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Marketing

Le Nord en mode séduction

Vedettes du tourisme de grande nature et de culture autochtone, des destinations nordiques se positionnent avantageusement sur l’échiquier mondial grâce à des campagnes marketing innovantes et à une image de marque dynamique et authentique. Les destinations nordiques, surtout convoitées par des marchés de niche, interpellent aujourd’hui de plus en plus de segments de voyageurs. Voici quelques exemples d’ailleurs pour inspirer le Québec.

 

La Finlande en met plein la vue

Les grands espaces, les lacs, la vie de chalet, le froid, les traîneaux à chiens et la motoneige, quatre saisons qui ont chacune leur charme… Non, on ne parle pas du Québec, mais plutôt de la Finlande, qui assume pleinement sa nordicité et en fait fièrement la promotion. Le soleil de minuit, les aurores boréales, la baignade en eau glacée, les aventures hivernales dans le cercle polaire, les initiations au mode de vie du peuple autochtone sami; le site Web de Visit Finland aborde tous ces aspects et bien plus encore avec du visuel et de la vidéo en abondance. Naviguer sur cette plateforme permet une véritable immersion dans l’univers finlandais. On peut s’y perdre d’un lien à l’autre, d’une vidéo à l’autre, mais la promenade demeure agréable, voire expérientielle. Parmi les nombreuses vidéos, en voici une sur l’art du sauna.

   Le_nord_en_mode_seduction_saunaSource : Visit Finland

 

De courts articles et vidéos sont dispersés à travers le site Web, selon les thèmes, les régions ou les saisons. Les vidéos sont tantôt génératrices d’ambiance, comme celle présentée ci-dessus, ou plus utilitaires, comme celle-ci.

Le_nord_en_mode_seduction_habillementSource : Visit Finland

L’hiver polaire à l’honneur

La Finlande est un territoire d’aventure. Visit Finland, en partenariat avec le transporteur aérien Finnair, organise une expédition de trois mois pour promouvoir la Laponie, cette région arctique du nord du pays. Quelque 4 000 personnes ont présenté leur candidature pour participer à cette aventure de 100 jours – 100 Days of Polar Night Magic. L’équipe d’expédition, formée de cinq aventuriers triés sur le volet et guidés par un expert dans ce type de voyage, entreprenait son périple en décembre 2015. Les internautes peuvent les suivre sur les médias sociaux. On peut déjà prendre connaissance des étapes de l’expédition et en apprendre davantage sur les activités auxquelles ils prendront part. Il s’agit du plus gros investissement marketing pour le tourisme en Finlande. Les principaux marchés ciblés par ce programme sont la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

 

Le_nord_en_mode_seduction_Polar_night_magic

Source : Visit Finland

Le Groenland mise sur cinq produits

Terre de pionniers, d’explorateurs, le Groenland met aussi de l’avant un visuel de très haute qualité sur son site Web. L’organisme de gestion de la destination mise sur cinq expériences. Le concept The Big Arctic Five se décline comme suit : les traîneaux à chiens, les aurores boréales, la glace et la neige, les peuples pionniers et les baleines.

Source : Vimeo

Le positionnement choisi est celui de la destination d’aventure responsable. Visit Greenland propose des articles sur son site Internet comme (voir l’image ci-dessous) :

·       À tous les explorateurs à ski : neige encore intacte disponible

·       Le Groenland : une destination d’aventure lente (slow adventure)

·       Les cinq endroits les plus ennuyants au Groenland – déconnecter au Groenland

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Source : Visit Greenland

Pour renforcer son positionnement, l’organisation propose des outils aux entrepreneurs en tourisme d’aventure avec la plateforme Web Adventure Travel in Greenland. Le portail offre des informations pertinentes sur les marchés, les ressources humaines ou encore des études de cas inspirantes dans le domaine.

Islande : faire de la population des ambassadeurs

Depuis le printemps 2010, les actions marketing issues de la campagne Inspired by Iceland se succèdent. Elles font le tour des médias sociaux et inscrivent l’Islande dans la tête des voyageurs comme une destination non seulement spectaculaire et unique, mais aussi dont le peuple est fier. Celui-ci, partie prenante de cette offre, se veut très accueillant et ne manque pas d’humour. Voici un rappel du début de cette campagne.

Source : YouTube

 

Outre cette magnifique vidéo (ci-dessus) qui donne ton, le site Web Inspired by Iceland diffuse des vidéos de témoignages d’Islandais connus ou de personnalités publiques ayant voyagé en Islande. Des webcams ont également été installées sur certains sites touristiques où des événements ont été organisés.

Pour la petite histoire, visionnez la vidéo ci-dessous :

Source : YouTube

 

Le succès de la campagne les a incités à créer une nouvelle mouture de Inspired by Iceland, sur une plus longue période, afin de mousser l’image de l’Islande pour la saison hivernale. La population invite alors les voyageurs à découvrir la destination avec eux. Certaines personnalités islandaises, dont le premier ministre et le maire, se prêtent au jeu.

Source : Vimeo

 

Plusieurs autres actions marketing sous le thème Inspired by Iceland ont remporté beaucoup de succès comme le Secret Tour of Iceland, ou encore la plus récente initiative Ask Gudmundur. Ce « moteur de recherche humain » répond aux requêtes en ligne par l’entremise de sept Islandais provenant d’autant de régions. Depuis peu, les gudmundurs proposent aussi des expériences dans leurs lieux de prédilection (voir la vidéo ci-dessous). Voilà un clin d’œil rafraîchissant face à l’omniprésence du Web et des médias sociaux.

Source : Inspired by Iceland

Un avenir prometteur

Plusieurs autres facteurs expliquent le succès touristique de l’Islande, tels que l’attrait de ses paysages uniques et la multiplication récente des accès aériens. De 2010 à 2014, le nombre de touristes internationaux se rendant en Islande a doublé, et les dépenses de ces voyageurs ont crû de 130 %. Près d’un million d’étrangers ont foulé le sol islandais en 2014. Le pays compte accueillir 3 millions de touristes par année d’ici 2020. Voilà qui est ambitieux pour une nation comptant seulement 320 000 habitants. Mais si la tendance se maintient, cette projection pourrait bien se réaliser.

Le Nord a la cote

Au Québec, le développement du tourisme nordique, hivernal, de nature et d’aventure s’inscrit parmi les mesures du Plan de développement de l’industrie touristique 2016-2020 (PDIT); les modèles inspirants ne manquent pas… Profitons du momentum!

 

Image à la une : © Instagram, VisitFinland

 

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Produits et activités

Top 2015 – Produits à fort potentiel au Québec

Depuis 2012, le ministère du Tourisme du Québec s’est donné les moyens de développer des produits novateurs et originaux grâce à son Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020. Afin de mieux orienter les entreprises et organismes dans leurs efforts, une des mesures du plan d’action 2016-2020 est d’assurer le déploiement des stratégies sectorielles, pour la mise en valeur des produits à fort potentiel. Voici plusieurs extraits de nos analyses, sur des bonnes pratiques d’ici et d’ailleurs, qui sont autant d’idées inspirantes pour le Québec !

Le patin, produit porteur pour le tourisme hivernal

Des destinations remettent des activités hivernales traditionnelles au goût du jour, tel que le patin. C’est le cas de Moscou qui a utilisé la patinoire de la célèbre place Rouge pour y tenir un spectacle de patinage artistique et une partie de hockey jouée par des vétérans lors des Jeux olympiques d’hiver de 2014.

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Source : boro.gr

Au cœur du centre-ville de Winnipeg, la Red River Mutual Trail est, en hiver, une longue voie glacée offrant une programmation intéressante. Outre patiner, il est possible de faire du curling, du hockey, de la marche, des activités familiales et du ballon-balai.

Exemples tirés de l’analyse Se démarquer d’un coup de patin

Des régions revitalisées par le tourisme culturel et événementiel

Conscientes des avantages associés à un milieu créatif dynamique, plusieurs collectivités locales ont adopté des stratégies visant à mieux stimuler leur vitalité culturelle. Depuis 2012, l’Association touristique régionale de l’Abitibi-Témiscamingue coordonne le projet CULTURAT, qui vise entre autres à faire rayonner la région en misant sur les arts, la culture et son identité. Un des objectifs est d’accroître et de bonifier les activités de tourisme culturel sur le territoire.

Des municipalités de plus petite taille peuvent aussi rayonner grâce à leur district culturel. C’est le cas de Paducah dans l’État du Kentucky, une ville d’environ 25 000 habitants, qui se démarque par son Lowertown Arts District.

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Source: Paducah CVB

 Exemples tirés de l’analyse La culture au service du développement régional

Des lieux inusités pour le tourisme d’affaires et de congrès

Les entreprises touristiques ouvrent grand leurs portes aux touristes d’affaires. Plusieurs attractions s’intéressent à la clientèle corporative et les réunions font partie intégrante de leur offre touristique : parc animalier, centre de ski, lieu historique, parc, jardin extérieur, etc. Les lieux de diffusion culturelle sont aussi à l’écoute des gens d’affaires, que ce soit des théâtres, musées, cinémas, salles de spectacle, maisons de la culture, centres ou galeries d’arts.

Exemples tirés de l’analyse Des lieux de réunions inusités, sources d’inspiration

Les activités aériennes pour mousser le tourisme de nature et d’aventure

Parcours dans les arbres, tyroliennes extrêmes, structures aériennes spectaculaires, l’offre de produits en plein air incitant les gens à faire preuve d’agilité et à braver les hauteurs se propage, se diversifie et rivalise d’ingéniosité et de promesses de poussées d’adrénaline. La tyrolienne Zip World Velocity au Royaume-Uni permet d’atteindre des vitesses très élevées (plus de 160 km/h). Le visiteur est en position couchée à plat ventre, tête première, donnant ainsi l’impression de voler.

Le parc autrichien Area 47 est en quelque sorte le Disney World des parcs d’aventure. On y trouve un très grand nombre d’activités de plein air, dont plusieurs aériennes, mais aussi des activités d’intérieur.

Exemples tirés de l’analyse Parcs d’aventure : Les activités aériennes se diversifient

Les hébergements authentiques pour le tourisme au nord du 49e parallèle

L’hébergement constitue une composante majeure de l’expérience dans les destinations nordiques, où le voyageur est en quête d’authenticité. Icelandic Farm Holidays, une association formée de propriétaires fermiers, propose 4800 lits et circuits thématiques en Islande, à la limite du cercle arctique.

En Norvège, plus d’une centaine de cabanes de pêcheurs longent la côte. Au fil du temps, elles sont devenues une oasis pour les visiteurs étrangers. Très prisées en été, ces cabanes sont équipées minimalement d’une salle de séjour, d’une chambre et d’une toilette.

Exemples tirés de l’analyse Voyager autrement dans les destinations nordiques 

Le patrimoine pour valoriser le Saint-Laurent touristique

Le ministère du Tourisme du Québec a élaboré une stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique qui est soutenue par la Stratégie maritime du gouvernement du Québec. Le patrimoine fluvial est au cœur de l’histoire du Québec et cet héritage peut être reconverti à des fins touristiques. La province compte deux routes thématiques axées sur ce patrimoine dont la Route des Navigateurs, qui retrace l’histoire du fleuve à travers une centaine d’activités, d’attraits, d’événements et de points de vue.

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Source: Route des phares

Cet héritage peut aussi être célébré par des événements. C’est le cas de la Régate 1900, organisée dans la région des Pays de la Loire et qui réunit diverses embarcations de rivière et de lac inspirées de la « Belle Époque ». Ce rassemblement vise ainsi à faire revivre les loisirs et sports nautiques du début du XXe siècle.

Exemples tirés de l’analyse Valorisation du patrimoine fluvial et maritime

Découvrez d’autres produits inspirants dans notre catégorie des produits et activités touristiques.

Consultez les autres articles de l’édition Top 2015 :

Image à la une : © Québec Original

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Produits et activités

Activités de voyage : qui fait quoi?

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage portant sur les habitudes de voyage des touristes des principaux marchés du Québec, soit les Ontariens, les Américains, les Français et les Québécois. Voici un aperçu de l’un des volets de cette étude, soit les activités pratiquées en voyage. Des détails supplémentaires de cette étude sont présentés à la fin de l’analyse. Pour certaines questions, les répondants devaient se référer à un voyage en particulier réalisé au cours des 12 derniers mois, vers n’importe quelle destination.

Le magasinage, encore et toujours

Parmi les activités culturelles ou de divertissement, faire les magasins occupe le premier rang auprès des voyageurs québécois, ontariens et américains, et ce, toutes destinations confondues. La découverte urbaine, la dégustation d’un repas gastronomique et la visite de musées et de sites historiques suivent. Le tableau 1 illustre la participation des voyageurs à certaines activités touristiques.

Les voyageurs français dévoilent quant à eux un portrait différent : ils préfèrent explorer la ville. Près des deux tiers d’entre eux s’y adonnent en voyage. Ils sont aussi plus portés que les autres à visiter des musées et des sites historiques. Plus d’un voyageur français sur quatre a visité un parc naturel pendant un de ses voyages au cours des 12 derniers mois, soit beaucoup plus que les touristes des autres marchés. La dégustation d’un repas gastronomique est sensiblement aussi populaire auprès des Français qu’elle l’est auprès des Québécois et des Américains.

Les voyageurs ontariens sont les plus friands de magasinage, de gastronomie et d’activités culturelles. Les Américains sont les plus enclins à se rendre dans un casino. Outre les activités mentionnées dans le tableau 1, les Français visitent les jardins botaniques (16 %) et effectuent des activités en milieu autochtone (13 %) davantage que les touristes des autres marchés à l’étude.

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Les données en gris constituent des proportions plus faibles que pour les autres marchés; celles en gras sont plus élevées.

La randonnée et la baignade

Parmi les principales activités physiques ou de plein air pratiquées en voyage l’été, la randonnée pédestre et la baignade dans un plan d’eau naturel et en piscine sont les grandes favorites, du moins chez les Québécois et les Français. Pour les Américains et les Ontariens, la baignade en piscine arrive au premier rang, suivie de celle en plan d’eau naturel, puis de la randonnée. La pêche est pratiquée par 11 % des voyageurs québécois et quelque 10 % d’entre eux s’adonnent au camping (voir le tableau 2).

Ajoutons que les voyageurs français sont plus enclins à faire du vélo de route (10 % contre 4 % à 6 %) que les autres. Plus ou moins le quart des voyageurs québécois et français ne pratiquent pas d’activités physiques ou de plein air en voyage l’été. Cette proportion s’élève à plus du tiers des voyageurs américains et ontariens.

 Activites_de_voyage_tableau_2

Les données en gris constituent des proportions plus faibles que pour les autres marchés; celles en gras sont plus élevées.

Et les activités hivernales?

Parmi les répondants, 19 % des Québécois et 24 % des Français soutiennent avoir fait de la randonnée pédestre lors d’un séjour hivernal au cours des 12 derniers mois. Les autres activités de plein air, tels le patin, la raquette ou encore le ski alpin, ont été pratiquées par moins de 8 % des voyageurs interrogés. En fait, près des deux tiers des voyageurs québécois affirment n’avoir pratiqué aucune activité de plein air dans le cadre d’un séjour hivernal réalisé au cours des 12 derniers mois. Cette proportion s’élève à un peu plus de 40 % chez les voyageurs ontariens et américains et au tiers pour les Français.

Les Québécois au Québec

En voyage au Québec, les Québécois sont moins enclins à effectuer la plupart des activités qu’ils pratiquent lors de leurs séjours en dehors de la province, sauf dans le cas de la randonnée pédestre (été comme hiver), de la pêche et du camping, qu’ils pratiquent davantage. Néanmoins, la découverte d’une ville et le magasinage récoltent les plus fortes proportions. Le tableau 3 illustre ces activités.

 Activites_de_voyage_tableau_3

Les données en gris constituent des proportions plus faibles que la moyenne pour l’ensemble des destinations; celles en gras sont plus élevées.

 

De nombreuses autres activités figurent dans les carnets de voyage des touristes sondés. La visite d’un parc d’attractions, d’un zoo, l’observation d’oiseaux, l’escalade, le tourisme d’apprentissage, la navigation de plaisance, l’agrotourisme ou encore la réalisation d’un circuit thématique en sont quelques exemples. Ces activités ne sont pas illustrées dans les tableaux ci-dessus, parce que nous avons choisi de présenter les plus populaires parmi une soixantaine d’entre elles. Néanmoins, elles ont chacune leur importance et contribuent à la diversité et au dynamisme d’une destination.

À propos de cette étude :

Les deux partenaires principaux ayant contribué financièrement au projet sont AIMIA et le ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont les ATR associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des attractions touristiques du Québec et Festivals et événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Un rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015.

Image à la une : © iStock photo

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Marketing

Mesurer l’efficacité de votre marketing de contenu

Du 12 au 18 avril dernier se tenait le 40e Mountain Travel Symposium à Whistler, en Colombie-Britannique. Mesdames M.J. Legault et Danielle Kristmanson, fondatrices de l’agence marketing Origin Design, y ont présenté les indicateurs de performance (Key Performance Indice, KPI) à surveiller pour mesurer la pertinence d’un contenu marketing. Elles ont également donné un aperçu des outils à utiliser pour y parvenir.

D’entrée de jeu, madame Legault souligne que, pour mesurer l’efficacité du marketing de contenu, il faut d’abord bien connaître sa clientèle cible, ses besoins, ses motivations. Il importe aussi de savoir comment et où elle est disposée à consommer du contenu marketing (médias sociaux, site Web, etc.) et quelles sont ses habitudes d’achat (comment, quand, où et pourquoi a-t-elle acheté ce produit dans le passé)? Puis il est nécessaire de comprendre son parcours décisionnel (voir l’image ci-dessous) pour enfin choisir le contenu, les indicateurs et les outils de mesure appropriés.

 

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Source : Origin Design

 

1.  Le rêve

À cette étape, le contenu publié vise à attirer l’attention, inspirer, informer, divertir et amener les consommateurs à considérer votre destination pour leur prochain voyage.

La vidéo, comme celle de la station Whistler Blackcomb, qui présente de spectaculaires paysages de montagne combinés au tour de force technologique de la télécabine PEAK 2 PEAK reliant les deux sommets, constitue un exemple de marketing de contenu inspirant qui peut faire rêver, selon madame Kristmanson. La vidéo de la compagnie aérienne Siberian Airlines (S7 Airlines) offre également un excellent exemple de marketing de contenu destiné à attirer l’attention du consommateur potentiel.

Source : Viméo

L’indicateur clé est la « consommation » de votre contenu :

  • Combien de gens l’ont vu ou téléchargé?
  • Est-ce que ceux qui l’ont « consommé » s’intéressent à d’autres contenus sur votre site Web, et si c’est le cas, le font-ils d’une manière et à une fréquence différente des autres visiteurs du site?
  • Reviennent-ils voir d’autres contenus? Le font-ils plus fréquemment que les visiteurs globaux du site?

L’image suivante présente les éléments à mesurer pour répondre à ces questions et les outils pour y parvenir.

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2.  L’évaluation

Durant l’étape de l’évaluation, le marketing de contenu vise à :

  • accroître la compréhension de la destination (voir l’exemple de Squaw Valley ci-dessous);
  • faciliter la comparaison;
  • favoriser l’engagement des pairs. Un excellent exemple est celui de la vidéo d’Airbnb — KLM, qui a été vue par plus d’un million de personnes et qui a été partagée des milliers de fois.

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Source : Squaw Valley — Alpine Meadows

Le mot clé ici est l’engagement :

  • Combien de temps les gens passent-ils à lire ou à regarder votre contenu?
  • Combien de fois le contenu est-il partagé avec d’autres?
  • Que font les internautes après l’avoir « consommé »?

En plus des outils cités à l’étape précédente, on se sert de MOZ Analytics, Buzzsumo ou BuzzStream pour mesurer l’engagement et calculer :

  • le temps passé sur le site ou à regarder une vidéo;
  • le nombre de j’aime, de gazouillis, de partages;
  • le taux de rebond;
  • le nombre de pages vues par visite;
  • les commentaires ou les abonnements;
  • les liens entrants;
  • les mentions dans les médias.

3.  La validation

Lorsque le client potentiel est en phase de validation de son choix de destination ou d’activité, l’entreprise doit faciliter le partage, la conversation et l’endossement par un tiers, pour ensuite mener à des intentions d’achat, souligne Mme Kristmanson. C’est pour attirer cette clientèle éventuelle que la station Sun Valley, dans l’Idaho, a décidé de faire appel à ses fans et à ses adeptes, qui ont gentiment partagé plus de 2000 photos avec le mot-clic #SeekSunValley.

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Source : Visit Sun Valley

Encore une fois, l’indicateur clé demeure l’engagement par rapport au contenu :

  • Le contenu est-il facile à partager?
  • Combien de fois et comment est-il partagé avec les autres?
  • Comment est-il présenté dans des sites de commentaires?
  • Existe-t-il des requêtes laissées sans réponse, des conversations dont on ne fait pas partie?

On le mesure en nombre de j’aime, de gazouillis, de partages, de commentaires, d’abonnements et de liens entrants avec l’aide de ces outils : radian6, BuzzStream, mention, SproutSocial et ViralHeat.

4.  La conversion

À cette étape, les objectifs à atteindre concernent :

  • les microconversions (par ex. : abonnements à une infolettre; téléchargement de guides touristiques, demandes de renseignements) (voir l’exemple de Travel Oregon ci-dessous);
  • les taux de clics pour les boutons d’« appel à l’action » (call to action).

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Source : Travel Oregon

Évidemment, l’indicateur clé est la conversion, qui se mesure par le nombre de formulaires remplis, de courriels recueillis et d’abonnements, ainsi que par le bavardage social engendré. Plusieurs outils déjà présentés dans cette analyse, auxquels s’ajoutent Kissmetrics et salesforces, permettent de parvenir à ses fins.

5.  La recommandation

Le contenu qui atteindra efficacement le voyageur parvenu à la dernière étape de son parcours décisionnel doit être inspirant, tout comme celui utilisé à la phase du rêve. Il faut qu’il soit suffisamment intéressant pour encourager des ambassadeurs à le partager à leur tour dans leurs propres réseaux. À cet effet, Mme Kristmanson soulignait la campagne #WhistlerUnfiltered, qui utilisait la photographie et les histoires d’ambassadeurs de la station pour aider les visiteurs potentiels à imaginer leur propre expérience et les encourager à planifier leur propre voyage. Les récentes campagnes InspiredbyIceland : Demandez Gudmunder et Jennifer’s Story : The ultimate secret tour of Iceland sont aussi de très bons exemples d’ambassadeurs inspirants.

Source : Vimeo

À ce stade, l’indicateur est l’amplification du contenu et la fidélisation, qui se mesurent avec ConstantContact, ExactTarget, eloqua, HubSpot et Marketo. Les éléments recherchés sont :

  • le nombre de commentaires;
  • le contenu généré par les consommateurs;
  • les liens de référence;
  • les achats ou les visites répétés;
  • les faibles taux de désabonnement.

Tous ces indicateurs et ces outils ne serviraient à rien si l’information recueillie n’était pas analysée ou traitée. En terminant, Mme Kristmanson a insisté sur l’importance de créer un tableau de bord pour permettre de voir les tendances, ce qui fonctionne bien ou moins bien afin de pouvoir adapter le contenu ultérieurement. Tout un programme!

 

 

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Ressources humaines Transport

Jay Peak: Une navette pour les employés

Quatre navettes de douze passagers facilitent désormais les trajets domicile-travail des employés de la station de ski Jay Peak, au Vermont. Cette initiative, financée par la station ainsi que par la Vermont Agency of Transportation, permet de desservir six villes environnantes. Si la demande augmente, quatre autres véhicules pourront être ajoutés afin d’étendre le service à d’autres municipalités.

Jay Peak a bénéficié d’investissements majeurs au cours des dernières années et ses besoins en main-d’œuvre se sont multipliés, alors que les défis de recrutement sont déjà nombreux. De 500 personnes embauchées en 2010, la station est passée aujourd’hui à quelque 1500 employés.

Beaucoup moins cher que les résidences de personnel que l’on trouve dans certaines stations majeures telles Whistler et Banff, ce service de navette original contribue à alimenter l’image dynamique de Jay Peak et à souligner les efforts du Vermont en matière de respect de l’environnement.

 

Image à la une : Jay Peak

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Produits et activités

Se démarquer d’un coup de patin

L’activité hivernale la plus populaire

Selon l’enquête 2014 de Print Measurement Bureau, 17 % des Québécois de 12 ans ou plus ont patiné au moins une fois au cours des 12 derniers mois, ce qui représente plus de 1,2 million d’individus. Ces données en font l’activité sportive hivernale la plus pratiquée dans la province. Si les Québécois sont les plus grands patineurs du pays, les autres Canadiens ne sont pas en reste. Les taux de pratique sont de 13 % pour la population ontarienne de 12 ans ou plus, de 15 % pour les résidents des Prairies, de 12 % pour ceux des provinces de l’Atlantique et de 10 % pour les Britanno-Colombiens. Aux États-Unis, la Outdoor Foundation indique que 10,7 millions de personnes ont fait du patin à glace en 2013, soit 3,7 % de la population totale. On peut supposer que les États plus nordiques comptent un plus grand nombre de patineurs que ceux des régions chaudes où poussent les palmiers.

Si de nombreuses municipalités ont des patinoires, encore peu d’entre elles les transforment en attrait majeur. Pourtant, certains succès inspirent, telle la patinoire du canal Rideau, qui accueille plus d’un million de patineurs par année. En voici d’autres, d’ailleurs.

Cœurs urbains féériques

La patinoire de la célèbre place Rouge de Moscou est joliment illuminée. Elle a été le théâtre d’un spectacle de patinage artistique et d’une partie de hockey jouée par des vétérans lors des Jeux olympiques d’hiver de 2014. Montréal envisage d’ailleurs la possibilité de présenter un match extérieur sur l’île Notre-Dame lors des célébrations du 375e anniversaire de la ville.

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Source : boro.gr

À Londres, la belle cour intérieure de style néoclassique de la Somerset House, un centre culturel, se transforme en patinoire durant l’hiver. Un « chalet » commandité par la chic boutique Fortnum & Mason permet aux patineurs de prendre une pause en dégustant un thé à la crème ou des truffes et du champagne.

Source : Somerset House

Wiener Eistraum (traduction libre : « rêve de glace viennois ») est un événement de patinage organisé par la Ville de Vienne devant l’hôtel de ville. En plus de la patinoire principale, on peut se balader à travers un réseau de sentiers glacés serpentant le parc de l’hôtel de ville ou tester l’une des six allées de curling.

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Source : Wiener Eistraum

Créativité et design

Au cœur du centre-ville de Winnipeg, la Red River Mutual Trail est, en hiver, une longue voie glacée offrant une programmation intéressante. Outre patiner, il est possible de faire du curling, du hockey, de la marche, des activités familiales et du ballon-balai. L’attrait principal demeure toutefois le concours international d’architecture pour des abris ou des installations le long du sentier glacé. Ce concours a donné naissance à des œuvres insolites et originales (voir les gagnants de cette année et des années précédentes).

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Source : Mirror Cloaking by: University of Manitoba, from Winnipeg, Canada, Warming Huts

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Source : Warming Huts

Intérieure et grandiose

À Paris, le Grand Palais s’est transformé en patinoire de 2700 mètres carrés de la mi-décembre au début janvier 2015. L’opération était organisée en partenariat avec la marque Ferrero Rocher, qui a distribué quelque 300 000 chocolats. Les patineurs pouvaient se réchauffer autour d’un chocolat ou d’un vin chaud au Café des Glaces ou encore magasiner dans la boutique temporaire Rossignol. Une partie de l’espace était privatisable pour la tenue d’événements.

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Source : Le Grand Palais des Glaces

Forfaitisation

L’hôtel Fairmont Empress, à Victoria, a créé une patinoire à l’hiver 2014-2015. Elle était ouverte jusqu’à la mi-janvier et proposait un forfait comprenant la chambre, la location de patins, une séance d’entraînement pour les clients non expérimentés ainsi que des boissons chaudes. Il n’est toutefois pas nécessaire de créer sa propre patinoire. Il s’agit d’une offre facile à développer pour tout hébergement à proximité d’une patinoire. Le succès du forfait reposera aussi sur les petites attentions distinctives, par exemple le prêt de fourrures, le vin chaud, le transport en calèche, etc.

Projets de parcours urbains

Montréal rêve depuis longtemps d’un parcours d’envergure, comme celui du canal Rideau. C’est pourquoi la Ville relance le projet d’aménagement du canal de Lachine pour son 375anniversaire en 2017. Parcs Canada et quatre arrondissements pourraient y aménager des sentiers de patinage libre, des sections réservées au hockey ainsi que des pistes de ski de fond et de raquettes sur 14 km.

La Ville d’Edmonton en Alberta déploie des efforts depuis quelques années afin de se démarquer en tant que destination hivernale. Sur les planches, le projet prend la forme d’une patinoire linéaire qui traverserait toute la ville. Une telle installation permettrait non seulement aux résidents de s’en servir comme voie de transport et de divertissement, mais aussi d’accroître l’attractivité touristique de la ville. Le parcours franchirait différents quartiers, en passant par une forêt et un secteur culturel. Cette vidéo explique le projet.

Jouer les cartes de l’hiver et de l’audace

Malgré la nécessité d’un entretien rigoureux et les incertitudes liées au climat, un site de patinage demeure une offre relativement simple à développer, car elle est accessible à toutes les régions du Québec et attire un public important. En effet, un large pan de la population patine déjà et les non-initiés peuvent aisément se lancer dans cette activité de loisir. Le Québec propose de très beaux sentiers en forêt tout comme des patinoires en ville, telles celles de la place D’Youville à Québec et du Vieux-Port de Montréal, du parc La Fontaine ou du lac des Castors. Ces lieux – ou des nouveaux – ne gagneraient-ils pas à pousser l’audace un peu plus loin? Que ce soit par l’art, les activités, un éclairage innovant ou toute autre touche originale, il n’en faut peut-être pas beaucoup pour passer de simple patinoire à point d’intérêt touristique incontournable.

 

Image à la Une : Tourisme Québec

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Produits et activités

Les marchés de Noël charment les croisiéristes

Les compagnies de croisières offrent depuis quelques années des excursions dans les marchés de Noël, une thématique qui gagne en popularité et qui prolonge la saison touristique sur l’eau. C’est sur le Danube, le Main et le Rhin que l’on trouve la majorité de l’offre.

L’engouement pour la thématique des marchés de Noël se traduit par une hausse de 37% des départs par rapport à l’an dernier pour CroisiEurope, l’ajout d’un quatrième navire pour Tauck et une augmentation des départs de 10% pour AmaWaterwaya et Viking River Cruises.

Pour les passagers, c’est l’occasion de boire un petit vin chaud, de magasiner les cadeaux des Fêtes, de se fondre parmi les locaux et de vivre une expérience authentique.

Source: Youtube

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Intentions de voyage des canadiens pour l’hiver 2015

Les intentions de départ

Les résultats de l’enquête menée en octobre dernier montrent que près des deux tiers (61%) des Canadiens prévoient prendre des vacances cet hiver (voir le tableau 1), soit 5% de moins que l’an dernier. Cependant, les provinces canadiennes auront du fil à retordre pour intéresser leur population à demeurer au pays. En effet, la proportion de répondants qui planifient voyager au Canada pour leurs plus longues vacances cet hiver est en baisse de près de 6% par rapport à l’année dernière, passant de 19,3% en 2013 à 13,8% en 2014. Néanmoins, malgré une diminution de la valeur du dollar canadien, les intentions de voyage vers des destinations américaines et d’autres destinations internationales sont en légère hausse par rapport à l’an dernier (voir le tableau 1).

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Des voyages au Canada et dans leur province d’origine

Parmi les répondants qui ont déclaré prévoir prendre des vacances cet hiver, les Québécois sont les plus susceptibles (30%) de voyager au Canada, suivis des gens de l’Atlantique (25%). En revanche, la proportion est plus faible chez les résidents de l’Ontario (18%), qui sont ceux, parmi tous les Canadiens, qui prévoient voyager le plus à l’extérieur du pays cet hiver (voir le graphique 1).

À ceux qui envisagent de séjourner au Canada, l’enquête a également demandé dans quelle province ils ont prévu passer le plus de nuits. Les résultats révèlent une forte préférence pour leur province d’origine. En fait, plus des deux tiers des Canadiens ont mentionné qu’ils voyageraient dans leur province ou leur région. Les répondants du Canada atlantique, du Québec et la Colombie-Britannique sont les plus susceptibles de séjourner chez eux, alors que ceux de l’Ontario et des Prairies le sont moins.

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L’Ontario et le Québec demeurent populaires

Comme toujours, l’Ontario est la destination la plus populaire pour les Canadiens qui planifient des vacances au Canada cet hiver. Toutefois, la part de cette province dans les intentions de voyage est en baisse, glissant à 27% comparativement à 33% l’an dernier. Il semble que la légère augmentation des visites prévues à partir de marchés plus éloignés comme l’Alberta et la Colombie-Britannique ne suffira pas à compenser la diminution du nombre de voyageurs en provenance de l’Ontario et du Québec (voir le tableau 2).

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Le Québec est la deuxième destination la plus populaire auprès des répondants qui prévoient voyager au Canada cet hiver

Le Québec est la deuxième destination la plus populaire auprès des répondants qui prévoient voyager au Canada cet hiver (26,5%). En fait, le Québec a enregistré la plus forte augmentation de toutes les provinces cette année, soit 5,6% par rapport à l’année dernière. Cette hausse est principalement attribuable à la croissance du nombre de voyageurs québécois qui comptent rester dans leur province. Elle est aussi due en partie au plus grand intérêt des répondants albertains et britanno-colombiens pour la belle province.

La durée de séjour

Dans l’ensemble, les résultats du sondage suggèrent que la moyenne des vacances hivernales sera plus longue cet hiver que l’an dernier. Bien que plus de la moitié des répondants (56%) prévoient prendre des vacances qui dureront moins de 6 nuits, la proportion de ceux qui voyageront de 6 à 14 nuits est en hausse de 7% par rapport à l’année dernière: elle est passée de 32% en 2013 à 39% en 2014 (voir le graphique 2). La proportion de Canadiens qui pensent effectuer de plus longs séjours (15 jours ou plus) est très faible, soit d’environ 2,5%.

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Les activités pratiquées

Parmi les répondants qui ont l’intention de rester au Canada pour leurs vacances d’hiver, le tiers planifient s’adonner à une ou plusieurs activités de plein air, ce qui constitue une augmentation considérable par rapport aux 26,6% de l’an dernier. Le ski alpin (17%), le ski de fond (12%), la motoneige (11%) et la planche à neige (10%) semblent être les plus populaires (voir le tableau 3). La visite d’un site historique (23%) ou d’un musée ou d’une galerie d’art (21%) complète la liste des principales activités prévues au programme des vacances hivernales des Canadiens.

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Le Québec semble bien tirer son épingle du jeu lorsqu’on analyse les intentions de voyage des Canadiens, mais le tout est de savoir si ces intentions se concrétiseront. Espérons-le!

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Marketing

Service 2.0 dans les stations de ski

 

Comme chaque année depuis maintenant dix ans, le magazine Ski Area Management (SAM) publie les bonnes et les moins bonnes initiatives marketing des stations de ski. Les experts responsables de les évaluer estiment que la saison 2013-2014 a été teintée d’une certaine maturité par rapport à l’utilisation des technologies telles que le Web, les applications mobiles et les médias sociaux. Voici quelques exemples inspirants liés au service à la clientèle.

L’application Sherpa: un guide pour la descente

Copper Mountain, au Colorado, a développé une application géolocalisée pour téléphone intelligent qui permet à l’utilisateur d’obtenir des renseignements en fonction de l’endroit où il se trouve. Le skieur reçoit ainsi des informations vocales sur la direction à prendre pour profiter d’une neige fraîchement tombée, un bref historique concernant le nom de la piste sur laquelle il se trouve ou encore les promotions en cours au restaurant se trouvant à quelques mètres de là. La réaction des utilisateurs par rapport à l’application s’est révélée extrêmement positive. La vidéo ci-dessous la présente.

L’humour pour s’en sortir

Au Wyoming, la station de ski Jackson Hole a accidentellement envoyé un courriel à tous ses contacts, alors qu’elle ne s’adressait qu’aux clients sur le point de se rendre à destination. Pour corriger le tir, l’équipe marketing a concocté un message d’excuses intitulé «Our Moosetake», en y joignant une photo d’orignal ainsi qu’un mot expliquant le malentendu. Voilà une petite erreur qui fut bien récupérée.

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Source: Ski Area Management

La formation des clientes comme ambassadrices

Inciter les clients à partager de l’information et des photos de leur séjour, c’est bien, mais les aider à le faire, c’est encore mieux! Les jeunes adultes de la génération Y le font presque d’instinct, mais ce n’est pas nécessairement le cas des X et des baby-boomers. Vail Resorts l’a bien compris et propose, sur son blogue Epic Moms, un article portant sur le fonctionnement d’Instagram: «How to Instagram your ski trip». Cette publication a stimulé le partage de photos sur la plateforme, en plus de créer une impression positive auprès de ce segment de clientèle que sont les mères.

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Source: Epic Moms

Le clavardage avec ses futurs clients

Le centre de villégiature Aspen/Snowmass, au Colorado, offre aux internautes de clavarder avec des membres du personnel pour obtenir des renseignements sur la destination*, un peu comme le font certains sites Web pour le soutien technique. Voilà qui s’ajoute aux options de contacts par les médias sociaux déjà bien mises en évidence sur le site Web grâce à la zone Aspen/Snowmass Live!. Le personnel est à l’affût et le consommateur se trouve à quelques clics d’une réponse personnalisée. Cela correspond bien aux exigences de la génération Y en matière d’instantanéité.

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Source: Ski Area Management

Des concours qui finissent bien… et moins bien

L’évaluation des initiatives marketing par les experts du magazine SAM a permis de dégager certaines tendances, comme la multiplication des concours sur les médias sociaux. On en compte de plus en plus et ils constituent une bonne façon de développer sa communauté et de favoriser l’intérêt des consommateurs pour la marque. Néanmoins, la transparence et le bon déroulement sont de mise pour obtenir l’effet escompté.

Le centre de villégiature Liberty Mountain, en Pennsylvanie, lançait un concours de photos en décembre 2013. Bien que l’initiative concernait la plateforme Instagram, les autres réseaux tels que Facebook, Twitter et YouTube ont été mis à contribution. L’annonce du concours #winteratliberty a pris la forme d’une image publiée sur Instagram, incluant les instructions. La station a animé les médias sociaux en annonçant les photos gagnantes chaque semaine, faisant ainsi des heureux, tout en augmentant l’effet viral et l’engagement des participants.

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Source: Instagram

À titre de contre-exemple, les experts du magazine SAM présentent le cas du concours EpicRace de Vail Resorts. Le défi consistait à figurer parmi les 10 premiers à skier dans les 26 stations réparties dans les 4 pays que rassemble l’Epic Pass. L’enjeu: un abonnement à vie dans toutes ces stations. Des centaines de participants se sont inscrits, ont investi des milliers de dollars et beaucoup de temps pour accomplir cet exploit, tout en faisant office d’ambassadeurs de la marque. Au fil d’arrivée, plusieurs participants ont remis en question la légitimité de la victoire de deux skieurs sur qui, de toute évidence, planaient de sérieux doutes. Les organisateurs n’ont pas donné d’explications claires et sont restés nébuleux dans leurs réponses aux nombreuses questions posées par les concurrents à ce sujet. Ces derniers, des partisans de la marque tout au long de l’aventure, en ont gardé un goût amer. Même les gagnants sont demeurés plutôt discrets.

De mieux en mieux

Les experts du magazine SAM estiment que la saison 2013-2014, contrairement aux saisons d’autres années, n’a pas connu de campagnes désastreuses sur les médias sociaux. Par le passé, certaines stations ont été victimes de l’effet viral que peuvent prendre des mauvaises nouvelles les concernant. Ces mêmes analystes révèlent aussi n’avoir rien observé de particulièrement extraordinaire. L’effet de nouveauté des médias sociaux s’est estompé, et les entreprises les maîtrisent mieux, mais elles doivent redoubler d’efforts et faire preuve de créativité pour sortir du lot et enrichir l’expérience virtuelle du client.

 

Image à la une: Aspen Snow Mass

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Produits et activités

Découvrir la destination à la pagaie

Le Print Measurement Bureau 2014 estime que 673 000 Québécois ont fait du canot à au moins une occasion au cours de la dernière année. C’est sensiblement le même nombre et la même proportion, soit plus ou moins 10% des Québécois de 12 ans et plus, depuis 5 ans. Bien que les statistiques sur la pratique du kayak et de la planche à pagaie (stand-up paddling, SUP) – planche individuelle sur laquelle on pagaie debout – ne soient pas disponibles, nous pouvons affirmer qu’il s’agit de deux activités en vogue depuis quelques années.

Le kayak au premier rang

Le kayak s’avère le sport de pagaie le plus populaire; le nombre de gens le pratiquant a augmenté de 20% de 2010 à 2012

L’organisme Outdoor Foundation publiait récemment un rapport sur la pratique des activités de pagaie par les Américains. L’étude révèle que plus de 19 millions d’individus (6,7% de la population de 6 ans et plus) se sont adonnés au canot, au kayak, à la planche à pagaie ou au rafting en 2012. Le kayak s’avère le sport de pagaie le plus populaire; le nombre de gens le pratiquant a augmenté de 20% de 2010 à 2012, et c’est en Nouvelle-Angleterre que son taux de pratique est le plus élevé (8,2% de la population). Le canot arrive en seconde place tous groupes d’âge confondus, mais il est le sport de pagaie le plus populaire parmi les jeunes de 6 à 17 ans. La fréquence de pratique du canot est plus élevée que pour les autres activités de pagaie, mais son nombre d’adeptes a diminué au cours des dernières années.

Le rafting récolte 1,3% de participants auprès de la population américaine. La plupart (68%) en ont fait moins de 3 fois au cours de l’année. Cette activité est surtout pratiquée par des garçons de 13 à 17 ans. Le rafting est aussi en perte de vitesse. La planche à pagaie est une activité nautique en pleine émergence, dont la croissance de 2010 à 2012 a été de 36%. Elle rejoint pour l’instant 1,5 million d’Américains, soit 0,5% de la population. La planche à pagaie séduit principalement les adultes de 18 à 44 ans. Le tableau suivant rassemble les faits saillants de l’étude de l’Outdoor Foundation et de Coleman.

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Faciliter la pratique et initier les jeunes

Les organismes comme Pagaie Canada et la Fédération québécoise du canot et du kayak rassemblent des programmes de formation pour apprendre aux gens à pratiquer ces sports. Aux États-Unis, le National Water Trail System (NWTS), une initiative gouvernementale, fait appel aux coopératives ainsi qu’aux organismes locaux et d’États qui gèrent les différents cours d’eau afin de regrouper les parcours canotables des États-Unis. Le NWTS a ainsi pour but de protéger et de restaurer les rivières, les lacs et leurs berges, tout en y favorisant l’accès aux loisirs de plein air. L’utilisateur peut se rendre sur le site Web de la NWTS pour consulter les parcours canotables, ainsi que les caractéristiques et les cartes utiles pour y naviguer. Les adeptes peuvent y partager leurs histoires de descente de rivières.

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Source: National Water Trails System

L’organisme américain Outdoor Nation, dont le but est d’inciter les jeunes – surtout ceux de la génération Y – à faire des activités de plein air, mise d’abord sur les sports de pagaie pour y arriver. En collaboration avec le U.S. National Park Service, entre autres, Outdoor Nation lance la troisième édition de Paddle Nation Grant, un programme de bourses pour les instigateurs de projets qui poussent les jeunes à pagayer. Chacun des 16 projets novateurs gagnants recevra une bourse de 2500 dollars américains.          

Sortir des sentiers battus… et se régaler!

Les adeptes de sports de pagaie s’organisent pour pratiquer leur activité de façon autonome ou avec des groupes d’initiés. Mais pour inciter les néophytes à le faire, le producteur doit offrir le service complet qui comprend une courte formation, l’équipement et l’activité guidée. Plusieurs petites entreprises québécoises le font. Certaines vont au-delà de l’offre traditionnelle avec des sorties en mer en plein hiver. C’est le cas de Katabatik, qui propose des sorties hivernales en kayak sur le fleuve dans la région de Charlevoix. L’activité n’est pas plus difficile à pratiquer qu’en été, selon le propriétaire. Lorsque l’on est bien habillé, il s’agit d’une expérience unique et mémorable.

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Source: Katabatik

D’autres entreprises misent aussi sur l’aspect épicurien des voyageurs, comme Fjord en Kayak, au Saguenay, qui propose un menu gourmand. En Colombie-Britannique, Edible Canada et Sealegs Kayaking ont créé les Gourmet Kayaking Weekend. Ces séjours combinent la découverte des Gulf Islands en kayak, des nuitées sous la tente et des repas conçus par des chefs à l’aide de produits locaux et de vins de la région. La vidéo suivante donne un aperçu d’un séjour type.

Jouer la carte de la nouveauté

L’effet de nouveauté de la planche à pagaie se fait toujours sentir. Sa polyvalence en fait une activité qui peut se conjuguer de multiples façons, que ce soit en lac, en rivière, que l’on soit jeune ou moins jeune, sur un cours d’eau agité ou calme. D’ailleurs, le SUP Yoga est pratiqué autant en ville qu’en milieu de villégiature. Méditer en plein lac tout en cherchant l’équilibre sur sa planche se prête bien aux objectifs du yoga. Les retraites de SUP yoga se multiplient. Juna Yoga offre notamment à Mont-Tremblant une retraite yoga + SUP + écologie. Le forfait comprend aussi des activités de plein air et des ateliers de cuisine biologique.

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Source: Juna Yoga

Un moyen de découverte et de sensibilisation

Pour le Québec et le Canada, les sports de pagaie représentent tout un pan de l’histoire et s’inscrivent dans le patrimoine. Autrefois un moyen de déplacement, ce type d’activité pourrait contribuer à l’interprétation des lieux et à la découverte de milieux naturels et d’espaces spectaculaires, parfois même inaccessibles autrement que par voie d’eau. Les sports de pagaie, qui incitent à la contemplation, permettent de se rapprocher de la nature et de sensibiliser l’utilisateur à sa protection, pour un tourisme plus durable.

 

 Image à la une ©istockphoto