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Tendances

Une offre rétro pour les nostalgiques… et les plus branchés!

La nostalgie, comme la peur ou l’humour, influence le consommateur de façon considérable. Les industries de l’automobile, de la mode et du divertissement y ont recours, à leurs heures. Les films qui ont fait vibrer des générations sont repris avec les technologies d’aujourd’hui; le design de certains objets emprunte des formes d’autrefois pour une allure rétro. De nombreux secteurs d’activité fouillent dans les succès du passé pour créer un lien émotif entre le consommateur et leur produit ou service. Étonnamment, les jeunes adultes seraient plus nostalgiques que leurs aînés. La tendance rétro est également en vogue et rejoint les clientèles branchées. La nostalgie comme toile de fond en marketing n’a pas sa pareille pour attiser la flamme.

De quelle nostalgie parle-t-on au juste?

On ne parle pas ici de la tristesse ou de l’abattement ressentis à cause de l’éloignement du pays natal, mais plutôt des émotions éprouvées à l’égard de souvenirs d’enfance, parfois romancés. Les auteurs Rutherford et Shaw se sont penchés sur l’effet de la nostalgie sur la consommation. Leurs recherches révèlent qu’en période d’incertitude, les gens ont tendance à se réfugier dans leurs souvenirs. Ces chercheurs distinguent deux types de nostalgie: la nostalgie interpersonnelle et la nostalgie virtuelle. La première concerne les souvenirs de l’individu, et la seconde, une époque, souvent idéalisée, précédant parfois sa naissance et évoquant pour lui des sentiments agréables.

Une étude de Ypartnership démontre que les souvenirs de vacances occupent une place importante dans notre esprit: 72% des Américains et 70% des Canadiens adultes interrogés y pensent souvent ou très souvent. Pour reproduire leurs vacances d’enfance, les parents opteront pour les destinations touristiques qu’ils ont visitées dans leur jeunesse, ou encore pour une composante qui la leur rappelle, comme le mode d’hébergement ou les attraits. Passionnés par une époque en particulier ou simplement attirés par une thématique faisant référence à un style d’autrefois, d’autres seront à l’affût d’une offre touristique à saveur rétro. En voici quelques exemples.

Camping rétro

Situé au pied des Pyrénées, en France, le Bel Repayre Airstream & Retro Trailer Park propose la location d’une dizaine de caravanes de la marque Airstream, symbole d’une autre époque, datant des années 1940 à 1970. Elles sont toutes uniques : chacune d’elles a été rénovée, puis meublée et décorée dans un style particulier. Par exemple, la Blue Moon 73 est dédiée aux années 1960 et la Silver Streak rappelle les années 1950. Des espaces de camping pour les voyageurs détenant leur propre équipement sont également offerts. Outre les tentes, seuls les véhicules récréatifs (VR) de plus de 30 ans sont admis. Se trouvent aussi sur place un magasin général, un bar, où il fait bon écouter de vieux vinyles, et un casse-croûte de type diner.

Source: Bel Repayre Airstream & Retro Trailer Park

Rétro et branché

Des hôtels empruntent un style rétro pour créer des lieux branchés. C’est le cas du Vibe Hotel, à Hollywood, un motel qui s’adresse à une clientèle jeune. Le décor se veut un clin d’œil aux années 1970 avec des couleurs vibrantes. On a conçu les aires communes pour favoriser les rencontres; plusieurs activités s’y déroulent: soirées de poker, repas BBQ ou encore karaoké. Construit en 1952, cet hôtel surnommé le «Movie Town Hotel» a été un endroit tendance dès ses débuts, ainsi qu’au fil des décennies, jusqu’à aujourd’hui.

 

Source : Vibe Hotel

Le Lord South Beach Hotel, l’un des hôtels les plus en vogue à Miami et s’adressant à la clientèle gaie, est aménagé selon les formes et les couleurs des années 1970. Les teintes vives, le design audacieux, les meubles et les accessoires inspirés de ces années en font un lieu des plus divertissants. Une ambiance bohème règne dans les chambres et dans le hall, ornés d’affiches du mouvement pop art et d’éléments décoratifs des plus inusités.

Source: Trend Hunter

Circuit rétro

L’organisme Visit New Hampshire a créé un circuit touristique rétro qui rappelle les années 1950 et 1960. Le New Hampshire’s Route 3 Retro Tour propose un trajet de quelque 215 kilomètres sur une route secondaire et mettant notamment en vedette des attraits et des motels typiques de cette époque. Manger dans un casse-croûte de type diner, visiter un parc thématique traditionnel de la région avec sa grande roue et sa maison hantée, aller au ciné-parc, découvrir les ponts couverts et jouer une partie de quilles en famille, voilà un peu l’esprit de ce circuit. La brochure relate quelques faits historiques liés à cette époque à l’aide d’une frise chronologique.

 

Source: New Hampshire’s Route 3 Retro Tour

Même la technologie prend des airs d’autrefois! L’application pour iPhone Instagram, qui permet de donner un effet rétro aux photos, a été nommée l’application iPhone de l’année 2011 par iTunes.

Source: iTunes

Renaissance d’un symbole

Selon l’entreprise de marketing DDB, il faut respecter quatre critères pour créer à nouveau un succès avec un produit mémorable:

  • permettre une redécouverte du produit auprès d’une nouvelle clientèle, pas uniquement auprès des nostalgiques;
  • véhiculer des caractéristiques intemporelles, comme l’authenticité et la simplicité;
  • demeurer authentique, mais actuel, c’est-à-dire renouveler le produit selon les standards d’aujourd’hui;
  • créer une communauté de fans à l’aide des médias sociaux, qui permettent de les rassembler et d’alimenter leur intérêt pour la marque.

Pour plus de détails concernant ces critères de succès, consulter Everything Old Is New Again.

Enfin, selon une firme de marketing et de relations publiques de la Floride qui se spécialise dans les voyages de luxe, non seulement le marketing par la nostalgie aura été une tendance en 2011, mais il devrait le demeurer tant que les effets de la récession se feront sentir. Ajoutons que l’intérêt pour les périodes charnières que sont les années 1960 et 1970 n’est pas prêt de s’estomper. Le patrimoine québécois regorge de symboles de ces époques marquantes. N’y aurait-il pas lieu de s’inspirer de ces exemples pour mieux exploiter cette ressource?

 

 

Sources:

– Davies, Amy et Gareth Beavis. «Instagram tops iTune’s Best of the Year Chart», techradar.com, 9 décembre 2011.

– DDB. «Everything Old Is New Again – Staging Successful Retro Revivals», The Yellow Papers Series, juillet 2009.

– New Hampshire Department of Resources And Economic Development – Division Of Travel And Tourism Development. «New Hampshire’s Route 3 Retro Tour», visitnh.gov, mai 2011.

– Pijak, Jana. «Rocking Retro Resorts», Trendhunter.com, 3 novembre 2011.

– Rutherford, Jana et Eric H.Shaw. «What Was Old Is New Again: The History of Nostalgiq as a Buying Motive in Consumption Behavior», CHARM 2011 Proceedings, mai 2011.

– Savino, Charlotte. «America’s Best Retro Escapes», Travel + Leisure, avril 2009.

– Schwartzberg, Neala. «Why we vacation – It’s the memories says new Survey», examiner.com, 23 septembre 2010.

Sites Web:

BelRepayre Airstream & Retro Trailer Park

Instagram

Lord South Beach Hotel

Vibe Hotel

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Tourisme durable

Pour des stations de ski plus vertes

Pistes de ski de différents calibres et pour tous les goûts, conditions d’enneigement optimales, remontées mécaniques efficaces, etc.: les stations de ski doivent répondre aux exigences élevées d’une clientèle sollicitée de toutes parts. Ces aménagements exercent une pression sur les milieux montagneux, qui constituent déjà des environnements fragiles. Alors, comment relever ces défis tout en adoptant une approche de développement durable? Certaines stations diversifient leurs ressources énergétiques, d’autres choisissent des zones moins sensibles en forêt pour créer de nouvelles pistes. Voici un survol des répercussions du ski sur les milieux d’accueil ainsi que quelques exemples de pratiques vertes.

À l’occasion de la première conférence sur le ski responsable, qui se déroulait à Londres en octobre 2011, Veronica Tonge, fondatrice de l’organisme Responsible Skiing, présentait les principales composantes d’une démarche de développement durable.

Les pistes de ski

En premier lieu, madame Tonge a exposé sommairement les répercussions de certaines infrastructures sur la montagne. L’aménagement de pistes de ski peut entraîner des effets néfastes sur le milieu, comme la réduction de la diversification des habitats de la faune, qui conduit à l’appauvrissement de la biodiversité du secteur.

Pour atténuer ces conséquences négatives, certaines mesures peuvent être prises. Naturellement, avant la création d’une piste de ski, il est fortement conseillé d’en évaluer l’impact environnemental sur le site envisagé. Il existe aussi des méthodes de préservation de la qualité du sol au moment de l’aménagement, qui maximiseront ensuite les chances de réussite du réensemencement des espèces locales. On peut aussi se questionner sur la nécessité de damer toutes les pistes. Les skieurs avancés recherchent les défis, ils sauront donc apprécier ces pentes plus «authentiques».

La créativité et l’innovation permettent aussi de développer des pistes plus respectueuses de l’environnement et qui attireront une plus large clientèle. C’est le cas à Avoriaz, dans les Alpes françaises, où un parc à neige géant écologique a été créé. Le concept de The Stash est importé de la station californienne North Star. Il consiste en un parcours de 1,3 kilomètre en forêt et à travers lequel sont dissimulés des obstacles de bois, tels un mur végétal, un toboggan et des sculptures pour effectuer sauts et figures. Les pistes de ce domaine sont situées dans un grand espace de neige non damée. À mi-chemin, les freeriders se rejoignent dans une cabane de bois, où ils peuvent lire des messages instructifs sur la protection de l’environnement.

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Source: Avoriaz 1800

La fabrication de neige

L’équipement de fabrication de neige est très énergivore et nécessite de grandes quantités d’eau. Puiser cette eau à même une rivière peut en modifier le courant. Le recours à des additifs chimiques dans le procédé peut de plus entraîner l’infiltration de contaminants dans le sol et dans les cours d’eau, lors de la fonte des neiges.

Au domaine de ski de l’Alpe d’Huez, on déploie de nombreux efforts pour améliorer la performance environnementale de la station. Pour la fabrication de neige, seuls de l’eau et de l’air sont utilisés. Les canons ne fonctionnent que lorsque la température est inférieure à -2°C. L’eau des réservoirs n’est conservée que quelques mois, puis est réacheminée dans la nature, au printemps. Environ 15% des canons à neige sont remplacés chaque année par de nouvelles générations, plus performantes et moins énergivores.

Le Québec n’est pas en reste en matière de fabrication de neige; il s’agit même d’un chef de file. La station Ski Saint-Bruno, reconnue dans ce domaine pour sa capacité de production et la qualité de sa neige, offre même des services mobiles d’enneigement. Sur le plan écologique, le centre de ski s’engage à réduire son empreinte environnementale. Par exemple, en matière de gestion de l’eau, un bassin de rétention permet de récupérer l’eau pour fabriquer de la neige.

Les remontées mécaniques

Les câbles, pylônes et télésièges, ainsi que les infrastructures du départ et de l’arrivée, sont souvent massifs et occupent une partie importante du paysage de la montagne. Mais surtout, ces remontées consomment beaucoup d’électricité.

Des mesures autres que le choix de la remontée – télésiège débrayable, moins énergivore, moins bruyant – et du lieu propice pour l’implanter sont envisageables pour atténuer son incidence. À la station de ski Berkshire East, dans le Massachusetts, on a recours à l’énergie éolienne pour combler tous les besoins en électricité.

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Source: Explore Massachusetts

Au Colorado, depuis déjà quelques années, le télésiège débrayable Sunshine Express de la station Steamboat est alimenté par une combinaison des énergies solaire et éolienne. Plus récemment, à Tenna, en Suisse, le premier téléski solaire au monde a vu le jour. Les panneaux photovoltaïques sont directement placés sur le remonte-pente et produisent une grande quantité d’électricité, trois fois supérieure à ce qu’il faut pour alimenter la remontée mécanique. Cette dernière est en activité durant trois mois en hiver, mais la production d’énergie se poursuivra tout au long de l’année, et le surplus d’électricité sera vendu. Toutefois, rien n’étant parfait, certains observateurs pourraient émettre des réserves quant à l’effet visuel que provoquent ces 82 rangées de panneaux (voir la vidéo ci-dessous).

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Le temps de passer à l’action

Il existe plusieurs ressources pour guider les stations dans une démarche verte. Mentionnons la charte de l’environnement de la National Ski Areas Association, qui rassemble les principaux comportements à adopter pour réduire son empreinte écologique. Des stations nord-américaines, dont quelques-unes du Québec, adhèrent à cette charte. Également, l’Association des stations de ski du Québec accompagne ses membres dans un processus d’audit environnemental, afin d’élaborer un plan d’actions prioritaires pour améliorer leur performance en matière de développement durable.

Accès au site par des transports en commun ou en covoiturage, sensibilisation à l’extinction du moteur lorsque le véhicule est à l’arrêt, réduction des déchets, possibilités de recycler, de composter, de consommer des produits locaux, de choisir un hébergement écoresponsable ou de découvrir la culture locale: les modes d’intervention possibles sont très nombreux pour que chacun s’inscrive dans une démarche de tourisme durable. En fait, le ski responsable devrait aussi:

  • générer des bénéfices économiques dans la communauté d’accueil;
  • offrir une série de possibilités d’emplois pour les résidents;
  • impliquer la population dans les décisions concernant sa communauté;
  • minimiser les répercussions environnementales par la planification et la consultation;
  • offrir des occasions pour contribuer à la conservation de l’héritage culturel;
  • fournir une variété d’expériences agréables aux visiteurs, en plus du ski;
  • être accessible aux personnes à mobilité réduite.

Comme le souligne l’auteure Veronica Tonge, le ski responsable consiste à minimiser les effets négatifs et à maximiser les bénéfices.

 

Sources:

– Demière, Valérie et Sandra Jamet. «Le premier téléski solaire au monde se trouve en Suisse, et plus précisément à Tenna, dans les Grisons», Radio Télévision Suisse, 26 décembre 2011.

– Marie, Christian. «Implementing ISO14001 for sustainability at Alpe d’Huez», 2011. [Présentation PowerPoint d’une communication présentée à la Responsible Skiing Conference 2011, le 19 octobre 2011, Londres].

– National Ski Areas Association. «Sustainable Slopes: The Environmental Charter for Ski Areas», 2005.

– The Brendle Group. «Taking Sustainable Slopes to the Next Level», National Ski Areas Association, décembre 2008.

– Tonge, Veronica. «An Introduction to and business case for Responsible Skiing», 2011. [Présentation PowerPoint d’une communication présentée à la ResponsibleSkiing Conference 2011, le 19 octobre 2011, Londres].

Sites Web:

Alpe d’Huez

Association des stations de ski du Québec

Berkshire East

National Ski Areas Association

Responsible Skiing

Steamboat

The Stash, Avoriaz

 

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Marchés géographiques

Comment les Américains et les Européens choisissent-ils leur destination de voyage?

Le voyageur qui a la liberté de choisir sa destination, c’est-à-dire sans l’incitatif de visiter des parents ou des amis, d’assister à un événement spécial comme un mariage ou encore de se rendre à une résidence secondaire, est la cible idéale pour les organisations de gestion de la destination (DMO). En 2011, 78% des voyageurs allemands et 58% des touristes américains ont ainsi choisi leur destination. Quel est le processus décisionnel de ces clients convoités? Quelles sont les sources d’influence dans leur choix? Comment peut-on maximiser les chances de faire partie des destinations prisées? La firme PhoCusWright s’est penchée sur la question et a dévoilé des résultats d’enquêtes menées auprès des quatre premiers marchés internationaux du Québec, soit les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

Les répondants du sondage en ligne devaient avoir réalisé au moins un voyage d’agrément comprenant une nuitée dans un établissement hôtelier ou un déplacement en avion, ou en train dans le cas des répondants européens.

Voyages choisis librement

L’incidence des voyages d’agrément, dont la destination a été choisie de façon indépendante, a augmenté en 2011, surtout chez les Européens. Les voyageurs allemands arrivent en tête: 78% d’entre eux ont effectué ce type de voyage en 2011. Les voyageurs américains sont les moins enclins, parmi les marchés à l’étude, à choisir leur destination de cette façon, avec une incidence de 58%. Les Américains ont davantage tendance que les Européens à sélectionner un endroit dans le but d’aller visiter des amis ou de la famille. Mais les séjours choisis librement, sans contraintes, constituent tout de même la plus grande part des voyages pour les quatre marchés (voir le graphique 1).

Profil des voyageurs indépendants

Parce qu’ils choisissent leur destination de voyage et que ce choix n’est pas dirigé par la famille ou les amis, les voyageurs indépendants, appelons-les ainsi, représentent un marché qui réagit aux stratégies marketing et aux efforts promotionnels des DMO. En outre, ces visiteurs potentiels voyagent plus souvent que la moyenne, dépensent davantage et sont plus enclins à sortir de leur pays (voir le tableau 1).

Sources d’influence dans le choix de la destination

Les facteurs ayant influé sur le choix de la destination dans le cas des voyageurs indépendants varient d’un marché à l’autre. Sondés sur leur dernier voyage choisi librement au cours de l’année 2011, les répondants des quatre marchés ont mentionné en très grand nombre le facteur «souhait personnel de visiter la destination» comme une influence dans leur choix. Le climat, le prix de l’hébergement et les expériences antérieures sont des critères qu’ils évoquent aussi (voir le graphique 2).

Des quatre marchés, ce sont les Américains qui sont les plus enclins à choisir une destination en fonction d’une expérience passée (destination déjà visitée), avec une incidence de 35%. Les Français optent plutôt pour de nouvelles destinations, puisque seulement 20% sont retournés au même endroit. Les voyageurs allemands et britanniques sont influencés par les établissements hôteliers dans des proportions respectives de 27% et 24%. Les Américains considèrent plus que les autres voyageurs les activités disponibles (23%) et les événements spéciaux (14%).

 

Processus de choix de la destination

La majorité des répondants des quatre marchés considéraient déjà une destination précise avant de planifier leur dernier voyage choisi de façon indépendante. En fait, le désir de voir la destination justifie le voyage, surtout dans le cas des Britanniques (64%) et des Allemands (56%). La deuxième façon la plus courante de procéder est de choisir une destination parmi celles qu’on envisage. La proportion d’Américains ayant agi ainsi a plus que doublé en 2011 par rapport à 2010, alors qu’elle a décliné dans le cas des voyageurs qui avaient une seule destination en tête (voir le graphique 3).

 

Les DMO qui souhaitent séduire les voyageurs alors qu’ils ont entamé le processus de planification doivent être très persuasifs pour se positionner favorablement, s’ils ne font pas déjà partie des destinations envisagées par les voyageurs. En effet, lors de leur dernier séjour choisi de façon indépendante, moins de 10% des répondants, tous marchés confondus, ont considéré de nouvelles options une fois qu’ils ont entamé le processus de planification. Néanmoins, la même proportion a commencé sa planification de voyage sans avoir de destination précise en tête. De plus, quelque 8% des voyageurs français n’avaient pas prévu de voyage, mais ont profité d’une promotion; cette proportion est de moins de 5% pour les autres marchés.

Toutefois, la probabilité qu’une organisation de gestion de la destination influence un voyageur à l’étape de la planification s’accroît substantiellement si la destination fait déjà partie de celles qu’il souhaite voir un jour. L’étude avance ici que l’approche la plus efficace pour augmenter le nombre de visiteurs doit être développée à long terme afin de susciter, au fil du temps, le désir de visiter la région ou le pays.

Internet, toujours un peu plus!

Internet, encore un peu plus que l’année dernière, joue un rôle majeur à chacune des étapes du processus de planification. Selon les marchés, au moins 74% des voyageurs sondés ont visité, au minimum, un site Web au moment de la sélection de la destination. Lorsque vient le temps de comparer les offres, cette proportion grimpe à 86%. Les réservations en ligne sont réalisées par au moins 73% d’entre eux et par 83% des voyageurs britanniques. Le partage d’expériences et de commentaires de voyage sur le Web est en croissance, surtout chez les voyageurs allemands, qui sont 60% à l’avoir fait en 2011.

Les outils sur le Web, surtout les cartes interactives, les avis des voyageurs sur les sites d’agence en ligne, les images professionnelles et les visites virtuelles, les photos partagées par les voyageurs ainsi que les avis de professionnels de voyages diffusés en ligne exercent une influence sur une bonne part des visiteurs potentiels (voir le graphique 4).

 

Enfin, les recommandations de parents et d’amis arrivent au premier rang des sources d’information hors ligne utilisées pour la sélection d’une destination. Les publications imprimées, comme les guides de voyages, les articles ou les brochures, font toujours partie des médias consultés (entre 13% et 23% des répondants, selon les marchés). D’où l’importance de développer une stratégie marketing composée de multiples facettes afin de s’illustrer, de se démarquer et, surtout, d’accroître l’intérêt pour la destination.

 

 

Source:

– PhoCusWright Inc. «PhoCusWright’s Destination Unknown: How U.S. and European Travelers Decide Where to Go 2011», novembre 2011.

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Tendances

Découvrir la destination comme le ferait un résident

Rechercher une expérience authentique, rencontrer du «vrai monde», aller dans les lieux fréquentés par les résidents, découvrir leurs quartiers, leurs restaurants, explorer la destination comme le fait un habitant de l’endroit: voilà une tendance qui est appelée à prendre de l’ampleur grâce aux médias sociaux et au Web mobile. Les grandes villes, comme Montréal, engagent des blogueurs qui partagent leurs intérêts, leurs coups de cœur; le président de l’Islande invite les gens à déjeuner chez lui; Google propose aussi des lieux recommandés par les gens de la place; les initiatives sont diverses et très nombreuses.

Cette tendance à vouloir vivre des expériences comme le ferait un résident du lieu visité englobe plusieurs concepts. Mentionnons, entre autres, les voyages d’immersion pour apprendre une langue ou pour vivre une expérience de volontariat; ou encore le phénomène de couchsurfing (Lire aussi: CouchSurfing: profil d’une communauté virtuelle de voyage), cette communauté Web regroupant des hôtes à travers le monde qui mettent leur chambre d’ami ou leur divan à la disposition des couchsurfeurs. Soulignons aussi les principes du développement durable ainsi que ceux du slow travel qui, dans les deux cas, favorisent les rapprochements avec la communauté locale, sa culture, son économie. Mais voyons plutôt ici comment l’idée d’explorer une destination comme un résident est devenue courante.

Entrer en contact avec la population locale

L’idée de mettre en contact les voyageurs avec des gens de la place qui partageront leur amour de l’endroit ne date pas d’hier. À San Francisco, on fait appel à des bénévoles passionnés de leur ville depuis la fin des années 1970 pour offrir certains tours guidés à pied. Dans le même esprit, le Global Greeter Network rassemble des guides bénévoles de plusieurs villes à travers le monde, dont la mission consiste à accueillir chaleureusement le visiteur et à lui montrer la ville comme à un ami, avec ses spécificités, ses secrets bien gardés. Aujourd’hui, les médias sociaux permettent aux voyageurs d’entrer en contact avec des habitants de l’endroit bien avant leur départ afin de préparer leur séjour à l’aide de leurs suggestions.

Les blogues de voyageurs, d’experts, de journalistes ou encore de passionnés de leur région abondent. À titre d’exemple, Spotted by locals est une plateforme rassemblant des blogues, des guides touristiques de villes en format PDF et des applications iPhone choisies par des gens membres de la communauté locale à travers une quarantaine de villes européennes.Triptrotting.com met en contact voyageurs et hôtes aux intérêts et profils similaires qui souhaitent partager un repas ou une balade en ville (Lire aussi: L’influence des résidents).

Source: TRIPtrotting

Les organismes de gestion de la destination ont aussi emboîté le pas en créant, à leur tour, de tels blogues: The MontrealBuzz  (Tourisme Montréal), Explore Canada like a local (Commission canadienne du tourisme), Chicago Like a Local  (Chicago Convention &Tourism Bureau) et Portland Spoke (Travel Portland). Parmi les précurseurs, rappelons l’initiative d’Uwishunu  lancée par la Greater Philadelphia Tourism Marketing Corporation (lire aussi: Destinations 2.0: top tendance!).

Faire participer la population: le cas de l’Islande

À l’automne 2011, l’Islande lance une campagne promotionnelle entièrement axée sur la rencontre entre la population locale et les visiteurs. Le président du pays demande aux Islandais d’inviter les touristes chez eux, dans leur maison, pour y partager un repas, leur parler d’une spécialité ou encore pour aller découvrir ensemble un attrait. Le président lui-même lance la première invitation à sa résidence. Visionnez la vidéo qui a circulé à cet effet.

Le site Web Inspired by Iceland rassemble les invitations des Islandais et auxquelles répondent les visiteurs par Facebook (voir l’image ci-dessous).

Se loger et se nourrir comme un habitant de l’endroit

Cette tendance concerne des secteurs clés de l’industrie. Celui de l’hébergement voit une offre parallèle se développer avec les échanges de maisons et la location d’appartements sur des plateformes Web très efficaces (lire aussi: La location de propriétés en ligne bouleverse l’hôtellerie traditionnelle).

Les sites comme Onefinestay.com, à Londres, rassemblent des appartements et maisons de ville momentanément libres de leurs occupants et disponibles pour accueillir des visiteurs. Le message véhiculé est celui-ci: «Vivez la vie d’un Londonien le temps de quelques jours et quelques nuits.» Et l’offre s’organise, se structure, se raffine puisque dans ce cas-ci, chaque appartement comprend un iPhone laissé à l’intention des visiteurs et inclut une foule d’informations sur le quartier, les restaurants et les moyens de transport, ainsi que sur le fonctionnement des appareils du logement ou encore sur l’histoire de certains éléments décoratifs. Bref, tout est pensé pour que le visiteur prenne possession des lieux le temps de son séjour.

On assiste aussi à une prolifération de guides de restaurants de type LocalEats, qui offrent aux touristes un aperçu des restaurants fréquentés et appréciés par la population locale. Le site Google Places tire également parti de cette tendance en présentant les lieux recommandés par des gens de l’endroit. Pour l’instant, les commerces de six villes américaines profitent de cette vitrine sur Google.

Utiliser les technologies pour favoriser une approche plus humaine

Voyager pour entrer en contact avec la population locale est une composante importante du tourisme depuis toujours. Pensons aux gîtes et aux auberges ou encore aux séjours à la ferme. Avec les médias sociaux et les applications mobiles, les possibilités de créer des contacts ou encore de diffuser de l’information personnalisée explosent! Paradoxalement, les technologies sont au service d’une approche plus humaine, d’un contact plus authentique, plus intime avec la communauté d’accueil. Laissez-vous inspirer par ces nombreux exemples pour interpeller les voyageurs qui s’intéressent à la «vraie vie» à destination et surtout, donnez la parole à ceux qui l’habitent!

 

Sources :

– Bohrer, Isabel Eva. «The Local Experience», Multiview Travel, 19 octobre 2011.

– CTC News. «Travelling in Canada? Explore like a local», Commission canadienne du tourisme, 15 septembre 2011.

– Greenstein, Tracey. «10 best Apps For Travelling Like a Local», forbes.com, 19 décembre 2011.

– Holland, Herald. «Stay Smart», KLM’s inflight magazine, février 2011.

 

Sites Web :

Chicago Like a Local

Explore Canada like a local

Global Greeter network

Going local travel

Google City

Inspired by Iceland

Local Eats

Local Travel Movement

Onefinestay.com

Portland Spoke

San Francisco City Guides

Spotted by Locals

The Montréal Buzz

TRIPtrotting

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Around the world Products and activities

Urban creativity in the spotlight!

Over half of the world’s population lives in urban areas. By the year 2050, this percentage is expected to climb to 70%, while in North America alone, it will reach 90%! City-dwellers are already exposed to a dizzying array of options when it comes to recreational activities, entertainment, socializing and experiences of all kinds. Harbour swimming, rooftop hiking tours and camping in a chic hotel are just a few eloquent examples of urban creativity. Often urbanites themselves, tourists want to experience the city as residents do, visiting their haunts and discovering their well-kept secrets. The following article provides a quick overview of initiatives outside Quebec that help define a city’s personality and make it more dynamic for residents and tourists alike.

Harbour swimming

Since 2002, following major investments to clean up the water, it has been possible to swim in Copenhagen Harbour, the former site of significant industrial activity. An area of the city’s waterfront has been completely transformed and its new uses now include swimming and boating. Wooden boardwalks outline the swimming areas and a boat-shaped structure is used as a diving platform. The facilities are very popular during the summer months.

 

Source: R&R Associates

Breathtaking experiences

Have you ever wanted to climb up a rollercoaster…on foot? A sculpture built in the city of Duisberg, Germany, lets visitors do just that. Eleven metres high, this walkway offers visitors a unique view of the surrounding area. Located on a knoll atop an old zinc production site, the work of art is composed of steel and zinc.

Source: Inhabitat

For the past several years, visitors have been able to explore the city of Stockholm from the rooftops. Participants in this very special guided tour must don a harness and pull a safety cable along with them as they stroll above the city and take in the fabulous views while listening to commentary from a guide. Talk about a unique memorable experience!

Source: Visit Stockholm

Also in Stockholm, sightseers can ride two spherical glass gondolas to the top of the Ericsson Globe, the city’s major indoor sports and entertainment facility. In operation since 2010, SkyView offers an incredible birds-eye view of the city, a little like the funicular on the Olympic Stadium Tower in Montreal.

Source: Visit Stockholm

Urban camping

In the heart of Brooklyn, New York, the site of an old airport is set to become the largest urban campground in the United States. The National Park Service is planning to create approximately 600 campsites, making this location the ultimate in urban camping.

To satisfy the desire for outdoor urban experiences and, more importantly, offer something out of the ordinary, some hotels are inviting their guests to sleep in a tent. At Affinia Gardens in Manhattan, people staying in suites can sleep in a tent on their terrace and enjoy a s’mores-making kit (marshmallows, chocolate and graham crackers). Many visitors think that camping out in the heart of downtown New York City seems like fun.

 

Source: USA Today Travel

A different way to discover art and history

The Arenc Grain Silo in the French port of Marseille, listed as a 20th-century heritage building, has been turned into a concert hall. While retaining the building’s original façade of half-cylinders, the renovation opened them up with large windows. The ultra-modern theatre can seat 2,000 spectators. Built in 1926, the colossal structure was saved from demolition in 1996 and protected by a heritage rating. Nicknamed the “Olympia sur mer” in reference to Paris’ famous music hall, the theatre opened in September 2011.

 

Source: Ministère de la Culture et de la Communication et TreeHugger

In downtown Rouen, France, a fake radar device signals pedestrians to slow down so they can appreciate the city’s urban heritage. Entitled “zone 3,” this amusing project was developed by an artist as part of the contemporary art festival, “Rouen impressionnée.” When people walk faster than 3 km/hour, the “radar” flashes to indicate that they are moving too quickly. The humorous installation is accompanied by an explanatory sign.

 

© AFP   Source: Cyberpresse

The idea of surprising people in their daily travels has also been taken up by another art festival. As part of Chicago’s Art on Track festival, artists invade the subway with their creations. One Saturday, a train car wound its way through the city disguised as a mobile garden, with its floor and seats covered with a thick layer of grass that invited passengers to take a seat.

Source: Inhabitat

Calling all creative cities!

The cities of Quebec are also engaged in urban creativity. Competition among destinations is fierce and the world is becoming increasingly urbanized. To make our cities stimulating places to live and attractive destinations to visit, we must encourage artists, designers, architects and other creative thinkers to contribute to their growth and development (See: La créativite au service du développement urbain compte rendu de conférence).

 

 

Sources

– Agence France-Presse. «Un radar pour inviter les piétons à ralentir…», cyberpresse.ca, november 15, 2011.

– Glow, Justin. «Floating Swimming Pool Spotted in Germany», www.gadling.com, july 17, 2007.

– Guyennon, Patrick. «Marseille: un ancien silo à grains transformé en salle de spectacle», Urbanews.fr, september 22, 2011.

– Gwiazdzinski, Luc. «Ephemeral, Festive and Event-orientedCities», présenté à l’occasion de la table ronde intitulée New Times, New UrbanTourism Destinations du séminaire Urbantourism, heritage and urbanquality in Europe à Rennes, march 2009.

– Hattam, Jennifer. «Huge New Urban Campground Planned for Brooklyn», www.treehugger.com, june 15, 2011.

– Jones, Charisse. «Hotels offer visitors a chance to snooze under the moonlight», USA TODAY, agust 1st, 2011.

– Morgan, Helen. «Germany’s Roller Coaster Walkway Thrills Visitors with Views to The Surrounding Landscape», inhabitat.com,  november 20, 2011.

– Trendwatching.com. «CityLights», Trend Report 2012, november, 2011.

– Zimmer, Lori. «Chicago Subway Train Transformed Into Lush Mobile Garden on Wheels!», inhabitat.com, september 19, 2011.

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Libre cours à l’inventivité urbaine

Plus de la moitié de la population mondiale habite en milieu urbain. En 2050, cette proportion devrait grimper à 70%; en Amérique du Nord, elle sera de 90%! Ces citadins sont déjà exposés à d’innombrables possibilités de loisirs, de divertissement, de socialisation et d’expériences de toutes sortes. Se baigner dans le port, visiter la ville de toit en toit ou encore faire du camping dans un hôtel chic, voilà quelques exemples éloquents de la créativité urbaine. Les touristes, vivant souvent eux-mêmes dans un milieu urbain, cherchent à découvrir la ville du point de vue de ses résidents, à fréquenter leurs lieux, à percer leurs secrets bien gardés. Cette analyse propose, en rafale, des initiatives hors Québec qui contribuent à façonner la personnalité d’une ville et à augmenter son dynamisme auprès des résidents comme des touristes.

Se baigner dans le port

Depuis 2002, grâce à des investissements majeurs pour dépolluer l’eau, on peut se baigner dans le port de Copenhague, là où autrefois fourmillait l’activité industrielle. Une section du port de la ville a subi de grandes transformations, et l’intégration de loisirs nautiques s’inscrivait dans les nouvelles vocations. Des structures de bois délimitent les espaces de baignade et une construction en forme de proue de bateau fait office de tremplin. L’endroit est très couru pendant les mois d’été.

 

Source: R&R Associates

Vivre des expériences vertigineuses

Une montagne russe à parcourir… à pied! Voilà ce que propose la sculpture érigée dans la ville de Duisbourg, en Allemagne. Haute de 11 mètres, elle permet à celui qui s’y promène d’accéder à des points de vue uniques de la région. L’œuvre d’art prend place sur une butte où l’on produisait autrefois du zinc, l’un des matériaux qui la composent.

Source: Inhabitat

Depuis déjà plusieurs années, on peut découvrir la ville de Stockholm en parcourant ses toits. Les visiteurs qui s’inscrivent à ce tour guidé bien particulier doivent donc porter un harnais et s’encorder pour pouvoir déambuler au-dessus de la ville et bénéficier de panoramas fabuleux. Le tout est commenté par un guide touristique. Voilà une expérience unique mémorable!

Source: Visit Stockholm

Toujours à Stockholm, deux gondoles sphériques entièrement vitrées se hissent au sommet du Ericsson Globe, l’amphithéâtre des grands événements sportifs et culturels de la ville. Le SkyView, en fonction depuis 2010, offre un panorama grandiose; il permet de voir la ville à vol d’oiseau, un peu comme le fait le funiculaire de la tour du Stade olympique de Montréal.

Source: Visit Stockholm

Faire du camping en ville

Au centre du quartier de Brooklyn, à New York, le site d’un ancien aéroport est appelé à devenir le plus grand terrain de camping urbain des États-Unis. Le National Park Service prévoit y aménager quelque 600 emplacements. On souhaite faire de ce terrain la référence en matière de camping urbain.

Pour combler des envies de plein air en ville, mais surtout pour faire vivre une expérience inusitée, certains hôtels proposent à leur clientèle de dormir sous une tente. C’est le cas de l’Hôtel Affina de Manhattan, qui offre une tente aux clients séjournant dans une suite, afin qu’ils puissent dormir sur la terrasse, et le nécessaire pour faire des desserts de campeurs (guimauves, chocolat et biscuits). L’idée de faire du camping en plein centre de New York paraît plutôt amusante aux yeux de nombreux visiteurs.

Source: USA Today Travel

Découvrir autrement l’art et le patrimoine

L’ancien silo à blé d’Arenc, situé dans le port de Marseille en France, a été transformé en salle de spectacle. La métamorphose respecte les formes originales du bâtiment dont la façade, typique, est composée de demi-cylindres. On les a percés pour faire place à des baies vitrées. La salle de spectacle, aux allures contemporaines, peut recevoir 2000 spectateurs. Construit en 1926, le mastodonte a échappé à la démolition en 1996, puis a été intégré au patrimoine du XXe siècle. L’Olympia sur mer, le nom de la salle, a été inaugurée en septembre 2011.

Source: Ministère de la Culture et de la Communication et TreeHugger

Dans le centre de Rouen, en France, un radar pour piétons leur indique de ralentir le pas afin de prendre le temps d’observer le patrimoine urbain. Le projet s’intitule «zone 3» et a été conçu par un artiste à l’occasion du festival d’art contemporain Rouen impressionnée. Lorsqu’un piéton traverse la rue à une vitesse excédant 3 km/h, le radar clignote pour lui indiquer que sa cadence est trop rapide. Une signalétique spéciale accompagne le radar. Bien sûr, il s’agit d’une initiative qui se veut humoristique.

 

© AFP   Source: Cyberpresse

Un autre festival d’art a choisi de surprendre les gens dans leurs déplacements quotidiens. À l’occasion de l’Art on Track festival, des artistes envahissent le métro avec leurs créations. Le temps d’une journée de fin de semaine, une voiture du métro de Chicago a sillonné la ville décorée d’un jardin mobile. De plus, le sol et les bancs d’un wagon ont été recouverts d’une épaisse couche de végétation invitant les passagers à s’y asseoir.

 

Source: Inhabitat

Pour des villes créatives!

Les villes du Québec ne sont pas en reste en ce qui a trait à la créativité. La concurrence entre les destinations est féroce. Notre monde s’urbanise sans cesse. Pour en faire des milieux de vie stimulants et des destinations touristiques attrayantes, encourageons la contribution des artistes, designers, architectes et autres esprits créatifs dans son évolution (Lire aussi: La créativité au service du développement urbain (compte rendu de conférence))

 

Sources:

– Agence France-Presse. «Un radar pour inviter les piétons à ralentir…», cyberpresse.ca, 15 novembre 2011.

– Glow, Justin. «Floating Swimming Pool Spotted in Germany», www.gadling.com, 17 juillet 2007.

– Guyennon, Patrick. «Marseille: un ancien silo à grains transformé en salle de spectacle», Urbanews.fr, 22 septembre 2011.

– Gwiazdzinski, Luc. «Ephemeral, Festive and Event-orientedCities», présenté à l’occasion de la table ronde intitulée New Times, New UrbanTourism Destinations du séminaire Urbantourism, heritage and urbanquality in Europe à Rennes, mars 2009.

– Hattam, Jennifer. «Huge New Urban Campground Planned for Brooklyn», www.treehugger.com, 15 juin 2011.

– Jones, Charisse. «Hotels offer visitors a chance to snooze under the moonlight», USA TODAY, 1er août 2011.

– Morgan, Helen. «Germany’s Roller Coaster Walkway Thrills Visitors with Views to The Surrounding Landscape», inhabitat.com, 20 novembre 2011.

– Trendwatching.com. «CityLights», Trend Report 2012, novembre 2011.

– Zimmer, Lori. «Chicago Subway Train Transformed Into Lush Mobile Garden on Wheels!», inhabitat.com, 19 septembre 2011.

 

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Marketing

Comment attirer les jeunes adultes dans les musées

La clientèle des jeunes adultes représente un marché important pour les musées. Plus d’un Canadien sur cinq âgé de 18 à 35 ans effectue au moins une visite par année dans un tel établissement (PMB 2011). Une étude récente s’est penchée sur ce qui intéresse ces adultes et a démontré qu’un marché potentiel latent pourrait bien se développer grâce aux efforts innovants des institutions. Voici les résultats de cette étude et des exemples d’initiatives de musées qui pourraient interpeller particulièrement la clientèle des jeunes adultes.

Le marché des 18 à 35 ans n’est pas simple à conquérir. D’abord, il regroupe trois générations, soit les X, les Y et les C (lire aussi: Qui sont ces C?), aux profils plutôt différents. Il comprend des étudiants, des gens qui entament ou poursuivent une carrière ainsi que des parents de jeunes enfants. Ayant des horaires souvent chargés, beaucoup d’activités sociales ou encore une vie familiale très prenante, les jeunes adultes doivent choisir où ils occuperont leur temps de loisirs ou de visites touristiques et où ils dépenseront leur budget alloué aux sorties.

Qu’est-ce qui les attire?

Outre le thème de l’exposition, qui joue probablement le plus grand rôle dans l’intérêt suscité chez le visiteur potentiel, quelques caractéristiques complémentaires favorisent la venue des jeunes dans les musées, entre autres:

  • les technologies qui permettent de visiter les lieux de façon autonome et agréable (audioguides, applications pour appareils mobiles, écrans tactiles ou tablettes comme support informatif, etc.);
  • une présence active de l’établissement sur les médias sociaux pour favoriser l’interaction avec les clientèles;
  • un restaurant ou un café servant de la nourriture simple, santé et à bon prix sur les lieux même;
  • des heures d’ouverture étendues;
  • des possibilités d’interaction avec les visiteurs qui les accompagnent;
  • une expérience globale de qualité.

L’étude «Marketing Museums and Exhibitions: What Drives the Interest of Young People» consiste en une enquête menée auprès de 224 adultes américains de 18 à 35 ans, choisis au hasard parmi un panel de consommateurs. Pour ce sondage, les participants devaient indiquer leur degré d’intérêt à visiter une exposition ou un musée, selon différentes conditions. En tout, 36 scénarios ou caractéristiques ont été testés. Les chercheurs souhaitaient ainsi trouver les éléments qui incitent le visiteur potentiel ou, au contraire, qui le dissuadent à visiter un musée.

Globalement, 41% des répondants se sont montrés intéressés par la visite d’une exposition, sans qu’on y ajoute aucune caractéristique. Avec le message «le musée offre un service de restauration avec un très grand choix de nourriture», l’intérêt général augmente de 7%, alors que c’est exactement le contraire lorsqu’on parle de «voir une exposition lors d’une sortie scolaire».

Un marché latent?

Toujours à partir des mêmes participants, les chercheurs ont segmenté l’échantillon en trois groupes aux motivations bien distinctes:

  • les clients habituels (40%);
  • les gens à la recherche de plaisir et d’activités sociales (31%);
  • les personnes qui aiment interagir avec les autres (29%).

Le tableau suivant illustre la propension de chacun de ces segments à assister à une exposition selon différentes caractéristiques.

Le groupe des clients habituels rassemble les adultes déjà conquis. Ces visiteurs seront influencés de façon positive par les attributs liés à des horaires de visite étendus, ou lorsqu’on leur propose des attentions spéciales. Ce segment réagit négativement aux messages liés à des ajouts, tel un restaurant. Des actions marketing agressives pourraient bien générer l’effet inverse et les dissuader d’envisager une visite.

Formé de gens à la recherche de plaisir et d’activités sociales, le second segment fréquente très peu les musées. Toutefois, les messages influent grandement sur leurs intentions.

Le groupe des personnes qui aiment interagir avec les autres est influencé par plusieurs caractéristiques comme la restauration, le fait que «l’exposition encourage les gens à converser librement pendant la visite, plutôt que de chuchoter» et l’idée de «prendre part à une aventure interactive». Selon les auteurs de l’étude, ce segment revêt beaucoup de potentiel.

Des initiatives inspirantes

Enfin, voici deux exemples de projets muséaux qui correspondent à ce dernier élément sur la participation des visiteurs.

Guggenheim

Célèbre institution, le Guggenheim propose aux visiteurs plusieurs façons d’entrer en contact avec les artistes, les experts en architecture et en design, ou encore de participer au développement de ses musées. En plus d’assurer une présence active sur de nombreux médias sociaux, l’organisme consacre une section de son site Web à la présentation d’initiatives innovantes, qu’il a intitulée interact. Mentionnons le BMW Guggenheim Lab, qui se promène dans plusieurs grandes villes à travers le monde et qui, à ciel ouvert, lance un débat, avec experts et citoyens, sur l’aménagement urbain, en plus de présenter des propositions de design. Les résultats de cette démarche feront l’objet d’expositions. Visionnez la vidéo ci-dessous pour mieux saisir le concept.

 

Portland Art Museum

Le projet Object Stories du Portland Art Museum a pour but de faire participer le public dans la vie muséale et d’élargir la clientèle. Le musée invite ainsi les gens à partager l’histoire d’un objet qui leur tient à cœur. L’enregistrement se fait dans un kiosque, au musée, avec l’aide d’un bénévole. Ces histoires peuvent être entendues sur place, à même un écran tactile ou en ligne (voir le lien ci-dessous). Le projet semble remporter beaucoup de succès.

Cliquez ici pour entendre des histoires.

L’innovation interpelle toutes les générations

La clientèle des jeunes adultes constitue un marché important, entre autres parce qu’une fois convertie, elle revient année après année. De plus, c’est elle qui, en partie, inculquera l’intérêt pour les arts et la culture à ses enfants. Mais l’innovation dans les musées se fait au bénéfice de tous les marchés. La découverte de la culture est l’affaire de toutes les générations, et c’est souvent la diversité qui stimule le partage des expériences les plus riches.

 

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

Sources :

– Gofman, Alex, Howard Moskowitz et Tõnis Mets. «Marketing Museums and Exhibitions: What Drives the Interest of Young People», Journal of Hospitality Marketing & Management, vol. 20, no 6, août 2011, p. 601-618.

– Museum Audience Insight. «International study of a wide variety of museums», 25 octobre 2011.

– Print Measurement Bureau 2011.

 

Sites Web :

Guggenheim

Object Stories

Portland Art Museum

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Dis-moi quels paysages tu préfères, je te dirai où aller!

Le paysage occupe-t-il une place importante dans le choix d’une destination? Quel type d’environnement les voyageurs préfèrent-ils? La plage? La montagne? Les rivières? Certains coins de pays méconnus recèlent de véritables trésors cachés; leur découverte permettrait peut-être à ces régions de développer ou de bonifier leur offre touristique. C’est, du moins, ce que considère un chercheur des Pays-Bas qui a créé une plateforme Web servant à recueillir les préférences des voyageurs en matière de paysage, tout en leur indiquant, par la suite, les destinations européennes qui correspondent à leurs goûts.

Les connaissances en matière de paysage sont principalement le domaine des experts. La valeur de ces paysages est en effet rarement mesurée par les voyageurs. Martin Goossen s’est penché sur la question; il a présenté sa démarche et son outil novateur à l’occasion de la conférence Atlas 2011 intitulée Landscape and Tourism: the Dualistic Relationship.

Choisir la destination

Plusieurs caractéristiques, dont le paysage, motivent le choix d’une destination. Des enquêtes ont démontré que le prix ou encore les recommandations d’autres voyageurs jouent un rôle prédominant dans le choix d’une destination de vacances. Toutefois, le voyageur a un comportement complexe et les motivations changent selon le séjour. Ainsi, le type de paysage revêt une importance relative dans le choix de ses voyages.

Des études réalisées auprès de la population des Pays-Bas indiquent que:

  • près de la moitié des consommateurs (45%) déterminent d’abord la destination du voyage;
  • le tiers établit (32%) plutôt un budget en premier lieu;
  • les gens naviguent environ de 7 à 10 heures sur Internet pour trouver leur destination;
  • une personne sur six (16%) prend plus de 20 heures avant d’arrêter son choix;
  • les deux tiers (66%) estiment avoir passé trop de temps sur Internet pour trouver la bonne destination.

Par ailleurs, plusieurs outils de recommandations cherchant à guider le consommateur dans ses choix ont été développés au fil des années. Mentionnons le volet Inspiration de TripAdvisor ou le moteur d’inspiration d’Expedia. D’autres plateformes de recommandations comme Wanderfly suggèrent de choisir une destination en sélectionnant quelques mots clés, souvent rattachés à des activités ou à des expériences, et un budget. (Lire aussi: À quelles personnalités de voyage vous adressez-vous?). Le paysage est absent des choix possibles, directement du moins.

Choisir en fonction des paysages

Avec le projet ESCAPE, M. Goossen propose une plateforme Web qui recommande des destinations européennes selon les préférences sélectionnées par l’utilisateur en matière de paysage. Une version pour le territoire des Pays-Bas a d’abord été développée. Ces sites sont munis d’un système d’information géographique (SIG) qui permet d’identifier les types de territoire.

 

Bien qu’encore incomplète – version démo –, la plateforme européenne, permet déjà de bien saisir le concept. En trois étapes, l’utilisateur sélectionne des destinations qui correspondent à ses préférences de paysages. Voici comment se déroule le processus.

1. Il faut d’abord sélectionner les paysages recherchés parmi les 16 catégories, dont les plages et les dunes, les cours d’eau, les prairies, les glaciers et sommets enneigés, les villages. À l’aide d’une échelle de 1% à 100%, le visiteur indique dans quelle proportion il souhaite trouver ce type d’environnement à destination. Une échelle intouchée signifie qu’un tel paysage lui est indifférent. Dans chacun des cas, une photo est disponible.
Paysages_preferes_image1 

 
2. Ensuite, l’utilisateur doit indiquer ses préférences pour d’autres caractéristiques comme le relief recherché, le mois prévu du voyage et la température moyenne espérée. Il peut également préciser s’il souhaite être à proximité de la mer, d’une ville, d’un aéroport, d’un village ou, au contraire, s’il veut en être éloigné.

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3. Après avoir répondu à quelques questions pour les besoins de la recherche, une carte personnalisée de l’Europe mettant en évidence les lieux qui correspondent le mieux à la sélection de paysages apparaît. Les endroits qui enregistrent les résultats les plus élevés sont indiqués. Le visiteur peut cliquer sur ces destinations pour basculer vers Google Map et visualiser des photos et des vidéos. Pour bien comprendre le concept, rien ne vaut une visite sur le site (www.myplacetobe.eu).

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Des résultats concrets

La version néerlandaise qui a précédé Myplacetobe.eu compte sur un SIG plus détaillé; les résultats sont donc plus précis. Cette version a été utilisée par plus de 250 000 visiteurs et figurait dans le classement des 100 sites Internet au pays. Ce succès a permis de récolter un échantillon représentatif d’utilisateurs et d’approfondir la recherche. Voici quelques résultats à cet effet :

  • presque 30% des utilisateurs ont visité la destination recommandée, 11% pour la première fois;
  • environ 95% de ceux-ci ont été satisfaits des paysages qu’ils y ont découverts;
  • plus de la moitié de ces voyageurs ont réservé un lieu d’hébergement dans le secteur;
  • parmi ceux qui n’ont pas visité la destination recommandée, 20% ont cherché de l’information à son sujet.

Voilà une approche différente qui, bien qu’embryonnaire, permet d’aborder la destination sous un angle nouveau. Le paysage ne constitue-t-il pas l’une des ressources primaires du tourisme? On peut certainement le mettre en vitrine à titre d’inspiration au voyage.

 

Source:

– Goossen, Martin. «www.myplacetobe.eu: An innovative tool for understanding the dualistic relationship of landscape and tourism», Atlas annual conference 2011 – Landscape and Tourism: The dualistic Relationship, Valmiera, Lettonie, 21 septembre 2011.

 

Sites Internets:

Expedia

Myplacetobe.eu

TripAdvisor

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Produits et activités

L’hiver, une saison à exploiter!

À l’approche de l’hiver, une partie de la population québécoise rêve de plages et de mer turquoise. Les adeptes de plein air sont souvent plus optimistes, lorsque surviennent les premières neiges. Pourtant, les activités extérieures proposées durant la saison froide ne sont pas réservées qu’aux sportifs. Mentionnons entre autres les marchés de Noël, les festivals d’hiver, la cueillette hivernale ou encore la descente de montagne en taxi ski… Les produits mis en place pour apprivoiser l’hiver ne manquent pas. Depuis quelques années, de plus en plus d’activités et d’événements originaux voient le jour au Québec. Cette analyse en présente quelques-uns d’ici, mais surtout d’ailleurs, en guise d’inspiration.

Sports et activités de plein air

Les activités de glisse autres que le ski traditionnel se multiplient dans les centres de villégiature. À la station de Valfréjus, dans les Alpes de Savoie, on offre des cours de speed riding, cette activité qui combine le ski et le vol. Le skieur est muni d’une voile, plus petite que celle d’un parapente, qui lui permet de faire de longs sauts, en volant, quelques mètres au-dessus de la piste enneigée.

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Source: Ataka Speedriding

Les amateurs de sensations fortes peuvent s’adonner au airboarding à la station de ski Smugglers’ Notch, au Vermont. Couché à plat ventre sur un matelas gonflé, la tête en avant et coiffée d’un casque protecteur, celui qui dévale la pente ainsi doit apprendre à diriger sa course à l’aide du poids de son corps. D’ailleurs, une brève initiation est nécessaire avant de pouvoir se lancer sur la piste. La pratique de ce sport est interdite dans de nombreuses stations, à cause des risques de collision avec les skieurs et les planchistes. D’autres l’autorisent dans certaines zones seulement.

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Airboarding. Source:  Smugglers Notch Vermont

 Le véloneige, ou snowscoot, aperçu dans plusieurs stations de ski du Québec, ressemble à un vélo sur ski, mais sans selle. Il se compose d’une planche à neige en deux sections retenues par un cadre. À l’aide du guidon, celui qui prend place sur le véloneige peut contrôler la descente.

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Véloneige. Source: Canoë

Plus connu en Europe, le ski attelé, ou ski joring, se pratique au Québec, notamment à la Ferme L’Auteuilloise de Laval. Il allie sport de glisse et randonnée équestre. En fait, on pourrait parler de ski équestre. Le skieur, chaussé de bottes et de skis alpins, est tiré par un cheval.

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 Ski attelé. Source: Le Grand Club

En Suisse, une piste de luge de six kilomètres entièrement éclairée et composée de nombreux virages relie deux communes, Preda et Bergün, d’où son nom: la piste de luge Preda-Bergün. Pour remonter la piste, les lugeurs prennent le train!

 Piste de luge éclairée de Preda-Bergün

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Source: MySwitzerland.com

Le taxi ski permet aux non-skieurs et aux personnes à mobilité réduite, comme celles qui ont déjà skié, mais qui ne le peuvent plus, de dévaler les pentes et d’apprécier les paysages alpins confortablement installés dans un fauteuil. Ce dernier est muni de skis, et un moniteur prend place derrière afin de le «conduire». Le taxi ski se pratique notamment en Savoie Mont Blanc. Pour un aperçu du concept, visionnez la courte vidéo ci-dessous.

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Des événements et des lieux qui célèbrent l’hiver

Les événements urbains originaux comme l’Igloofest, le festival Montréal en Lumière ou encore les nombreuses activités proposées par le Carnaval de Québec créent un climat festif qui positionne avantageusement les destinations hivernales.Hiver_image7

Des vergers invitent les gens à la cueillette de pommes en hiver, pour la confection du cidre de glace. Un peu comme lors de l’autocueillette de l’automne, certains en font un événement familial. C’est notamment le cas des vergers Lafrance de Saint-Joseph-du-Lac, dans les Basses-Laurentides, qui disposent de sentiers de ski de fond et de glissades, et proposent des animations, le temps de quelques week-ends de janvier.

En Suisse, dans le domaine des Portes du Soleil, qui compte 12 stations de ski, se déroulera la 2e édition du Festival des concerts sauvages, rebaptisé Rock the Pistes festival. Cet événement met en vedette la chanson pop rock francophone sur des scènes éphémères aménagées à même les pentes de ski. L’heure et l’endroit de ces spectacles gratuits sont envoyés par SMS aux festivaliers, la veille de l’événement.

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Source: Freeride Co

 Les marchés de Noël deviennent peu à peu une tradition, un rendez-vous important pour plusieurs municipalités du Québec. Ils offrent une vitrine aux produits régionaux, dynamisent le secteur où ils se déroulent, créent une ambiance féerique et attirent la population locale comme les touristes.

 

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Source: Marché de Noël et des traditions de Longueuil

Lorsque l’on parle de l’hiver au Québec, on ne peut passer sous silence l’Hôtel de Glace de Québec, qui se renouvelle année après année et remporte toujours un grand succès. D’ailleurs, Montréal emboîtera le pas avec un ambitieux projet de village de neige et de glace, sur l’île Sainte-Hélène. En plus d’un hôtel de glace, ce village devrait comprendre, entre autres, une chapelle, un igloo vitré et chauffé, une salle de conférence ainsi qu’un restaurant.

Moduler son prix selon la température

Certaines entreprises intègrent les conditions météorologiques des mois froids à leur stratégie marketing.

Par exemple, à la station de ski Mt. Bachelor, en Oregon, on a mis en place une grille de prix qui varie selon la quantité de neige au sol, le vent, la visibilité, la température et le nombre de remontées mécaniques en service. Le tarif normal, pour une journée type en dehors des périodes de vacances, peut osciller entre 53$ et 73$. Le prix est fixé la veille, en fonction des prévisions de la météo, et est diffusé sur le site Web de la station et dans les médias sociaux.

Valoriser l’hiver

L’hiver québécois s’étend sur quatre à six mois, pendant lesquels il tombe plus de 200 cm de neige, et les températures moyennes basculent bien souvent sous les -10°C en janvier. On peut en subir les conséquences, «hiberner» et attendre les jours plus doux, ou prendre cette période de front, répandre la culture de l’hiver et en faire une image forte de notre industrie touristique.

 

Sources:

– Bissonnet, Jacques et Francine Plourde. «Montréal aura son hôtel de glace», Radio-Canada.ca, 27 septembre 2011.

– Demers, Alain. «Initiation au snowscoot à Sutton», Canoe.ca, 15 février 2011.

– Folie-Boivin, Émilie. «Un jardin de givre», Le Devoir.com, 8 janvier 2010.

– Laflamme, Isabelle. «Plus c’est froid, moins c’est cher», Canoe.com, 10 janvier 2011.

 

Sites Internet:

Ataka Speedriding

Rock the Pistes festival

Hôtel de Glace

La Ferme L’Auteuilloise

L’Atlas du Canada

Les vergers Lafrance

Marché de Noël et des traditions de Longueuil

Mt. Bachelor

MySwitzerland.com

Savoie Mont Blanc

Smugglers’ Notch

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Products and activities

Capitalize on winter!

While some Quebeckers dream of beaches and a turquoise sea with the approach of winter, outdoor enthusiasts look forward to the first snowfall. However, sporting types are not the only people who can take advantage of cold-weather outdoor activities. Winter also means Christmas fairs, winter festivals, winter fruit picking or even sliding downhill in a taxi ski. There are scores of products out there to help us make the most of the snowy season. In the last few years, Quebec has developed an increasing number of creative events and activities. The following article presents some of these, though it primarily discusses innovations from outside the province to provide inspiration.

Sports and outdoor activities

Resorts now propose numerous alternatives to traditional downhill skiing. Valfréjus, a resort in the Savoie region of the French Alps, offers courses in speed riding, an activity that combines skiing and paragliding. Equipped with a type of small paragliding sail, skiers can jump and fly several metres above the snowy slope.

Source: Ataka Speedriding

The Smugglers’ Notch ski resort in Vermont offers airboarding to thrill seekers. Wearing a helmet and lying flat on their stomachs on an inflated sled, airboarders must learn to use their body weight to steer headfirst down the slope. In fact, a short instructional clinic is mandatory for first timers. The practice of this sport is outlawed in many resorts, because of the risk of collision with skiers and snowboarders. Other resorts allow it only in specially marked areas.

Airboarding. Source: Smugglers Notch Vermont

Snowscooting is another sport that is becoming more popular in Quebec ski areas. Similar to a snow bike without a seat, a snowscoot is a two-piece snowboard, held together with a frame. Snowscooters use the handle bars to steer down the hill.

Snowscooting. Source: Canoë

Although better known in Europe, ski joring, which combines skiing and horseback riding, is also practised in Quebec, notably at the Ferme L’Auteuilloise in Laval. Skiers, wearing downhill boots and skis, are pulled by a horse in this form of “equestrian skiing.”

Ski joring. Source: Le Grand Club

In Switzerland, the floodlit Preda-Bergün toboggan run is a winding six-kilometre toboggan run connecting the villages of Preda and Bergün. Tobogganers take the train to reach the top of the run.

Source: MySwitzerland.com

Taxi skiing (sometimes called adapted or seated skiing) enables non-skiers and those with reduced mobility, such as those who used to ski but no longer can, to hit the slopes and enjoy the alpine scenery while comfortably seated in a ski-chair guided from behind by an instructor. Taxi skiing is offered at Mont Blanc in the Savoie region of France. The short video below illustrates the concept in action.

Events and locales celebrating winter

Innovative urban events such as Igloofest, the Montreal High Lights Festival and the many activities organized by the Québec Winter Carnival help create a festive atmosphere that gives winter destinations a competitive advantage.

Some orchards invite visitors to pick apples in the winter, for the production of ice cider, making it into a family-oriented activity a little like the U-pick system popular in the fall. For example, for a few weekends in January, the Vergers Lafrance in the Lower Laurentian town of Saint-Joseph-du-Lac offer cross-country ski trails, toboggan runs and special activities to members of the public who help harvest the apples.

In Switzerland, the Portes du Soleil ski area, which includes 12 different resorts, will host the second edition of the Festival des concerts sauvages, which has been renamed the Rock the Pistes Festival. During this event, French pop singers perform on temporary stages built right on the ski slopes. The exact time and location of these free shows are texted to festival-goers, the day before.

Source: Freeride Co

Christmas fairs have gradually become a tradition and a major event for many Quebec municipalities. They showcase regional products, provide a boost to the surrounding area, and create an enchanting ambiance that attracts locals as well as tourists.

Source: Marché de Noël et des traditions de Longueuil

Any discussion of winter in Quebec must, of course, include Quebec City’s Ice Hotel, which is rebuilt every year and is always very popular. This year, Montreal is following suit with an ambitious plan for a Snow Village on Ile Sainte-Hélène. In addition to an ice hotel, the village will feature an ice chapel, heated glass igloo, meeting rooms and a restaurant.

Adjusting prices along with the temperature

Some businesses are making winter weather conditions part of their marketing strategy. For example, the Mt. Bachelor ski resort in Oregon has implemented a sliding price scale that varies according to precipitation, wind, visibility, temperature and number of lifts in service. A non-holiday lift ticket ranges in price from $53 to $73, depending on the weather forecast. The price is set the day before and then posted on the resort’s Website and in social media.

Take advantage of winter

A Quebec winter lasts four to six months, more than 200 cm of snow falls, and average January temperatures often dip below -10°C. We can either suffer the consequences, hibernating until the return of warm weather, or we can tackle it head on, promoting winter culture and making it a powerful brand of our tourism industry.

 

Sources:

– Bissonnet, Jacques et Francine Plourde. «Montréal aura son hôtel de glace», Radio-Canada.ca, 27 septembre 2011.

– Demers, Alain. «Initiation au snowscoot à Sutton», Canoe.ca, 15 février 2011.

– Folie-Boivin, Émilie. «Un jardin de givre», Le Devoir.com, 8 janvier 2010.

– Laflamme, Isabelle. «Plus c’est froid, moins c’est cher», Canoe.com, 10 janvier 2011.

 

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