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Le pouvoir des photos à l’ère du numérique

Avec les appareils-photo numériques, le partage en ligne, les outils pour améliorer, transformer et diffuser les clichés, la photo demeure un moyen indispensable pour immortaliser des souvenirs intangibles, comme les voyages. Elle est aussi, bien souvent, l’élément déclencheur de l’intérêt pour une destination, un attrait, un hôtel. Jusqu’à 78% des gens affirment que les photos des chambres et des hôtels jouent un rôle décisif dans leur choix, et ce, avant même les évaluations des clients en ligne. Bien que la vidéo offre beaucoup plus de possibilités, les photos sont toujours à l’honneur. Mais n’abusez pas des retouches… le consommateur a l’œil!

L’influence des photos sur le choix de la destination

Les voyages et la photographie sont très liés, depuis longtemps. Les photos permettent, en quelque sorte, de matérialiser une expérience, puis de la partager. Avec Internet, la notion de «partage» a pris une autre dimension. Traditionnellement, on présentait des albums de photos aux amis et à la famille ou on tenait une séance de diapositives commentée au retour du séjour. Du domaine privé, la présentation des photos de voyage se fait maintenant sur la place publique et parfois en temps réel, ou presque, par la messagerie instantanée, les albums de photos en ligne, les blogues personnels et les réseaux sociaux.

Les photos de voyage partagées par nos amis sur le site Facebook détiennent un bon pouvoir de persuasion. Selon Skyscanner, un site de comparaison de vols, plus de la moitié (52%) des membres du réseau Facebook affirment que les photos publiées par leurs amis les inspirent à réserver des vacances au même endroit. Et comme le souligne Sam Baldwin de Skyscanner, visionner les photos de voyage de nos amis sur Facebook sème une graine dans notre esprit et alimente nos idées de voyages.

Une autre étude, cette fois de HRS.com et de eResult, portant sur les critères de choix d’un hôtel révèle que les photos exercent la plus grande influence pour 78% des répondants. Suivent les commentaires et les évaluations des clients en ligne (67%), puis le nombre d’étoiles accordées (59%).

Les bonnes images aux bons segments de clientèle

Lors du Congrès ITB Berlin qui se déroulait en mars 2011, messieurs Markgraf et Scheffer ont présenté les résultats de leur étude portant sur la communication en marketing et les façons dont ils les ont appliqués à l’imagerie de brochures publicitaires. A priori, ils estiment que jusqu’à 95% de toutes nos décisions sont prises par le subconscient. La nature de ces décisions est liée à notre personnalité, à nos valeurs, à nos besoins et à nos désirs. Ainsi, une publicité touristique qui s’adresse au segment familial devra jouer la carte de l’harmonie, de l’interaction entre les membres de la famille, d’un lieu où chacun vivra le bonheur, en compagnie des autres membres. L’image ci-dessous, destinée à ce type de marché, démontre l’évolution du travail sur le visuel.

Source : Neuromarketing at REWE Touristik

L’illustration suivante propose le même exercice pour le marché des couples de 40 ans et plus sans enfants, très aisés financièrement et à la recherche d’établissements esthétiques et de haute qualité.

Source : Neuromarketing at REWE Touristik

Tirer profit de l’imagerie

L’organisme Tourism Australia a créé une carte du pays à partir de photos ou d’«expériences» de voyageurs australiens (Lire aussi: L’influence des résidents). On propose ainsi à l’internaute de planifier son séjour en s’inspirant des souvenirs de voyage des habitants de l’endroit (cliquez sur le lien sous l’image pour mieux saisir le concept).

Source : Tourism Australia

Comme Google Street View le fait pour la rue, Room 77 présente la vue des chambres d’hôtel. En effet, ce site Web permet à celui qui le veut de localiser une chambre dans l’établissement (à l’étage, à proximité d’un ascenseur, etc.) et d’avoir un aperçu de la vue qu’elle offre par une photo ou une image. À ce jour, Room 77 a cartographié quelque 460 000 chambres d’hôtel aux États-Unis, à Londres et à Vancouver. Une application mobile de cette base de données est également offerte.

Source : Room 77

Des sites Internet permettent d’héberger des panoramas de 360°, de les géolocaliser et de mettre le lien vers son propre site (celui d’une destination, par exemple). Certaines restrictions s’appliquent selon les portails. La galerie 360cities.net, l’une des grandes collections de photos panoramiques, est directement liée à Google Earth.

Parc national des Grands-Jardins sur 360cities.net par Google Earth.

En mettre plein la vue… mais pas trop!

Les possibilités qu’offre la technologie sont nombreuses. Mais les visiteurs qui se sont fait berner par des images trop léchées et non représentatives de l’offre ont le bras long sur des sites comme TripAdvisor ou tout autre portail de commentaires. Voici un exemple paru dans le blogue Business Insider. Cliquez sur le lien pour visualiser les images publicitaires et celles illustrant la réalité.

Source: Oyster dans Business Insider

Montrez-vous partout!

Enfin, selon un sondage réalisé pour le site de commentaires TripAdvisor, 92% des répondants sont plus enclins à réserver de l’hébergement lorsque celui-ci présente une description détaillée de son offre et affiche des photos. L’hôtelier a donc tout intérêt à intégrer lui-même des informations et des images sur TripAdvisor, dans la section qui lui est réservée, ainsi que sur des sites comme Google Adresses et Facebook et sur son propre site, bien sûr.

 

Sources:

– Blodget, Kelsey et Jennifer Garfinkel. «Here’s Why You Should Never Trust The Photos Hotels Post Online», Oyster dans Businessinsider.com, 3 mars 2011.

– Craig, Daniel Edward. «How to optimize Your TripAdvisor Listing», ehotelier.com, 25 mai 2011.

– Guerrier-Buisine, Vanessa. «Selon le portail de réservations HRS, les photos ont plus d’impact que le «bouche à oreille» lors de la sélection d’hôtels», Tendancehotellerie.fr, 4 mars 2011.

– Koumelis, Theodore. «“Facebook factor” inspires 52% to book a Holiday, reports Skyscanner», traveldailynews.com, 25 février 2011.

– Lo, Iris Sheungting, Bob McKercher, Ada Lo, Catherine Cheung et Rob Law. «Tourism and online photography», Tourism Management, vol. 32, no 4, juin 2010, p. 725-731.

– Markgraf, Ingo et David Scheffer. «Trends and Innovations in Marketing Communication and Advertising», Congrès ITB Berlin, 9 mars 2011.

 

Sites Internet:

360cities.net

Google Earth

Room 77

Tourism Australia

TripAdvisor

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Segments de clientèles

Le tourisme des jeunes: un monde à part!

Familiarisés avec le concept d’expérience, à la recherche d’excitations et d’apprentissages, explorateurs d’autres cultures et adeptes de nouveautés, les jeunes constituent un segment bien différent des autres. Parce qu’ils représentent le marché de demain, qu’ils voyagent de plus en plus, qu’ils s’intéressent aux destinations non traditionnelles et qu’ils présentent des avantages non négligeables pour l’industrie, les jeunes forment une clientèle prometteuse!

Le tourisme des jeunes, c’est quoi?

Jusqu’à quel âge est-on jeune? La Commission canadienne du tourisme (CCT) s’intéresse surtout aux gens âgés de 15 à 26 ans, mais la fourchette est très flexible. En Australie et en Nouvelle-Zélande, on s’adresse aux 15 à 30 ans, en Espagne aux moins de 25 ans alors qu’en Allemagne, on élargit le segment aux 15 à 34 ans. Grosso modo, on parle ici des adolescents et des jeunes adultes. La World Youth Student and Educationnal (WYSE) Travel Confederation s’intéresse au tourisme des jeunes qu’elle traduit par des voyages:

  • effectués de façon indépendante sur une période de moins d’un an;
  • réalisés par des gens de 16 à 29 ans;
  • qui sont motivés, complètement ou en partie, par le désir d’expérimenter d’autres cultures, d’enrichir son expérience de vie ou de bénéficier d’occasions formelles ou informelles d’apprentissage.

Selon les données de 2008 de la WYSE Travel Confederation, il s’agit d’un segment enregistrant une très forte croissance. Il constitue 20% des arrivées internationales globales (160 millions de visiteurs) et génère 136 milliards de dollars américains par année. Les voyageurs en sac à dos et les gap travellers, soit ceux qui choisissent d’interrompre leurs activités habituelles et de partir en voyage pendant plusieurs mois (lire aussi: «Gap Year Travel», peut-on mieux exploiter ce créneaux? séjournent plus longtemps et dépensent donc davantage que la moyenne des touristes. La WYSE estime qu’environ 70% des jeunes voyageurs cherchent à enrichir leur expérience de vie par des études, l’apprentissage d’une langue, le travail, le volontariat et une meilleure connaissance des diverses cultures. Ces jeunes sont aussi généralement sensibles aux enjeux liés au développement durable.

Les voyages au Canada

Le marché des jeunes ne fait pas partie des clientèles cibles de la CCT pour l’instant. Néanmoins, la CCT évalue cette possibilité dans sa stratégie marketing 2017 et a colligé des informations sur ce segment. Le tableau suivant montre la provenance des jeunes d’outre-mer en voyage au pays. Le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne sont les plus importants pays émetteurs (autres que les États-Unis) de jeunes touristes au Canada. Bien qu’on enregistre des baisses considérables entre 2008 et 2009 pour plusieurs marchés, on constate un portrait plus encourageant chez les jeunes Allemands, Australiens et Indiens. Rappelons que l’année 2009 a été très touchée par la crise économique mondiale.

Tourisme_jeunes_tabl1

Selon la CCT, cette clientèle sous-entend des avantages intéressants, puisqu’il s’agit de touristes qui:

  • sont de plus en plus nombreux;
  • voyagent beaucoup en dehors de la haute saison touristique;
  • présentent un potentiel de visites répétées;
  • sont relativement indifférents aux crises économiques, au terrorisme et aux catastrophes naturelles;
  • s’intéressent aux destinations moins connues, à l’exception des grands centres touristiques;
  • apprécient le contact direct avec les communautés locales et aiment dépenser dans les petits commerces;
  • favorisent les échanges culturels.

La génération Facebook

Monsieur Axel Dammler de Iconkids & Youth International Research GmbH associe les jeunes à la génération Facebook parce que ce réseau social s’inscrit dans leur mode de vie. Il les qualifie comme suit:

  • ils sont très individualistes;
  • ils sont à l’aise avec le marketing et ne sont pas dupes;
  • ils recherchent une satisfaction instantanée, le plaisir;
  • ils représentent un marché plus hétérogène que jamais;
  • ils apprécient l’équilibre entre leur zone de confort et la nouveauté;
  • ils sont branchés.

Internet est le média idéal pour les atteindre, principalement par les réseaux sociaux. Selon les données de M. Föste de Ruf Jugendreisen, un grossiste allemand spécialisé en voyages pour les jeunes, 93% des 14 à 29 ans vont sur Internet tous les jours, alors que seulement 21% d’entre eux lisent les journaux quotidiennement (voir graphique 1).

Tourisme_jeunes_graph1

S’adresser aux jeunes

L’Australie, une destination prisée par les jeunes, a bien saisi l’importance du Web pour joindre ce marché. L’organisme Tourism Australia présente un site Web attirant et dynamique qui répond aux principales interrogations selon les motivations de voyage: pour travailler, pour étudier, pour s’amuser, ou un peu des trois! On y trouve, entre autres, des témoignages et de nombreuses vidéos. L’organisme est aussi présent et actif sur Twitter et sur Facebook, où l’on annonce un concours pour devenir blogueur en Australie, une recette qui a fait ses preuves dans la région du Queensland avec The best job on earth (lire aussi: Des concours qui font du bruit… et qui rapportent gros!)!

Source: Tourism Australia

Tourism Australia a travaillé avec deux jeunes voyageurs (backpackers) à qui on a demandé de filmer leur séjour et de condenser le contenu en vidéos d’une minute. Ces vidéos ont ensuite été publiées sur plusieurs sites Internet de divertissement, de voyages et de musique s’adressant aux jeunes. On peut les télécharger sur YouTube. Les voici.

http://www.youtube.com/watch?v=41EXJfKwkGA

http://www.youtube.com/watch?v=wEnUZD0BIAE

Les générateurs de tendances

Comme la WYSE le souligne, les jeunes sont de véritables créateurs de tendances pour l’ensemble de l’industrie touristique avec leur soif de nouvelles destinations et d’activités hors des sentiers battus. Écoutons-les!

 

Sources:

– Commission canadienne du tourisme. «Youth Travel in Canada», 2 mars 2011.

– Dammler, Axel. «Young Travelers. The Future of Tourism », conférence présentée à l’occasion du congrès ITB Berlin, 11 mars 2011.

– Föste, Dirk. «Youth Travel… the Future of Tourism», conférence présentée à l’occasion du congrès ITB Berlin, 11 mars 2011.

 

Sites Internet:

Commission canadienne du tourisme

Tourism Australia

WYSE Travel Confederation

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Faits et chiffres Perspectives

Qui partira en vacances cet été?

Les prévisions indiquent que davantage de Canadiens partiront en vacances cet été par rapport aux données enregistrées pour l’été 2010. Les intentions de départ sont également à la hausse dans le cas des voyageurs américains et des Européens. Le contexte est plus favorable aux voyages qu’il ne l’était l’an dernier. Les Québécois semblent toutefois moins enclins que les autres Canadiens à envisager les voyages de vacances pour les mois d’été. Voici un aperçu des prévisions tirées d’enquêtes sur les intentions de voyage de différents marchés.

Précisons que les résultats ne peuvent être comparés d’un marché à l’autre puisqu’il s’agit de sondages aux méthodologies très différentes.

Un contexte favorable au Canada, mais des Québécois réticents

Selon le Conference Board du Canada, une forte majorité de Canadiens envisagent de voyager cet été. Étant donné le contexte économique de plus en plus stable et le marché du travail plutôt favorable, l’indice de confiance des consommateurs est légèrement en hausse (89,3 en 2011 versus 88,3 en 2010) et sous-entend des dépenses de voyage plus élevées pour l’été 2011.

Le sondage sur les intentions de voyage des Canadiens pour l’été est réalisé en ligne, en février de chaque année. Il révèle, entre autres, que 80,5% des répondants prévoient prendre des vacances entre mai et septembre 2011 (voir tableau 1). Cette proportion était de 78% pour l’été 2010. Les Québécois sont toutefois les moins enclins (environ 77%) au pays à envisager des vacances pour l’été qui vient.

Intentions_vacances_Canadiens_tabl1

Le sondage indique que les dépenses de voyage sont aussi appelées à augmenter, puisque 34,2% des Canadiens disent vouloir dépenser plus que l’année dernière. Bien qu’une bonne part des Québécois (31,6%) ait aussi cette intention, d’autres provinces révèlent des proportions beaucoup plus élevées (48,1% des Manitobains et des Saskatchewanais). Seulement 14,3% des Canadiens prévoient réduire les dépenses de voyage. Précisons que ces données concernent les Canadiens ayant répondu à un sondage en ligne, donc une population branchée et active sur le Web, ce qui n’est pas le cas de l’ensemble de la population canadienne.

Les Américains voyageront… mais surveillent le prix de l’essence

Un sondage réalisé par TripAdvisor auprès de 2000 voyageurs américains dévoile que 86% d’entre eux ont l’intention de voyager pour le plaisir cet été; 83% affirment l’avoir fait l’été passé. Néanmoins, étant donné la hausse du prix de l’essence, certains Américains projettent de:

  • limiter la distance de voyage à 200 miles (environ 322 km) (24%);
  • effectuer moins de séjours en voiture (18%);
  • ne pas faire de voyage cet été (5%).

Plus du quart des répondants (26%) ont l’intention de dépenser davantage pour leurs voyages d’agrément par rapport à l’été passé; 42% prévoient environ la même somme. Les deux tiers des voyageurs iront à l’hôtel, 28% chez des parents ou des amis et 18% opteront pour la location d’une maison ou d’un appartement. Voici d’autres informations concernant les vacances des Américains pour l’été 2011:

  • 63% prendront la voiture, 62%, l’avion;
  • 50% feront un séjour en ville;
  • 40% iront à la mer;
  • 33% feront de la randonnée;
  • 22% pratiqueront des activités nautiques;
  • 22% feront de la bicyclette;
  • 18% visiteront un parc national;
  • 16% iront au bord d’un lac;
  • 12% feront du camping.

Une légère hausse des voyages en avion

L’Air Transport Association of America (ATA) estime qu’environ 206 millions de personnes monteront à bord des principaux transporteurs américains cet été, une hausse prévue de 1,5% par rapport à la même période en 2010. Ces prévisions n’atteignent pas les volumes de l’été 2008, avant la récession, et sont toujours bien en deçà des records enregistrés en 2007 (217,6 millions de passagers de juin à août sur les lignes aériennes américaines). Les données montrent aussi une hausse des réservations pour les vols internationaux par rapport à 2010, signe que l’économie se porte mieux et que les prix sont encore abordables, malgré la hausse du prix de l’essence.

Les Européens voyageront surtout chez eux

Selon Ipsos-Europ Assistance, les deux tiers des Européens prévoient partir en vacances l’été prochain. Il s’agit du même taux de départ que celui enregistré en 2008, soit avant la crise économique. La plupart (80%) choisiront des pays d’Europe; 47% voyageront dans leur propre pays et cette proportion variera entre 60% et 70 % pour les Italiens, les Français et les Espagnols. Une autre enquête, OpinionWay, indique que 18% des Français n’ont pas l’intention de partir cet été et 16% sont encore indécis. Parmi ceux qui effectueront des voyages d’agrément, les trois quarts réduiront leur budget et la durée du séjour.

Enfin, reste à voir si ces intentions se concrétiseront. Pour l’instant, au Canada,  selon le Conference Board du Canada, deux variables sont sous surveillance: les fluctuations importantes du prix de l’essence et la valeur du dollar canadien qui, notamment à parité avec le dollar américain, incite davantage les Canadiens à traverser au Sud. Néanmoins, l’analyse des performances des années passées indique que le coût à la pompe exerce peu d’influence sur les déplacements des Canadiens et qu’un dollar fort ne semble pas avoir d’impact direct très marqué sur leurs départs pour les États-Unis.

Sources:

– Air Transport Association of America. «ATA Estimates Modest Summer Growth, Record International Flying», communiqué de presse, 16 mai 2011.

– Ipsos-Europ Assistance. «Découvrez les conclusions du 11ème baromètre vacances Ipsos – Europ Assistance»,11e baromètre vacances Ipsos-Europ Assistance, 17 mai 2011.

– TripAdvisor. «U.S. Travelers Planning to Hit the Road This Summer, but Wary of Prices at the Pumps», communiqué de presse, 16 mai 2011.

– OpinionWay. «Les vacances d’été des Français en 2011: moins cher, moins longtemps, moins loin, avec l’apparition d’une nouvelle génération de voyageurs: les @Packers», pour VoyagerMoinsCher.com, 10 mai 2011.

– The Conference Board of Canada. «Canadians Warm Up to Travel This Summer», Travel Exclusive – Key Trends for the Canadian Travel Industry, mars-avril 2011.

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Segments de clientèles

L’influence des enfants sur les décisions de voyage

L’opinion des enfants a de l’importance, surtout celle des 8-12 ans, les préadolescents (tweens). Trois quarts des mères américaines disent être influencées par leurs enfants pour les achats du ménage. Ce sont ces mêmes femmes qui prennent les décisions liées aux vacances. À l’aube de l’adolescence, ces jeunes sont déjà des touristes expérimentés, avec leurs préférences, leurs souvenirs, bons comme mauvais. Ils participent aussi au processus de décision des vacances familiales.

Quelques chiffres qui en disent long

Les enfants exercent une grande influence sur les comportements de consommation de leurs parents. Non seulement leur opinion compte dans le cas de produits les concernant, mais aussi pour ceux du ménage en général. Ces jeunes sont informés, branchés et détiennent un fort pouvoir de persuasion, directement ou indirectement. Voici quelques informations traduisant cette influence.

  • Selon l’auteur de BRANDchild, Martin Lindstrom, les 12 ans et moins ont une influencent sur environ 80% des achats de biens de consommation.
  • Au cours des 5 dernières années, la proportion de jeunes américains (8 à 18 ans) possédant un téléphone mobile est passée de 39% à 66%.
  • Les enfants et les adolescents américains passent en moyenne 7 heures et 38 minutes à utiliser des médias liés au divertissement dans une journée typique, soit 1 heure et 17 minutes de plus qu’il y a cinq ans.
  • Pendant la première moitié de 2010, 16% des enfants, 43% des préadolescents et 71% des adolescents ont visité un site Web de réseau social. (C+R Research)
  • Les deux tiers des enfants américains de 2 à 5 ans savent comment manipuler une souris d’ordinateur, 61% jouent à des jeux vidéo et le quart est capable de faire un appel sur un appareil mobile.
  • Les enfants américains de 6 à 11 ans prennent surtout connaissance de nouveaux produits ou services par leurs camarades de classe (84%) et par les commerciaux de la télévision (81%).

Étant donné le rythme de vie souvent effréné des ménages, lorsque vient le temps de préparer des vacances en famille, les parents souhaitent que chacun y trouve son compte et une certaine démocratie prend place dans le processus de décision. C’est, du moins, ce qui ressort de l’étude réalisée auprès d’enfants du Danemark, Tween Tourists: Children and Decision-Making, parue dans le Journal of Tourism Consumption and Practice.

Les préadolescents: un segment à part entière

Cette étude se penche particulièrement sur le cas des 8-12 ans (lire aussi: Connaissez-vous les tweens? Vous devriez…). À cet âge, les jeunes démontrent plus d’indépendance que les tout-petits, mais n’ont pas encore le désir de détachement souvent manifesté par les adolescents. En effet, avec 89 entrevues en profondeur, l’étude arrive à bien cerner le type de dynamique qui anime un jeune de cet âge à l’occasion d’un séjour avec ses proches. On découvre qu’il apprécie encore les jeux pour enfants, comme faire des châteaux de sable et s’amuser dans l’eau, mais il s’intéresse aussi aux activités s’adressant surtout aux «plus vieux» telles les visites culturelles. Il est différent de l’adolescent parce qu’il aime les voyages en famille et reconnaît que ses parents sont mieux placés que lui pour effectuer les choix concernant de nombreux aspects du séjour.

Les jeunes ayant participé à l’enquête et faisant partie des classes moyennes et aisées possèdent un portfolio de voyages impressionnant, selon les chercheurs. Ces touristes expérimentés ont voyagé à de nombreuses occasions et à plusieurs endroits dans le monde. Ces voyageurs sont aussi très impliqués dans le processus de décision du choix de la destination. Alors qu’une partie des jeunes émettent leur préférence parmi les quelques options proposées par leurs parents, d’autres sont proactifs et suggèrent un endroit. Certains préadolescents vont jusqu’à faire des recherches sur Internet pour s’informer. Enfin, l’étude révèle que les décisions relatives aux vacances traduisent un réel projet de famille sur lequel chacun a droit de regard. Toutefois, les préadolescents reconnaissent leurs limites et n’interviennent pas, ou très peu, dans le choix des prestations touristiques comme l’hébergement, un aspect qui les intéresse moins.

Les privilèges, les irritants et des souvenirs mémorables!

Une autre enquête, menée par la firme Ypartnership auprès d’Américains âgés de 6 à 17 ans sur les souvenirs de vacances, révèle ce qu’ils aiment ou non en voyage. D’abord, 70% de ces jeunes affirment avoir aidé à choisir la destination et à planifier les activités familiales. Les vacances suggèrent aussi de sortir de la routine, d’accéder à certains privilèges très appréciés, tels:

  • se coucher tard (86%);
  • regarder la télé au lit (69%);
  • se lever tard (65%);
  • manger le dessert avant le repas principal (38%).

Par contre, les voyages comportent aussi quelques irritants comme:

  • partager la voiture avec les frères et sœurs (37%);
  • partager le lit avec son frère ou sa sœur (36%);
  • subir les ronflements des autres (21%);
  • partager la salle de bain (19%);
  • rester assis trop longtemps (15%).

En voyage, les jeunes apportent en priorité:

  • iPod (20%);
  • téléphone mobile (20%);
  • jeu vidéo (20%);
  • animal en peluche (18%);
  • animal de compagnie (7%).

Enfin, les jeunes Américains sondés dans cette étude soutiennent que les vacances avec les parents et la fratrie sont les «plus géniales». L’aspect le plus mémorable de ces vacances est le temps passé en famille.

Pour des exemples de destinations qui proposent une offre s’adressant à la clientèle familiale, lire: Poussée de croissance des voyages en famille

 

Sources

– Blichfeldt, Bodil Stilling, Bettina Pedersen, Anders Johansen et Line Hansen. «Tween Tourists: Children and Decision-Making», Journal of Tourism Consumption and Practice, vol. 2 no 1, 2010.

– Entertainment Marketing Letter. «For Kids And Teens, Entertainment Is A Full-Time Job», 1er février 2010, cité dans Research Alert, vol. XXVIII, no 4, 19 février 2010, p. 7.

– Henry, Amy. «Parents to their Kids: Why Can’t We Be Friends?», C+R Research, 14 janvier 2011.

– Internicola, Dorene. «Kids drive the décision-making in multi-generational family vacations», National Post, 29 mars 2010.

– Koumelis, Theodore. «New Ypartnership Survey: The anatomy of kids’vacation memories», TravelDailyNews.com, 20 janvier 2011.

– Lindstrom, Martin et Patricia B. Seybold. «BRANDchild: Insights into the Minds of Today’s Global Kids: Understanding Their Relationship with Brands», Kogan Page limited, mars 2003, 320 pages.

– Marketing To Women. «Moms’ Spending And Brand Loyalty», janvier 2011, cité dans Research Alert, vol. XXIX, no 3, 4 février 2011, p. 3.

– Research Alert. «Factoids», vol. XXIX, no 3, 4 février 2011, p. 4.

– Yeoman, Ian. «Consumer Kids and Tourism», Hospitalitynet.org, avril 2009.

 

 

L’opinion des enfants a de l’importance, surtout celle des 8-12 ans, les préadolescents (tweens). Trois quarts des mères américaines disent être influencées par leurs enfants pour les achats du ménage. Ce sont ces mêmes femmes qui prennent les décisions liées aux vacances. À l’aube de l’adolescence, ces jeunes sont déjà des touristes expérimentés, avec leurs préférences, leurs souvenirs, bons comme mauvais. Ils participent aussi au processus de décision des vacances familiales.

 

 

Quelques chiffres qui en disent long

Les enfants exercent une grande influence sur les comportements de consommation de leurs parents. Non seulement leur opinion compte dans le cas de produits les concernant, mais aussi pour ceux du ménage en général. Ces jeunes sont informés, branchés et détiennent un fort pouvoir de persuasion, directement ou indirectement. Voici quelques informations traduisant cette influence.

 

 

·Selon l’auteur de BRANDchild, Martin Linstorrm, les 12 ans et moins ont une influencent sur environ 80% des achats de biens de consommation.

·Au cours des 5 dernières années, la proportion de jeunes américains (8 à 18 ans) possédant un téléphone mobile est passée de 39% à 66%.

·Les enfants et lesadolescents américains passent en moyenne 7 heures et 38 minutes à utiliser des médias liés au divertissement dans une journée typique, soit 1 heure et 17 minutes de plus qu’il y a cinq ans.

·Pendant la première moitié de 2010, 16% des enfants, 43% des préadolescents et 71% des adolescentsont visité un site Web de réseau social. (C+R Research)

·Les deux tiers des enfants américains de 2 à 5 ans savent comment manipuler une souris d’ordinateur, 61% jouent à des jeux vidéo et le quart est capable de faire un appel sur un appareil mobile.

·Les enfants américains de 6 à 11 ans prennent surtout connaissance de nouveaux produits ou services par leurs camarades de classe (84%) et par les commerciaux de la télévision (81%).

 

Étant donné le rythme de vie souvent effréné des ménages, lorsque vient le temps de préparer des vacances en famille, les parents souhaitent que chacun y trouve son compte et une certaine démocratie prend place dans le processus de décision. C’est, du moins, ce qui ressort de l’étude réalisée auprès d’enfants du Danemark, Tween Tourists: Children and Decision-Making, parue dans le Journal of Tourism Consumption and Practice.

 

Les préadolescents: un segment à part entière

Cette étude se penche particulièrement sur le cas des 8-12 ans (lire aussi: Connaissez-vous les tweens? Vous devriez… (http://dev2.archive.veilletourisme.ca/2007/02/09/connaissez-vous-les-tweens-vous-devriez/). À cet âge, les jeunes démontrent plus d’indépendance que les tout-petits, mais n’ont pas encore le désir de détachement souvent manifesté par les adolescents. En effet, avec 89 entrevues en profondeur, l’étude arrive à bien cerner le type de dynamique qui anime un jeune de cet âge à l’occasion d’un séjour avec ses proches. On découvre qu’il apprécie encore les jeux pour enfants, comme faire des châteaux de sable et s’amuser dans l’eau, mais il s’intéresse aussi aux activités s’adressant surtout aux «plus vieux» telles les visites culturelles. Il est différent de l’adolescent parce qu’il aime les voyages en famille et reconnaît que ses parents sont mieux placés que lui pour effectuer les choix concernant de nombreux aspects du séjour.

 

Les jeunes ayant participé à l’enquête et faisant partie des classes moyennes et aisées possèdent un portfolio de voyages impressionnant, selon les chercheurs. Ces touristes expérimentés ont voyagé à de nombreuses occasions et à plusieurs endroits dans le monde. Ces voyageurs sont aussi très impliqués dans le processus de décision du choix de la destination. Alors qu’une partie des jeunes émettent leur préférence parmi les quelques options proposées par leurs parents, d’autres sont proactifs et suggèrent un endroit. Certains préadolescents vont jusqu’à faire des recherches sur Internet pour s’informer. Enfin, l’étude révèle que les décisions relatives aux vacances traduisent un réel projet de famille sur lequel chacun a droit de regard. Toutefois, les préadolescents reconnaissent leurs limites et n’interviennent pas, ou très peu, dans le choix des prestations touristiques comme l’hébergement, un aspect qui les intéresse moins.

 

Les privilèges, les irritants et des souvenirs mémorables!

Une autre enquête, menée par la firme Ypartnership auprès d’Américains âgés de 6 à 17 ans sur les souvenirs de vacances, révèlece qu’ils aiment ou non en voyage. D’abord, 70% de ces jeunes affirment avoir aidé à choisir la destination et à planifier les activités familiales. Les vacances suggèrent aussi de sortir de la routine, d’accéder à certains privilèges très appréciés, tels:

·se coucher tard (86%);

·regarder la télé au lit (69%);

·se lever tard (65%);

·manger le dessert avant le repas principal (38%).

 

Par contre, les voyages comportent aussi quelques irritants comme:

·partager la voiture avec les frères et sœurs (37%);

·partager le lit avec son frère ou sa sœur (36%);

·subir les ronflements des autres (21%);

·partager la salle de bain (19%);

·rester assis trop longtemps (15%).

 

En voyage, les jeunes apportent en priorité:

iPod (20%);

téléphone mobile (20%);

jeu vidéo (20%);

animal en peluche (18%);

animal de compagnie (7%).

 

Enfin, les jeunes Américains sondés dans cette étude soutiennent que les vacances avec les parents et la fratrie sont les «plus géniales». L’aspect le plus mémorable de ces vacances est le temps passé en famille.

 

Pour des exemples de destinations qui proposent une offre s’adressant à la clientèle familiale, lire: Poussée de croissance des voyages en famille (http://dev2.archive.veilletourisme.ca/2010/07/06/poussee-de-croissance-des-voyages-en-famille/)

 

Lire aussi: Influence des enfants dans le choix des voyages de groupe en famille (http://dev2.archive.veilletourisme.ca/2004/05/12/influence-des-enfants-dans-le-choix-des-voyages-de-groupe-en-famille/)

 

 

Sources

Blichfeldt, Bodil Stilling, Bettina Pedersen, Anders Johansen et Line Hansen. «Tween Tourists: Children and Decision-Making(http://www.tourismconsumption.org/jtcpv2n12010stilling.pdf)», Journal of Tourism Consumption and Practice, vol. 2 no 1, 2010.

Entertainment Marketing Letter. «For Kids And Teens, Entertainment Is A Full-Time Job», 1er février 2010, cité dans Research Alert, vol. XXVIII, no 4, 19 février 2010, p. 7.

Henry, Amy. «Why Can’t We Be Friends? (http://www.youthbeat.com/blog/?Tag=Facebook)», C+R Research, 14 janvier 2011.

Internicola, Dorene. «Kids drive the décision-making in multi-generational family vacations» (http://www.nationalpost.com/life/story.html?id=2739933), National Post, 29 mars 2010.

Koumelis, Theodore. «New Ypartnership Survey: The anatomy of kids’vacation memories» (http://www.traveldailynews.com/pages/show_page/41128-The-anatomy-of-kids%E2%80%99-vacation-memories), TravelDailyNews.com, 20 janvier 2011.

Linstorrm, Martin et Patricia B. Seybold. «BRANDchild: Insights into the Minds of Today’s Global Kids: Understanding Their Relationship with Brands», Kogan Page limited, mars 2003, 320 pages.

Marketing To Women. «Moms’ Spending And Brand Loyalty», janvier 2011, cité dans Research Alert, vol. XXIX, no 3, 4 février 2011, p. 3.

Research Alert. «Factoids», vol. XXIX, no 3, 4 février 2011, p. 4.

L’opinion des enfants a de l’importance, surtout celle des 8-12 ans, les préadolescents (tweens). Trois quarts des mères américaines disent être influencées par leurs enfants pour les achats du ménage. Ce sont ces mêmes femmes qui prennent les décisions liées aux vacances. À l’aube de l’adolescence, ces jeunes sont déjà des touristes expérimentés, avec leurs préférences, leurs souvenirs, bons comme mauvais. Ils participent aussi au processus de décision des vacances familiales.

 

 

Quelques chiffres qui en disent long

Les enfants exercent une grande influence sur les comportements de consommation de leurs parents. Non seulement leur opinion compte dans le cas de produits les concernant, mais aussi pour ceux du ménage en général. Ces jeunes sont informés, branchés et détiennent un fort pouvoir de persuasion, directement ou indirectement. Voici quelques informations traduisant cette influence.

 

 

• Selon l’auteur de BRANDchild, Martin Linstorrm, les 12 ans et moins ont une influencent sur environ 80% des achats de biens de consommation.

• Au cours des 5 dernières années, la proportion de jeunes américains (8 à 18 ans) possédant un téléphone mobile est passée de 39% à 66%.

• Les enfants et les adolescents américains passent en moyenne 7 heures et 38 minutes à utiliser des médias liés au divertissement dans une journée typique, soit 1 heure et 17 minutes de plus qu’il y a cinq ans.

• Pendant la première moitié de 2010, 16% des enfants, 43% des préadolescents et 71% des adolescents ont visité un site Web de réseau social. (C+R Research)

• Les deux tiers des enfants américains de 2 à 5 ans savent comment manipuler une souris d’ordinateur, 61% jouent à des jeux vidéo et le quart est capable de faire un appel sur un appareil mobile.

• Les enfants américains de 6 à 11 ans prennent surtout connaissance de nouveaux produits ou services par leurs camarades de classe (84%) et par les commerciaux de la télévision (81%).

 

Étant donné le rythme de vie souvent effréné des ménages, lorsque vient le temps de préparer des vacances en famille, les parents souhaitent que chacun y trouve son compte et une certaine démocratie prend place dans le processus de décision. C’est, du moins, ce qui ressort de l’étude réalisée auprès d’enfants du Danemark, Tween Tourists: Children and Decision-Making, parue dans le Journal of Tourism Consumption and Practice.

 

Les préadolescents: un segment à part entière

Cette étude se penche particulièrement sur le cas des 8-12 ans (lire aussi: Connaissez-vous les tweens? Vous devriez… (http://dev2.archive.veilletourisme.ca/2007/02/09/connaissez-vous-les-tweens-vous-devriez/). À cet âge, les jeunes démontrent plus d’indépendance que les tout-petits, mais n’ont pas encore le désir de détachement souvent manifesté par les adolescents. En effet, avec 89 entrevues en profondeur, l’étude arrive à bien cerner le type de dynamique qui anime un jeune de cet âge à l’occasion d’un séjour avec ses proches. On découvre qu’il apprécie encore les jeux pour enfants, comme faire des châteaux de sable et s’amuser dans l’eau, mais il s’intéresse aussi aux activités s’adressant surtout aux «plus vieux» telles les visites culturelles. Il est différent de l’adolescent parce qu’il aime les voyages en famille et reconnaît que ses parents sont mieux placés que lui pour effectuer les choix concernant de nombreux aspects du séjour.

 

Les jeunes ayant participé à l’enquête et faisant partie des classes moyennes et aisées possèdent un portfolio de voyages impressionnant, selon les chercheurs. Ces touristes expérimentés ont voyagé à de nombreuses occasions et à plusieurs endroits dans le monde. Ces voyageurs sont aussi très impliqués dans le processus de décision du choix de la destination. Alors qu’une partie des jeunes émettent leur préférence parmi les quelques options proposées par leurs parents, d’autres sont proactifs et suggèrent un endroit. Certains préadolescents vont jusqu’à faire des recherches sur Internet pour s’informer. Enfin, l’étude révèle que les décisions relatives aux vacances traduisent un réel projet de famille sur lequel chacun a droit de regard. Toutefois, les préadolescents reconnaissent leurs limites et n’interviennent pas, ou très peu, dans le choix des prestations touristiques comme l’hébergement, un aspect qui les intéresse moins.

 

Les privilèges, les irritants et des souvenirs mémorables!

Une autre enquête, menée par la firme Ypartnership auprès d’Américains âgés de 6 à 17 ans sur les souvenirs de vacances, révèle ce qu’ils aiment ou non en voyage. D’abord, 70% de ces jeunes affirment avoir aidé à choisir la destination et à planifier les activités familiales. Les vacances suggèrent aussi de sortir de la routine, d’accéder à certains privilèges très appréciés, tels:

• se coucher tard (86%);

• regarder la télé au lit (69%);

• se lever tard (65%);

• manger le dessert avant le repas principal (38%).

 

Par contre, les voyages comportent aussi quelques irritants comme:

• partager la voiture avec les frères et sœurs (37%);

• partager le lit avec son frère ou sa sœur (36%);

• subir les ronflements des autres (21%);

• partager la salle de bain (19%);

• rester assis trop longtemps (15%).

 

En voyage, les jeunes apportent en priorité:

– iPod (20%);

– téléphone mobile (20%);

– jeu vidéo (20%);

– animal en peluche (18%);

– animal de compagnie (7%).

 

Enfin, les jeunes Américains sondés dans cette étude soutiennent que les vacances avec les parents et la fratrie sont les «plus géniales». L’aspect le plus mémorable de ces vacances est le temps passé en famille.

 

Pour des exemples de destinations qui proposent une offre s’adressant à la clientèle familiale, lire: Poussée de croissance des voyages en famille (http://dev2.archive.veilletourisme.ca/2010/07/06/poussee-de-croissance-des-voyages-en-famille/)

 

Lire aussi: Influence des enfants dans le choix des voyages de groupe en famille (http://dev2.archive.veilletourisme.ca/2004/05/12/influence-des-enfants-dans-le-choix-des-voyages-de-groupe-en-famille/)

 

 

Sources

– Blichfeldt, Bodil Stilling, Bettina Pedersen, Anders Johansen et Line Hansen. «Tween Tourists: Children and Decision-Making(http://www.tourismconsumption.org/jtcpv2n12010stilling.pdf)», Journal of Tourism Consumption and Practice, vol. 2 no 1, 2010.

– Entertainment Marketing Letter. «For Kids And Teens, Entertainment Is A Full-Time Job», 1er février 2010, cité dans Research Alert, vol. XXVIII, no 4, 19 février 2010, p. 7.

– Henry, Amy. «Why Can’t We Be Friends? (http://www.youthbeat.com/blog/?Tag=Facebook)», C+R Research, 14 janvier 2011.

– Internicola, Dorene. «Kids drive the décision-making in multi-generational family vacations» (http://www.nationalpost.com/life/story.html?id=2739933), National Post, 29 mars 2010.

– Koumelis, Theodore. «New Ypartnership Survey: The anatomy of kids’vacation memories» (http://www.traveldailynews.com/pages/show_page/41128-The-anatomy-of-kids%E2%80%99-vacation-memories), TravelDailyNews.com, 20 janvier 2011.

– Linstorrm, Martin et Patricia B. Seybold. «BRANDchild: Insights into the Minds of Today’s Global Kids: Understanding Their Relationship with Brands», Kogan Page limited, mars 2003, 320 pages.

– Marketing To Women. «Moms’ Spending And Brand Loyalty», janvier 2011, cité dans Research Alert, vol. XXIX, no 3, 4 février 2011, p. 3.

– Research Alert. «Factoids», vol. XXIX, no 3, 4 février 2011, p. 4.

– Yeoman, Ian. «Consumer Kids and Tourism (http://www.hospitalitynet.org/news/4040764.search?query=consumer+kids+and+tourism)», www.hospitalitynet.org, avril 2009.

 

Yeoman, Ian. «Consumer Kids and Tourism (http://www.hospitalitynet.org/news/4040764.search?query=consumer+kids+and+tourism)», www.hospitalitynet.org, avril 2009.

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Hébergement

Un contexte favorable aux hôteliers indépendants

Autrefois considérés comme le parent pauvre de l’industrie, les hôtels indépendants, globalement, tirent plutôt bien leur épingle du jeu. Des expériences uniques et des segments de marché bien ciblés, combinés à une stratégie en ligne efficace, permettent à ces hôtels de se positionner favorablement par rapport aux grandes chaînes. Si bien que ces dernières créent des alliances avec… des hôtels indépendants!

Une performance qui suit celle des grandes chaînes

L’appellation «hôtel indépendant» regroupe tout ce qui n’est pas rattaché à une grande chaîne d’hôtels. Elle fait donc référence autant au motel au bord de la route qu’au chic hôtel boutique du centre-ville. La firme Smith Travel Research (STR), qui réalise régulièrement des enquêtes auprès des hôteliers à travers le monde, présente des indicateurs permettant de comparer la performance des chaînes à celle des établissements indépendants (voir tableau 1). On remarque que pour ces derniers, les moyennes suivent celles de l’ensemble de l’industrie.

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Des enjeux d’exploitation différents

Comme on le souligne dans un rapport sur le segment des hôtels indépendants publié par HotelNewsNow.com, la gestion d’un tel établissement comporte des avantages et des inconvénients par rapport à un hôtel de grande chaîne. D’abord, la pression financière n’est pas la même. Dans le cas d’une chaîne, le gestionnaire a des obligations de rendement alors qu’un hôtelier indépendant détient les rênes à cet égard. De plus, ce dernier dispose d’une plus grande latitude pour prendre des décisions et les mettre en application. Par ailleurs, les hôtels indépendants sont moins soumis aux variations de tarifs, puisqu’ils offrent une expérience unique, s’adressent souvent à des segments bien spécifiques, parfois de niche. À l’opposé, les chaînes, qui proposent une offre standardisée, tentent d’attirer une clientèle beaucoup plus élargie, qui comparera les prix d’une entreprise à l’autre. Or la liberté dont jouit l’hôtelier indépendant comporte des risques, comme le fait d’être seul dans une industrie où la concurrence est très forte et où l’offre ne cesse de croître.

Un positionnement très favorable en ligne

Selon ce même rapport sur les hôtels indépendants, ceux-ci sont peu touchés en temps de récession. La distribution en ligne, orchestrée par des exploitants de plus en plus habiles avec ce canal, est en grande partie responsable de leur bonne performance. En effet, ces hôtels apparaissent souvent en tête des résultats de recherche sur des sites de comparaison de produits comme TripAdvisor ou Travelocity. À titre d’exemple, l’image ci-dessous illustre les résultats d’une requête «Hôtels» à «Montréal» sur TripAdvisor.

Source: TripAdvisor

Internet a effectivement permis à de nombreuses petites entreprises de se démarquer. La visibilité des grandes chaînes a toujours fait de l’ombre aux hôtels indépendants, jusqu’à l’arrivée du Web. Une spécialiste des hôtels indépendants, Linda Bruno, parle même d’une «renaissance» pour ce segment.

Des regroupements et des affiliations stratégiques

L’union fait la force; c’est aussi le cas dans l’hôtellerie. Les moyens financiers des grandes chaînes permettent une forme de frappe impensable pour les hôtels indépendants, et ce, grâce à plusieurs facteurs: les économies d’échelle, les stratégies marketing et publicitaires à grand déploiement, la facilité de réserver en ligne directement sur le site de l’hôtelier, mais également sur les agences en ligne. D’où les regroupements tels Small Luxury Hotels of the World ou, plus près de nous, le réseau québécois Hôtellerie Champêtre qui assurent aux hôteliers indépendants membres une plus grande visibilité, un meilleur support marketing et un accès à différents canaux de distribution.

Depuis quelques années, de grands groupes hôteliers créent des enseignes pour proposer une offre d’hôtels indépendants. Les experts y voient là une tendance qui devrait se poursuivre. Par exemple, Autograph Collection rassemble 14 hôtels indépendants qui bénéficient de la renommée et de la plateforme Marriott. Du même coup, la chaîne emprunte une nouvelle voie en offrant des expériences d’hébergement uniques et authentiques. Choice Hotels International a aussi sa marque d’hôtels indépendants, l’Ascend Collection. Pour convaincre les petits hôtels de s’affilier aux grandes marques, on leur promet qu’ils pourront maintenir leur indépendance tout en bénéficiant des avantages de la chaîne.

Les programmes de fidélisation pour hôteliers indépendants semblent répondre aux besoins de certains. VOILÀ et Stash, deux programmes qui regroupent des hôtels à travers le monde, offrent sensiblement les mêmes avantages qu’une grande chaîne, dont une visibilité internationale, un portail de réservation en ligne, des outils pour mieux connaître la clientèle et, naturellement, un potentiel de voyageurs fidèles.

Les gîtes aussi veulent se faire voir!

Des établissements plus modestes font preuve de dynamisme. C’est le cas notamment de la Professional Association of Innkeepers International (PAII), qui a lancé la campagne Better Way to Stay. Une enquête réalisée par PAII et TripAdvisor en 2009 révèle que l’idée de choisir un gîte touristique (B & B pour bed and breakfast) ne traverse pas l’esprit d’une majorité de gens lorsqu’ils planifient un séjour. L’organisme PAII a donc décidé d’interpeller les voyageurs pour leur rappeler l’existence des B & B ainsi que leur type d’offre unique. Voici la vidéo qui circule à cet effet.

http://www.youtube.com/watch?v=-36X8h6eY1c&feature=player_embedded

Du dynamisme en ligne

Un service personnalisé ainsi qu’une bonne stratégie marketing sur Internet et sur les médias sociaux semblent bien réussir aux établissements indépendants. Ceux-ci n’ont pas à se conformer aux exigences contraignantes auxquelles sont soumis les gestionnaires d’une franchise de grande chaîne. S’engager de façon active auprès de sa clientèle en lui offrant ce qu’elle ne peut obtenir par les autres canaux de communication peut devenir très profitable. Cet engagement peut se traduire par des offres spéciales, un service de résolution de problèmes, par exemple. L’établissement peut aussi simplement informer la clientèle et la consulter au sujet de ses nouveautés. Une telle approche favorise la fidélisation, un bouche à oreille inestimable et une augmentation des revenus.

 

Sources

– Craig, Daniel Edward. «B&B or Big-Box? Social media stirs the sleeping micro-giant of the lodging industry», www.danieledwardcraig.com, 16 février 2011.

Hotel & Web., 15 novembre 2010.

– Mayock, Patrick. «Independent hôtel spécial report», www.hotelnewsnow.com, 14 février 2011.

 

Sites Internet

A Better Way to Stay

Hôtellerie Champêtre

Marriott, La Collection Autograph

Small Luxury Hotels of the World

Stash Hotel Rewards

VOILÀ

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Transport

La location de voiture: l’éclatement du modèle d’affaires

L’adoption de comportements plus écologiques nous amène à repenser notre rapport à l’automobile. Des initiatives sont nées de cette remise en question et transforment aujourd’hui le paysage de l’industrie automobile ainsi que celui de la location de voiture. Le covoiturage, les services d’autopartage, l’échange d’automobiles, la location de voitures hybrides ou encore entièrement électriques occupent de plus en plus de place dans ce marché. Les manières de louer une voiture pour une courte durée sont désormais nombreuses et diversifiées. Les possibilités touristiques aussi.

Concentration chez les grands joueurs

En 1999, on dénombrait neuf grandes entreprises de location de voiture en Amérique. Au cours des dix années qui ont suivi, une vague de concentration a réduit le nombre de joueurs. En 2009, ils étaient quatre: Avis-Budget, Hertz, Dollar-Thrifty et Enterprise Rent-A-Car. En janvier dernier, Avis-Budget négociait une entente visant à acquérir Dollar-Thrifty. Beaucoup d’entreprises indépendantes tirent aussi leur épingle du jeu par le phénomène de la longue traîne (long tail) (Lire aussi: Le voyage déploie sa long tail (compte rendu de conférence)). À titre d’exemple, le portail Web carrentalexpress.com propose quelque 300 agences de location indépendantes dans de nombreuses villes du monde.

Les Québécois et la location de voiture

Selon les données du Print Measurement Bureau (PMB) 2010, 433 000 Québécois ont loué une voiture pour un usage personnel et 155 000 pour affaires. Dans le premier cas, on observe une hausse de 44% par rapport aux données de 2005 (PMB 2005), alors qu’en ce qui concerne les locations pour affaires, on constate plutôt une baisse de 20%.

Comme l’indique le tableau suivant, les Québécois qui louent une voiture dans un but personnel le font pour la plupart (72%) une ou deux fois par année. La fréquence de location pour affaires est beaucoup plus élevée: 45% le font au moins trois fois par année.

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Mais ces données concernent la location de voiture dans son sens traditionnel alors que ce n’est plus le seul modèle offert. On assiste, depuis environ une dizaine d’années, à une diversification des possibilités, l’autopartage en tête. Même les grandes entreprises de location s’ajustent, puisque la tendance à l’éclatement n’est pas appelée à s’atténuer.

L’autopartage: une formule qui fait des petits

Né de la volonté de réduire la circulation automobile et les émissions de gaz à effet de serre ainsi que de la volonté d’utiliser les ressources de façon plus efficace, l’autopartage remporte beaucoup de succès. La firme d’étude de marché Frost & Sullivan estime que, d’ici 2016, ce marché s’élèvera à six milliards USD par année, dont la moitié aux États-Unis, et qu’il comptera dix millions d’usagers.

Ce service met à la disposition de ses membres un parc d’automobiles réparti à travers la ville, moyennant un coût annuel d’abonnement. L’abonné réserve une voiture en ligne ou par téléphone, pour une demi-heure, une heure ou plus, souvent à faible coût et en prend possession à la station de son choix, en libre-service, c’est-à-dire sans la présence d’un préposé. Les usagers de voitures libre-service bénéficient parfois de certains avantages, comme des espaces de stationnement avantageux exclusifs.

Communauto a été la première entreprise d’autopartage à voir le jour en Amérique du Nord. Elle regroupe aujourd’hui plus de 20 000 membres qui peuvent louer des véhicules à Québec, à Montréal (incluant Laval et la Rive-sud), à Gatineau, à Trois-Rivières et même à Ottawa grâce à une entente avec Virtucar, le service d’autopartage de la capitale. Comme de nombreuses autres entreprises d’autopartage, Communauto fait partie de la CarSharing Association, dont l’un de ses objectifs consiste à développer des formules d’abonnements conjoints entre les entreprises membres. Voilà un aspect fort intéressant d’un point de vue touristique.

Aux États-Unis, c’est l’entreprise Zipcar qui détient la plus grande part de marché. Elle regroupe 500 000 usagers, près de 9 000 voitures réparties dans 14 grandes villes, dont Vancouver et Toronto, les seules au Canada. Là aussi, un membre peut louer une voiture Zipcar dans n’importe quelle ville.

Le phénomène prend tellement d’expansion que des locateurs traditionnels adoptent la formule et créent leur propre filiale d’autopartage. Hertz met sur pied le programme Connect by Hertz, Avis-Budget développe la filiale Okigo, Enterprise Rent-A-Car lance WeCar; bref, les services d’autopartage se multiplient.

Des voitures «branchées»

La demande pour les voitures hybrides et électriques incite les entreprises de location de voitures à ajuster leur offre. Par son service d’autopartage Connect by Hertz, l’entreprise Hertz déploie depuis décembre 2010 une flotte de voitures électriques – SmartFortwo Electric Drive – à New York qui dispose de plus d’une centaine de prises électriques spécialement dédiées à la recharge de batteries d’automobile. D’autres villes seront desservies en 2011. Après le Vélib’, Paris propose son service Autolib’, qui, dès septembre 2011, mettra à la disposition des abonnés une flotte de voitures électriques, disponibles sans réservation, en libre-service.

Source: Sympatico.ca Autos

Et les hôtels s’apprêtent à accueillir ces nouveaux «visiteurs branchés». Hertz a récemment développé un partenariat avec Starwood Hotels & Resorts pour rendre disponibles ses véhicules électriques dans les établissements haut de gamme du groupe hôtelier. Par ailleurs, les centres Sheraton de Montréal et de Toronto sont les premiers hôtels au Canada à offrir des bornes de recharge pour véhicules électriques. Tous pourront en profiter.

De nouvelles voies

Outre le modèle de location traditionnel, on observe ainsi une multiplication des possibilités pour le consommateur. Voici quelques initiatives originales.

  • Le combo train-auto, un forfait proposé par Communauto et VIA Rail Canada, permet au voyageur de se rendre à destination (Montréal-Québec ou Montréal-Ottawa, aller-retour) par train et de se déplacer en voiture une fois sur place.
    • En France, Ucar – une entreprise de location de voiture – et Comuto – éditeur de covoiturage.fr – lançaient récemment une offre intégrant location et covoiturage. Le principe consiste à louer une voiture et à vendre les places libres à des covoitureurs. On donne l’exemple de Paris-Reims à 75 euros en location classique, qui revient à trois euros seulement pour le conducteur lorsque les trois autres passagers contribuent aux frais de location à raison de 24 euros chacun.

Source: Ucar

  • En novembre 2010, des voitures Mini Cooper S Clubman incluant les services d’un chauffeur pour trois heures ont été mises à la disposition des clients qui séjournaient en suite dans les hôtels Peninsula à New York et à Chicago.
  • La location entre particuliers est maintenant grandement facilitée grâce aux sites Web comme Voiturelib’ ou Drivemycar qui créent le lien entre les propriétaires de voitures et ceux qui souhaitent en louer.

Source: Voiturelib’

Enfin, les considérations environnementales, économiques et pratiques devraient favoriser la location de voiture à l’avenir. C’est probablement la multiplication des formules en fonction des besoins qui rythmera l’industrie au fil des prochaines années.

Sources:

– Glusac, Elaine. «The Peninsula’s New Fleet: the Mini Cooper», The New York Times, 6 décembre 2010.

– Martinez, Nate. «Hertz to rent Smart Fortwo Electric Drive in Sf, NYC and DC», Motor Trend, 6 décembre 2010.

– Marzloff, Léa. «Ucar-Comuto, le covoiturage en réseau», Groupe Chronos, 14 novembre 2010.

– Mc Kenna, Alain. «L’autopartage: l’avenir de l’industrie automobile?», Sympatico.ca Autos, 19 janvier 2010.

– «NOUS OUVRONS LA VOIE – Le Centre Sheraton Montréal et le Sheraton Centre Toronto Premiers hôtels au Canada à offrir des bornes de recharge pour véhicules électriques», CNW, 7 décembre 2010.

– Print Measurement Bureau (PMB), 2005 et 2010.

– The Economist. «Drive my car», 9 octobre 2010.

– The Economist. «Un volant quand vous en avez besoin», Les Affaires, 30 octobre 2010.

Sites Internet :

Carrentalexpress.com

CarSharing Association

Communauto

Connect by Hertz

Ucar

Voiturlib’

ZipCar

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Technologies

Médias sociaux et appareils mobiles: tout le monde en parlait à ITB!

Lors du Congrès ITB Berlin en mars 2011, les médias sociaux et la mobilité ont été les sujets vedettes. Des représentants de Google et de TripAdvisor en ont parlé, de même que des spécialistes du marketing et des technologies de l’information, comme David Perroud, directeur de m1nd-set, qui a présenté une étude sur l’utilisation des médias sociaux et des appareils mobiles dans le cadre de voyages. Elle révèle notamment que la moitié des voyageurs utilisent les médias sociaux pour obtenir de l’information de voyage et que plus des deux tiers sont influencés par l’opinion des voyageurs sur Internet. Voici des extraits de ce qui s’est dit à ce sujet au Congrès ITB Berlin.

Selon Christine Petersen, présidente de TripAdvisor for Business, les deux tendances de l’heure sont:

  • Les médias sociaux et le concept des «amis experts» ou wiz friends.
  • La mobilité: l’endroit et l’heure n’importent plus. L’appareil mobile offre une parfaite autonomie, mais peut créer une dépendance!

Dr Bernd Fauser de Google a aussi insisté sur la place grandissante qu’occupent ces appareils:

  • En 2010, il s’est vendu plus de téléphones intelligents que d’ordinateurs.
  • Beaucoup de tweets (40%) sont transmis à partir d’un tel appareil.
  • Les téléphones intelligents sont en activité pendant que les ordinateurs de bureau sont éteints.
  • Le concept de dernière minute prend de l’ampleur:
    • 38% des billets d’avion achetés sur un appareil mobile le sont 10 jours ou moins à l’avance;
    • 70% des réservations d’hôtel réalisées sur un téléphone mobile se font le jour même.
  • Il ne s’agit pas simplement d’un gadget pour se divertir: l’appareil mobile permet de faire des affaires!

Rolf Freitag de IPK International a révélé à propos des voyageurs internationaux que:

  • 39% possèdent un appareil mobile intelligent;
  • 30% utilisent les médias sociaux sur un téléphone intelligent pour communiquer en voyage.

Philip Wolf de PhoCusWright prévoit que très bientôt:

  • les gens seront plus nombreux à accéder à Internet par un appareil mobile qu’à partir d’un ordinateur de bureau;
  • les téléphones intelligents et les tablettes électroniques détrôneront les ordinateurs portables pour les voyageurs en congrès et en réunion.

Quelques chiffres

Réalisée par la firme marketing m1nd-set et présentée par David Perroud, une enquête révèle l’intérêt des voyageurs pour les médias sociaux et la mobilité. L’échantillon est formé de 1366 répondants recrutés en décembre 2010 à travers les aéroports internationaux. La grande majorité (78%) vient de l’Europe et de l’Amérique du Nord, a 35 ans et plus (83%) et vit en couple (76%). Pour des raisons méthodologiques, la clientèle qui voyage en classe affaires est surreprésentée.

La moitié des répondants utilisent les médias sociaux pour planifier leur voyage, avant d’effectuer leurs réservations. Les 35 à 44 ans sont les plus grands utilisateurs (56%), alors que les 55 ans et plus le sont un peu moins (40%). TripAdvisor et Facebook arrivent aux premiers rangs des médias sociaux utilisés à cet effet (voir le graphique 1). Pendant leur séjour, 37% des répondants affirment consulter les médias sociaux pour obtenir de l’information. Précisons que 22% des voyageurs amorcent le processus de réservation sur les médias sociaux. Seulement 15% fréquentent les pages de «groupes» ou de «fan» d’agences de voyages pour récolter de l’information ou réserver.

Les sites de commentaires

Plus des deux tiers des répondants affirment être influencés par les commentaires et les recommandations des autres touristes sur Internet. C’est particulièrement le cas des femmes (72%) et des voyageurs assidus (74%). Ils sont également actifs sur ces sites, puisque 63% des personnes interrogées émettent des commentaires, surtout les 55 ans et plus (67%).

M. Perroud estime qu’en regard de ces résultats, les entreprises doivent assurer une présence active sur les médias sociaux et surveiller de près ce qui s’y dit à propos de leur établissement. Il donne l’exemple d’un centre de villégiature dont la cote générale sur le site de TripAdvisor est excellente, mais dont la réputation est subitement atteinte à cause d’une photo publiée par un client déçu (voir image).

Source : m1nd-set

Il s’avère ici essentiel de remédier à la situation et d’en informer le client. Pour éviter ce genre de situation et gérer les erreurs de façon professionnelle, M. Perroud suggère entre autres:

  • D’offrir un moyen facile et rapide aux clients de communiquer les problèmes qu’ils ont éprouvés lors de leur passage dans votre établissement.
    • Si possible, réglez-les au moment où ils les soulèvent! Ils seront d’autant plus satisfaits de l’efficacité du service.
  • De concevoir votre propre outil de mesure de la satisfaction et de partager les résultats sur votre site Web. Un tel outil:
    • démontre que vous tenez à satisfaire vos visiteurs;
    • permet d’apporter des corrections et des améliorations rapidement;
    • désamorce certaines situations problématiques.
  • D’exister dans le monde virtuel et d’y être actif par des photos, des vidéos et de courtes publications.

La mobilité rend l’information plus accessible. Environ 29% des répondants utilisent un appareil mobile pour rechercher de l’information de voyage et 18% de ces derniers y effectuent leurs réservations. Jusqu’à 39% des détenteurs d’un appareil mobile s’en servent régulièrement ou à l’occasion pour s’enregistrer à l’hôtel et à l’aéroport. Pour l’instant, moins de 20% consultent des médias sociaux sur un tel appareil pour des raisons liées au voyage. Cette proportion grimpe chez les plus jeunes; elle atteint 26% chez les 35 à 44 ans et 34% pour les moins de 35 ans.

Lorsqu’on leur a demandé ce qui les inciterait à utiliser davantage leur appareil mobile pour des questions en lien avec les voyages, 63% des répondants ont mentionné la facilité à trouver l’information. D’où l’importance de présenter un site Web mobile bien adapté aux petits écrans ou de développer une application répondant à ce type de besoins.

 

Sources:

– Fauser, Bernd. «Technology Revolution», Congrès ITB Berlin, 9 mars 2011.

– Freitag, Rolf. «ITB World Travel Trends Report: Forecasting Global and European Tourism – In Cooperation with IPK International», Congrès ITB Berlin, 9 mars 2011.

– Perroud, David. «Social Media and Mobile Devices: Who are the Users?», Congrès ITB Berlin, 11 mars 2011.

– Petersen, Christine. «Communication and Booking Patterns in Times of Social Media», Congrès ITB Berlin, 9 mars 2011.

– Wolf, Philip C. «Opening Monologue», Congrès ITB Berlin, 9 mars 2011.

 

Sites Internet:

Congrès ITB Berlin

m1nd-set

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Tendances

Le futur annoncé au Congrès ITB Berlin

L’avenir de l’industrie du tourisme fut largement discuté lors du Congrès ITB Berlin, qui s’est déroulé dans cette ville du 9 au 11 mars derniers. Les conférenciers du plus grand salon touristique au monde ont, tour à tour, souligné l’importance des technologies mobiles, des médias sociaux, des marchés émergents de l’Asie, des attentes d’une clientèle de plus en plus diversifiée et exigeante et de la personnalisation de l’offre. Voici un condensé de ces prévisions.

Les prévisions à court terme…

Selon M. Rohit Talwar de la firme Fast Future Research, nous sommes au début d’une ère de changements. Les récentes crises sont un aperçu du contexte évolutif, composé de hausses et de baisses d’achalandage rapprochés, que nous devrions connaître. Rapidité et instantanéité: la culture de la technologie mobile nous conditionne à obtenir ce que l’on veut au moment voulu. Voici les grandes lignes de la présentation de M. Talwar.

  • D’ici 2020, la technologie continuera de nous surprendre:
    • la prochaine génération de téléphones intelligents pourrait transformer l’expérience de voyage;
    • la réalité augmentée s’intègrera à de nombreux services;
    • les hologrammes seront de plus en plus utilisés, et ce, dans différents contextes.

Sources: The Core Education Blog, Concept Phones, Geek. Tirées de la présentation de Rohit Talwar, Fast Future Research

  • Les motivations des voyageurs deviendront extrêmement fragmentées; il sera alors difficile de les regrouper en segments de clientèle.
  • La classe moyenne asiatique formera la plus grande part des voyageurs internationaux.
  • Les Asiatiques représenteront le tiers des dépenses touristiques mondiales en 2020.
  • Le recours aux médias sociaux continuera de croître ainsi que l’engouement pour des services permettant au voyageur de planifier lui-même un séjour adapté à ses besoins, à l’aide d’informations provenant d’autres voyageurs aux intérêts similaires, et de partager ses itinéraires et ses bonnes adresses (voir l’exemple de Dopplr).
  • Des investissements massifs dans les destinations touristiques émergentes multiplieront les possibilités pour le voyageur, augmenteront la compétition et entraîneront une diminution des prix et des marges de profit pour les hôteliers.
  • Les considérations environnementales joueront un rôle grandissant dans le choix d’un établissement d’hébergement.
  • Dans le secteur hôtelier, il y aura de plus en plus:
    • de groupes cherchant à couvrir l’ensemble du marché (des hôtels à petit budget aux établissements de luxe, de même que des hôtels indépendants plus «authentiques» par le biais d’affiliations).
    • de regroupements d’hôtels indépendants offrant des solutions marketing efficaces, des standards de qualité élevés et un support technologique dernier cri.
    • de produits complémentaires au séjour tels que l’assurance voyage et des billets de spectacle ou de transport en commun.
    • de services pour la clientèle d’affaires, par exemple des services de traduction, de comptabilité, d’organisation de réunion.
    • d’attentes élevées de la part de la clientèle en matière de personnalisation de l’offre par la possibilité de faire des choix avant son arrivée. D’ici 2020, le client sélectionnera la taille de la chambre, le type de lit, les éléments du mobilier, les équipements audiovisuels, etc.
  • Les hôteliers devront développer leurs compétences en matière de médias sociaux afin de bien cerner les besoins et les perceptions de la clientèle, qui sera de plus en plus diversifiée.
  • Les outils technologiques de gestion deviendront aussi indispensables pour une plus grande efficacité, une réduction des coûts, la personnalisation de l’expérience et une amélioration du service.

Selon M. Talwar, auteur de «Hotels 2020: Beyond Segmentation», cinq éléments clés caractérisent les gestionnaires gagnants de demain.

1. Ils ont une très bonne compréhension de la grande diversité sur les plans géographique, financier, générationnel et comportemental de la clientèle de demain.

2. Ils intègrent les technologies de façon pertinente et efficace dans le but d’améliorer l’expérience du client.

3. Ils cherchent à augmenter leurs revenus par la vente de services complémentaires.

4. Ils adoptent une approche d’ouverture, de collaboration et d’expérimentation pour innover.

5. Ils sont proactifs et en mesure de traverser des périodes de crise et d’incertitude.

Enfin, l’hôtel de demain représentera un véritable laboratoire, où chaque visite, chaque interaction se traduira par une source potentielle d’idées et d’améliorations.

D’un point de vue plus général, M.Christian Böllhoff de chez Progno AG, énonce les trois grands thèmes qui influeront sur l’industrie touristique.

  • L’économie mondiale
    • La moitié de la croissance mondiale du PIB entre 2010 et 2030 sera attribuable à l’Asie.
    • En 2030, le PIB par personne demeurera beaucoup plus élevé dans les pays industrialisés.
    • Le marché de la Corée du Sud sera à surveiller.
  • Les changements démographiques
    • Le vieillissement de la population touchera aussi les pays en émergence, comme la Corée du Sud et la Chine.
    • En 2030, les gens travailleront davantage. Ils choisiront surtout les courts séjours.
    • Les soins de santé occuperont une plus grande part du budget de la population vieillissante par rapport à aujourd’hui. Le budget de vacances subira des pressions.
  • Les changements climatiques
    • Les pays en émergence, comme la Chine, connaissent actuellement une forte croissance de leur émission de CO2. Prendre l’avion coûtera donc plus cher en raison de l’augmentation du coût de l’essence et des effets négatifs sur l’environnement.

Vision 2050

Quant au Dr Yeoman de l’European Tourism Futures Institute, il a présenté sa vision du monde en 2050. Il suppose que les touristes originaires des pays occidentaux seront en quête de simplicité, alors que les nouveaux touristes en provenance de l’Est chercheront plutôt à vivre des expériences à l’occidentale. Prévoir les avancées technologiques en 2050 demeure un exercice plutôt audacieux. Certains prototypes nous aiguillent un peu… et nous font sourire. En voici quelques exemples.

L’information au bout des doigts, en tout temps, n’importe où (visionnez la vidéo ci-dessous)

Tirée de la présentation de M. Ian Yeoman: «The world in 2050»

Les expériences virtuelles

Tirée de la présentation de M. Ian Yeoman: «The world in 2050»

Un aspirateur-robot sera bientôt en mesure de faire le ménage d’une chambre d’hôtel.

Tirée de la présentation de M. Ian Yeoman: «The world in 2050»

Des robots à l’accueil d’un complexe de bureaux (Ciudad Centro Santander, Madrid).

Tirée de la présentation de M. Ian Yeoman: «The world in 2050»

Mais comme M. Yeoman le souligne, rien ne remplacera l’importance des vrais contacts humains, même en 2050.

Sources

– Böllhoff, Christian. «Demographic and Social Change», conférence présentée à l’occasion du Congrès ITB Berlin, du 9 au 11 mars 2011.

– Talwar, Rohit. «The Future of the Travel Industry – Scenarios for 2020», conférence présentée à l’occasion du Congrès ITB Berlin, du 9 au 11 mars 2011.

– Yeoman, Ian. «The world in 2050», conférence présentée à l’occasion du Congrès ITB Berlin, du 9 au 11 mars 2011.

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Marketing

À quelles personnalités de voyage vous adressez-vous?

Accro du magasinage, dévoué à la famille, amoureux du plein air… les profils de voyageurs sont nombreux. Dans un souci de personnalisation de l’offre touristique, on observe une tendance des entreprises et des organisations de gestion de la destination à s’adresser au visiteur selon le profil qu’il aura choisi. Mordus d’histoire, chercheurs d’attraits, adeptes de culture, voilà qui décrit les voyageurs américains d’agrément qui sont de plus en plus nombreux à vouloir venir au Canada, du moins selon les résultats d’une étude publiée dans le Journal of Travel & Tourism Marketing. En voici les principales conclusions. Mais d’abord, voyons trois exemples concrets d’application marketing.

Une offre sur mesure selon son profil

C’est en connaissant bien la clientèle que l’on peut mieux la cibler et lui offrir des possibilités qui cadrent avec ses intérêts, avec son type de profil. Le défi consiste à développer un message qui interpelle les différentes personnalités susceptibles de s’intéresser à la destination. Internet permet d’y arriver en laissant le visiteur, par exemple, choisir lui-même le profil auquel il s’associe. Une offre touristique lui est ensuite proposée en fonction de son profil ou du type d’expérience recherché. L’agence en ligne Wanderfly expérimente cette stratégie en donnant à l’internaute la possibilité de sélectionner ses intérêts parmi une vingtaine d’icônes. Il détermine aussi la destination, le budget, puis Wanderfly lui concocte un voyage sur mesure (voir image).

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Source: Wanderfly

Dans le même esprit, Tourisme Mauricie lancera, au printemps, son outil monambiancevacances.com, qui proposera au visiteur de choisir parmi huit styles de vacances. Pour chacun d’eux, l’organisme a regroupé les entreprises touristiques correspondantes. Le voyageur pourra donc, selon le style de séjour recherché, découvrir rapidement l’offre touristique qui lui convient. Il pourra même créer son propre circuit. Pour mieux cerner le concept, cliquez sous l’image.

Source: Les Ambiances vacances de la Mauricie

Sur le site Web de la Commission canadienne du tourisme, on propose au visiteur d’évaluer son «quotient explorateur». En répondant à une vingtaine de questions relatives à ses comportements de voyage, l’internaute fournit des informations qui permettront au site de trouver l’offre touristique qui lui convient parmi les différentes «expériences canadiennes».

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Source: Commission canadienne du tourisme

Une étude sur les personnalités de voyage

La tendance à la personnalisation de l’offre pousse les chercheurs à la réflexion. L’étude «Travel Personae of American Pleasure Travelers: A Network Analysis», réalisée par Sangwon Park, Iis P. Tussyadiah, Josef A. Mazanec et Daniel R. Fesenmaier, s’inspire des dimensions du voyage et des typologies développées au fil des années, en plus d’explorer les croisements possibles.

Ce qui rend cette étude particulièrement intéressante, c’est qu’elle tient compte du comportement hybride du touriste. Par exemple, lors d’un voyage en milieu urbain, le but premier du visiteur X peut avoir été le magasinage alors que lors d’un autre séjour, son activité principale aura été d’assister à un événement sportif, puis, dans un 3e voyage, X aura surtout fait de la randonnée en montagne. Enfin, les auteurs s’entendent sur le fait qu’un individu réalise une variété de séjours à l’intérieur d’une période donnée et que cette combinaison (ou portfolio) traduit sa «personnalité de voyage». Le but de l’étude consistait à identifier les combinaisons – chaque répondant devait sélectionner trois types de profil – et à analyser les distinctions. Près de 17 000 personnes ont participé à l’enquête. Le tableau 1 décrit les types de profil utilisés à l’intérieur de l’étude.

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Trois profils se démarquent, une multitude de personnalités ressortent

Pour caractériser leurs voyages en Amérique du Nord, les répondants ont presque tous (99,9%) choisi au moins l’un des trois premiers profils. Sept profils recueillent plus de 20% des répondants:

  • Chercheur d’attraits (44,6%);
  • Dévoué à la famille et aux amis (31,6%);
  • Adepte de la plage (29,3%);
  • Touche à tout (27,7%);
  • En quête d’évasion (25,3%);
  • Adepte de culture (24,8%);
  • Mordu d’histoire (22,1%).

La seconde partie de l’étude consistait à analyser les combinaisons des différents profils sélectionnés par les répondants. Au total, 955 croisements (sur une possibilité de 1350) ont été réalisés. Chacune des personnalités récolte une très faible proportion de voyageurs. La plus populaire, la personnalité 1, rassemble seulement 2,6% des répondants. Elle représente les profils suivants: adepte de culture, chercheur d’attraits et mordu d’histoire. La personnalité 2 regroupe 1,9% des voyageurs et est composée des profils touche à tout, chercheur d’attraits et mordu d’histoire. Les voyageurs possédant l’une ou l’autre de ces deux personnalités de voyages sont aussi les plus susceptibles de visiter le Canada avec des taux d’intention respectifs de 44% et 43%. Le tableau suivant regroupe les principales activités réalisées lors d’un récent voyage aux États-Unis et les destinations envisagées par les personnalités 1 et 2.

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Les résultats de l’étude démontrent qu’il existe un grand nombre de personnalités de voyage parmi les touristes américains d’agrément, mais que les profils se ressemblent souvent. Dans le cas des deux premières personnalités, elles partagent deux mêmes types de profil: chercheur d’attraits et mordu d’histoire. Pourtant, on observe des différences importantes dans les caractéristiques de chacune d’elles; par exemple, la visite d’un site ou événement culturel et celle d’un parc national n’ont pas du tout la même popularité.

Enfin, les chercheurs concluent qu’une approche personnalisée demeure, pour une destination, un outil marketing des plus efficaces et qu’Internet représente la plateforme idéale pour y arriver. Il suffit de donner au client la possibilité de concevoir son propre profil, à l’image des trois exemples présentés au début de cette analyse.

Source:

– Sangwon Park, Iis P. Tussyadiah, Josef A. Mazanec et Daniel R. Fesenmaier. «Travel Personae of American Pleasure Travelers: A Network Analysis», Journal of Travel & Tourism Marketing, vol. 27, no 8, 2010.

Sites Internet:

Commission canadienne du tourisme, Quel type de voyageur êtes-vous?

Les ambiances vacances de la Mauricie

Wanderfly

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Les monstres de neige du Japon

Les arbres couverts de neige et de givre offrent des paysages grandioses. Les «Snow Monsters of Japan» ou juhyou, situés dans les régions montagneuses du nord du Japon, constituent une véritable attraction. Ces magnifiques photos ont fait le tour du monde par le Web. De telles images rappellent des panoramas que l’on retrouve au Québec, surtout dans les montagnes très enneigées du parc national des Monts-Valins, au Saguenay – Lac-Saint-Jean, du parc national du Mont-Mégantic, dans les Cantons-de-l’Est, ou encore de la Gaspésie.

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Source: « Snow monstres » of Japan

Sources:

– «Frozen Fog Sculptures», Trendhunter.com, consulté le 17 février 2011.

– «“Snow monsters” of Japan», Pinktentacle.com, consulté le 17 février 2011.