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Tourisme durable Transport

Capsule – Amateurs de culture, covoiturez!

Le projet Covoiturage Pour Sortir, mis sur pied en partenariat avec l’Opéra de Lyon, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) et la Région Rhône-Alpes, est une plateforme de covoiturage événementiel qui gagne en popularité. Après avoir introduit le concept des trajets domicile-travail avec le site covoiturage-grandlyon.com, le Grand Lyon encourage ses résidents et les gens des environs à opter pour le covoiturage lorsqu’ils assistent à un spectacle.

Les amateurs de culture qui se rendent à une représentation et ont des places libres dans leur véhicule peuvent les offrir à d’autres. Depuis 2012, grâce à un partenariat avec Sitra et l’Office du Tourisme et des Congrès du Grand Lyon, le site répertorie au-delà de 500 événements, et plus de 1200 personnes sont inscrites à ce jour.

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Source: Covoiturage pour sortir

Un mode d’emploi simple

Les usagers n’ont qu’à consulter le site Web ou encore l’application mobile pour chercher le spectacle auquel ils prévoient assister. Ils ont alors accès aux différentes offres et demandes de covoiturage déposées par les autres participants, et sont ensuite avisés gratuitement par messagerie texte lorsqu’une nouvelle possibilité correspondant à leurs critères s’offre à eux!

 

Source : Le covoiturage pour sortir

Les organisateurs d’événements peuvent quant à eux y annoncer leurs manifestations, si elles se déroulent sur le territoire du Grand Lyon, à condition de promouvoir ce service de covoiturage. Un mode d’emploi à leur intention est d’ailleurs disponible en ligne.

Dans le même ordre d’idées, l’Automobile Club d’Aix-en-Provence et du Pays d’Aix, qui est partenaire de Marseille-Provence 2013, Capitale européenne de la culture, propose un service de covoiturage pour se rendre aux différentes manifestations culturelles. Des espaces de stationnement situés à proximité du lieu où elles se déroulent sont également prévus pour inciter les participants à se prévaloir de ce service. En avril 2013, plus de 17 000 personnes étaient inscrites.

Au Québec, des initiatives en matière d’écomobilité ont déjà vu le jour, notamment pour favoriser l’accès aux espaces naturels et aux régions rurales (lire aussi: (Éco)Mobilité vers les espaces naturels et les régions rurales). De nombreux sites de covoiturage existent, et certains d’entre eux, dont covoiturage.ca, offrent également un volet pour les organisateurs d’événements: congrès, réunions de grande envergure, salons, galas, etc. Les festivals montréalais Pouzza Fest et MUTEK ont recours aux services d’AmigoExpress. Selon le Baromètre 2012 de la consommation responsable au Québec, près d’un Québécois sur trois (31,2%) a partagé sa voiture avec d’autres personnes au cours de la dernière année. Une ouverture d’esprit qui donne lieu à de belles initiatives liées au développement durable!

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Produits et activités Tourisme durable

Le tourisme d’aventure sur la voie durable

Alors que TripAdvisor souligne qu’en 2012, sept voyageurs américains sur dix ont déclaré qu’ils prévoyaient faire des choix de voyages plus écoresponsables dans les douze prochains mois, Trendwatching précise qu’en 2013, les touristes chercheront davantage à contribuer concrètement à l’écoresponsabilité d’une destination. Voici les tendances et les bonnes pratiques d’un créneau prometteur: le tourisme d’aventure durable.

 

Un marché en pleine expansion

Les entreprises de tourisme de plein air sont de plus en plus rentables. En effet, une étude de l’Adventure Travel Trade Association (ATTA) indique que 63% des voyagistes d’aventure ont signalé une augmentation de leur chiffre d’affaires en 2011. De plus, le rapport stipule que le tourisme d’aventure a connu une hausse de 17% de ses recettes entre 2009 et 2010, ce qui en fait un marché en pleine croissance. L’Adventure Tourism Development Index spécifiait pour sa part en 2011 qu’environ un voyage sur quatre à travers le monde avait compté une composante d’aventure cette année-là. Si la tendance se maintient, ce sont près de 50% des séjours qui offriront un volet d’aventure en 2050.

Des touristes plus sensibles aux enjeux du développement durable

Plusieurs études de 2012 révèlent que les valeurs des consommateurs évoluent; nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, accordent beaucoup d’importance à diverses dimensions du développement durable:

  • L’enquête Global Corporate Citizenship Survey, réalisée en ligne par la firme Nielsen auprès de 28 000 consommateurs dans 56 pays, souligne que les deux tiers des personnes sondées préfèrent acheter des produits et services auprès d’entreprises qui sont profitables à la communauté d’accueil. De plus, près de la moitié des répondants sont prêts à payer plus cher pour des services d’entreprises qui montrent un engagement social;
  • Un sondage réalisé par TripAdvisor auprès de 700 voyageurs américains indique que 71% prévoient faire des voyages plus écoresponsables au cours des douze prochains mois;
  • Un rapport de la Travel Foundation indique que 70% des touristes internationaux estiment que les entreprises doivent s’engager dans la préservation de l’environnement.

Au Québec, l’enquête Ipsos-RVT (lire: Les faits saillants de l’étude) effectuée en mars 2011 démontre que le respect des principes de développement durable par une entreprise touristique constitue un critère de choix de premier plan pour 43% des répondants. De plus, lors de la sélection d’une entreprise touristique, 38% accordent une importance à l’offre de produits et services respectueux de l’environnement.

L’ATTA a interrogé quelques voyagistes spécialisés en tourisme d’aventure provenant d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Amérique latine afin de connaître leur opinion sur les réalités de cette industrie. Les intervenants sondés soulignent entre autres l’importance grandissante des valeurs durables des touristes d’aventure au cours des dernières années. Voici quelques éléments qui sont ressortis de ces entretiens et qui appuient cette tendance:

  • la recherche d’expériences touristiques personnalisées, riches et authentiques;
  • l’intérêt pour la culture locale et le désir de redonner aux communautés;
  • le souci de l’environnement et de l’équité;
  • l’intérêt pour la santé, l’activité physique et un mode de vie plus «vert».

Selon Chris Doyle, directeur général d’ATTA – Europe, l’industrie du tourisme doit se développer de façon plus responsable et accentuer ses efforts pour la préservation de la culture, de la faune et de la flore. Il ajoute que le meilleur moyen pour l’industrie touristique d’avoir un impact plus fort est de convertir les voyageurs en défenseurs de la destination, de la culture et de l’environnement. Ainsi, de plus en plus d’entreprises touristiques adoptent des bonnes pratiques environnementales et sociales afin de répondre aux besoins des touristes d’aventure.

Des exemples inspirants

La contribution économique du cyclotourisme

En plus d’une empreinte écologique limitée et de l’augmentation des échanges avec les cultures locales, le passage de cyclotouristes engendre des retombées économiques intéressantes pour les communautés rurales. La vitesse à laquelle ce type de voyageur se déplace fait en sorte que ses dépenses atterrissent bien souvent dans des municipalités de petite taille, des lieux parfois moins visités par les touristes en automobile. Voici une courte animation qui illustre bien cette réalité.

 

Source: The Path Less Pedaled

En Bretagne, certaines communes membres du label Station verte misent sur le cyclotourisme afin d’attirer les visiteurs chez elles. Ces destinations, qui proposent une offre d’hébergements, de services et d’activités de nature, ont créé un parcours de 1 000 km qui relie 30 stations vertes. Des itinéraires similaires devraient d’ailleurs voir le jour dans la région, étant donné le succès connu par ce premier circuit.

Des hôteliers impliqués dans leur milieu

Le Playa Nicuesa Rainforest Lodge, situé sur une île du Costa Rica, offre à sa clientèle une expérience «cinq feuilles», la plus haute certification en tourisme durable au pays. En plus des nombreuses activités traditionnelles (randonnée pédestre, kayak, plongée sous-marine, etc.), les touristes peuvent participer à des débats sur l’écologie et même aller planter leur propre arbre dans la forêt tropicale!

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Source: Playa Nicuesa Rainforest Lodge

La préservation au cœur des préoccupations

L’entreprise Aube Aventure, située à Gaspé, offre à sa clientèle de l’hébergement en yourte ainsi que des activités de kayak de mer et de voile. Gagnante du prix Développement durable de la chambre de commerce et de la ville de Gaspé, Aube Aventure se démarque notamment par ses efforts de protection de l’environnement et des mammifères marins, ainsi que par sa contribution au Sentier maritime (route bleue). Sa certification Qualité Tourisme Gaspésie assure la qualité des services, des équipements et des menus à saveur locale. Aube Aventure adhère également au programme Sans trace, qui vise la réduction de l’impact des activités de plein air sur les milieux naturels.

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Source: Aube Aventure

Les changements comportementaux des consommateurs influencent le développement de plusieurs entreprises touristiques, dont certaines œuvrant dans l’industrie du plein air. Lesquelles vous ont le plus impressionné par l’adaptation qu’elles ont déployée afin d’offrir des produits et des services plus durables?

Cette analyse a été produite pour alimenter le site Web EspaceTourismeDurable.com, destiné aux acteurs touristiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

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Tourisme durable

Petits… mais durables!

Pour les petites structures, la voie de la classification peut sembler longue, exigeante et coûteuse. Pourtant, les avantages sont nombreux et un rendement de l’investissement est constatable dans les trois premières années d’exploitation.

Comment choisir une accréditation durable?

Avant de partir à la recherche de l’accréditation verte la plus adaptée, l’hôtelier doit être convaincu de vouloir s’inscrire dans une démarche de développement durable (lire aussi: L’hôtellerie durable et ses accréditations: où en est le voyageur?). En effet, l’adhésion à une classification verte nécessite de sa part des changements dans la façon de concevoir le produit proposé au client, de sa création à sa mise en marché. Un rapport du Forum for the Future, en association avec la Travel Foundation, dresse la liste des actions incontournables que l’hôtelier doit appliquer en amont d’une demande d’accréditation:

  • «Verdir» sa stratégie principale: intégrer les principes du développement durable à toutes les sphères de son entreprise;
  • Avoir une vision et définir des cibles atteignables: déterminer le positionnement de l’établissement pour les dix prochaines années, définir des objectifs réalistes et anticiper les difficultés à venir;
  • Mesurer les progrès dès le début: motiver l’équipe par l’évaluation du succès de la démarche, à chaque étape du processus;
  • Investir dans la mise à jour de son produit: éviter le gaspillage pour permettre à l’établissement de constater rapidement un rendement de l’investissement. Ce revenu ne devrait pas être considéré comme un profit, mais plutôt réinvesti dans de nouveaux projets durables;
  • Se concentrer sur sa chaîne d’approvisionnement: privilégier des fournisseurs responsables, afin d’accroître ses chances d’être admissible à une accréditation verte;
  • Impliquer le personnel: intégrer le développement durable dans le quotidien professionnel de tous et inviter les employés à suggérer des idées de changement;
  • Vendre… tout en étant honnête: fuir l’écoblanchiment (lire aussi: Gare au greenwashing, votre réputation est en jeu!);
  • Innover et se réinventer: utiliser la créativité des employés et des clients pour mettre sur pied de nouveaux scénarios de développement responsable;
  • Mobiliser la communauté locale: inciter d’autres acteurs touristiques à verdir leurs pratiques afin de développer une destination durable;
  • Regarder ce qui se fait ailleurs: s’inspirer de bonnes pratiques vertes.

Après avoir clarifié sa position quant au développement durable, l’hôtelier en quête de classification verte doit évaluer son offre et, comme le rappelle une étude d’Atout France, jauger les critères suivants:

  • les motivations: être prêt à faire face au changement;
  • les capacités: identifier de façon réaliste les actions à mettre en place pour construire ou rénover l’établissement;
  • le degré d’exigence: choisir une accréditation dont les normes ne sont pas trop exigeantes, mais qui offre la possibilité d’améliorer son engagement vert progressivement;
  • les ressources financières: définir un budget consacré à la classification verte, en vue d’un rendement de l’investissement;
  • les ressources humaines: identifier les personnes responsables du projet d’accréditation et celles mobilisables à long terme;
  • le positionnement marketing de la classification: privilégier un label ou une certification connu du visiteur. Inutile de choisir une accréditation européenne pour une clientèle québécoise;
  • l’originalité de la démarche: la classification doit apporter une plus-value à l’établissement;
  • la zone d’implantation de l’hébergement: opter pour une accréditation en adéquation avec l’environnement de l’hôtel (zone rurale ou urbaine, taille de l’établissement, etc.).

Après la réflexion, il est temps de passer à l’action! Nombre d’accréditations proposent des questionnaires afin que l’hôtelier puisse juger des adaptations à apporter. L’important est de ne pas oublier que les changements doivent avoir été réalisés avant de déposer une demande d’accréditation. Dans le cadre d’une labellisation, l’établissement devra devenir membre de l’association gérant le label.

Il est essentiel de garder en mémoire qu’une fois accrédité, l’établissement doit continuer à fournir les efforts nécessaires pour maintenir son niveau d’engagement, voire l’améliorer. Le processus de classification durable peut s’avérer long et contraignant, particulièrement pour les petites structures qui peinent parfois à trouver les ressources humaines et financières adaptées à la démarche. Cependant, les avantages sont nombreux et justifient les efforts fournis.

Les avantages de l’accréditation durable

Le passage au vert n’est pas un luxe réservé aux grandes chaînes hôtelières. En choisissant la classification appropriée, les petites et moyennes entreprises peuvent facilement adopter les conceptions écologiques et jouir des nombreux avantages de l’accréditation verte:

  • C’est le meilleur moyen de diminuer efficacement son impact sur l’environnement et de montrer son engagement;
  • L’accréditation permet de se positionner sur les scènes locale, nationale et internationale en intégrant un réseau;
  • Un hôtel vert se démarque de la concurrence et dispose d’un outil de commercialisation supplémentaire;
  • L’entreprise améliore sa gestion grâce à de meilleures pratiques d’affaires et devient plus rentable en diminuant les coûts opérationnels;
  • Les employés sont valorisés, responsabilisés et plus impliqués;
  • La démarche s’inscrit dans une tendance lourde (par exemple, 3 000 hôtels sont membres du label Clé verte, mis en place par l’Association des hôtels du Canada).

En bref, le fait pour un établissement de devenir vert lui confère une bonne image, lui permet de s’inscrire dans un réseau et, selon l’International Finance Corporation, lui assure un rendement de l’investissement dès les trois premières années d’opération. Les acteurs du tourisme et les visiteurs sont de plus en plus exigeants envers l’engagement des établissements dans une démarche verte (lire aussi: L’hôtellerie durable et ses accréditations: où en est le voyageur?. De plus, en participant volontairement à un programme de classification verte, l’hôtelier anticipe les règlements environnementaux futurs, auxquels les établissements d’hébergement devront se plier. Alors, une fois accrédité, faites-le savoir!

 

Analyse écrite avec la collaboration de Camille Derelle.

Cette analyse a été produite pour alimenter le site Web EspaceTourismeDurable.com, destiné aux acteurs touristiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

 

Image à la une : Unsplash 

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Hébergement Tourisme durable

L’hôtellerie durable et ses accréditations: où en est le voyageur?

Dans le but de répondre aux besoins de clients de plus en plus concernés par leur impact sur l’environnement, de nombreux hôteliers empruntent la voie de la certification. Une enquête de l’Association des hôtels du Canada (AHC) révèle qu’un voyageur d’affaires ou de loisirs canadien sur quatre considère l’accréditation hôtelière comme un critère important, au moment de planifier ses vacances.

Labels et certifications: de quoi parle-t-on?

Les labels et certifications sont associés à une initiative volontaire apportant aux clients des garanties sur le produit ou le service consommé, et permettant aux organisations de différencier leur offre de celle de la concurrence. En apparence synonymes, les deux termes désignent pourtant des processus différents.

  • La certification est une procédure par laquelle un tiers indépendant vérifie, de façon continue, la conformité entre les activités de l’organisation et les règles issues de documents normatifs et référentiels.
  • Le label représente le symbole officiel d’identification permettant à un groupement de professionnels (association, fondation, fédération ou organisme officiel) de garantir aux clients que ses membres respectent un cahier des charges contrôlé par un organisme interne ou externe.

Au cours des dernières années, la sensibilisation des hôteliers, des intervenants touristiques et des voyageurs aux enjeux du tourisme durable a entraîné un essor d’accréditations à travers le monde. Dans le secteur de l’hébergement, les certifications et labels durables peuvent évaluer tant les bâtiments ou les services que la qualité de la prestation offerte (voir le tableau 1). Alors que la définition du tourisme durable donne une place égale aux préoccupations économiques, sociales et environnementales, les accréditations hôtelières peuvent parfois privilégier une dimension par rapport à une autre. Si les hôtels québécois adhèrent progressivement à des accréditations durables, le milieu est encore en évolution.

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Dans la province, le programme RéserVert de l’Association des hôteliers du Québec est l’un des plus utilisés. Celui-ci identifie les établissements hôteliers qui appliquent les principes du développement durable. Un réseau de partenaires des secteurs privé et public assure le contrôle de la certification. RéserVert se veut un programme favorisant l’autonomie des hôteliers, en mettant à leur disposition une trousse à outils qui leur permet d’évaluer leur niveau d’engagement dans le tourisme durable et de réaliser les ajustements nécessaires à l’obtention de la certification. Actuellement, une soixantaine d’hôtels participent au programme (lire aussi: Les pratiques environnementales dans les hôtels).

Les bénéfices des labels et des certifications sont nombreux et se situent à différentes échelles. Ils permettent aux instances politiques de positionner la destination par rapport aux grands enjeux concurrentiels mondiaux. Une fois classifiées, les entreprises peuvent atteindre un meilleur rendement grâce à une gestion plus efficace et utiliser leur nouvelle distinction comme outil de commercialisation. Mais quels sont les avantages pour le touriste?

Perception des touristes quant aux certifications durables

Lors de sa plus récente enquête sur les intentions de voyage, effectuée en janvier 2013 auprès d’un échantillon de 1 505 «voyageurs probables» canadiens, l’AHC s’est penchée sur quelques questions relatives aux enjeux environnementaux du secteur hôtelier. Les résultats démontrent que:

  • la sensibilisation des voyageurs d’affaires aux initiatives environnementales introduites dans les hôtels est en hausse de 8% par rapport à 2009. Ainsi, en 2013, 44% d’entre eux jugent leur présence importante;
  • 36% des voyageurs d’affaires et de loisirs trouvent important que les hôtels offrent des produits verts;
  • la capacité d’acheter des crédits de carbone est qualifiée de très importante par 21% des voyageurs d’affaires et de loisirs;
  • le fait qu’un hôtel s’inscrive dans un programme de certification durable est important pour 26% des voyageurs d’affaires et de loisirs.

L’accréditation durable d’un hébergement garantit au touriste que l’hôtelier s’est engagé dans une politique structurée. Outre des actions visibles, comme la réutilisation des serviettes et des draps, l’adhésion à une certification assure un gage d’actions supplémentaires bien souvent invisibles aux yeux des clients. Selon PhoCusWright, en 2009, 56% des voyageurs américains se montraient sceptiques lorsqu’une organisation leur parlait de ses pratiques vertes. Car, rappelons-le, l’usage de l’écoblanchiment ou greenwashing par de nombreuses entreprises nuit à la confiance des consommateurs (lire aussi: Gare au greenwashing, votre réputation est en jeu!). De ce fait, en plus de cadrer l’industrie, les diverses accréditations présentent également l’avantage de rassurer les voyageurs, grâce au contrôle auquel doit se soumettre l’organisation qui s’y affilie.

Plusieurs actions durables sont aujourd’hui ancrées dans le quotidien des citoyens (tri des déchets, achats de produits biologiques, etc.) et lorsqu’ils voyagent, ceux-ci souhaitent garder leurs habitudes. En tant que consommateurs avertis, ils ont des attentes plus élevées en ce qui a trait à la responsabilité durable des entreprises, car celle-ci touche directement à leurs valeurs. Si un programme vert géré au sein même de l’hôtel donne au client l’espoir que certaines mesures soient mises en place, l’accréditation lui offre l’assurance que les actions effectuées s’inscrivent réellement dans une démarche durable vérifiable.

 

Analyse écrite en collaboration avec Camille Derelle, professionnelle de recherche

Analyse réalisée grâce à un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme urbain durable.

 

Sources:

– Association des hôtels du Canada, communiqué de presse. «Les voyages d’affaires et de loisirs sont en hausse (s’améliorent) – Les derniers résultats de l’enquête 2013 sur les intentions de voyage», 19 février 2013.

– Atout France. «Choisir un label d’hébergement de tourisme durable», Éditions Atout France, mars 2013.

– Barabé, André. «Certification et labellisation: écotourisme et développement durable du tourisme», notes du cours Tourisme et développement durable, Université du Québec à Trois-Rivières, 13 avril 2009.

– Barth, Martin, Fabian Weber et Monika Güntensperger. «Pour y voir plus clair dans la jungle des labels», hotelleriesuisse, mars 2011.

– Baylor, Julie. «The Value of Green Certification», Hotel Business Review.

– GfK. «The Environment: Public Attitudes and Individual Behavior», 2011.

– Millar, Michelle, Karl J. Mayer et Seyhmus Baloglu. «Importance of Green Hotel Attributes to Business and Leisure Travelers», Journal of Hospitality Marketing & Management, vol. 21, no 4, 2012.

– Millar, Michelle et Seyhmus Baloglu. «Hotel Guests’ Preferences for Green Guest Room Attributes», Cornell Hospitality Quarterly, vol. 52, no 3, août 2011.

– Priskin, Julianna. «Evaluating Sustainable Tourism Certification Schemes for Hotels», Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, juin 2009.

– Rheem, Carroll. «Going Green: The Business Impact of Environmental Awareness on Travel», PhoCusWright, février 2009.

 

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Hébergement Tendances

Le glamping: une tendance qui gagne à être durable

Le camping et l’hôtellerie de plein air ont connu une évolution dans les dernières années, principalement en ce qui a trait au prêt-à-camper et au camping de luxe, aussi appelé glamping, contraction de glamourous camping. Dans la province, 19% des campeurs québécois affirment en avoir déjà fait l’expérience. Populaire, cette forme d’hébergement allie le contact avec la nature, le confort et, lorsqu’on y a recours dans le cadre d’une démarche durable, le respect de l’environnement. On remarque d’ailleurs, depuis les dernières années, une multitude d’initiatives prises par des organisations qui accordent une importance particulière à leur empreinte écologique.

Bien que le Réseau de veille en tourisme ait traité de ce sujet dans une récente analyse (lire aussi: Du camping au glamping, l’hébergement de plein air se diversifie) les tendances en glamping évoluent rapidement, et de nouveaux exemples méritent d’être présentés.

Le prêt-à-camper séduit les campeurs

Compte tenu de sa simplicité et du confort qu’il procure, le prêt-à-camper semble faire des heureux chez les campeurs québécois. En effet, selon une récente étude menée par la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM (lire aussi: La pratique du camping au Québec en 2012), près d’un campeur sur cinq a déjà fait l’essai de cette formule au Québec, et la plupart (91%) seraient prêts à répéter l’expérience. D’ailleurs, seuls 14% de ces campeurs ne possédaient pas d’équipements, ce qui démontre un intérêt pour cette forme de camping, même auprès des campeurs équipés. L’étude met également en évidence que les campeurs québécois adoptent des comportements verts en camping et qu’ils s’attendent à ce que les campings en fassent autant. Ainsi, on assiste à l’émergence de concepts originaux qui combinent le plein air et le confort. En voici quelques-uns, inspirés de cette tendance.

Des innovations qui transforment le paysage

Située dans la région des Îles-de-la-Madeleine, au Québec, l’entreprise Vert et mer propose de l’hébergement en yourtes à sa clientèle. Fabriquées entièrement dans la région, ces habitations visent entre autres le confort, la durabilité, l’économie d’énergie et la résistance aux intempéries. En d’autres termes, ce sont des campements écologiques nomades combinant la technologie contemporaine à l’architecture ancestrale. Ces yourtes peuvent être installées de façon temporaire sur des sites naturels, ce qui limite l’impact environnemental sur le territoire.

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Source: Vert et mer

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Source: Vert et mer

À Carleton-sur-Mer en Gaspésie, l’entreprise Aux 4 Vents a poussé ce concept à un autre niveau en installant des yourtes flottantes campées sur des radeaux dans la Baie-des-Chaleurs. Ce concept unique en Amérique permet notamment un contact privilégié avec la mer et sa faune.

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L’entreprise française Alter Ec’Home présente pour sa part une gamme d’habitations écologiques innovantes et créatives, conçue pour les professionnels du tourisme ainsi que pour des particuliers. Parmi ces produits, on trouve le Mobile Ec’Home. Ce type d’hébergement mobile et autonome s’installe en moins d’une heure et peut être transporté à l’aide d’une remorque. Ces cabines, aux matériaux écologiques, peuvent fonctionner à l’énergie solaire ou être branchées aux réseaux électriques. Les commodités en place sont: une salle d’eau avec douche et toilette sèche à litière biomaîtrisée, une cuisine tout équipée, un coin salon, un coin repas ainsi qu’un lit double.

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Source: Alter Ec’Home

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Source: Alter Ec’Home

Des exemples inspirants

Les Atlantic Surf Pods du Royaume-Uni

Dans la ville de Bude, au Royaume-Uni, un site de camping offre un mode d’hébergement combinant le camping, le confort et le respect de l’environnement. Les sept Atlantic Surf Pods disposent d’un lit très grand format, d’une salle de bain ainsi que d’une terrasse extérieure avec barbecue et table à manger. Dans le but de diminuer leur empreinte écologique, l’éclairage installé est à énergie solaire ou à DEL. En plus de faciliter son intégration au paysage, la toiture recouverte de verdure permet une isolation plus efficace.

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Source: Atlantic Surf Pods

La Sépaq continue dans cette voie

Au Québec, la Sépaq démontre un intérêt grandissant pour le concept du prêt-à-camper. Introduite en 2008 dans ses parcs nationaux, la tente Huttopia a vu son nombre passer de 60 à 330 pour l’été 2013. Pour sa part, le nombre de tentes Hékipia, une version modifiée de l’Huttopia, a plus que doublé depuis son introduction en 2011, pour atteindre un total de 97 tentes en 2013. Parcs Canada compte de son côté aménager dans le parc national Forillon, en Gaspésie, 10 tentes oTENTik, semblables aux tentes Huttopia et déjà offertes dans le parc national de la Mauricie. Une centaine de nouvelles unités seront mises à la disposition des visiteurs dans le réseau de Parcs Canada.  

 

La Sépaq met également en place une nouvelle génération d’hébergement dans ses parcs: l’EXP. Cette habitation solaire passive, disponible à compter de l’été 2013, est conçue pour deux personnes et permet, grâce à sa conception vitrée, de s’imprégner de la nature d’un site en plus de bénéficier au maximum du rayonnement solaire. Elle dispose également de deux lits simples ainsi que d’une multitude de commodités.

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Crédit photo : Parc national du Mont-Tremblant, Mathieu Dupuis, Sépaq.

La Sépaq a adopté un Programme de gestion environnementale (PGE) applicable à chacun de ses établissements afin de réduire significativement leur empreinte écologique. Ce programme constitue l’une des bases du plan d’action de développement durable de la société. Il porte notamment sur la gestion de l’énergie, de l’eau, des matières résiduelles, et des matières dangereuses et toxiques. Le PGE vise également la gestion des aménagements lors de la mise en place ou de la mise à niveau d’infrastructures.

Des habitations inspirées du grand écran

Lauréat national Or dans la catégorie «Hébergement – moins de 40 unités» lors des Grands Prix du tourisme québécois de 2012, l’entreprise Entre cimes et racines, située dans la région des Cantons-de-l’Est, compte 11 écogîtes en milieu naturel. Leur dernière innovation, le Troglo, s’inspire des habitations des Hobbits, du célèbre film Le Seigneur des anneaux. Avec son toit végétal et ses ouvertures circulaires, ce type d’hébergement est un bel exemple d’intégration de l’habitat humain en milieu forestier.

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Source: Entre cimes et racines

Considérant l’intérêt grandissant pour le prêt-à-camper et la pratique du camping par 25% des Québécois, on peut affirmer qu’il existe un marché désirant vivre de nouvelles expériences d’hébergement en plein air. Quelles seront les prochaines créations québécoises qui se démarqueront par leur originalité et leurs caractéristiques durables?

 

 Analyse rédigée en collaboration avec Amélie Racine, analyste

 Cette analyse a été produite pour alimenter le site web EspaceTourismeDurable.com, destiné aux acteurs touristiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

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Tourisme durable

Une machine à sous pour choisir son prochain voyage!

Dans le cadre de ses actions de promotion du tourisme en Suisse et de «l’expérience du bonheur», l’organisation helvétique propose aux internautes de jouer à la machine à sous pour définir leur prochain séjour en Suisse. De nombreuses possibilités de voyages durables sont suggérées, grâce à des modes de transport et à des activités ayant de faibles répercussions sur l’environnement.

La machine virtuelle propose des manières originales de découvrir des lieux en lançant des défis tels que «photographiez un endroit à différents moments de la journée et à partir de points de vue différents», «orientez-vous à l’aide d’un vieux guide déniché dans une brocante» ou «hurlez à la lune». Le voyage expérimental peut ensuite être partagé sur Facebook. À la différence du jeu de hasard, il est possible de faire sa propre combinaison en choisissant chacun des trois rouleaux. Mais cela n’enlève rien au plaisir du jeu!

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Source: assets.wwf.ch

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Tendances Transport

Les offres de vélopartage courtisent les touristes urbains

De Montréal à Hangzhou, en Chine, les utilisateurs se multiplient et les touristes urbains se joignent au mouvement. Populaire, pratique et écologique, leur usage fait parfois même la fierté de certaines villes. L’implantation d’un système de vélopartage semble être une tendance qui ne s’essouffle pas.

Aperçu de l’offre autour du monde

L’engouement que suscite l’offre de vélopartage se constate partout à travers le monde. Ces systèmes permettant une mobilité douce sont présents dans plus de 25 pays européens, en Asie, en Océanie, en Amérique du Sud et en Amérique du Nord. Au Canada, nous les retrouvons à Montréal, à Ottawa, à Toronto et à Golden (voir la figure 1). Il serait également question que Vancouver s’ajoute bientôt à la liste.

Figure 1

Les systèmes de vélopartage en Amérique du Nord (mai 2012)

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Source: Mineta Transportation Institute

En France, une vingtaine de villes se partagent le marché du vélopartage (voir la figure 2), aussi appelé vélo en libre-service, dont les trois plus importantes sont Paris (Vélib’), Lyon (Vélo’v) et Toulouse (VélÔToulouse).

Figure 2

Les systèmes de vélopartage en France

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Les principaux opérateurs qui se partagent le marché international (voir le tableau 1) comprennent notamment Bixi, qui assure une présence à Montréal (5 120 vélos), à Toronto (1 000), à Ottawa/Gatineau (250), à Londres (9 200), à Melbourne (600), à Washington/Arlington (1 395), à Minneapolis (1 200), à la Washington State University (84), à Boston (610) et à Chattanooga (300).

 

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 Source: Oracle

Hangzhou Public Bicycle représente néanmoins le plus important opérateur. En janvier 2013, il a été évalué que le système de vélopartage de la ville de Hangzhou comprenait 69 750 vélos et 2 965 stations, et que près de 94 000 000 de personnes l’employaient annuellement. Mentionnons enfin que la Chine, la Corée du Sud, Taiwan et le Japon constituent les marchés où la croissance de ce phénomène semble la plus importante au monde.

Une offre touristique appliquée au vélopartage

Pour cibler une clientèle touristique internationale, les organismes responsables du vélopartage ont tout avantage à adapter leurs services. Par exemple, voici trois suggestions émises par Atout France dans son étude intitulée «Faciliter les mobilités pour enrichir l’expérience touristique»:

  1. Inclure des abonnements de courte durée à des prix concurrentiels: abonnement à la journée, pour trois jours ou à la semaine.
  2. Faire traduire les informations relatives au service en plusieurs langues et sur divers supports: sur les bornes et les stations, en ligne, sur les applications mobiles ainsi que tout autre média pertinent.
  3. Faciliter les opérations bancaires menant à la location du vélo: s’assurer que les bornes acceptent les cartes étrangères ou proposer une solution de remplacement.

En plus de ces trois éléments de base, plusieurs villes à travers le monde alignent leur service avec d’autres besoins des touristes urbains. Voici deux exemples:

Lyon, France

Lyon propose une solution «tout-en-un» facilitant le séjour de ses touristes. En se procurant le laissez-passer touristique Lyon City Card, les visiteurs peuvent à la fois utiliser le système de vélopartage Vélo’v et entrer dans 22 musées, participer à plusieurs activités et profiter d’un accès illimité au réseau de transport en commun. Grâce à la technologie RFID, les visiteurs de la ville jouissent d’une multitude de services par l’intermédiaire d’une seule carte passe-partout.

 

Melbourne, Australie

L’organisme Melbourne Bike Share, qui exploite les vélos bleus australiens, propose une série de cartes thématiques aux touristes désirant visiter la ville sur deux roues. Celles-ci couvrent onze types d’intérêts, allant de la culture aux visites de marchés publics. 

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Source: Melbourne Bike Share

En plus des informations sur la thématique choisie, les cyclotouristes obtiennent des renseignements sur les emplacements des stations de vélopartage, les voies cyclables, les endroits où se procurer un casque et les gares.

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Source: Melbourne Bike Share

La mobilité sous toutes ses formes

L’usage d’appareils mobiles semble se marier naturellement avec l’expérience de vélopartage. C’est pourquoi plusieurs applications bonifiant le service en place voient régulièrement le jour. Par exemple, l’application Spotcycle permet notamment aux utilisateurs de connaître la disponibilité des vélos et la proximité des stations, ou encore de se créer un circuit ou un itinéraire à Montréal, à Ottawa, à Toronto, à Barcelone, à Londres et dans près d’une vingtaine de villes américaines.

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Source: Spotcycle

Une mobilité verte qui rayonne et triomphe

En plus d’être pratique et apprécié de ses utilisateurs, le vélopartage cadre avec des objectifs de mobilité durable en ville. Le Vélib’ de Paris a d’ailleurs été primé aux Trophées du Tourisme responsable en 2012, pour ses efforts en matière d’écomobilité.

Le caractère écoresponsable de ce mode de transport transparaît sur les outils de communication des principaux programmes de vélopartage. Ainsi, il est commun de diffuser de l’information à propos du nombre de tonnes de CO2 économisées grâce à de tels déplacements de même que des collaborations effectuées avec des partenaires impliqués dans le développement durable.

Est-ce que d’autres villes québécoises suivront bientôt cette tendance, qui semble s’intensifier à l’échelle mondiale?

 

Sources:

– Atout France. «Faciliter les mobilités pour enrichir l’expérience touristique», collection Ingénierie et développement touristique, 168 pages, décembre 2012.

– Jaillard, Laurence. «Lyon teste avec JCDecaux les vélos en libre-service pour les touristes», La Tribune, 30 novembre 2012.

– Mineta Transportation Institute. «Public Bikesharing in North America: Early Operator and User Understanding», MTI Report 11-26, 156 pages, juin 2012

– OBIS. «Optimising Bike Sharing in European Cities – A Handbook», juin 2011.

– Press, Elizabeth. «The Biggest, Baddest Bike-Share in the World: Hangzhou China», 1er juin 2011.

– Shaheen, Susan A., Hua Zhang, Elliot Martin et Stacey Guzman. «China’s Hangzhou Public Bicycle», consulté en ligne le 15 mars 2013.

– The Bike-sharing Blog. «The bike-sharing world», 26 janvier 2013.

– Tse, Katherine. «A look at Taipei: bike-sharing programs and sustainable tourism», 9 janvier 2013.

Sites Web:

– Melbourne Bike Share

– Site officiel de Lyon

– Spotcycle

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Transport

La pause sur autoroute revisitée

Symboliquement baptisée Eden, la nouvelle aire d’autoroute de la Chaponne, située entre Paris et Lyon, rompt avec les codes habituels des aménagements routiers. Imaginée par le célèbre designer et architecte Ora-ïto, elle offre des espaces conçus pour orienter le visiteur intuitivement et l’inviter à flâner plus longtemps sur le site. Cette aire d’autoroute en forme de dôme au toit végétalisé est le premier bâtiment de ce genre certifié haute qualité environnementale (HQE). La zone principale offre aux clients: espace moderne et coloré, jeux pour enfants et garderie, restaurants, toilettes high-tech, zone Wi-Fi, épicerie et écrans d’informations routières, météorologiques et touristiques.

Les voyageurs peuvent visionner, grâce à un totem d’écrans géants, un diaporama des différents sites touristiques de la région (département de l’Yonne, en Bourgogne) avec photos à l’appui et indications géographiques.

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© Réseau de veille en tourisme

À l’extérieur, les concepteurs ont voulu en finir avec les formes et panoramas hostiles; le site tourne le dos au flux de voitures et offre plutôt une vue dégagée sur les prairies, des courbes et des arrondis dessinent les édifices, la végétation cache les stationnements des promeneurs et la signalétique est limitée.

L’aménagement paysager est zen, propice à l’activité physique et il invite à la contemplation: aires de pique-nique fleuries, parcours tonique, marché couvert où les exploitants des environs présentent leurs produits locaux, zone canine, etc.

Également dotée de la première borne de charge rapide universelle, qui permet de recharger 80% des batteries des véhicules électriques en moins de 20 minutes, Eden marque l’émergence d’une nouvelle ère d’arrêts et d’infrastructures (lire aussi: Un vent d’air frais sur notre réseau de haltes routières!). Cette borne est entièrement automatisée; l’utilisateur n’a donc qu’à entrer un code pour lancer la charge et peut par ailleurs profiter pleinement de sa pause sur le site.

 

Sources:

– Groupe Elior. «Changer la vision de la mobilité et de la pause sur autoroutes», consulté le 23 janvier 2013.

– Morales, Franck. «Le groupe Elior a investi près de 10 millions d’euros pour moderniser l’aire d’autoroute sur l’A6», Lyonne.fr, 29 mai 2012.

– Ora-ïto. Dossier de presse «L’aire du futur Eden», juillet 2012.

– Torregrossa, Michaël. «DBT installe la première borne de charge rapide universelle à la station BP de Chaponne», Avem.fr, 20 juillet 2012.

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Ailleurs dans le monde Tourisme durable

Tourisme de congrès durable: les bonnes pratiques de la Scandinavie

Selon le Scandinavian Destination Sustainability Index, 59% des hôtels et 64% des centres de congrès de 16 grandes villes de la région possèdent une écocertification délivrée par un organisme tiers. En moyenne, 49% de l’énergie utilisée par ces villes provient de ressources renouvelables; dans le cas de Reykjavik (Islande), cette proportion atteint 100%. La quantité d’émissions de dioxyde de carbone (CO2), en tonnes métriques par habitant, est de 2,2 à Oslo (Norvège) et de 3,7 à Stockholm (Suède); au Canada, elle était de 15,43 en 2009. Alors qu’en 1990, les pays signataires du protocole de Kyoto visaient à réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, Aalborg (Danemark) et Karlstad (Suède) se fixaient l’objectif d’une diminution de 50%. Voilà quelques exemples qui expliquent pourquoi la Scandinavie fait si souvent office de modèle en matière de pratiques durables.

Concertation des acteurs et vision du projet

Accompagné des organismes Meeting Professionals International (MPI) et Green Meeting Industry Council (GMIC), le chapitre scandinave de l’International Congress and Convention Association (ICCA) a rassemblé en 2010 plus de 50 personnes représentant des salles de réunion, des hôtels, des agences événementielles, des organisations de gestion de la destination (DMO) et des centres de congrès (CVB) de Scandinavie. Ensemble, ils ont pris l’engagement de collaborer pour atteindre un objectif commun: créer la première destination de congrès durable au monde.

Cette analyse se base sur les données provenant du premier rapport publié par l’ICCA en 2012, le Scandinavian Destination Sustainability Index. Ce document se veut non seulement un outil de collaboration entre la Finlande, la Suède, la Norvège, le Danemark et l’Islande, mais également une référence pour les autres destinations souhaitant entamer ou poursuivre leurs démarches durables.

À l’heure actuelle, 45 personnes ont signé, au nom de leur organisme, le Scandinavian Sustainable Meetings Accord, une déclaration engageant les signataires à poser des actions durables et concrètes sur 10 axes touchant l’industrie des événements et des congrès:

  1. Déclarer publiquement sa participation à l’Accord et encourager son réseau de contacts à en faire autant;
  2. S’impliquer et discuter avec ses clients, ses partenaires ainsi qu’avec d’autres individus qui désirent échanger à propos de la durabilité économique, environnementale et sociale touchant l’industrie;
  3. Éduquer et informer les individus intéressés, partager ses connaissances en matière de pratiques durables en gestion de congrès et reconnaître les efforts de bonnes pratiques des membres de l’ICCA;
  4. Encourager les collaborations entre le public et le privé visant le partage de solutions et de bonnes pratiques;
  5. Fournir des ressources aux organisateurs afin qu’ils puissent identifier des fournisseurs responsables et certifiés au sein de leur communauté et ainsi créer davantage d’événements durables;
  6. Prôner un usage efficace, équitable et durable des ressources;
  7. Promouvoir l’utilisation de moyens de transport écologiques en informant au mieux les visiteurs et en travaillant de pair avec les sociétés de transport;
  8. Calculer son empreinte écologique et tenter de la réduire de 20% d’ici 2020;
  9. Faire respecter les plus hauts standards d’honnêteté, d’équité, d’intégrité et d’éthique;
  10. S’impliquer au sein de sa communauté en créant des liens entre le secteur événementiel et des initiatives socialement responsables.

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Crédit photo: Kjell Holmner/Göteborg & Co

Mesurer les efforts

Pour que les efforts déployés dans chacune des 16 villes puissent être comparés, des indicateurs de performance ont été sélectionnés et classés selon 2 catégories (voir le tableau 1):

  • macro: l’engagement des instances municipales et la disposition d’infrastructures durables;
  • micro: l’engagement des organismes de congrès locaux, incluant les hôtels, les salles de réunion et centres de congrès, ainsi que les DMO.

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La Suède fait bonne figure au classement (voir le tableau 2), puisque quatre de ses villes occupent les premières positions. Le leadership de la ville semble important, voire à la base du processus de changement. On remarque d’ailleurs quelques grands écarts entre les efforts réalisés par les municipalités et ceux de l’industrie. C’est le cas pour Uppsala, Aalborg, Reykjavik et Turku. Contrairement à la majorité des villes, à Helsinki, ce sont plutôt les hôtels, les salles de réunion et les centres de congrès qui se démarquent par leurs actions.

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L’expertise scandinave vous inspire? Vous connaissez d’autres façons de faire innovantes pour mobiliser les acteurs d’une même industrie? N’hésitez pas à partager vos bonnes pratiques!

Analyse réalisée grâce à un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme urbain durable.

Sources:

– Bigwood, Guy. «Scandinavians create Destination Sustainability Index», Lessconversationmoreaction.com, 8 juin 2012.

– ICCA. «2012 Scandinavian Destination Sustainability Index», iccaworld.com, 2012.

– ICCA. «Scandinavian countries create worlds’ 1st Sustainable Meetings Region», iccaworld.com, 26 mars 2012.

– International Energy Agency. «CO2 Emissions From Fuel Combustion – Highlights», 2011.

– Wonderful Copenhagen. «Scandinavians create first sustainable index», meetingcopenhagen.com, 8 juin 2012.

 

Sites Web:

ICCA

Sustainable Events Denmark

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Tendances

12 tendances urbaines

Un laboratoire mobile voyage autour du monde pour capturer les idées novatrices qui définissent et inspirent la vie urbaine d’aujourd’hui. Quels termes utilise-t-on pour définir les villes en 2012? Résultant d’une démarche du BMW Guggenheim Lab de Berlin et dans l’optique de présenter la réalité de la vie en ville, voici douze tendances urbaines puisées d’un glossaire en réunissant une centaine.

1. Création de lieu

Ce terme fait référence à une approche multidisciplinaire pour la planification, le design et la gestion d’espaces publics. La création de lieu implique la participation de ceux qui y vivent, y travaillent ou le fréquentent. Ces espaces en milieu urbain favorisent les rencontres et répondent à des besoins précis. Ils améliorent la qualité de vie des citoyens et constituent des lieux vibrants, qui animent la ville. Il s’agit en somme de placer les utilisateurs au cœur de la réflexion.

 

Vidéo: Placemaking & Seattle

2. Transformation active

État de mouvement continuel, d’amélioration et de changements urbains engendrés par des citoyens motivés par l’épanouissement en ville. Les espaces pop-up (lire aussi: Les espaces pop-up, la nouvelle tendance de l’éphémère) s’articulent autour de cette tendance. Par exemple, l’initiative PARK(ing) Day, qui prend place dans plusieurs villes du monde et consiste à transformer un espace de stationnement en un lieu convivial recentré sur l’individu et sa communauté. Ainsi, on y voit des jardins éphémères, des stations de yoga, des scènes musicales improvisées, etc.

 

Source: dijon-ecolo.info

3. Ville heureuse

Cultiver le bonheur urbain peut améliorer la vitalité d’une ville sur les plans émotionnel et économique, ainsi qu’en ce qui a trait à ses infrastructures. Cette affirmation se base sur la prémisse qu’un citoyen qui se sent bien dans son quartier aura davantage tendance à en prendre soin, à y dépenser de l’argent et à socialiser avec le voisinage. Ainsi, on répertorie les lieux où il fait bon vivre à travers des index du bonheur et du bien-être en ville.

4. Gouvernance démocratisée

La technologie facilite la collaboration des citoyens dans le processus décisionnel gouvernemental. Par exemple, en 2009, l’administration Obama a inauguré OpenGov, un site toujours actif qui permet aux Américains de s’informer à propos des politiques et des décisions de leur gouvernement, tout en pouvant soumettre des idées et des suggestions. Le même type de plateforme serait tout aussi pertinent sur la scène municipale.

 

Source: OpenGov

5. Participation 

La participation citoyenne s’inscrit dans un processus où certains individus effectuent des contributions dans un objectif de bien-être collectif. Au cours des dernières années, Internet et les plateformes dites «ouvertes» ont accru l’accessibilité à l’engagement, au partage de connaissances et à l’implication communautaire.

6. Mobilité urbaine

Les enjeux auxquels font face les villes, notamment ceux touchant l’environnement, l’étalement urbain et la congestion automobile, les incitent à valoriser davantage certains types de déplacements par rapport à d’autres. Ainsi, les systèmes de mobilité qui prennent en compte ces problématiques ont la cote: la marche, le vélo, l’autopartage, les transports publics.

7. Vélopartage

On dénombre aujourd’hui près de 165 villes à travers le monde possédant un système de vélopartage; le premier étant celui d’Amsterdam, mis en place en 1969. Les vagues de cyclistes dévalant les voies urbaines s’accentuent et initient ou solidifient la culture vélo des municipalités concernées. Le Copenhagenize Index présente les villes qui se démarquent pour leurs infrastructures, leur programme de vélopartage, la perception de sécurité et les politiques mises en place.

8. Accessibilité

L’accessibilité d’un quartier va jusqu’à influencer le type de personnes qui y circulent, la clientèle qui fréquente un commerce, un attrait ou un restaurant. Ainsi, certains lieux sont peu accueillants pour un parent et son bébé en poussette ou une personne à mobilité restreinte. Les médias sociaux et les applications mobiles comptent parmi les outils favorisant l’identification des lieux adaptés à certains besoins; Access Together et Wheelmap en constituent des exemples.

 

Source: Wheelmap

9. Ville durable

La durabilité d’une ville passe inévitablement par une réduction de son empreinte écologique. De cet objectif découlent des stratégies affectant toutes les sphères d’activité de la municipalité: choix énergétiques, gestion des déchets, adaptation des infrastructures, plan pour les transports, etc.

10. Réutilisation 

Dans la même veine que le recyclage, la réutilisation de matériaux charme de nombreux citoyens et designers. Plusieurs artistes s’inspirent d’objets pour créer des œuvres qui, parfois, occupent même l’espace urbain.

 

Source: FRAGILE – une œuvre de matériaux recyclés, de l’artiste Roadsworth

11. Financement participatif

Cette stratégie de collecte de fonds, de plus en plus présente sur Internet, repose sur la participation d’individus intéressés par le projet à financer. Les contributions incluent bien sûr des dons d’argent, mais aussi la diffusion du projet à travers les réseaux sociaux dans le but de faire connaître l’initiative. Une variété d’idées voient ainsi le jour grâce à ce type de financement basé sur des valeurs communautaires.

12. Tourisme durable

Il consiste à soutenir le milieu visité sur les plans social, économique, environnemental et culturel. Le tourisme durable repose également sur le comportement responsable des visiteurs. Une destination doit sensibiliser ses intervenants à offrir à ses visiteurs les moyens de voyager en minimisant leur empreinte écologique et en valorisant leurs retombées positives sur la société et son économie.

D’autres tendances à découvrir

Mieux comprendre les tendances urbaines nous permet de rester à l’écoute des valeurs et des courants qui façonnent la ville d’aujourd’hui et de demain. D’un point de vue touristique, elles nous offrent la possibilité de saisir les intérêts et les attentes des visiteurs avides d’une expérience urbaine de leur temps.

Vous pouvez découvrir les 88 autres tendances en consultant le rapport du BMW Guggenheim Lab.

 Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel.

 

Sources:

– BMW Guggenheim Lab. «100 Urban Trends», cdn.guggenheim.org, 29 juillet 2012.

– Borys, Hazel. «Can cities help you forget your troubles? C’mon, get happy!», placemakers.com, 29 octobre 2012.

– Borys, Hazel. «Urban happiness index revisited», bettercities.net, 15 novembre 2012.

Sites Web:

Access Together

BMW Guggenheim Lab

Copenhagenize Index

Fragile.projekroom

OpenGov

PARK(ing) Day

Wheelmap