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Aménagements urbains et plaisirs d’hiver

Il y a quelque chose de spécial dans le sentiment d’être heureux dans le froid, dans le moment précis où nous nous libérons du stress climatique pour apprécier la beauté subtile d’un paysage qui se cristallise. Pour créer cette impression et attirer les gens dehors, l’aménagement des espaces extérieurs doit toutefois remplir certaines conditions, dont voici quelques principes de base.

  1.  Limiter les inconforts: Disperser les vents, maximiser l’accès aux rayons du soleil, drainer la «sloche» hors des parcours piétons (y a-t-il un ingénieur civil dans la salle?). Créer des espaces qui incitent à la proximité physique, sont meublés de sources de chaleur, sont bien encadrés par des bâtiments, où l’interaction entre l’extérieur et l’intérieur est fluide et invitante dans les deux directions.
  2. Permettre des activités: Qui font bouger, mettent en valeur l’ambiance hivernale, mettent à profit ce nouvel environnement qui s’offre à nous. Les activités doivent être rendues possibles par des aménagements particuliers, il faut y penser! Par exemple, il est bel et bien possible d’aménager une piste de ski de fond en milieu urbain.
  3. Illuminer l’hiver: Miser sur l’esthétique particulière de cette saison froide et sombre.

Comment matérialiser ces principes en aménagements urbains concrets, et ainsi former des espaces publics hivernaux de qualité? Voici quelques apprentissages tirés d’études d’aménagement d’espaces publics hivernaux de villes scandinaves, offrant un regard différent sur un contexte similaire.

Le réseau blanc: l’hiver tentaculaire

À en juger par la popularité et la nature des activités pratiquées à l’extérieur, les meilleurs exemples d’espaces publics hivernaux observés en Scandinavie possèdent des caractéristiques communes : ils sont variés, proposent différentes activités et sont liés au sein d’un réseau qui met la saison en valeur. Cette mise en réseau des espaces hivernaux est primordiale : au Québec, nos villes et villages sont généralement dotés d’une pente pour glisser, d’une patinoire, de lumières dans le centre-ville, etc., mais il manque un lien entre ces espaces. Un milieu de vie, c’est bien plus que la somme de ses lieux, c’est aussi la manière dont nous transitons d’un espace à un autre. Une ville d’hiver, ce sont des parents qui vont à l’épicerie avec leur enfant dans un traîneau, une patinoire de 12 km, une rue piétonne parsemée de foyers… oui, une rue piétonne, même l’hiver, et oui, un foyer extérieur, en ville. Vous verrez, ça donne envie d’aller jouer dehors!

À travers ces études de cas, nous avons défini six types d’espaces publics aménagés pour accueillir des activités hivernales:

  • L’étendue d’eau est un point central d’activités hivernales et un lieu qui devient accessible lorsque la couche de glace est assez épaisse. Il faut toutefois penser à installer des structures coupe-vent, et pourquoi ne pas y aménager des tables de pique-nique avec un barbecue, comme à Luleå, en Suède? Plus près de chez nous, le village sur glace de Roberval est aussi un très bel exemple.

Activités: sports de patin, ski de fond, sauna et spa nordiques, ski cerf-volant, pêche sur glace, motoneige, traîneau à chiens, plage sur neige, kiosques d’animation et casse-croûtes.

  • Les forêts protègent du vent, constituent des réserves de neige presque inépuisables et sont parmi les plus beaux endroits qu’il est possible de fréquenter pendant l’hiver. Tellement simple, mais plus difficile à conserver dans le centre de nos villes que nous le croyons généralement.

Activités: raquette, promenade, appropriation non planifiée, construction de forts, de bonshommes de neige, ski de fond, glissades.

  • Tout le Québec connaît les joies d’une pente enneigée. Il suffit d’aménager dans ces pentes une glissade sécuritaire et excitante.

Activités: glissades, ski, planche à neige.

  • Le parc hivernal est un concept que nous connaissons bien au Québec. C’est là que des aménagements propices aux activités hivernales sont regroupés autour d’un chalet.

Activités: sculptures sur glace et sur neige, glissades, théâtre en plein air, illuminations interactives, patinoires, variantes du curling, feux à aire ouverte.

  • En Scandinavie, les places publiques dépassent rarement 30 m de longueur. Cela rend l’endroit plus intime et crée un microclimat, où l’interaction entre l’intérieur et l’extérieur est également facilitée. La place devient un endroit parfait où organiser des événements et installer des illuminations féeriques.

Activités: places de marché, terrasses hivernales, spectacles en plein air, illuminations interactives, rassemblements populaires, festivals, patinoires, activités commerciales extérieures.

  • Alors qu’une grande partie de la population ne voit toujours pas l’intérêt de piétonniser nos rues principales, le débat est clos depuis bien longtemps chez nos amis nordiques. À Luleå, ville qui s’apparente à Alma à bien des égards, la rue principale est piétonne. L’espace central, qui serait sinon réservé aux voitures, reste enneigé, permettant ainsi aux familles de circuler en traîneau. Assurant la mobilité de tous les usagers, l’eau bouillante rejetée par une industrie locale est réutilisée et canalisée sous les dalles des trottoirs pour faire fondre la glace. Le fait de gérer la neige d’une manière plus créative, de lui laisser une place en ville, et ce, dans une rue qui constitue l’épine dorsale du tissu urbain, permet aux différents types d’espaces hivernaux d’être unis par un lien où l’on transite en ski de fond ou en traîneau.

Activités: terrasses hivernales, illuminations, foyers extérieurs, extension des activités organisées sur la place publique, possibilité d’utiliser la neige de manière plus créative.

Créer un réseau hivernal, c’est identifier des lieux qui possèdent des caractéristiques favorables à la saison froide et y aménager les infrastructures nécessaires pour qu’ils soient confortables et que des activités puissent y être pratiquées. Il est optimal de lier ces lieux par des corridors de transport actif hivernal ou par leur mise en lumière. Pour que les frais d’entretien et d’installation soient limités, ces infrastructures doivent être empreintes de résilience saisonnière, c’est-à-dire s’adapter d’elles-mêmes aux changements saisonniers. C’est en mettant l’hiver au cœur de la réflexion sur la conception de nos espaces publics que nous pourrons créer des villes vivantes tout au long de l’année, où citoyens, touristes et commerçants auront la chance de remodeler leur cadre de vie après chaque tempête de neige.

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Le tourisme hivernal se réinvente!

Des activités hivernales qui se démarquent

Le snowga

Le snowga combine les postures et techniques de respiration du yoga avec la pratique de sports d’hiver (ski de fond, raquette, etc.). Ayant pour but de calmer le corps et l’esprit avant l’activité exercée, cette nouvelle pratique présente aussi l’avantage de faire découvrir le yoga à un nouveau segment de clientèle. Amenant le concept à un autre niveau, l’entreprise Yogachelan, dans l’État de Washington, souhaite proposer au cours de la prochaine année un forfait qui combinerait le yoga, la raquette et la visite des vignobles locaux.

Le vélo de montagne des neiges

Profitant de la popularité du fat bike, ces vélos équipés de larges pneus permettant aux amateurs de s’aventurer dans des sentiers enneigés et sur le sable, certaines destinations ont développé une offre cycliste hivernale. L’organisme Teton Mountain Bike Tours, dans le Wyoming, propose par exemple des randonnées de vélo des neiges dans les parcs nationaux de la région. Accompagnés d’un guide, les participants peuvent combiner leur parcours avec certaines activités d’interprétation de la faune ainsi qu’un repas à saveur locale. Pour sa part, la station de Val Thorens, en France, pousse cette pratique à l’extrême : le vélo sur neige en descente, réservé aux cyclistes plus expérimentés, nécessite là encore que les participants soient accompagnés d’un guide.

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De nouvelles façons de dévaler les pentes!

Chaque année, de nouvelles activités nous font vivre des expériences de glisse différentes dans les stations de montagne. Les gestionnaires misent principalement sur ce genre de produit afin de différencier leur offre par rapport aux concurrents. Yooner, ski biking, Ktrack ou 3ski, les exemples sont nombreux!

Le Yukigassen

Le Yukigassen est un jeu japonais dont l’objectif est d’éliminer l’équipe adverse à l’aide de boules de neige ou de capturer leur drapeau. Pratiqué de façon professionnelle au Japon, il est maintenant développé comme activité ludique dans les stations de montagne à travers le monde. Peu importe l’âge ou le niveau d’habileté, tous peuvent maintenant participer à ce genre d’événement. Le Canada compte d’ailleurs un organisme directeur de ce sport, Yukigassen Canada, qui cherche à développer une série d’événements à travers le pays. Pour une deuxième année consécutive en 2014, le Carnaval d’hiver de Thetford organise un tournoi de ce genre.

 

Des activités accessibles à tous!

Le baby traîneau à chiens

Afin d’initier les plus jeunes à cette pratique hivernale, certaines entreprises ont misé sur le baby traîneau à chiens, spécialement adapté à la morphologie des enfants de 3 à 7 ans. Les stations-villages du Val d’Arly Mont Blanc, en France, ont créé un espace ludique sécurisé et réservé à cette pratique.

 

Le babysnow

Dans la même veine, le babysnow est une petite planche à neige avec guidon, qui permet aux adultes d’amener leur enfant de 1 à 5 ans lors de la pratique d’activités de plein air. Ayant fait son apparition dans plusieurs stations françaises, cet engin peut être utilisé lors de randonnées en raquette, en ski de fond ou en ski alpin. Il s’agit d’un moyen efficace d’initiation des plus jeunes à la pratique d’activités hivernales!

Tout le monde descend!

Innsbruck, en Autriche, a créé le RollRinn, un événement sportif où les personnes à mobilité réduite peuvent se mesurer à des personnes sans handicap sur des pistes de ski alpin ou de ski de fond. Une grande variété de bolides ont d’ailleurs été conçus afin que tous puissent participer à cet événement rassembleur (voir la vidéo ci-dessous).

Des festivals hauts en couleur!

Festival international de glace et de neige de Harbin, Chine

Considéré comme l’un des plus grands festivals hivernaux au monde, le Festival international de glace et de neige de Harbin est un événement artistique, culturel et sportif qui transforme littéralement la ville. En effet, de nombreuses sculptures de glace, dont la plupart représentent les plus grands monuments du monde, envahissent les parcs. Jeux de lumière, feux d’artifice et lanternes sont quelques-unes des autres animations qui dynamisent la ville de janvier à mars. Plusieurs visites guidées sont d’ailleurs organisées dans les parcs de la ville, favorisant ainsi la découverte de certains sites.

 

Fête des Lumières, France

Durant quatre jours, les façades, rues, monuments et jardins de Lyon, en France, s’ornent d’illuminations impressionnantes. Animations, danse, feux d’artifice, spectacles de tout genre et scénographies agrémentent de nombreux arrondissements, encourageant ainsi la circulation des visiteurs à travers la ville. Les familles et les sportifs y trouvent également leur compte, puisque des parcours thématiques ont été spécialement conçus pour être empruntés à vélo et avec les enfants.

 

 

Sapporo Snow Festival, Japon

En février, le Sapporo Snow Festival, dans la ville du même nom, attire environ deux millions de visiteurs annuellement sur sept jours de festivités. Cet événement se déroule principalement sur trois sites:

  • Odori Park: site principal du festival; des sculptures de neige, petites et grandes, y sont présentées, en plus de nombreux concerts et événements ludiques.
  • Susukino: c’est à cet endroit qu’ont lieu les cérémonies d’ouverture et de clôture ainsi que la compétition internationale de sculptures de glace.
  • Tsu Dome: ce site comprend trois types de glissades, du rafting des neiges, des sculptures de glace ainsi qu’un labyrinthe de neige. À l’intérieur du dôme, plusieurs activités pour enfants sont proposées.

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Et vous, quelles initiatives touristiques hivernales vous ont marqué en 2013?

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Tourisme hivernal: 5 destinations qui se démarquent!

Whistler, Canada

la station Whistler Blackcomb est le principal moteur de l’achalandage touristique de la ville en hiver

Plus grand domaine skiable d’Amérique du Nord, la station Whistler Blackcomb est le principal moteur de l’achalandage touristique de la ville en hiver. Avec son abondance de neige, on peut y pratiquer une variété d’activités d’aventure, telles que le ski alpin, le canyoning de glace et l’héliski. La piste de Bobsleigh utilisée lors des Jeux olympiques de Vancouver en 2010 a également été transformée en attraction touristique. La destination compte d’ailleurs sur de nombreuses compétitions sportives internationales réparties sur la période hivernale. Sa célèbre télécabine PEAK 2 PEAK, qui relie les deux sommets, a aussi contribué à sa renommée.

L’après-ski est une facette de la ville bien appréciée des touristes, pour profiter de la vie nocturne, des restaurants ou pour le magasinage. Certaines activités intérieures, tant sportives (Meadow Park Sports Centre, The Core, etc.) et culturelles (galeries d’art, musées, etc.) que de bien-être, sont également accessibles. Son Festival du film et ses festivités de Noël contribuent pour leur part à enrichir les activités offertes par la ville en décembre. La destination cherche aussi à attirer davantage de touristes d’affaires, principalement avec le développement du Whistler Conference Centre en plein cœur du village.

Rovaniemi, Finlande

Profitant de sa proximité avec le cercle polaire, Rovaniemi est reconnue comme «ville officielle du père Noël».

Profitant de sa proximité avec le cercle polaire, Rovaniemi est reconnue comme «ville officielle du père Noël». Les compagnies aériennes augmentent d’ailleurs le nombre de vols vers cette destination afin de répondre à cette hausse de la demande durant la période des Fêtes. Sur place, un village du père Noël a été entièrement créé, accueillant notamment son bureau de poste ainsi que l’école et l’atelier des elfes (Joulukka). Plusieurs événements tournent autour de cette thématique, dont la cérémonie du 23 décembre, qui est télédiffusée internationalement. Une webtélé du père Noël a aussi été développée afin de faire la promotion de la destination.

Des activités de plein air des plus originales sont offertes aux touristes, telles que l’observation des aurores boréales, les safaris en motoneige, le golf d’hiver, le traîneau à rennes et à chiens, la descente en VTT ou la baignade dans les lacs gelés. Quelques musées, dont les thématiques touchent principalement la faune et la flore arctiques (ex.: Arktikum) ou encore la culture et l’histoire de la Laponie (ex.: Maison de la culture Korundi), complètent l’offre touristique de cette destination.

Innsbruck, Autriche

Surnommée la Capitale des Alpes, Innsbruck propose une offre tant urbaine que de plein air. La ville met de l’avant son architecture particulière, notamment ses anciennes installations olympiques de même que ses monuments gothiques et baroques. Plusieurs musées, galeries d’art et activités intérieures (centre de santé et de remise en forme, casino, etc.) sont aussi proposés aux visiteurs. Pour la période des Fêtes, cinq marchés de Noël ayant des thématiques particulières sont dispersés à travers la ville.

En plus de la variété des activités de plein air disponibles dans ses neuf domaines skiables (ski alpin, ski de fond, luge, raquette, canyoning de glace, etc.), la région reçoit de façon récurrente de nombreux événements sportifs professionnels. Des navettes gratuites sont de plus proposées aux visiteurs, au départ et à destination des stations de ski. À noter que depuis 2011, le Snow Festival permet chaque année aux familles de se divertir et de se familiariser avec différents sports hivernaux en pleine ville, contribuant ainsi au développement de la relève.

Oslo, Norvège

Avec ses cinq stations de ski, son réseau de ski de fond bien développé, ses nombreux lacs gelés et ses pistes de luge – dont une d’une longueur de deux kilomètres –, Oslo porte bien son surnom de Capitale mondiale de l’hiver. La majorité des activités sont disponibles à moins de 30 minutes du centre-ville, et son réseau de transport en commun, constamment renouvelé, permet leur accès à faible coût. La destination accueille d’importants événements sportifs, certains récurrents, comme la coupe du monde de ski de fond, et d’autres ponctuels, tels que les Championnats du monde de ski acrobatique de 2013. Le site de saut à ski Holmenkollen et son musée sont d’ailleurs les attraits les plus visités de la ville depuis sa reconstruction en 2009.

Oslo s’anime particulièrement pendant la période des Fêtes, lorsqu’illuminations et marchés de Noël redessinent la ville. Son offre culturelle est également bien présente, avec près de cinquante musées (principalement sous une thématique nordique et scandinave), son parc des sculptures, sa forteresse d’Akershus, sa Galerie nationale et son opéra.

Tallinn, Estonie

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, Tallinn présente de nombreuses activités d’interprétation du patrimoine historique, un programme événementiel chargé et récurrent (ex.: Tallinn Black Nights Film Festival), plusieurs festivités du temps des Fêtes, ainsi qu’une offre gastronomique du terroir spécialement conçue pour la saison hivernale. Avec ses infrastructures modernes et sa réputation de ville technologique, elle est également un site de choix pour le tourisme d’affaires. De plus, Tallinn compte une douzaine d’hôtels-spa spécialisés dans les massages aux pierres chaudes et les soins pour le corps. À noter que dans cette destination de magasinage hors taxe, les propriétaires d’établissements hôteliers doivent inclure le petit-déjeuner et la taxe dans le prix affiché.

Des passeports touristiques bien utiles!

Dans le but d’encourager la découverte de leur ville, Tallinn (Tallinn Card), Oslo (Oslo Pass) et Innsbruck (Innsbruck Card) ont chacune développé une carte qui offre à son acheteur le transport en commun, le stationnement ainsi que l’accès à un ensemble d’attraits et de services. Plusieurs réductions sont également incluses dans les commerces de ces villes. Selon VisitOSLO, cette initiative plaît aux touristes, puisque 98% des utilisateurs la recommanderaient à un ami.

Au vu de cette féroce concurrence en tourisme hivernal, il est de plus en plus difficile pour les destinations de se démarquer. Dans ce contexte, quelles cartes les villes du Québec devraient-elles jouer pour continuer à forger leur réputation à l’international?

Image à la une : ©istockphoto

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Petites et moyennes stations de montagne: vers l’aventure durable

Défis de développement du tourisme hivernal propres aux régions

Le développement du tourisme hivernal est source de nombreux défis pour les communautés rurales et les gestionnaires de petites et moyennes stations de montagne. Voici quatre de leurs principaux enjeux et possibilités:

1)    La diversification de l’économie locale, l’étalement de la saison touristique et la revitalisation de la région

Plusieurs destinations rurales, en raison d’une forte saisonnalité, cherchent à étaler leur saison touristique par la mise en valeur du tourisme hivernal. Cela peut engendrer des résultats tangibles pour les entreprises et les communautés locales: optimisation des infrastructures de service, création d’entreprises et d’emplois, prolongation de la période de travail, etc.

2)    Un développement des domaines skiables qui prend en compte les conséquences des changements climatiques sur le milieu montagneux

Avec l’accentuation des changements climatiques et la fragilité des écosystèmes montagneux, certains gestionnaires de stations de montagne cherchent à réduire la coupe d’arbres, les pratiques d’excavation et les nouvelles constructions. Ceux-ci peuvent également choisir de limiter le nombre de visiteurs par groupe de même que l’accès à certaines zones plus sensibles, réduisant ainsi la pression touristique sur le territoire.

3)    L’adaptation à une clientèle de montagne changeante par le développement de créneaux prometteurs

Les touristes sont de plus en plus sensibles aux questions environnementales, recherchent constamment de nouveaux défis et accordent une importance particulière à l’authenticité des lieux fréquentés. Comme l’achalandage des stations québécoises a diminué de 5% depuis 2000 (voir le graphique 1) et d’autres activités de montagne gagnent en popularité (raquette, ski hors-piste, ski de fond, etc.), les petites et moyennes stations complètent leur offre par des produits de niche à fort potentiel.

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4)    La mobilisation des acteurs autour d’une vision commune du tourisme hivernal

Inscrire les projets de développement dans le cadre d’une réflexion globale, durable et mobilisatrice des acteurs sectoriels et gouvernementaux est un excellent moyen de faciliter leur mise en œuvre et d’assurer un positionnement efficace de la destination. Selon le plan de développement des activités hivernales de la Coopérative de solidarité et de développement récréotouristique des Chic-Chocs (ou COOP Accès Chic-Chocs), les principaux enjeux devant être traités sont:

  • l’accessibilité au territoire;
  • les autorisations et partenariats d’affaires;
  • le soutien et la coordination de la mise en marché;
  • le financement des investissements;
  • l’accompagnement et la formation des promoteurs;
  • la coordination du transport des clientèles;
  • la sensibilisation des intervenants publics au développement du secteur privé.

La France constitue un bon exemple dans ce sens. L’espace valléen du Beaufortain-Val d’Arly a instauré une convention de stations durables afin d’avoir une vision à long terme du développement touristique des stations et massifs de montagne. Pour sa part, le département de l’Isère propose aux stations de signer et de cofinancer des contrats pour la mise en place d’activités touristiques autres que le ski traditionnel.

Le ski hors-piste guidé: une approche durable de la montagne

SnowSports Industries America souligne que 20% des skieurs et planchistes américains sont allés sur des parcours hors-piste en 2012/2013

Bien qu’il comporte certains risques, le ski hors-piste guidé combine à la fois le respect de l’environnement montagneux, la formation et l’éducation des adeptes ainsi qu’une expérience unique mettant en valeur les panoramas d’un territoire. SnowSports Industries America souligne que 20% des skieurs et planchistes américains sont allés sur des parcours hors-piste en 2012/2013 (soit plus de 5 millions de personnes), et les fabricants d’équipements de ski notent une croissance rapide de ce segment lors des cinq dernières années (voir la vidéo ci-dessous). Ce créneau tend aussi à se démocratiser avec le développement d’une variété d’offres répondant aux besoins de différents niveaux d’expertise.

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Source: ESPN Video

Quatre entreprises de la Haute-Gaspésie (Vallée Taconique, Ski Chic-Chocs, Vertigo Aventures et Chic-Chac) misent exclusivement sur la pratique du ski hors-piste guidé dans des domaines exclusifs. La coopérative de solidarité et de développement récréotouristique des Chic-Chocs les accompagne d’ailleurs dans l’aménagement durable et sécuritaire de leurs activités. En plus de limiter le nombre de visiteurs par jour sur le site, ces stations contribuent à la dynamisation et à la vitalité de la région, principalement par la création d’entreprises, l’embauche de guides locaux ainsi que l’éducation et la formation des adeptes sur les risques de cette pratique.

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Source: Chic-Chac

Le ski de randonnée et le ski-raquette: des pratiques écotouristiques

la vente de peaux d’ascension a plus que triplé dans les sept dernières années.

Le ski de randonnée avec peaux adhésives et le ski-raquette (ski Hok) sont deux activités hybrides qui permettent à leurs adeptes d’alterner ascension et descente de la montagne. Puisque la montée se fait à l’aide de peaux de phoque fixées sous les skis, ces deux pratiques écotouristiques permettent aux stations ou domaines de minimiser la construction de nouvelles infrastructures ou l’utilisation de véhicules à essence. Aux États-Unis, où la vente de peaux d’ascension a plus que triplé dans les sept dernières années (voir le graphique 2), de plus en plus de destinations développent des politiques et des procédures afin d’accommoder les Uphillers (Arapahoe Basin, Crested Butte, Sugarloaf Mountain Resort).

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Le Parc régional de Val-d’Irène, en Gaspésie, est en train de mettre en place un secteur entièrement consacré à cette clientèle. Lauréate du grand prix du concours des Dragons du Ski pour le projet le plus novateur, durable, rentable, faisable, viable et rayonnant pour sa région, l’entreprise veut ainsi diversifier sa clientèle, en plus d’augmenter considérablement l’offre de services de la montagne (passant de 60 à plus de 120 jours de disponibilité). Le parc travaille aussi en étroite collaboration avec le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, l’Association des stations de ski du Québec ainsi que d’autres acteurs clés pour la réalisation de ce projet.

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Source: Val-d’Irène

L’approche durable des activités de montagne prend de l’ampleur chez les gestionnaires de stations. Malgré les défis auxquels ils doivent faire face, cette tendance ne semble pas vouloir s’essouffler!

 

Cette analyse a été produite pour alimenter le site Web EspaceTourismeDurable.com, destiné aux acteurs touristiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Visionnez la vidéo réalisée par l’organisme:

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Inciter les Y à pratiquer les sports d’hiver

Une génération déjà initiée

Selon une étude de l’organisme américain SnowSports Industries America (SIA), au moins 40% des Américains pratiquant les sports d’hiver sont âgés de 18 à 34 ans. Au-delà de 35% des skieurs de fond et alpins ainsi que plus de la moitié des planchistes et des skieurs acrobatiques sont issus de la génération Y. Une grande partie d’entre eux habitent en ville, dans les États situés du côté de l’Atlantique.

Cette même étude révèle que les termes employés par les skieurs pour décrire leurs motivations concernent le «virage parfait» et le plaisir d’être en plein air, dans la nature. Les planchistes de la génération Y parlent plutôt de la liberté que procure cette activité. Une partie des skieurs alpins pratiquent aussi la planche, et vice-versa.

Grisés par cette sensation de liberté, 70% des planchistes essaieront le hors-piste tout en demeurant dans les limites de la station de ski. Sortir des sentiers battus interpelle aussi les skieurs de cette génération: 20% en ont déjà fait l’essai, et un tiers comptent le faire dans les zones desservies par une remontée mécanique. 

Planche à neige, patin et motoneige

Selon le Print Measurement Bureau (PMB), les membres de la génération Y sont généralement plus enclins à pratiquer des activités hivernales que la moyenne de la population québécoise, sauf en ce qui concerne le ski de randonnée (voir le graphique 1). Ces jeunes adultes font du ski dans la même proportion que l’ensemble des Québécois, mais sont plus portés à faire de la planche (7% par rapport à 5%). Le patinage sur glace est pratiqué par près du quart des Y, soit beaucoup plus que la moyenne (18%), mais ils n’en font en majorité qu’une ou deux fois par année. En revanche, le tiers des planchistes de cette génération en font dix fois ou plus durant la saison.

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Techno et storytelling

Très informés et habiles avec les nouvelles technologies, les Y seront attirés par des marques qui communiquent avec eux, plutôt que par celles qui tentent délibérément de leur vendre quelque chose.

Pour s’adresser à ces jeunes adultes, mieux vaut éviter d’employer les stratégies de vente traditionnelles. Très informés et habiles avec les nouvelles technologies, les Y seront attirés par des marques qui communiquent avec eux, plutôt que par celles qui tentent délibérément de leur vendre quelque chose. Les campagnes qui intègrent une histoire, ou leur suggèrent de suivre les péripéties d’un personnage et d’interagir avec lui sur les médias sociaux fonctionnent bien. Les promotions liées à leur réalité et branchées sur leurs besoins sont bien reçues.

Les Y consultent une multitude de plateformes sur le Web, ce qui ne rend pas la tâche facile aux responsables marketing. Les commentaires en ligne occupent beaucoup d’importance dans leurs choix. En fait, ils se fient d’abord aux avis émis par leurs pairs, avant même ceux des membres de leur propre famille.

Selon le Cefrio, jusqu’à 93% des internautes québécois de 18 à 34 ans utilisent les médias sociaux, dont YouTube, Facebook, Google+, Twitter et LinkedIn. L’organisme précise néanmoins que les 18 à 24 ans et les 25 à 34 ans ont un profil différent. Les plus jeunes emploient plus les médias sociaux que leurs aînés, alors que les seconds ont davantage recours aux courriels que leurs cadets. Ces aspects sont donc à considérer dans le choix des moyens de communication.

Mettre les Y dans sa poche…

La station de ski Sugarbush, au Vermont, a bien saisi l’importance de maintenir l’intérêt des Y à la pratique du ski ou de la planche. L’expert en marketing David Coats, responsable de plusieurs projets liés à la station, explique comment, durant la vingtaine, les skieurs n’ont bien souvent pas les moyens de pratiquer des sports de glisse. La clientèle cible des jeunes adultes commence à bien gagner sa vie seulement vers 30 ans. Ce laps de temps de 10 ans renferme un précieux bassin de skieurs potentiels.

En attirant ces jeunes et en gagnant leur confiance, la station comptait augmenter ses chances de les voir revenir avec leurs enfants. Ainsi, pour la saison 2011-2012, Sugarbush a lancé un abonnement très avantageux pour les adultes dans la vingtaine: le For20s Pass. Celui-ci se détaillait à 299$ pour un accès illimité à la station pendant toute la saison. Un abonnement adulte standard se vendait alors 499$. Comme l’exprime M. Coats, ce n’est pas seulement la réduction qui est attirante, mais aussi et surtout le fait que la station ait pensé à ce segment et à sa réalité financière. Les membres de la génération Y cherchent à être reconnus, considérés par la marque. Si c’est le cas, ils auront alors tendance à s’engager envers elle.

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Source: ksvc.com

La campagne s’est principalement déroulée sur les médias sociaux et par courriel. L’agence de marketing a utilisé Twitter particulièrement pour rejoindre les influenceurs de la communauté de skieurs. De cette façon, ce n’est plus la station qui tente de vendre son abonnement, mais plutôt des voix indépendantes, donc plus crédibles, qui émettent une opinion.

Lors de la saison précédant la campagne, Sugarbush avait vendu moins de 50 abonnements au segment des 19 à 29 ans. L’objectif avec le For20s Pass était de vendre 1 000 abonnements entre la fin août et le début septembre 2011; or, ce sont plutôt 2 000 accès qui se sont envolés.

Cibler les segments de clientèle

Pour mieux cibler la clientèle des Y, SIA donne quelques suggestions:

  • Construisez une base de données avec courriel et âge, et concevez vos campagnes en tenant compte des différences générationnelles – cela vous sera également utile pour les autres segments;
  • Engagez la conversation avec les Y en proposant du contenu Web dynamique comme des avis en ligne, le partage de photos et de vidéos;
  • Mettez l’accent sur l’expérience plutôt que sur le produit.

Enfin, les Y ne sont pas dupes. Ayant grandi à une époque où l’accès à l’information est plus facile que jamais, ils savent comment obtenir des renseignements crédibles. Alors, soyez authentique, n’essayez pas de vendre ce que vous n’êtes pas.

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Aménagement d’un marché de Noël: inspirations de Strasbourg et de Nuremberg

Pour qui a eu la chance de les visiter, ce sont d’abord les maisonnettes de bois, le scintillement des lumières et l’odeur des noix grillées qui viennent à l’esprit. Puis, il y a ces mains que l’on réchauffe autour d’une tasse de vin chaud, la diversité des produits des artisans locaux, la chaleur des chorales et le son des orchestres de cuivres. Si bien que, lorsque les flocons se mettent à danser, le temps se fige et les sourires s’illuminent.

En Europe, les marchés de Noël constituent une tradition vieille de plusieurs siècles. Accueillant chacune plus de deux millions de visiteurs annuellement, les villes de Strasbourg et de Nuremberg ont beaucoup à prévoir pour que leur marché soit un succès année après année. Comment ces villes sont-elles aménagées pour attirer autant de visiteurs et créer des marchés d’une si grande envergure?

Nuremberg, Allemagne: au cœur de la tradition

Le marché de Noël de Nuremberg, datant du XVIIe siècle, est un incontournable puisqu’il est le plus reconnu du pays qui a vu naître cette tradition. Il mise d’ailleurs sur cet héritage et les spécialités régionales – tels les fameuses saucisses Nuremberger, le vin chaud et le pain d’épices – pour attirer touristes et amoureux de la période de l’avent, et rassemble aujourd’hui près de 200 kiosques divisés en 3 marchés aux thématiques différentes. Tandis que le Christkindlesmarkt, plus traditionnel, trône sur la place du marché, le marché des enfants offre une atmosphère plus ludique. Celui des villes sœurs amène quant à lui un volet plus international, grâce à ses artisans venus des quatre coins du monde.

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© Olivier Legault

C’est la vente de cadeaux pour enfants qui a mené à la création du marché il y a déjà près de 400 ans. Depuis, sculpteurs de bois, confectionneurs de poupées et confiseurs se rassemblent sur la place centrale de Nuremberg. Ici, les traditions sont à la base du charme. On pense entre autres à la cérémonie d’ouverture inaugurée par la Christkind – une dame aux cheveux blonds et bouclés ayant l’heureuse tâche de distribuer les cadeaux aux enfants –, aux chorales, aux processions d’enfants et aux poupées de prune. Ces traditions font du marché de Nuremberg un événement arrêté dans le temps et foncièrement authentique.

Strasbourg, France: la capitale (autoproclamée) de Noël

Strasbourg offre une version moins traditionnelle, mais plus adaptée aux goûts du jour. Avec 11 sites de marchés disséminés à travers tout le centre-ville et plus de 300 kiosques, c’est la ville entière qui se retrouve illuminée et animée par des milliers de touristes venus de la région et d’ailleurs. S’étant autoproclamée «Capitale de Noël», Strasbourg combine les activités de promotion et s’impose comme la destination de Noël par excellence. Ici, le marché prend la forme d’un véritable parcours en plein cœur de la ville, reliant des petits marchés aux identités multiples grâce à la mise en lumière tant des grandes rues piétonnes que des ruelles médiévales.

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© Olivier Legault

Ce parcours rend possible la découverte des multiples facettes de Strasbourg et propose au visiteur une version inédite de la ville. Vous y trouverez la place Kléber, son gigantesque sapin et son spectacle d’animations lumineuses, puis un marché empruntant l’esthétique d’une fête foraine, un autre mettant en avant-plan les délices de l’Alsace ou les produits d’un pays invité, un marché où l’artisanat régional est mis en valeur et, partout, mais véritablement partout dans la ville, des kiosques de vin chaud, de biscuits de Noël, de gaufres, de choucroute et autres poêlées de spécialités locales impliquant de la crème et des lardons. Strasbourg, par l’exubérance de ses marchés, présente ainsi Noël sous plusieurs formes, tantôt au cœur de placettes coincées entre des maisons à colombages, tantôt dans la contemplation de sa cathédrale.

 

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© Olivier Legault

Bien que ces deux villes mettent fortement à profit le décor et les petites places qu’offre leur centre-ville aux allures médiévales, certains principes d’aménagement fondamentaux sont à considérer pour quiconque voudrait organiser un marché de Noël de grande envergure.

Principes d’aménagement des marchés de Nuremberg et de Strasbourg

Voici quelques principes d’aménagements qui expliquent le succès de ces événements et permettent leur adaptation à une autre situation géographique:

  • Un ensemble de marchés aux identités singulières – À Nuremberg comme à Strasbourg, on offre une diversité de marchés aux ambiances distinctes et aux produits variés. Pour l’adaptation au contexte québécois, profitez des marchés de Noël pour investir des lieux centraux et connectés aux flux de transport du quotidien, mais aussi d’autres, moins connus, à échelle humaine (ex.: bord d’une rivière, parvis de l’église, secteur patrimonial, placette donnant sur la rue principale).
  • La mise en réseau de ces marchés – Vous n’avez pas besoin d’avoir une grande place publique si vous disséminez les kiosques sur plusieurs lieux reliés entre eux. Ces liens de transition doivent être réservés aux piétons, ou du moins agréables pour ces derniers, peuvent prendre la forme d’un circuit défini par vos plus belles décorations lumineuses et intégrer les secteurs commerciaux du centre-ville. À Nuremberg comme à Strasbourg, le visiteur est pris en charge par ce réseau dès son arrivée à la gare, que ce soit par le départ du circuit lumineux ou par la disposition d’un marché sur la place de la gare. Les axes du parcours de Nuremberg sont également bordés de kiosques qui ne font pas partie des trois marchés officiels, ce qui participe à donner l’impression au visiteur que la ville est un marché de Noël.
  • Une programmation d’activités pour toutes les générations – Les activités proposées doivent toucher toutes les générations. Le marché des enfants, celui des produits fins, un bistro de vin chaud et les chorales de l’âge d’or sont tous de bons exemples. Le circuit peut aussi connecter différents lieux d’activités hivernales, comme les patinoires et les lieux de glissade.
  • Le charme d’un village, ou d’un quartier – Le site du marché doit être un village dans un village. Les cabanes qui se font face doivent être distancées de trois à cinq mètres, et la forme générale du marché doit inciter à la circulation tout en intégrant des aires de repos. Tous les milieux urbains du Québec ne sont pas nécessairement aptes à accueillir un marché de Noël de qualité. Les villages et quartiers collectionnant les zones piétonnes, les petites places publiques et les parcs ont une longueur d’avance. Sachez reconnaître les qualités de ces milieux et osez les mettre en valeur, pour en faire un pôle d’attraction régional au cours du temps des Fêtes et ainsi charger émotivement la perception générale de la population envers ces lieux.
  • À éviter – Des cabanes alignées de manière rectiligne sur un axe routier important, un marché de Noël qui s’apparente à un marché aux puces, des prix trop élevés pour la nourriture et les boissons chaudes.

Plus qu’un marché de Noël…

Il faut davantage penser à organiser son marché de Noël comme un lieu de rassemblement, de partage, de chaleur humaine, où l’achat de cadeaux sert à souligner l’amour qui nous entoure. L’esprit de Noël, c’est l’enchantement, mais c’est encore plus une tradition de rassemblement et de générosité.

Qui sait, si vous réussissez à créer une telle ambiance, votre marché de Noël pourrait bien servir de lancement à la programmation des festivités hivernales de votre coin de pays…

Joyeux Noël!

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Gestion

L’heure juste sur les changements climatiques pour l’industrie touristique québécoise

Distinguer la météo du climat

Comme dirigeant d’entreprise, vous adaptez-vous à la météo, au climat ou aux deux? La distinction des deux définitions est importante pour bien comprendre le réchauffement thermique actuel (voir la vidéo ci-dessous).

 Source: Chaire de tourisme Transat, entrevue avec Alain Bourque, directeur général d’Ouranos, 2013.

Les changements climatiques, quant à eux, se résument à une variation significative de la moyenne statistique, de la variabilité de ses propriétés, ou encore de la fréquence, de l’intensité ou de la durée des événements extrêmes pendant une période prolongée (décennie ou plus).

Les impacts climatiques sur les activités touristiques au Québec

Les gestionnaires d’entreprises touristiques du Québec perçoivent déjà plusieurs phénomènes sur leur territoire:

  • l’imprévisibilité et la variabilité des conditions climatiques;
  • la diminution de la saison hivernale et de l’accumulation de neige au sol;
  • l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des vents;
  • la hausse des pluies;
  • l’allongement de la saison estivale.

Pour mieux comprendre les grandes tendances qui se dessinent à moyen et à long terme, Alain Bourque nous expose les impacts climatiques au fil de saisons (voir la vidéo ci-dessous).

 

Source: Chaire de tourisme Transat, entrevue avec Alain Bourque, directeur général d’Ouranos, 2013.

Statu quo ou adaptation?

Jusqu’ici, aucune planification stratégique ou presque n’a été réalisée quant à l’évolution future du tourisme à l’échelle du Québec dans un contexte de changements climatiques. Toutefois, plusieurs secteurs d’activités ou entreprises touristiques agissent pour s’adapter aux effets associés à la modification du climat. Ces derniers peuvent même se traduire par des occasions d’affaires pour certains. L’adaptation est-elle accessible à toutes les organisations, quelle que soit leur taille? Où se situe le Québec par rapport à ses voisins? La vidéo qui suit nous apporte quelques pistes de réflexion.

 

Source: Chaire de tourisme Transat, entrevue avec Alain Bourque, directeur général d’Ouranos, 2013.

Après avoir visionné ces vidéos, certains gestionnaires réalisent certainement qu’ils ont déjà fait un premier pas vers l’adaptation. Le partage d’information et la concertation constituent pour l’industrie touristique des éléments clés, pour en assurer sa pérennité. N’hésitez pas à partager vos initiatives dans la boîte de commentaires ci-dessous. 

Des vidéos supplémentaires pour en savoir plus sur le sujet:

Comprendre l’évolution du système climatique jusqu’à aujourd’hui

Comment fonctionnent les outils de prévision climatique?

Au cours des 3 dernières années, 300 intervenants du secteur récréotouristique ont pris part à la première étude sur l’analyse socioéconomique des impacts et de l’adaptation aux changements climatiques de l’industrie touristique au Québec. L’engagement des acteurs issus des secteurs privé et public a grandement contribué à l’avancement des connaissances dans ce domaine.

Ce projet a été réalisé par la Chaire de tourisme Transat, sous la gouverne du consortium Ouranos et en collaboration avec de nombreux partenaires. Les régions des Laurentides et des Cantons-de-l’Est ont été choisies comme terrain d’étude en raison de leur grande diversité d’activités en toutes saisons. Les résultats de cette recherche sont accessibles sur le site de la Chaire de tourisme Transat.

 

Capsules vidéo produites par la Chaire de tourisme Transat, 2013.

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Produits et activités

La pratique de la motoneige au Québec : état des lieux

 

Alors que la clientèle de motoneigistes américains déserte les sentiers québécois, des campagnes promotionnelles pour faire découvrir l’activité aux néophytes ainsi que des forfaits de location comprenant un encadrement sécuritaire s’avèrent intéressants.

 

 

 

Les clientèles potentielles canadienne et américaine

Selon l’International Snowmobile Manufacturers Association (ISMA), il y avait 1,4 million de motoneiges enregistrées aux États-Unis en 2012, dont près du quart dans les bassins naturels du Québec que sont la Nouvelle-Angleterre et l’Atlantique Centre. Au Canada, on comptait un peu plus de 593 000 véhicules enregistrés; le Québec occupait le premier rang (29%), suivi de l’Ontario (25%) et de Terre-Neuve (17%).

Selon un sondage du Print Mesurement Bureau (PMB) de l’automne 2012, 1,1 million de Canadiens ont déjà pratiqué la motoneige. De ce nombre, 340 000 Québécois et 386 000 Ontariens de 12 ans et plus ont pratiqué cette activité au moins une fois au cours des 12 derniers mois. Un peu plus du quart des motoneigistes canadiens (316 000) ont mentionné avoir pratiqué la motoneige à l’occasion d’un voyage d’une nuit ou plus au Canada, dont 61 000 Québécois et 110 000 Ontariens. Par rapport à 2010, cela représente une diminution de 28% pour la clientèle québécoise, et une augmentation de 51% pour le marché ontarien.

La majorité de ces touristes-motoneigistes québécois sont âgés de 18 à 44 ans (66%) ou de 45 à 54 ans (24%) et proviennent de la région de Montréal (47%). Quant aux voyageurs ontariens, ils sont plus âgés: 37% ont de 55 à 64 ans et seulement 33% sont âgés de 18 à 44 ans. Un peu plus du quart (26%) viennent de la région de Toronto.

Plus d’Ontariens, mais moins d’Américains pratiquent la motoneige au Québec

Les années 2000 s’annonçaient catastrophiques pour la motoneige au Québec; le nombre de droits d’accès vendus diminuant sans cesse, et ce, jusqu’à l’hiver 2007-2008, moment charnière où la demande a amorcé sa remontée. L’année dernière, la vente des droits d’accès a crû de près de 8% pour atteindre le même niveau qu’en 2003-2004 (voir le graphique 1).

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Ce sont principalement les Québécois qui achètent ces permis (90% en 2011-2012); les Canadiens des autres provinces (6%) et les Américains (4%) se partagent les autres droits. Notons que le nombre de permis vendus à des Américains a chuté drastiquement depuis le début des années 2000 (-77%), passant de 17 000 à moins de 4000.

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La saison dernière, la clientèle ontarienne constituait la moitié des motoneigistes hors Québec en visite dans la belle province (voir le graphique 3), suivie de loin par celle de l’État de New York (13%) et de la Pennsylvanie (7%). Les Américains de la Nouvelle-Angleterre (Vermont, Maine, Massachusetts, Connecticut et New Hampshire) ont acheté 18% des droits d’accès vendus à des motoneigistes de l’extérieur du Québec.

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Des campagnes «découverte»

Pour attirer de nouveaux adeptes, encourager les anciens motoneigistes à renouer avec le sport et inciter les conducteurs actuels à parcourir encore plus de kilomètres, l’International Snowmobile Manufacturers Association (ISMA) a mis sur pied, il y a quelques années, la campagne «À vos motoneiges!» (Go Snowmobiling) et le concours «Partage ta passion motoneige! Amène un ami» (Take a friend snowmobiling), qui se tient cette année du 1er janvier au 31 mars. Ce concours incite les États et les provinces membres de l’American Council of Snowmobile Association (ACSA) et du Conseil canadien des organismes de motoneige (CCOM) à CN_motoneige_image1parrainer des activités dans le cadre de cette seconde campagne annuelle pour courir la chance de gagner 5 000 $. L’événement a été conçu pour soutenir les associations de motoneigistes de l’ACSA et du CCOM ainsi que leurs clubs dans leurs démarches de partenariats avec les chambres de commerce locales, les bureaux de congrès, les offices de tourisme ou toutes autres entreprises intéressées à accroître la pratique de la motoneige sur leur territoire. Plusieurs idées sont proposées dans un guide à l’intention des clubs.

En Ontario

La Fédération des clubs de motoneiges de l’Ontario (OFSC) publie un guide de planification bilingue téléchargeable à l’intention de tous ceux qui souhaitent pratiquer cette activité sur le territoire de la province. Le guide comprend des informations pratiques (règlements, permis, douanes, signalisation, etc.) de même qu’une liste d’entreprises offrant la location uniquement, la location et l’hébergement ainsi que des circuits, accompagnés ou non, le tout classé par région touristique. Il répertorie également les voyagistes qui proposent des circuits accompagnés par des professionnels.

Dans le Nord-Est des États-Unis

De nombreuses pourvoiries, camps et centres de villégiature de l’État du Maine offrent des forfaits complets incluant la motoneige, les vêtements, le casque et l’essence. La majorité proposent également des sorties de groupe guidées — avec guide certifié par la Maine Professional Guides Association — de quelques heures à plusieurs journées, des repas et l’hébergement. Ces services comprennent également une séance de formation avant de s’élancer sur les sentiers. Il existe aussi près d’une quarantaine de locateurs de motoneiges accrédités par le Department of Inland Fischeries and Wildlife qui offrent, à la carte, la location de motoneige à la demi-journée ou à la journée entière, les assurances et les vêtements; l’accompagnement par un guide est possible avec une réservation préalable.

Au Québec

Grâce au programme «Hôtels sécuritaires» de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, auquel participent plusieurs établissements hôteliers, l’offre d’hébergement pour les motoneigistes au Québec se distingue de celle de l’Ontario et des États-Unis avec des services complémentaires mis sur pied dans le but de limiter le vol de motoneiges, notamment des enclos ou des garages fermés, des chaînes pour barrer sa motoneige, des caméras de surveillance ou même des gardiens de sécurité.

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Source: Fédération des clubs de motoneigistes du Québec

Le Québec compte six grandes régions de motoneige qui s’adressent toutes à des clientèles locales et internationales. À ce titre, ces régions proposent des forfaits d’hébergement, des fournisseurs de services (locateurs et forfaits tout-inclus ou sur mesure, avec ou sans guide) et une liste de voyagistes offrant des séjours de motoneige ou de multiactivités aux clientèles internationales. D’ailleurs, selon une récente étude de Zins Beauchesne, 20 voyagistes et 90 locateurs accueillent ces clientèles dans la province. Voir également la campagne de Tourisme Québec.

La sécurité, un élément important, pour tous, mais encore plus pour la clientèle débutante

Le programme «Encadrement sécuritaire» élaboré par le ministère du Tourisme, en collaboration avec celui des Transports et mis en place en 2009 par Aventure Écotourisme Québec, propose des mesures d’encadrement sécuritaire afin de diminuer le nombre d’accidents impliquant des touristes.

Dans le même esprit, l’ISMA, en partenariat avec l’ACSA et l’International Association of Snowmobile Administrators a développé le programme «Safe Riders! You make snowmobiling safe™» et encourage les clubs et associations à participer à la Semaine internationale de la sécurité en motoneige. Un site Internet explique en détail le programme.

Défis

La motoneige au Québec bénéficie d’une bonne réputation sur le plan international, mais elle doit composer avec une demande à la baisse de la clientèle américaine. La crise économique que les Américains ont vécue, et dont ils se sortent à peine, jumelée à une hausse des prix de l’essence n’aide en rien la situation. Comment faire pour reconquérir cette clientèle? Pour combler cette perte de motoneigistes américains, doit-on s’intéresser davantage au marché ontarien ou à celui du FIT outre-mer, particulièrement aux Français?

Bien que la motoneige constitue un important produit d’appel, son développement auprès des clientèles hors Québec devrait-il passer par la promotion d’un produit hivernal diversifié, multiactivités? En attendant la stratégie hivernale du ministère du Tourisme et de ses partenaires prévue pour cette année, quelles sont vos idées? 

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Source: Gracieuseté de Bill Longshaw, FreeDigitalPhotos.net

 Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme aérien Laurentides sur le transport aérien en milieu de villégiature.

Image à la une: Bill Longshaw, FreeDigitalPhotos.net

 

 Sources:

– Fédération des clubs de motoneige de l’Ontario. «2013 Ontario Snowmobiling Tour Planner».

– International Snowmobile Manufacturers Association. «Ideas for running a Take a Friend Snowmobiling Campaign», 2013.

– Print Measurement Bureau, 2012.

– Zins, Michel. «Impact économique de la motoneige au Québec», septembre 2012.

Sites Internet:

Algoma Central railway

Destination motoneige

Fédération des clubs de motoneigistes du Québec

International Snowmobile Manufacturers Association

Maine Snowmobile Association

Northernescape

Ontario Tourism Marketing Partnership Corporation

Ontario Federation of Snowmobile Clubs

Pays de la motoneige

Québec Maritime

Région Québec du Sud

Tourisme Abitibi-Témiscamingue

Tourisme Québec

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Produits et activités

La pratique récréative du ski de fond a de l’avenir!

L’image du ski de fond réservé exclusivement aux sportifs et aux retraités est balayée. La discipline fait peau neuve et se diversifie. Pour satisfaire une clientèle de plus en plus diversifiée, des nouveaux services et aménagements se profilent. Face aux changements observés relatifs à la pratique de ce sport, les intervenants misent sur la diversification des activités hivernales et sur l’innovation du produit. Tour d’horizon de projets inspirants pour le Québec.

Des initiatives gouvernementales

En France, le ministère de la Jeunesse et des Sports crée en 2007 le Conseil National du Nordique, chargé de définir une stratégie nationale et d’insuffler des réflexions innovantes autour de l’image du ski de fond, de l’aménagement et de l’offre. La filière doit passer d’un univers «sportif» centré sur le ski de fond à celui de «loisirs nordiques» multiactivités. Un positionnement novateur autour de quatre cibles diversifiées permet d’identifier trois typologies d’espaces:

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Source: Guide du nordique

Les gestionnaires sont amenés à adapter ces propositions d’aménagements en fonction de leurs propres caractéristiques territoriales, administratives et commerciales. L’image du ski de fond est aussi revisitée et la création du label Nordic France répond à une démarche d’amélioration continue des services et de l’offre. Les stations sont incitées à obtenir entre un et cinq «sapins» (à l’image du système des étoiles pour les hôteliers) pour chacune des quatre grandes familles de critères (voir schéma ci-dessous).

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 Source: Nordic France

La Washington State Parks and Recreation Commission gère 120 aires nordiques (Sno-Parks) qui parsèment l’État. Des efforts importants ont été consentis pour l’aménagement d’aires de stationnement et d’espaces nordiques multiactivités. Ces aires permettent d’accéder à plus de 5300 km de sentiers dont 835 km consacrés aux activités douces (non motorisées). La signalisation est adaptée à chaque site et indique au visiteur les activités qu’il peut y pratiquer. Par exemple, l’image ci-dessous signifie que le ski de randonnée, la raquette et le traîneau à chiens peuvent être pratiqués mais que les pistes ne sont pas damées.

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Source: Washington State Parks and Recreation Commission

Avec une augmentation des fondeurs et des raquetteurs, mais aussi une popularité grandissante pour le ski-joëring (le skieur est tiré par un cheval ou un chien), le traîneau à chiens, la marche hivernale, l’escalade de glace et le camping hivernal, l’organisation espère répondre plus adéquatement aux diverses attentes tout en faisant face à des enjeux importants comme le manque de neige. Plusieurs organismes gèrent conjointement ce système et les accès sont valables pour plus d’un État, favorisant ainsi la mobilité des visiteurs.

La British Columbia Nordic Marketing Society (BCNMS) a été créée à la suite d’une volonté de décentralisation du ministère du Tourisme. L’association dispose de budgets pour organiser l’industrie et mettre en marché les activités nordiques. Dans le cadre de la campagne Experiences BC, on souhaite dynamiser notamment l’offre de ski de fond et de raquette et augmenter significativement la clientèle touristique sur les lieux de pratique. Des réflexions sont régulièrement menées et les outils communicationnels se multiplient pour promouvoir les sites (voir la figure ci-dessous).

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Source: Bcnordic

La Société du Partenariat ontarien de marketing touristique (SPOMT) souhaite explorer de nouvelles expressions de l’image de marque en s’appuyant notamment sur l’attachement émotif que peuvent éprouver les visiteurs à l’égard de la province. À travers sa nouvelle plateforme Internet, spécialement conçue pour la promotion des activités de plein air, la société mise sur la forfaitisation et propose aux visiteurs des centaines d’escapades. Les internautes peuvent préciser leur recherche grâce à une sélection de critères (activité, saison, expérience, durée du séjour et destination).

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Source: Ontario Yours to discover

Une nouvelle façon d’aborder le ski de fond!

Entre ceux qui veulent observer la faune, faire du sport, stimuler leurs enfants, passer du bon temps entre amis, s’évader avec leur conjoint, s’adonner à la photo ou skier avec leur chien, les services sont à la personnalisation et le design des sentiers à l’innovation.

Les programmes et événements «À fond les filles!», «Cœurs de femmes», «Women’s Day» ou encore les «Women’s Ski Tours» incitent les femmes à venir entre amies ou en famille pour vivre une expérience dans un climat social et de détente. L’offre s’est bonifiée jusqu’à proposer des journées découverte et des courts séjours. Le ski de fond est combiné à d’autres activités (yoga, spa, atelier photos, sculpture, défilés de mode), à des visites guidées thématiques, à des initiations avec des athlètes connus ou à des soirées animées avec repas gastronomique.

D’autres gestionnaires misent sur l’aménagement de circuits thématiques comme la station Praz de Lys en France, qui offre une piste aménagée qui permet au visiteur de se composer un programme santé/bien-être. Des conseils de gestion de l’effort et du rythme cardiaque parsèment le parcours via des panneaux et des appareils mesurant la fréquence cardiaque sont mis à la disposition des clients.

Les sentiers adaptés pour les chiens et le ski joëring sont de plus en plus populaires dans un contexte récréatif. En Alberta (Kananaski country) et en France, des agences se spécialisent dans les visites guidées en profitant d’un réseau dédié.

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Source: Grand County Colorado

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Source: Ski Joering Mont-Blanc

La Methow Valley, dans l’État de Washington, est le paradis des fondeurs. Un réseau de plus de 200 km de sentiers interreliés permet au visiteur de se déplacer d’un site à l’autre sans quitter ses skis. Tout est mis en œuvre pour que le skieur profite bien de la journée et des services aux abords des sentiers: pistes côte-à-côte, refuges chauffés, restaurants, auberges, etc.

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Source: Sun Mountain lodge

Baladaski, dans le Jura en France, représente un intérêt touristique, pédagogique et gastronomique de pleine nature; une boucle ludique faisant participer activement le fondeur dans sa découverte du patrimoine naturel et historique. À l’aide d’une fiche de parcours qui permet une orientation visuelle grâce aux photos et aux coordonnées cartographiques, la balade prend la forme d’un jeu de piste. La notion de performance est écartée; seuls plaisirs, convivialité et calme prévalent!

Au Devil’s Thumb Ranch, dans le Colorado, le nouveau centre d’accueil et les 16 chalets sont conçus dans une vision écoresponsable tandis que le spa, les piscines géothermales, le restaurant étoilé et la cave à vin viennent enrichir l’expérience. Le réseau de sentiers ne cesse de s’agrandir et quelques pistes sont éclairées le soir. L’accueil y est chaleureux et personnalisé.

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Source: Snow Schoe Magazine

Enfin, le site Web de Ski Vermont est un bel exemple de commercialisation. Dans l’onglet Resort Finder, les utilisateurs peuvent trouver la station idéale selon leurs intérêts: région, étendue du domaine, autres activités hivernales proposées, animations culturelles et restauration. Sous l’accroche Discover your perfect Vermont resort, le visiteur doit déplacer le curseur pour voir l’offre s’adapter.

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Source: Ski Vermont

Saisissez-vous vraiment toutes les occasions de bonifier l’expérience de vos clients? Connaissez-vous bien leurs attentes? Optimisez-vous les partenariats, la segmentation et les stratégies d’adaptation? L’activité n’échappe pas aux tendances d’aujourd’hui, séduisez vos adeptes de l’hiver!

 

Source:

– Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Étude de la clientèle pratiquant le ski de fond et la raquette, et analyse des enjeux dans une perspective touristique». Sondage IPSOS, juillet 2012.

Sites Web:

Conseil National du nordique

Nordic France

Washington State Parks and Recreation Commission

British Columbia Nordic Marketing SocietySociété du Partenariat Ontarien de marketing touristique

Kananaski Country

Methow Valley

Office du tourisme du Jura

Devil’s Thumb Ranch

Ski Vermont

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Marketing

Des campagnes marketing qui ont marqué la dernière saison de ski

Une transformation complète d’un ascenseur en gondole de ski, une promotion de dernière minute bien placée, des récompenses pour les internautes les plus influents, une participation des clients au processus publicitaire d’une montagne, toutes les occasions sont bonnes pour se faire voir et entendre ou pour en apprendre davantage sur sa clientèle. Depuis 2004, le magazine Ski Area Management (SAM) passe en revue les bons coups marketing des centres de villégiature en Amérique du Nord. Voici quelques exemples inspirants tirés de cet article qui ont marqué la saison de ski 2011-2012.

Des promotions orchestrées au bon moment!

Lorsque bien planifiée, visant un objectif précis et envoyée au moment opportun, une promotion spécifique, même de dernière minute, peut avoir un impact fort positif. Big Sky Resort a su profiter du fait que les chutes de neige tardaient dans plusieurs stations du Colorado et de Lac Tahoe pour mousser les excellentes conditions de ski de l’État du Montana. Ainsi, la station a lancé une promotion s’adressant aux détenteurs de la «EpicPass», qui regroupe la plupart des stations les plus populaires du Colorado et de Lac Tahoe. Pour tout le mois de janvier, un titulaire de la «EpicPass» qui réservait un séjour hôtelier recevait un billet de ski gratuit. Par la simple voie d’un communiqué de presse émis à cet effet, l’information s’est vite propagée dans l’industrie et a entraîné plus de 50 nouvelles réservations au cours du mois (lire la version originale du communiqué)

Une campagne terrain qui a du punch

Avec la campagne «Remember to Breathe » de Tourisme Alberta, les ascenseurs de plusieurs tours à bureaux de Calgary et du Island Mall en Californie se sont transformés en gondoles de ski. Entièrement tapissés de vinyle, ils donnaient l’impression de monter vers le sommet de l’une des montagnes albertaines. Cette campagne s’est déroulée durant quatre mois et demi conjointement aux efforts numériques, radio, imprimés et télé de la destination de ski. Le coup d’envoi de cette stratégie a été donné par un combat de boules de neige géantes en peluche sur lesquelles figurait l’adresse Web Remembertobreathe.com.

 

Source: Travel Alberta 

Faire participer le client au processus publicitaire

La collecte de données sur la clientèle et sur les résultats d’une campagne marketing est une opération qui peut parfois s’avérer ardue et dispendieuse. À Telluride Ski Resort, l’équipe marketing a eu l’idée de faire participer les clients et de les placer au centre du processus de création publicitaire. Ainsi, on les a invités à voter pour leur concept préféré parmi des annonces de styles différents, via le site Internet et la page Facebook de la station. Les résultats ont été analysés et la campagne a été ajustée en fonction des commentaires. Cette action a permis à la montagne de récolter des données sur les préférences de leurs clients actuels selon leur profil, tout en renforçant leur sentiment d’appartenance, en plus de créer une campagne attrayante, efficace et adaptée à leurs besoins.

 

 Source: SAM

 

Attention, vous êtes photographiés!

L’importance des médias sociaux n’est plus à prouver et ceux-ci sont désormais solidement ancrés dans le paysage promotionnel des stations de ski. À Vail Ski Resort au Colorado, l’expérience digitale passe entre autres par le partage de photos. Pour ce faire, plusieurs photographes professionnels ont été positionnés à différents endroits sur la montagne dans le but de capter les meilleurs moments de la clientèle et ainsi d’augmenter le flux de partage de photos en ligne. Les billets journaliers et passes de saison sont dotés de la technologie RFID (identification par radiofréquence), permettant notamment le transfert d’images vers la plateforme Web dédiée. Une fois la photo prise et la numérisation du billet de remontée réalisée, les photos se retrouvent automatiquement en ligne et le client peut ainsi partager ses souvenirs en temps réel avec parents et amis. Un système de récompenses a également été instauré afin d’encourager la propagation virale des meilleurs exploits sur la montagne.

 

Quelques bons coups sur Twitter et Facebook

Dans une industrie où les conditions d’enneigement, la température et les prévisions météo constituent des facteurs d’influence considérables dans la prise de décision du consommateur, les médias sociaux jouent un rôle plus qu’important auprès des stations de ski pour générer du contenu en temps réel. Twitter est d’ailleurs une plateforme particulièrement intéressante et Sugarloaf a bien su l’exploiter. Alors que la clientèle de cette montagne du Maine tweetait déjà de façon régulière à propos des conditions de neige, la station a simplement créé le hashtag #slsnow et intégré le flux de tweets directement dans la section «Conditions de neige» du site Web. Les tweets, les photos et les descriptions des conditions se sont ainsi multipliés et le nombre de followers est passé de 4197 à 6915.

Du côté de Sunshine Village, en Alberta, la campagne «Ski the day before we open», a connu un franc succès et s’est par conséquent propagée dans la sphère des médias sociaux. À partir du moment où la campagne a été lancée, et ce, jusqu’au tirage de vingt journées de ski privées en préouverture, Sunshine Village avait la cote sur Twitter et Facebook. La station a également profité de ce buzz viral pour inviter les journalistes à se joindre aux gagnants lors de cette journée de préouverture et ainsi s’assurer d’une excellente visibilité. Cette campagne a permis de récolter un total de 500 entrées pour le tirage et d’augmenter de 7% leur nombre de followers sur Twitter et de fans sur Facebook.

Récompenser ses clients les plus actifs en ligne

Aspen/Snowmass au Colorado est devenu le premier centre de villégiature à utiliser l’outil Klout et à récompenser ses clients influents à l’aide du programme Klout Perks. Non seulement cet outil mesure l’influence en ligne d’une marque ou d’une personne d’après son engagement sur les réseaux Facebook, Twitter, LinkedIn, Google+ et Foursquare, il permet également d’identifier les sujets sur lesquels ces personnes ont un impact, et d’offrir des récompenses aux individus ou aux groupes les plus actifs en ligne pour en faire de véritables ambassadeurs de la marque. Dans le cas d’Aspen, les personnes dont l’indice Klout est supérieur à 40 et dont les sujets d’influence sont en lien avec le tourisme, le voyage, le ski, la planche à neige ou la photographie, reçoivent des billets gratuits, ainsi que des rabais sur les locations d’équipement et les cours de ski. Encore faut-il que ces personnes proviennent de l’un des marchés visés par le centre pour être admissibles.

Et le Québec suit-il?

Au Québec, plusieurs centres de ski et de villégiature sont aussi au parfum de ces tendances qui ont marqué l’hiver 2011-2012 et plusieurs initiatives notables ont également vu le jour dans la belle province. Notamment Ski Bromont, qui a entrepris un virage quasi 100% Web au cours des dernières années et mis en place Flash Connect, une cabine de type photomaton qui permet de prendre des photos et de les partager via Facebook. Notons aussi l’initiative marketing de Mont Sutton intitulée «J’aime – Je plante» élaborée par l’agence Rinaldi Communication Marketing et qui a remporté un prestigieux prix à la Internet Advertising Competition pour la meilleure campagne sur les réseaux sociaux dans la catégorie sport. Et vous, chers lecteurs, avez-vous des exemples d’initiatives marketing innovantes à partager qui vous ont particulièrement marqués?

  

Sources:

– Katie Bailey, Gregg Blanchard, Rick Kahl, Milena Regos et Samantha Rufo. «Best/Worst marketing 2011-2012». Ski Area Management, mai 2012.

– Haynes, Magan. «Travel Alberta brings the slopes to the elevator», StrategyOnline.ca, 20 decembre 2011.

– Blanchard, Gregg. «Aspen/Snowmass is First Resort to Tap Klout Perks for Marketing», SlopeFillers.com, consulté le 23 octobre 2012.

– Mont Sutton, communiqué de presse: «Plusieurs « J’aime » feront une différence au Mont SUTTON», MontSutton.com, 25 janvier 2012.

– «Ski Bromont : vers la cime à 100% en ligne», RezoPointZerocom, 25 mai 2011.

– Becker, Kraig. «Epic Pass holders can ski Big Sky for free», Gadling.com, 10 janvier 2012.

Sites Internet:

Mont Sutton 

Ski Bromont 

Internet Advertising Competition 

Travel Alberta 

Ski Area Management Magazine 

Klout