Pour dissuader les clients d’utiliser leur voiture après une soirée bien arrosée, un hôtelier-restaurateur français offre un rabais de 50% sur les chambres à tous ceux qui en louent une après 23 h, sur place ou encore par téléphone. Voilà une idée qui combine un geste de générosité (signe de conscientisation sociale) à une stratégie commerciale (puisqu’il est préférable de louer une chambre à prix réduit que de la laisser vide).
Le menu de cocktails d’un établissement reflète désormais son degré de maîtrise de la technique et son niveau de créativité. Non seulement le choix des mélanges cherchera à satisfaire toutes les envies, mais il devra être adapté à la gastronomie du restaurant, au thème du bar et à l’essence des lieux. En plus de confirmer la réputation épicurienne de l’hôtel, une offre alléchante liée aux prestations du bar permet à un établissement d’accroître ses revenus tout en améliorant l’expérience des clients. Afin de vous tenir au parfum des grandes tendances qui infusent ce secteur, nous partageons une recette qui vous invite à repenser vos services autour des cocktails.
Commencer avec des ingrédients frais, locaux et saisonniers
Cocktails culinaires, liqueurs artisanales, créations originales aux signatures régionales, ingrédients exotiques, mariages inédits de saveurs et de textures : la mixologie d’aujourd’hui explore de nouveaux territoires pour le plaisir du palais des convives. Les saveurs naturelles l’emportent, avec des boissons à base de fruits et légumes frais, et parfois même, d’algues et de fleurs.
une offre alléchante liée aux prestations du bar permet à un établissement d’accroître ses revenus tout en améliorant l’expérience des clients
La philosophie «de la ferme à la table» s’applique aussi au bar. L’approvisionnement local permet à l’établissement de créer des boissons qui reflètent l’essence du lieu et contribuent aux pratiques durables en restauration. Soulignons, à titre d’exemple, l’initiative 100 Mile Cocktails, de la chaîne Four Seasons. Les 90 établissements ont tous relevé le défi de concevoir des cocktails à base d’ingrédients qui proviennent d’un rayon maximum de 100 miles (160 kilomètres) de l’hôtel, dont les recettes sont partagées sur le microsite Web à vocation culinaire taste.fourseasons.com.
L’engouement pour la fraîcheur des composantes ne s’arrête pas là! S’inspirant du concept grow your own adopté par les restaurateurs, certains hôtels et bars vont jusqu’à cultiver eux-mêmes les fruits, légumes et herbes qui constitueront leurs créations. À New York, l’emblématique Waldorf Astoria dispose d’un jardin sur la terrasse de son toit qui fournit les ingrédients pour les cocktails servis au bar.
Après les cours de cuisine et d’œnologie, les ateliers de mixologie s’ajoutent à l’offre d’expériences éducatives proposée par les hôtels. Cette formule permet aux établissements reconnus pour leur bar de partager leur savoir-faire dans un contexte interactif et ludique ainsi que de présenter les lieux sous une autre facette. Les barmans dévoilent leurs astuces de préparation, leurs recettes et des éléments historiques liés à l’art du cocktail.
Beaucoup d’hôtels, comme l’Hotel Bel-Air ou le W de Barcelone, ont développé des formules qui se prêtent bien aux activités de team buiding, aux pauses divertissantes lors de séminaires d’entreprise ou de séjours de motivation.
Grâce à ses murs de menthe fraîche, le Bacardi Mojito Lab de l’hôtel Le Mareuil ressort véritablement du lot avec son concept thématique centré sur ce fameux cocktail. La conception et la dégustation de trois mélanges sont accompagnées de la découverte des diverses menthes et de l’histoire du mojito.
Incorporer une dose généreuse de médias sociaux pour rehausser l’effet
Les hôtels souhaitant se faire connaître pour leur expérience de bar et leurs mélanges s’assureront de présenter à leurs convives des cocktails aussi photogéniques qu’originaux.
Amplifiée par le mobile, la tendance du food art se traduit par un enthousiasme sans relâche pour la photographie de mets et de boissons. Les plateformes visuelles comme Instagram et Pinterest, mais aussi Facebook et Twitter, sont prises d’assaut par les clichés de ce type. Les hôtels souhaitant se faire connaître pour leur expérience de bar et leurs mélanges s’assureront de présenter à leurs convives des cocktails aussi photogéniques qu’originaux.
Certains hôtels diffusent également sur YouTube des vidéos sur la mixologie mettant en vedette un de leurs barmans. Il s’agit surtout de tutoriels portant sur la préparation d’un cocktail, comme le démontre cette vidéo du MGM Grand, à Las Vegas (voir la vidéo suivante). Cette plateforme pourrait aussi être utilisée pour le partage de conseils et d’informations sur les différents principes de cet art.
Compléter avec une touche originale
Un élément novateur et l’attention portée aux détails insufflent une personnalité unique au service au bar. Pour développer ce caractère distinctif, les établissements doivent s’inspirer des dernières tendances en matière de mixologie et user de créativité afin de les adapter à leur image de marque ou à leur offre gastronomique.
Les cocktails faits maison, puis mis en bouteille sont en vogue dans les restaurants comme dans les bars. Bien qu’ils prennent plus de temps à préparer, les mélanges embouteillés ont l’avantage de pouvoir être parfaitement dosés et de réduire le temps de livraison de la commande au bar. De l’étiquette posée au type de bouteille utilisé, l’emballage présente une occasion pour l’établissement de communiquer sur son branding.
Le bar de l’hôtel Cosmopolitan à Las Vegas – le Rose. Rabbit. Lie. – vend des cocktails dans des bouteilles sur lesquelles son logo est gravé. Les préparations sont servies sur de la glace taillée sur mesure.
Le NoMad Hotel de New York a créé une série de cartes illustrées pour aider ses clients VIP à faire leur choix de cocktail. L’image est censée refléter les envies et les goûts de l’invité. Elle détermine ainsi la boisson qui lui sera servie.
Plusieurs hôtels haut de gamme des États-Unis proposent désormais un service de cocktails à la chambre. Les clients de l’hôtel The James peuvent choisir de préparer eux-mêmes leurs boissons ou de suivre un atelier privé de mixologie avec un barman. Ils reçoivent des kits personnalisés contenant les ingrédients de leur choix, en plus d’obtenir une copie du livre American Bar, qui regroupe plus de 200 recettes de cocktails.
Les hôtels branchés ciblant une jeune clientèle font plutôt la promotion de la formule pre-party ou after-party. Grâce au service One While Changing du Soho Beach House, à Miami, un barman vient apporter la boisson directement à la chambre pendant que le client se prépare pour la soirée.
Avec une clientèle de plus en plus habituée à trouver des listes de cocktails inventifs dans les lieux qu’elle fréquente localement, les hôtels doivent s’assurer de laisser leur marque sur les papilles gustatives. Pour se distinguer de la concurrence, pourquoi ne pas passer par le bar?
Stéphane Alozy, vice-président, service conseil, associé chez Sid Lee, Florence Girod, vice-présidente, planification stratégique chez Cossette et Benoit Renaud, directeur général et planification stratégique chez Oasis Communication-Marketing étaient invités à discuter des enjeux de la commercialisation des destinations touristiques lors du dernier Gueuleton touristique organisé par la Chaire de tourisme Transat de l’ESG-UQÀM.
Pour les trois panélistes, la force principale du Québec réside dans ses habitants, «ses gens». La mise en tourisme de la destination et les produits développés offrent aux touristes la possibilité d’interagir avec les Québécois et de ressentir leur jovialité et leur soif de divertissement. Les festivals, les possibilités d’interaction avec la nature et le positionnement du Québec, à la rencontre des cultures américaine et européenne,constituent les principaux atouts de la destination. La qualité de l’offre québécoise permet de concurrencer les destinations de courts séjours (Toronto, Chicago) tout en s’intégrant dans une offre nord-américaine globale.
Sur quoi miser pour attirer les touristes?
La notion d’authenticité est revenue à plusieurs reprises au cours de la discussion: les campagnes marketing doivent représenter l’essence de la culture québécoise. Pour Florence Girod, il est essentiel de miser sur la participation des locaux et la «création de conteurs». Cette idée est validée par Stéphane Alozy, pour qui la mécanique de la campagne est aussi importante que la création. Autrement dit, la forme joue autant que le fond.
Alors que Benoit Renaud avance la nécessité de proposer un produit organisé et structuré, Florence Girod suggère également de s’intéresser aux offres plus secondaires ou émergentes afin de «dénicher les petits bijoux qu’on n’avait pas vus».
Selon Stéphane Alozy, il ne faut pas chercher à imposer son produit. L’ancienne façon d’aborder le marketing doit être repensée pour aller dans le sens du client, en cherchant à comprendre ses attentes. Mais c’est là que les choses se compliquent… En tourisme, la connaissance de la cible à atteindre est particulièrement délicate à maîtriser vu sa diversité et son éclatement. De plus, avec la multiplication des plateformes d’information et de réservation, il est de plus en plus difficile de canaliser le client pendant tout le processus d’achat.
Devant une clientèle plus autonome et moins fidèle, une variété de produits doit être proposée. Pour Florence Girod, il est indispensable de rassurer les gens sur le fait qu’ils vont passer de bonnes vacances. Stéphane Alozy, quant à lui, insiste sur l’importance de miser sur les intérêts affinitaires: il est essentiel d’attirer le client avec des activités qu’il connaît et qu’il pratique déjà (la gastronomie, par exemple), pour ensuite lui faire découvrir les autres forces de la destination. Dans le même ordre d’idées, Florence Girod suggère de mener des programmes de motivation pour inciter les Québécois à voyager dans leur province.
État du marketing touristique au Québec
Globalement, les trois panélistes reconnaissent la bonne approche de la mise en marché du Québec. Selon Stéphane Alozy, «Tourisme Montréal est regardé par le monde entier». Benoit Renaud souligne le fait que les intervenants touristiques d’ici font preuve de créativité, de passion et d’une «belle intelligence marketing».
L’accent est néanmoins mis sur la nécessité de faire exister le Québec en tant que destination, en le dissociant du reste du Canada. Il faut donc veiller à parler d’une même voix, essayer de structurer le message qui sera véhiculé. Stéphane Alozy rappelle par ailleurs que bien qu’une communication unifiée soit indispensable, il ne faut pas négliger les initiatives individuelles en favorisant la créativité et l’engouement citoyen.
Les coups de cœur des panélistes
Tourisme Montréal
Stéphane Alozy est d’avis que la campagne de Tourisme Montréal qui vise le segment LGBT se démarque tant par l’originalité de son message que par son format de série, diffusée sur la chaîne américaine Logotv.com et sur le Web. Le projet, issu d’une coproduction impliquant Viacom, Sid Lee et Tourisme Montréal, fait grand bruit dans le milieu de la publicité et véhicule une image positive de la destination.
Florence Girod salue le courage de cette initiative de la Suède, qui a choisi de laisser la gestion de son compte Twitter aux locaux. Le contenu sort des discours publicitaires traditionnels et est axé sur des discussions plus personnelles et, surtout, authentiques!
Source: Twitter
Air France
Selon Florence Girod, le succès de la campagne d’Air France repose sur la décision de la compagnie aérienne d’abandonner une campagne à succès vieille de 15 ans pour réorienter son image en jouant une carte plus humoristique et proche des gens.
Florence Girod est particulièrement fière d’avoir participé à la campagne Québec Original, qui se démarque par son graphisme très soigné. La qualité du projet est reconnue par l’industrie et rassemble les partenaires derrière une image forte du Québec touristique.
Benoit Renaud souligne l’audace de MySwitzerland, une campagne ludique et humoristique. La Suisse a décidé de miser sur les clichés qui lui sont attribués grâce aux personnages de Sebi et Paul, deux Suisses folkloriques à la découverte de leur destination. La force du message tient aussi aux multiples déclinaisons de format (affichage, version imprimée, présence sur YouTube, etc.), à son site Web bien étudié et à ses concours (Pouvez-vous réveiller Sebi et Paul?).
Benoit Renaud est tout spécialement satisfait de la campagne pour Alliance Ski Québec, notamment grâce à la participation du champion olympique de planche à neige Jasey-Jay Anderson. La démarche se veut participative et réussit à donner une belle image de la destination et de ses activités parallèles. Ce succès offre une nouvelle visibilité au produit hiver.
La firme ReviewPro, qui offre des services de gestion de la réputation en ligne, a rassemblé quelques experts dans le but d’outiller les hôteliers à mieux exploiter Facebook comme plateforme marketing. Voici quelques informations partagées lors de cet événement en ligne.
Déclin de Facebook?
Bien que l’engouement auprès des adolescents soit moins élevé qu’il y a quelques années, du moins en ce qui concerne les données des États-Unis, la croissance parmi les autres segments d’âge compense amplement ce déclin. Une étude réalisée par iStrategyLabs, une agence de consultation Web, illustre l’évolution du profil démographique des utilisateurs américains de Facebook au cours des trois dernières années. Les jeunes de 13 à 17 ans (-25%) et de 18 à 24 ans (-7,5%) sont ainsi moins nombreux qu’ils l’étaient en 2011 à détenir un compte. Toutefois, comme le démontre le tableau 1 ci-dessous, le nombre d’utilisateurs de plus de 24 ans demeure à la hausse, tout particulièrement dans le segment des 55 ans et plus (80%). Les marchés cibles de la plupart des hôtelierssont donc toujours en pleine croissance sur Facebook.
Avoir une page Facebook est une chose; encore faut-il l’animer adéquatement et développer une communauté de fans. Les quatre principaux indicateurs qui permettent de mesurer la performance d’une page Facebook se trouvent dans la partie supérieure de votre page, comme l’illustre l’image ci-dessous.
Le nombre de J’aime indique la quantité de fans de votre page.
Les personnes qui en parlent représentent la quantité d’individus ayant commenté, le nombre de clics, de partages ou de J’aime liés au contenu que vous avez généré dans la dernière semaine.
La mention personnes (qui) étaient ici représente le nombre d’individus ayant notifié sur Facebook leur présence dans votre établissement, grâce à la fonction Lieux de l’application mobile.
Le quatrième et plus récent indicateur de performance constitue l’évaluation de l’hôtel sur une échelle de 1 à 5 étoiles par les utilisateurs de Facebook. Avec cet ajout, Facebook entre dans l’univers de TripAdvisor.
Quoi et à quelle fréquence?
Alex Houg, de BlitzMetrics, a analysé près de 115 000 publications partagées sur Facebook par plus de 2 000 hôtels – avec une surreprésentation de ceux de Las Vegas, mais une bonne variété de tailles d’établissements –, afin d’identifier le type d’information qui suscite le plus d’intérêt. Les publications portant sur la nourriture et la restauration ainsi que celles mettant en vedette des paysages s’avèrent les plus populaires (voir le tableau 2).
Selon Alex Houg, tout établissement hôtelier, peu importe sa taille, peut envisager de publier du nouveau contenu une ou deux fois par jour. Il précise l’importance du caractère humain d’un réseau social. Les membres consultent Facebook pour socialiser. Les entreprises ne doivent pas se limiter à du contenu promotionnel; cela pourrait entraîner un désengagement des fans. Il faut plutôt donner une personnalité à sa page Facebook. Comme il s’agit de cas par cas, la meilleure façon de trouver un équilibre dans le type d’information à partager consiste à faire des tests, à publier et à évaluer l’intérêt grâce à l’analyse des indicateurs mentionnés plus haut et disponibles sur votre page dans la section «Afficher les statistiques» (voir l’image ci-dessous).
Voici quelques faits identifiés par l’agence marketing Passion Digital, utiles pour optimiser la performance des publications sur votre page.
En général, Facebook est plus fréquenté aux heures de pointe (matin et fin de journée) ainsi que le midi. Mais vous pouvez connaître le moment auquel vos fans consultent votre page à l’aide des statistiques Facebook.
Les utilisateurs interagissent davantage les jeudis et vendredis.
Durant les jours de semaine, les gens sont plus portés à aimer et à commenter, alors qu’ils partagent les samedis et dimanches.
Le fil de nouvelles est très achalandé; il est recommandé d’espacer de trois heures chaque publication.
Les images entraînent 40% d’interactions en plus par rapport aux publications qui n’en ont pas.
Il est important de réagir rapidement aux commentaires qui nécessitent une réponse – assurez-vous de recevoir une alerte au moment où quelqu’un commente.
À surveiller…
Facebook s’immisce de plus en plus dans l’industrie touristique. L’entreprise y a toujours été présente indirectement, en agissant notamment comme interface de service à la clientèle par l’intermédiaire des organisations touristiques qui ont une page. Avec la recherche dans le graphe Facebook, son rôle s’intensifie dans la planification de séjours, puisque l’utilisateur peut rechercher plus spécifiquement des informations partagées ou aimées par ses amis tels des activités ou des hôtels dans une ville donnée. La possibilité d’évaluer les établissements hôteliers ainsi que celle de réserver sa chambre sur certaines pages Facebook d’hôtels sont d’autres exemples probants de l’intérêt du plus grand réseau social mondial pour l’industrie touristique.
Amadeus, un fournisseur de solutions informatiques pour l’industrie touristique et European Travel Commission (ETC), l’organisme responsable de la promotion touristique de 33 pays européens sur les marchés internationaux, ont signé un partenariat pour renforcer la compétitivité de la destination Europe.
Cette initiative comporte trois champs d’intervention:
création par Amadeus de l’application iPad VisitEurope;
recherches conjointes sur les tendances de l’industrie touristique et les données approfondies des marchés spécifiques;
organisation de séminaires et de programmes de formation afin de révéler tout le potentiel économique de ce secteur.
L’intégration des nouvelles technologies dans l’industrie touristique est l’un des éléments phares de la stratégie issue de ce partenariat. L’application VisitEurope se veut avant tout un support visuel permettant de présenter l’Europe en tant que destination unique. Elle se distingue sur plusieurs points:
outil d’inspiration grâce à l’importance accordée aux photos de haute qualité;
partages des images sur Facebook;
carte interactive présentant des points d’intérêt pour chaque pays;
comparaison tarifaire des vols selon le mois et le jour de départ, provenant des données d’une agence de voyage en ligne. Pour l’instant, seuls les vols au départ des États-Unis, du Canada, du Chili, du Brésil et de l’Argentine sont disponibles;
personnalisation d’un circuit pouvant jumeler plusieurs pays;
informations touristiques sur chaque destination et lien vers son site Web officiel.
La collaboration entre Amadeus et l’ETC intervient dans le cadre de la stratégie «Destination Europe 2020» de la Commission Européenne et de l’ETC, qui prévoit la mise en place d’activités favorisant sa promotion et sa visibilité. Un partenariat inspirant pour toute destination souhaitant consolider son image.
South by Southwest (SXSW) Music, Film & Interactive rassemble pendant 10 jours à Austin (Texas) la communauté internationale autour d’une avalanche de conférences et d’événements musicaux et cinématographiques. SXSW génère 56 000 nuitées dans les hôtels désignés à proximité du festival. Il n’est pas facile de résumer SXSW, mais voici quelques caractéristiques de l’événement.
SXSW en quelques chiffres (2013)
Volet interactif
1800 conférenciers, 1034 conférences, panels et plus de 30 000 délégués (57 pays différents)
3000 personnes enregistrées comme média
15 lieux différents de conférence au centre-ville, dont deux centres de congrès
Une compétition pour entreprises startup (71) ayant permis d’accumuler 500 millions de USD
Des conférenciers d’envergure (ex.: Chelsea Clinton, Eric Schmidt (Google), Julian Assange, Edward Snowden, Neil Young, Kevin Bacon)
Volet musique
2278 prestations de musique, dont 597 de 55 pays différents
721 conférenciers et 25 000 délégués
Audience dans les salles durant 3 jours: 57 000
3000 personnes enregistrées comme média
Volet film
133 longs métrages (110 courts métrages) présentés, dont 78 premières mondiales
486 conférenciers et 16 000 délégués
Audience dans les salles: 75 000
2000 personnes enregistrées comme média
S’ajoute à cette liste impressionnante les conférences éducatives (4300 participants) ainsi que les expositions Gaming (40 000 participants), équipements de musique (20 000 participants) et Flatstock 29 Poster Show (27 000 participants).
Les visiteurs sont transportés par deux réseaux d’autobus, un premier (photo) responsable de véhiculer les festivaliers d’un lieu de conférence à l’autre avec trois circuits distincts sillonnant régulièrement le centre-ville. Un deuxième réseau est divisé en quatre grands secteurs géographiques et se charge de relier les participants entre les hôtels périphériques et le centre-ville.
190 millions USD l’impact économique de SXSW pour la ville
Ces quelques chiffres permettent de saisir l’ampleur du phénomène et de comprendre que la ville devient complètement dédiée à ce happening. La firme Greyhill Advisors estime à 190 millions USD l’impact économique de SXSW pour la ville. La couverture médiatique est, quant à elle, évaluée à une valeur de 34 millions USD.
Un foyer d’innovation
On n’improvise évidemment pas un événement de cette ampleur et l’objectif n’est pas de tenter de reproduire SXSW. Ce dernier est néanmoins le théâtre d’une grande créativité et de remise en cause qui peuvent procurer une inspiration pour n’importe quel secteur d’activités. À l’échelle du Québec, cette inspiration peut se décliner sous deux facettes:
Diverses idées organisationnelles ou créatives pouvant inspirer certains événements, attraits ou destinations touristiques.
Pertinence d’amorcer une réflexion à propos de la création d’un moment et d’un lieu de convergence des forces vives qu’une ville pourrait offrir grâce à une nouvelle synergie alliant événementiel et contenu durant une période de temps concentrée. Par exemple, les festivités du 375e de Montréal pourraient servir de tremplin à de telles idées.
Voici quelques exemples des innovations observées à l’occasion de la session Interactive.
Austin Food Carts
La présence d’un aussi fort achalandage au centre-ville durant SXSW occasionne un déséquilibre entre l’offre et la demande en matière de restauration. Pour y remédier, on retrouve en périphérie une forte concentration de bouffe de rue. Les visiteurs peuvent se servir de l’application Austin Food Carts qui permet de retrouver facilement ces options alimentaires, tant par nom que par type de nourriture ou par distance de localisation.
Bornes de rechargement
Les outils technologiques jouent un rôle prépondérant dans une conférence de grande envergure ou à saveur technologique. À SXSW, le téléphone intelligent est souvent accompagné d’une tablette ou d’un ordinateur portable. La présence d’une station de recharge commanditée par Chevrolet et munie de tous les fils de branchement nécessaires s’avère une belle valeur ajoutée pour le délégué dans le besoin de procurer un deuxième souffle à l’un de ses appareils. Il s’agit par ailleurs d’une occasion additionnelle d’effectuer du réseautage.
Des résumés imagés
Les organisateurs de SXSW se sont servis de l’adage «une image vaut mille mots» pour donner un autre visage à l’événement. Un artiste avait la responsabilité de mettre en image les grandes lignes dégagées par chacune des conférences majeures. Ces illustrations très artistiques, accompagnées des mots-clés, étaient ensuite disposées dans le hall central de manière à capter l’attention de tous.
Courriel du matin aux délégués
Dès les premières heures de la journée, les délégués recevaient un courriel visant à rappeler les principales activités de la journée et pour les aviser de changements et nouveautés. Cette procédure simple et efficace permet à tous d’être au même niveau et peut servir d’outil de référence durant la journée.
Panneau de renseignement interactif
Probablement situé au croisement du gadget technologique et du nouveau standard futuriste, la signalétique interactive et mobile a capté l’attention à SXSW. Un petit panneau permet de sélectionner le type d’information recherchée (ex.: salles de conférence, restaurants, attraits, etc.). Les indications s’activent ensuite pour afficher les bons énoncés et pointer vers les bonnes directions.
Application SXSW
L’application développée pour SXSW constitue une bonne référence en la matière. Elle permet de voir des lieux géolocalisés, d’entrer en contact avec d’autres participants, de consulter les descriptions des sessions, d’actualiser les sélections personnelles, etc. Une fois le profil de l’utilisateur créé, les informations sont synchronisées entre le site de SXSW et l’application. Pour un événement de cette envergure, il s’agit d’un outil d’aide à la planification indispensable.
La première année du festival interactif en 1994 réunissait à peine quelques centaines de passionnés d’informatique. L’attrait de l’événement était avant tout lié à son côté créatif et ponctué de surprises. En l’absence de formalité, il s’est rapidement imposé une culture particulière dictée par l’aura d’une ville très libérale et festive. Plusieurs se sont laissés charmés par cette ambiance distincte se démarquant des conférences de haut niveau où les «milliardaires conversent avec les millionnaires». Ici c’est davantage un Web designer qui parle à un gestionnaire marketing. La trame événementielle omniprésente accentue les opportunités d’y faire du réseautage à une échelle humaine, loin des séances planifiées que l’on voit dans les événements professionnels habituels.
Au-delà des chiffres, on remarque une tendance omniprésente du besoin de se ressourcer dans d’autres secteurs d’activités, afin de prendre connaissance d’idées innovantes. Tout comme l’industrie pharmaceutique s’inspire de celle de l’automobile, le tourisme gagne à davantage s’inspirer d’autres secteurs ou à ouvrir ses horizons.
Le concierge s’adapte aux besoins et aux intérêts du client, dans l’optique d’améliorer constamment l’expérience de ce dernier, qui s’attend à un service allant au-delà des simples recommandations d’activités touristiques. Son rôle est d’autant plus remis en question que l’accès à l’information est facilité et banalisé. Pour se rendre indispensable, il doit alors se distinguer en offrant des services exclusifs et des privilèges sur mesure.
Le concierge, un assistant personnel
Les hôteliers souhaitent enrichir l’expérience du voyageur et, pour cela, bon nombre d’entre eux consacrent un membre de leur personnel à l’accompagnement des clients VIP tout au long de leur séjour. Les hôtels Waldorf Astoria offrent ce service depuis 2012 avec leur programme True Waldorf Service. Le concierge accueille certains clients dès leur arrivée, les escorte jusqu’à leur chambre sans passer par la réception et devient leur assistant personnel pendant toute la durée de leur séjour. Au moment du départ, le concierge prend en charge les arrangements concernant leur transport et leurs bagages, et leur offre un cadeau à l’image de la culture locale.
Concierges spécialisés
La liste des concierges spécialisés s’allonge à mesure que des besoins se créent et que des tendances voient le jour
La liste des concierges spécialisés s’allonge à mesure que des besoins se créent et que des tendances voient le jour. En voici quelques exemples.
Les jeunes pensent davantage à consulter les recommandations des voyageurs en ligne qu’à aller frapper à la porte du concierge, lors de leur séjour à l’hôtel. Devant cette constatation, la chaîne Marriott a recruté un adolescent pour tenir le rôle de concierge dans chacun de leurs établissements situés en Australie. Ceux-ci alimentent un blogue sur la plateforme dévolue à cette initiative, This City My Way, ainsi qu’un compte Instagram où sont publiées des photos d’activités et d’attraits de la ville (voir l’image ci-dessous). Ce service vise particulièrement la génération Y, qui peut leur poser des questions en commentant les photos ou bien en leur parlant directement sur Kik, un service de messagerie instantané. Plusieurs hôtels Omni des États-Unis ont développé une initiative similaire dans le cadre du programme Teen Connection.
Westin Hotels & Resorts a choisi un vétéran de la course à pied pour tenir le rôle du RunWESTIN Concierge. Celui-ci agit comme entraîneur personnel pour les clients qui ont réservé le forfait incluant la participation à l’une des courses des Rock’n’Roll Marathon Series en 2014. Ce «concierge» fait découvrir le parcours aux coureurs avant l’événement, les accueille à la fin de la course et les aide à récupérer. De plus, il fournit par l’intermédiaire de Facebook, d’Instagram et de Tumblr des conseils à toute personne qui s’entraîne à ce sport.
Informer les clients sur les actualités artistiques et culturelles, et leur faire visiter la collection privée d’œuvres d’art de l’hôtel, voici la mission que se sont donnée les concierges d’art du Royal Monceau, à Paris, et du Hazelton Hotel, à Toronto. Le premier propose aussi un agenda culturel, où il livre ses coups de cœur.
Certains concierges se présentent aux chambres pour y offrir toutes sortes de produits gratuits. Il y a le «fragrance concierge» des hôtels Rosewood, qui arrive avec un plateau de bouteilles de parfum de luxe, le «soap concierge» du Viceroy Riviera Maya, au Mexique, qui propose un choix de briques de savons artisanaux, ou encore le «recovery concierge» du Ritz-Carlton de La Nouvelle-Orléans, qui prend en charge les clients subissant les effets secondaires d’une soirée trop arrosée…
Pour suivre la ferveur entourant les camions de bouffe de rue, les hôtels Thompson de New York ont mis en place un service de concierge consacré à cette forme de restauration. Le «food truckconcierge» aide la clientèle à localiser les camions à travers la ville, et chaque établissement offre une promotion valide pour un camion en particulier.
D’autres hôtels proposent les services payants d’un majordome. Au Ritz-Carlton Lodge, par exemple, les clients peuvent faire appel à lui pour suivre un cours d’utilisation du barbecue ou pour qu’il leur cuisine un repas. À l’hôtel Gansevoort de New York, un majordome prépare le bain du client à la bonne température, y ajoute des herbes et des huiles naturelles.
L’utilisation des réseaux sociaux pour élargir sa clientèle
Les concierges utilisent les médias sociaux pour être en contact non seulement avec la clientèle de leur hôtel, mais aussi avec l’ensemble des internautes. Dans le cadre d’un concours, les hôtels Hyatt implantés en France ont invité les internautes à partager leur séjour de rêve sur différents médias sociaux avec le mot-clic #HYATTaDream. Le concierge Aimable répondait à certains d’entre eux par des capsules vidéo humoristiques sur Twitter. Par exemple, voici un tweet suivi de la réponse du concierge.
Four Seasons a créé un outil de planification de voyages sur Pinterest en invitant ses clients à s’abonner au tableau Pin.Pack.Go. Ces derniers y épinglent des contenus qui reflètent leurs préférences de visites de la destination. Un expert local interagit en intégrant sur le tableau des suggestions d’activités à faire sur place, selon les champs d’intérêt du client.
À l’ère des concierges virtuels
Euromonitor prévoit que les services de conciergerie mobile vont se généraliser dans tous les secteurs de l’industrie touristique.
De nombreux hôtels ont adopté la technologie de Monscierge, qui leur permet d’entrer en contact avec les voyageurs avant, pendant et après leur séjour. Disponible sur des écrans tactiles dans les halls d’entrée ainsi que sur les appareils mobiles, ce concierge virtuel fournit au client des informations touristiques, élabore un itinéraire personnalisé pour qu’il découvre la destination et lui envoie des offres promotionnelles des différents services de l’hôtel. Le client peut aussi passer ses commandes de service aux chambres ou encore envoyer des cartes postales numériques à l’image de l’hôtel sur Facebook, Twitter et par courriel. Euromonitor prévoit que les services de conciergerie mobile vont se généraliser dans tous les secteurs de l’industrie touristique.
Pour contrer l’aspect impersonnel du concierge, certains hôteliers lui ont inventé une personnalité. Par exemple, le Lutetia, à Paris, a créé de toutes pièces le personnage «Le Discret», un concierge mystérieux dont tout le monde parle, mais que personne n’a jamais vu, et qui alimente un blogue où il fait découvrir des adresses parisiennes «confidentielles».
Le contact humain sera toujours essentiel pour l’offre de services de qualité, mais le concierge virtuel ou mobile répond à d’autres besoins et attentes de la clientèle: l’instantanéité, la personnalisation, la disponibilité et l’assistance personnelle en tout temps. Enfin, ses services ne sont plus réservés à la clientèle hôtelière, mais mis à la disposition de toute personne présente sur les réseaux sociaux.
Les sites Web adaptatifs (responsive design): L’affichage s’ajuste à tous les types d’écrans. Tourisme Îles de la Madeleine a été la première association touristique québécoise àlancer son site Web adaptatif, en avril 2013 (voir l’image). Il est possible de vérifier l’adaptabilité de son site en utilisant Piresponsive.
L’utilisation de visuels pour s’adapter à des écrans où le texte est difficile à lire et présenter les informations de manière plus attirante. Place à l’image, aux pictogrammes, aux illustrations, à la vidéo et à la datavisualisation. Cette dernière permet la présentation de données brutes (chiffrées, par exemple) sous forme de contenu visuel, de manière à ce que certaines informations, comme une infographie, ressortent plus que d’autres.
La vidéo prend une place de plus en plus importante, elle représenterait 90% du trafic Web en 2017. Sa production et son partage sur les médias sociaux sont toujours plus faciles avec le temps, et on la trouve souvent en pleine page pour remplacer du texte explicatif.
Le design plat (flat design): Il encourage la simplicité et la clarté. Le design épuré et minimaliste se concentre sur l’essentiel pour faciliter la navigation. Un des principaux objectifs du design plat est l’amélioration de la compréhension et de la lisibilité de sites toujours plus complexes et aux fonctionnalités plus nombreuses, en optimisant ainsi l’expérience utilisateur. De plus, une interface au design simplifié se chargera plus vite sur tous les terminaux, notamment sur les appareils mobiles. Finies les fioritures: pas de dégradés, d’ombres ou de textures, mais beaucoup d’aplats de couleurs sur des mises en page aérées, associées à des icônes au design épuré et de grandes typos; un design «à la Windows 8».
Le défilement parallaxe: Cette technique s’inspire des jeux vidéo des années 1980 et 1990. Elle donne l’illusion d’un site en 3D et d’une certaine profondeur, grâce à des images d’arrière-plan qui bougent plus vite que celles d’avant-plan. L’interaction est produite par le défilement ou le déplacement de la souris. Utilisé de façon intelligente, le défilement parallaxe permet de scénariser l’apparition des divers éléments d’une page pour créer une histoire (storytelling) sur une seule page, avec des photos très larges. Précurseur de la tendance, Tourism New Zealand exploitait à fond cette technique dans l’ancienne version de son site Web (voir la vidéo ci-dessous). La Haute-Savoie http://www.savoie-mont-blanc.com/en et ses stations de sports d’hiver offrent également un très bon exemple de cette technique.
Le défilement infini: Il invite les utilisateurs à faire défiler la page de haut en bas de façon à accéder aux informations qu’ils recherchent de façon intuitive. La page Web, toute en longueur, se consulte dans son intégralité à l’aide d’un simple geste du doigt. Son principal atout réside dans la présentation d’une foule de résultats sans préchargement. Les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter, Tumblr ou Instagram l’utilisent depuis longtemps.
Les présentations sous forme de grille: Ces rectangles superposés de différentes tailles créent des sites dynamiques, dont la mise en page offre aux utilisateurs une navigation unique. La grille condense tout dans un format facile à lire.
menus riches pour conserver la clarté de la page d’accueil,valoriser tous les produits et améliorer l’expérience utilisateur.
Sur le plan du graphisme
La typographie est de plus en plus importante. Sa taille grossit à vue d’œil: de 10 à 12 points, elle se rapproche régulièrement des 20 points. Elle se personnalise au fur et à mesure qu’elle devient compatible avec les navigateurs Web pour créer des univers particuliers et exprimer le branding d’une marque. Les polices de caractères se mélangent pour concevoir des effets artistiques.
La couleur dans des schémas très simples: une ou deux seulement. L’utilisation d’une palette de couleurs moins élaborée semble venir de pair avec un design plat (voir ci-dessus), mais pas toujours.
Ces quelques tendances illustrent bien toute l’importance du phénomène de la mobilité, qui dicte ses lois afin d’optimiser l’expérience de l’internaute. Le mot de la fin revient à Solange Derrey, chargée de communication et des études digitales pour le groupe Vanksen: «Il faut donc constamment rester à l’écoute de l’environnement technologique et des tendances créatives pour répondre aux besoins des internautes en matière de contenu, de navigation, d’adaptabilité et d’esthétisme».
Désigné «mot de l’année» en 2013 par les dictionnaires Oxford, le selfie est désormais pris d’assaut par les marques à des fins promotionnelles. Les campagnes marketing centrées sur ces autoportraits numériques se multiplient à un rythme époustouflant. De janvier à décembre 2013, le nombre d’initiatives mettant en vedette des selfies est passé de 13 à 207 sur Facebook, et de 252 à 780 sur Twitter.
Puisque le voyage et les vacances procurent des contextes photographiques particulièrement inspirants, les entreprises touristiques ont tout intérêt à s’accrocher à cette tendance pour augmenter leur visibilité autour d’initiatives participatives. Voici comment trois marques de notre industrie s’y sont prises:
1. La publicité de Turkish Airlines, «Kobe vs. Messi: The Selfie Shootout»
Le grand succès médiatique qu’a connu cette vidéo a incité la compagnie aérienne à concevoir une application mobile qui permet aux utilisateurs de se photographier dans les scènes de la fameuse publicité.
Les selfies peuvent être utilisés pour rallier les gens autour d’une célébration importante, d’un événement ou d’un thème, leur donnant l’occasion de s’exprimer et de s’afficher au sein d’un mouvement collectif. Afin qu’un plus grand nombre de personnes soient sensibilisées aux expositions et aux collections muséales à travers le monde, le 22 janvier 2014 a été désigné le jour du #MuseumSelfie. Cette initiative internationale a donné lieu à une série de photos artistiques, uniques et humoristiques. Une belle façon de faire rayonner l’offre culturelle sur les médias sociaux et d’encourager la créativité des participants.
Dans le cadre de cette campagne, la compagnie aérienne offrait aux détenteurs d’appareils mobiles un accès exclusif au Wi-Fi pendant 15 min afin qu’ils puissent partager leur autoportrait numérique sur Instagram, Twitter ou Vine. Chaque jour, @VirginAmerica choisissait une photo et la republiait sur Twitter, puis son auteur recevait 10 000 points de récompense.
France Montagnes, l’association chargée de la promotion touristique des massifs français, enchaîne les campagnes originales et décalées. Humoristiques et interactives, aux slogans accrocheurs, comme «La montagne, bienfaits pour vous» ou «Envoyez balader vos enfants!», elles visent à attirer un ensemble de clientèles vers les stations de montagne, tant en hiver qu’en été.
À l’affût des outils promotionnels les plus incisifs et marquants, où l’enjeu expérientiel devient un leitmotiv pour les professionnels du marketing, les utilisateurs peuvent littéralement vivre la montagne avant d’y être. Et le dernier en date, cmamontagne.com, surfe sur les tendances de montagne 2.0 de participation, d’engagement et de personnalisation.
Cette plateforme Web communautaire recueille les expériences et les coups de cœur des internautes sous forme de photos, de vidéos, de «j’aime» et de commentaires. Ce nouveau réseau social a pour vocation de réunir les adeptes de la montagne autour de leur passion commune.
À travers les yeux de ces amateurs de plein air et parmi six catégories, on découvre des lieux, des entreprises et des moments de vie passionnants.
En plus d’animer toute une communauté, les stations trouvent ici une occasion rêvée de faire parler de leur territoire et de conquérir de nouveaux ambassadeurs, puisque par l’intermédiaire d’un jeu-concours mensuel, les visiteurs peuvent voter afin d’élire les plus belles expériences en montagne. Les gagnants courent la chance de remporter des séjours, des abonnements annuels et de l’équipement de ski. Voici des concours qui dynamisent ce dispositif Web et se positionnent en tant qu’outils de promotion de la montagne à fort potentiel social et viral.