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Produits et activités

Diversification des activités hivernales dans les stations de ski

De la station de ski au centre multiactivités

Ces dernières années, plusieurs stations ont ajouté à leur offre de nouvelles activités et infrastructures visant à rejoindre un plus large public. Par exemple, en France, la station Les Arcs inaugurera en février 2016 l’espace de loisirs Mille8. Cette zone récréative, qui se dit évolutive et flexible, inclut :

  • des pistes de ski alpin, de planche à neige et de luge, parsemées de sous-bois, de tunnels et de zones de capture vidéo et photo;
  • des cabanes comprenant un belvédère, un abri pour célébrer autour d’un BBQ et un observatoire pour admirer les étoiles;
  • des infrastructures sensorielles telles qu’un xylophone géant, un mur digital et des écrans vidéo;
  • un chalet nommé Le Lodge, servant de restaurant et de lieu de concert;
  • un centre aquatique incluant une piscine, des espaces ludiques et d’autres consacrés au bien-être et à la détente;
  • une zone sécurisée pour les enfants ainsi qu’un lieu, Le Cube, destiné à l’apprentissage des sports de glisse.

AR_Diversification1Source : LesArcs.com

Au Québec, Ski Montcalm a récemment investi 2 millions de dollars pour ajouter notamment des pistes de glissade sur tube avec remontée mécanique, des sentiers balisés de raquette et des installations de jeux et de parcours. Pour sa part, le Mont Saint-Sauveur se distingue avec sa montagne russe alpine Viking, sa tyrolienne double Le Dragon et ses pistes de fat bike créées récemment.

Le Massif de Charlevoix a introduit la luge alpine en 2012 et d’autres stations l’adoptent peu à peu au Québec, par exemple le Domaine du Radar à Sainte-Marie-de-Beauce et la station Vallée du Parc à Grand-Mère. Parce que la luge nécessite moins d’habiletés techniques que le ski, elle permet aux stations d’attirer de nouvelles clientèles telles que des familles ou des groupes corporatifs à la recherche d’une activité sportive ludique.

AR_Diversification2Source : Le Massif de Charlevoix

L’après-ski et les événements en station

Les rendez-vous événementiels gagnent en popularité dans les stations de ski. Ceux-ci attirent non seulement les sportifs qui les fréquentent, mais également le public, qui apprécie l’ambiance festive et celle de l’après-ski. Groupes musicaux, DJ, projections cinématographiques, démonstrations culinaires, compétitions sportives et festivals de toutes sortes animent les chalets et les pentes.

Les films d’aventure ont la cote auprès des amateurs de sports d’hiver. Plusieurs grandes tournées internationales s’arrêtent dans les stations et font rêver les mordus de ski et de planche à neige. Par exemple, le IF3 International Freeski Film Festival visitera, au cours de la saison 2015-2016, les stations de Tremblant, Le Massif et Whistler.

Le festival Brew-Ski de la station Boyne Highlands au Michigan plaît aux amateurs de bière avec ses 285 variétés offertes. En Suisse, The Brits combine les compétitions sportives en accueillant le British Snowboard and Freeski Championships et des concerts de groupes musicaux et de DJ. En Autriche, la station Mayrhofen accueille le célèbre festival Snowbombing. Celui-ci présente des groupes et des DJ internationaux qui défilent sur cinq scènes se trouvant sur différents sommets de la montagne.

AR_Diversification3Source : Snowbombing

Le ski encore et toujours

La pratique du ski alpin et de la planche à neige continue d’évoluer ces dernières années. Plus que jamais, on mise sur l’expérience, faire vivre des moments uniques et offrir une variété d’options tant sportives, ludiques que technologiques aux visiteurs.

Des parcours ludiques 

Pour faire durer le plaisir de glisser sur la neige, des stations développent des parcours ludiques (fun slope) faisant appel à plus d’un sens. Par exemple, à Val Thorens, on a créé un parcours de 900 mètres de long comprenant plus de 50 modules de jeux : tunnels en neige, ponts et spirales, virages relevés et accessoires interactifs.

AR_Diversification4Source : France Montagnes

Accès privilégié à la montagne 

Plusieurs stations offrent la possibilité de dévaler les pentes avant l’ouverture au public. Cette pratique, qui porte le nom de « Premières traces » (first tracks), constitue un moment privilégié parfois offert à la carte ou intégré parmi les avantages inclus dans les abonnements. Pour rehausser l’expérience, des stations greffent à ce rendez-vous matinal la possibilité de prendre le petit-déjeuner au sommet des pistes; c’est entre autres le cas des stations Tremblant, Whistler Blackcomb et Meribel en France. À l’opposé des Premières traces, d’autres lieux de glisse prolongent la journée de ski, cette fois-ci en soirée en proposant une descente sous les flambeaux ou à la lueur des lampes frontales.

Les adeptes du hors-piste affectionnent les stations qui offrent des services de guide, des remontées en cat ski ou en motoneige. Serpenter sur des sentiers intouchés répond au besoin d’aventure de cette clientèle plus aventurière. Bien que la pratique du hors-piste soulève plusieurs débats, notamment quant à la sécurité et à la légalité de la pratique, de plus en plus de stations développent des zones qui lui sont consacrées. C’est le cas du Mont Sutton, qui propose pour la saison 2015-2016 deux circuits de randonnée alpine accessibles en peaux d’ascension.

AR_Diversification5Source : Zoneski.com

S’adapter aux nouveaux comportements de consommation de ses clients s’avère un choix incontournable pour les stations de ski. La forte concurrence non seulement entre les stations, mais également avec les autres loisirs fait en sorte que pour demeurer dans la course, il faut plus que jamais se réinventer.

 

Source de l’image à la une: pexels

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Marketing

Une campagne marketing inspirée par les souvenirs

L’idée consiste à utiliser une photo prise à La Baule avant 1990, à reproduire la mise en scène et à se photographier à nouveau. Mis côte à côte, ces clichés suscitent diverses émotions, racontent une histoire et constituent un beau clin d’œil aux vacances d’antan. Pour mettre en valeur les œuvres de ses vacanciers, l’office de tourisme a créé un compte Instagram à l’effigie de la campagne. Les abonnés sont ensuite invités à partager leur photo et, du même coup, à promouvoir la destination sur différents médias sociaux.

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Source : Instagram

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Gestion

4 tactiques pour augmenter les revenus de votre musée

Voici quatre tactiques à considérer :

• Utiliser les données numériques

• Diversifier les activités du musée et louer ses espaces

• Inviter le public à faire des dons par message texte

• Effectuer une campagne de financement participatif

Utiliser les données numériques

Les données numériques que vous recueillez à propos de vos visiteurs livrent de précieuses informations. Celles-ci pourraient vous permettre de dresser un meilleur portrait de votre clientèle, de mieux orienter vos actions de marketing et d’augmenter vos ventes.

… la valeur des informations personnelles fournies par sa clientèle est plus élevée que les frais d’abonnement ou les autres gratuités offertes en échange.

Le Dallas Museum of Art (DMA) a lancé en 2013 un programme qui propose à ses visiteurs un abonnement « amis du musée », gratuit quand ils acceptent de fournir des données personnelles. Plusieurs privilèges sont offerts aux amis du DMA, dont celui de cumuler des points en participant à diverses activités. Ensuite, en échangeant leurs points, ceux-ci ont droit à des récompenses telles que le stationnement gratuit ou un laissez-passer pour une exposition spéciale. Selon le directeur du DMA, la valeur des informations personnelles fournies par sa clientèle est plus élevée que les frais d’abonnement ou les autres gratuités offertes en échange. Les données recueillies permettent aux gestionnaires du musée de mieux comprendre les préférences et le comportement de ses visiteurs, de créer des expériences basées sur leurs centres d’intérêt et de mesurer la performance de diverses tactiques déployées. Ultimement, ces informations pourraient aussi leur servir de levier afin d’obtenir de nouvelles sources de financement.

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Source : DMA

Diversifier les activités du musée et louer ses espaces

Les salles d’expositions, les agoras, les terrasses et même les halls des musées constituent des lieux recherchés pour la tenue d’événements. La location de ces espaces s’avère bien souvent une source de revenus supplémentaires non négligeable.

En ajoutant des activités complémentaires à la programmation, il est aussi possible d’attirer un public néophyte.

Développer de nouvelles clientèles tout en assurant leur pérennité représente un défi de taille pour de nombreuses institutions muséales. En ajoutant des activités complémentaires à la programmation, il est aussi possible d’attirer un public néophyte.

Le Royal Saskatchewan Museum offre des séances de yoga au musée. Les cours se déroulent dans différentes galeries, ce qui permet aux participants de profiter des expositions. Le Aspen Art Museum organise des soirées de projection cinématographique sur le toit de son édifice durant l’été. Le Royal Ontario Museum de Toronto est devenu une destination sociale durant l’automne 2015 en accueillant des D.J. et en organisant des soirées animées dans le musée.

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Crédit photo : ElectriCITY Events

Inviter le public à faire des dons par message texte

Rapide et simple à effectuer, le don par message texte se prête bien pour financer des activités, restaurer des œuvres ou contribuer à des campagnes générales.

Susciter l’urgence de donner et afficher sur plusieurs supports différents la possibilité de faire un don figurent parmi les facteurs de succès d’une telle tactique.

En 2013, le Everson Museum of Art a lancé une campagne de financement axée sur le don par message texte. En composant un numéro (par exemple le 277-22) et en textant le mot « art », un don de 10 dollars américains est automatiquement effectué. Le Seattle Art Museum suggère à ses visiteurs de verser 5 dollars par message texte pour préserver la gratuité de son programme d’activités extérieures. Susciter l’urgence de donner et afficher sur plusieurs supports différents la possibilité de faire un don figurent parmi les facteurs de succès d’une telle tactique.

Effectuer une campagne de financement participatif

Le financement participatif semble une avenue encore peu empruntée par les organismes culturels québécois. Pourtant, plusieurs en font l’usage ailleurs dans le monde. Pour financer une exposition, pour exécuter des travaux de réfection ou encore pour faire l’acquisition d’œuvres particulières, des musées se tournent vers des mécènes privés, bien souvent des amateurs de leur institution.

Pour ses 150 ans, le Muséum de Toulouse désire rendre hommage à la girafe d’Abyssinie, nommée Twiga, en procédant à la naturalisation de cette pièce patrimoniale. Pour y arriver, le musée a décidé de lancer une campagne de financement participatif sur la plateforme Culture Time afin de recueillir 15 000 euros. Pour sa part, la Smithsonian Institution de Washington DC a amassé plus de 700 000 dollars américains afin de restaurer la combinaison lunaire de Neil Armstrong sur la plateforme Kickstarter.

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Les gestionnaires de musées doivent composer avec des budgets serrés. Mais pour actualiser leurs infrastructures, développer de nouvelles clientèles, incorporer les technologies à leur offre, effectuer des campagnes de marketing efficaces sur diverses plateformes et assurer leurs opérations, il faut de l’argent. Quelles autres tactiques pourraient aider le financement des musées québécois?

 

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Marketing Technologies

Top 2015 – Maîtriser les médias sociaux

Connaître les particularités de chaque média social, créer du contenu riche et à valeur ajoutée, qui se partage et donne envie d’être partagé, et ce, en vue d’atteindre des objectifs précis représente un beau défi. Voici des extraits de 5 analyses concernant les médias sociaux qui ont particulièrement été appréciées de nos lecteurs.

Créer une stratégie de médias sociaux

Plusieurs experts le répètent régulièrement : « Il ne suffit pas d’être présent sur les médias sociaux, il faut être actif! Diffuser du contenu n’est pas une fin en soi, il faut tenter d’atteindre des objectifs précis. » Que diriez-vous de prendre le temps de mettre en place une stratégie efficace? Celle-ci pourrait vous permettre d’être plus structuré, d’effectuer des actions mieux ciblées et d’atteindre des objectifs d’affaires qui comptent réellement pour votre organisation.

L’analyse « créer une stratégie de médias sociaux » vous donne des outils pour :

  • évaluer votre présence actuelle;
  • définir des objectifs, planifier des tactiques et mesurer la performance;
  • produire un calendrier éditorial;
  • créer une matrice décisionnelle.

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Comment adapter son contenu à chaque réseau social

Le ton des messages sur les réseaux sociaux doit être convivial et accessible mais aussi uniforme, de façon à ce que la personnalité sociale de l’entreprise soit cohérente avec son image. Toutefois, il ne s’agit pas de publier du contenu identique sur tous les réseaux, mais plutôt de l’adapter aux particularités de chacun et de les utiliser de manière complémentaire. Le plus important est de s’assurer de fournir des informations, des images, des vidéos et des liens qui intéressent les consommateurs ciblés.  

Cette analyse présente cinq médias sociaux : Facebook, Twitter, Google+, YouTube et Pinterest.

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Snapchat_uneSnapchat et son potentiel pour l’industrie touristique

Snapchat est une application de partage de photos et de vidéos fort populaire auprès des jeunes. Elle est disponible sur les plateformes mobiles iOS et Android. Sa particularité? Un temps de visualisation limité variant d’une à dix secondes. Sur Snapchat, le défi, comme sur tous les réseaux sociaux, est de proposer du contenu attrayant, qui donnera envie aux consommateurs ciblés – dans ce cas-ci, les jeunes – de venir passer un séjour dans votre destination ou dans votre attrait.

Cette analyse expose les principales fonctionnalités de Snapchat et présente quelques exemples de son utilisation dans l’industrie touristique.

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Pinterest_imageUNESix conseils pour réussir sur Pinterest

Pinterest présente un avantage indéniable pour une marque : la viralité de son contenu est illimitée dans le temps. En effet, la recherche étant un élément clé de ce réseau social, une épingle peut être partagée plusieurs mois, voire plusieurs années après sa publication. Pour favoriser la propagation du contenu et ainsi améliorer la visibilité d’une marque, quelques stratégies doivent être appliquées.

Comme son titre l’indique, cette analyse suggère six conseils pour réussir sur Pinterest :

  1. Se doter d’un compte professionnel.
  2. Optimiser le référencement naturel.
  3. Diversifier les thématiques des tableaux.
  4. Miser sur la qualité des images.
  5. Épingler régulièrement.
  6. Participer aux tableaux collectifs.

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La course aux concours ou comment animer ses réseaux sociaux

Le jeu-concours vise principalement à recruter ou à engager des fans, à recueillir des renseignements sur eux ou à accroître l’effet d’une campagne marketing. Il peut se dérouler sur différentes plateformes comme Facebook, Twitter, Instagram ou même sur le site Web de l’entreprise. Encourager sa diffusion en offrant plus de chances de gagner aux gens qui le partageront sur leurs différents comptes de réseaux sociaux constitue une bonne façon d’accroître sa visibilité.

Cette analyse décortique les principaux types de concours et vous présente quelques exemples de destinations de voyage ou d’entreprises touristiques qui les ont essayés.

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Les médias sociaux en 2016

Le paysage des médias sociaux évolue rapidement. Plusieurs sujets n’ont pas encore été abordés par le Réseau de veille en tourisme, mais demeurent dans le radar pour 2016. Quels aspects de cette thématique vous semblent pertinents à analyser? Avec quels médias sociaux souhaiteriez-vous vous familiariser au courant de la prochaine année?

Pour demeurer à l’affut des articles publiés par le Réseau de veille en tourisme, n’hésitez pas à vous abonner à notre bulletin, ou pourquoi ne pas nous suivre sur les médias sociaux Facebook et Twitter ?

 

Consultez les autres articles de l’édition Top 2015 :

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Marketing Tendances

Quand la commandite devient une expérience

Les pratiques liées à la commandite évoluent et se raffinent; désormais, de nombreuses alliances stratégiques unissent des marques partageant des valeurs communes autour d’une même clientèle cible. Ensemble, elles tentent de séduire le public en lui faisant vivre des expériences qui bonifient sa participation à l’événement auquel il participe.

 

 

 

Événement + marque = expérience

De nombreux organisateurs travaillent de concert avec leurs commanditaires afin d’intégrer harmonieusement leurs actions avec la philosophie de l’événement. Alors que certains privilégient des manifestations divertissantes, d’autres préfèrent exploiter le côté utilitaire. Pour le commanditaire, c’est l’occasion de présenter son savoir-faire, de créer un prolongement de ses tactiques de marketing déjà en cours ainsi que d’échanger et d’établir des liens avec le public.

Le festival Sundance 2015 

En janvier 2015, le festival de film Sundance, qui se déroule à Park City en Utah, comptait parmi ses commanditaires Airbnb. L’entreprise, installée sur la rue principale du site, s’est appropriée un lieu, l’Airbnb Haus, afin d’accueillir les festivaliers dans une ambiance décontractée. Dans la continuité de sa campagne #OneLessStranger, plusieurs initiatives se sont succédé et ont fait rayonner la marque tout au long de l’événement. En voici trois exemples :

  • « #OneLessStranger films » : présentation du film gagnant #OneLessStranger ainsi que de son auteur. En amont de l’événement, les membres d’Airbnb étaient invités à produire un court film inspiré du concept #OneLessStranger.
  • « HBO’s Togetherness » : projection publique de la série humoristique Togetherness, suivie d’une période de questions avec ses créateurs, les Duplass Brothers.
  • « Strangers drawing Strangers » : les visiteurs de l’Airbnb Haus étaient invités à se faire prendre en photo afin qu’un autre participant dessine leur portrait (voir la vidéo ci-dessous).

Le festival Pitchfork 2015 

Pour sa dixième édition, le festival de musique indépendante de Chicago, Pitchfork et ses commanditaires, ont misé sur l’expérience des festivaliers pour animer le site de l’événement entre les prestations musicales.

  • La compagnie de lunettes Ray-Ban et le magazine Vice ont joint leurs efforts pour mettre à la disposition du public une imprimante permettant aux festivaliers d’imprimer sur un t-shirt une phrase personnalisée sous le thème « Dire la vérité » (Speak the truth). Pour devancer la file d’attente, les amateurs de musique étaient invités à interpréter une chanson dans une cabine d’enregistrement.
  • L’entreprise de bière locale Goose Island a créé des périscopes qui donnaient l’illusion de se trouver dans les premières rangées près des scènes.
  • L’entreprise de tapis Flor a apporté près de 5000 échantillons de tapis sur le site, afin que les festivaliers puissent créer un gros tapis pour être plus confortables lorsqu’ils sont assis sur le gazon.

AR_Quand la commandite devient une expérience1Crédit photo : Barry Brecheisen pour BizBash

Marque + expérience = Événement

Depuis peu, une nouvelle équation voit le jour dans le milieu événementiel; des marques créent leur propre événement dans lequel elles rassemblent leurs adeptes autour d’une expérience.

Lolë White Tour 

Cet événement s’est tenu pour la première fois en 2011 sur l’esplanade du Stade olympique de Montréal. Il rassemblait des amateurs de yoga lors d’une séance regroupant des participants vêtus de blanc. Le succès encouru a convaincu Lolë de reproduire la formule dans divers lieux et villes à travers le monde. Pour son cinquième anniversaire, en plus de se dérouler dans le Vieux-Port de Montréal, la tournée s’est arrêtée à l’Olympic Plaza (Whistler), à Fort York (Toronto), à Central Park (New York), au quai Santa Monica (Los Angeles) et à Paris.

La marque Lolë n’est pas la seule à flirter avec l’événementiel. Plusieurs autres incluent la création de petits ou de grands événements parmi leurs tactiques marketing. Cette pratique leur permet de se mettre en valeur, de rassembler leur clientèle cible, de les remercier en leur offrant des surprises ou des promotions une fois sur place et de leur faire vivre une expérience festive.

Taste of Iceland

Les destinations utilisent également cette tactique pour faire la promotion de leurs attraits, produits, services ou culture. Par exemple, Iceland Naturally, un organisme de marketing créé sous forme de coopérative, organise des événements dans plusieurs villes d’Amérique du Nord sous la bannière Taste of Iceland. La programmation comprend des prestations culinaires, des concerts de musique, des projections de films et des conférences. Faire vivre une expérience authentique et partager le savoir-faire islandais constituent les objectifs de cette campagne, qui vise ultimement à convaincre les marchés convoités à visiter la destination.

AR_Quand la commandite devient une expérience2Source : Iceland Naturally

Les consommateurs d’aujourd’hui cherchent à vivre des expériences uniques, originales et authentiques, et adorent les partager. Le milieu de l’événementiel ne s’avère-t-il pas un terreau idéal pour satisfaire ce besoin du public et celui des commanditaires qui espèrent faire parler d’eux?

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Tendances

Innover pour attirer de nouveaux publics

Baptisée « Les classiques n’ont pas de prix », la campagne de marketing visant à promouvoir la représentation du 6 septembre 2015 misait avant tout sur une tarification bien originale. En effet, les spectateurs étaient invités à payer selon leur appréciation du concert. Pour mousser l’événement, une bande-annonce a circulé sur les médias sociaux sous le mot-clic #pricelessclassics.

Capture d’écran 2015-08-24 à 16.16.02

Source : Hallé

 

Le mot d’ordre durant le concert était de rompre avec l’aspect solennel associé aux spectacles de musique classique. Ainsi, les spectateurs étaient libres d’apporter et de consommer leurs propres boissons dans la salle, de se lever s’ils devaient se rendre au petit coin et de tweeter leurs impressions de la représentation. Quant à eux, les musiciens pouvaient aussi bouger à leur guise sur scène et vivre une expérience plus décontractée.

 

Source de la photo à la une : JustGiving

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Marchés géographiques

Commercialiser son offre auprès des clientèles chinoises

La Chine constitue le premier marché émetteur de tourisme international, tant en nombre de voyages qu’en budget de dépenses par voyageur. De ce fait, les Chinois et leurs professionnels de l’industrie touristique se retrouvent sollicités par de nombreuses destinations en quête de cette lucrative clientèle. Ces dernières années, les pays qui détiennent le statut de destination approuvée (SDA) par la Chine déploient des ressources considérables pour conquérir les voyageurs chinois, créent des stratégies pour mieux se promouvoir auprès de ce marché et développent des produits adaptés à leurs besoins. Dans ce contexte fort concurrentiel, il s’avère essentiel d’unir les efforts des intervenants québécois avec ceux des autres provinces afin de faire briller la destination.

Une industrie encore très réglementée

L’administration nationale du tourisme de Chine (China National Tourism Administration; CNTA) est l’organisme gouvernemental et national responsable de l’industrie du tourisme. La CNTA s’occupe entre autres d’autoriser les agences chinoises à offrir des forfaits de groupe à l’international auprès des voyageurs chinois et à agréer les agences réceptives dans les pays visités.

Les agences de voyages et les grossistes chinois sont obligés d’utiliser les services des agences réceptives accréditées SDA.

À l’heure actuelle, des 24 900 agences de voyages présentes en Chine, seules 2151 sont autorisées à offrir des voyages vers l’extérieur du pays. Celles-ci sont principalement situées dans les régions de Beijing et de Shanghai, ainsi que dans les provinces de Guangdong, de Zhejiang et de Jiangsu. Les agences de voyages et les grossistes chinois sont obligés d’utiliser les services des agences réceptives accréditées SDA.

Les agences réceptives spécialisées effectuent une grande proportion des ventes auprès de la clientèle chinoise. Pour être accréditées SDA, elles doivent d’abord avoir adopté des politiques et des méthodes de travail qui assurent d’offrir aux groupes de voyageurs chinois la meilleure expérience touristique possible. À destination, elles ont l’obligation de fournir des guides-accompagnateurs et du matériel d’information touristique en chinois. Au Canada, elles sont au nombre de 68, dont 5 au Québec.

Faire connaître l’offre canadienne et québécoise

Selon le programme annuel de veille touristique mondiale (VTM) sur la Chine de Destination Canada, les Chinois connaissent relativement peu le Canada. Il y a donc avantage à mieux informer ce marché à propos de l’offre touristique canadienne afin d’éveiller l’intérêt des voyageurs chinois et d’augmenter leur considération à venir au pays.

Lors du séminaire « Chine : mode d’emploi » organisé par le ministère du Tourisme du Québec, qui avait lieu à Montréal le 10 juin dernier, on a souligné l’importance de présenter et de proposer des expériences québécoises aux consommateurs et aux professionnels du tourisme chinois. Les principaux salons professionnels, congrès, bourses et événements médiatiques sur le tourisme constituent des rendez-vous incontournables pour commercialiser l’offre du pays. Parmi ces événements, mentionnons Rendez-vous Canada, qui aura lieu à Montréal en 2016, Showcase – Canada Asia, qui se tient à Shenyang, en Chine, cet automne et CITAP, qui se déroulera à Vancouver en décembre prochain.

L’usage des appareils mobiles est par ailleurs extrêmement répandu chez cette clientèle

Pour faire connaître l’offre touristique de la destination directement auprès des consommateurs chinois, Internet est l’outil par excellence. Les Chinois sont hyperconnectés et consultent régulièrement les moteurs de recherche et les réseaux sociaux pour planifier leurs voyages. L’usage des appareils mobiles est par ailleurs extrêmement répandu chez cette clientèle; la mise en valeur de l’offre doit donc passer aussi par ces canaux. Parmi les médias sociaux les plus utilisés, mentionnons Weibo, QQ, Youku, Douban et WeChat.

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Le marketing « à la chinoise »

Dans son document intitulé « Mode d’emploi Chine », le ministère du Tourisme du Québec présente huit astuces marketing visant à cibler les consommateurs chinois.

  1. Se faire connaître auprès des acteurs clés et établir une relation de confiance à long terme.
  2. Déterminer les tendances du moment en matière de tourisme et surveiller l’évolution de leurs préférences.
  3. Comprendre les consommateurs chinois et être attentif à leurs besoins.
  4. Avoir une présence sur l’Internet chinois et collaborer avec des entreprises qui comprennent la particularité des réseaux de ce marché.
  5. Utiliser un mélange de médias approprié.
  6. Créer un site Web en chinois et éviter de diriger les internautes vers des sites qui leur sont inaccessibles (p. ex. : Facebook, YouTube, Twitter).
  7. Être présent sur les médias sociaux chinois, car certains font davantage confiance à l’information trouvée sur ces plateformes qu’à celle véhiculée sur les sites Web d’entreprises.
  8. Raconter une histoire et miser sur le marketing de contenu.

Dans une analyse précédente, nous vous présentions les différents types de touristes chinois. Il s’avère important de bien comprendre que cette clientèle possède des profils multiples dont les besoins diffèrent et qui ne peuvent être rejoints d’une seule et unique façon. Maintenant que la liaison aérienne directe entre Montréal et Beijing est en exploitation, redoublons d’efforts pour faire rayonner la destination et attirer cette clientèle jusque dans nos sites et nos établissements!

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Transport

Transportez-vous vers la nature

Considérant que l’accessibilité est déterminante quant à la fréquentation d’une destination, plusieurs projets liés au transport ont vu le jour ces dernières années pour faciliter la venue de visiteurs sans voiture. Bien que le défi soit considérable pour assurer la rentabilité d’un service alternatif de transport, on remarque que la création de partenariats stratégiques, l’engagement des autorités locales ou régionales, la participation d’entreprises privées, une promotion rigoureuse et la participation citoyenne peuvent contribuer au succès de ces initiatives.

Rendre les parcs nationaux accessibles – l’exemple de ParkBus

Au départ de Toronto ou d’Ottawa, la navette ParkBus fait le relais entre la ville et plusieurs parcs nationaux et provinciaux de l’Ontario. Ce service instauré en 2010 par des amateurs de plein air connaît un franc succès; les deux porteurs du projet ont d’ailleurs reçu le prix « Jeune entrepreneur en tourisme » décerné par Parcs Canada aux Grands Prix du tourisme canadien en 2014. L’organisme à but non lucratif compte des dizaines de bénévoles et d’importants partenaires tels que Mountain Equipment Co-op, Ontario Nature, Parcs Ontario, Parcs Canada et la Fondation Trillium de l’Ontario, qui soutiennent financièrement l’organisme et contribuent à en effectuer la promotion.

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Source : ParkBus

Les utilisateurs du service ont accès aux navettes à partir de plusieurs points centraux et stations de métro. Alors que certains feront un aller-retour d’une journée, d’autres allongeront leur séjour en nature en prenant un aller simple ou en réservant leur place de retour à une date ultérieure.

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Source : ParkBus

Donner accès à la montagne – l’exemple de Mountain Wilderness

En France, l’association de protection de la montagne, Mountain Wilderness, travaille depuis 2007 à améliorer la mobilité en territoire montagnard. Elle encourage les amateurs de plein air à utiliser des modes de transport écologiques pour se rendre à destination.

Sa collection de publications « 10 idées de sorties en montagne sans voiture » propose des moyens de transport alternatifs (navettes, autobus, train) pour effectuer une courte sortie ou un plus long périple d’aventure à la montagne. Son portail Changer d’approche permet aux membres de partager leurs expériences et de suggérer des itinéraires. À ce jour, le site en recense plus de 15 000, et tous ne nécessitent pas la voiture.

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Source : Mountain Wilderness

Offrir des liaisons vers les campagnes – l’exemple de la Nouvelle-Zélande

Plusieurs compagnies d’autobus néo-zélandaises telles que Intercity offrent des billets de type « hop-on hop-off », qui permettent aux voyageurs de visiter le pays en entier à leur propre rythme en leur donnant accès à une multitude d’itinéraires. Certains s’adressent plus particulièrement aux touristes d’aventure qui désirent sortir des sentiers battus, aux backpackers qui veulent profiter de leur déplacement pour rencontrer d’autres voyageurs, ou simplement à tout individu souhaitant visiter les campagnes et les villages plus reculés sans devoir prendre le volant.

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Pour agrandir la carte, cliquez ici.

Source : intercity.co.nz

Mobilité à destination

Offrir des options pour faciliter la mobilité de ces visiteurs une fois qu’ils sont sur place doit faire partie des préoccupations d’accessibilité.

Une fois que le voyageur qui circule sans voiture se trouve sur place, chaque kilomètre compte. Offrir des options pour faciliter la mobilité de ces visiteurs une fois qu’ils sont sur place doit faire partie des préoccupations d’accessibilité. Par exemple, au Québec, dans les Cantons-de-l’Est, Mont Sutton offre un service de navette gratuit qui circule du village à la montagne, en passant par plusieurs lieux d’hébergement.

Proposer la location de moyens de transport autres que la voiture, notamment à l’entrée d’une municipalité, à proximité d’une gare ou d’un arrêt d’autobus représente une autre solution de mobilité. En France, plusieurs compagnies de location de vélos, telles que DispoVélo, offrent même un service de livraison. Un voyageur peut ainsi éviter d’effectuer un déplacement pour prendre possession d’un vélo loué ou en remettre un.

Faciliter la planification

La planification et la logistique d’un déplacement ont tout avantage à être simples et rapides.

La planification et la logistique d’un déplacement ont tout avantage à être simples et rapides. En Grande-Bretagne, l’organisme à but non lucratif Traveline facilite la planification des déplacements des voyageurs vers les régions grâce à son site et à son application mobile. Né d’un partenariat entre les compagnies de transport locales et nationales, Traveline centralise les informations permettant d’établir un itinéraire de voyage en région sans voiture. En intégrant divers modes de transport tels que l’autobus, le train, la marche, de même que les traversiers ou les tramways, les utilisateurs peuvent combiner plus d’un moyen de transport pour se rendre à destination sans perdre de temps à trouver les horaires et les informations pratiques à propos de chacun.

Enfin, pour qu’un voyageur ait envie de se déplacer sans voiture, il faut qu’un système de transport alternatif soit efficace, fiable, simple à utiliser et qu’il offre une expérience de qualité.

 

Source de l’image à la une: Parkbus

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Ailleurs dans le monde Marketing

Service de conciergerie sur Foursquare

La stratégie derrière cette initiative consiste à faire rayonner l’expertise et les connaissances touristiques des concierges du Ritz-Carlton, et ce, au-delà de la clientèle qui fréquente ses hôtels. Peu importe où ils séjournent, les voyageurs peuvent accéder aux conseils disponibles dans l’application, et être initiés au service personnalisé de la chaîne hôtelière.

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Gestion

Les entrepreneurs québécois de la génération Y

La génération Y a grandi dans un environnement propice à l’entrepreneuriat, d’un point de vue social, scolaire, économique et technologique. D’après une étude réalisée par la Chaire en entrepreneuriat et innovation de la Faculté des sciences de l’administration (FSA) de l’Université Laval pour le compte de la Caisse de dépôt et placement du Québec, les Y sont indifférents aux conventions déjà établies, n’hésitent pas à innover en proposant de nouveaux modèles d’affaires et certains aspirent même à changer le monde…

L’étude, menée auprès de 64 entrepreneurs âgés de 20 à 36 ans (génération Y), 79 de 37 à 46 ans (génération X), ainsi que 167 de 47 à 68 ans (baby-boomers), fait ressortir plusieurs tendances générationnelles. Bien que l’échantillon soit de petite taille, il met en lumière des notions qui permettent de mieux connaître les entrepreneurs québécois. Voici quelques faits issus de cette recherche.

Caractéristiques des entrepreneurs Y et de leur entreprise

Plus scolarisés que les entrepreneurs des générations précédentes, les Y sont plus nombreux à détenir un diplôme universitaire. Plusieurs ont même suivi des cours en entrepreneuriat, des formations en gestion ou effectué un MBA.

De 30 % à 40 % des diplômés de MBA créent leur entreprise à la fin de leurs études.

L’âge moyen des entrepreneurs de la génération Y au démarrage, à la reprise ou à l’achat d’une première entreprise se situe à 26 ans. À titre comparatif, l’âge moyen auquel les X ont lancé leur entreprise est de 31 ans et chez les baby-boomers, il est de 35 ans.

Les Y dirigent des entreprises composées de petites équipes : 38 % comptent d’un à quatre employés et 34 % de cinq à neuf. Il semble y avoir une corrélation entre la scolarité et la taille de l’entreprise; les Y ayant suivi une formation en gestion, en entrepreneuriat ou détenant un MBA sont deux fois plus nombreux à diriger une organisation de 20 employés et plus.

Les Y préfèrent créer une entreprise (64 %) qu’en reprendre ou en racheter une (33 %). L’incorporation représente la forme juridique la plus privilégiée par ceux-ci (81 %).

Un intérêt grandissant pour l’entrepreneuriat

Les Y rêvent de plus en plus de posséder leur entreprise et ils affectionnent davantage l’entrepreneuriat que les individus des générations précédentes. Selon l’Indice entrepreneurial québécois 2015, 36,6 % des 18 à 34 ans ont l’intention de créer un jour une nouvelle entreprise ou d’en reprendre une déjà existante. En 2014, ces intentions étaient de 33,6 % et en 2013, de 25 %.

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Les Y sont également plus enclins à prendre action pour créer ou reprendre une entreprise. Au cours de la dernière année, 13,9 % ont effectué des démarches concrètes afin de se lancer en affaires. En 2014, ce pourcentage se situait à 12 % et en 2013 à 7,4 %.

En affaires, les Y ont besoin d’être bien entourés

Dans son étude, la Chaire en entrepreneuriat et innovation de la FSA de l’Université Laval fait ressortir plusieurs éléments facilitant le cheminement d’un entrepreneur. On constate que les besoins des Y diffèrent à plusieurs égards de ceux des X. Ces derniers attribuent beaucoup plus d’importance à leur confiance en leurs capacités et à leur connaissance du secteur d’activité que leurs cadets. Ce qui compte le plus pour les Y est le soutien moral de leur entourage ainsi que les compétences et l’expérience de leurs collaborateurs. Malheureusement, l’étude ne spécifie pas les éléments qui se trouvent dans la catégorie « autre », soit l’option la plus sélectionnée des 20-36 ans.

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De nombreux entrepreneurs Y perçoivent leur entreprise tel un projet. Adeptes du multitâche, ils s’impliquent parfois dans plus d’un projet à la fois. Ils sont habitués à travailler en équipe, ainsi, 89 % préfèrent s’associer à d’autres partenaires.

Motivations et défis

Malgré le stress et l’incertitude, les longues heures de travail, l’insécurité financière et les nombreuses responsabilités, les Y perçoivent plusieurs avantages à démarrer, acheter ou reprendre une entreprise. Ce qui motive le plus cette génération est d’être son propre patron et de jouir d’une certaine autonomie. Ces jeunes deviennent également entrepreneurs par passion et parce qu’ils veulent saisir une occasion d’affaires.

L’entrepreneuriat comporte certes son lot de défis, mais les motivations qui poussent les Y à posséder leur entreprise font en sorte que, même en situation de fermeture, cette jeune génération ne baisse pas les bras. Selon l’indice entrepreneurial québécois 2015, plus de deux jeunes sur trois ayant mis fin à leur entreprise sont à nouveau présents dans l’écosystème entrepreneurial.