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Marketing Tourisme durable

Comment communiquer ses actions responsables à ses clients?

La transition écologique est au cœur des préoccupations et des discussions de l’industrie depuis le début de la pandémie. Plusieurs entreprises désirent presser le pas en ce sens, alors que d’autres sont déjà impliquées, mais ne partagent pas leurs actions sur leurs diverses plateformes. Il est pourtant pertinent de les mettre de l’avant afin d’en informer ses clients actuels et potentiels.



Après l’écoblanchiment, le greenhushing 

Lors de la dernière conférence annuelle du Global Sustainable Tourism Council (GSTC), qui s’est tenue aux Açores en décembre 2019, le professeur et chercheur Xavier Font, de l’Université de Surrey, en Angleterre, a identifié une nouvelle tendance, le greenhushing. Il a étudié l’écart entre la communication des pratiques de durabilité dans les audits et les sites web de 31 petites entreprises du secteur du tourisme rural dans le Peak District National Park au Royaume-Uni (Uk). Cette analyse a démontré qu’elles ne communiquent que 30% de leurs actions durables. Différentes raisons peuvent l’expliquer. D’une part, les compagnies ne pensent pas que leurs pratiques responsables constituent un facteur décisionnel pour leurs clients. D’autre part, elles ont peur que leurs actions soient perçues comme de l’écoblanchiment.  Dans ce dernier justificatif, il est alors question de mutisme moral plutôt que d’hypocrisie morale comme son antonyme (écoblanchiment).

L’écoblanchiment désigne la promotion à large spectre d’une action durable peu importante dans le but de véhiculer une bonne image de marque et, ainsi, de tromper le client, selon les chercheurs Font, Elgammal et Lamond. L’utilisation de ce terme est subjective et laissée à la discrétion de son interlocuteur. Il n’est donc pas surprenant que plusieurs entreprises ne désirent pas divulguer publiquement leurs initiatives.

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Source : Kristina Flour, Unsplash

Cependant, selon Xavier Font, les entreprises ont la responsabilité d’éduquer les touristes afin qu’ils deviennent plus conscientisés sur leur impact environnemental. Pour ce faire, elles doivent communiquer leurs bonnes pratiques. Il n’est pas uniquement question de mentionner qu’on fait des actions durables, mais de les partager en exemples.

De plus, selon une enquête en ligne menée par la Chaire de tourisme Transat à l’automne 2020, auprès de 1174 voyageurs québécois âgés de 18 à 74 ans, le tiers dit porter plus d’attention aux pratiques durables des prestataires touristiques depuis la COVID-19. La moitié mentionne aussi porter attention à l’information concernant la protection de l’environnement et les émissions carbone et finalement, une proportion similaire se dit même prête à modifier ses habitudes de voyage si cela aide à réduire leur empreinte. Contrairement à ce que peuvent penser les entreprises, leurs pratiques durables intéressent de plus en plus les touristes.

Comment les communiquer sans risquer d’être pointé du doigt? Comment éviter dans son discours toute dissonance pouvant exister entre la perception de l’entreprise sur le développement durable et celle de ses clients?

Connaître sa clientèle pour mieux l’attirer…

La réponse est simple : le message changera selon le public cible. Il faut donc bien connaître ses différents segments de clientèle et adapter ses propos à chacun d’eux. Par exemple, l’offre en tourisme durable sera le message clé d’une campagne marketing s’adressant aux plus engagés dans la cause environnementale. Dans le cas où les pratiques responsables ne constituent pas un critère déterminant dans le choix d’un hébergement ou d’un attrait touristique, il vaut mieux miser sur l’emplacement, le prix ou encore la qualité du produit ou du service pour attirer le client. Ce n’est qu’une fois sur place, qu’il pourra être sensibilisé en apprenant les diverses pratiques durables mises en place par l’organisation.

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Source : J. MT Photography, Pexels

… et parler le même langage pour mieux communiquer

Le terme durabilité peut paraître abstrait pour plusieurs touristes. Dans le but d’être bien compris de son public, il vaut mieux utiliser des concepts tangibles. Par exemple, il est préférable de signaler des faits sur le respect des animaux, la beauté de la nature sauvage avoisinante, le contact privilégié avec les communautés et les traditions locales, etc.

Le storytelling : le tourisme durable fait partie intégrante de l’histoire

GLP Films, une agence de marketing de contenu, se consacre uniquement aux campagnes de distribution stratégiques qui soutiennent le tourisme durable. Elle a d’ailleurs récolté divers prix et reconnaissances à cet effet. Rob Holmes, le fondateur et chef stratégique, réalise de courtes vidéos en utilisant la mise en récit (storytelling)pour présenter les bonnes pratiques d’une destination ou d’un produit touristique. Il n’y fait aucune référence explicite au développement durable. Il préfère montrer les danses traditionnelles, les chefs cuisiniers locaux dans leur restaurant, etc. Les visuels s’avèrent un bon moyen de faire passer un message, d’autant plus que la mise en récit permet de joindre les gens par les émotions transmises.

https://www.youtube.com/watch?v=nqtgAmMoG-I&t=14s

Source : Youtube, GLP Films

Les messages une fois sur place : le marketing incitatif

Selon L’Écho touristique, le marketing incitatif (nudge marketing) « consiste à mettre les individus dans un contexte de choix qui les incite à adopter un comportement spécifique recherché ». Il s’agit d’un bon moyen de communiquer ses actions à sa clientèle tout en l’incitant à y participer. En démontrant concrètement son implication dans des pratiques durables, l’entreprise gagne en crédibilité et minimise l’apparence d’écoblanchiment, tout en augmentant la confiance de ses clients.

Par exemple, le parc national de la Vanoise, en France, a diffusé 17 recommandations au ton humoristique afin de favoriser, entre autres, l’économie d’énergie dans les chambres. L’un des messages se lisait comme suit :

« Pour mieux dormir, baissez la température d’un degré C, vous ne fondrez pas sous la couette, vous serez bien reposé et fier d’aider la planète. 1 degré C de moins la nuit dans la chambre = 7 % d’efforts énergétiques en moins pour la planète. Ce conseil produit également d’excellents résultats une fois rentré chez vous. » 

Comme ces messages favorisent une action immédiate, ils sont souvent mis en pratique une fois le touriste arrivé à destination.

Les médias sociaux : oui, mais comment?

Une autre façon d’engager les clients actuels et potentiels, avant et après le voyage, consiste à interagir avec eux par les médias sociaux. L’une des choses à se rappeler est de rester fidèle à son image de marque.

Certaines entreprises publient toutes leurs nouvelles initiatives en développement durable, alors que d’autres, comme Piknic Électronik et Igloofest, préfèrent choisir les informations qu’elles transmettent à leurs festivaliers.

Dans tous les cas, il est recommandé de créer un calendrier de publications. Par exemple, tous les jeudis, le mot-clic #jeudidurable peut être utilisé pour communiquer vos actions. Cela permet de susciter un engagement plus fidèle et constant. Il vaut mieux publier une fois par semaine de façon assidue plutôt qu’une fois tous les jours pendant deux semaines, puis disparaître pendant les deux mois suivants. Ce conseil est pertinent pour les diverses plateformes. Mieux vaut se consacrer à une ou deux d’entre elles que d’être partout et nulle part à la fois.

Les médias sociaux permettent également de sonder l’opinion et les préoccupations de son public cible. Lui poser des questions sur ce qu’il aimerait obtenir comme contenu ou pour avoir une meilleure idée de ses connaissances sur le sujet peut aider l’entreprise à mieux connaître ses attentes et, ainsi, à mieux s’outiller pour y répondre.

Peu importe la stratégie adoptée pour les divers médias sociaux, l’important quant à la communication de ses actions durables est de rester intègre et d’admettre que la compagnie n’est pas parfaite, mais qu’elle fait les efforts nécessaires pour s’améliorer et réduire son empreinte environnementale tout en s’impliquant dans son milieu.

À retenir

L’entreprise doit communiquer ses actions durables en adoptant un langage adapté à ses différents segments de clientèle afin de favoriser leurs apprentissages et de démontrer ses compétences. Faire connaître ses bonnes pratiques permet également d’inspirer les autres acteurs touristiques. Face à la crise climatique, l’ère est davantage à la coopétition qu’à la concurrence.

Quelles pratiques durables avez-vous adoptées?

Comment pourriez-vous les communiquer à votre clientèle?


Source image à la une : Volodymyr Hryshchenko, Unsplash

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Segments de clientèles

Se préparer à accueillir la communauté LGBTQ+ 

En février 2021, RH Tourisme Canada et la Chambre de commerce LGBT+ du Canada (CGLCC) ont offert une formation sur la diversité, l’inclusion, la sécurité et la commercialisation auprès des communautés LGBTQ+. La CGLCC a également publié un guide et une trousse à outils pour le développement du tourisme, dont voici les principaux éléments. 

Taille du marché nord-américain  

Selon les estimations, 30 millions de personnes en Amérique du Nord s’identifient comme LGBTQ+, soit 6 à 8 % de la population totale. Leurs dépenses touristiques s’élèvent à plus de 70 milliards de dollars américains, d’après des études menées en 2016 par World Travel Market et Out Now. Au Canada, les voyageurs issus de cette communauté déboursent plus de 12 milliards de dollars en activités touristiques, un chiffre en hausse de 43 % depuis 2014. Leurs dépenses moyennes par séjour atteignent 1 855 $. Il s’agit d’un budget sept fois plus important que celui des touristes en général (265 $ par voyage). En 2021, on estime que quelque 90 % des voyageurs LGBTQ+ prévoient de prendre leurs vacances au pays. 

Critères de choix  

Le coût, mais aussi la sécurité, perçue et réelle, constituent des facteurs très importants dans le choix de la destination. 

Le coût, mais aussi la sécurité, perçue et réelle, constituent des facteurs très importants dans le choix de la destination. Les personnes LGBTQ+ doivent savoir qu’elles seront à l’abri de toute forme de harcèlement et qu’elles se sentiront les bienvenues. Le Canada jouit d’une place enviable sur l’échiquier touristique puisqu’il est reconnu à l’international comme étant un pays progressiste, inclusif et sûr pour les individus de cette communauté. De grandes villes comme Vancouver, Toronto ou Montréal constituent des centres touristiques majeurs, mais également des voies d’accès vers des régions rurales ou de proximité. 

En ce qui a trait à l’hébergement, les principaux critères de choix sont les suivants :  

  • Le coût ; 
  • Les cotes et les commentaires positifs ; 
  • Les commodités offertes ; 
  • La proximité des attractions touristiques 
  • Le respect des personnes LGBTQ+. 

Les touristes LGBTQ+ pratiquent les mêmes activités et recherchent des produits et des expériences semblables à ceux des voyageurs en général tels que : 

  • Restauration et gastronomie ; 
  • Activités de plein air ;
  • Arts et culture ; 
  • Magasinage ; 
  • Festivals et événements ; 
  • Activités de mieux-être. 

Sources d’information 

Les médias sociaux et les personnes influentes sur ces réseaux jouent également un rôle important au cours de la phase de planification et pendant l’expérience de voyage. 

Les amis, la famille, les sites Web officiels de destinations, d’hôtels ou de compagnies aériennes ainsi que les blogues et les forums de voyage constituent les principales sources de renseignements concernant les séjours d’agrément des touristes LGBTQ+ canadiens. Les médias sociaux et les personnes influentes sur ces réseaux jouent également un rôle important au cours de la phase de planification et pendant l’expérience de voyage. Ils représentent un moyen par lequel les connaissances et les membres d’une même famille s’influencent mutuellement. Il est donc essentiel d’être actif auprès de ces canaux afin de rester « dans les esprits ». Selon Destination Canada, Instagram était l’un des principaux influenceurs pour les moins de 45 ans.  

Comportement d’achat  

Des recherches ont révélé qu’un peu plus du tiers (36 %) des touristes LGBTQ+ du Canada réservent toujours directement auprès des entreprises, soit par téléphone ou sur leurs sites Web. Il s’avère donc primordial de s’assurer que ses forfaits ou ses produits ciblant ce marché soient présentés sur son site Web et qu’il soit possible de les réserver sur celui-ci. Environ un voyageur LGBTQ+ sur cinq achète aussi fréquemment par l’entremise d’agences de voyages en ligne traditionnelles.  

Mettre en œuvre des stratégies marketing inclusives  

La segmentation est peut-être l’aspect le plus important dans le cadre des activités marketing s’adressant au marché touristique LGBTQ+. Il importe d’analyser ses produits et ses atouts pour ensuite déterminer les groupes de personnes qui seront intéressés par ces produits. Restreindre son public cible à certains traits communs, par exemple : les hommes homosexuels de la génération Y, les lesbiennes actives et plus âgées, les familles LGBTQ+, etc. permet de mieux concentrer ses efforts de marketing et de proposer une expérience adéquate. 

 

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Source : Pexels

Pour réussir le développement du tourisme LGBTQ+, l’ACCGL propose diverses avenues, entre autres :  

  • Faire preuve d’authenticité dans le cadre de ses activités marketing et communicationnelles ; 
  • Présenter l’histoire des communautés LGBTQ+ locales ainsi que des récits authentiques de personnes de sa collectivité, des chefs de file, des propriétaires d’entreprise, etc. ; 
  • Offrir des expériences qui s’adressent précisément aux touristes LGBTQ+, mais qui peuvent attirer d’autres types de clientèles ; 
  • Créer des microsites et des pages Web sur le tourisme LGBTQ+ afin de fournir davantage de renseignements sur les partenariats, les forfaits et les services de soutien destinés à ces voyageurs. 

Quelques conseils pour terminer 

Pour rendre votre lieu ou votre attrait plus inclusif pour les touristes LGBTQ +, Luis Bracamontes, spécialiste principal des médias sociaux chez Tiqets Venues, suggère quelques pistes à suivre : 

1. Concentrez vos efforts au-delà du mois de la fierté. Lorsque les actions promotionnelles s’estompent à la fin juin, mois de la fierté, cela peut s’apparenter à des pratiques de « pinkwashing », terme inventé par la communauté LGBTQ + pour décrire ces efforts temporaires. Au lieu de cela, répartissez vos actions tout au long de l’année en établissant des partenariats avec des organisations et des leaders communautaires qui soutiennent les personnes LGBTQ +.  

2. Présentez la diversité dans vos campagnes marketing. Intégrez un éventail varié d’individus et d’identités dans vos supports marketing ainsi que dans la communication interne et externe. 

3. Incorporez des options non sexistes dans vos inscriptions. Si un formulaire propose les choix entre M. ou Mme, vous pouvez également insérer Mx. comme préfixe. 

4. Offrez des toilettes non genrées. 

5. Éduquez et formez vos employés. Les programmes de formation sur l’inclusion sont essentiels pour renforcer la sensibilisation et assurer l’excellence du service à la clientèle. Instruisez le personnel sur les orientations sexuelles et les identités de genre. Informez-les, entre autres, de l’importance des pronoms personnels. Des organisations spécialisées peuvent dispenser ces formations qui vous aideront à mettre en œuvre des politiques non discriminatoires pour garantir la sécurité et l’accueil de chacun.  

Un nombre croissant de destinations touristiques élaborent des stratégies et des produits pour attirer les voyageurs LGBTQ+. Le Canada et le Québec disposent de tous les atouts nécessaires pour séduire cette clientèle. Saurez-vous en tirer parti ? 


Source de l’image à la une : Pexels

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Marketing

Quelle stratégie de médias sociaux adopter en vue de la relance ?

Les plateformes sociales plus populaires que jamais

Tel que le mentionne François-Olivier Thibault, directeur de la création pour l’agence Republik, « les gens n’ont jamais eu autant besoin d’être écoutés, épaulés, informés et divertis que maintenant. »  Les réseaux sociaux s’avèrent un choix judicieux pour échanger avec ses clients actuels ou potentiels. D’ailleurs, leur fréquentation est à la hausse depuis le début du confinement.

Sprout Social a réalisé une collecte de données du 1er janvier au 15 avril 2020 afin de mesurer le taux d’engagement des abonnés de 11 038 compagnies provenant de différents secteurs. Durant les deux premières semaines d’avril, les organisations enregistraient 44 actes d’engagement de plus en moyenne et 7,3 de plus par publication que pendant le mois de mars.

D’ici la relance : ne vendre que du rêve

Depuis le début de la pandémie, plutôt que de conduire le voyageur jusqu’à la destination, on l’emmène jusqu’à lui, dans le confort de son salon. Comme le mentionne Olivier Coullerez, président et fondateur de l’agence Espresso Communications, on revient à l’essence même du voyage, la mise au premier plan de l’expérience. « Il ne faut plus faire de publicité, il faut faire de la communication », soulignait-il.

L’humain avant tout

Entretenir et développer sa relation avec ses abonnés de manière à créer un lien d’attachement permet de demeurer dans les premiers choix lors du processus décisionnel. Pour ce faire, l’humain doit figurer au centre de la stratégie. « L’idée n’est pas de vendre les qualités d’un hôtel, mais de parler de l’hôtelier. » — Olivier Coullerez.

« L’idée n’est pas de vendre les qualités d’un hôtel, mais de parler de l’hôtelier. » — Olivier Coullerez

GLP Films travaille en ce sens en faisant rayonner les acteurs du tourisme derrière les activités offertes avec la série de vidéos #TourismStrong. Ces denières mettent en vedette des individus jouant un rôle dans le développement touristique de leur région. Ci-bas, les projecteurs sont tournés sur Rafael Gallo, fondateur et propriétaire de Rios Tropicales, une compagnie de rafting au Costa Rica.

Source : GLP Films, Youtube

Du divertissement pour plus d’engagement

La mise en place de différents cours en ligne sur Facebook ou Instagram constitue une autre façon d’inspirer et de divertir les gens. Discover Puerto Rico a conçu Puerto Rico Virtual Vacay dans le but d’offrir diverses activités et leçons. Les résultats sont concluants, près de 600 millions de vues, soit une augmentation de 13 % sur Instagram et de 23 % sur Facebook par rapport à leur moyenne. Le nombre de vues du profil Instagram de Discover Puerto Rico a connu une hausse de 112 % en plus de bénéficier de 6800 nouveaux abonnés sur une période de 3 semaines.

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Source : Discover Puerto Rico

Quel type de promotion doit-on adopter lors de la relance ?

Comme il est difficile de prévoir exactement quand aura lieu la reprise des activités en tourisme et quelle forme elle aura, il importe de préparer sa stratégie afin d’être prêt au moment opportun.

Les résidents avant tout

La première phase de la relance vise le tourisme intérieur. Pour ce faire, il s’avère essentiel de revoir les stratégies marketing des OGD, particulièrement la promotion de la destination qui doit dorénavant miser davantage sur l’implication des locaux. Ceux-ci s’avèrent de grands consommateurs de l’offre touristique, en plus d’avoir le potentiel de devenir d’excellents ambassadeurs.

Plusieurs campagnes engagent les citoyens en leur demandant de partager des photos de leur ville à partir de leur fenêtre, ou encore d’anciennes photos de leur pays. En Angleterre, l’application Hangout on Holidays recrute des résidents en provenance de diverses régions populaires dans le but de publier de l’information sur celles-ci et de répondre aux questionnements des touristes quand les activités reprendront. Cette idée pourrait être récupérée sur les médias sociaux où des ambassadeurs fiers de leur région distribueraient du contenu sur celle-ci.

Une stratégie holistique, un pour tous et tous pour un

La Chaire de tourisme Transat, le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec ont mené une enquête en ligne du 9 au 27 avril auprès de 2 977 organisations touristiques québécoises. Parmi les répondants qui ont des attentes particulières envers divers organismes touristiques, de 19 à 32 % aimeraient obtenir de l’aide à la promotion et au marketing, ainsi qu’à la promotion du tourisme interne et des vacances au Québec.

Au sein de la première phase de relance, divers partenaires provinciaux ont convenu de mettre en œuvre une stratégie promotionnelle commune visant le marché intérieur. Elle ralliera les associations touristiques sectorielles et régionales dans le but d’obtenir une campagne unifiée.

Et qu’en est-il des voyageurs internationaux ?

Bien que les résidents seront grandement sollicités dans les campagnes promotionnelles des prochains mois, il ne faut pas minimiser la relation avec les voyageurs internationaux de ses marchés cibles. La création de nouveaux contenus en photos et vidéos, même si les images sont moins léchées, pourra aussi être réalisée lors de la première phase de la relance. D’ici là, une approche humaine mettant les acteurs touristiques au cœur des communications doit être privilégiée.

Pour plus d’exemples, lisez l’analyse sur les initiatives en marketing.

 

Image à la une : Pexels 

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Produits et activités

La culture et les musées en temps de crise

Depuis l’apparition de la COVID-19, il existe un consensus : la culture demeure importante en temps de crise. L’UNESCO réitère sa nécessité et souhaite le déploiement de ressources pour soutenir le secteur. D’autres organismes rappellent son effet sur le bien-être et la santé mentale en plus de sa capacité à nous rattacher au monde extérieur et à notre société.

Grandement touchée par la pandémie qui sévit, l’industrie culturelle continue d’être résiliente et très créative. Voici un tour d’horizon de la situation.

 

Garder la culture vivante… numériquement !

La crise de la COVID-19 force le milieu culturel à mettre l’accent sur le numérique. L’auditoire en ligne, qui était parfois marginal avant le confinement, devient une force et même une nécessité. Beaucoup d’organisations déploient des efforts pour occuper le public et conserver son intérêt envers la culture. Deux aspects prédominent depuis les dernières semaines.

Maintenir la communication

L’utilisation des différents médias (réseaux sociaux, infolettres, etc.) constitue un incontournable pour partager des initiatives et du contenu, promouvoir la consommation de produits culturels ou favoriser l’engagement des publics. Plus de 60 % des musées européens ont accru leur présence en ligne depuis leur fermeture d’après un sondage de la Network of European Museum Organisations.

  • Les défis se multiplient. Certains musées (Getty Museum, MNBAQ, Rijksmuseum) demandent au public de récréer des œuvres d’art à la maison. Ce mouvement gagne en popularité. Jusqu’au 25 mai, Clic France, en collaboration avec des partenaires médias et plus d’une trentaine d’institutions muséales, a créé un concours de réinterprétation des chefs-d’œuvre des collections françaises. Les meilleures créations seront récompensées en juin.

Source : Facebook — Musée Fabre

 

Développer l’offre numérique 

De nombreuses institutions culturelles donnent désormais accès à leurs expositions et à leurs collections en ligne. D’autres ajoutent des visites virtuelles, des reportages, des baladodiffusions, des jeux pour petits et grands. Les plateformes de diffusion et les partenariats se multiplient comme c’est le cas avec Google Arts & Culture. L’offre prend différentes formes.

  • Quelques établissements, comme le Getty Museum, le Musée d’Angers et le Musée de la vie rurale anglaise profitent de la popularité du jeu vidéo Animal Crossing sur la console Nintendo Switch pour promouvoir leur collection de manière originale. Les joueurs peuvent acheter « virtuellement » des œuvres d’art et des objets de valeur issus de ses musées ou participer à une visite guidée avec un médiateur scientifique.
  • Culture Trois-Rivières a lancé, en mars dernier, le mouvement #enmodevirtuel. Du contenu varié et de nombreuses activités à faire à la maison sont suggérés sur leur site Web, un blogue, l’infolettre et leur page Facebook. Selon l’organisme, la démarche permet de renforcer leurs liens avec les partenaires financiers, d’alimenter les diverses plateformes numériques, de développer une stratégie différente pour maintenir les investissements dans les médias en plus de créer du contenu unique avec différents collaborateurs et artistes du milieu culturel.
  • Plusieurs musées québécois (Musée de la civilisation, Musée national des beaux-arts du Québec, Musée POP, Musée d’art de Joliette et le Pôle culturel du monastère des Ursulines) proposent du contenu en ligne destiné à toute la famille sur la nouvelle plateforme Une heure au musée. On y trouve des activités, des jeux, des applications, des expositions et bien plus encore.

Source : Une heure au musée

 

Les musées deviennent des porteurs de mémoire 

De nombreuses institutions muséales collectent les expériences de vie des citoyens pendant la crise sanitaire. Par exemple, le Musée de la civilisation, à Québec, pose une question chaque semaine au public pour documenter leur quotidien en période de confinement. L’Historic New Orleans Collection, et la New York Historical Society, aux États-Unis, participent également au mouvement.

Les impacts

 Plus les semaines avancent, plus il s’avère possible de quantifier les impacts économiques et sociaux de la COVID-19 sur la culture grâce aux nombreux sondages réalisés dans l’industrie. Par exemple, l’organisme Americans for the Arts partage les résultats de son enquête par l’entremise d’un tableau de bord.

Au Québec, quelques Conseils régionaux de la culture publient les résultats de leurs sondages pour connaître les effets de la crise de la COVID-19 sur leur milieu.

L’union fait la force

Le milieu culturel fait preuve de solidarité dans ces temps de crise. Des associations proposent à leurs membres des guides, des ressources et des inventaires de bonnes pratiques. Les partages d’expériences prolifèrent et l’entraide prend différentes formes; en voici quelques exemples.

  • Le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) consacre la totalité de son budget d’acquisition annuel pour acheter des œuvres d’artistes établis et actifs dans la province. La Fondation du MAC désire doubler ce budget (300 000 $) en lançant une campagne de financement.
  • Sur Facebook, le groupe « Soutien à/de la communauté culturelle québécoise — COVID-19 » informe les travailleurs culturels, les travailleurs autonomes et les artistes sur les mesures et les programmes financiers gouvernementaux.

Penser à la relance

En Europe, comme en Allemagne et en Autriche, certains musées pourront ouvrir à nouveau leurs portes en mai. L’un des défis est l’augmentation des coûts de la sécurité et de l’hygiène face à une baisse prévisible des revenus à la billetterie. De plus, les visiteurs seront-ils au rendez-vous ?

Au Canada, le milieu s’active avec les autorités publiques pour élaborer des mesures sanitaires et des scénarios de déconfinement. Les prochaines semaines permettront d’en apprendre davantage sur celles-ci et l’impact qu’elles auront sur le milieu culturel. Il reste tout de même plusieurs interrogations face à l’avenir. Dans le monde muséal par exemple, à quoi ressemblera l’expérience ? Quelle sera la relation avec le visiteur ? Le numérique sera-t-il la nouvelle norme ? Une analyse du Réseau de veille sera bientôt consacrée à la relance.

Annonces

  • La SODEC met en place un programme d’aide aux projets innovants qui permettront de faire face aux défis des nouvelles habitudes de consommation et de développer de nouveaux outils de création et de diffusion (SODEC, 22/04/2020).
  • Radio-Canada et le Conseil des arts du Canada annoncent le lancement de « Connexion création » pour aider les artistes, les groupes et les organismes artistiques à présenter leurs œuvres en ligne (Conseil des arts du Canada, 21/04/2020).

 

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre.

Les organismes à suivre en tout temps

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Marketing Produits et activités

Comment se placer en orbite autour d’une nouvelle

Saviez-vous que le 50e anniversaire du premier homme sur la lune était célébré le 20 juillet 2019 ? Difficile de manquer cette nouvelle. VisitScotland a profité de cet événement pour souligner son propre anniversaire et lancer un nouveau projet sur le tourisme astronomique.

Le sentier « Scotland is out of this world » présente les liens qu’entretient le pays avec les planètes du système solaire, ainsi que des faits amusants et des détails sur les centres scientifiques et les meilleurs endroits pour observer les étoiles.

L’office de tourisme d’Écosse a également lancé une nouvelle campagne de marketing pour promouvoir l’implication du pays dans l’exploration spatiale, l’innovation et l’astronomie. À cette occasion, le premier « Coosmonaute » fut envoyé à près de 40 000 mètres dans la stratosphère dans une combinaison spatiale aux couleurs du tartan du clan Armstrong. Il s’agit de BuzzBò (abréviation entre Buzz Aldrin et le mot vache en gaélique), une peluche représentant la célèbre vache écossaise, la Highland. Le public a pu suivre son entraînement ainsi que son expédition sur les réseaux sociaux. La vidéo suivante présente le résumé de l’aventure.

Source : YouTube

Il s’agit d’un bon exemple de Newsjacking, une technique marketing consistant à s’approprier une nouvelle ou un fait de société qui a fait la manchette ou à créer un certain buzz afin de le transformer à l’avantage de sa marque. Bien qu’elle demande une bonne préparation et une certaine anticipation, cette tactique demeure efficace lorsque l’attention est orientée vers un événement majeur.

Si cette technique vous intéresse, soyez alerte ! Surveillez l’actualité et les événements à venir, il ne faut surtout pas tomber dans la lune !

 

Source de l’image à la une : YouTube

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Marketing

Et si on démystifiait les micro-influenceurs ?

Le métier d’influenceur a fait couler beaucoup d’encre récemment. Certaines personnes qui revendiquent ce titre ont été critiquées pour leurs propos et leurs agissements. Leur réelle utilité en marketing a été remise en question.

Solliciter des personnes connues afin de mieux promouvoir son produit est une pratique courante. Cependant, au cours des dernières années, le métier d’influenceur s’est propagé et des célébrités n’en ont plus l’exclusivité. Des individus très actifs qui suscitent de l’intérêt sur les médias sociaux incitent un grand nombre de personnes à suivre leurs activités en ligne. Les micro-influenceurs plus particulièrement, détiennent un pouvoir marketing non négligeable. Ils se spécialisent dans une niche d’activités particulière et se caractérisent par une approche plus personnalisée ainsi qu’une communauté plus engagée.

Comment reconnaître un influenceur ? Dans une étude en ligne effectuée aux États-Unis par CPC Strategy en 2018 auprès de 1571 participants âgés de 13 ans et plus qui utilisent au moins un réseau social, seulement 20 % d’entre eux le définissaient comme étant une célébrité. Dans un article de Hootsuite, on peut lire qu’un bon influenceur crée des contenus originaux, bâtit la confiance de sa communauté et suscite l’engagement. On détermine cet élément par une interaction avec le contenu, que ce soit une mention j’aime, un partage ou encore un commentaire.

Les avantages à travailler avec un micro-influenceur

Il existe plusieurs bénéfices à travailler avec un influenceur. Selon l’étude de CPC Strategy en 2018, près de 70 % des consommateurs sont plus susceptibles de s’intéresser à des nouveaux produits, services ou événements si des personnes qu’ils suivent sur Facebook les partagent, et 22 % sont plus portés à acheter des produits auprès d’influenceurs.

Dans le but d’optimiser son retour sur l’investissement, il est suggéré de faire appel à des micro-influenceurs. Selon Frédéric Gonzalo, ceux-ci comptent entre 10 000 et 100 000 abonnés. En comparaison, les macro-influenceurs en dénombrent entre 100 000 et 1 million et les méga-influenceurs, plus d’un million. Au Québec, les micro-influenceurs détiennent 15 000 abonnés et moins. C’est ce que mentionne Jennifer Doré Dallas, fondatrice de Voyage NumériQc le premier réseau de mise en relation de créateurs de contenu et d’influenceurs Web au Québec avec des marques et destinations dans le domaine du tourisme.  

Dans un étalonnage d’Influencer Marketing Hub réalisé auprès de 830 professionnels de l’industrie, dont des agences de marketing, des marques et des agences de relations publiques, les influenceurs ayant entre 50 000 et 250 000 abonnés auraient un retour sur l’investissement par dollar investi de 30 % supérieur aux influenceurs détenant 250 000 à 1 million d’abonnés. Ce chiffre est de 20 % supérieur à ceux ayant plus d’un million d’abonnés. Moins la communauté est élevée, plus le retour sur l’investissement s’avère intéressant. Contrairement à ce que certaines organisations pourraient penser, la collaboration avec divers micro-influenceurs ne sollicite pas plus de temps ou de ressources des compagnies.

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Source : Mytravelproject

Les facteurs déterminants pour choisir son micro-influenceur

Avant toute chose, il est primordial de déterminer les objectifs à atteindre dans sa campagne de marketing. Par la suite, il faut trouver le micro-influenceur qui convient à celle-ci. Jennifer Doré Dallas affirme qu’un bon jumelage est essentiel. Selon elle, sa personnalité sera déterminante. Plus il est facile de travailler avec cette personne, plus il y a de chances de reconduire cette collaboration.

Selon Frédéric Gonzalo, spécialiste du marketing Web, le degré d’influence s’explique par trois éléments :

  1. La portée : la capacité à communiquer ses contenus ;
  2. La pertinence : la force du lien entre le marque et l’influenceur et ;
  3. La proaction : le potentiel à inciter un comportement précis ou une action concrète.

Voici d’autres éléments déterminants dans le choix d’un micro-influenceur : 

La transparence :

Afin de garantir la réussite d’une campagne marketing, il est important d’établir clairement par une entente écrite en quoi consisteront les futures publications. En la signant, le micro-influenceur atteste sa transparence quant au partage de ses données telles que sa portée et son engagement sur ses divers médias sociaux, ainsi que les statistiques liées à Google Analytics. Ce contrat permet de respecter les demandes des deux parties prenantes et de garder le contrôle de son image de marque tout en laissant libre cours à la créativité du micro-influenceur.

 La niche d’activités et le public cible :

Le créneau dans lequel l’organisation se spécialise doit être similaire à celui du micro-influenceur. S’il s’agit d’une entreprise en tourisme d’aventure, la niche d’activités de ce dernier pourrait être le plein air. Une simple recherche sur Google peut aider à trouver celui qui conviendra le mieux à la campagne marketing planifiée. Des sites payants, tels que Klear de Meltwater, donnent accès à un bassin encore plus vaste d’influenceurs.

Afin de s’assurer que le public cible concorde avec la communauté de l’influenceur, HypeAuditor offre un premier rapport complet gratuit sur l’audience évalué à partir du compte Instagram. Ce site s’assure que les comptes ne soient pas faux, c’est-à-dire que les abonnés n’ont pas été achetés. Il permet également de connaître l’âge, le pays d’origine, la langue, ainsi que les champs d’intérêts de la communauté. Le taux d’engagement par publication est aussi calculé tout comme le taux d’accessibilité. Ce dernier consiste en la possibilité que le contenu soit visible pour les abonnés. Plus ils suivent de comptes Instagram par exemple, moins la page de ce micro-influenceur sera visible dans leur fil d’actualité.

Le type de médias utilisés :

Le type de médias utilisés par le micro-influenceur doit aussi être pris en considération. D’après l’étude de CPC Strategy, Instagram rejoint davantage les gens âgés de 18 à 34 ans et plus particulièrement ceux issus de la génération Z, alors que Facebook rejoint pratiquement tout le monde et plus particulièrement ceux  âgés de 35 ans et plus. Le choix des plateformes se fera selon le public cible désiré.

Comment calculer son retour sur l’investissement ?

La première chose à établir avant de calculer son ROI consiste à déterminer quel système de mesure utiliser. Selon les objectifs marketing visés, le ROI sera analysé de façon différente. Par exemple, une campagne misant sur la notoriété recensera l’engagement, la portée ou encore le trafic suscité, alors qu’une autre ayant pour but de faire mousser les ventes identifiera le nombre de produits vendus.

Source : Trill Travel

Un système de codage permet de cibler les ventes liées aux publications du micro-influenceur. L’application Trill Travel permet de cliquer directement sur une photo d’Instagram et de réserver le produit. Celui-ci étant codé, il devient ainsi plus facile de repérer la provenance des ventes. Les codes promotionnels écrits avec des mots-clics peuvent aussi être personnalisés à l’image de l’influenceur en y mettant le nom de son blogue, comme c’est le cas de Destination Aventure (image ci-bas).

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Source : Destination Aventure 

Micro-influenceur et entreprise : un mariage qui perdure ?

Une collaboration à moyen-long terme est aussi profitable. Le micro-influenceur avec lequel travaille l’entreprise pourrait devenir un ambassadeur de la marque ce qui témoignerait d’une confiance soutenue envers le produit. Les membres de sa communauté pourraient ainsi être plus sujets à l’acheter. Selon l’étude de CPC Strategy, l’utilisation du produit ou du service par le micro-influenceur constitue une recommandation digne de confiance.

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Source : Clouzote

Bien qu’une entreprise veuille s’assurer du succès de ses tactiques, il faut laisser de la liberté au micro-influenceur dans la création de contenu. Après tout, sa communauté le suit pour son style particulier et ses intérêts. Plus les publications seront personnalisées et plus l’engagement a des chances d’être élevé !

Dans quelle niche d’activités vous situez-vous ?

Travaillez-vous actuellement avec les micro-influenceurs ?

 

Source image à la une. : Pexels

 

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Marketing

Les emoji : sérieusement utiles pour une stratégie marketing

Les emoji sont utilisés par 92 % de la population en ligne et ont été envoyés dans 2 300 milliards de messages mobiles ? en 2016. Déjà cette même année, on observait une augmentation de 777 % de leur utilisation dans les campagnes marketing par rapport à l’année précédente.

Jing Ge est une chercheure postdoctorale au département d’anthropologie et coprésidente du groupe de travail sur les études touristiques de l’Université de Berkeley en Californie. Elle détient un doctorat ? en marketing et communication de l’Université du Queensland, en Australie, et compte près de 10 ans d’expérience dans le domaine de la communication en ligne. Ses recherches portent sur la communication Web ainsi que sur le langage utilisé par les entreprises et les consommateurs sur les médias sociaux.

Susciter l’engagement

L’utilisation des emoji dans une approche marketing est une question d’engagement.

Les conseils de la chercheure Jing Ge publiés dans un article s’inspirent des recherches de son équipe et de son expérience auprès des organisations de gestion de la destination (OGD). L’utilisation des emoji dans une approche marketing est une question d’engagement.

Capter l’attention

Visuellement attrayants, les emoji contribuent à rendre un contenu accrocheur qui parle aux utilisateurs des médias sociaux et des outils de messagerie ?, dans le contexte où leur attention est très sollicitée.  

ClicAlsace

L’Observatoire Régional du Tourisme d’Alsace utilise ici des emoji qui résument l’essence de son message. Source : compte Twitter de ClicAlsace

Susciter des interactions ludiques et entretenir des conversations 

Le marketing de destination consiste essentiellement à créer un phénomène de bouche à oreille (?à?) positif, grâce à des expériences remarquables. Puisque les interactions avec une marque influencent le bouche-à-oreille et les décisions de voyage, les spécialistes doivent communiquer dans la même « langue » que leur clientèle actuelle, passée ou potentielle. Les emoji permettent d’ajouter une touche dynamique ou humoristique aux messages, rendant la communication plus amicale.

Favoriser les relations

Le marketing dans les médias sociaux consiste essentiellement à établir des liens. Les spécialistes du marketing de destination doivent créer une affiliation avec les consommateurs, ce qui représente un défi dans cet univers encombré. Selon l’auteur, les emoji améliorent la connexion émotionnelle ?; ils intensifient la perception d’intimité et de proximité.

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Cette publication de Tourisme Québec sur Facebook cherche à susciter l’émerveillement de sa communauté. Source : compte Facebook de Tourisme Québec

Humaniser la marque de la destination 

L’humanisation aide les touristes à faire confiance à la marque, à l’aimer et à la respecter. Les emoji — du moins une partie — reflètent des émotions et aident les marques à communiquer leur personnalité et leurs caractéristiques humaines, les présentant ainsi comme des acteurs fiables ?.

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Sur son compte LinkedIn, Tourisme Laurentides accorde une attention spéciale à la fête des Pères. Source : compte LinkedIn de Tourisme Laurentides

Les emoji  laissent libre cours à l’innovation et à l’audace

En 2015, la Finlande était le premier pays à créer ses propres emoji. Chapeauté par le ministère des Affaires étrangères, ce projet visait à transmettre de façon humoristique, l’unicité de la culture finlandaise.

Finlande_emoji

Source : finland.fi/emoji

En deux ans, les emoji finlandais comptaient plus de 240 millions d’utilisateurs à travers le monde. Le projet a reçu plusieurs distinctions dont celle de la catégorie « Best Use of Social Media » de la City Nation Place 2016.

Quelques astuces et conseils 

Utiliser brillamment les emoji n’est pas sorcier. Voici quelques suggestions :

  • Répéter les mots du texte pour illustrer et amplifier le message : Journée parfaite pour le ski ? ?!
  • Remplacer certains mots par des emoji: Nous avons un ? pour vous !
  • Ajouter des émotions positives à votre message : Nous avons hâte ? de vous rencontrer !
  • Égayer des messages généraux ou ajouter une touche d’humour ?.

Si vous ne savez pas bien les utiliser, rappelez-vous qu’une grande partie de votre clientèle, particulièrement les plus jeunes, est experte. Observez ? et apprenez !

Source de l’image à la une : Pexels

 

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Gérer l’achalandage à l’aide des médias sociaux

Selon l’Organisation mondiale du tourisme, la gestion de l’achalandage permet de développer un attrait en harmonie avec la population locale et l’environnement. Pour les parcs nationaux, cette gestion est cruciale. Les périodes d’affluence plus importantes peuvent mettre en péril la conservation de la nature, accabler les résidents et affecter l’expérience des clients.

Depuis le 150e anniversaire du pays, Parcs Canada reçoit près de 28 millions de visiteurs par année. Ces visiteurs se concentrent dans quelques parcs, dont certains ont connu une augmentation de fréquentation de plus de 500 %. Les petites municipalités limitrophes peinent à gérer ce nouvel afflux.

Lors d’un congrès à Ottawa, Alain Nantel, du département de marketing de Parcs Canada, a présenté sa solution : une campagne qui met de l’avant dix parcs et sites historiques méconnus du grand public. Moins médiatisés et plus éloignés des centres urbains, ces « joyaux cachés » attirent l’attention des visiteurs désireux de sortir des sentiers battus. Les publications Facebook, Instagram et Twitter redirigent vers une page spécialisée pour simplifier la planification d’une visite.

Parcs Canada gère les flux dans ses parcs à l'aide des médias sociaux

Source: page Facebook de Parcs Canada 

Selon monsieur Nantel, cette stratégie a permis à quelques municipalités de souffler un peu durant l’été 2018.

Et vous, utilisez-vous les médias sociaux pour gérer votre achalandage ?

 

Source image à la une: Unsplash

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Marketing

Raconte-moi une story

Depuis leur création en 2016, les stories d’Instagram connaissent un fort succès. Leur popularité dépasse maintenant celles de Snapchat, qui a pourtant lancé le concept. D’après Instagram, plus de 400 millions d’abonnés utilisent les stories quotidiennement. Ce format possède la particularité de permettre le partage de photos ou de courtes vidéos pouvant être visionnés seulement pour une durée de 24 heures.

Les stories s’inscrivent dans la tendance du storytelling. Elles diffusent des histoires inspirantes et teintées d’émotions pour bâtir un sentiment de proximité et de confiance entre les clients et une marque. Elles sont d’ailleurs populaires auprès des adeptes du marketing d’influence, qui y voient une plateforme de diffusion pour créer des liens et augmenter le niveau d’interaction avec les abonnés.

Plusieurs raisons justifient l’emploi des stories. Être présent sur Instagram pour joindre de nombreux abonnés s’avère déjà un bon argument. En 2018, plus d’un milliard de comptes dans le monde étaient actifs chaque mois, selon les données collectées par ce réseau social. Chaque jour, environ 500 millions de personnes utilisent l’application.

Plusieurs entreprises et destinations se laissent séduire par le concept des stories. Ce nouvel outil proposé par Instagram permet d’inspirer des voyageurs potentiels, d’augmenter l’interaction avec les abonnés, de favoriser sa visibilité et bien plus encore.

Mais avant de se lancer dans cette aventure, une question importante se pose…

En avez-vous vraiment besoin ?

Bien que la story d’Instagram soit l’outil au goût du jour, son utilisation doit s’inscrire dans une réflexion et une démarche marketing globale réalisées en amont. Il faut avoir des objectifs clairs et réfléchir à la portée des publications. Les stories joignent particulièrement les personnes de la génération du millénaire. Est-ce votre clientèle ? Quels messages voulez-vous transmettre ? Quel type d’interaction désirez-vous créer ? Connaissez-vous les indicateurs de performance ? Avez-vous le temps et l’énergie de réaliser des stories de qualité ?

Son utilisation doit s’inscrire dans une réflexion et une démarche marketing globale réalisées en amont.

Beaucoup de questions pour une publication qui ne dure que 24 heures, n’est-ce pas ? Pourtant, c’est un processus nécessaire afin de s’assurer que les publications sont de qualité et qu’elles engendrent des retombées positives.

Les usages des médias sociaux sont multiples. Plusieurs plateformes existent selon les clientèles et les messages à diffuser. Comme l’explique le spécialiste en marketing et médias sociaux Frédéric Gonzalo, l’aspect éphémère des stories constitue une force dans la mesure où il apporte un effet de rareté et d’exclusivité. Un abonné doit donc se connecter souvent pour ne rien manquer. Dans un contexte où les jeunes générations sont particulièrement sensibles au phénomène FOMO (Fear of Missing of Out), les stories possèdent beaucoup de potentiel pour les entreprises qui ciblent cette clientèle.

Si Instagram et les stories vous conviennent, parfait ! Sinon, concentrez vos efforts ailleurs !

Créer une story  en quelques étapes

Quelques étapes suffisent pour créer une story sur Instagram. (Lire aussi : Instagram: de la promotion à la commercialisation)

  1. Après avoir ouvert l’application, cliquez sur le bouton en forme d’appareil photo ou faites glisser votre doigt sur l’écran vers la droite.
  1. En gardant le téléphone à la verticale, sélectionnez le type de capture (en direct, boomerang, superzoom, texte, vidéo inversée ou mains libres). Vous pouvez également importer du contenu déjà enregistré sur votre appareil. 
  1. Avant de la publier officiellement, certaines fonctions d’édition peuvent être appliquées sur la story, notamment des filtres, du texte ou des autocollants. À cette étape, il est également possible d’ajouter la localisation, des sondages, des questions, etc. (voir photo)
  2. Prêt? Partager !
    Astuce : si vous doutez de la qualité de votre publication, n’hésitez pas à l’envoyer à l’un de vos contacts en privé avant de la partager.

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Éphémère, mais…

Bien que les stories soient temporaires, il existe un moyen de les sauvegarder. Introduites en décembre 2017, les Stories Instagram Highlights permettent de regrouper vos publications préférées au début de votre profil. C’est une bonne occasion de mettre en valeur votre contenu et de prolonger sa durée de vie. Tourisme Montréal classe les stories en catégories avec des icônes personnalisées.

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Source : Instagram

Quelques exemples en tourisme

De plus en plus de destinations ou d’entreprises touristiques emploient les stories dans le cadre de leur stratégie de communication numérique.

Tourisme Lanaudière utilise Instagram pour inspirer ses abonnés et les inciter à découvrir la région. Pour Mme Josiane Lavallée, coordonnatrice marketing et gestionnaire de communauté, la plateforme rejoint principalement les 18 à 34 ans qui délaissent Facebook. Instagram et les stories offrent l’occasion d’interagir davantage avec cette clientèle et de leur donner accès à de l’information rapidement. Mme Lavallée observe d’ailleurs que les réactions des abonnés s’avèrent très positives. Les Highlights sont organisés en catégories et permettent de mettre de l’avant les produits et activités de la région (voir photo plus bas). Le contenu s’avère plus ludique et plus visuel que sur les autres réseaux sociaux. La démarche de l’ATR s’inscrit dans un plan marketing global qui se divise et s’adapte ensuite selon la plateforme et les clientèles visées.

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Source : Instagram

Airbnb emploie plusieurs méthodes pour inspirer les voyageurs et susciter leur curiosité. En général, la story est bâtie ainsi : une première image ou une vidéo amène le sujet, et les suivantes donnent l’ensemble de l’information.

Dans le cas de ses Highlights, l’un d’eux met en valeur le magazine Airbnbmag avec des liens menant à la version électronique de la publication (voir photo 1). D’autres offrent des conseils pour les hôtes (voir photo 2) ou encore racontent des histoires et des expériences de voyage des utilisateurs de la plateforme (voir photo 3).

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Source : Instagram

Visit Flanders, en Belgique, a collaboré avec l’agence de communication We like travel pour développer sa marque territoriale avec son compte Instagram. Les stories placées en Highlights prennent la forme de petits guides touristiques. Cette idée a l’avantage de permettre aux utilisateurs de visionner de l’information à tout moment en se rendant sur le compte Instagram de la destination.

Visit Flanders_instagram

Source : Instagram

Il ne faut pas oublier de mesurer la performance des stories et de vérifier si elles atteignent les objectifs préalablement fixés. Grâce à des indicateurs, comme le nombre de vues ou le taux de glissement (Swipe-trought rates), il sera possible de connaître la réaction du public et les histoires ayant suscité le plus haut taux d’engagement, ainsi que de découvrir ses points faibles pour ensuite les améliorer.

 

Source de l’image à la une : Unsplash

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Technologies

Wilson, le concierge des bons plans

Présentée au salon technologique du 2e Sommet mondial Destinations pour tous, qui s’est tenu à Bruxelles les 1er et 2 octobre dernier, « I Wheel Share » est une application mobile collaborative, centralisée et géolocalisée, grâce à laquelle les personnes en situation de handicap partagent des informations sur l’accessibilité des lieux qu’elles connaissent bien.

« Salut! Moi, c’est Wilson, le majordome des bons plans handicap, comment puis-je t’aider ? » C’est ainsi que Wilson, le chatbot de I Wheel Share, accueille ses utilisateurs sur Messenger. Son objectif : proposer des activités sportives ou culturelles, des logements, des restaurants, une liste de toilettes accessibles à proximité, et ce, en fonction du handicap de la personne, qu’il soit moteur, auditif ou visuel. Les informations fournies par Wilson proviennent de bases de données de partenaires.

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Source : I Wheel Share

Source image à la Une : Unsplash