à l’expérience de ski. Un produit qui mérite d’être mis en valeur dans une perspective touristique.

 

Source:

 – Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Étude de la clientèle pratiquant le ski de fond et la raquette, et analyse des enjeux dans une perspective touristique» – Sondage Ipsos Décarie, Juillet 2012.

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Tourisme durable

Pour des stations de ski plus vertes

Pistes de ski de différents calibres et pour tous les goûts, conditions d’enneigement optimales, remontées mécaniques efficaces, etc.: les stations de ski doivent répondre aux exigences élevées d’une clientèle sollicitée de toutes parts. Ces aménagements exercent une pression sur les milieux montagneux, qui constituent déjà des environnements fragiles. Alors, comment relever ces défis tout en adoptant une approche de développement durable? Certaines stations diversifient leurs ressources énergétiques, d’autres choisissent des zones moins sensibles en forêt pour créer de nouvelles pistes. Voici un survol des répercussions du ski sur les milieux d’accueil ainsi que quelques exemples de pratiques vertes.

À l’occasion de la première conférence sur le ski responsable, qui se déroulait à Londres en octobre 2011, Veronica Tonge, fondatrice de l’organisme Responsible Skiing, présentait les principales composantes d’une démarche de développement durable.

Les pistes de ski

En premier lieu, madame Tonge a exposé sommairement les répercussions de certaines infrastructures sur la montagne. L’aménagement de pistes de ski peut entraîner des effets néfastes sur le milieu, comme la réduction de la diversification des habitats de la faune, qui conduit à l’appauvrissement de la biodiversité du secteur.

Pour atténuer ces conséquences négatives, certaines mesures peuvent être prises. Naturellement, avant la création d’une piste de ski, il est fortement conseillé d’en évaluer l’impact environnemental sur le site envisagé. Il existe aussi des méthodes de préservation de la qualité du sol au moment de l’aménagement, qui maximiseront ensuite les chances de réussite du réensemencement des espèces locales. On peut aussi se questionner sur la nécessité de damer toutes les pistes. Les skieurs avancés recherchent les défis, ils sauront donc apprécier ces pentes plus «authentiques».

La créativité et l’innovation permettent aussi de développer des pistes plus respectueuses de l’environnement et qui attireront une plus large clientèle. C’est le cas à Avoriaz, dans les Alpes françaises, où un parc à neige géant écologique a été créé. Le concept de The Stash est importé de la station californienne North Star. Il consiste en un parcours de 1,3 kilomètre en forêt et à travers lequel sont dissimulés des obstacles de bois, tels un mur végétal, un toboggan et des sculptures pour effectuer sauts et figures. Les pistes de ce domaine sont situées dans un grand espace de neige non damée. À mi-chemin, les freeriders se rejoignent dans une cabane de bois, où ils peuvent lire des messages instructifs sur la protection de l’environnement.

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Source: Avoriaz 1800

La fabrication de neige

L’équipement de fabrication de neige est très énergivore et nécessite de grandes quantités d’eau. Puiser cette eau à même une rivière peut en modifier le courant. Le recours à des additifs chimiques dans le procédé peut de plus entraîner l’infiltration de contaminants dans le sol et dans les cours d’eau, lors de la fonte des neiges.

Au domaine de ski de l’Alpe d’Huez, on déploie de nombreux efforts pour améliorer la performance environnementale de la station. Pour la fabrication de neige, seuls de l’eau et de l’air sont utilisés. Les canons ne fonctionnent que lorsque la température est inférieure à -2°C. L’eau des réservoirs n’est conservée que quelques mois, puis est réacheminée dans la nature, au printemps. Environ 15% des canons à neige sont remplacés chaque année par de nouvelles générations, plus performantes et moins énergivores.

Le Québec n’est pas en reste en matière de fabrication de neige; il s’agit même d’un chef de file. La station Ski Saint-Bruno, reconnue dans ce domaine pour sa capacité de production et la qualité de sa neige, offre même des services mobiles d’enneigement. Sur le plan écologique, le centre de ski s’engage à réduire son empreinte environnementale. Par exemple, en matière de gestion de l’eau, un bassin de rétention permet de récupérer l’eau pour fabriquer de la neige.

Les remontées mécaniques

Les câbles, pylônes et télésièges, ainsi que les infrastructures du départ et de l’arrivée, sont souvent massifs et occupent une partie importante du paysage de la montagne. Mais surtout, ces remontées consomment beaucoup d’électricité.

Des mesures autres que le choix de la remontée – télésiège débrayable, moins énergivore, moins bruyant – et du lieu propice pour l’implanter sont envisageables pour atténuer son incidence. À la station de ski Berkshire East, dans le Massachusetts, on a recours à l’énergie éolienne pour combler tous les besoins en électricité.

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Source: Explore Massachusetts

Au Colorado, depuis déjà quelques années, le télésiège débrayable Sunshine Express de la station Steamboat est alimenté par une combinaison des énergies solaire et éolienne. Plus récemment, à Tenna, en Suisse, le premier téléski solaire au monde a vu le jour. Les panneaux photovoltaïques sont directement placés sur le remonte-pente et produisent une grande quantité d’électricité, trois fois supérieure à ce qu’il faut pour alimenter la remontée mécanique. Cette dernière est en activité durant trois mois en hiver, mais la production d’énergie se poursuivra tout au long de l’année, et le surplus d’électricité sera vendu. Toutefois, rien n’étant parfait, certains observateurs pourraient émettre des réserves quant à l’effet visuel que provoquent ces 82 rangées de panneaux (voir la vidéo ci-dessous).

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Le temps de passer à l’action

Il existe plusieurs ressources pour guider les stations dans une démarche verte. Mentionnons la charte de l’environnement de la National Ski Areas Association, qui rassemble les principaux comportements à adopter pour réduire son empreinte écologique. Des stations nord-américaines, dont quelques-unes du Québec, adhèrent à cette charte. Également, l’Association des stations de ski du Québec accompagne ses membres dans un processus d’audit environnemental, afin d’élaborer un plan d’actions prioritaires pour améliorer leur performance en matière de développement durable.

Accès au site par des transports en commun ou en covoiturage, sensibilisation à l’extinction du moteur lorsque le véhicule est à l’arrêt, réduction des déchets, possibilités de recycler, de composter, de consommer des produits locaux, de choisir un hébergement écoresponsable ou de découvrir la culture locale: les modes d’intervention possibles sont très nombreux pour que chacun s’inscrive dans une démarche de tourisme durable. En fait, le ski responsable devrait aussi:

  • générer des bénéfices économiques dans la communauté d’accueil;
  • offrir une série de possibilités d’emplois pour les résidents;
  • impliquer la population dans les décisions concernant sa communauté;
  • minimiser les répercussions environnementales par la planification et la consultation;
  • offrir des occasions pour contribuer à la conservation de l’héritage culturel;
  • fournir une variété d’expériences agréables aux visiteurs, en plus du ski;
  • être accessible aux personnes à mobilité réduite.

Comme le souligne l’auteure Veronica Tonge, le ski responsable consiste à minimiser les effets négatifs et à maximiser les bénéfices.

 

Sources:

– Demière, Valérie et Sandra Jamet. «Le premier téléski solaire au monde se trouve en Suisse, et plus précisément à Tenna, dans les Grisons», Radio Télévision Suisse, 26 décembre 2011.

– Marie, Christian. «Implementing ISO14001 for sustainability at Alpe d’Huez», 2011. [Présentation PowerPoint d’une communication présentée à la Responsible Skiing Conference 2011, le 19 octobre 2011, Londres].

– National Ski Areas Association. «Sustainable Slopes: The Environmental Charter for Ski Areas», 2005.

– The Brendle Group. «Taking Sustainable Slopes to the Next Level», National Ski Areas Association, décembre 2008.

– Tonge, Veronica. «An Introduction to and business case for Responsible Skiing», 2011. [Présentation PowerPoint d’une communication présentée à la ResponsibleSkiing Conference 2011, le 19 octobre 2011, Londres].

Sites Web:

Alpe d’Huez

Association des stations de ski du Québec

Berkshire East

National Ski Areas Association

Responsible Skiing

Steamboat

The Stash, Avoriaz

 

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Produits et activités

L’hiver, une saison à exploiter!

À l’approche de l’hiver, une partie de la population québécoise rêve de plages et de mer turquoise. Les adeptes de plein air sont souvent plus optimistes, lorsque surviennent les premières neiges. Pourtant, les activités extérieures proposées durant la saison froide ne sont pas réservées qu’aux sportifs. Mentionnons entre autres les marchés de Noël, les festivals d’hiver, la cueillette hivernale ou encore la descente de montagne en taxi ski… Les produits mis en place pour apprivoiser l’hiver ne manquent pas. Depuis quelques années, de plus en plus d’activités et d’événements originaux voient le jour au Québec. Cette analyse en présente quelques-uns d’ici, mais surtout d’ailleurs, en guise d’inspiration.

Sports et activités de plein air

Les activités de glisse autres que le ski traditionnel se multiplient dans les centres de villégiature. À la station de Valfréjus, dans les Alpes de Savoie, on offre des cours de speed riding, cette activité qui combine le ski et le vol. Le skieur est muni d’une voile, plus petite que celle d’un parapente, qui lui permet de faire de longs sauts, en volant, quelques mètres au-dessus de la piste enneigée.

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Source: Ataka Speedriding

Les amateurs de sensations fortes peuvent s’adonner au airboarding à la station de ski Smugglers’ Notch, au Vermont. Couché à plat ventre sur un matelas gonflé, la tête en avant et coiffée d’un casque protecteur, celui qui dévale la pente ainsi doit apprendre à diriger sa course à l’aide du poids de son corps. D’ailleurs, une brève initiation est nécessaire avant de pouvoir se lancer sur la piste. La pratique de ce sport est interdite dans de nombreuses stations, à cause des risques de collision avec les skieurs et les planchistes. D’autres l’autorisent dans certaines zones seulement.

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Airboarding. Source:  Smugglers Notch Vermont

 Le véloneige, ou snowscoot, aperçu dans plusieurs stations de ski du Québec, ressemble à un vélo sur ski, mais sans selle. Il se compose d’une planche à neige en deux sections retenues par un cadre. À l’aide du guidon, celui qui prend place sur le véloneige peut contrôler la descente.

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Véloneige. Source: Canoë

Plus connu en Europe, le ski attelé, ou ski joring, se pratique au Québec, notamment à la Ferme L’Auteuilloise de Laval. Il allie sport de glisse et randonnée équestre. En fait, on pourrait parler de ski équestre. Le skieur, chaussé de bottes et de skis alpins, est tiré par un cheval.

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 Ski attelé. Source: Le Grand Club

En Suisse, une piste de luge de six kilomètres entièrement éclairée et composée de nombreux virages relie deux communes, Preda et Bergün, d’où son nom: la piste de luge Preda-Bergün. Pour remonter la piste, les lugeurs prennent le train!

 Piste de luge éclairée de Preda-Bergün

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Source: MySwitzerland.com

Le taxi ski permet aux non-skieurs et aux personnes à mobilité réduite, comme celles qui ont déjà skié, mais qui ne le peuvent plus, de dévaler les pentes et d’apprécier les paysages alpins confortablement installés dans un fauteuil. Ce dernier est muni de skis, et un moniteur prend place derrière afin de le «conduire». Le taxi ski se pratique notamment en Savoie Mont Blanc. Pour un aperçu du concept, visionnez la courte vidéo ci-dessous.

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Des événements et des lieux qui célèbrent l’hiver

Les événements urbains originaux comme l’Igloofest, le festival Montréal en Lumière ou encore les nombreuses activités proposées par le Carnaval de Québec créent un climat festif qui positionne avantageusement les destinations hivernales.Hiver_image7

Des vergers invitent les gens à la cueillette de pommes en hiver, pour la confection du cidre de glace. Un peu comme lors de l’autocueillette de l’automne, certains en font un événement familial. C’est notamment le cas des vergers Lafrance de Saint-Joseph-du-Lac, dans les Basses-Laurentides, qui disposent de sentiers de ski de fond et de glissades, et proposent des animations, le temps de quelques week-ends de janvier.

En Suisse, dans le domaine des Portes du Soleil, qui compte 12 stations de ski, se déroulera la 2e édition du Festival des concerts sauvages, rebaptisé Rock the Pistes festival. Cet événement met en vedette la chanson pop rock francophone sur des scènes éphémères aménagées à même les pentes de ski. L’heure et l’endroit de ces spectacles gratuits sont envoyés par SMS aux festivaliers, la veille de l’événement.

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Source: Freeride Co

 Les marchés de Noël deviennent peu à peu une tradition, un rendez-vous important pour plusieurs municipalités du Québec. Ils offrent une vitrine aux produits régionaux, dynamisent le secteur où ils se déroulent, créent une ambiance féerique et attirent la population locale comme les touristes.

 

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Source: Marché de Noël et des traditions de Longueuil

Lorsque l’on parle de l’hiver au Québec, on ne peut passer sous silence l’Hôtel de Glace de Québec, qui se renouvelle année après année et remporte toujours un grand succès. D’ailleurs, Montréal emboîtera le pas avec un ambitieux projet de village de neige et de glace, sur l’île Sainte-Hélène. En plus d’un hôtel de glace, ce village devrait comprendre, entre autres, une chapelle, un igloo vitré et chauffé, une salle de conférence ainsi qu’un restaurant.

Moduler son prix selon la température

Certaines entreprises intègrent les conditions météorologiques des mois froids à leur stratégie marketing.

Par exemple, à la station de ski Mt. Bachelor, en Oregon, on a mis en place une grille de prix qui varie selon la quantité de neige au sol, le vent, la visibilité, la température et le nombre de remontées mécaniques en service. Le tarif normal, pour une journée type en dehors des périodes de vacances, peut osciller entre 53$ et 73$. Le prix est fixé la veille, en fonction des prévisions de la météo, et est diffusé sur le site Web de la station et dans les médias sociaux.

Valoriser l’hiver

L’hiver québécois s’étend sur quatre à six mois, pendant lesquels il tombe plus de 200 cm de neige, et les températures moyennes basculent bien souvent sous les -10°C en janvier. On peut en subir les conséquences, «hiberner» et attendre les jours plus doux, ou prendre cette période de front, répandre la culture de l’hiver et en faire une image forte de notre industrie touristique.

 

Sources:

– Bissonnet, Jacques et Francine Plourde. «Montréal aura son hôtel de glace», Radio-Canada.ca, 27 septembre 2011.

– Demers, Alain. «Initiation au snowscoot à Sutton», Canoe.ca, 15 février 2011.

– Folie-Boivin, Émilie. «Un jardin de givre», Le Devoir.com, 8 janvier 2010.

– Laflamme, Isabelle. «Plus c’est froid, moins c’est cher», Canoe.com, 10 janvier 2011.

 

Sites Internet:

Ataka Speedriding

Rock the Pistes festival

Hôtel de Glace

La Ferme L’Auteuilloise

L’Atlas du Canada

Les vergers Lafrance

Marché de Noël et des traditions de Longueuil

Mt. Bachelor

MySwitzerland.com

Savoie Mont Blanc

Smugglers’ Notch

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Marketing

Séduire de nouveaux skieurs et convaincre les indécis

La séduction des non-skieurs et la reconquête de ceux qui ont abandonné la pratique, voilà deux des principaux défis mentionnés dans le plan marketing 2010-2015 de l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ) présenté lors de son congrès annuel. À l’occasion de ce dernier, qui se déroulait du 31 mai au 2 juin 2011 au Centre des congrès Tremblant, de nombreux thèmes ont été abordés. Voici des extraits concernant plus spécifiquement la stratégie marketing envisagée par l’industrie, précédée de quelques données préliminaires de la saison 2010-2011.

Une hausse relative du nombre de jours-ski

Michel Archambault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG-UQAM et responsable de l’étude annuelle sur la performance des stations de ski, présentait les résultats préliminaires concernant la dernière saison. Il estime à 6,4 millions le nombre de visites dans les stations de ski du Québec, ce qui représente une hausse de 5,5% par rapport à l’hiver précédent, mais une baisse de 3% par rapport à la moyenne des 10 dernières années (2000-2010). Le début de la saison a été plutôt difficile, comme ce fut le cas pour les deux années antérieures. Le nombre d’abonnements de saison vendus (264 000) fracasse des records avec une hausse de 8% par rapport à 2009-2010 et de 22% depuis les trois dernières années. Les Cantons-de-l’Est ont particulièrement bien performé grâce, notamment, à des conditions météorologiques avantageuses.

Le marché

À l’occasion du dévoilement du plan marketing 2010-2015 de l’ASSQ, Luc Durand de la firme Bleublancrouge Intelligence Marketing a présenté le marché, les clientèles cibles et les stratégies établies pour favoriser la croissance de la pratique du ski et de la planche au Québec. D’abord, il a segmenté la population québécoise selon qu’ils pratiquent le ski ou non. Puis, il a créé des sous-groupes. Le tableau suivant illustre cette segmentation.

Rassurer les clientèles fragiles et ranimer la flamme des ex-skieurs

Comme le démontre M. Durand, le taux de décrochage de certains types de skieurs est très élevé. La catégorie des ex-skieurs est susceptible de voir ses rangs gonflés par les clientèles vulnérables telles celles qui débutent la pratique ou encore celles dont le ski est un prétexte de rencontre entre amis. Il s’avère important d’envisager des actions pour consolider la pratique du ski auprès de ces segments plus fragiles.

M. Durand parle aussi d’un fort potentiel de skieurs en dormance. Il fait référence aux non-skieurs de 4 à 14 ans (595 000 personnes), aux «aspirants skieurs de 15 ans et plus» (400 000) et aux ex-skieurs (900 000). Les efforts mis de l’avant par l’ASSQ, comme l’Expérience maneige, qui consiste à initier les jeunes au ski gratuitement, ainsi que les actions promotionnelles des stations à l’égard des jeunes stimulent de façon efficace le segment des 4 à 14 ans.

La station de ski idéale

Pour bien cerner les besoins de ces marchés, skieurs et non-skieurs, la firme Bleublancrouge a réalisé des entrevues de groupes. Les discussions ont permis de déterminer les atouts qui, auprès de ces clientèles cibles, contribuent à créer une station de ski idéale:

  • des activités supplémentaires comme des glissades, du patinage, de la randonnée en sentier;
  • l’accès à une aire de repos ou à un lounge;
  • des journées thématiques comme une «journée famille»;
  • de la nourriture santé à un prix abordable;
  • une garderie sur place;
  • du transport pour se rendre à la station, par exemple une navette;
  • des pistes longues, variées et exclusives aux débutants;
  • des leçons de ski adaptées à diverses situations, par exemple pour des groupes d’adultes débutants;
  • une ambiance invitante, chaleureuse, pas «snob»!

Faciliter l’accès

Enfin, l’analyse des informations recueillies a permis de dégager plusieurs stratégies à mettre de l’avant pour séduire un nouveau marché et reconquérir une clientèle jusque-là non convaincue. Parmi les actions envisagées, l’ASSQ songe à mettre en place un site web destiné aux nouveaux skieurs ainsi qu’à un effort nouveau de communication pour rejoindre ces clientèles. La firme de design et de communication Origin développe cette campagne promotionnelle qui sera déployée à l’hiver 2011-2012.

Ce chantier de travail offre aussi des perspectives stimulantes pour les stations en les incitant à tout mettre en œuvre pour devenir plus accueillantes pour les nouvelles clientèles. L’accès simplifié devrait certainement inciter plus de gens à pratiquer le ski et la planche au Québec. C’est le pari que fait l’industrie.

Source :

– Congrès annuel de l’ASSQ, Centre des congrès Tremblant, du 31 mai au 2 juin 2011.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Les monstres de neige du Japon

Les arbres couverts de neige et de givre offrent des paysages grandioses. Les «Snow Monsters of Japan» ou juhyou, situés dans les régions montagneuses du nord du Japon, constituent une véritable attraction. Ces magnifiques photos ont fait le tour du monde par le Web. De telles images rappellent des panoramas que l’on retrouve au Québec, surtout dans les montagnes très enneigées du parc national des Monts-Valins, au Saguenay – Lac-Saint-Jean, du parc national du Mont-Mégantic, dans les Cantons-de-l’Est, ou encore de la Gaspésie.

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Source: « Snow monstres » of Japan

Sources:

– «Frozen Fog Sculptures», Trendhunter.com, consulté le 17 février 2011.

– «“Snow monsters” of Japan», Pinktentacle.com, consulté le 17 février 2011.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

L’hiver et les touristes québécois: portrait de famille

Les Québécois entretiennent une relation de type amour-haine avec l’hiver, c’est bien connu. Quoi qu’il en soit, ils représentent plus de 80% des visites touristiques au Québec lors du 1er trimestre (de janvier à mars). Lorsqu’on inclut les résidents des autres provinces canadiennes, 93% de la demande touristique hivernale au Québec est domestique. Voici un portrait des Québécois et quelques données concernant l’ensemble des Canadiens en voyage au Québec pendant la saison froide.

D’abord, précisons que les données présentées dans cette analyse incluent les touristes – donc ceux qui séjournent au moins une nuitée – en voyage d’agrément, qui visitent des parents ou des amis, qui se déplacent pour affaires ou pour tout autre motif.

Le premier trimestre 2010 affiche une baisse de 14% par rapport à la même période en 2009, soit près de 4,3 millions de touristes canadiens. Il s’agit, à peu de choses près, d’un retour à la performance de 2008 (graphique 1). L’année 2009 avait haussé la barre en enregistrant près de 5 millions de visites touristiques. Les fortes variations du premier trimestre ne se reflètent pas dans les résultats annuels, du moins pas dans le cas des années observées ici. En effet, pour 2007, 2008 et 2009 – les données pour l’ensemble de l’année 2010 ne sont pas disponibles pour le moment –, les fluctuations se situent entre -1% et 1%.

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L’hiver, de décembre à mars

Pour la suite de cette analyse, nous traiterons de l’hiver 2009-2010, soit de décembre 2009 à mars 2010 inclusivement. En intégrant la période des vacances de Noël, on obtient un portrait hivernal plus complet.

Au Québec, en hiver, les touristes d’autres provinces canadiennes viennent, pour la plupart, de l’Ontario (86%), pour le plaisir (45%) ou pour visiter des parents ou des amis (41%). Ils séjournent principalement chez ces derniers (55%), pour une durée de 3 nuits ou moins (70%). Les trois quarts utilisent leur voiture et sont entre adultes seulement. Les Canadiens hors Québec représentent 28% des dépenses de l’ensemble des touristes canadiens au Québec.

D’où viennent les touristes québécois et où vont-ils?

La répartition de la provenance de la clientèle québécoise demeure sensiblement la même en hiver que pendant toute l’année. La région métropolitaine de Montréal, le principal marché émetteur, représente 44% de la demande québécoise en hiver (contre 43% pour l’année), suivie de la région métropolitaine de Québec avec 14% (12% pour l’année) (graphique 2).

Soulignons aussi que les touristes québécois d’hiver sont un peu plus scolarisés: les deux tiers ont réalisé des études collégiales ou plus, et cette proportion est de 62% pour la clientèle québécoise annuelle. De plus, ils sont plus aisés financièrement: 26% des ménages gagnent 100 000$ et plus par année contre 21% dans le cas de la demande annuelle.

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Comme l’illustre le graphique 3, les régions les plus visitées par les Québécois à l’hiver 2009-2010 sont Québec, la Montérégie, Chaudière-Appalaches, les Cantons-de-l’Est, les Laurentides et Montréal. Par ailleurs, Chaudière-Appalaches et la Montérégie semblent attirer une plus forte proportion de touristes québécois à l’hiver que tout le long de l’année. C’est aussi le cas de la Mauricie, de Lanaudière, de l’Outaouais et de Québec, du moins légèrement dans certains cas.

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Visiter la parenté et les amis

La période des Fêtes incite les Québécois à se déplacer beaucoup, surtout pour la visite de parents et d’amis comme en fait foi le graphique 4, ce qui pourrait expliquer la surreprésentation des régions limitrophes aux grands centres tels que Chaudière-Appalaches et la Montérégie. En effet, sur une base annuelle, la visite de parents et d’amis représente un peu plus de la moitié des voyages touristiques (52%) des Québécois alors qu’en hiver, cette proportion est de 67%. Les parents et les amis proposent aussi des lieux très accueillants, puisque 68% des touristes en hiver y séjournent (graphique 5) comparativement à 55% pour l’année 2009.

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Le graphique 6 présente les principales activités pratiquées par les touristes québécois en hiver. Parmi les voyageurs qui ont précisé avoir fait des activités, l’excursion est la grande favorite, suivie du ski alpin ou de la planche à neige et de l’observation de la faune. Près de 1,4 million de touristes québécois ont mentionné avoir pratiqué d’«autres activités».

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Le tableau 1 présente quelques indicateurs concernant les séjours des Québécois en hiver. La durée moyenne de séjour est un peu plus courte en hiver et les dépenses moyennes plus faibles que sur l’ensemble de l’année. Ce constat n’est pas surprenant, puisque les grandes vacances se prennent habituellement en été. Par contre, la dépense moyenne quotidienne est plus élevée pendant les séjours hivernaux, malgré la forte proportion d’hébergement chez des parents et amis.

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Frileux, les Québécois?

On accuse souvent les Québécois de subir l’hiver au lieu d’en profiter, de choisir le cocooning plutôt que de s’habiller chaudement et de faire comme les peuples scandinaves qui apprécient davantage le froid et la neige. On assiste pourtant, depuis quelques années, à l’émergence d’événements hivernaux urbains comme l’lgloofest de Montréal ou le Redbull Crashed Ice de Québec, qui remportent beaucoup de succès. La prolifération des spas nordiques et l’engouement pour la raquette favorisent aussi les sorties. Créons les occasions pour développer une culture de l’hiver et inciter ainsi les gens à multiplier les sorties et les séjours au Québec pendant cette saison.

Sources:

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», 2006 à 2010.

– Tourisme Québec. «Le tourisme au Québec en bref», 2006 à 2009.

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Faits et chiffres Produits et activités

Portrait du tourisme hivernal au Québec

Le Québec et l’hiver, voilà deux termes indissociables. Environ 20% des visites touristiques se déroulent pendant le 1er trimestre de l’année, soit de janvier à mars, comparativement à 36% pour le trimestre d’été, soit de juillet à septembre. Pendant la saison froide, près de 4 voyageurs sur 10 en provenance d’outre-mer sont français. Que font les touristes au Québec en hiver? Où vont-ils? Sont-ils plus ou moins nombreux qu’avant? Voici un tour d’horizon de la fréquentation touristique au Québec en hiver.

Une performance en dents de scie

D’abord, précisons que toutes les données présentées dans cette analyse incluent l’ensemble des touristes – donc tous ceux qui séjournent au moins une nuitée – en voyage d’agrément, qui visitent des parents ou des amis, qui se déplacent pour affaires ou pour tout autre motif.

Lors du premier trimestre de 2009, le Québec a accueilli 5,3 millions de touristes, une hausse de 13% par rapport au premier trimestre de 2008, alors qu’il a enregistré une baisse de 8% pour l’année dans son ensemble. Globalement, depuis 2006, le 1er trimestre affiche une meilleure performance (+10%) que l’année complète (-2,8%) (graphiques 1 et 2). La crise économique a battu son plein durant l’année 2009 et a probablement touché davantage les vacances estivales, le reste de l’année ainsi que le début de 2010. Les résultats du 1er trimestre de 2010 indiquent d’ailleurs une mauvaise performance avec un retour aux résultats de 2008 (baisse de 13%).

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D’où viennent les touristes en hiver?

Une très grande part des touristes en hiver proviennent du Québec (graphique 3), encore plus que sur l’ensemble de l’année (79%). Bien que les touristes américains ne représentent que 5% et ceux d’outre-mer seulement 2% du volume de visiteurs au 1er trimestre, leurs dépenses totalisent 26% des revenus touristiques (graphique 4).

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Les touristes américains qui visitent le Québec de janvier à mars viennent principalement des États de New York (21%), du Massachusetts (12%) et, à raison de 7% chacun, du Maine, du Vermont et du New Jersey (graphique 5). La répartition annuelle s’avère relativement similaire, sauf peut-être pour le Maine qui ne compte que pour 4% des touristes américains au Québec en 2009. Lorsqu’on isole le marché d’agrément au 1er trimestre, on observe une plus grande part encore qui vient des États de New York (28%), du Maine (12%) et du New Jersey (10%).

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Comme on peut l’observer dans le graphique 6, parmi les touristes d’outre-mer, ce sont les Français qui constituent la plus grande part (38%) des voyageurs d’hiver au Québec. Sur une base annuelle, cette proportion est de 30%. En hiver, les touristes du Royaume-Uni (9%) puis ceux de l’Allemagne (5%) suivent les Français de loin.

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Pour des raisons méthodologiques et afin de mieux connaître les touristes québécois et canadiens, nous étudierons leur profil dans une autre analyse. Pour l’instant, concentrons-nous sur le comportement des touristes d’hiver internationaux, soit les voyageurs américains et ceux provenant d’outre-mer. Étant donné qu’il s’agit d’un petit échantillon, ces données sont présentées à titre indicatif et doivent être considérées avec la plus grande réserve.

Pour le plaisir et la visite de parents et d’amis

Les voyageurs américains en hiver viennent d’abord au Québec pour le plaisir (56%) ou pour affaires (21%). Les touristes d’outre-mer se déplacent aussi en grande partie pour faire un voyage d’agrément (36%), mais également pour visiter des parents ou des amis (35%) (graphique 7).

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En ville et dans les Laurentides

Trois régions sont manifestement plus fréquentées au premier trimestre, les mêmes que pendant toute l’année, soit Montréal, Québec et les Laurentides (graphique 8). Bien qu’il s’agisse souvent de la porte d’entrée, Montréal est toutefois moins visitée en hiver (50%) que sur l’ensemble de l’année (61%). Le même constat s’applique pour la région de Québec avec 26% des visites touristiques internationales au 1er trimestre contre 37% pour toute l’année 2009. Or, les Laurentides accueillent une proportion beaucoup plus élevée de touristes internationaux en hiver (14%) que durant l’année entière (7%).

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Des séjours urbains et du plein air

Les principales activités pratiquées (graphique 9) par les touristes américains au premier trimestre reflètent bien les trois régions de prédilection. En effet, les activités urbaines telles que le magasinage (Fait des achats: 54%), les visites touristiques (42%) et les sorties dans les bars (31%) figurent en tête de liste. La participation à des activités sportives ou de plein air, la visite de parents ou d’amis, de sites historiques et le ski ou la planche à neige font aussi partie des activités les plus couramment citées.

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Les touristes d’outre-mer sont encore plus friands de magasinage (86%) que les touristes américains lors de leur séjour en hiver (graphique 9). En matière de popularité suivent la visite de parents ou d’amis (67%), les visites touristiques (57%), la participation à des activités sportives ou de plein air (41%) et la visite d’un site historique (39%). Par ailleurs, 33% des visiteurs d’outre-mer ont mentionné avoir visité un parc naturel, national ou provincial.

À l’hôtel et chez des amis

Alors que les touristes en provenance des États-Unis démontrent une nette préférence pour l’hôtellerie (graphique 10), ceux d’outre-mer adoptent aussi bien l’hôtel (34%) que la résidence de parents ou d’amis (36%). Sur une base annuelle, cette dernière proportion est plutôt de 26%. Outre les liens d’amitié et de parenté qu’ont les touristes d’outre-mer avec des Québécois, la durée de séjour pourrait également expliquer leur intérêt pour de l’hébergement chez des connaissances. En effet, alors qu’une majorité d’Américains (59%) séjournent moins de 4 nuitées, plus de la moitié (58%) des autres voyageurs internationaux restent au Québec pour au moins 7 nuitées lors d’un voyage en hiver (graphique 11).

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Quelle image le Québec hivernal reflète-t-il? L’offre touristique proposée est-elle suffisamment attrayante et livre-t-elle la marchandise? Peut-on faire mieux? Quel positionnement adopter? Les défis sont nombreux.

Dans une prochaine analyse, ce sont les touristes québécois au Québec en hiver qui seront scrutés à la loupe.

Source:

– Renaud, Carl. «Le tourisme peut sauver les stations de ski», Argent, 21 janvier 2011.

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», 2006 à 2010.

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyageurs internationaux», 2006 à 2010.

– Tourisme Québec. «Le tourisme au Québec en bref », 2006 à 2009.

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Perspectives

La reprise de la demande touristique canadienne s’intensifie

Le marché canadien du tourisme d’agrément récupère de la crise et présente un potentiel de croissance pour les prochains mois. En effet, la bonne performance économique du premier semestre de 2010 incite les Canadiens à considérer de nouveau les voyages dans leurs plans, rompant ainsi avec la tendance des vacances à la maison (staycation). Dans sa publication Travel Exclusive de juillet-août 2010, le Conference Board of Canada présente quelques indicateurs, ainsi qu’un aperçu des résultats d’un sondage en ligne réalisé en juin 2010, et portant sur les intentions de voyage des Canadiens pour la saison hivernale 2010-2011. En voici les grandes lignes.

Un contexte favorable

À la suite des bonnes performances économiques du premier trimestre 2010, les prévisions du Conference Board sont revues à la hausse. L’économie canadienne devrait croître de 3,6% en 2010, 0,4% de plus que ce qu’annonçaient les prévisions du printemps 2010. L’amélioration du marché de l’emploi et les bas taux d’intérêt entraînent des dépenses par ménage plus importantes que prévu. Et les voyages ne sont pas exclus de cette tendance.

Intentions de voyages à la hausse

Le dernier sondage du Conference Board sur les intentions de voyages des Canadiens révèle une augmentation des plans de voyage pour l’hiver, comparativement à l’année dernière. Le sondage, réalisé en ligne en juin 2010, dévoile que 67% des répondants ont l’intention d’effectuer un voyage d’agrément d’une semaine ou plus cet hiver. Comme le démontre le tableau 1, ce chiffre était de 61% selon le sondage de juin 2009. Le nombre de Canadiens souhaitant demeurer au Canada pour leurs plus longues vacances hivernales est de 18%, par rapport à 16% en juin 2009.

Les intentions de voyage à l’international (autre pays que les États-Unis) sont aussi en augmentation. Le dollar qui demeure élevé et la reprise de la demande touristique en général ne sont pas étrangers à ces résultats.

Les projets de voyage aux États-Unis sont, quant à eux, légèrement à la baisse. La fuite de pétrole dans le golfe, qui faisait les manchettes au moment du sondage, est l’une des causes possibles de ce désintéressement pour la Floride, une destination très populaire auprès des Canadiens dans le cadre de leurs vacances hivernales.

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Croissance du marché en ligne pour les voyageurs canadiens

Quelque 82% des Canadiens qui planifient un voyage au Canada cet hiver affirment qu’ils auront recours à Internet pour obtenir de l’information sur leur destination. De plus, 63% des voyageurs nationaux indiquent qu’ils souhaitent réserver en ligne une partie ou la totalité de leurs prestations de voyage. Il s’agit là d’une augmentation importante par rapport à l’année dernière (57%).

Ces voyageurs nationaux qui ont l’intention de réserver en ligne une partie ou la totalité de leurs prestations de voyage ont aussi été questionnés à propos des sites Web qu’ils comptent utiliser. Plus de la moitié (58%) prévoit réserver leur hébergement directement sur le site Internet de l’établissement, alors que 47% affirment qu’ils réserveront au moins une partie de leur voyage à l’aide du site Internet de leur destination de voyage hivernal (voir graphique 1).

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Les Canadiens plus sensibles aux options vertes

Ce même sondage réalisé en juin 2010 auprès des Canadiens démontre qu’environ 17% de ces derniers sont «fortement consentants» ou «consentants» à débourser un supplément raisonnable pour accéder à des options de voyage plus vertes. Cette proportion était de 15% en juin 2009. Le tiers (33%) des répondants sont «plutôt consentants» à payer un surplus pour des options plus écologiques. À l’opposé, 45% des Canadiens n’accepteraient pas de payer davantage pour ce type d’options, en légère baisse par rapport à 2009 (47%).

Une économie qui prend du mieux, une plus grande confiance des consommateurs, un marché de l’emploi qui se renforce, des taux d’intérêt plutôt bas, des intentions de voyages à la hausse, etc. Tous ces indicateurs sont plutôt favorables à une croissance du marché touristique canadien intérieur à court terme.

Source:

– The Conference Board of Canada. «Recovery in Canadian Travel Demand Gaining Traction», Travel Exclusive – Key Trends for the Canadian Travel Industry, juillet-août 2010.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Croisières urbaines sur glace? Pourquoi pas!

La ville de Moscou compte désormais un produit innovateur pour faire découvrir différemment les charmes de l’hiver à Moscou: des croisières sur les glaces de la rivière Moscova. À l’aide de brise-glaces modifiés, aux allures d’un bateau-mouche, la compagnie Radisson Royal Moscow propose aux touristes des excursions urbaines d’une durée de deux heures. Elle dispose d’une flotte de cinq navires luxueux dotés des dernières technologies et d’un service de restauration haut de gamme. Les bateaux peuvent transporter jusqu’à 200 passagers à 20 km/h et sont aptes à naviguer à travers des glaces mesurant jusqu’à 10 centimètres d’épaisseur. Pour effectuer cette croisière, il faut débourser de 33 à 50 USD, incluant le repas. Pourrait-on offrir un produit semblable au Québec?

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