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Comment se segmente la clientèle touristique mondiale?

Du 17 au 19 avril 2013 se tenait à Dublin la conférence de la Travel and Tourism Research Association (TTRA). À cette occasion, Luc Durand, président d’Ipsos au Québec, présentait une étude intitulée «World and Tourism Outlook». Entre 2010 et 2012, des individus âgés de 16 ans ou plus et originaires de 24 pays différents ont partagé leur vision du voyage. Voici les faits saillants de cette recherche.

Qui sont les voyageurs internationaux?

L’étude dresse un portrait sociodémographique global classant les pays émetteurs de touristes en fonction de l’âge et du niveau de vie des vacanciers (voir le graphique 1). On remarque, par exemple, que les voyageurs scandinaves sont plus âgés et plus à l’aise financièrement que les autres.

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Les voyageurs internationaux se distinguent également par leur rapport à la technologie:

  • Les Occidentaux et les Japonais peuvent être qualifiés de «consommateurs multicanaux», passant d’un support technologique à l’autre;
  • Les résidents des pays hispanophones, ainsi que ceux de la Corée du Sud et de l’Afrique du Sud se démarquent par leur enthousiasme envers les téléphones mobiles;
  • Les voyageurs du Moyen-Orient, du Brésil et de l’Asie (hors Japon et Corée du Sud) se positionnent comme des «réseauteurs sociaux».

Aspirations des voyageurs internationaux

Avant d’être des touristes, les voyageurs sont des consommateurs à la recherche d’expériences ou de produits captivants. Les Français, les Saoudiens, les Belges, les Argentins et les Allemands sont plus enclins à choisir un produit qu’une expérience. À l’inverse, les Italiens, les Indonésiens, les Sud-Coréens, les Turcs et les Suédois sont plus intéressés par l’expérience. Il est à noter que les personnes qui sont davantage à la recherche d’expériences sont plus susceptibles de voyager. Pour l’année 2013, les touristes originaires de Suède, de Chine et d’Australie sont les plus nombreux à vouloir partir en vacances.

Les résultats de l’enquête d’Ipsos mettent en lumière huit comportements qui résument le sentiment des touristes internationaux par rapport au voyage, en fonction de leur pays d’origine (voir le tableau 1).

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Segmentation de la clientèle

Six types de vacances se démarquent aux yeux des touristes à travers le monde: relaxation, en famille, plein air, immersion culturelle, aventure et escapades urbaines (voir le graphique 2).

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Les touristes à la recherche de relaxation et de contemplation sont les plus nombreux (37%). Pour cette étude, il s’agit d’un tourisme orienté vers les activités suivantes: participer à des tours en bus ou sur l’eau, manger dans des restaurants locaux ou assister à des spectacles. La clientèle est en moyenne âgée de 50 ans et plus, et provient principalement du Canada, des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Australie et de l’Allemagne.

Les voyageurs en famille privilégient les parcs d’attractions, les excursions à la campagne et le nautisme. Originaires du Mexique, du Brésil, d’Argentine, d’Arabie saoudite, d’Inde, d’Indonésie, de Pologne et de Hongrie, ils sont généralement mariés, ont des revenus modestes et sont âgés de 35 à 49 ans. Entre 2010 et 2012, ce type de vacances a connu une hausse de popularité dans les pays d’Amérique latine et du Moyen-Orient, ainsi qu’en Inde.

Les amateurs de plein air, principalement des hommes moins scolarisés, pratiquent la randonnée, le canot, l’exploration de la nature sauvage, la pêche, la chasse, le bateau ou encore la voile, et ils dorment dans des lodges ou des chalets. Ils viennent surtout d’Argentine, d’Afrique du Sud, de Russie, de Chine, de Pologne et de Hongrie.

La découverte des spécialités locales, la recherche d’expériences culturelles, la visite de sites historiques, de musées ou de galeries, ainsi que la participation à des festivals constituent les activités phares des voyageurs avides d’immersion culturelle. Les pratiquants, majoritairement des femmes ayant un niveau de scolarité élevé, aiment sortir des sentiers battus en explorant des lieux peu connus. Ce type de vacances attire particulièrement les touristes espagnols, allemands, italiens, britanniques, français et japonais.

Les aventuriers sont à la recherche de sensations fortes en haute altitude, sur les pentes enneigées ou les vagues déchaînées. Ce sont généralement des hommes de moins de 35 ans, non mariés, avec de hauts revenus et originaires de l’Argentine, de la Russie, de l’Arabie saoudite et de l’Inde.

Enfin, les adeptes d’escapades urbaines aiment faire des emplettes, manger dans les restaurants branchés et fréquenter les lieux à la mode dans l’espoir de croiser une célébrité. Les touristes choisissant ce type de voyage sont âgés de moins de 35 ans, ne sont pas mariés, disposent de revenus modestes et ont un niveau de scolarité élevé. Ils viennent surtout d’Arabie saoudite, d’Inde, du Japon et de la Corée du Sud.

Cette répartition mondiale est représentée ci-dessous en fonction des types de voyages pratiqués majoritairement par les touristes, selon leur pays d’origine.

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La segmentation du marché mondial du tourisme se révèle être un outil de planification utile pour vous permettre de cibler les différents marchés et ainsi de répondre efficacement aux besoins des voyageurs. En quoi ce genre d’approche peut-il vous aider à mieux comprendre votre clientèle?

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Segments de clientèles Tourisme durable

Des vacances et des loisirs pour tous

Les voyages sont inaccessibles pour un large pan de la population. Selon un sondage réalisé par La Presse en mars 2012, 57% des Québécois n’ont pas voyagé lors de la dernière année. Voici quelques initiatives européennes et québécoises de démocratisation des vacances.

De quoi parle-t-on?

Le droit au tourisme pour tous est reconnu par le code mondial d’éthique de l’Organisation mondiale du tourisme. Le tourisme social regroupe les acteurs œuvrant plus largement dans l’économie sociale et solidaire, et ses valeurs se rapprochent de celles du tourisme durable. La mission de l’association, de la coopérative ou encore de la fédération est de rendre les loisirs touristiques accessibles aux personnes défavorisées ou ayant un revenu modeste, et de soutenir la mixité sociale, sans poursuivre un objectif de rentabilité. Les activités de ces organismes sont souvent rendues possibles par le soutien ou l’intervention de l’État, grâce à ses politiques sociales.

Louis Jolin, professeur à l’Université du Québec à Montréal et membre de l’Organisation internationale du tourisme social, précise que ce dernier vise «la qualité de la relation entre les visiteurs et les communautés d’accueil. […] Il a donc le mérite d’accroître la démocratisation du territoire pour des fins récréotouristiques mais aussi socioéducatives».

Un programme commun pour les États membres de la Commission européenne

La Commission européenne a créé en 2009 le programme Calypso (voir la vidéo ci-dessous), qui encourage le développement d’initiatives en lien avec le tourisme social dans l’Union européenne (UE). Quatre catégories de personnes des 21 États membres et pays participants peuvent profiter des voyages à bas prix et des séjours thématiques en basse saison:

  • les jeunes âgés de 18 à 30 ans;
  • les familles confrontées à des pressions financières ou autres;
  • les personnes en situation de handicap;
  • les personnes de plus de 65 ans ainsi que les retraités qui sont dans la précarité ou qui sont découragés à l’idée de devoir organiser un voyage.

Le programme a pour objectifs la lutte contre la saisonnalité des régions touristiques, mais aussi la découverte de destinations moins connues de l’UE. L’une des initiatives récentes est le FETE-project (First European Travel Experience), qui est né d’un partenariat entre la Belgique, l’Allemagne, la Finlande et la Suède pour offrir des vacances aux jeunes de 16 à 26 ans qui n’ont jamais voyagé en dehors de leur pays.

Source: vidéo YouTube

L’engagement des gouvernements envers le tourisme social

L’établissement public français de l’Agence Nationale pour les Chèques-Vacances (ANCV) assure l’accès aux vacances pour tous les travailleurs (lire aussi: «Chèque-vacances: un double levier, social et touristique»). Ces chèques-vacances génèrent plus de 1,3 milliard d’euros, profitent à près de 9 millions de bénéficiaires et sont acceptés par 170 000 entreprises touristiques et de loisirs. En marge de son activité principale, l’ANCV mène des actions de solidarité à travers plusieurs programmes d’aide à la personne et de financement des infrastructures touristiques à vocation sociale.

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Source: ANCV

Le gouvernement espagnol a développé le programme Europe Senior Tourism pour accueillir en basse saison les Européens de plus de 55 ans dans trois de ses régions touristiques. Une partie du voyage est financée, ce qui permet aux seniors de profiter d’un tarif maximal de 360 euros pour un séjour de 8 jours en hôtel 4 étoiles incluant le transport, la demi-pension, des animations et une excursion.

Quant au gouvernement québécois, il compte à son actif quelques programmes de financement. Les plus récents sont consacrés aux associations nationales de loisir touristique et de plein air, regroupées au sein du Conseil québécois du loisir, et aux centres de vacances et camps familiaux rassemblés dans le Mouvement québécois des vacances familiales.

Une offre segmentée selon le type de clientèle

En France, les acteurs du tourisme social sont regroupés au sein de l’Union nationale des associations de tourisme et de plein air, et sont classés de la manière suivante:

  • villages vacances, ciblant les familles (VVF Villages, Vacances Bleues);
  • centres d’accueil de jeunes et/ou sportifs (FUAJ, UCPA);
  • centres de vacances pour enfants et adolescents (Ligue de l’enseignement);
  • classes de découverte (voyages scolaires);
  • séjours linguistiques (Thalassa);
  • voyages pour adultes à l’étranger (ARVEL, Croq’Nature).

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Source: VVF Villages

En 2010, ils ont généré un chiffre d’affaires de 1,9 milliard d’euros, impliqué 20 000 emplois directs annuels, 50 000 emplois saisonniers et accueilli 3,2 millions de personnes.

En Italie et en Croatie, il existe un réseau de 40 centres touristiques qui se sont adaptés à une clientèle ayant des besoins particuliers les empêchant souvent de profiter des offres touristiques «ordinaires». Ainsi, Village for all est accessible aux personnes en situation de handicap, mais aussi à celles ayant des allergies alimentaires ou environnementales, aux personnes âgées, aux patients dialysés, aux personnes en surpoids et aux familles avec des enfants en bas âge.

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 Source: Village for all

AL_tourisme_social_image3Au Québec, le Mouvement québécois des vacances familiales a lancé le Programme Vacances Familiales Accessibles, qui permet à des familles de bénéficier de réductions pour voyager. Plusieurs autres organismes sont engagés dans le tourisme social en ciblant une clientèle précise: l’Association des camps certifiés du Québec, Vélo Québec, Kéroul, la Fédération québécoise de la marche, la Fédération québécoise des centres communautaires de loisir, etc.

Des enjeux bien présents

Ces organismes font face à de nombreux enjeux qui compromettent leur pérennité, tels que le financement et la difficulté de valoriser leurs pratiques. Pour répondre à ces problématiques, le Conseil québécois du loisir a déposé des recommandations auprès du gouvernement, proposant la création d’un fonds d’investissement d’aide à la personne, aux infrastructures et aux petits établissements touristiques en région, ainsi que la mise en place de crédits d’impôt.

Enfin, les partenariats avec le secteur privé sont une avenue à considérer. Une entreprise touristique qui s’engage auprès d’un organisme de tourisme social peut élargir sa clientèle et dispose d’un moyen supplémentaire pour lutter contre la saisonnalité.

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Divertir les grands comme les petits!

Toucher la fourrure d’un renard, se prendre pour un pilote d’avion ou embarquer dans les plus hautes montagnes russes d’Amérique du Nord, les préférences en matière d’activités de loisirs changent avec l’âge. Une étude a été menée sur le sujet dans le cadre d’une enquête plus globale sur les vacances familiales. En voici un aperçu, suivi d’exemples de destinations hors Québec s’adressant à ce lucratif marché.

 

Chacun ses intérêts

Passer du temps ensemble, s’amuser et profiter d’une variété d’activités: voilà les trois priorités des familles en voyage. Elles veulent aussi vivre des expériences uniques et apprendre quelque chose de nouveau. C’est ce que révèle l’étude commandée par PGAV Destinations et réalisée par H2R Market Research auprès de familles américaines en 2012. Selon cette même étude:

• Pour les bambins de 4 ans et moins, il faut faire appel aux sens, privilégier des activités qui recourent aux textures – toucher la carapace d’une tortue, les plumes d’un oiseau –, à des couleurs vives et à des formes variées. Ils ont aussi besoin de bouger. Les zoos et les aquariums sont des attraits tout indiqués pour les tout-petits.

• Les enfants de 4 à 7 ans souhaitent expérimenter, participer de façon concrète. Il leur faut de l’interactivité – apprendre par des jeux, se déguiser, intégrer une autre époque, etc. À compter de 5 ans, l’étude démontre qu’une certaine variété s’impose.

• De 8 à 11 ans, ils commencent à mieux comprendre ce qui est abstrait, bien qu’ils désirent encore prendre part à ce qu’ils observent, par des activités interactives qui leur permettent de s’imaginer dans un autre monde.

• Les 12 à 17 ans recherchent les sensations fortes, le risque, l’intensité, par des manèges par exemple, mais aussi l’authenticité. Les sites historiques leur apparaissent désormais intéressants, puisqu’ils sont plus à l’aise avec la notion de temps.

Par ailleurs, en fonction de leur âge, les filles et les garçons ne recherchent pas les mêmes attributs dans une activité (voir le tableau 1).

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Pour cœurs d’enfants seulement…

Pour répondre aux attentes de tout ce petit (et moins petit) monde, les attraits conçus spécifiquement pour les enfants se développent et prennent de l’envergure. Les parcs thématiques se renouvellent, innovent et rivalisent avec des manèges spectaculaires ou encore par la reconstitution d’univers célèbres. Outre les parcs de Disney, pensons au Wizarding World of Harry Potter d’Universal Orlando, en Floride. Pour réussir ce projet et capter l’intérêt de la clientèle cible, soit les adolescents et les jeunes adultes, les concepteurs se devaient de respecter l’authenticité de l’œuvre. Un défi apparemment relevé, comme en témoigne la vidéo suivante.

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Les musées pour enfants, ayant une forte composante éducative, sont aussi en vogue. Conçu d’abord pour les enfants de 8 ans et moins, le National Children’s Museum, situé au Maryland, a pour vocation de leur faire connaître le monde des adultes à travers des jeux. On y apprend, par exemple, le fonctionnement d’une ville et le déroulement d’élections. Le musée compte depuis peu un espace réservé aux 3 ans et moins équipé de modules de jeu très colorés favorisant la motricité des tout-petits. Dans la même veine que le Musée pour Enfants de Laval mais d’une tout aut¬re ampleur, les onze centres KidZania proposent aux enfants des jeux de rôle dans une ville reconstituée à leur taille, où ils peuvent exercer une panoplie de professions avec un grand souci de réalisme. La vidéo est convaincante:

 

Les parcs aquatiques s’avèrent très attirants pour les escapades ou les vacances familiales. Le Great Wolf Lodge, chaîne de complexes aquatiques intérieurs, offre une variété d’activités pour tous les âges. Le site Web du parc situé à Niagara Falls, en Ontario, les regroupe même par catégorie d’âge (voir l’image ci-dessous).

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Source: Great Wolf Lodge

Chacun doit y trouver son compte

Il n’est toutefois pas nécessaire de créer des attraits de toutes pièces pour intéresser les enfants. Les bambins s’émerveillent devant une grenouille qui traverse un sentier ou en présence des nombreux stimuli de la ville, bien calés dans leur poussette. Les plus âgés apprécient la frénésie d’un festival urbain ou encore la descente d’une rivière en canot. Il s’agit néanmoins d’offrir des services et des formules qui tiennent comptent des besoins des familles, comme le font certains centres de villégiature. Le Jay Peak Resort l’a bien compris en ajoutant à son offre de montagne un parc aquatique et une patinoire de hockey intérieurs, un camp de vacances d’été pour les 6 à 14 ans, des services de gardiennage gratuits pour les bambins et des forfaits avantageux pour les séjours en famille.

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Source: Jay Peak Resort

Quand les enfants s’en mêlent

Selon l’étude réalisée par H2R Market Research, 70% des familles sondées affirment que les enfants participent, d’une façon ou d’une autre, à la planification des voyages (lire aussi: L’influence des enfants sur les décisions de voyage). Plus l’enfant vieillit, plus son influence grandit et son rôle s’active. Les anecdotes et histoires racontées par les amis constituent leur principale source d’inspiration et d’information. Les vacances de rêve vécues par les enfants et leur famille se transmettent donc de bouche à oreille, aussi petites soient-elles.

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Segments de clientèles Tendances

10 tendances des voyages en famille

Il s’agit d’un marché très influent, particulièrement dans le cas des groupes multigénérationnels formés de grands-parents baby-boomers, de tantes de type PANK (lire aussi: Dévouées, sociables et influentes: faites connaissance avec les PANKs) ou encore d’ados et de jeunes adultes de la génération Y ou Z, tous expérimentés et exigeants en matière de voyages. Voici une compilation des tendances qui animent ce marché florissant.

 

1. Des bambins qui portent le voyage dans leur ADN

Les voyageurs avec poussette sont nombreux. Les congés parentaux généreux et le désir de vivre des expériences de découverte avec ses enfants favorisent les voyages avec des bébés. La tradition du voyage s’inculque très jeune, c’est pourquoi les enfants d’âge préscolaire sont la clé, si l’on veut créer des générations de voyageurs familiaux. Si les parents instaurent cette habitude chez leurs tout-petits, ces derniers afficheront moins de résistance à suivre la famille en vacances, lorsqu’ils seront ados. Ils attendront même avec hâte ces moments devenus tradition. Ces jeunes reproduiront probablement cette habitude avec leurs propres enfants; les entreprises touristiques ont donc tout intérêt à faciliter et à favoriser les séjours des familles avec bambins.

2. Des ados engagés

Les parents choisissent des activités qui plairont à leurs ados en les impliquant dans le processus de planification. Habiles à naviguer sur le Web et à consulter les médias sociaux, ces derniers s’approprient ainsi le projet de vacances familiales. Cette façon de procéder favorise la création de souvenirs plaisants et mémorables pour tous. Mentionnons que selon un sondage publié dans le rapport Teen Travel Trends 2012 du Family Travel Forum, le patrimoine et la culture sont cités par 31% des voyageurs adolescents comme la première motivation pour leurs voyages. De plus, environ 11% des adolescents qui voyagent veulent donner une dimension humanitaire à leur séjour.

3. Des vacances actives et saines

Les parents veulent voir leurs enfants sortir de la maison, s’activer. En réaction aux problèmes d’obésité et de sédentarité, et pour inciter chaque membre de la famille à mettre les écrans en veille, de plus en plus de parents prônent les activités physiques, le plein air et l’aventure.

Des menus de type «de la ferme à la table» et des collations à teneur réduite en gras sont demandés par les parents. Un sondage réalisé pour le compte de la National Restaurant Association auprès de 1 800 chefs indique qu’à l’avenir, ces derniers mettront davantage l’accent sur des offres culinaires nutritives. Les enfants sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à préférer les sushis aux croquettes de poulet.

4. Déconnecter pour se reconnecter

Les sondages le démontrent, l’objectif premier des vacances en famille consiste à passer du temps de qualité ensemble. Fuir la routine et le stress lié aux horaires du quotidien afin d’établir une connexion avec ses proches et avec le milieu environnant. Les familles cherchent à partager une expérience unique et authentique.

5. Apprentissage, authenticité et enrichissement

Que ce soit par la visite d’un musée, la découverte du patrimoine ou encore des ateliers de cuisine ou de couture, le partage de nouvelles connaissances entre les membres d’une même famille crée de riches expériences. Plus de parents souhaitent que les voyages en famille comportent des notions d’éducation et d’authenticité. Le tourisme d’apprentissage, ou expérientiel, jumelé à des activités d’aventure et de plein air, voilà un heureux mariage.

6. Volontariat

Plus de familles souhaitent redonner pendant leurs vacances. Certaines organisations offrent des semaines consacrées à des activités de volontariat. Par exemple, des hôtels proposent aux vacanciers de s’impliquer dans la communauté en offrant leurs services, même s’il ne s’agit que de quelques heures.

7. Séjour multigénérationnel et famille élargie: activités et hébergement pour tous

Le créneau des séjours multigénérationnels a pris la tête du marché familial. Selon une étude dont les résultats ont été diffusés lors de la Family Travel Conference de Dallas en novembre 2012, quelque 37% des grands-parents qui voyagent le font avec des petits-enfants. Les anniversaires ou autres occasions de célébration motivent fréquemment ces déplacements. Ce marché est composé de gens actifs souvent aisés, qui voyagent davantage que les touristes d’agrément en général. Les grands-parents souhaitent passer des moments privilégiés avec leurs proches, mais aussi profiter de la destination et de ses attraits. Les groupes multigénérationnels recherchent donc des lieux leur offrant une variété d’activités pouvant plaire à chacun des membres (lire aussi: Les voyages multigénérationnels: une tendance qui s’accentue).

Ces voyageurs exigent aussi de l’hébergement adapté. Les hôtels observent plus de demandes pour des chambres communicantes. Selon le Leisure Travel Monitor, un nombre croissant de voyageurs en réunion de famille séjournent dans des résidences de vacances louées ou privées.

8. Mobilité, Web et médias sociaux

Souvent chargées de l’organisation familiale en général, les mères sont aussi celles qui planifient les voyages. Ce sont de ferventes utilisatrices des téléphones intelligents (38% de plus que la moyenne américaine, selon l’étude American Media Mom menée en 2012) et, plus récemment, de la tablette (28% plus enclines que la moyenne). Elles communiquent des centaines de fois chaque semaine par clavardage, par courriel ainsi que par les médias sociaux. Elles demandent conseil aux autres mères sur des blogues spécialisés tels que Park City Mountain Resort Snow Mamas ou Hilton Mom Voyage.

Les enfants participent pour leur part à la recherche d’information, animent les médias sociaux et partagent des photos. Ils sont aussi très attirés par les jeux et les outils numériques qui leur permettent de découvrir la destination.

9. Les croisières en famille

Selon la Cruise Lines International Association, plus de 1,5 million d’enfants partent en croisière chaque année. Activités de bricolage et d’art interactif, jeux faisant appel à la technologie, suites familiales au design actuel et créatif dans de petits espaces, activités originales rejoignant grands-parents et petits-enfants: les compagnies de croisières rivalisent d’ingéniosité pour répondre à leurs besoins.

10. Respect de l’environnement

Les familles prennent de plus en plus conscience de l’importance de réduire leur empreinte écologique. Les enfants sont sensibilisés et n’hésitent pas à rappeler aux parents les petits gestes à adopter. Cette préoccupation est également présente pendant les voyages de ces familles, qui favorisent donc les hôtels et les destinations affichant clairement leur politique et leurs initiatives en développement durable, pour un comportement plus responsable.

Des consommateurs exigeants

Comme les familles voyagent plus que par le passé et dépensent des sommes importantes pour créer des moments uniques, elles développent une expertise et affinent leurs attentes d’un séjour à l’autre. Elles sont aussi très présentes sur les médias sociaux et réagissent aux offres touristiques qui s’adressent à elles. Saurez-vous leur orchestrer les moments mémorables auxquels elles aspirent?

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Connaissez-vous les campeurs québécois?

La majorité d’entre eux ont adopté des pratiques écoresponsables en camping, possèdent un appareil mobile et utilisent les médias sociaux. Le prêt-à-camper semble séduire même ceux qui disposent de leur propre équipement. Voici le portrait du campeur québécois.

Le Conseil de développement du camping au Québec et ses partenaires – Camping Québec et la Fédération québécoise de camping et de caravaning – ont mandaté la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM pour réaliser une étude sur le camping au Québec en 2012, afin de mieux connaître la clientèle. Dans ce cadre, 989 campeurs québécois ont été sondés par panel Web en octobre 2012.

Saisonniers ou voyageurs, VR ou tente: qui fait quoi?

Les saisonniers, ceux qui s’installent sur un terrain pour la saison, représentent 20% des campeurs; 75% sont plutôt nomades ou voyageurs alors que 5% ont un comportement hybride. L’équipement le plus utilisé est la tente (39%). Les véhicules récréatifs (VR) se subdivisent en plusieurs catégories. La caravane (incluant les modèles à sellette et portée) est utilisée par 32% des campeurs; environ 13% campent dans une autocaravane et 12% sous la tente-caravane (voir le graphique 1).

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Quand, à quelle fréquence et dans combien de campings?

Les campeurs de type «voyageur» ont réalisé en moyenne six séjours en 2012. Les voyageurs en VR s’adonnent globalement au camping de façon plus intensive que ceux qui dorment sous la tente. Comme l’illustre le tableau 1, ils voyagent plus, font de plus longs séjours et fréquentent davantage de terrains de camping. Les saisonniers, quant à eux, ont campé en moyenne 40 nuits durant l’année 2012. Ils ont davantage tendance que les autres à en faire en dehors des mois de juillet et d’août.

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Où, avec qui et pourquoi?

Pour obtenir le profil d’un séjour type de camping au Québec, on a demandé aux répondants du sondage de se référer à leur plus récent voyage de camping, avant septembre 2012, lorsque c’était possible. Ce sont les saisonniers qui enregistrent le plus long séjour moyen, avec 12 nuitées. Les voyageurs en VR ont plutôt effectué des séjours de 4 nuits et ceux en tente, de 3 nuits. La région des Laurentides arrive au premier rang des destinations; 16% des campeurs y sont allés pour leur plus récent séjour.

Les Québécois ont fait du camping principalement en couple (70%), en partie avec des enfants (38%) et des amis (25%). Dans l’ensemble, ils formaient des groupes de quatre personnes. Ceux qui utilisent la tente et les jeunes de 18 à 34 ans sont plus portés à pratiquer cette activité avec des amis que les autres campeurs. Les feux de camp, la marche et la baignade dans des plans d’eau s’avèrent les activités les plus populaires; mais d’autres loisirs ressortent selon le type de campeurs, comme l’indique le tableau 2.

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Combien dépensent-ils en camping?

Lors de leur plus récent séjour, les campeurs voyageurs ont dépensé, en moyenne, environ 115$ par nuitée, pour eux et leur groupe. Dans le cas des saisonniers, lorsque l’on répartit les frais de location sur l’ensemble des nuitées réalisées pendant l’année, la dépense moyenne par nuitée s’élève à 55$. Le tableau 3 illustre la répartition de ces dépenses par groupe moyen. La Chaire de tourisme Transat estime qu’en tout, les campeurs québécois ont dépensé en 2012, lors de leurs séjours en camping, l’équivalent de 530 millions de dollars.

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Plus des deux tiers des campeurs recyclent, lorsque des bacs sont mis à leur disposition. La majorité recourent aux sacs réutilisables, et évitent le gaspillage d’eau et d’énergie. Les campeurs en tente sont les plus enclins (52%) à utiliser des bouteilles d’eau réutilisables et à choisir des produits nettoyants biodégradables. Près de la moitié des campeurs se disent prêts à payer plus cher pour aller dans un camping écoresponsable.

Plus de la moitié des campeurs possèdent un téléphone intelligent ou une tablette numérique, comparativement à 36% de la population adulte québécoise. De plus, quelque 63% des campeurs fréquentent les médias sociaux. La majorité (54%) ont utilisé leur appareil mobile en camping et près de la moitié ont partagé des photos ou publié des commentaires sur un média social à la suite d’un séjour.

Le prêt-à-camper fait des heureux

Bien que seulement 4% à 5% des campeurs aient eu recours au prêt-à-camper comme principal équipement en 2012, près d’un sur cinq (19%) a déjà fait l’expérience de cette formule au Québec, et la plupart seraient prêts à la réitérer. Seulement 14% de ceux qui se sont adonnés à cette forme de camping ne possèdent pas d’équipement. La simplicité de ce mode d’hébergement en comparaison au camping traditionnel ainsi que le confort qu’il procure sont les premières raisons évoquées. Il s’agit donc d’une possibilité envisageable même pour les campeurs équipés.

Enfin, 25% de la population adulte québécoise s’adonne au camping. Voilà un grand marché qui cherche le repos, la nature et la possibilité de socialiser dans un bel environnement tranquille, propre et sécuritaire.

 

Source:

– Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «La pratique du camping au Québec en 2012», Conseil de développement du camping au Québec et ses partenaires, février 2013.

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Dévouées, sociables et influentes: faites connaissance avec les PANKs

La PANK nord-américaine dépense largement pour l’enfant chéri

Après les Yuppies (Young Urban Professionals) et les DINKYs (Dual Income, No Kids Yet), saluons l’arrivée des PANKs (Professional Aunt, No Kids) dans l’univers de la consommation et du marketing. Comme leur nom l’indique, sans en avoir elles-mêmes, ces femmes entretiennent une relation particulière avec un enfant, que ce soit par parenté ou autre. Elles sont tantes, cousines, marraines, voisines ou amies de la famille. Dans les faits, une Nord-Américaine sur cinq appartient à cette catégorie de femmes, soit environ 23 millions de personnes, selon une récente étude conjointe de KRC Research et de la firme de relations publiques Weber Shandwick. Les PANKs dépensent neuf milliards de dollars américains par année, soit près de 400 USD en moyenne chacune pour leurs neveux, nièces ou tout autre enfant avec qui elles maintiennent un lien affectif important; elles méritent donc toute notre attention!

Quelques caractéristiques de la PANK moderne

L’enquête de KRC Research, réalisée auprès de 2000 femmes a permis de circonscrire certains traits communs aux PANKs, qui nous donnent la possibilité de mieux saisir leur importance. En voici quelques-uns:

1. Profil sociodémographique

  • Elles sont relativement jeunes: 36 ans en moyenne, et 56% ont moins de 35 ans;
  • Elles sont célibataires et n’ont jamais été mariées (52%);
  • Elles sont urbaines (34%) ou banlieusardes (49%);
  • Elles ont un bon pouvoir d’achat et un revenu discrétionnaire alléchant;
  • Elles dépensent plus que la moyenne pour offrir des cadeaux aux enfants qui sont importants dans leur vie.

2. Influentes. Les PANKs exercent un ascendant et influencent les décisions d’achat tant des enfants que de leurs parents. Environ les deux tiers des PANKs (67%) mentionnent que leurs amis recherchent leurs conseils sur un large éventail de sujets et les consultent avant d’effectuer leurs achats. Cette proportion est plus élevée que chez les femmes en général (60%). Elles recommandent facilement des produits ou des services par l’intermédiaire des réseaux sociaux.CN_PANK_Image1

3. Bien branchées et adeptes des médias sociaux. Ces femmes comptent plusieurs amies de différents horizons – âges, revenus et styles de vie – dans leur cercle rapproché, avec qui elles échangent abondamment sur les médias sociaux (13,4 heures par semaine). Elles se servent également de ces plateformes (voir le graphique 1) pour rester en contact avec les enfants qui font partie de leur vie.

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4. Actives dans le partage de l’information. Elles le font pour une vaste gamme de produits et services, dont les vacances et les voyages (77%).

5. Avisées. Les PANKs ne prennent pas leurs décisions d’achat à la légère. Elles se basent sur des avis et des recommandations (59%) provenant de sites Web de commentaires, mais aussi de leurs connaissances par l’intermédiaire des médias sociaux, en personne, par téléphone ou par courriel. D’ailleurs, leur famille et leur cercle d’amis intimes constituent les sources d’information les plus influentes. Les PANKs sont également plus réceptives que les femmes en général à l’opinion d’experts, de journalistes et de blogueurs (voir le graphique 2).

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6. Engagées dans leur communauté. Les PANKs sont beaucoup plus susceptibles que la moyenne des femmes de s’impliquer dans les services à leur communauté, d’effectuer du travail philanthropique ou des activités bénévoles.

Et le tourisme, dans tout ça?

Près de la moitié des PANKs interrogées dans l’enquête ont mentionné aimer voyager avec les enfants qui font partie de leur vie, car il s’agit là d’une occasion pour elles d’enrichir le lien qu’elles entretiennent avec eux. Certains produits semblent mieux adaptés à cette catégorie de voyageuses; par exemple, les croisières et les séjours multigénérationnels (lire aussi: Les voyages multigénérationnels: une tendance qui s’accentue), qui incluent des activités et des services que les adultes et les enfants peuvent apprécier ensemble: parc d’attraction, zoo, musée interactif (lire aussi: Quand les musées font la cour aux familles), centre de villégiature ou de plein air, sports aquatiques, etc. La création d’offres promotionnelles incluant un tarif «un adulte, un enfant» plutôt que le traditionnel «deux adultes, deux enfants» pourrait certainement attirer les PANKs.

Nous l’avons vu, ces femmes sont très à l’aise avec la technologie numérique. Elles sont présentes sur les médias sociaux, recherchent des commentaires en ligne, «aiment» les pages d’entreprises, lisent des blogues, regardent des vidéos. Elles font confiance aux recommandations en ligne plus qu’à leur propre intuition. Il importe donc qu’un contenu particulier soit créé pour ces plateformes sociales, où leur relation privilégiée avec les enfants serait mise en évidence; les PANKs sont en effet très fières de leur engagement auprès d’un jeune. De plus, il serait intéressant de solliciter leur fibre communautaire en mettant de l’avant les actions de responsabilité sociale des entreprises, pour ainsi construire leur réputation auprès de cette importante clientèle.

 

Sources:

– Godwin, Nadine. «The PANK market a promising one in multigenerational travel», Travel Weekly, 8 janvier 2013.

– Weber Shandwick et KRC Research. «The Power of the PANK», janvier 2013.

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Segments de clientèles

Les voyageurs en solo arrivent en masse!

Les voyages en solo sont pluriels, ils se déclinent de diverses manières et l’industrie touristique québécoise doit s’adapter pour conquérir cette clientèle en constante progression. Le touriste solo voyage seul, c’est une évidence! Mais on peut aussi voyager seul… en groupe, même si cela semble contradictoire. En fait, de nombreux spécialistes (voyagistes et réceptifs) constatent qu’une part de plus en plus importante de leur clientèle de groupe est formée de voyageurs seuls qui souhaitent vivre leurs expériences avec d’autre gens partageant les mêmes intérêts.

Les voyages individuels représentent un segment de marché en croissance. Être célibataire constitue de plus en plus un choix et cela advient à différentes étapes de la vie: mariages tardifs, divorces, veuvage, etc. Ainsi, on assiste à une augmentation du nombre de ménages constitués d’une seule personne dans la population:

  • en moyenne, 35% des ménages des pays développés sont constitués d’une seule personne;
  • en Finlande et en Norvège, cette moyenne atteint environ 40% (2011);
  • aux Pays Bas, 37% (2011);
  • aux États Unis (27% en 2010) et au Royaume-Uni (29% en 2011), les proportions étaient semblables à celles observées au Canada (28% en 2011).
  • au Québec, 32% des ménages sont composés d’une seule personne (2011).

Définitions, caractéristiques et comportement du voyageur en solo

Un voyageur en solo est, par définition, une personne qui voyage seule… mais pas toujours! Selon Statistique Canada, une personne est considérée comme «voyageant seule» si elle n’est pas accompagnée d’une autre qui fait partie du même ménage qu’elle; par exemple, si elle effectue un voyage avec des amis ou en groupe ou encore, si elle n’est pas en mesure de donner de renseignements sur les dépenses et les activités des personnes qui l’accompagnent.

C’est dans cet esprit que des chercheurs de l’Université de St-Gallen, en Suisse, ont identifié quatre catégories de voyageurs en solo (voir le tableau 1), soit les:

  • célibataires-solo: vivent et voyagent seuls;
  • célibataires-groupes: vivent seuls, mais voyagent en groupe de plus de six personnes;
  • pluri-solo: n’habitent pas seuls, mais voyagent seuls;
  • pluri-groupes: vivent avec d’autres, mais voyagent sans eux en groupe de plus de six personnes.

Voici quelques-unes de leurs caractéristiques (voir le tableau 1):

  • les célibataires voyageant seuls ou en groupe sont majoritairement des femmes plutôt âgées, alors que les autres sont des hommes jeunes;
  • la durée de voyage des solos tend à être plus courte que celle des autres voyageurs, sauf dans le cas de la catégorie pluri-solo;
  • les modes d’hébergement préférés sont:
    • chez des amis ou des parents (célibataire-solo)
    • la résidence de vacances (pluri-solo)
    • l’hôtel (les deux autres segments);
  • les types de séjours sont les suivants:
    • visites de parents ou d’amis (célibataire-solo)
    • séjours urbains ou de magasinage ainsi que des croisières ou des escapades dans des destinations ensoleillées (pluri-solo)
    • circuits ou sightseeing (célibataire-groupe);
    • événements et vacances sportives (pluri-groupe);
  • Les deux catégories de voyageurs solo qui voyagent en groupe (pluri et célibataires) comptent sur les informations fournies par leurs parents et amis ainsi que sur le matériel promotionnel imprimé par les voyagistes pour obtenir des renseignements

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De plus en plus de voyageurs individuels visitent le Québec

Dans cette partie de l’analyse, nous avons choisi de considérer uniquement les voyages dont le groupe est constitué d’une seule personne.

En 2010, les Canadiens qui ont séjourné seuls au Québec ont effectué près de trois millions de voyages-personnes d’une nuit et plus dans un but d’agrément, ce qui représentait 34% de tous les séjours. Notons que les Québécois constituent 83% de ces voyageurs en solo.

Parmi les Américains qui ont effectué un voyage d’agrément dans la province, seulement 13% sont venus seuls en 2011. Ce sont les résidants du Maine qui voyagent le plus en solo dans la province, soit 20% de ces Américains. Pourtant, le potentiel de visiteurs est beaucoup plus vaste. En effet, selon l’Office of Travel and Tourism Industries, 38% des Américains ayant voyagé outre-mer dans un but d’agrément et de visiter des parents et des amis en 2011 l’ont fait seul.

En moyenne, un visiteur sur cinq en provenance des principaux pays émetteurs européens ayant visité le Québec une nuit ou plus dans un but d’agrément voyageait en solo en 2011, alors que dans le cas des touristes chinois et brésiliens, il s’agissait de la majorité, soit 60%.

Enfin, entre 2006 et 2011, le nombre des voyageurs en solo internationaux a enregistré une forte croissance (55% et 21%) alors que les arrivées totales, elles, diminuaient. Ceci est particulièrement remarquable dans le cas des voyages des Américains (voir le tableau 2).

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Exemples d’adaptation au marché

Plusieurs voyagistes tels que Abercrombie & Kent, compagnie spécialisée dans les voyages de luxe et les safaris, ont éliminé les suppléments pour les voyageurs en solo ou encore ont diminué les frais additionnels de 50 à 75%. Certaines autres proposent à leurs clients en solo de leur trouver un compagnon de chambre et baissent alors leur tarif de 50%.

De nombreuses compagnies de croisières ont elles aussi abandonné les surcharges pour les croisiéristes en solo ou diminué ces suppléments pour certaines catégories de cabines —souvent les moins chères — ou vers des destinations prédéfinies. En 2010, Norwegian Cruise Line (NCL) fut la première à offrir 128 cabines de style studio pour les voyageurs en solo sur son navire Epic, le tout sans supplément. Elle a également créé une section réservée aux voyageurs en solo afin qu’ils puissent s’y retrouver. En raison du succès remporté avec ces cabines individuelles, NCL a décidé de proposer 59 cabines individuelles sur le Norwegian Breakaway, qui prendra le large en mai 2013.

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Des voyagistes tels que Singles Travel International ont créé un réseau social où les voyageurs en solo de tous les horizons peuvent échanger sur leurs intérêts, leurs activités préférées, les destinations visitées; rencontrer des partenaires potentiels de voyage, etc. Des compagnies aériennes comme Air Baltic, KLM et Malaysia Airlines et de nouvelles applications (SeatID,

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Planely, Facebelt) permettent aux touristes en solo de choisir leur voisin de siège en fonction de leur profil «social». D’autres, tels que Maiden Voyage, proposent tout un réseau aux femmes d’affaires qui souhaitent se rencontrer et socialiser une fois à destination. Et vous, comment comptez-vous vous y prendre pour attirer cette clientèle?

Analyse écrite avec la collaboration de Camille Derelle.

 

Sources:

– Laesser, Christian, Pietro Beritelli et Thomas Bieger. «Solo travel: Explorative insights from a mature market (Switzerland)», Journal of Vacation Marketing, vol 15, no 3, p. 217- 227.

– Légaré, Odile. «Perspectives démographiques 2006-2056 et logement: un aperçu», Habitation Québec – Le bulletin d’information de la Société d’habitation du Québec, volume 4, numéro 4, été 2010.

– Lenhart, Maria. «Solo Travel is booming and suppliers are responding», Travelmarketreport, 20 octobre 2011.

– Office of Travel and Tourism Industries. «Profile of U.S. Travelers Visiting Overseas Destinations : 2011».

– Statistique Canada. « Enquête sur les voyageurs internationaux » et « Enquête sur les voyages des résidents canadiens », 2007 à 2011.

– Statistique Canada. «Les ménages canadiens en 2011 : genre et croissance. Familles, ménages et état matrimonial, Recensement de la population de 2011», septembre 2012.

– Tesse Fox, Jenna. «Travel for One», Travel Agent Central, 15 février 2012.

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Segments de clientèles

Fidèles, réceptifs et festifs: portrait des touristes LGBT américains

Composé principalement de ménages à double revenu et sans enfant, de voyageurs fidèles à la marque, dépensant plus que la moyenne et qui réservent directement sur les sites Web des hébergements et des compagnies aériennes, le marché gai et lesbien constitue une clientèle très convoitée. Le Canada est actuellement la première destination internationale du marché LGBT américain. Escapades urbaines pour les hommes, activités de plein air et familiales pour les femmes, ce marché regroupe des segments de clientèle qui, comme dans la population en général, représentent des gens dont la dynamique de vie, la culture et les intérêts sont très diversifiés.

Des enthousiastes du voyage

Depuis 1994, la firme Community Marketing & Insights (CMI) réalise l’Annual Tourism Study auprès de la communauté gaie et lesbienne, ou LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres). Les résultats de l’édition 2012 ont été dévoilés lors de la Global Travel Outlook Conference (GTOC), qui se déroulait à Chicago en octobre 2012.

Les comportements de voyage de la clientèle LGBT sont sensiblement les mêmes que par les années passées (lire aussi: Le désirable marché gai). Voici quelques caractéristiques clés confirmées par l’enquête de 2012:

  • Ce marché est surtout composé de DINK (Double revenu – Sans enfant), bien que le qualificatif «sans enfant» tende à changer;
  • Les voyages font partie de la culture LGBT;
  • Ces voyageurs sont très fidèles aux marques/destinations;
  • Ils voyagent deux fois plus que la moyenne des voyageurs américains;
  • Ils fréquentent surtout les destinations qui s’affichent comme étant LGBT-friendly;
  • Ils sont très réceptifs aux actions marketing ciblées;
  • Ils ont une préférence pour les destinations au climat chaud; la culture arrive au 2e rang.

Chacun son genre

L’étude distingue les réponses des hommes et des femmes. Elle permet ainsi de mieux cerner le profil de ces deux groupes. Globalement, les hommes gais ont des comportements de voyage plus marqués que les femmes lesbiennes: ils voyagent davantage, que ce soit pour les affaires ou par agrément; une plus grande part d’entre eux a réalisé un voyage à l’international et ils sont plus enclins à adhérer à un programme de fidélisation (voir le tableau 1).

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Si tous ont une préférence pour les climats chauds, la culture et la plage, les voyageurs gais démontrent un intérêt beaucoup plus prononcé (46%) pour les activités urbaines que les voyageuses lesbiennes (29%). Ces dernières, plus susceptibles d’avoir des enfants à la maison, choisissent dans des proportions plus élevées des séjours de plein air et d’aventure (42%) ou des voyages en famille (18%). Les restaurants, la cuisine et le vin interpellent autant les deux segments, à savoir près de la moitié d’entre eux (voir le graphique 1).  

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De plus, l’étude révèle que la saison la plus propice aux séjours d’agrément demeure l’été, même si les voyageurs gais démontrent une propension plus élevée que les voyageuses lesbiennes à se déplacer en dehors des périodes de vacances scolaires. Néanmoins, précisons que seuls 5% des hommes gais américains ont un ou plusieurs enfants à la maison.

Fidèles à la destination et réceptifs aux actions LGBT-friendly

Comme l’indique le graphique 2, c’est le retour à la destination préférée qui est mentionné par le plus grand nombre de répondants comme première motivation de voyage, lors du dernier séjour effectué. «Assister à un événement» constitue la deuxième raison la plus importante. La bonne réputation LGBT de la destination, qui arrive en troisième position, motive le quart des voyageurs gais et plus d’une voyageuse lesbienne sur cinq. L’enquête révèle aussi que 20% des voyageurs LGBT ont assisté à un événement gai dans une autre ville que la leur. Ils y ont séjourné quatre nuits en moyenne.

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Le marketing LGBT fait une différence

Les principales sources d’information utilisées par ces voyageurs pour obtenir des renseignements de voyage se déclinent comme suit:

  1. Références de parents et d’amis;
  2. Sites de voyages en ligne;
  3. Publicités dans les médias LGBT (pour 41% des voyageurs gais, par rapport à 36% des voyageuses lesbiennes).

Le quart des voyageurs LGBT ont pris des décisions d’achat basées sur des informations publiées sur les médias sociaux. Les articles traitant de voyage – imprimés ou en ligne – exercent une forte influence dans le processus de choix de la destination, parce qu’ils sont considérés comme étant plus objectifs, informatifs et fiables que d’autres sources. Les publicités dans les magazines imprimés LGBT sont aussi très efficaces.

Bien que Tourisme Montréal soit très dynamique envers le marché LGBT, la compétition est féroce, et les villes de toutes tailles interpellent ce marché. À titre d’inspiration, voici des exemples de microsites Web des organisations de gestion de la destination (OGD) et une brochure téléchargeable s’adressant au marché LGBT.

L’humoristique Philadelphie (Pennsylvanie)

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Source: Visitphilly.com

La romantique San Antonio (Texas)

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Source: visitsanantonio.com

La dynamique Portland (Oregon)

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 Source: Out In Portland

Impliquer les employés

Comme le précise Bill Kendrick, de l’Association du tourisme gai de l’Île-du-Prince-Édouard les voyageurs LGBT recherchent dans une destination les mêmes attributs que n’importe quel autre voyageur, avec un petit plus. Ils veulent se sentir en sécurité, et éviter de vivre des situations désagréables ou de se sentir mal à l’aise parce qu’ils voyagent avec leur partenaire de même sexe. Cela implique de la part des employés qu’ils fassent preuve de délicatesse et d’ouverture. Une stratégie marketing ciblant le marché LGBT devrait d’ailleurs prévoir la sensibilisation du personnel à cet égard.

 

Sources:

– Bissett, Kevin. «P.E.I. looks to lure gay travellers http://www2.canada.com/edmontonjournal/news/travel/story.html?id=04ef7254-e486-4d4c-9f23-9248a3905eca», Edmonton Journal, 3 novembre 2012.

– Levitz, Meryl pour la Greater Philadelphia Tourism Marketing Corporation. «LGBT Tourism Case Study: Philadelphia», présentation à l’occasion de la Global Travel Outlook Conference, à Chicago, 24-25 octobre 2012.

– Roth, Thomas pour Community Marketing & Insights. «LGBT Tourism Market Research & Best Practices», présentation à l’occasion de la Global Travel Outlook Conference, à Chicago, 24-25 octobre 2012.

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Le voyageur américain: un nouveau départ

Malgré un climat économique encore incertain, les Américains ont renoué avec l’idée de voyager. C’est du moins ce que des experts sont venus démontrer lors d’une conférence tenue à l’automne 2012. Après la chute enregistrée en 2009, le nombre de voyages d’agrément effectués en 2011 aurait atteint celui de 2008. La recherche de bons plans, les achats de dernière minute, les séjours d’agrément multigénérationnels, en famille ou avec des amis ont la cote. Voici quelques traits caractérisant le marché des voyageurs américains.

Rattrapage de la performance de 2008

À l’occasion de la Global Travel Outlook Conference (GTOC), organisée à Chicago en octobre 2012 par la Travel and Tourism Research Association (TTRA), Bill Siegel, de la firme Longwoods International, présentait les résultats d’une enquête sur les voyages touristiques des Américains en 2011. Globalement, ces chiffres auraient rattrapé ceux qui avaient été enregistrés au cours de la période ayant précédé la récession, en 2008. C’est notamment le cas du volume de voyages touristiques, qui a récupéré à 100%, avec 1,211 milliard de séjours d’une nuit ou plus. D’autres indicateurs sont presque revenus aux résultats de 2008, mentionnons les dépenses moyennes pour:

  • l’hébergement (98%);
  • la nourriture et la boisson (97%);
  • l’ensemble du séjour (95%);
  • les attraits touristiques et les divertissements (93%).

Cependant, la motivation première des séjours a changé depuis 2008. Les Américains ont voyagé davantage pour:

  • visiter les principaux attraits (+11%);
  • effectuer des croisières (+10%);
  • réaliser des activités de plein air (+6%);
  • visiter des parents ou des amis (+6%).

Ils ont été moins enclins qu’en 2008 à voyager principalement pour:

  • assister à des événements spéciaux (-2%);
  • aller au casino (-7%);
  • faire une escapade urbaine (-7%).

L’attrait pour les parcs thématiques, les centres de villégiature et le ski est demeuré stable.

L’agrément domine

Cette même édition de la GTOC accueillait Peter Yesawich, de MMGY Global. Celui-ci a partagé les résultats de leur enquête sur les comportements de voyage des Américains en 2012. Cette étude annuelle s’intéresse à ceux dont le revenu familial est supérieur à 50 000$ par année; près du tiers de l’échantillon évalue même son revenu familial annuel à plus de 125 000$. Ce sont eux qui, selon M. Yesawich, influencent la majorité des mouvements dans le milieu du voyage.

Malgré un contexte économique difficile, la plupart des ménages interrogés ont affirmé avoir effectué au moins un séjour d’une nuitée ou plus en 2010 (91%), en 2011 (91%) et en 2012 (90%). Alors que 40% d’entre eux ont voyagé pour les affaires, 80% l’ont fait pour agrément, à raison de 3,8 voyages en moyenne au cours des 12 derniers mois. L’écart entre la proportion des voyages d’affaires et celle des voyages d’agrément ne cesse de s’élargir depuis quelques années.

Les attributs les plus recherchés par ces touristes pour des vacances sont:

  • de beaux paysages (85%);
  • du temps pour relaxer et se détendre (85%);
  • la facilité de se rendre à destination (73%).

Les vacances prennent de l’importance

L’étude de MMGY Global, récurrente depuis 22 ans, nous permet de constater à quel point la prise de vacances annuelles prend de l’importance aux yeux des Américains. En fait, les trois quarts affirment qu’elles constituent un événement qu’ils attendent avec hâte, année après année. Dans leur liste de «choses à faire au cours des 12 prochains mois», les sondés ont pointé les souhaits suivants:

  • être plus en forme (58%);
  • stabiliser ses finances personnelles (45%);
  • explorer davantage le monde (37%).

Cette dernière résolution a éclipsé celle embrassée depuis quelques années par les Américains, qui consistait à passer plus de temps avec les amis et la famille (29%).

Les mieux nantis, les aînés et les familles à l’avant-plan

Parmi les Américains sondés en 2012, 32% de ceux dont le revenu familial est de 250 000$ ou plus planifient faire davantage de voyages au cours des 12 prochains mois; seulement 5% prévoient en faire moins. Dans l’ensemble des répondants, ces proportions sont respectivement de 19% (plus de voyages) et de 13% (moins de voyages).

Les Américains plus âgés sont ceux qui font les plus longs séjours et dépensent le plus en voyages par année. Selon l’enquête:

  • plus de 20% des voyageurs actifs sont des grands-parents;
  • 40% de ces derniers ont fait un voyage avec leurs petits-enfants;
  • 8 fois sur 10, les parents sont aussi présents.

Comme le souligne M. Yesawich, l’industrie de l’hébergement doit tirer profit de cette tendance en ajustant son offre, comme l’a fait celle des croisières où certaines compagnies proposent à des tarifs spéciaux la deuxième cabine ainsi que les subséquentes. Par ailleurs, les vacances familiales et multigénérationnelles, avec des enfants, sont le seul créneau qui poursuit sa croissance.

Dénicher le bon prix

Selon M. Yesawich, ce n’est plus ce que nous possédons qui définit notre statut social, mais plutôt l’aubaine ou la bonne affaire que nous avons réalisée. Tous les outils permettant la détection des meilleurs prix soutiennent cette tendance. La valeur demeure toutefois prioritaire. Une grande part des gens sont tout de même prêts à débourser le plein prix, s’ils ont la garantie que le produit aura la qualité à laquelle ils s’attendent, sinon plus. Néanmoins, l’importance des marques pour les Américains est en déclin depuis les cinq dernières années.

Les voyages de dernière minute connaissent une popularité montante. Quelque 28% des Américains interrogés en ont réalisé un au cours des 12 derniers mois (par rapport à moins de 20% il y a quelques années). Ces voyageurs ont fait leur réservation 6,2 jours à l’avance en moyenne. Néanmoins, l’intérêt pour les campagnes de vente-éclair ou flash sales est en baisse: 14% des voyageurs ont acheté un voyage à la suite de ce type d’offre en 2012, comparativement à 20% en 2011.

Même niveau de confiance qu’avant la récession

Le Traveler Sentiment Index (TSI), indicateur mensuel recourant à différents facteurs liés aux voyages, démontre un certain déclin de la confiance des consommateurs de voyages depuis avril 2012. Ce ralentissement est appelé à se poursuivre en 2013, selon les organismes à l’origine de cette mesure, soit l’U.S. Travel Association et MMGY Global. Mais avec son indice de 90,4, le TSI d’octobre 2012 n’était qu’à 0,7 point de la mesure prise en octobre 5 ans plus tôt, en 2007, soit avant la récession.

 

Bien qu’ébranlés par la crise économique qui tarde à se résorber, les voyageurs américains reprennent peu à peu leurs habitudes de voyage avec de nouvelles priorités.

 

Sources:

 – Mayock, Patrick. «16 key insights about the American traveler», hotelnewsnow.com, 1er octobre 2012.

– Siegel, Bill. «U.S. Leisure Travel Trends», Longwoods International, présentation à l’occasion de la Global Travel Outlook Conference à Chicago, octobre 2012.

– U.S. Travel Association et MMGY Global. «Traveler Sentiment Index – October 2012», 2012.

– Yesawich, Peter. «Meet the New American Traveler: Insights and Implications for the Year Ahead», MMGY Global, présentation à l’occasion de la Global Travel Outlook Conference à Chicago, octobre 2012.

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Faits et chiffres Segments de clientèles

Divertissement et loisirs de la génération Y québécoise

Fanatiques de nightlife, les Québécois de la génération Y s’intéressent également en grand nombre aux musées. Constamment branchés sur le Web pour se divertir ou magasiner, ils prennent aussi le temps de visiter les attraits du Québec. Ils sont aussi complexes que les enjeux qui définissent la période dans laquelle ils grandissent. Leurs comportements de divertissement et de loisirs confirment l’intégration des innovations technologiques dans leur quotidien, tout en révélant leurs intérêts pour une variété d’activités traditionnelles.

Quoique les années de naissance utilisées pour définir la génération Y varient, cette analyse cible le segment des 18 à 34 ans, nés ainsi entre 1978 et 1994. Leur nombre, estimé à 7 millions de Canadiens, dont plus de 1,6 million de Québécois en juillet 2011 par Statistique Canada, dépasse largement celui de la génération X. Les données sur leurs comportements de loisirs proviennent du Print Measurement Bureau (PMB) et résultent d’une enquête réalisée sur une période de 2 ans, parue au printemps 2012.

Les natifs du numérique

Nés à l’ère de la révolution de l’information, les adultes de la génération Y personnifient bien la tendance liée à la mobilité et à l’hyperconnectivité. Il est devenu crucial d’en comprendre leurs utilisations pour deux raisons principales:

  • Les Québécois de la génération Y dominent dans presque tous les aspects liés à l’utilisation du Web (fréquence et durée de fréquentation, taux de participation aux médias sociaux, confiance en la sécurité des transactions en ligne, taux d’adoption des appareils mobiles, etc.).
  • Ils sont généralement les premiers à adopter les nouvelles technologies qui arrivent sur le marché et les nouveautés du Web.

Ayant largement contribué à l’essor des médias sociaux, les jeunes adultes accordent beaucoup de temps à Internet. D’après un sondage du Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM mené en 2011, plus de 65% des Québécois âgés de 18 à 24 ans utilisent les médias sociaux quotidiennement, alors que c’est le cas d’un peu moins de la moitié des 25 à 34 ans. Adeptes du divertissement sur le Web, les Québécois de la génération Y téléchargent de la musique, s’adonnent aux jeux en ligne et y écoutent la radio ainsi que la télévision beaucoup plus que l’ensemble des internautes québécois. Selon l’étude NETendances 2011 du CEFRIO, 67% des 18 à 34 ans ont acheté un produit ou un service sur Internet au cours de la dernière année. Le CEFRIO rapporte également que 62% des Québécois de la génération Y ont recours à Internet lorsque vient le temps de s’informer avant de faire un achat, comparativement à 43% pour l’ensemble de la population québécoise (lire aussi: L’usage des technologies de l’information et de la communication par cinq générations).

Pour la génération Y, la technologie n’a pas de prix!

Selon Statistique Canada, les Québécois de 18 à 30 ans ont consacré 6,6% de leurs dépenses totales aux loisirs en 2008, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne (5,9%). La valeur concernant leurs achats en matériel de loisirs (925$) dépasse elle aussi la moyenne (818$), particulièrement lorsqu’il s’agit de biens liés à l’informatique (433$ comparativement à 315$). Les dépenses en divertissement au foyer sont aussi plus élevées, s’établissant à 570$ chez les 18 à 30 ans, contre une moyenne de 506$ pour tous les âges.

Ces natifs du numérique semblent dépenser sans retenue dans la technologie, valorisant davantage que les autres générations ces équipements et gadgets qu’ils intègrent naturellement à leur vie. Près de 90% des Québécois âgés de 18 à 34 ans possèdent un téléphone mobile, et plus du quart d’entre eux ont choisi un modèle intelligent. Chez les 35 ans et plus, ces taux sont respectivement de 68,7% et de 28,4% (voir le tableau 1).

Vélo, rando, abdos

Parmi les activités sportives recensées par PMB, le vélo et la randonnée pédestre sont celles que la génération Y préfère (voir le graphique 1). Les jeunes adultes sont également nombreux à faire de l’exercice à la maison, du jogging ainsi que du patin à glace. Plus de 430 000 Québécois de la génération Y ont effectué du camping lors de la dernière année, mais la majorité (75%) n’a pratiqué cette activité qu’une ou deux fois pendant cette période. Près de 20% d’entre eux ont également rapporté s’adonner à la danse, à la chasse et la pêche ou à la natation.

 

Les jeunes adultes séduits par de vieux attraits québécois

Tout comme pour d’autres générations, le Vieux-Port de Montréal demeure l’attraction québécoise la plus populaire chez la génération Y. Près de 31% des 18 à 24 ans et 25% des 25 à 34 ans ont visité ce quartier historique de la métropole au cours des 12 derniers mois. Le Vieux-Québec compte également parmi les endroits les plus fréquentés, se classant au deuxième rang chez les Québécois de 25 à 34 ans et au troisième chez les 18 à 24 ans. C’est plutôt La Ronde qui arrive en deuxième place chez ces derniers, avec un taux de fréquentation de près de 25%. Les 18 à 24 ans sont également plus nombreux que tous les autres groupes d’âge à s’être rendus au Biodôme de Montréal, au zoo de Granby ainsi qu’à Mont-Tremblant (voir le graphique 2).

 

À chaque âge ses plaisirs

Les sorties dans les bars ou dans les boîtes de nuit sont de loin les plus populaires auprès de la génération Y (voir le graphique 3). Les visites au musée, au zoo ou à l’aquarium détiennent également une place importante pour les Québécois de cette génération. Les parcs d’attraction et les spas accueillent chacun près de 300 000 visiteurs âgés de 18 à 34 ans chaque année.

 

Tout comme dans le cas de la génération X et des baby-boomers, le hockey demeure l’évènement sportif qui attire le plus grand nombre de Québécois de la génération Y (233 000), mais 70% d’entre eux y ont assisté seulement 1 ou 2 fois au cours des 12 derniers mois.

 

Sources:

– CEFRIO. «Cinq générations d’internautes : profil d’utilisation des TIC en 2011», NETendances 2011, vol. 2, no 7, 2012.

– CEFRIO. «Les médias sociaux ancrés dans les habitudes des Québécois», NETendances 2012, vol. 3, no 1, 2012.

– Cossette. «Mobindex», mobindex.ca, juin 2012.

– Print Measurement Bureau. Traitement spécial, Québécois de 18 à 34 ans, enquête printemps 2012 – deux ans.

– Print Measurement Bureau. Traitement spécial, Québécois de 45 à 64 ans, enquête printemps 2011 – deux ans.

– Print Measurement Bureau. Traitement spécial, Québécois de 35 à 44 ans, enquête automne 2011 – deux ans.

– Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Comportement Web des Québécois – Sondage Ipsos Descarie-RVT», mai 2011.

– Statistique Canada. Enquête sur les dépenses des ménages, 2008.