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Voyage à vélo : de l’inspiration à la planification

Le tourisme à vélo est un créneau en plein essor pour de nombreuses destinations. Selon l’Adventure Cycling Association (ACA), cette forme de tourisme est de plus en plus lucrative et gagne en importance en Amérique du Nord et à travers le monde.

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a publié, en janvier 2015, un portrait de la clientèle des touristes à vélo au Québec. Cette étude a été entreprise par Vélo Québec, ATR associées du Québec ainsi que par plusieurs associations touristiques régionales (ATR). Les données recueillies proviennent d’un sondage Web administré entre les 7 et 29 octobre 2014. Sur un échantillon de 1473 répondants, 85 % sont des Québécois.

Cette analyse présente les résultats liés au choix de la destination et à la planification du dernier séjour des touristes au Québec en 2014, où le vélo était :

  • le principal moyen de transport à destination;
  • la principale activité pratiquée à destination;
  • ou une activité parmi d’autres pratiquée à destination.

Sélection et choix de la destination

Le principal critère de sélection d’une destination est la beauté des paysages, suivi de l’offre d’hébergement et de la localisation. Les Québécois accordent plus d’importance à la disponibilité des forfaits, alors que les répondants de l’extérieur du Québec sont attirés par la tenue d’un événement ou d’un festival. Il est à noter que les 18 à 35 ans considèrent davantage la variété de l’offre d’attraits et d’activités autres que le vélo. L’offre d’une restauration de qualité et d’hébergement est plus importante pour le segment de clientèle avec le revenu familial le plus élevé (150 000 $ et plus).

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Toutefois, lorsque vient le moment d’arrêter son choix, le voyageur considère d’autres critères, notamment la qualité des routes et des circuits cyclables, la sécurité des circuits, le faible niveau de circulation automobile, ainsi que la variété des circuits et des pistes cyclables.

Période de planification

Plus de la moitié des touristes à vélo provenant de l’extérieur du Québec ont planifié leur séjour plus de deux mois à l’avance (55 %), comparativement à seulement 21 % des répondants québécois. Ces derniers sont d’ailleurs enclins à planifier leur séjour moins d’un mois à l’avance (57 %). Les résultats de l’étude démontrent également que plus le séjour sera long, plus il sera planifié à l’avance. Par exemple, 57 % de ceux qui ont parcouru 200 km ou plus à vélo ont organisé leur voyage plus d’un mois à l’avance.

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Les habitudes de planification divergent également selon l’âge des répondants. La moitié des 55 ans et plus ont planifié leur séjour plus d’un mois à l’avance alors que les 18 à 35 ans sont portés à planifier à la dernière minute; plus du quart (26 %) l’ont fait moins d’une semaine à l’avance.

Sources d’information utilisées

En moyenne, les touristes à vélo québécois ont utilisé trois sources d’information différentes pour planifier leur dernier séjour au Québec, comparativement à près de quatre pour le segment hors Québec. Dans les deux cas, le Web se classe premier (respectivement 58 % et 75 %).

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De nombreux répondants québécois ont utilisé les cartes des circuits et des voies cyclables (35 %), les guides touristiques de la région (31 %) et les guides des circuits ou des voies cyclables (28 %). Ceux-ci sont aussi plus nombreux à avoir consulté leurs parents et amis (26 %), les salons vélo (8 %) et les médias sociaux (4 %). Plusieurs connaissaient aussi déjà la destination (39 %).

Sites Web consultés

Les principaux sites Web consultés par les touristes à vélo lors de la planification de leur dernier séjour au Québec sont ceux des régions touristiques (40 %), des moteurs de recherche généraux (39 %), Google Maps (38 %), ainsi que les sites Web des établissements d’hébergement (35 %) et de Vélo Québec (34 %). En général, le segment provenant de l’extérieur du Québec consulte dans une proportion plus élevée différentes sources en ligne, particulièrement les sites de partage de commentaires sur le voyage (29 % comparativement à 6 % des Québécois) et les sites de réservation en ligne (28 % comparativement à 17 % des Québécois). Parmi les autres sites Web signalés par les répondants on retrouve principalement ceux spécifiques à une route ou à un événement, le portail Web de la SÉPAQ, ainsi que les sites et les blogues spécialisés sur le vélo. En moyenne, les touristes à vélo au Québec ont consulté près de trois sites Web pour la planification de leur séjour.

Motivations

Faire de l’activité physique et garder la forme (87 %), admirer les paysages (75 %) ainsi qu’être dans la nature et prendre de l’air (74 %) sont les principales motivations à la pratique du vélo. Les plus jeunes sont plus nombreux à pratiquer le vélo afin de s’éloigner du stress de la vie courante, comme moyen de transport ou pour participer à des courses ou des compétitions, alors que les plus âgés le font davantage dans le but de s’immerger dans la localité ou socialiser avec les amis ou la famille.

Le développement de pistes et de circuits cyclables de qualité (33 %), de pistes cyclables séparées de la circulation routière (30 %) ainsi qu’une meilleure information (30 %) et promotion (26 %) de l’offre touristique québécoise et de son expérience vélo inciteraient davantage les touristes à visiter le Québec sur deux roues.

Pour plus de détails sur la méthodologie, les faits saillants et les grandes conclusions de l’étude, n’hésitez pas à consulter le sommaire exécutif.

Source de l’image à la une: iStock

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5 profils de cyclotouristes décortiqués

 

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé, en janvier 2015, le portrait de la clientèle des touristes à vélo au Québec. Cette étude a été entreprise par Vélo Québec, ATR associées du Québec, ainsi que par plusieurs associations touristiques régionales (ATR). Les données recueillies proviennent d’un sondage Web administré en octobre 2014. Sur un échantillon de 1473 répondants, 85 % sont des Québécois.

 

Un exercice de segmentation a permis une analyse plus approfondie des résultats en fonction des cinq profils identifiés parmi les touristes à vélo :

La famille touche-à-tout

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Lors de son dernier voyage à vélo, la famille touche-à-tout a parcouru moins de 100 km dans les Cantons-de-l’Est ou les Laurentides. Elle a utilisé des cartes imprimées de circuits cyclables ainsi qu’un téléphone intelligent pour s’orienter. Pour son hébergement, elle a opté pour le camping ou les gîtes où elle a séjourné durant 3 ou 4 nuits. Elle a profité de ses vacances pour faire de la randonnée, visiter un parc naturel et acheter des produits régionaux. Ses dépenses moyennes par jour se sont élevées à 203 $.La famille touche-à-tout représente 22 % des cyclotouristes. Elle planifie son séjour moins d’un mois à l’avance. Elle l’organise à partir d’Internet, de cartes cyclables et de guides touristiques régionaux. Outre le fait qu’elle connaît généralement sa destination, son choix est influencé par des discussions avec des parents ou des amis, ainsi que par ses recherches en ligne.

 L’atypique spontané

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L’atypique spontané possède un profil complexe et représente 17 % des cyclotouristes. Il planifie son séjour moins d’un mois à l’avance, et parfois même moins de deux semaines à l’avance. Le fait de déjà connaître une destination, et les discussions avec des parents ou des amis influencent son choix.

Lors de son dernier voyage de vélo, l’atypique spontané a parcouru moins de 200 km dans les Cantons-de-l’Est, le Bas-Saint-Laurent et la région de Québec. Il a davantage privilégié le camping que les autres segments de cyclotouristes, mais a également séjourné en hôtel/auberge 3 étoiles durant quatre nuitées. Pendant son périple, il a acheté des produits régionaux, mangé dans un restaurant de fine cuisine, visité un parc naturel, fait de l’observation de la faune ainsi que du vélo de montagne. Il a dépensé 221 $ par jour en moyenne.

Le rouleur autonome

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Le rouleur autonome correspond à 29 % des cyclotouristes. Il planifie son séjour moins d’un mois à l’avance et l’organise à partir d’Internet et de cartes avec circuits et voies cyclables. Il se fie également à ses connaissances personnelles. Son choix de destination est influencé par un répertoire de pistes cyclables et par des discussions avec des parents ou des amis.

Lors de son denier voyage à vélo, le rouleur autonome a franchi plus de 200 km en vélo dans les Cantons-de-l’Est, les Laurentides ou la région de Québec. Il a roulé davantage sur la Route verte que les autres segments de cyclotouristes. Il a séjourné 5 nuits en camping, en gîte ou en hôtel/auberge 3 étoiles et lorsque possible, dans des établissements certifiés « Bienvenue cyclistes! ». En plus de faire du vélo, le rouleur autonome a visité un parc naturel, acheté des produits régionaux, fait de l’observation de la faune et pris part à des activités patrimoniales et culturelles. Ses dépenses moyennes sont de 229 $ par jour.

Le sportif encadré

5profils_cyclo4 Le sportif encadré représente 18 % des cyclotouristes. Il planifie son séjour plus d’un mois à l’avance et l’organise à l’aide d’Internet, de cartes avec circuits de voies cyclables et de ses connaissances personnelles. Son choix de destination est influencé par les mêmes facteurs que le rouleur autonome.

Lors de son dernier voyage à vélo, le sportif encadré a parcouru plus de 200 km dans les Laurentides, le Saguenay–Lac-Saint-Jean ou la région de Québec. Il a voyagé en couple, avec des amis ou avec un club cycliste et en a profité pour manger dans un restaurant de fine cuisine, acheter des produits régionaux, visiter un parc naturel et explorer une route ou un circuit touristique. Il a séjourné entre trois et quatre nuits en gîte ou hôtel/auberge 3 étoiles, et plus que tous les autres segments, dans des établissements certifiés « Bienvenue cyclistes! ». Il a dépensé en moyenne 219 $ par jour.

 L’enthousiaste de groupe

5_profils_bon L’enthousiaste de groupe correspond à 14 % des cyclotouristes. Il planifie son séjour plus d’un mois à l’avance et parfois même plus de deux mois à l’avance. Il l’organise à l’aide d’Internet, de ses connaissances personnelles et de parents et d’amis. Son choix de destination est influencé par les mêmes facteurs que ceux de la famille touche-à-tout.

Lors de son dernier voyage à vélo, l’enthousiaste de groupe a parcouru entre 100 et 500 km dans les Cantons-de-l’Est, en Montérégie ou dans la région de Québec. Durant ses vacances à vélo, il a pris part à un événement cycliste, acheté des produits régionaux et mangé dans un restaurant de fine cuisine. Il a séjourné entre trois et quatre nuits en camping, en hôtel/auberge 3 étoiles, et plus que les autres segments chez des parents et des amis. Il a dépensé en moyenne 194 $ par jour.

Est-ce que cet exercice de segmentation vous permet de reconnaître les divers profils de cyclotouristes qui traversent votre région?

Pour plus de détails sur la méthodologie, les faits saillants et les grandes conclusions de l’étude, vous pouvez consulter le sommaire exécutif.

Source de l’image à la une : iStock

 

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Tendances

Donner vie aux espaces publics

Le coin d’une rue, un parc, une ruelle, une friche, un ancien stationnement sont autant d’exemples de lieux qui semblent à première vue banals, mais qui une fois réinventés peuvent s’avérer des endroits fort convoités. L’engouement entourant les espaces publics contribue parfois à revitaliser des quartiers, à attirer des visiteurs provenant de l’extérieur et à générer des retombées économiques.

L’attractivité d’un lieu

Qu’est-ce qui rend un espace public attrayant? L’organisme américain Project for Public Spaces (PPS), qui collabore depuis de nombreuses années avec diverses communautés, afin de les aider à redonner vie à des espaces publics à travers sa démarche placemaking, a identifié quatre principaux éléments à considérer.

  1. L’accessibilité : un lieu est accessible lorsqu’il est connecté à son environnement physiquement et visuellement. On le repère rapidement et il est possible de s’y rendre de multiples façons (à pied, en vélo, en autobus, en métro, en auto).
  2. L’offre d’activités: les options de divertissement représentent la principale raison qui attire les individus vers le lieu, les retient et leur donne envie d’y revenir.
  3. Le confort: les visiteurs doivent se sentir si bien qu’ils souhaitent y passer du temps debout comme assis. Le confort passe aussi par l’aspect esthétique du lieu, sa sécurité et sa propreté.
  4. La dimension sociale: les personnes qui fréquentent le lieu s’y rendent pour y rencontrer des amis, des voisins, des membres de leur communauté et socialiser avec les gens qui s’y trouvent. Le site accueille des individus de tout âge et de diverses origines. 

L’approche lighter, quicker, cheaper

Aménager un espace public peut sembler hors de portée pour des individus ou de petites communautés, en raison des frais que requiert ce type de projet et des lois et règlements en place. Cependant, la prise d’action d’un petit groupe de résidents peut débuter modestement puis éventuellement mener vers de plus grandes actions soutenues par des associations, des organismes et des autorités locales.

Depuis plusieurs années, PPS prône l’appropriation citoyenne des espaces publics. À travers son approche lighter, quicker, cheaper (LQC), PPS démontre qu’il est possible de réaliser des aménagements temporaires rapidement et à peu de frais. Ce type de projets permet de tester l’intérêt des autres résidents, d’évaluer les impacts d’un aménagement sur leur qualité de vie et d’ajuster au besoin certains éléments de celui-ci. Ainsi, on évite d’injecter inutilement des sommes d’argent plus importantes dans diverses installations permanentes lorsqu’un projet ne fonctionne pas.

Le Village Éphémère

Lors de la conférence TEDxMontréal de janvier 2016, Jérôme Glad de Pépinière&Co. présentait divers projets qui ont été réalisés avec une approche similaire à celle de LQC, dont celui du Village Éphémère.

En 2013, une communauté de designers urbains de Montréal s’est réunie pour réaliser un projet éphémère d’une journée sur un espace public inoccupé aux abords du canal de Lachine. Suite à l’approbation par Parcs Canada, l’équipe a concrétisé le premier Village Éphémère avec l’aide d’autres collaborateurs. Sur le site, des activités culinaires, de la musique ainsi que des zones intégrant des installations contemplatives animent le lieu. Le coût de 10 000 dollars fut entièrement autofinancé et le site a accueilli 1000 visiteurs.

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Source : aduq.ca crédit photo Jean-Michel Seminaro

Basée sur le succès de 2013, la seconde édition, baptisée Village au Pied-du-Courant, fut implantée dans le quartier Ville-Marie, sur une friche à côté du parc Bellerive. Cette fois, le projet s’est déroulé sur deux mois au coût de 150 000 dollars, dont 10 000 de fonds publics. Les installations, l’animation et l’engouement médiatique autour de ce projet ont convaincu quelque 35 000 personnes de profiter du site. En 2015, ce nombre a doublé pour atteindre 70 000 personnes et l’initiative s’est prolongée durant trois mois. Ce lieu ludique et convivial réussit à faire cohabiter les citoyens, les familles, les travailleurs et les touristes, tout en offrant une vitrine à divers artistes et artisans d’ici.

 

 

Source: Village Pied-du-Courant 2015 de Pépinière & Co

Le marché de Corbin

La petite municipalité de Corbin, située dans l’État du Kentucky aux États-Unis, a connu une transformation de sa rue principale, grâce à l’ouverture d’un marché de producteurs locaux; une initiative citoyenne initiée en 2013. Après avoir obtenu le feu vert des autorités concernées, un groupe de résidents ont aménagé un marché sur un espace vacant se trouvant sur la rue principale. On y trouve, entre autres, des étalages de produits à vendre, des herbes et des fleurs pour embellir le site ainsi qu’une scène construite à partir de vieilles palettes de bois, où se produisent des musiciens locaux durant les heures d’ouverture du marché.

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Source : pps.org, crédit photo : Downtown Corbin

Rapidement, la population a été charmée et a commencé à visiter le marché sur une base régulière. Peu à peu, une programmation d’événements fut élaborée afin de positionner le secteur du marché en tant que destination pour la communauté : course à pied (the Color Corbin 5k), Oktoberfest, concours de décoration de fenêtres de Noël, etc. Les producteurs locaux ont aussi pu mettre en valeur leurs produits grâce à des activités culinaires. Le marché fut en quelque sorte un laboratoire qui leur a permis de tester leurs produits et d’expérimenter de nouvelles idées. Certains marchands et artisans ont connu un tel succès qu’ils ont ensuite décidé d’avoir pignon sur la rue principale. En trois ans, le marché est passé de 30 vendeurs à 52 et le taux d’occupation de la rue principale de 60 % à près de 95 %. Désormais, on ne compte pratiquement plus de bâtisses vacantes dans le centre-ville.

 

D’après Jérôme Glad « en l’absence de budget naît parfois la créativité et l’envie de faire plus avec moins ». La motivation, le talent et la passion de certains citoyens peuvent contribuer positivement à la revitalisation d’espaces publics à peu de frais. Alors, pourquoi ne pas encourager, soutenir et valoriser de telles initiatives?

 

Source de l’image à la une: © Jean-Michael Seminaro 

 

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Technologies

RestoMontréal vient en aide aux plus démunis

Pour Anthony Mustillo, directeur et cofondateur de RestoMontréal, la Fête des restos est une occasion de célébrer la culture gastronomique d’ici, tout en soutenant les gens dans le besoin. En plus de verser 2 $ au réseau Les Banques alimentaires du Québec pour chaque téléchargement de son application, RestoMontréal organisera une soirée-bénéfice impliquant plusieurs de ses restaurants membres, le 30 mai prochain. Les participants à l’événement pourront ainsi déguster des bouchées cuisinées par onze établissements réunis aux Terrasses Bonsecours dans le Vieux-Port de Montréal.

Source de l’image à la une: fetedesrestos.ca

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Marketing Technologies

La réalité virtuelle au service du marketing immersif

En février dernier, la firme ELEVADO Média Inc. a publié une étude portant sur la création d’un pôle québécois d’excellence en réalité augmentée (RA) et en réalité virtuelle (RV), pour le compte du Bureau du cinéma et de la télévision du Québec (BCTQ). Selon les membres de la filière audiovisuelle québécoise, les secteurs d’activité qui présentent le plus grand potentiel sont : le jeu (73 %), le divertissement (73 %), le tourisme (64 %), le cinéma (55 %), l’éducation (55 %) et la publicité (55 %).

 

 Des technologies au service de la promotion

Le marketing immersif semble avoir un bon potentiel en tourisme. Ses dimensions sensorielles et expérientielles s’avèrent de puissants atouts promotionnels. Les tactiques qui en font usage fascinent et émerveillent, car elles offrent un avant-goût de ce que sera le voyage ou l’une de ses composantes, font rêver le consommateur et lui procurent un sentiment d’évasion.

De la photo à la vidéo à 360 degrés 

Sur son site Web, la station de ski Valmorel présente un tour virtuel de la montagne et de ses villages grâce à des photos à 360o. Ce type de visite permet de zoomer sur des points d’intérêt et de voir plus en détail quelques secteurs de la station.

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Source : Station de ski Valmorel

Animer une image offre une tout autre perspective à celui qui la regarde. La vidéo à 360o porte donc l’expérience immersive à un second niveau. La particularité des vidéos à 360o est qu’elles permettent de naviguer à travers l’enregistrement en manipulant sa souris d’ordinateur. Sur un téléphone intelligent, il suffit de faire pivoter l’appareil pour tourner et observer le paysage dans diverses directions. Dans sa stratégie de contenu, Tourism Australia les utilise pour présenter ses magnifiques paysages.

Source : YouTube

D’autres destinations et entreprises touristiques en font également usage, par exemple le festival Tomorrowland, le voyagiste Club Med et la compagnie aérienne Qantas.

La RV peut également servir à visiter un lieu d’hébergement sans devoir se déplacer. L’hôtel Shangri-La de Paris, notamment, propose une visite de l’établissement à travers une vidéo à 360o.

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De la vidéo à 360o sur YouTube à l’expérience 360o avec équipement

La RV peut être appréciée à partir d’un écran d’ordinateur, d’une tablette ou d’un téléphone intelligent. Cependant, l’expérience utilisateur n’est pas optimale sur ces outils, puisqu’une simple distraction dans le champ de vision du spectateur peut mettre fin à son attention. C’est pourquoi plusieurs entreprises proposent une expérience immersive, lors d’événements promotionnels, à l’aide de casques de RV.

Durant l’été 2015, le Musée de la civilisation de Québec a effectué un projet d’expérience mobile de réalité virtuelle dans le cadre de l’exposition Égypte Magique. À l’aide de deux casques de RV, de téléphones intelligents et d’écouteurs, deux ambassadrices ont invité les passants du Vieux-Québec à se déplacer virtuellement dans les différentes salles du musée afin de trouver les croix égyptiennes magiques (Ankh). En plus de découvrir l’architecture unique du musée, les participants ont pu visionner une vidéo 3D présentant l’exposition. Selon les gestionnaires du projet, les échanges positifs suivant l’expérience et les demandes de renseignements des passants témoignent du succès de l’initiative.

En juin 2015, la compagnie Neilson a utilisé des casques Oculus Rift afin de simuler une descente en montagne et une excursion en planche à voile, dans le but de promouvoir ses voyages de ski et à la mer. L’initiative s’est déroulée dans des centres commerciaux de Birmingham et de Portsmouth au Royaume-Uni. Voici la vidéo qui présente l’initiative.

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Source : MarketingMagazine.co.uk

Le Comité interprofessionnel du vin de Champagne a produit le film « 360o Champagne » afin de faire découvrir le vignoble champenois. Lorsque visionnée avec un casque de RV, la vidéo à 360o apparaît dans sa version en 3D. Destination British Columbia propose une expérience similaire avec sa campagne The Wild Within.

La démocratisation des appareils immersifs entamée en 2015, l’usage grandissant de dispositifs de RV et de RA dans divers lieux touristiques et la récente multiplication de campagnes de marketing axées sur l’expérientiel contribuent au momentum entourant les technologies immersives. Plus que jamais, on cherche à plonger les consommateurs dans l’univers de la marque.

 

 

Image à la une : iStockphoto – crédit: Christopher Ames

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Transport

Promouvoir des aires de service autoroutières

Été comme hiver, le réseau VINCI Autoroutes propose des animations qui s’adressent à toute la famille sur certaines aires de service des autoroutes. La campagne « Étapes estivales 2015 » proposait des arrêts sur 40 aires du réseau routier durant les fins de semaine de l’été. Parmi les activités et installations offertes, les familles pouvaient prendre part à des initiations à plus de 30 sports, à des ateliers ludiques et pédagogiques sur la sécurité routière et profiter d’espaces pour pique-niquer, faire la sieste et se détendre avant de reprendre la route.

La campagne « Étapes hivernales 2016 » propose plutôt des animations connectées. Chaque demi-heure, un mot « magique » est prononcé sur les ondes de Radio VINCI Autoroutes. Les enfants sont ensuite invités à répéter ce mot à l’animateur présent à l’une des dix aires routières participantes afin d’obtenir un cahier de dessins. Une fois colorié, le cahier peut être numérisé à l’aide d’un téléphone intelligent, ce qui permet d’animer les personnages et de leur faire lire une histoire.

Le réseau VINCI Autoroutes a également identifié son top 15 des aires d’autoroute immanquables. Sur son site Web, ces aires sont positionnées sur une carte géographique à l’aide de pictogrammes accompagnés d’une photo et d’une description invitante. On y trouve des arrêts qui permettent de vivre des expériences de tous types : circuit piétonnier, observatoires d’oiseaux, jardin de sculptures, activités fluviales, belvédère sur une cité médiévale, etc.

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Source: Vinci-autoroutes.com 

Il n’est pas toujours facile d’inciter les automobilistes à prendre une pause lorsqu’ils sont sur l’autoroute. Trouvez-vous la stratégie du réseau VINCI Autoroutes inspirante?

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Technologies

Création d’un site Web sur WordPress

Il existe plusieurs systèmes de gestion de contenu (ou CMS – content management systems), par exemple Joomla, Drupal et WordPress. Aux fins de cette analyse, nous explorerons ce dernier afin de vous familiariser avec son tableau de bord et de vous aider à mieux comprendre les possibilités qu’offre ce système.

 

Pour les néophytes, WordPress occupe plus de 20 % d’Internet. En plus de nombreux blogues, plusieurs sites Web d’entreprises et d’organismes de tous types sont créés à partir de ce CMS. Le site du Réseau de veille en tourisme en est un exemple. Le CMS WordPress est conçu sur un logiciel libre (open source software), c’est-à-dire un logiciel dont le code source est public. Cela signifie qu’une communauté de programmeurs améliore sans cesse ce code et partage les changements au bénéfice de tous ses utilisateurs, qui profitent gratuitement de ces mises à jour.

Voici quatre exemples de sites touristiques réalisés à partir de WordPress.

Destination : Visit Finland

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Hôtellerie : Le Royal Monceau

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Festival : Lollapalooza

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Attrait : Musée canadien de l’histoire

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WordPress.com ou .org?

Avant de vous lancer, vous devez décider si vous optez pour WordPress.com ou WordPress.org. Peu importe votre choix, il est possible de changer d’option, mais cela nécessite une certaine logistique.

WordPress.com : idéal pour une personne ou une PME qui ne veut pas s’occuper de la maintenance technique (sécurité, mises à jour), se soucier de son serveur ni modifier le code PHP. Les inconvénients consistent principalement en une flexibilité moindre quant aux choix de thèmes et en l’impossibilité d’installer des extensions.

WordPress.org : idéal pour ceux qui possèdent des compétences techniques (ou qui comptent dans leur équipe une personne-ressource), qui souhaitent pouvoir personnaliser le code PHP ou installer des extensions particulières, qui peuvent s’occuper de l’hébergement et de la maintenance de leur site et qui désirent avant tout jouir d’une grande liberté.

Survol éclair du tableau de bord de WordPress

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Les pages affichent du contenu statique. On les utilise par exemple pour des sections comme « À propos », « Contact » ou « Équipe ».

Les articles constituent du contenu chronologique, et leur diffusion assure un dynamisme au site. Pour regrouper ceux portant sur un même sujet, on leur associe une catégorie et des mots-clés.

Les médias regroupent les images, les vidéos ainsi que les fichiers audio. Les éléments enregistrés dans la bibliothèque de médias peuvent s’insérer dans les articles et les pages.

Les thèmes représentent le design du site et peuvent être changés à n’importe quel moment. Selon le thème choisi (gratuit, acheté ou créé, dans le cas d’un site WordPress.org), plusieurs manipulations devront être effectuées pour aménager chaque section du site. Ainsi, deux sites créés à partir d’un même thème peuvent être relativement différents.

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De nombreux thèmes WordPress permettent d’obtenir des sites Web adaptatifs (responsive design), c’est-à-dire que l’affichage s’ajuste à tous les types d’écrans, y compris les téléphones intelligents et les tablettes.

Les commentaires seront-ils affichés automatiquement sur votre site ou si vous devrez d’abord les autoriser? Plusieurs options facilitent leur gestion et leur modération.

Les utilisateurs peuvent inclure plusieurs personnes. Il est possible d’ajuster leur rôle (contributeur, auteur, éditeur, administrateur) selon leur niveau de responsabilité dans votre organisation.

Divers outils et réglages existent pour importer ou exporter du contenu, pour connecter vos réseaux sociaux, gérer vos options de lecture et d’écriture, etc. Il est important de se familiariser avec les menus et de comprendre la logique derrière WordPress. Bien que l’on vante la convivialité de ce CMS, les personnes qui ne travaillent généralement pas avec de tels outils peuvent facilement s’égarer lorsque vient le temps de structurer leur site.

Suivre une formation de base ou apprendre le b.a.-ba de WordPress à travers des tutoriels gratuits en ligne (principalement en anglais) peut être un bon point de départ avant de démarrer son projet de site Web ou de blogue. Il est également possible de déléguer la mise en place d’un site WordPress à une tierce personne et s’en tenir à créer et mettre en ligne les contenus.

L’importance d’un bon contenu

Qu’il soit en format texte, photo, vidéo ou audio, le contenu constitue l’élément le plus important de votre site. La quantité colossale d’information qui circule sur le Web oblige à présenter du contenu de qualité, pertinent et à valeur ajoutée. Les internautes sont expérimentés et naviguent rapidement d’un site à l’autre, à partir d’un ordinateur et de plus en plus d’un appareil mobile. Il est donc primordial de tenir compte de ce contexte lors de la création de contenus.

Enfin, voici deux analyses qui pourraient vous aider à réussir la page d’accueil de votre site Web et à concevoir un site Web adaptatif.

Et vous, sur quelle plateforme ou CMS avez-vous conçu votre site Web? Si c’était à refaire, choisiriez-vous le même?

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Trois conseils d’Élise Desaulniers pour réussir son site sur WordPress

  1. Pensez d’abord au contenu. Avant même de choisir un thème, de jouer avec les couleurs et de chercher une image d’en-tête, commencez à écrire. Écrivez des articles de blogue, résumez vos services, décrivez vos produits. Il sera beaucoup plus facile de monter un site si vous savez déjà ce que vous voulez présenter.
  2. Acceptez que vous devrez faire des compromis. Vous ne deviendrez pas développeur Web en quelques heures et vous n’aurez pas un site équivalent à celui de Disney pour 500$. C’est incontournable, vous devrez faire votre deuil de certaines fonctionnalités.
  3. Prévoyez du temps ! Développer un site Web prend toujours plus de temps que prévu. Votre expérience sera beaucoup plus agréable si vous vous laissez le temps de faire des erreurs, d’apprendre et de les réparer. 
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Management Marketing @en

Creating an Effective Social Media Strategy

“Take the time.” This is probably the main reason most companies have not yet set up a strategic approach to their social media initiatives, even though the time they devote to it would be well rewarded. By doing so, your organization could have a more structured approach, undertake more targeted initiatives and achieve truly significant business objectives.

Here are some worthwhile steps, from two training sessions given at Campus Infopresse by Jean-Sébastien Giroux, Vice-President and Partner at Substance Stratégies.

How Active Are You?

Several companies are already somewhat active on a few social media platforms. Before going any further, let’s take a moment to assess your existing presence. Are you an active user? Are all your profiles up to date, in terms of visual elements, description, contact information, administrator privileges, etc.? What is your goal for each social media channel? Filling in the following table will help provide an overview of your current situation.

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Now that you’ve got a clearer picture of your current level of activity, take another moment to ask yourself a few questions about other aspects of your social media presence, then make adjustments based on your answers. Some sample questions include:

  • Do your communities include your target audience?
  • Is your presence on every social media platform actually relevant?
  • What tactics have proven most effective in helping you reach your goals?

Set your goals and choose your tactics

Your goals are the reason for your social media presence, so bear them in mind when planning any activity on your various carefully chosen platforms.

Your goals are the reason for your social media presence, so bear them in mind when planning any activity on your various carefully chosen platforms. Be mindful of your company’s mission and vision when asking yourself: what do you want to accomplish through social media? It could be to:

  • Enhance your brand: showcase your corporate identity, become recognized in your field of expertise, humanize your company image, monitor its reputation;
  • Connect with your customers: provide customer service, share information, start a dialogue to find out your network’s opinion on a given topic, collect strategic information on their needs, preferences and expectations;
  • Gather competitive intelligence: learn about industry trends, find out what your competitors are up to, discover new approaches, stay on top of industry issues;
  • Develop your business: develop new channels for selling your products or services, advertise your product or service, inform your customers of promotions, improve your website conversion rate, find new partners, expand your customer base;
  • Recruit and network: identify new talent, promote your business to potential employees, run a recruitment campaign, network with industry professionals.

When identifying your goals, try to make them as specific, realistic and relevant as possible. This will help you measure your success in achieving them.

A strong knowledge of social media and of your target audience, choosing the right tactics also calls for creativity and a strategic mindset.

How do you intend to achieve the desired results? In addition to a strong knowledge of social media and of your target audience, choosing the right tactics also calls for creativity and a strategic mindset. Filling in the following table will help you develop an action plan.

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How you measure your performance depends on the goals you have identified. Broadly speaking, you should be aware that there are a number of tools that document your social media activity, starting with those provided by social media platforms. Google Analytics and other free or paid resources can provide essential information about your activity. However, always remember the qualitative aspects, such as the quality of conversation with your audience or the value of information collected.

Producing, Recognizing and Posting Quality Content

Listening to your communities and observing how they interact on your pages can help you

Mastering social media means always posting content that is well-suited to the platform. Content segmentation makes your company’s presence on its chosen social platforms more relevant and means it is more likely to achieve its objectives. Listening to your communities and observing how they interact on your pages can help you identify influencers and intermediaries, define your editorial policy and how you will communicate with your audience, understand the expectations of your network and adapt your content to them in order to increase its reach.

Branding your image on social media demands creativity and quality content. Publicizing that content requires planning in order to reach the right audience at the right time. Many online community leaders deal with this challenge by setting up a detailed posting schedule that gives them an overview of the content to be published according to format (text, photo and video) and type (inspirational, educational, events, promotional, etc.). Table 3 matches each content type with a colour so you can easily visualize what to post, when, on what social media. Depending on the level of activity across the platforms, days can be broken down into hours.

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Being present on social media means accepting that not all interactions can be planned, nor can all discussions be controlled. You must therefore allow for spontaneity, be prepared to moderate some conversations, establish a netiquette and have an emergency plan in place in case certain situations get out of hand. Developing a decision matrix ahead of time will help community managers decide what resources to call upon, and what decisions to make, in tricky situations.

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Knowing the characteristics of each social media platform, creating value-added content that begs to be shared and reshared as a means of helping you achieve your own specific goals – this is an exciting challenge! Whether you manage your social media yourself or hire an expert to do it for you, don’t waste any more time improvising. The time to create your social media strategy is now!

 

Source of the header image: © istockphoto

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Produits et activités

Les événements de course à pied stimulent les régions

Selon les données du Print Measurement Bureau, le nombre de Québécois qui pratiquent le jogging est passé de 635 000 en 2010 à 1 081 000 en 2015, soit une augmentation de 70 %. Peu importe les raisons qui les motivent à courir, nombre d’entre eux visent ultimement à compléter une distance lors d’une course officielle. Pour certains, ces événements représentent un accomplissement personnel ensuite partagé fièrement sur les médias sociaux. Pour d’autres, il s’agit d’un mode de vie se traduisant par la participation à plusieurs autres défis sportifs.

Multiplication des événements

Les rassemblements sportifs incluant de la course à pied ont gagné en popularité : ils sont passés de 200 en 2010 à 552 en 2015.

Les rassemblements sportifs organisés au Québec foisonnent depuis quelques années. Selon Réjean Gagné, fondateur du site Iskio.ca, les événements incluant de la course à pied ont gagné en popularité : ils sont passés de 200 en 2010 à 552 en 2015. Cette forte croissance est constatée dans presque toutes les régions de la province : la Montérégie a vu le nombre de courses tenues sur son territoire passer de 25 en 2010 à 71 en 2015, Montréal de 28 à 66, la Mauricie de 25 à 61, Québec de 19 à 61 et le Saguenay-Lac-Saint-Jean de 18 à 40.

Les courses à obstacles telles que la Reebok Spartan Race connaissent pour leur part une progression vertigineuse. Contrairement aux courses à pied traditionnelles, ce type d’épreuve sportive comprend de nombreux défis tels que courir sur un terrain accidenté, ramper dans la boue, marcher sur de la braise ou même éviter des barbelés. Au Québec, la Reebok Spartan Race n’est pas la seule de ce type. En effet, les courses à obstacles sont passées d’une en 2010 à 78 en 2015, d’après Iskio.ca.

Les courses en sentier, connues sous le nom de trail running, connaissent également un réel engouement. Au Québec, elles sont passées de 15 événements en 2010 à 78 en 2015. Alors que les courses de courtes distances (1 km, 5 km, 10 km) initient de nouveaux individus à cette discipline, les demi-marathons, les marathons et les ultra-marathons enchantent les plus aguerris. Malgré le niveau de difficulté élevé que représentent ces derniers, le nombre d’adeptes se multiplie, et ce, partout à travers le monde. À titre d’exemple, pour participer à la plus célèbre épreuve de course de sentier du monde, l’Ultra-Trail du Mont-Blanc, certains sportifs peuvent attendre jusqu’à trois ans avant de faire partie des 2300 coureurs tirés au sort.

Diversification des courses

La popularité des courses à pied a fait en sorte que pour se distinguer, certains organisateurs usent de créativité pour donner une thématique à leur événement. La compétition, bien que réelle, est dans certains cas un prétexte à la rencontre festive, à la découverte d’une destination et au plaisir de bouger.

Les courses gourmandes

Les premières courses gourmandes ont vu le jour en 2013, avec le demi-marathon des Érables à Mont-Saint-Grégoire. Depuis, d’autres compétitions se sont greffées au calendrier sous différentes thématiques, par exemple la Chococourse, le demi-marathon des Vergers, des Microbrasseries et des Vignobles. En plus de leur vocation sportive, les courses gourmandes ont pour mission de « promouvoir et démocratiser la course à pied tout en faisant participer les coureurs à des “happenings” gourmands et thématiques mettant en valeur les artisans locaux, les produits du terroir et les attraits touristiques régionaux, ainsi qu’en offrant une expérience de course différente aux adeptes de ce sport ».

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Source : Les Courses Gourmandes

La popularité des Courses Gourmandes est telle que l’on constate une augmentation de 50 % du nombre de participants chaque année, et ce, depuis leur création. En 2015, on évalue à 15 000 le nombre de coureurs ayant participé aux événements, et l’organisation prévoit que ce nombre passera à 25 000 en 2016. D’ailleurs, en 2016, le Demi-Marathon des Érables deviendra le Marathon des Érables et sa distance de 42,2 km, certifiée par Athlétisme Canada, s’inscrira parmi les événements de qualification pour le Marathon de Boston.

Les circuits nationaux et internationaux

Les parcours certifiés sont davantage prisés par certains sportifs prêts à voyager aux quatre coins du monde pour y participer.

Faire partie d’un circuit reconnu contribue au rayonnement de l’événement à l’extérieur de la région et promeut la destination. Il existe plusieurs circuits de courses. Alors que certains sont ouverts à tous, d’autres s’adressent à l’élite sportive. Par exemple, le Abbott World Marathon Majors (AWMM) regroupe les marathons de Tokyo, Londres, Boston, Berlin, Chicago et New York. Pour se qualifier, les coureurs doivent participer à d’autres marathons qui détiennent la certification officielle demandée par le AWMM et répondre à certaines exigences en matière de performance. Les parcours certifiés sont donc davantage prisés par certains sportifs prêts à voyager aux quatre coins du monde pour y participer.

Après seulement quatre ans d’existence, l’Ultra-Trail Harricana du Canada (UTHC), qui se déroule dans Charlevoix, fait son entrée dans le plus prestigieux circuit de courses en sentier au monde, l’Ultra-Trail® World Tour (UTWT). En plus d’attirer des coureurs internationaux, les organisateurs s’attendent à accueillir davantage de journalistes spécialisés, de représentants commerciaux et de dignitaires. L’introduction de l’épreuve dans ce prestigieux circuit promet une visibilité considérable pour la région et la province dans les médias imprimés et également sur les médias sociaux.

Coureur, excursionniste, voyageur et ambassadeur

Les participants courent, certes, mais ils en profitent également pour se restaurer. Selon la nature de l’événement et l’origine des participants, certains arriveront quelques jours à l’avance ou prolongeront leur séjour pour explorer la destination seuls ou accompagnés. En plus de dépenser localement, plusieurs voudront immortaliser leur exploit en prenant des photos et en les diffusant sur les médias sociaux. En plus de commémorer leurs prouesses, ces photos mettent en valeur l’événement et le cadre dans lequel il se déroule. Et si parcourir une région à la course donnait aussi envie d’y revenir pour la découvrir plus longuement, en famille ou entre amis?

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Technologies

Des abribus intelligents

La modernisation récente de 2000 abribus à Paris a été l’occasion de faire place à de nombreuses innovations, dont l’installation d’écrans tactiles de 32 pouces dans une centaine de ces abris. Pour cette seconde édition, en partenariat avec JCDecaux et le Welcome City Lab de Paris&Co, la Ville de Paris a retenu 32 applications visant à créer des services numériques pour les Parisiens, Franciliens et visiteurs de la ville. Ces applications seront testées tout au long de l’année dans les 100 abribus équipés d’écrans tactiles. En voici quelques exemples :

  • Toot Sweet indique en temps réel les événements culturels se déroulant à proximité.
  • La petite parisienne fait la promotion des lieux incontournables à Paris.
  • Balades Paris durable permet de découvrir Paris à pied dans une approche de tourisme durable.
  • Aglagla propose une série de cartes postales numériques qui peuvent être personnalisées et partagées à partir de l’écran de l’abribus.

Les applications choisies offrent des informations et des services de proximité en plus de répondre à des besoins touristiques, de loisirs et de déplacement. Le touriste a plus que jamais les outils qu’il lui faut pour découvrir Paris comme s’il y vivait!

 

 

Image à la une: Aurel Design Urbain