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Ailleurs dans le monde Produits et activités

CAPSULE – La démesure semble finalement payante pour Dubaï!

Les plus récents résultats hôteliers mondiaux révélés par Deloitte et Smith Travel Research pour la période de janvier à septembre 2005 révèlent que Dubaï est la métropole qui présente le meilleur taux d’occupation moyen et le revenu par chambre disponible (RevPar) le plus élevé au monde.

Pour la période de janvier à septembre 2005, Dubaï a enregistré un taux d’occupation moyen de 85,9%, devançant New York (82,7%) et Singapour (80%). Le résultat annuel final sera probablement supérieur, puisque le Dubai Department of Tourism and Commerce Marketing (DTCM) annonçait récemment que, pour le mois de décembre 2005, les hôteliers ont déclaré un taux d’occupation moyen de 91,5%, une importante progression par rapport au taux de 85,1% enregistré pour le même mois en 2004.

En ce qui concerne le RevPar, les hôteliers de Dubaï présentent également le meilleur résultat au monde, soit 175,47$US. Cette performance exceptionnelle (hausse de 42,3% par rapport à 2004) place Dubaï devant New York (163,32$US) et Paris (169,53$US).

À la fin de l’année 2005, Dubaï comptait 383 hôtels pour une offre de 35 396 chambres. On estime que, au cours des trois prochaines années, l’ouverture de 140 hôtels et resorts supplémentaires permettra d’ajouter 34 000 chambres à l’offre hôtelière de la destination.

Sources :
– Campbell Sarah. «Revenue Marker», ITP Business [www.itp.net], 20 février 2006.
– «Dubai Hotels Posted 90% Occupancy in December 2005», Yahoo!  [Yahoo Asia News], 8 février 2006.

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Ailleurs dans le monde Hébergement

Et si l’hôtellerie de luxe diversifiait son offre par le biais du camping?

Le voyageur est de plus en plus «demandeur» en matière de découverte du patrimoine naturel par des visites de sites remarquables, des circuits touristiques, des activités de pleine nature. Toutefois, ce même consommateur exige bien-être, confort et sécurité. Incompatible, croyez-vous? Certains hôteliers ont réussi des mariages plutôt heureux en insérant le camping dans leurs nouvelles propositions haut de gamme!

Désir de nature et désir d’archaïsme

Le sociologue français Jean-Didier Urbain estime que le désir de nature est l’un des principaux désirs que génère la vie en ville. Selon lui, ce réflexe de la recherche d’un environnement naturel en réaction à un quotidien où tout est rue et pavé ira en s’accentuant puisqu’on évalue que, en 2015, plus de la moitié de l’humanité vivra dans les villes, une réalité encore plus présente en Occident. Pour les professionnels du tourisme, il s’agit d’un incroyable filon à exploiter. [Lire aussi: Mettez-vous en mode «séduction»!]

Pour sa part, le sociologue Michel Maffesoli souligne l’émergence d’un «paradoxe postmoderne», celui de la prédominance de la recherche du luxe jumelée à un désir de retour de l’archaïsme, c’est-à-dire le retour à ce qui est premier, fondamental, naturel et matières brutes. Le développement d’offres mariant habilement le luxe et la nature semble donc promis au succès.

Le tourisme de nature

Défini par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) comme une forme de tourisme organisé autour de la motivation principale d’observation et d’appréciation de la nature, le tourisme de nature vise donc à répondre à ce désir de nature en structurant l’accès à des environnements naturels exceptionnels.

Afin de compléter cette expérience de découverte de la nature, l’industrie touristique a dû relever le défi de développer des solutions d’hébergement qui assurent un confort conforme aux exigences des clientèles sans pour autant dénaturer le milieu naturel d’accueil. La création des écolodges s’inscrit d’ailleurs dans cette tendance.

Le luxe s’invite dans la nature

Flairant la tendance et soucieuse de ne pas laisser filer ce segment de clientèle, l’hôtellerie de luxe s’est inspirée de la tente, un mode d’hébergement traditionnellement associé aux aventures en milieu naturel, afin de créer des établissements nouveau genre visant à séduire les clientèles urbaines en recréant l’impression d’aventure associée à la pratique du camping.

Le premier campement Four Seasons

Afin de permettre à sa clientèle d’assouvir son désir de contact direct avec la nature, le nouveau complexe de la prestigieuse chaîne hôtelière Four Seasons, situé dans le Triangle d’or au nord de la Thaïlande, regroupe quinze tentes spacieuses. Toutes décorées différemment, ces tentes dotées de portes et de fenêtres qui s’ouvrent avec des fermetures éclairs offrent: grand lit, parquet de teck recyclé, immense baignoire en cuivre, douche en plein air, Internet haute vitesse, coffre-fort et plus encore. Pour le groupe hôtelier, cette première expérience constitue un projet pilote qui servira de test et de référence pour l’éventuel développement de nouveaux campements.

 

Un développement qui «tente» tous les continents

En 2005, dans le Montana (États-Unis), le complexe de villégiature de luxe Paws Up Resort ajoutait à son offre le volet «Tent City» qui accueille ses clients en plan américain (repas inclus) pour 595 USD par nuit! Les tentes abritent un lit douillet (literie de qualité et couette en plume) et des oeuvres d’art sur les murs. Jumelé à un spa offrant des massages en plein air – donnés sur les rives de fleuve Blackfoot avec des huiles essentielles de la région -, le site obtient tellement de succès que 6 tentes et un nouveau spa seront ajoutés en 2006. 

En Australie, le groupe Voyages Hotels and Resorts, qui gère 23 complexes hauts de gamme, propose, depuis le 1er juillet 2004, le camp 5 étoiles Longitude 131°. Situé au coeur d’un parc national, ce site, affilié au groupe Small Luxury Hotels of the World, offre 15 élégantes tentes sur pilotis dotées d’air climatisé et de télévision par satellite.
 
Sans surprise, on trouve aussi ce type de campement à Dubaï, où l’Al Maha Desert Resort est situé dans une réserve animalière couvrant 225 km carrés de désert, mais aussi dans le Sahara tunisien, dans un parc national de la Namibie ou encore dans les sites naturels de la Bolivie.

Le «mirage aventurier»

S’amusant du comportement du citadin qui veut retrouver les sensations d’antan, mais intégrant le confort de la ville, Jean-Didier Urbain relève que l’utilisation des termes campement et camping par les grandes entreprises touristiques est surtout justifié par une référence à l’imaginaire des consommateurs qui vise à créer un «mirage aventurier». Quoiqu’il en soit, les hôteliers semblent avoir réussi à créer un nouveau créneau porteur en mariant habilement le désir de nature et le goût du luxe.

Sources:
– Hamam, Nadia. «Palais de toile sous les étoiles», Madame Figaro [www.madamefigaro.fr], 14 février 2006.
– Maffesoli, Michel. «Un désir de retour à l’archaïque», Madame Figaro [www.madamefigaro.fr], 14 février 2006.

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Accommodation Around the world

Luxury hotels now include… camping?

More and more travellers are turning to nature tourism, e.g. trips to unique sites, package tours and outdoor activities. However, these same consumers also want to enjoy comfort, safety and relaxation. Although these needs may seem incompatible, some hotels have successfully combined them by offering camping as part of their latest deluxe products!

A desire for nature and a simpler time

According to French sociologist Jean-Didier Urbain, the desire for nature is one of the primary « needs » generated by city life; the yearning for a natural environment is a reaction to an everyday life of streets and pavement. Furthermore, this phenomenon is likely to increase: it is estimated that by the year 2015, over half the world’s population will be living in cities, especially in the West. For tourism professionals, this nascent trend offers incredible potential.

For his part, sociologist Michel Maffesoli highlights the emergence of a « post-modern paradox »: the prevailing search for luxury, combined with a desire to return to the past. In other words, a desire to get back to the basics. Therefore, those who develop products cleverly combining luxury and nature seem destined for success.

Nature tourism

Defined by the World Tourism Organization (UNWTO) as a « form of tourism in which the main motivation of the tourist is the observation and appreciation of nature », nature tourism responds to the desire for nature by organizing access to exceptional natural environments. To complete the nature tourism experience, the tourism industry has had to develop accommodation solutions that provide a level of comfort to meet customer needs without « de-naturing » the natural environment of the host location. The creation of ecolodges is part of this trend.

Luxury meets nature

Having picked up on this trend – and not wanting to miss out on this market segment – the luxury hotel trade has drawn its inspiration from the tent, a type of lodging traditionally associated with the great outdoors. To attract urban travellers, luxury establishments are designing innovative accommodations that recreate the spirit of adventure so often associated with camping.

First Four Seasons camping site

To help travellers slake their thirst for direct contact with nature, the latest resort from the prestigious Four Seasons hotel chain offers 15 tent accommodations in the Golden Triangle of Northern Thailand. Each spacious tent features a unique décor, zippered doors and windows, a large bed, recycled teak floor, oversized copper bathtub, outdoor shower, high-speed internet access, a safe, and more. A « first » for the hotel group, this pilot project will be used as a benchmark for developing new camps in the future.

Interest on every continent

In 2005, the luxury Resort at Paws Up in Montana added « Tent City » to its product line, offering the American plan (all meals) for US$595 per night. Each tent includes a comfortable bed (fine linen and feather duvet) and artwork on the walls, while the nearby spa provides outdoor massages on the banks of the Blackfoot River, with essential oils from the surrounding region. The concept has been so successful that 6 tents and a new spa will be added in 2006.

In Australia, the Voyages Hotels and Resorts group, which manages 23 luxury resorts, opened Longitude 131°, a 5-star wilderness camp, on July 1, 2004. Located in the heart of a national park, this site -affiliated with the Small Luxury Hotels of the

World group, offers 15 elegant tents mounted on pilings, equipped with air conditioning and satellite television.

Not surprisingly, similar camps can also be found in Dubai (where the Al Maha Desert Resort is located in a 225 square km desert wildlife preserve) and in the Tunisian Sahara, a national park in Namibia as well as some natural sites in Bolivia.

The myth of the adventurer

Amused by the behaviour of city-dwellers wanting to re-experience the past while incorporating the comforts of the city, Jean-Didier Urbain notes that large tourism-based businesses are justified in using the terms « camp » and « camping », because they are referring to the consumer fantasy of being an adventurer. That being said, hoteliers nonetheless seem to have successfully created a promising new market niche by cleverly combining the desire for nature with a taste for luxury.

Sources:
– Hamam, Nadia. « Palais de toile sous les étoiles, » Madame Figaro [www.madamefigaro.fr], February 14, 2006.
– Maffesoli, Michel. ?Un désir de retour à l’archaïque,? Madame Figaro [www.madamefigaro.fr], February 14, 2006.

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Produits et activités

CAPSULE – L’escalade de ponts: le nouveau tourisme d’aventure en ville!

En Australie, alors que les banlieusards des villes de Brisbane et de Sydney entrevoient chaque jour la traversée du pont comme un mal nécessaire, des milliers de touristes en quête d’émotions fortes tentent plutôt d’escalader la structure du pont pour obtenir un coup d’oeil unique sur la ville.

Depuis 1998, la petite firme de tourisme d’aventure BridgeClimb offre aux locaux et aux touristes ce qu’elle qualifie d’expérience ultime de Sydney: une escapade guidée de 3 h 30 min qui les mènera au sommet du Sydney Harbor Bridge.

 
 

Plus de un million de visiteurs

D’apparence marginale, cette idée toute simple a créé un engouement incroyable. La firme a accueilli son millionième visiteur au cours de sa cinquième année(2003). Chaque jour, à intervalles de dix minutes, des groupes de 12 personnes qui ont payé de 165 $AU à 295 $AU s’élancent à l’assaut du pont, générant un achalandage annuel supérieur à 300 000 visiteurs.

Un succès contagieux

Ce succès a inspiré des promoteurs de la ville de Brisbane qui ont lancé en octobre dernier la compagnie Story Bridge Adventure Climb. Après seulement trois mois d’activités, plus de 10 000 visites et réservations ont été enregistrées.

Des résultats aussi vertigineux donnent envie d’explorer d’autres avenues qui permettront de jeter un pont entre le milieu urbain et le tourisme d’aventure!

Sources:

– « Story Bridge welcomes 10,000th visitor in three months »,[www.leisureopportunities.com], 16 janvier 2006.

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Produits et activités

Casinos: l’industrie diversifie sa mise!

La volonté de la Société des casinos du Québec de commercialiser son établissement de Gatineau sous l’appellation Complexe du Lac-Leamy et de vouloir repositionner le Casino de Montréal dans un complexe intégré semble s’inscrire dans une tendance mondiale.

Explosion de l’offre

Avant le début de la décennie 1990, aux États-Unis, seuls le Nevada et le New Jersey (région d’Atlantic City) avaient légalisé les casinos commerciaux. Neuf autres États américains les ont graduellement autorisés de 1990 à 2000.

S’ajoutent à cela les 485 casinos autochtones répartis dans 28 États américains et tous les nouveaux projets actuellement en développement.

Selon Hospitality Real Estate Counselors (HREC), les investissements réalisés en 2005 se chiffraient à 4 milliards USD par rapport à 3 milliards USD pour 2003 et 2004 ensemble. Pour la période 2006 à 2009, 14,5 milliards USD de projets sont en cours ou annoncés, et ce, sans compter des rumeurs concernant 14 milliards USD supplémentaires.

Las Vegas mise sur le divertissement

Depuis 2002, après une vaine tentative de rejoindre la clientèle familiale, les promoteurs de Las Vegas ont mis l’accent sur les spectacles, l’animation des sites, la restauration thématique et le shopping. Le divertissement a permis de repositionner la destination: de 2000 à 2004, le nombre de visiteurs est passé de 35,4 millions à 37,4 millions, dont plus de 5,7 millions de congressistes.

Ailleurs aux États-Unis

Si toutes les réalisations n’ont pas l’envergure de celles de Las Vegas, les projets récents et à venir démontrent que plusieurs investissements portent désormais l’étiquette «Vegas Style».

Atlantic City a résolument pris le virage «Vegas» avec l’ouverture du Borgota Hotel Casino & Spa en juillet 2003. Le succès de ce complexe de divertissement a relancé la destination et ses promoteurs annonçaient récemment l’ajout de 800 chambres d’hôtel au coût de 325 millions USD. Depuis, les projets se succèdent :

  • Le Tropicana Casino: investissement de 280 millions USD pour la construction d’un hôtel de 502 chambres et d’un complexe comprenant 40 restaurants, bars, discothèques et boutiques, en plus d’un spa et d’un cinéma Imax.
  • Le Showboat Casino: ouverture d’une succursale de la chaîne House of Blues qui offre désormais une salle de spectacles de 2500 places et un restaurant thématique. 
  • The Pier at Caesars: travaux de 175 millions USD visant à doter l’établissement d’une salle à manger de prestige, de boutiques et d’un complexe de divertissement, dès 2006.

Résultat des mises: en 2005, pour la première fois, les revenus de jeu des casinos d’Atlantic City franchissaient la barre des 5 milliards USD (comparé à 6,8 milliards USD pour Las Vegas).

Au Missouri, on estime à 1,3 milliard USD les investissements des casinos au cours des prochaines années et la majorité des sommes ne vise pas les aires de jeu.

En 2006, la Pennsylvanie autorisera l’ouverture de 14 casinos, notamment dans la ville de Pittsburgh, et des projets de «resorts-casinos» sont également à l’étude au Rhode Island, au Delaware, au Michigan, en Oregon et dans l’État de New York.

Ailleurs dans le monde

En France, le groupe Barrière, le plus important opérateur de casinos français, ouvrait récemment son 36e établissement, le premier dans la région parisienne. Le nouveau casino d’Enghien-les-Bains a été intégré au projet de restauration de l’ancien théâtre de la ville qui devient ainsi le lieu de divertissement de l’établissement.

En Suisse, le Grand Casino de Lucerne a vu son chiffre d’affaires s’accroître de 7,7 % au cours des premiers mois de 2005, résultat que le gestionnaire attribue à l’ajout récent d’un auditorium offrant diverses prestations culturelles et à l’obtention de prestigieux prix de gastronomie par son restaurant.

En 2005, en Angleterre, le gouvernement annonçait son intention d’émettre une licence unique pour la construction et l’exploitation d’un super casino «Vegas Style».

Les marchés de Singapour et de Macau sont particulièrement ciblés par les grandes firmes américaines (MGM Mirage, Harrah’s Entertainment, Wynn Resorts, etc.) qui souhaitent profiter de la légalisation du jeu sur ces deux territoires pour tirer profit du potentiel du marché chinois en recréant des complexes similaires à ceux construits sur la strip de Las Vegas.

Au Canada

À Edmonton, un nouveau complexe ouvrira ses portes à la fin de 2006. Ce projet du groupe américain Century Casino intégrera un casino, un hôtel de 40 chambres, une salle de spectacles et des restaurants.

Parmi les ajouts récents, notons l’ouverture, en juin 2004, à Richmond en Colombie-Britannique, d’un nouveau complexe casino qui compte un hôtel de 222 suites, un théâtre de 1000 places, un restaurant, un spa, des salles de réunions et de congrès, ainsi qu’une marina.

En juin 2004 également, l’ouverture du Niagara Fallsview Casino Resort a doté la région de Niagara d’un complexe qui peut rivaliser avec les casinos les plus somptueux du monde. Cette infrastructure de 1 milliard CAD propose :

  • un casino de 200 000 pieds carrés;
  • un hôtel de 368 chambres luxueuses;
  • un amphithéâtre de 1500 sièges;
  • 10 restaurants;
  • un centre de conférence de 50 000 pieds carrés;
  • un spa et des boutiques.

Si le Québec pouvait se targuer d’être novateur lors de l’ouverture d’un des premiers casinos commerciaux au Canada, celui de Montréal en 1993, force est d’avouer que l’univers des casinos a grandement évolué depuis ce temps!

Sources:
– American Gambling Association. «2005 State of the States – The AGA Survey of Casino Entertainment», www.americangaming.org, 4 mai 2005.
– «Atlantic City Moves Out of the Shadow of Las Vegas», Gambling Magazine [www.gamblingmagazine.com], 17 juillet 2005.
– «Casinos Booming Despite Hurricanes And Regulations», Gambling Magazine [www.gamblingmagazine.com], 20 décembre 2005.
– HREC – Hospitality Real Estate Counselors. «New Casino Development Survey», Hotel Online [www.hotel-online.com], 3 août 2005.
–  «Missouri Casinos Plan $1.3B In Upgrades», Gambling Magazine [www.gamblingmagazine.com], 26 janvier 2006.

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Trends

What’s coming in 2006?

Each new year brings with it a new batch of forecasts and predictions on a variety of topics. From new technologies, to the hotel sector, to the latest hot destinations, here are some things to watch in the coming year.

Leisure travel

In 2006, leisure travel will continue to drive tourism growth. According to some US experts, rest and relaxation motivate more than half of all leisure travellers. Destinations like spa resorts and those offering a stress-free atmosphere look the most promising. A recent Tripadvisor.com survey showed that 50% of the 3000 respondents planned to take a spa vacation in the next year. With short stays still in vogue, the challenge facing the industry is to offer the most relaxation within the shortest amount of time.

Visits to national parks will rise, while attendance at amusement parks will drop. The cruise industry should continue its upward climb and enjoy an excellent year, notably due to the launch of new boats and the growing popularity of this product among families. Timeshares on cruise ships have been identified as a promising new trend in the coming years.

Cities that emphasize fun and a wide variety of activities within a small area – ideally within walking distance – are likely to attract more travellers. And, finally, the increased demand for leisure travel has led experts to encourage consumers to reserve early to ensure that what they want is available at the desired time.

Business travel

North American business travel will enjoy a good year with projected growth of 5% in 2006, compared to the 4% recorded in 2005. This increase will be driven primarily by the meetings and conventions sector. However, for their daily corporate needs, business people continue to seek alternatives to having to travel for business.

Recent forecasts from Meeting Professionals International (MPI) confirm a 7% increase in meeting expenditures and the number of events for next year. This forecast is based primarily on national markets, because American and European organizers do not expect more events to be held at international destinations. In Canada, the number of visitors attending American conventions should remain stable.

Good news for suppliers: MPI anticipates that convention lead times will begin to increase. In 2006, it is estimated that lead times will grow by nearly 40%, translating into an additional two or three months between the invitation to tender and the event date.

Hotels

In North America, increased demand and slow growth in supply means average room rates should continue to rise in 2006. The upscale and luxury sectors in particular should benefit from this situation. Furthermore, in 2006, the hotel industry, like all travel and tourism sectors, will face the dual challenge of staff shortages and human resource management. According to a recent US study, 25% of hotel industry employees are dissatisfied with their jobs and 32% of these people would like to find a new job in the next year. The year 2006 is also likely to be challenging for hotel owners in major US cities because many collective agreements are up for renewal.

Transportation

Pressures on the North American airline industry will persist as discount carriers continue to invade the traditional routes of the major airlines. In this competitive environment, ticket prices will remain low, but an expected increase in fuel prices (combined with fewer available seats) should nudge average prices higher among regular carriers. There will also be an increase in the number of pay-per-use in-flight services (pillows, blankets, meals, snacks, etc.).

As for airports, we should see an increase in the services offered to travellers. The addition of shops, restaurants, gyms, beauty salons and professional services are some of the tactics being adopted by airport managers to diversify revenue sources and improve the customer experience.

In 2006, the Airbus A-380 will begin commercial flights. The world?s largest passenger jet, the two-storey airplane will be the first to offer on-board areas for socializing.

In the United States, train travel will grow in 2006. Improved services and schedules, and especially the opportunity to transform travel from a utilitarian role into an experience unto itself, have piqued consumer interest in this service, especially among Generation X travellers.

Technology

Travellers, both business and leisure, are increasingly demanding the opportunity to « plug in » anywhere and any time. Hotels, resorts, convention centres, airports and various types of public transit will intensify their efforts to provide high-speed internet access (for free, if possible!). Sometime in the year 2006, US airlines will begin offering wireless in-flight internet access.

Increased internet use by consumers continues to revolutionize the marketing and distribution of travel products and services. In 2006, the number of online transactions will continue its strong growth. The firm PhoCusWright predicts that by the year 2007, 40% of all travel-related purchases in the United States will take place online.

Furthermore, tourism now constitutes a growing presence on major search engines (Google and Yahoo) and general online shopping sites (Pricegrabber). With more comparison tools now available, the resulting price transparency is forcing suppliers to work even harder on their brands, since the consumer?s perception of value is a combination of price and supplier image.

Tourism marketing should attach greater importance to the internet. It is expected that the concepts of « best price guaranteed », dynamic packaging and search engine positioning (pay-per-inclusion) will grow in popularity. Experts are also pointing to the growing popularity of internet-related media like blogs and instant messaging. Individuals will have a fast and growing influence on the commercial success of products and services.

Destinations

At this point in the year, China is still the destination that excites the most interest and curiosity. According to guidebook publisher Lonely Planet, this country heads the list of hot destinations, followed by Mali, Brazil, Iceland and Serbia & Montenegro. As for destinations offering exceptional value, the publisher puts Argentina at the top, followed by New Zealand, Morocco, India and Mexico.

In Europe, according to American Express, Great Britain, France and Italy remain the most popular destinations for Americans. However, Eastern Europe continues to attract a lot of interest, particularly the countries on the Adriatic Riviera (Croatia, Slovenia, Montenegro), which are a less expensive alternative.

Sources:
– Armstrong, David. « Travel, Tourism Bouncing Back – Conventions and Visitors Returning, but Room Rates and Airfares Are Going Up, » San Francisco Chronicle, January 8, 2006, p. J1.
– Cruise Lines International Association. « Cruise Industry Trends for 2006, » [Traveldailynews.com], January 16, 2006.
– Grossman, David. « What’s in Store for Business Travelers in 2006? » USA Today, January 9, 2006.
– Harpaz, Beth J. « 2006 Hot Spots Include Colorado, China & Croatia, » Associated Press, [CNN.com], December 29, 2005.
– Jones, Steve. « Steady Growth Forecast for Business Travel, » [Travelmole.com], January 3, 2006.
– Meeting Professionals International. « Meetings Industry to Grow in 2006, » [4hoteliers.com], January 11, 2006.
– Randall, Judy. « Top Travel Trends for 2006, » The Charlotte Observer, December 25, 2005.
– Sloan, Gene. « China, the New Croatia? » USA Today, January 5, 2006.
– Westenberg, Kerri. « Travel Trends: Where it’s at in 2006, » [StarTribune.com], January 2, 2006.
– Yesawich, Pepperdine, Brown & Russell. « Ten Trends to Watch in the Year Ahead, » [ehotelier.com], December 30, 2005.

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Tendances

Quelles sont les tendances pour 2006? +++ Commentaire de Michaël Nowlis +++

Chaque début d’année apporte son lot de prévisions et de prédictions sur une foule de sujets. Des technologies au secteur de l’hébergement, en passant par les destinations vedettes, voici en vrac certaines tendances pour la prochaine année.

Tourisme d’agrément

En 2006, le voyage d’agrément continuera d’être le principal facteur de la croissance du tourisme. Selon certains experts américains, le repos et la détente motiveront plus de la moitié des voyageurs d’agrément.

Les activités telles que les spas ainsi que celles promettant un environnement sans stress semblent promises au succès. Un récent sondage de Tripadvisor.com révèle que 50% des 3000 répondants envisagent un séjour spa au cours de la prochaine année. La tendance étant encore aux courts séjours, le défi du secteur touristique est d’offrir le plus haut niveau de détente dans le plus bref laps de temps.

La fréquentation des parcs nationaux sera en augmentation, alors que l’achalandage des parcs thématiques subira une diminution.

Le domaine des croisières devrait poursuivre sa lancée et connaître une excellente année, notamment grâce à la mise en service de nouveaux navires et à la popularité croissante de ce produit auprès des familles. La vente d’hébergement à temps partagé (time-sharing) sur les bateaux de croisières est identifiée comme axe porteur pour les prochaines années.

Une meilleure performance attendrait les villes qui mettent l’accent sur le plaisir et offrent une diversité et une forte densité d’activités, idéalement à distance de marche.

Finalement, l’augmentation de la demande incite les experts à inviter les consommateurs à réserver tôt afin de s’assurer de trouver des disponibilités aux périodes désirées.

Tourisme d’affaires

Le tourisme d’affaires nord-américain connaîtra une année intéressante avec une croissance de 5% en 2006, par rapport à une hausse de 4% en 2005. Cette augmentation sera principalement attribuable au marché des réunions et des congrès. Toutefois, pour leurs besoins corporatifs quotidiens, les gens d’affaires continuent de chercher des solutions de rechange pour arriver à faire des affaires sans voyager.

De récentes prévisions de Meeting Planners International (MPI) confirment une hausse des dépenses et du nombre d’événements de 7% pour la prochaine année.

Cette prévision repose principalement sur les marchés nationaux, car les organisateurs américains et européens ne prévoient pas de croissance de leurs événements internationaux. Au Canada, le nombre de visiteurs de congrès américains devrait demeurer stable.

Bonne nouvelle pour les fournisseurs, MPI anticipe que les délais pour les appels de soumissions (lead time) commenceront à allonger. En 2006, on estime qu’ils connaîtront un accroissement de près de 40%, ce qui représente un gain de deux à trois mois supplémentaires entre le moment de la demande de soumission et le déroulement de l’événement.

Hébergement

En Amérique du Nord, compte tenu de l’augmentation de la demande et d’une faible croissance de l’offre, les tarifs moyens devraient poursuivre leur croissance en 2006. Les segments haut de gamme et de luxe tout particulièrement devraient tirer profit de cette situation.

Par ailleurs, en 2006, l’hôtellerie, tout comme l’ensemble des secteurs touristiques, fera face aux défis du manque de personnel et de la gestion des ressources humaines. Une récente étude américaine souligne en effet que 25% des employés du secteur de l’hébergement se disent insatisfaits de leur emploi et que 32% d’entre eux souhaitent se trouver un nouvel emploi au cours de la prochaine année. L’année 2006 risque d’être mouvementée pour les hôteliers des grandes villes américaines, alors que plusieurs conventions collectives devront être renégociées.

Transport

Le secteur aérien nord-américain continuera de subir une pression énorme, alors que les transporteurs à rabais poursuivront leur invasion des routes traditionnelles des grands transporteurs. Dans ce contexte concurrentiel, les tarifs demeureront avantageux, mais une hausse prévisible du coût du carburant, jumelée à une stagnation des sièges disponibles, devrait pousser à la hausse les prix moyens des transporteurs réguliers. On verra un accroissement des services payants à la carte pour les services en vol (oreiller, couverture, repas, collation, etc.)

Du côté des aéroports, on devrait assister à une croissance des services offerts aux voyageurs. L’ajout de boutiques, de restaurants, de salles d’entraînement, de soins esthétiques et de services professionnels s’inscrit dans les pistes privilégiées par les gestionnaires aéroportuaires pour diversifier leurs sources de revenus et améliorer l’expérience de leur clientèle.

En 2006, on assistera également aux premiers vols commerciaux du Airbus A-380. Ce méga avion à deux étages sera le premier à offrir des aires de socialisation.

Aux États-Unis, les voyages en train connaîtront une recrudescence en 2006. L’amélioration des services et des horaires, mais surtout la possibilité de transformer le transport d’un rôle utilitaire à une expérience en soi pique de plus en plus l’intérêt des consommateurs pour ce service, spécialement ceux de la génération X.

Technologie

Les clients, autant d’affaires que d’agrément, exigeront plus que jamais d’avoir la possibilité de se «brancher» partout et en tout temps. Hôtels et resorts, centres de congrès, aéroports et moyens de transport accentueront leur capacité à offrir l’Internet haute vitesse (gratuitement si possible). Au cours de l’année 2006, les transporteurs aériens américains offriront les premiers branchements Internet sans fil pendant un vol.

L’utilisation accrue d’Internet par les consommateurs continue de révolutionner la mise en marché et la distribution des produits et des services touristiques. En 2006, le nombre de transactions en ligne poursuivra sa forte croissance, alors qu’aux États-Unis la firme Phocuswright prévoit que, d’ici 2007, 40% des achats touristiques seront effectués en ligne.

Par ailleurs, le tourisme trouve une place grandissante au sein de grands portails de recherche (Google et Yahoo) ou de sites généraux de magasinage en ligne (Pricegrabber). Une telle multiplication des outils crée une transparence des prix qui oblige les fournisseurs à se préoccuper encore plus fortement de leur image de marque, puisque c’est la combinaison du tarif avec la perception du fournisseur par le consommateur qui établit la valeur perçue.

Le marketing touristique devrait accorder une importance accrue à la commercialisation électronique. On prévoit une application élargie des concepts de «meilleurs prix garantis», de dynamic packaging et de référencement payant. (Lire aussi: L’art d’être repéré sur le Web.) Les experts soulignent également l’engouement actuel pour les médias générés par les internautes, tels que les blogues (lire aussi: Phénomène BLOGUE), ainsi que les fonctionnalités de messagerie instantanée. Les individus exerceront une influence rapide et grandissante sur le succès commercial de produits et services.

Destinations

En ce début d’année, la Chine demeure la destination qui suscite le plus d’intérêt et de curiosité. L’éditeur Lonely Planets positionne d’ailleurs ce pays au sommet des destinations en croissance, suivi du Mali, du Brésil, de l’Islande et de la Serbie-Montenegro. En matière de destinations offrant un rapport qualité-prix exceptionnel, l’éditeur cite l’Argentine, au premier rang, suivie de la Nouvelle-Zélande, du Maroc, de l’Inde et du Mexique.

En Europe, selon American Express, le Royaume-Uni, la France et l’Italie demeurent les destinations préférées des Américains, mais l’Europe de l’Est continue de susciter énormément d’intérêt, notamment les pays de la Riviera adriatique (Croatie, Slovénie, Montenegro), qui représentent une alternative moins onéreuse.

Sources:
– Armstrong, David. «Travel, Tourism Bouncing Back – Conventions and Visitors Returning, but Room Rates and Airfares Are Going Up», San Francisco Chronicle, 8 janvier 2006, p. J1.
– Cruise Lines International Association. «Cruise Industry Trends for 2006», [Traveldailynews.com], 16 janvier 2006.
– Grossman, David. «What’s in Store for Business Travelers in 2006?», USA Today, 9 janvier 2006.
– Harpaz, Beth J. «2006 Hot Spots Include Colorado, China & Croatia», Associated Press, [CNN.com ], 29 décembre 2005.
– Jones, Steve. «Steady Growth Forecast for Business Travel», [Travelmole.com], 3 janvier 2006.
– Meeting Professionals International. «Meetings Industry to Grow in 2006», [4hoteliers.com], 11 janvier 2006.
– Randall, Judy. «Top Travel Trends for 2006», The Charlotte Observer, 25 décembre 2005.
– Sloan, Gene. «China, the New Croatia?», USA Today, 5 janvier 2006.
– Westenberg, Kerri. «Travel Trends: Where it’s at in 2006?», [StarTribune.com], 2 janvier 2006.
– Yesawich, Pepperdine, Brown & Russel. «Ten Trends to Watch in the Year Ahead», [ehotelier.com]

Commentary from Michael Nowlis on the tourism trends in 2006

[March 5, 2006] François Chevrier’s article concerning tourism trends in 2006 summarizes the broad expectations of many analysts in the North American market. As it is difficult to address the multitudinous industry developments in such a brief piece, I am pleased to suggest a few international trends to complement his list.

Gen Y hybrid consumers will use price transparency provided by the Internet and the euro to combine five-star hotel accommodations with low-cost flights, both reserved at discount travel sites. Although practitioners of conspicuous consumption, the Millennial Group sees no contradiction in following a 5-minute lunch at McDonald’s with a 5-hour dinner chez Ducasse. New concepts of value for money will result in consumers mixing and matching products to satisfy their desire of the moment. 

Merger and acquisition activity in the hotel sector will continue at a torrid pace. Starwood’s recent purchases of Meridien and Société du Louvre, the Fairmont-Raffles merger and the reunification of Hilton are precursors of the rapid consolidation ahead. 

Multi-brand lodging companies will further capitalize on the reputations of their flagship properties to create upscale product groups using brands such as St. Regis, Waldorf-Astoria and Crillon. These super-luxury properties will justify stratospheric rates by offering enhanced amenities and employing database technology to introduce new standards of service excellence. 

As budget airlines emerge in new geographic regions, they will expose the long-ignored fact that air transport is a commodity where low-cost leaders are most profitable. Investors who shied away from traditional carriers will find confidence in these new airlines as manifested by Ryanair’s ranking of maintaining the second highest market capitalization of European airlines (behind Air France-KLM). 

While travelers become increasingly accustomed to living in an unsafe world, security will play a significant role in selecting leisure destinations. Disease, crime, air safety and terrorism will become important criteria for holidaymakers planning trips abroad.

While Mr. Chevrier provides a broad optimistic forecast for North America, other destinations will manifest greater variations in demand. In Europe, the United Kingdom, Austria and the Netherlands will see increasing growth in their business and leisure markets while Poland, Germany and Sweden will struggle to fill hotel rooms and tourist facilities. François Chevrier cites the growing attraction of China and India but Asian tourism markets such as Indonesia, Sri Lanka and Nepal will suffer from political instability. 

In 2006, analysts, scholars and industry leaders will discover the meaning of Albert Einstein’s observation that « The only constant in the universe is change ».

Michael Nowlis
Managing Director, Tourism Control Intelligence

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Touristes américains: où sont-ils passés?

En 2004, les Américains ont massivement repris le chemin des destinations étrangères, mais ont semblé délaisser le Canada. Le nombre de touristes internationaux américains – toutes destinations confondues – atteignait alors le total record de 61,8 millions, surpassant la marque établie en 2000. Pourtant, depuis le début du millénaire, le Canada enregistre un important déclin du nombre de visiteurs américains. De 2000 à 2004, leur nombre a chuté de 21,3% et les données préliminaires pour la période de janvier à octobre 2005 annoncent une baisse de 8,7% par rapport à la même période en 2004.

Baisse des visiteurs américains au Canada

Ce déclin marqué préoccupe l’ensemble de l’industrie touristique canadienne, et ce, même si cette diminution affecte différemment les provinces. En effet, au cours de la période 2000-2004, le Québec semble avoir été moins durement touché par la défection des Américains que les autres provinces canadiennes.

Une analyse de l’évolution des arrivées mensuelles des Américains au pays de 2000 à 2004 (graphique 1) permet de constater que, proportionnellement, la baisse est légèrement moins marquée pendant la période estivale (juin: -18,8%, juillet: -16,5% et août: -19%). Toutefois, en chiffres absolus, les pertes sont plus importantes pendant ces mois de haute saison touristique (juillet: -981 777 visiteurs et août: -1 079 657 visiteurs). 

Baisse majeure des excursionnistes

Il faut toutefois préciser que 98% de cette baisse des visiteurs s’explique par l’importante diminution des excursionnistes au Canada, situation qui touche particulièrement l’Ontario qui, en 2000, accueillait les trois quarts (74,4%) du total des excursionnistes américains (tableau 2). De 2000 à 2004, l’Ontario a vu décliner de plus de 7,5 millions le nombre de ces visiteurs d’un jour.

La baisse de l’achalandage touristique américain prend donc des proportions moindres lorsque l’on considère uniquement le volume de touristes (graphique 2). En effet, de 2000 à 2004, le nombre d’Américains qui ont séjourné une nuitée ou plus au pays a diminué à peine de 1,11%. Au cours de cette même période, le Québec enregistrait même une croissance de 3,38%. 

2002: année de référence ou année atypique?

En 2002, le Canada accueillait un total historique de 16,17 millions de touristes américains. Cette hausse de près de 650 000 touristes par rapport à 2001 est survenue alors que les départs internationaux des Américains baissaient de 1,3 million. Cette performance inégalée s’explique en partie par la réaction aux événements de 2001 qui s’est traduite par une recherche de sécurité dans une destination de proximité.

Cette hausse de 2002 repose principalement sur une croissance du tourisme d’agrément, car, en cette année record, le nombre de touristes d’affaires se chiffrait à 1,96 million, en baisse par rapport aux 2,16 millions enregistrés en 2000 (graphique 3). D’ailleurs, depuis quelques années, le tourisme d’affaires occupe une proportion décroissante de l’achalandage touristique des Américains au Canada.

2005: la vraie diminution s’amorce

Les données préliminaires pour l’année 2005 (janvier à octobre) laissent entrevoir une tendance préoccupante pour l’industrie touristique canadienne et plus particulièrement pour celle du Québec.

Cette baisse semble attribuable aux marchés de proximité, car, au cours des dix premiers mois de 2005, le nombre de touristes américains utilisant la voiture comme moyen de transport a baissé de 13,5%, alors qu’il augmentait de 6,4% dans le cas de ceux qui utilisent un autre mode de transport.

Les Américains partent à la découverte du monde

En 2004, les Américains ont voyagé à l’étranger comme jamais, dépassant le record établi en 2000 (61,8 M vs 61,3 M). Au cours de cette période, le Canada enregistrait pourtant un recul de près de 175 000 touristes. Une analyse des régions visitées (tableau 4) démontre que les habitudes de voyages internationaux des Américains connaissent un bouleversement  important.

On remarque que les destinations non traditionnelles semblent profiter d’un engouement accru de la part des voyageurs américains. D’ailleurs, la part de marché des destinations traditionnelles (Canada, Mexique et Europe de l’Ouest) enregistre une baisse significative de 2000 à 2004 (graphique 4). 

Les données préliminaires du gouvernement américain pour la période du 1er janvier au 1er septembre 2005 démontrent que les départs des Américains vers les destinations outre-mer ont connu une croissance de 5%. Encore une fois, l’Amérique centrale (+14%), l’Asie (+10%), l’Amérique du Sud (+9%) et le Moyen-Orient (+8%) enregistraient des croissances supérieures à l’Europe (+3%). 

L’industrie touristique canadienne, qui rêve encore de revivre le succès de 2002, doit accepter qu’on ne puisse plus évoquer l’espoir d’un «retour à la normale», puisque les réalités américaine et mondiale ont été sérieusement modifiées.

L’état de la situation selon la Commission canadienne du tourisme (CCT)

À l’automne 2005, la CCT a formé un groupe de travail chargé d’examiner la situation du marché américain. Les résultats préliminaires tendent à confirmer que le Canada ne peut pas blâmer des facteurs tels que le SRAS, la guerre, le taux de change ou les problèmes frontaliers pour expliquer la baisse de la compétitivité du pays lorsqu’il s’agit d’attirer les touristes américains. Les Américains interrogés par la CCT mentionnent qu’ils ne peuvent exprimer de raisons particulières de ne pas venir au Canada, mais qu’ils ne voient pas non plus de motifs d’y venir. La destination canadienne ne parvient donc plus à se démarquer d’une concurrence de plus en plus relevée.  Le rapport final est attendu à la fin de janvier 2006.

Sources:
– Commission canadienne du tourisme. «Nouvelles du groupe de travail sur les États-Unis», Tourisme, vol. 002, no 11, novembre-décembre 2005.
– Ontario Ministry of Tourism and Recreation. «Regional Tourism Profile – Provincial Markets Shares», http://www.tourism.gov.on.ca/english/tourdiv/research/rtp/2003/
ComparitiveReportsProvinces/index.html
, 2005.
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», Catalogue no 66-001-PIB, janvier 2000 à octobre 2005.
– U.S. Department of Commerce, ITA, Office of Travel and Tourism Industries. «U.S. Citizen Air Traffic to Overseas Regions, Canada & Mexico 2005», www.tinet.ita.doc.gov, 2005.
– U.S. Department of Commerce, ITA, Office of Travel and Tourism Industries. «U.S. Resident Travel Abroad Historical Visitation – Outbound 1994-2004», Juillet 2005.

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Facts and figures Geographic markets

American tourists: Where have they gone?

In 2004, Americans once again began travelling to foreign destinations in large numbers, but they seem to have ignored Canada. The number of U.S. international tourists ?all destinations combined ? reached a record high of 61.8 million that year, surpassing the previous record set in 2000. And yet, since the new millennium, Canada has noted a significant decline in the number of U.S. visitors. From 2000 to 2004, this figure fell 21.3% and preliminary data for the January to October 2005 period show a decrease of 8.7% compared to the same period in 2004.

Fewer U.S. visitors to Canada

The marked decline in the number of Americans travelling to Canada is of concern to the entire tourism industry, although the drop has not affected all the provinces in the same way. In fact, from 2000 to 2004, compared to the other Canadian provinces, Quebec appears to have been less affected by the Americans’ decision to desert Canada.

If we do a monthly comparison of U.S. arrivals to Canada in 2000 and 2004 (Graph 1), the slump is proportionally less significant during the summer months (June: -18.8%, July: -16.5% and August: 19%). However, in absolute numbers, losses are the highest during the months of the high season (July: 981,777 visitors and August: -1,079,657 visitors).

Major drop in same-day visitors

It is important to note that 98% of the decline in U.S. visitors to Canada is due to a sharp drop in same-day visitors, a situation that affects Ontario in particular since this province welcomed three-quarters (74.4%) of the total U.S. same-day visitors in 2000 (Table 2). From 2000 to 2004, the number of same-day visitors to Ontario fell by over 7.5 million.

Therefore, if we look solely at the number of tourists (Graph 2), the decline in the U.S. travel market is much lower, proportionally speaking. In fact, from 2000 to 2004, the number of Americans spending one night or more in the country dropped a mere 1.11%. During the same period, Quebec even recorded an increase of 3.38%.

2002: Base year or exception?

In 2002, Canada welcomed a record high of 16.17 million U.S. tourists. This increase of nearly 650,000 tourists compared to 2001 occurred at a time when the number of U.S. travellers to international destinations plummeted 1.3 million. Of course, this extraordinary performance can be explained, in part, by the public’s reaction to the events of 2001: travellers sought safety by staying close to home.

The 2002 increase was fuelled primarily by a jump in leisure travel since the number of business tourists in this record year only reached 1.96 million, a decrease compared to the 2.16 million recorded in 2000 (Graph 3). Furthermore, for the past several years, business travel has made up a proportionally smaller share of Canada’s U.S. travel market.

2005: The true decline begins

Preliminary data for the year 2005 (January to October) illustrate a trend of concern to the entire Canadian tourism industry, particularly that in Quebec.

This drop appears to be due to border markets, because in the first ten months of 2005, the number of American tourists arriving by car dropped 13.5%, while the number of those using other modes of transportation increased 6.4%.

Americans travelling to see the world

In 2004, Americans travelled abroad as never before, surpassing the record set in 2000 (61.8 million vs. 61.3 million). However, during this same period, Canada recorded a decrease of nearly 175,000 U.S. tourists. An analysis of the regions visited (Table 4) demonstrates a major shift in the international travel habits of Americans.

According to Table 4, non-traditional destinations are enjoying an upswing in interest on the part of American travellers. At the same time, traditional destinations (Canada, Mexico and Western Europe) saw their market shares drop sharply from 2000 to 2004 (Graph 4).

Preliminary data from the U.S. government for the period January 1 to September 1, 2005, show that U.S. air traffic to overseas destinations rose 5%. Once again, Central America (+14%), Asia (+10%), South America (+9%) and the Middle East (+8%) recorded increases superior to that of Europe (+3%).

The Canadian tourism industry, which still hopes to repeat the success of 2002, must accept that things will never get « back to normal » because American and global realities have been so profoundly altered.

The situation according to the Canadian Tourism Commission (CTC)

In the fall of 2005, the CTC formed a task force to examine the U.S. market. Its preliminary findings seem to confirm that Canada cannot blame factors like SARS, the war in Iraq, exchange rates or border-crossing issues for the country’s failure to attract U.S. tourists. The Americans interviewed by the CTC note that while they have no specific reasons for staying away from Canada, they are not motivated to come here either. This means that Canada is not successfully distinguishing itself from other destinations in an increasingly competitive field. The CTC’s final report is expected in late January 2006.

Sources:
– Canadian Tourism Commission. « US market taskforce expands mandate, » Tourism, Vol. 002, Issue 11, November-December 2005.
– Ontario Ministry of Tourism and Recreation. « Regional Tourism Profile – Provincial Markets Shares », www.tourism.gov.on.ca/english/tourdiv/research/rtp/2003/
ComparitiveReportsProvinces/index.html

– Statistics Canada. “International Travel Survey,” Catalogue No. 66-001-PIB, January 2000 to October 2005.
– U.S. Department of Commerce, ITA, Office of Travel and Tourism Industries. “U.S. Citizen Air Traffic to Overseas Regions, Canada; Mexico 2005,” www.tinet.ita.doc.gov, 2005.
– U.S. Department of Commerce, ITA, Office of Travel and Tourism Industries. « U.S. Resident Travel Abroad Historical Visitation – Outbound 1994-2004, » July 2005.

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Marketing

Image de marque: un pays ou une destination touristique?

Depuis la fin des années 1990, le développement d’une image de marque (brand) forte et distinctive semble devenu le défi marketing no 1 pour les destinations. Dans un univers de plus en plus concurrentiel, plusieurs régions du monde cherchent à affirmer plus clairement leur identité et leurs caractéristiques afin d’assurer un meilleur rayonnement et une perception positive de leur image, et ce, autant auprès des étrangers qu’auprès de leur population. Mais aujourd’hui, à l’ère des communications, les consommateurs ont accès quotidiennement à la réalité des nations, ce qui influence grandement leur perception des destinations vacances. Dans un tel contexte, quelle peut être l’influence du message touristique sur la perception que les consommateurs ont d’un pays?

Afin de mieux susciter l’intérêt d’un visiteur désormais à la recherche d’expérience, les organisations touristiques tentent de définir et de communiquer une image de marque qui évoque les émotions, les attitudes ou les états d’esprit liés à une visite de la destination, afin que les consommateurs y associent leurs désirs et leurs aspirations. (Lire aussi: À la recherche d’une image de marque.)

Le Canada et le Québec font d’ailleurs partie des nombreuses destinations qui ont décidé de revoir leur positionnement et leur signature visuelle.

Toutefois, la façon dont un pays ou une région est perçu repose sur des réalités qui dépassent très souvent les frontières de l’expérience touristique. Par conséquent, certaines destinations jouissent de perceptions favorables ou négatives avant même d’amorcer les efforts de positionnement et de promotion touristiques. Ces réputations ont-elles une incidence sur l’image touristique d’une nation?

La situation canadienne

La firme Anholt-GMI dévoilait, en avril 2005, un premier classement qui mesurait la perception mondiale de l’image de marque des nations. À l’issue de cette analyse, qui repose sur un vaste éventail de critères (investissements et immigration, tourisme, habitants, culture et patrimoine, gouvernance et exportation), le Canada s’est classé au 2e rang mondial, juste derrière l’Australie. Cette perception du Canada à l’échelle internationale devrait normalement être porteuse de bonnes nouvelles pour le tourisme canadien.

Toutefois, dans un autre classement mondial des pays selon leur image de marque (Country Brand Index 2005), les firmes FutureBrand et Weber Shandwick ont défini huit différents «Top 10» mondiaux, mais, cette fois, selon diverses expériences touristiques:

Un classement mondial global a ensuite été généré à partir d’un amalgame de ces huit «Top 10». Et, contrairement à sa bonne performance dans l’index des nations, cette fois le Canada ne se trouve pas parmi les dix premiers.  En fait, la destination canadienne figure dans seulement deux catégories, famille et plein-air, au sein desquelles elle se positionne toutefois avantageusement.

Le Canada représente donc un exemple concret d’un pays dont la perception internationale favorable ne suffit pas à lui assurer une bonne image de marque touristique.

Le renouvellement du leadership touristique

Dans de nombreux pays, le milieu touristique demeure un des seuls secteurs à investir massivement afin de positionner et de promouvoir l’image de la région sur l’échiquier mondial. Il semble donc primordial pour les dirigeants touristiques de tenir compte de toutes les réalités sociales, économiques et politiques d’une destination lors de l’élaboration de l’image de marque touristique. En effet, si cette dernière peut aussi avoir une incidence importante sur l’immigration, les investissements étrangers et les exportations, l’inverse est assurément vrai.

En Australie, lorsque l’Australian Tourist Commission a pris en main le processus de rafraîchissement de l’image de marque de la destination, elle a inclus une consultation auprès de plus de 200 organisations, agences gouvernementales et individus de différents secteurs d’activité afin que la nouvelle image soit représentative de la réalité australienne. (Lire aussi: Brand Australia: une approche de partenariat.)

De même, lorsque l’État du Kentucky a voulu redéfinir son image de marque, les responsables du projet ont mené des sondages auprès des citoyens, des dirigeants d’entreprises et du  milieu touristique afin d’établir les paramètres qui guideraient l’agence mandatée dans la définition de la nouvelle identité. Quatre options ont été proposées et le choix final a été effectué après une série de votes de la population.

Aux États-Unis, à la suite des événements en Irak, un groupe de leaders économiques, conscients que l’image de marque de leur pays a une incidence majeure sur plusieurs aspects de l’économie, dont le tourisme, ont lancé Brand America, un regroupement volontaire de décideurs dont l’objectif est de faire évoluer l’image internationale des États-Unis. Leur action n’est pas publicitaire; elle vise plutôt à sensibiliser les individus actifs sur la scène internationale à l’importance que leur attitude, leurs gestes et leurs paroles ont sur la perception que les gens se font du pays.

Un leadership assumé par le milieu touristique comporte donc ses risques, car le développement d’une image de marque uniquement basée sur l’expérience de visite et sur la perception des visiteurs ouvre la porte à la construction d’une identité dans laquelle les «locaux» ne se reconnaissent pas! Une situation qu’a vécu Toronto lors du dévoilement de la nouvelle image de marque touristique de la ville, alors que les résidants n’arrivaient pas à comprendre et à se reconnaître dans cette nouvelle identité de la destination.

Une longue série de défis!

La conceptualisation d’une nouvelle image de marque représente uniquement la première étape du processus pouvant mener à une modification de la perception que les consommateurs ont d’une destination. Afin d’assurer le succès et le rayonnement de la nouvelle identité, il est essentiel que tous les décideurs du tourisme et des autres secteurs saisissent non seulement son sens et sa portée, mais également qu’ils comprennent comment ils pourront se rallier ou s’arrimer à cette nouvelle marque, de façon à contribuer à son implantation. Il faut viser à ce que, collectivement, tous deviennent porteurs du même message.

Ultimement, le plus grand défi demeure d’assurer le respect de la promesse faite aux consommateurs. Car, au-delà des efforts de promotion, la crédibilité de la marque dépend en définitive de la qualité de l’expérience touristique vécue par les visiteurs.

«One’s destination is never a place, but a new way of seeing things.»
– Henry Miller –

Sources:
– Anhlot-GMI. « World Loves Canada: Voted Second Best Nation », Simon Anholt & GMI, www.gmi-mr.com, août 2005.
– Aronczyk, Melissa. « Brand It and They Will Come. Or Maybe Not », Toronto Star, 17 juillet 2005, p. D-01.
– Baker, Bill. « Places: The New Power Brands », Total Destination Management, www.destinationbranding.com.
– Cromwell, Thomas. « Why Nation Branding Is Important for Tourism », Travel Daily News, 6 décembre 2005.
– FutureBrand et Weber Shandwick. « Country Brand Index 2005 – Insights, Findings and Country Rankings », www.futurebrand.com/
03showcase/leadership/cbi/pdf/country_brand_index.pdf
.
– Mandarano, Michael. « Spicing Up Canada’s Image Abroad », Capitalnewsonline, 2 décembre 2005.
– Reinhard, Keith. « Fix the Image: U.S. Needs to Work on Branding Problem », Travel Weekly, 12 avril 2005.
– Sparrow, Herb. « Brand Demand – Destinations and Travel Companies Are Reinventing Themselves », www.grouptravelleader.com, mai 2005.