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Quand le paysage s’anime pour être raconté aux visiteurs

Lorsque les gens connaissent l’histoire qui se cache derrière le paysage, ils sont beaucoup plus susceptibles de vouloir le protéger, de partager les récits qui le concernent et de ressentir une fierté à son égard. Pour sensibiliser la population à la richesse de son milieu, un organisme de la Belgique met de l’avant une initiative inspirante d’analyse du paysage. Le succès de cette démarche réside surtout dans l’implication de la population locale. Les résidents se sont, d’une certaine façon, réapproprié leur région. Voilà une touche distinctive qui constitue un bel atout pour une destination touristique.

Ce projet a été présenté à l’occasion de la conférence annuelle Atlas 2011, en Lettonie, qui portait sur le paysage et sa relation avec le tourisme.

L’histoire

Sur la majorité du territoire de l’Europe occidentale, la nature, la culture et l’humain sont intimement reliés. Plusieurs actions humaines sont responsables des changements du paysage: les méthodes de culture de la terre, l’extraction de ressources naturelles, la déviation de cours d’eau, le patrimoine bâti, etc.

Dans la vallée de la rivière Démer, la majorité de la population locale, surtout les plus jeunes, ignorait l’histoire qui sous-tend le paysage actuel de la région. Les transformations apportées effacent habituellement les traces des utilisations passées, et les signes encore visibles de changement de vocation ne suscitent pas nécessairement d’intérêt. Pourtant, l’analyse des différentes époques d’un paysage permet de découvrir une partie de l’héritage culturel d’une région.

À partir de cette problématique, l’organisme belge Regionaal Landschap Noord-Hageland a mis en place une démarche d’analyse du paysage de cette région afin:

  • de colliger et conserver les informations sur l’utilisation du territoire au fil des décennies avant qu’elles ne soient perdues ou oubliées;
  • de faire prendre conscience aux résidents des transformations apportées par l’homme et des histoires qui y sont reliées;
  • de faire un exercice de remue-méninges avec les habitants de la région, pour mieux cerner l’identité du lieu;
  • de susciter une prise de conscience régionale, de faire voir le paysage comme un élément identitaire et comme un atout touristique;
  • d’amener la population locale à s’engager dans la transmission des connaissances relatives au paysage et dans l’évolution de la région en général.

La démarche

La démarche étant inspirée d’une initiative du Royaume-Uni (ABC Reading your locality), l’un des objectifs était de concevoir un petit dictionnaire reflétant l’identité de la vallée du Démer. Ce document devait s’adresser aux résidents de longue date comme aux nouveaux arrivants, aux touristes ainsi qu’aux guides-interprètes. Voici comment l’organisme a procédé pour recueillir l’information qui, soulignons-le, n’est pas toujours documentée.

  • Création d’un comité directeur, de groupes de travail et apport important du regroupement local pour l’histoire de la région.
  • Appel général auprès de la population pour identifier les éléments typiques du secteur.
  • Entrevues auprès d’aînés (25) concernant les utilisations du territoire de même que les activités et les habitudes des gens de la région dans le passé.
  • Création d’une liste de thèmes basée sur les témoignages historiques oraux, les archives, les anciennes photos, les connaissances géographiques, la botanique, l’histoire, bref sur l’ensemble des informations recueillies lors du processus.
  • Compilation d’affiches, de cartes postales, de photos et de brochures dépeignant la région au fil du temps.
  • Définition des termes retenus pour le montage du document «L’ABC de la vallée du Démer» (traduction libre du néerlandais: Het ABC van de Demervallei).

Ce processus a permis à la population de prendre conscience de l’évolution du paysage depuis les 100 dernières années. Autrefois un environnement de travail, où le paysage dévoilait l’exploitation de la terre par la culture et l’extraction des ressources naturelles, ce paysage rural n’a plus cette vocation. Aujourd’hui, c’est un lieu de contemplation de la nature, avec quelques cultures d’une moins grande ampleur qu’au début du 20e siècle. En effet, on y trouvait des tourbières et des champs de foin à vaches. On y a aussi fait l’extraction de fer et de grès – les bâtiments en témoignent –, deux composantes importantes de l’identité de la région. Les paysages ouverts, dégagés ont laissé la place à des scènes plus chargées avec des arbres et des arbustes, qui ont poussé à la suite de l’abandon de certaines de ces activités. Les gens s’adonnaient régulièrement à la baignade et à la pêche jusqu’à une certaine époque, mais la pollution des cours d’eau a mis fin à la pratique de ces loisirs dans la région.

 

La transmission des connaissances

Les résultats de cette démarche ont été intégrés au document «L’ABC de la vallée du Démer», publié seulement en néerlandais pour l’instant. Cet «alphabet» invite à l’analyse du paysage. Des formations et du matériel pour les guides naturalistes et touristiques ont aussi été développés. L’histoire écologique et l’utilisation du territoire font également partie des tours guidés culturels. Les résidents participent aux soirées causeries «ABC» pendant lesquelles on peut entendre des experts et des témoins parler des utilisations passées du territoire. Le public est ensuite invité à partager ses connaissances liées au thème de la soirée. Enfin, ce projet a permis de libérer les mémoires et de documenter le paysage.

 

Source:

– Wouters, Katty. «Reading landscapes – the example of a river valley alphabet in Flanders», Atlas annual conference 2011 – «Landscape and Tourism: The dualistic Relationship», Valmiera en Lettonie, 21 septembre 2011.

Site Web:

Regionaal Landschap Noord-Hageland

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Ressources humaines

Recruter sur les médias sociaux

Rechercher du personnel, publier des offres d’emploi, recevoir et évaluer les candidatures, les médias sociaux permettent de faire un bon bout de chemin en matière de recrutement. La visibilité et l’effet viral qu’ils représentent en font des outils incontournables pour un employeur en quête de main-d’œuvre. Marc Snyder, consultant en communication, en a fait la démonstration lors de sa conférence, «L’impact d’Internet et des médias sociaux sur le recrutement et les ressources humaines», organisée par la Table de concertation sur les ressources humaines en tourisme des Laurentides. En voici un aperçu.

Principales plateformes à utiliser pour le recrutement

Il existe une multitude de plateformes sur le Web qui servent, entre autres, à publier du contenu. Dans une optique de recrutement, M. Snyder présente les plus utilisées, soit LinkedIn, Twitter et Facebook. Mais d’abord, avant de se lancer sur les médias sociaux, l’employeur devrait commencer par afficher les ouvertures de postes sur son propre site Web. Ainsi, l’information publiée sur les médias sociaux peut inclure un lien vers la page appropriée. Pour favoriser la circulation des offres à partir du site Web, l’entreprise doit s’assurer que ces offres sont partageables par courriel ou par les icônes de partage. À cet effet, M. Snyder montre l’exemple de Tremblant, qui propose de postuler en ligne ou de faire suivre l’annonce par courriel à un ami (voir image ci-dessous).

 

Source: Mont Tremblant

LinkedIn

LinkedIn est le réseau le plus connu en matière de ressources humaines et de contacts professionnels. Environ 9% des Canadiens possèdent un profil LinkedIn. Et comment les gens l’utilisent-ils? Selon une étude, les principales activités pratiquées sur cette plateforme consistent à:

  • visualiser le profil d’une entreprise (37%);
  • chercher un emploi (30%);
  • utiliser la messagerie LinkedIn (25%);
  • fournir une référence ou une recommandation (20%).

Une entreprise qui choisit de s’afficher sur LinkedIn doit donc créer un profil. M. Snyder recommande fortement:

  • de dresser un profil complet de l’entreprise;
  • d’ajouter des vidéos pour plus de dynamisme;
  • d’inviter les employés à se joindre au réseau de l’organisation;
  • de contacter des candidats potentiels pour qu’ils se joignent aussi au réseau;
  • d’afficher les offres d’emploi en suivant les étapes «Publier une annonce»;
  • de rendre le partage des offres facile, comme le permet une fonctionnalité de LinkedIn;
  • de joindre des groupes afin d’élargir le réseau de contacts;
  • de publier des témoignages des employés à l’égard de l’organisation;
  • de rester en contact avec les anciens employés.

 

Source : LinkedIn

Twitter

Ce réseau social permet d’annoncer une offre d’emploi auprès du public qui suit déjà l’entreprise. Cette dernière publie donc un «tweet», soit un court texte de 140 caractères, en y intégrant le lien vers le site Web où sont affichées les offres d’emploi. Les followers qui le souhaitent peuvent «retweeter» la publication et, par conséquent, lui offrir une visibilité auprès d’un autre public. Twitter est une véritable courroie de transmission avec un effet multiplicateur. Certaines organisations se sont créé un profil Twitter expressément pour les ressources humaines, par exemple Hyatt Carreers. Toutes les offres d’emploi de cette organisation y sont transmises en temps réel, de même que d’autres informations pertinentes.

 

Source : Twitter

Facebook

Le plus grand des réseaux sociaux est probablement aussi le plus pertinent en matière de ressources humaines lorsqu’il s’agit de recruter une main-d’œuvre jeune ou étudiante. Outre la publication des offres d’emploi sur le babillard de la page Facebook de l’entreprise, plusieurs initiatives facilitent les différentes tâches reliées au recrutement. Des organisations ont choisi de créer une page Facebook consacrée entièrement à l’emploi. C’est d’ailleurs le cas de Marriott avec sa page Jobs & Careers. Sur cette dernière, on peut notamment jouer à My Marriott Hotel, l’un des outils innovants du groupe, pour attirer des candidats dans ses rangs (Lire aussi: Un jeu sur Facebook pour attirer de nouveaux employés).

Certains secteurs d’activité créent des groupes Facebook afin de rassembler les offres d’emploi et favoriser une diffusion plus efficace en un guichet unique. M. Snyder présente le cas du groupe «Offres d’emploi et activités en communications et en marketing».

 

Des applications, comme Jobmagic, développées pour Facebook, permettent aux entreprises d’afficher leurs postes à l’aide d’une interface formatée, et aux candidats, de postuler directement en ligne. BranchOut, SocialBios et Work4labs proposent aussi des interfaces pour l’affichage de postes.

Source: Facebook

Stratégie et politique sur les médias sociaux

L’effet viral des médias sociaux peut toutefois générer une inondation de candidats, qui ne sont pas nécessairement qualifiés pour le poste affiché en ligne. Il existe des moyens pour filtrer les CV. On peut notamment relayer les postulants à des sites Web spécialisés comme Jobboom, dont l’interface exige de l’internaute qu’il possède les qualités professionnelles demandées par l’employeur pour poser sa candidature.

Comme le spécifie M. Snyder, avant d’intégrer ces plateformes et d’y publier des offres d’emploi ou toute autre information sur l’entreprise, les gestionnaires doivent définir les objectifs de communication et la façon dont ils souhaitent utiliser les médias sociaux dans leur stratégie globale de communication. Pour impliquer adéquatement les membres du personnel et en faire des ambassadeurs de l’organisation sur les médias sociaux, il faut également prévoir une politique d’utilisation dans laquelle on décrit la ligne éditoriale, le ton ainsi que ce qui peut être fait et ce qu’il faut éviter (Lire aussi: Médias sociaux et ressources humaines: se doter d’une politique pour éviter les dérapages).

 

Source:

– Snyder, Marc. «L’impact d’Internet et des médias sociaux sur le recrutement et les ressources humaines», à l’occasion des conférences «Médias sociaux: opportunités et enjeux pour les ressources humaines», organisées en collaboration avec le Créneau d’excellence Tourisme de villégiature quatre saisons, 14 septembre 2011.

 

Site Internet

Marc Snyder

 

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Tendances

Que le meilleur touriste gagne!

5 touristes, voilà le nom de la toute récente téléréalité diffusée sur France 2 depuis juillet dernier. Comme le titre l’indique, cette émission rassemble cinq touristes aux goûts et aux intérêts très différents, qui doivent faire découvrir à leurs compagnons de séjour leur façon de voyager. Pour chacune des destinations visitées, les participants proposent à tour de rôle leur vision du voyage par des activités tantôt typiques, tantôt insolites.

En tout, ils parcourent six destinations, à raison d’une semaine chacune: Chypre, Saint-Martin (Antilles françaises), Antalya (Turquie), Lisbonne (Portugal), Stockholm (Suède) et Dubrovnik (Croatie). On y découvre les attractions incontournables, les activités originales, ainsi que les traditions et le style de vie de l’endroit visité. À la fin de chaque séjour, les participants choisissent le meilleur touriste. Pour la finale, un jury formé d’habitants des destinations visitées déterminera le grand gagnant. L’enjeu: un voyage!

Produite par Adventure Line Productions et diffusée sur France 2, la télésérie ne récolte pas de très bonnes cotes d’écoute. La téléréalité en général comporte des risques de dérapage, surtout lorsque l’opinion des internautes est négative. Mais le concept n’est pas sans intérêt et offre une bonne visibilité à la destination en vedette. C’est à celle-ci de s’assurer que les activités présentées véhiculeront une image positive de la destination.

Pour mieux saisir le concept, voici la bande-annonce de l’épisode se déroulant à Stockholm :

 

Source:

Dray, Daniel. «Téléréalité en Suède: Qui sera le meilleur touriste 2011 à Stockholm?», www.lefrancofil.com, 30 août 2011.

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Ressources humaines

Médias sociaux et ressources humaines: se doter d’une politique pour éviter les dérapages

Que votre entreprise soit ou non sur Facebook, Twitter ou tout autre réseau social, vos employés le sont probablement. La toile leur offre une tribune pour parler d’eux mais aussi de leur employeur, en bien comme en mal. Comment favoriser le respect de vos employés à l’égard de votre entreprise? Voici quelques cas de litige présentés dans le cadre d’une conférence sur les médias sociaux, ainsi que les grandes lignes à considérer dans l’élaboration d’une politique d’entreprise sur l’utilisation de ces médias par les employés.

La Table de concertation sur les ressources humaines en tourisme des Laurentides a mis sur pied une série de conférences sur les ressources humaines et les médias sociaux. Lors de la première rencontre, Me Rhéaume Perreault, de la firme Heenan Blaikie, a entre autres présenté plusieurs causes liées à l’utilisation de ces médias et qui opposaient employeur et employé. En voici deux.

Obligation de loyauté envers l’entreprise

Une entreprise X découvre par hasard les propos de l’un de ses employés sur le site Web d’un groupe de discussion. Il se vante d’être employé par X et écrit qu’il «travaille seulement quatre heures par jour et qu’il joue aux cartes le reste du temps». L’employeur le congédie pour violation de l’obligation de loyauté et atteinte à la réputation de l’organisation. Dans sa défense, l’ex-employé prétend qu’il a inventé cette histoire par vantardise. Le syndicat allègue quant à lui que le site Web en question a peu de membres et qu’il est très peu fréquenté. Malgré tout, l’arbitre de grief confirme le congédiement: «Le plaignant a été déloyal envers son employeur en publiant ses propos sur Internet. Par ses gestes, il a détruit la confiance de son employeur.»

Facebook et vie privée

Une plaignante souhaite que la Commission des lésions professionnelles (CLP) reconnaisse qu’elle a été victime de lésions psychologiques (harcèlement au travail). Pour étoffer la preuve, la dame fournit des propos publiés sur Facebook à son endroit par des collègues de travail. L’employeur s’oppose à la production de ces documents parce qu’il considère que cette preuve représente une atteinte au droit à la vie privée des personnes ayant écrit les commentaires. Toutefois, la preuve Facebook constitue un document technologique au sens de la Loi concernant le cadre juridique des technologies de l’information. À cet égard, voici un extrait de la décision rendue par la CLP: «La liste de ses amis peut être longue et chaque liste de ses amis peut être tout aussi longue. La preuve Facebook déposée par la travailleuse ne constitue donc pas une atteinte à la vie privée de tierces personnes.»

Pourquoi se doter d’une politique à l’égard des médias sociaux?

Compte tenu de la nature publique des médias sociaux, de l’explosion de leur utilisation et de la rapidité à laquelle fuse l’information, de nombreuses situations problématiques ainsi que des malentendus peuvent survenir et entacher la réputation de l’entreprise. Pour éviter de tels conflits et favoriser un usage respectueux des médias sociaux, l’employeur a tout intérêt à proposer quelques lignes directrices pour encadrer son personnel. Mais attention, une telle politique devrait aussi encourager la participation des employés sur Internet pour promouvoir l’entreprise. Ce document devrait, entre autres:

  • impliquer lors de son élaboration les employés les plus engagés sur les médias sociaux, l’employeur favoriserait ainsi l’engagement du personnel et une bonne promotion à l’interne;
  • proposer aux employés ce qu’ils peuvent faire, plutôt que ce qu’ils ne devraient pas faire sur les médias sociaux (le ton est important);
  • indiquer clairement que cette politique concerne tous les médias sociaux (réseaux sociaux, blogues, wikis, etc.), qu’ils soient à usage professionnel ou personnel;
  • rappeler aux employés qu’ils sont responsables des propos tenus sur les médias sociaux et qui impliquent directement ou indirectement l’employeur;
  • prévoir les conséquences d’un manquement aux obligations qui y sont énoncées, dont la loyauté et la confidentialité.

Comme le souligne Me Perreault, la validité d’une politique s’évalue en fonction de plusieurs critères. Elle doit être:

  • cohérente avec la convention collective, le cas échéant;
  • claire et sans équivoque;
  • raisonnable;
  • connue et signée de tous les membres du personnel;
  • appliquée de façon uniforme et équitable d’un employé à l’autre.

Inspirez-vous!

À titre d’exemple, Daniel Edward Craig, consultant en stratégie des médias sociaux en hôtellerie, propose les grandes lignes d’une politique pensée pour un hôtel. Ce cadre est simple et peut s’appliquer à n’importe quelle entreprise. Il met également en lien une liste de politiques rendues publiques. Cliquez sur le lien suivant pour consulter l’article.

Enfin, Me Perreault constate qu’il est préférable, pour préserver de bonnes relations de travail, de sensibiliser les employés plutôt que d’interdire certains gestes. La sensibilisation favorise davantage le respect. Il ajoute qu’une politique sur l’utilisation des médias sociaux est souhaitable pour tout type d’organisation: «Les employés informés de l’élaboration de telles politiques sont beaucoup moins susceptibles de franchir la ligne séparant leur liberté d’expression de leurs obligations à titre de salariés.»

 

Sources:

– Black, Tiffany. «How to Write a Social Media Policy (», Inc.com, 27 mai 2010.

– Craig, Daniel Edward. «A Sample Social Media Policy for Hotels», hospitalitynet.org, 28 juin 2011.

– Perreault, Rhéaume. «Les nouveaux médias sociaux et le travail: piège juridique ou avantage concurrentiel?», dans le cadre des conférences «Médias sociaux: opportunités et enjeux pour les ressources humaines» organisées en collaboration avec le Créneau d’excellence Tourisme de villégiature quatre saisons, 22 juin 2011.

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Marketing

Les souvenirs de voyage pour promouvoir la destination

Rapporter un souvenir fait partie de la culture touristique. Carte postale, t-shirt, boule à neige, tasse, aimantin, les objets souvenirs typiques sont souvent sujets au sarcasme, mais on les achète malgré tout. Certains en font même la collection. Mais le souvenir de voyage ne se limite pas à ces articles. Les produits locaux, les vêtements ou accessoires de designer jouent également très bien ce rôle. Au moins 33% du budget de voyage des touristes américains est alloué au magasinage, dont une bonne part pour les souvenirs; cette proportion est d’environ 20% pour les Canadiens (incluant les Québécois) en voyage au Québec. Les souvenirs s’avèrent d’excellents ambassadeurs de la destination. Une étude, dont voici les principales conclusions, le démontre.

Pour se souvenir et partager

Depuis que l’homme voyage, il rapporte des souvenirs. Même s’il est devenu courant, le voyage demeure un moment sacré dans l’année, ou dans une vie. Le souvenir «tangible» sert alors de mémoire, de preuve du séjour. Il permet aussi d’engager des conversations autour de la destination concernée. D’où l’importance de développer des produits représentatifs de l’endroit ou qui permettent de raconter des histoires.

Comportements d’achat des souvenirs

Selon une étude réalisée en Australie et qui s’intéresse aux comportements d’achat de souvenir selon le sexe, les femmes sont davantage portées à acheter des souvenirs de voyage que les hommes. Pour mieux cerner l’intérêt quant aux différents produits, le tableau 1 démontre comment ils ont été regroupés ainsi que la propension des hommes et des femmes à acheter (toujours ou souvent) ce type de souvenir en voyage.

 

Selon cette enquête menée en ligne, les cartes postales, photographies et peintures de la région (1) constituent la catégorie la plus populaire: 60% des femmes et près de 44% des hommes achètent souvent ou toujours ces produits lors de leurs voyages. Les spécialités régionales (4) et autres spécialités locales (5) sont aussi très populaires auprès des femmes. Parmi les hommes, la catégorie «Autres spécialités locales» (5) arrive presque à égalité avec celle regroupant notamment les cartes postales (1), suivie des parfums et des produits électroniques vendus en solde (8). Les souvenirs les moins populaires, selon les répondants, sont les produits non régionaux (6) ainsi que les casquettes, chandails et autres vêtements à l’effigie de la destination (2).

La recherche de l’authenticité, d’un objet qui reflète bien la région, voilà ce que les participants à l’étude ont fait ressortir. Ils ont non seulement souligné l’importance du souvenir comme témoin du séjour, mais aussi comme moyen de communication de leurs expériences de voyage aux autres. Ce type de partage constitue la première source d’inspiration dans le choix d’une destination (lire aussi: Le marketing par le bouche à oreille, comment faire parler vos clients!). Il y a donc là une stratégie marketing potentielle, qui gagnerait à être mieux exploitée.Voici quelques exemples de souvenirs qui, chacun à sa façon, sont susceptibles de faire parler de la destination.

Authenticité et récupération

Évoluant dans le petit village alpin de Törbel, la Swiss Army Recycling Collection consiste en une ligne de sacs conçus à partir d’anciennes couvertures de l’armée suisse et de lanières de cuir provenant des ceintures des soldats et des courroies d’armes à feu. Chaque article est orné d’une croix blanche sur bande rouge, symbole de la Suisse. Réalisé à partir de matériaux récupérés, fabriqué entièrement sur place et permettant de raconter une histoire, voilà un souvenir de voyage symbolique!

Source: Swiss Army Recycling Collection

Fidèle à la personnalité de la destination

Parmi les réalisations artistiques conçues par la compagnie Man vs Ink de Portland, la carte postale de type pop-up rend bien l’esprit de cette ville. Esthétique, elle est fabriquée à la main et se déploie comme le font de nombreux commerces éphémères ou pop-up de Portland.

Des emblèmes revisités par des designers

Des designers berlinois dessinent et fabriquent des objets illustrant la ville ou inspirés de ses emblèmes. FrauJäger Capital Products propose ainsi une série de produits alliant, entre autres, authenticité et durabilité. L’entreprise présente Berlin comme une ville créative et promeut les artistes et les produits locaux.

 

Source: Etsy

Source: FrauJäger Capital Products – Affiche de la silhouette de Berlin

et hochet empruntant la forme d’une icône symbolique de l’ancien Berlin-Est

Le souvenir comme outil de marketing

Dans le but d’en faire un outil de marketing, la création d’une série de souvenirs gagnerait d’une collaboration entre designers, gestionnaires de la destination et fournisseurs de services touristiques. Une étude suisse réalisée en 2010 par la Lucerne School of Art and Design et cinq autres partenaires sur le souvenir de voyage comme outil de marketing pour la destination rappelle quelques aspects à considérer dans l’élaboration d’un concept de souvenirs. En voici quelques-uns.

Que souhaite-t-on représenter ou rappeler?

  • Monument, fait historique, élément du paysage
  • Légende, mythe
  • Destination, lieu de villégiature
  • Culture, musée, etc.

Quelles valeurs l’objet doit-il véhiculer?

  • Tradition
  • Modernité, innovation
  • Luxe, exclusivité
  • Humour, etc.

Quelle histoire racontera-t-on sur l’objet?

À quelle clientèle s’adresse-t-on?

  • Exclusivement touristique?
  • Jeunes, ainés, familles?
  • Touristes culturels, d’aventure?

Qui vendra ces produits?

  • Commerces de détail
  • Offices de tourisme
  • Services touristiques
  • Autres…

Les aimants à frigo et les boules à neige trouveront toujours preneurs; ce sont des objets souvenirs classiques indémodables. Mais la création et la distribution efficace d’objets plus représentatifs, authentiques et novateurs permettent certainement de faire parler les voyageurs de leur expérience et d’en inspirer d’autres.

 

Sources:

– Hilgers, Laura. «An ode to souvenirs: sentimental journey», www.tourism-review.com, décembre 2009, p.14-16.

– Nyffenegger, Franziska K. et Dagmar Steffen. «Souvenirs – local messages. An exploratory from the design perspective», Lucerne School of Art and Design, Institute of Design, août 2010.

– Wilkins, Hugh. «Souvenirs: What and Why We buy», Journal of Travel Research, vol. 50, no 3, mai 2011, p. 239-247.

 

Sites Internet:

FrauJäger Capital Products

Portland pop-up postcard

Swiss Army Recycling Collection

 

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Segments de clientèles

Congrès et affaires en 2011: reprise et vigilance

Le tourisme d’affaires et de congrès a véritablement repris son rythme. C’est du moins ce que démontrent plusieurs études se basant sur les résultats de l’année 2010 et les premiers sons de cloche des performances de 2011. On observe ainsi plus de réunions et de voyages d’affaires, mais aussi une plus grande propension à négocier et à comparer les offres et les prix, ainsi qu’un regard plus critique quant à la pertinence d’un tel séjour. Mentionnons également le recours aux technologies pour planifier les déplacements, pour communiquer pendant le voyage ainsi que pour servir d’appui lors d’une réunion ou même la remplacer. Voilà autant d’éléments qui façonnent le paysage du tourisme d’affaires et de congrès en 2011.

Le voyageur d’affaires de nouveau sur la route, mais plus vigilant qu’auparavant

Les résultats de la Business Travel Survey, qui regroupe les données concernant les voyages d’affaires dans le monde, mais surtout aux États-Unis, indiquent une hausse de ce type de séjours en 2010. L’étude souligne qu’il ne s’agit pas tout à fait d’un retour à la normale. Les entreprises reprennent un rythme de croisière qui les incite à faire voyager leurs représentants, mais la discipline inculquée au plus fort de la crise économique a laissé des traces. Les voyageurs d’affaires ou les gestionnaires qui organisent leurs séjours sont ainsi plus vigilants concernant les prix, sont davantage portés à comparer les prestations touristiques et s’assurent que le déplacement en vaut le coût. D’autant plus que ce dernier était à la hausse, surtout au premier trimestre de 2011. Productivité, efficience et rendement de l’investissement sont des termes récurrents lorsque vient le temps de justifier un voyage d’affaires.

Au Canada, le marché du voyage d’affaires a rebondi en 2010 et il continue sa remontée en 2011. Voilà le grand constat sur lequel se sont entendus le groupe hôtelier Best Western, la Global Business Travel Association et l’Association des hôtels du Canada lors de leur rencontre annuelle, en février 2011. Les voyageurs d’affaires canadiens cherchent à en avoir plus pour leur argent en obtenant, par exemple, des services gratuits comme Internet haute vitesse, un espace de stationnement ou le petit-déjeuner.

Plus de réunions et de congrès en 2010

Les réunions et les congrès sont aussi à la hausse. Comme l’indique l’International Congress and Convention Association (ICCA), l’année 2010 a enregistré 9 120 événements, soit 826 de plus qu’en 2009. Précisons que l’ICCA ne regroupe que les grands congrès internationaux se déroulant sur une base régulière et de façon rotative à travers un minimum de 3 pays. Montréal fait plutôt bonne figure pour l’accueil de ces grands rassemblements. En 2009, la ville a même atteint la première position pour l’Amérique du Nord. C’est Vancouver qui a occupé cette place en 2010. Le Canada dans son ensemble a été plus compétitif en 2010 qu’en 2009. Il s’est hissé au 12e rang mondial avec 229 congrès internationaux, soit 16 de plus que l’année précédente. Ce sont les États-Unis, l’Allemagne et l’Espagne qui ont occupé les 3 premiers rangs. Quant aux villes, ce sont Vienne, Barcelone, puis Paris qui sont arrivées en tête.

 

Selon l’Association des bureaux de congrès du Québec (ABCQ), les 23 destinations membres (dont Québec fait partie, mais pas Montréal) ont enregistré 2 035 événements et congrès de 50 nuitées et plus en 2010. Cette performance est légèrement meilleure que celle de 2009. Pour l’ABCQ, l’arrivée d’un nouveau membre — les Laurentides — et une année moins maussade sur le plan économique expliquent cette croissance. Globalement, ces rencontres engendrent plus de 450 000 nuitées et des dépenses directes de plus de 100 millions de dollars dans les régions du Québec.

Anticiper 2020

Étant donné l’évolution rapide et la vulnérabilité du tourisme d’affaires et de congrès, ainsi que l’offre grandissante et les avancées technologiques, les organisateurs d’événements et les sites d’accueil ont tout intérêt à se préparer pour demain. L’étude Convention 2020, publiée en mars 2010, expose l’opinion des intervenants de l’industrie sur une série de questions concernant l’avenir du secteur. En voici quelques points forts:

  • La possibilité d’effectuer du réseautage de qualité sera le premier facteur d’influence (selon 76% des répondants) pour assister à un événement en 2020. Moins de la moitié ont évoqué le prix comme principal élément de décision.
  • Les trois quarts des intervenants (74%) estiment que leur entreprise poursuivra ses investissements dans les événements en face-à-face, mais plus de la moitié (59%) pensent qu’elle investira plutôt dans des solutions différentes.
  • Plus des trois quarts des intervenants (79%) s’attendent à une croissance des petits événements portant sur un sujet spécialisé.
  • Les considérations éthiques et environnementales feront partie des facteurs de décision pour assister ou non à un événement (70%).
  • L’usage de la vidéoconférence pour les participants ne pouvant se rendre à l’événement (75%), le recours aux réseaux sociaux avant, pendant et après le congrès (70%), et la possibilité de télécharger le contenu des conférences sur un appareil mobile (64%) devraient teinter le paysage technologique des événements en 2020.
  • La technologie permettra aussi de personnaliser l’expérience (79%) du participant.

L’évolution rapide des découvertes scientifiques et technologiques entraîne des besoins de rencontres en face-à-face. Ces dernières créent de bonnes relations d’affaires (Lire aussi: Les réunions d’affaires: un face-à-face entre le réel et le virtuel). Malgré tout, les professionnels de l’industrie reconnaissent que les réunions en ligne gagneront certainement du terrain.

 

Sources:

– Association des bureaux de congrès du Québec. «Tourisme d’affaires et de congrès: plus de 100 millions de dollars générés au Québec», communiqué de presse, 5 juillet 2011.

– Reuters. «Business Travel Rebounding in Canada According to Best Western, Global Business Travel Association and Hotel Association of Canada», communiqué de presse, 17 février 2011.

– Palais des congrès de Montréal. «Montréal ranks 1st, leading all major U.S. and Canadian Cities http://www.congresmtl.com/en/newsroom/press-item.aspx?id=125 », communiqué de presse, 2 février 2010.

– Jonas, David. «Business Travel Survey 2011: At the Crossroads», Business Travel News, 27 juin 2011.

– Petrock, Victoria. «Business Travel: Online Tools Set New Agenda», eMarketer, mai 2011.

– Talwar, Rohit et Tim Hancock. «Convention 2020 – The Future of Exhibitions, Meetings and Events», Fast Future, mars 2010.

– Vleeming, Mathijs. «ICCA: Number of international association meetings continues to increase significantly», communiqué de presse ICCA, 18 mai 2011.

– Voegeli, Bill et Jessie States. «FutureWatch 2011 – Executive Summary», 2011.

 

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Produits et activités

Douce ou extrême, l’aventure gagne toujours du terrain!

Le tourisme d’aventure gagne de plus en plus d’adeptes. D’une valeur d’au moins 89 milliards de dollars américains, il s’agit d’un marché qui rapporte gros, surtout celui de l’aventure douce. Les voyageurs qui pratiquent l’aventure prévoient réaliser davantage de tels séjours et ceux qui n’en font pas en ont bien l’intention! Des chercheurs ont créé un classement des destinations de tourisme d’aventure; le Canada arrive au 16e rang sur 28. Aperçu de ce marché et des destinations qui remportent les premières places à ce classement.

De quoi parle-t-on?

Afin de mieux cerner le touriste d’aventure, trois organisations se sont regroupées pour réaliser l’Adventure Tourism Market Report, publié en août 2010. Cette étude concerne trois marchés: l’Europe, l’Amérique latine et l’Amérique du Nord, qui, selon les auteurs, représentent 70% du marché global. Pour les besoins de cette enquête, le tourisme d’aventure se définit comme «un voyage, au pays ou à l’international, qui inclut au moins deux des trois aspects suivants: une activité physique, de l’interaction avec la nature et l’apprentissage ou l’échange avec la culture locale».

Parmi une liste de 35 activités, les répondants devaient cocher celles auxquelles ils s’étaient adonnés. Ces dernières ont ensuite été regroupées en trois catégories, à savoir l’aventure extrême, l’aventure douce et autres activités. À titre d’exemple, l’escalade et la spéléologie font partie de l’aventure extrême; le vélo, l’ornithologie et le kayak sont des activités d’aventure douce; enfin, les autres activités englobent notamment les croisières et les visites de sites historiques. Précisons que cette dernière catégorie ne fait pas partie du tourisme d’aventure. Elle sert à établir le potentiel de certains voyageurs pratiquant ces activités à envisager l’aventure pour un prochain séjour.

L’aventure en croissance

Selon l’étude, 26% des voyageurs ont pris part à des activités liées au tourisme d’aventure. Sondés sur leurs trois derniers voyages, les répondants des trois régions (Europe, Amérique latine et Amérique du Nord) sont plutôt constants et pratiquent des activités d’aventure douce d’un séjour à l’autre. Lorsqu’on interroge les autres types de voyageurs sur leurs intentions, l’aventure douce les tente aussi. En effet, alors que 24% des répondants l’ont fait dans le passé, quelque 30% ont l’intention d’opter pour l’aventure douce lors de leurs prochaines vacances. Dans le cas des touristes aventuriers de l’extrême, la proportion de ceux qui ont l’intention de réaliser un tel voyage lors des prochaines vacances est de 3,6% (contre 2% lors du dernier séjour).

En moyenne, les dépenses quotidiennes sont plus élevées pour un séjour d’aventure douce (103 USD) que pour un séjour d’aventure extrême (66 USD) ou d’autres voyages (79 USD). Les résultats par marché affichent des différences notables (voir tableau 1).

Un classement des destinations d’aventure

L’Adventure Tourism Development Index, une initiative de l’université George Washington et de l’Adventure Travel Trade Association (ATTA), réalisait son classement pour la deuxième fois en 2009. Ce dernier, conçu pour évaluer le potentiel d’un pays en tant que destination d’aventure, est élaboré à l’aide d’une combinaison de sondages et de données secondaires. Chacun des pays est ainsi analysé selon dix critères – considérés comme les dix piliers de la compétitivité du marché de l’aventure – répartis en trois catégories (voir tableau 2).

 

Les pays ou États développés et ceux en développement sont évalués séparément. Voici le classement de 2009 des 28 pays ou États développés analysés.

La performance du Canada

On constate que le Canada figure plutôt loin au classement, soit au 16e rang, derrière plusieurs pays nordiques. Voici son pointage (sur 10) pour les dix piliers de la compétitivité du marché de l’aventure.

  • Politique de développement durable: 8,56;
  • Sûreté et sécurité: 9,29;
  • Ressources naturelles: 8,36;
  • Santé: 2,95;
  • Entrepreneuriat: 9,05;
  • Activités d’aventures: 7,27;
  • Humanitaire: 4,76;
  • Infrastructures touristiques: 5,59;
  • Ressources culturelles: 6,42;
  • Image: 8,78.

L’accès au système de santé pour des voyageurs étrangers et la possibilité de faire du volontourisme sont les critères les moins bien cotés, comme c’est le cas pour la plupart des destinations. Les autres piliers faibles pour le Canada, selon l’étude, sont «infrastructures touristiques» et «ressources culturelles», qui récoltent respectivement 5,59 et 6,42 points. Par «infrastructures touristiques», on entend, entre autres, les routes, l’hébergement, les sentiers, mais aussi les outils et services tels que les cartes de sentiers, les entreprises d’aventure et les programmes de formation pour les fournisseurs de tourisme d’aventure. En ce qui concerne le critère «ressources culturelles», les indicateurs de performance sont le nombre de sites du patrimoine mondial de l’UNESCO et la proportion des terres protégées.

À titre d’inspiration, observons un peu les piliers forts des pays qui se classent parmi les premiers, soit l’Islande et la Suisse.

L’Islande

L’Islande est un pays de grande nature, de plein air et d’aventure. Le développement durable, la sécurité, les infrastructures et l’image de l’Islande sont les piliers les plus forts du pays en matière de tourisme d’aventure. Le tourisme y est en pleine croissance. Les voyageurs s’y rendent en grand nombre pour explorer ses paysages particuliers, ses glaciers, ses fjords, ses geysers, ses sources thermales. L’offre d’aventure y est abondante compte tenu de la taille du territoire. La vidéo promotionnelle (voir ci-dessous) qui a circulé beaucoup sur le Web illustre bien cette réalité:

http://vimeo.com/12236680

La Suisse

Les touristes d’aventure vont en Suisse surtout pour son climat alpin et ses paysages. Le pays est reconnu pour l’alpinisme et le ski. Les piliers récoltant le plus de points sont les mêmes que pour l’Islande, soit le développement durable, la sécurité, les infrastructures et l’image. La Suisse propose une offre bien structurée. Le réseau SuisseMobile, par exemple, permet d’organiser et de réaliser de façon autonome un séjour de randonnée, de vélo ou de canoë et de profiter d’itinéraires balisés, ayant une signalisation adéquate et bien pourvus en services tels que l’hébergement, l’accès par train ou autocar, etc. (Lire aussi: Un exemple de bonne pratique pour le Québec: la Suisse en canoë).

Enfin, le marché du tourisme d’aventure constitue un segment important en pleine croissance. Le Québec peut compter sur certains atouts pour attirer cette clientèle, mais la concurrence est féroce. Saurons-nous nous démarquer?

 

Sources:

– The George Washington University School of Business, The Adventure Travel Trade Association et Xola Consulting. «Adventure Tourism Market Report», août 2010.

– The George Washington University School of Business, The Adventure Travel Trade Association. «Adventure Tourism Development Index, 2009 report».

 

Sites Web:

Suisse Tourisme

Tourism Australia

Visit Iceland

 

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Marketing @en

The Power of Photography in the Digital Age

With digital cameras, online sharing, and tools for improving, transforming and distributing images, the photograph remains an indispensable means for capturing intangible memories like travel experiences. It can also be the deciding factor in arousing interest in a destination, attraction or hotel. Up to 78% of people say that pictures of hotels and hotel rooms play a decisive role in the selection process, even more than online client evaluations. Although video may offer more possibilities, photographs still play an essential role. But go easy on the touch-ups … customers have a keen eye!

The influence of images on the choice of destination

Travel and photography have long been intertwined. Photographs seem to concretize experiences and allow them to be shared. But with the Internet, the notion of « sharing » has taken on a new dimension. We used to show our photo albums to friends and family or hold a slide show on our return from a trip. Now the presentation of travel pictures has moved from the private to the public domain, and often in close to real time, with instant messaging, online photo albums, blogs and social networks.

Travel photos shared with friends on Facebook can be very persuasive. According to Skyscanner, a flight comparison site, more than half (52%) of Facebook members say that photos uploaded by friends inspire them to book a holiday in the same location. As noted by Sam Baldwin of Skyscanner, viewing our friends’ travel photos on Facebook plants a seed in the mind and gives us travel ideas.

A study by HRS.com and eResult on hotel selection criteria reveals that photographs have the greatest influence on 78% of respondents, after online client reviews (67%) and star ratings (59%).

Matching images to customer segments

At the ITB Berlin Congress in March 2011, Markgraf and Scheffer presented the results of their marketing communication study and showed how they applied their findings to images in advertising brochures. Working on the assumption that up to 95% of our decisions are subconscious—arising from our personality, values, needs and desires— they concluded that a tourism ad aimed at the family should emphasize harmony and the interaction between family members, and depict a place where family members are happy in one another’s company. The images below, for this type of market, show the evolution of the visual imagery.

Source : Neuromarketing at REWE Touristik

The following illustration shows the same exercise for a different market: financially comfortable couples 40 and older without children, in search of an aesthetically sophisticated, quality establishment.

Source : Neuromarketing at REWE Touristik

Using images to advantage

Tourism Australia created a map of the country from photos or « experiences » of travellers in Australia. This approach encourages Internet browsers to plan their visit inspired by the photos and comments of Australian travellers (click on the link below the image for a better grasp of the concept).

Source : Tourism Australia

The Room 77 website does for hotel rooms what Google Street View does for streets: it allows users to locate a specific hotel room (upstairs, near an elevator, etc.) and to get a glimpse of the view it offers with a photo or image. To date, Room 77 has mapped approximately 460,000 hotel rooms in the United States, London and Vancouver. The database is also available as a mobile app.

Source : Room 77

Websites can display 360° panoramas, geotag them, and provide a links to related sites (a destination, for example). Certain restrictions apply, depending on the portal. The 360 Cities website, with one of the Web’s largest collections of panoramic photos, is directly linked to Google Earth.

Parc national des Grands-Jardins on 360cities.net via Google Earth.

Show what you have to offer…but just that

Technology offers endless possibilities. But visitors who have been burned by doctored and misleading images exert a strong influence on sites like TripAdvisor and other review portals. The following examples appeared in the Business Insider blog. Click on the link to view various publicity images juxtaposed with the harsher reality.

Source: Oyster dans Business Insider

Cover all the key sites

Finally, according to a survey conducted for the review site TripAdvisor, 92% of respondents are more likely to book an accommodation when there is a detailed description that includes photographs. Hotels have a vested interest in displaying their own information and images on TripAdvisor, in the section reserved for them, as well as on sites like Google Addresses and Facebook, and, of course, their own site.

Sources:

– Blodget, Kelsey et Jennifer Garfinkel. «Here’s Why You Should Never Trust The Photos Hotels Post Online», Oyster dans Businessinsider.com, 3 mars 2011.

– Craig, Daniel Edward. «How to optimize Your TripAdvisor Listing», ehotelier.com, 25 mai 2011.

– Guerrier-Buisine, Vanessa. «Selon le portail de réservations HRS, les photos ont plus d’impact que le «bouche à oreille» lors de la sélection d’hôtels», Tendancehotellerie.fr, 4 mars 2011.

– Koumelis, Theodore. «“Facebook factor” inspires 52% to book a Holiday, reports Skyscanner», traveldailynews.com, 25 février 2011.

– Lo, Iris Sheungting, Bob McKercher, Ada Lo, Catherine Cheung et Rob Law. «Tourism and online photography», Tourism Management, vol. 32, no 4, juin 2010, p. 725-731.

– Markgraf, Ingo et David Scheffer. «Trends and Innovations in Marketing Communication and Advertising», Congrès ITB Berlin, 9 mars 2011.

 

Sites Internet:

360cities.net

Google Earth

Room 77

Tourism Australia

TripAdvisor

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Ressources humaines

Un jeu sur Facebook pour attirer de nouveaux employés

Gérer un restaurant virtuel, engager du personnel, attitrer les employés aux bons postes d’emploi, faire les achats pour la cuisine, acheminer les commandes aux chefs, voilà ce que permet de faire, entre autres, le jeu My Marriott Hotel. Guidé par un directeur qu’il choisit lui-même, le joueur reçoit des points pour les clients satisfaits et en perd lorsque le service est mauvais.

Par ce jeu, disponible sur sa page Facebook Jobs & Careers, le groupe Marriott International a trouvé une façon originale et actuelle de faire parler de lui et de susciter de l’intérêt pour les possibilités de carrière dans son organisation. Cette initiative a pour but d’inciter des gens à postuler un emploi pour le groupe hôtelier, qui cherche à pourvoir 50 000 postes d’ici la fin de l’année 2011.

Les jeux en ligne sont devenus extrêmement populaires. Conçu selon le même principe que Farmville et Cityville, qui attirent ensemble chaque mois quelque 135 millions d’utilisateurs, My Marriott Hotel devrait rejoindre le marché des internautes âgés de 18 à 27 ans, friands de ce type de divertissement.

Limité pour l’instant à la cuisine, le jeu proposera prochainement de coordonner d’autres services de l’hôtel.

Démonstration du jeu:

 My Marriott Hotel Opens its Doors on Facebook

 

Source:

– Marriott. «My Marriott Hotel Opens its Doors on Facebook», www.news.marriott.com, 7 juin 2011.

 

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Marketing

Séduire de nouveaux skieurs et convaincre les indécis

La séduction des non-skieurs et la reconquête de ceux qui ont abandonné la pratique, voilà deux des principaux défis mentionnés dans le plan marketing 2010-2015 de l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ) présenté lors de son congrès annuel. À l’occasion de ce dernier, qui se déroulait du 31 mai au 2 juin 2011 au Centre des congrès Tremblant, de nombreux thèmes ont été abordés. Voici des extraits concernant plus spécifiquement la stratégie marketing envisagée par l’industrie, précédée de quelques données préliminaires de la saison 2010-2011.

Une hausse relative du nombre de jours-ski

Michel Archambault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG-UQAM et responsable de l’étude annuelle sur la performance des stations de ski, présentait les résultats préliminaires concernant la dernière saison. Il estime à 6,4 millions le nombre de visites dans les stations de ski du Québec, ce qui représente une hausse de 5,5% par rapport à l’hiver précédent, mais une baisse de 3% par rapport à la moyenne des 10 dernières années (2000-2010). Le début de la saison a été plutôt difficile, comme ce fut le cas pour les deux années antérieures. Le nombre d’abonnements de saison vendus (264 000) fracasse des records avec une hausse de 8% par rapport à 2009-2010 et de 22% depuis les trois dernières années. Les Cantons-de-l’Est ont particulièrement bien performé grâce, notamment, à des conditions météorologiques avantageuses.

Le marché

À l’occasion du dévoilement du plan marketing 2010-2015 de l’ASSQ, Luc Durand de la firme Bleublancrouge Intelligence Marketing a présenté le marché, les clientèles cibles et les stratégies établies pour favoriser la croissance de la pratique du ski et de la planche au Québec. D’abord, il a segmenté la population québécoise selon qu’ils pratiquent le ski ou non. Puis, il a créé des sous-groupes. Le tableau suivant illustre cette segmentation.

Rassurer les clientèles fragiles et ranimer la flamme des ex-skieurs

Comme le démontre M. Durand, le taux de décrochage de certains types de skieurs est très élevé. La catégorie des ex-skieurs est susceptible de voir ses rangs gonflés par les clientèles vulnérables telles celles qui débutent la pratique ou encore celles dont le ski est un prétexte de rencontre entre amis. Il s’avère important d’envisager des actions pour consolider la pratique du ski auprès de ces segments plus fragiles.

M. Durand parle aussi d’un fort potentiel de skieurs en dormance. Il fait référence aux non-skieurs de 4 à 14 ans (595 000 personnes), aux «aspirants skieurs de 15 ans et plus» (400 000) et aux ex-skieurs (900 000). Les efforts mis de l’avant par l’ASSQ, comme l’Expérience maneige, qui consiste à initier les jeunes au ski gratuitement, ainsi que les actions promotionnelles des stations à l’égard des jeunes stimulent de façon efficace le segment des 4 à 14 ans.

La station de ski idéale

Pour bien cerner les besoins de ces marchés, skieurs et non-skieurs, la firme Bleublancrouge a réalisé des entrevues de groupes. Les discussions ont permis de déterminer les atouts qui, auprès de ces clientèles cibles, contribuent à créer une station de ski idéale:

  • des activités supplémentaires comme des glissades, du patinage, de la randonnée en sentier;
  • l’accès à une aire de repos ou à un lounge;
  • des journées thématiques comme une «journée famille»;
  • de la nourriture santé à un prix abordable;
  • une garderie sur place;
  • du transport pour se rendre à la station, par exemple une navette;
  • des pistes longues, variées et exclusives aux débutants;
  • des leçons de ski adaptées à diverses situations, par exemple pour des groupes d’adultes débutants;
  • une ambiance invitante, chaleureuse, pas «snob»!

Faciliter l’accès

Enfin, l’analyse des informations recueillies a permis de dégager plusieurs stratégies à mettre de l’avant pour séduire un nouveau marché et reconquérir une clientèle jusque-là non convaincue. Parmi les actions envisagées, l’ASSQ songe à mettre en place un site web destiné aux nouveaux skieurs ainsi qu’à un effort nouveau de communication pour rejoindre ces clientèles. La firme de design et de communication Origin développe cette campagne promotionnelle qui sera déployée à l’hiver 2011-2012.

Ce chantier de travail offre aussi des perspectives stimulantes pour les stations en les incitant à tout mettre en œuvre pour devenir plus accueillantes pour les nouvelles clientèles. L’accès simplifié devrait certainement inciter plus de gens à pratiquer le ski et la planche au Québec. C’est le pari que fait l’industrie.

Source :

– Congrès annuel de l’ASSQ, Centre des congrès Tremblant, du 31 mai au 2 juin 2011.