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Inciter les Y à pratiquer les sports d’hiver

Une génération déjà initiée

Selon une étude de l’organisme américain SnowSports Industries America (SIA), au moins 40% des Américains pratiquant les sports d’hiver sont âgés de 18 à 34 ans. Au-delà de 35% des skieurs de fond et alpins ainsi que plus de la moitié des planchistes et des skieurs acrobatiques sont issus de la génération Y. Une grande partie d’entre eux habitent en ville, dans les États situés du côté de l’Atlantique.

Cette même étude révèle que les termes employés par les skieurs pour décrire leurs motivations concernent le «virage parfait» et le plaisir d’être en plein air, dans la nature. Les planchistes de la génération Y parlent plutôt de la liberté que procure cette activité. Une partie des skieurs alpins pratiquent aussi la planche, et vice-versa.

Grisés par cette sensation de liberté, 70% des planchistes essaieront le hors-piste tout en demeurant dans les limites de la station de ski. Sortir des sentiers battus interpelle aussi les skieurs de cette génération: 20% en ont déjà fait l’essai, et un tiers comptent le faire dans les zones desservies par une remontée mécanique. 

Planche à neige, patin et motoneige

Selon le Print Measurement Bureau (PMB), les membres de la génération Y sont généralement plus enclins à pratiquer des activités hivernales que la moyenne de la population québécoise, sauf en ce qui concerne le ski de randonnée (voir le graphique 1). Ces jeunes adultes font du ski dans la même proportion que l’ensemble des Québécois, mais sont plus portés à faire de la planche (7% par rapport à 5%). Le patinage sur glace est pratiqué par près du quart des Y, soit beaucoup plus que la moyenne (18%), mais ils n’en font en majorité qu’une ou deux fois par année. En revanche, le tiers des planchistes de cette génération en font dix fois ou plus durant la saison.

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Techno et storytelling

Très informés et habiles avec les nouvelles technologies, les Y seront attirés par des marques qui communiquent avec eux, plutôt que par celles qui tentent délibérément de leur vendre quelque chose.

Pour s’adresser à ces jeunes adultes, mieux vaut éviter d’employer les stratégies de vente traditionnelles. Très informés et habiles avec les nouvelles technologies, les Y seront attirés par des marques qui communiquent avec eux, plutôt que par celles qui tentent délibérément de leur vendre quelque chose. Les campagnes qui intègrent une histoire, ou leur suggèrent de suivre les péripéties d’un personnage et d’interagir avec lui sur les médias sociaux fonctionnent bien. Les promotions liées à leur réalité et branchées sur leurs besoins sont bien reçues.

Les Y consultent une multitude de plateformes sur le Web, ce qui ne rend pas la tâche facile aux responsables marketing. Les commentaires en ligne occupent beaucoup d’importance dans leurs choix. En fait, ils se fient d’abord aux avis émis par leurs pairs, avant même ceux des membres de leur propre famille.

Selon le Cefrio, jusqu’à 93% des internautes québécois de 18 à 34 ans utilisent les médias sociaux, dont YouTube, Facebook, Google+, Twitter et LinkedIn. L’organisme précise néanmoins que les 18 à 24 ans et les 25 à 34 ans ont un profil différent. Les plus jeunes emploient plus les médias sociaux que leurs aînés, alors que les seconds ont davantage recours aux courriels que leurs cadets. Ces aspects sont donc à considérer dans le choix des moyens de communication.

Mettre les Y dans sa poche…

La station de ski Sugarbush, au Vermont, a bien saisi l’importance de maintenir l’intérêt des Y à la pratique du ski ou de la planche. L’expert en marketing David Coats, responsable de plusieurs projets liés à la station, explique comment, durant la vingtaine, les skieurs n’ont bien souvent pas les moyens de pratiquer des sports de glisse. La clientèle cible des jeunes adultes commence à bien gagner sa vie seulement vers 30 ans. Ce laps de temps de 10 ans renferme un précieux bassin de skieurs potentiels.

En attirant ces jeunes et en gagnant leur confiance, la station comptait augmenter ses chances de les voir revenir avec leurs enfants. Ainsi, pour la saison 2011-2012, Sugarbush a lancé un abonnement très avantageux pour les adultes dans la vingtaine: le For20s Pass. Celui-ci se détaillait à 299$ pour un accès illimité à la station pendant toute la saison. Un abonnement adulte standard se vendait alors 499$. Comme l’exprime M. Coats, ce n’est pas seulement la réduction qui est attirante, mais aussi et surtout le fait que la station ait pensé à ce segment et à sa réalité financière. Les membres de la génération Y cherchent à être reconnus, considérés par la marque. Si c’est le cas, ils auront alors tendance à s’engager envers elle.

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Source: ksvc.com

La campagne s’est principalement déroulée sur les médias sociaux et par courriel. L’agence de marketing a utilisé Twitter particulièrement pour rejoindre les influenceurs de la communauté de skieurs. De cette façon, ce n’est plus la station qui tente de vendre son abonnement, mais plutôt des voix indépendantes, donc plus crédibles, qui émettent une opinion.

Lors de la saison précédant la campagne, Sugarbush avait vendu moins de 50 abonnements au segment des 19 à 29 ans. L’objectif avec le For20s Pass était de vendre 1 000 abonnements entre la fin août et le début septembre 2011; or, ce sont plutôt 2 000 accès qui se sont envolés.

Cibler les segments de clientèle

Pour mieux cibler la clientèle des Y, SIA donne quelques suggestions:

  • Construisez une base de données avec courriel et âge, et concevez vos campagnes en tenant compte des différences générationnelles – cela vous sera également utile pour les autres segments;
  • Engagez la conversation avec les Y en proposant du contenu Web dynamique comme des avis en ligne, le partage de photos et de vidéos;
  • Mettez l’accent sur l’expérience plutôt que sur le produit.

Enfin, les Y ne sont pas dupes. Ayant grandi à une époque où l’accès à l’information est plus facile que jamais, ils savent comment obtenir des renseignements crédibles. Alors, soyez authentique, n’essayez pas de vendre ce que vous n’êtes pas.

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Segments de clientèles Tendances

Prévisions 2014 pour les réunions d’affaires

L’utilisation croissante des médias sociaux sera la principale tendance prévue en 2014 dans le secteur des réunions. Les planificateurs anticipent encore une fois des restrictions budgétaires de leurs clientèles, ce qui pourrait expliquer la hausse du nombre de réunions sur les marchés domestiques.

Prévisions d’affaires des planificateurs de réunions

Selon un sondage prévisionnel d’American Express, les planificateurs nord-américains prévoient en 2014 une hausse de 1,5% du nombre de réunions par entreprise, comparativement à l’année précédente. Le volume de ces événements restera stable en Europe et baissera de 1,2% dans la région Asie-Pacifique. Les hôteliers sont cependant plus optimistes, puisqu’ils entrevoient une augmentation de 3% à l’échelle planétaire.

En Amérique du Nord, 46% des répondants anticipent une croissance du volume, alors qu’un quart d’entre eux seulement tablent sur une baisse (voir le graphique 1). Le nombre de participants par réunion sera majoritairement stable (47%); néanmoins, près du tiers (31%) des planificateurs s’attendent à une augmentation. Quant à la durée moyenne de l’événement, 70% n’entrevoient aucun changement en 2014.

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en Amérique du Nord, les dépenses liées aux réunions et le budget accordé à chaque individu devraient se maintenir au même niveau qu’en 2013

Toujours en Amérique du Nord, les dépenses liées aux réunions et le budget accordé à chaque individu devraient se maintenir au même niveau qu’en 2013. Les répondants européens prévoient une diminution de 1,8% et ceux de l’Asie-Pacifique de 3,6%, en ce qui concerne les dépenses. Les budgets individuels pourraient chuter de 4,4% pour cette dernière région, soit la plus forte baisse de toutes pour 2014.

Les prévisions des tarifs hôteliers négociés sont similaires à celles faites pour l’an passé, avec des hausses de 3 à 5% pour toutes les régions, à l’exception de l’Europe (0%). Néanmoins, il est intéressant de constater que les hôteliers prévoient une augmentation moins importante de 1,8% à l’échelle globale.

Tendances générales

American Express et Carlson Wagonlit Travel identifient plusieurs tendances et changements pour 2014.

  • Technologie mobile et médias sociaux:

Les planificateurs s’attendent à une hausse de la demande en ce qui concerne l’intégration des technologies mobiles à leurs événements.

Les planificateurs s’attendent à une hausse de la demande en ce qui concerne l’intégration des technologies mobiles à leurs événements. Les participants sont à la recherche de différentes fonctionnalités: l’interactivité, le partage de commentaires durant le déroulement des réunions ainsi que l’accès à des informations détaillées sur les conférenciers et les contenus abordés. Pour les événements de grande envergure, les applications mobiles sont perçues comme un outil de communication très efficace avec les participants. De plus, les planificateurs nord-américains prévoient une hausse de 4% de l’utilisation des médias sociaux durant les réunions, supérieure donc à celle des Asiatiques (3,2%) et des Européens (2,5%). Enfin, grâce à un meilleur accès aux données clients (big data), les planificateurs sont en mesure de personnaliser leurs services pour chaque participant, en lui envoyant par exemple les invitations et itinéraires routiers sur son appareil mobile.

  • Marché domestique:

C’est avant tout sur le marché national que les répondants au sondage d’American Express prévoient une hausse de la demande de réunions

C’est avant tout sur le marché national que les répondants au sondage d’American Express prévoient une hausse de la demande de réunions (voir le tableau 1). Cette tendance s’explique par la volonté des entreprises de réduire la durée des voyages et les coûts inhérents. La demande des Nord-Américains pour des événements qui ont lieu dans leur région devrait croître de 2,3% et celle des Européens de 2,4%. La plus forte hausse concernera le marché de l’Asie-Pacifique (4%).

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  • Sécurité des participants:

La sécurité et la sûreté d’une destination continueront d’influencer grandement la tenue d’événements en 2014. Les instabilités économiques et politiques qui perdurent dans certaines régions ainsi que l’accroissement des voyages d’affaires dans les marchés émergents contribuent à faire de la sécurité un élément majeur de la planification des réunions en 2014.

  • Réunions virtuelles:

Les planificateurs nord-américains sondés par American Express prévoient organiser davantage de réunions virtuelles en 2014 que l’an passé. En effet, 30% d’entre eux utiliseront une technologie virtuelle ou hybride (incluant des événements réels) pour plus de 10% des réunions, alors que seulement 18% avaient cette intention pour 2013.

  • Consolidation des budgets des entreprises:

À l’échelle mondiale, les deux organismes notent une préoccupation resserrée autour des budgets et des dépenses. Cela entraînera un accroissement de l’importance des tarifs de groupes pour les planificateurs, en raison de leur plus grande possibilité de négociation et de flexibilité. De leur côté, les entreprises continueront de consolider leurs politiques de réunions et chercheront un fournisseur unique capable de leur apporter un soutien global et des économies de coûts. Carlson Wagonlit Travel s’apprête à lancer en Amérique du Nord l’outil «CWT Meetings & Events Dashboard», permettant aux entreprises d’exercer un meilleur contrôle de leurs dépenses en réunions et événements.

Le «virage affaires» amorcé par Tourisme Montréal à la fin 2013 semble débuter à point nommé, à l’heure où les marchés domestiques attirent davantage d’entreprises pour la tenue de leurs réunions. Les marchés limitrophes de Toronto et de Boston sont dans leur ligne de mire, arriveront-ils à les courtiser?

Image à la une: © By NC Grand Hyatt San Francisco

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Un parc thématique conçu pour la clientèle en situation de handicap

Ouvert en 2010, Morgan’s Wonderland est le premier parc thématique créé pour répondre aux besoins des personnes vivant avec un handicap physique ou intellectuel, mais il peut plaire à tous: familles, amis, accompagnateurs et grand public.

Le parc comprend plus de 25 attractions, incluant des manèges, des aires de jeux et des jardins. Cette destination de divertissement familial propose un environnement sécuritaire, abordable et entièrement accessible en fauteuil roulant.

L’inclusion est le principal objectif du parc et la clientèle handicapée y est admise gratuitement. Cet attrait a remporté plusieurs prix, dont celui d’excellence de TripAdvisor pour une deuxième année consécutive. Une belle initiative promouvant l’intégration!

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Source: Morgan’s Wonderland

Image à la une : ©Morgan’s Wonderland

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Adapter la programmation de son festival aux différentes générations

Portrait des participants québécois aux festivals

Avec la facilitation de l’accès au voyage, la concurrence des festivals s’étend maintenant à l’international. La compréhension des comportements des visiteurs est donc essentielle, tant pour les voyages de proximité qu’à l’étranger.

Dans le cadre d’un voyage au Canada, 5,1% des Canadiens et 6,2% des Québécois ont assisté à un événement culturel, selon le Print Measurement Bureau (PMB). Si la proportion reste la même pour les Canadiens à l’occasion d’un voyage à l’étranger, elle baisse à 3,4% pour les Québécois. En étudiant la totalité des Québécois ayant assisté à un événement culturel en voyage à l’extérieur du Canada, on remarque que ce sont les baby-boomers et les seniors qui sont les plus représentés. Dans le cadre de vacances au Canada, ces deux catégories de population sont rejointes par les jeunes issus de la génération Y pour former le trio de tête des participants à des événements culturels (voir le graphique 1).

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Le PMB a étudié en détail la fréquentation des visiteurs et des résidents dans certains festivals. Ainsi, il apparaît que la génération Y fréquente beaucoup plus que les autres les Francofolies et le festival Juste pour Rire. Les baby-boomers sont particulièrement bien représentés aux Fêtes de la Nouvelle-France et au Festival des films du monde. Le Festival International de Lanaudière attire quant à lui massivement les seniors (voir le graphique 2).

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Pour proposer la meilleure offre à ces différents auditoires, l’important est de connaître son public actuel, sans oublier de prêter attention à la clientèle potentielle et d’élaborer une stratégie claire.

Idées pratiques pour une programmation adaptée aux différentes générations

Lors du Salon de l’Organisateur 2013 de SATQ-FEQ se tenait un atelier intitulé «Les générations et leur influence sur votre programmation». René Fréchette, directeur des événements à la Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et ancien directeur du Mondial des Cultures de Drummondville, y partageait quelques idées concrètes d’adaptation à un public cible.

À chercher à plaire à un spectre trop grand de participants, les festivals risquent de rendre leur contenu diffus. Cela dit, un même événement peut s’adresser à différentes générations. L’important pour atteindre son public est de suivre un plan bien défini. René Fréchette dresse la liste des actions à accomplir en amont de l’élaboration de son programme: 

  1. S’assurer que les changements prévus à la programmation s’intègrent bien à la mission;
  2. Échanger avec les employés et les bénévoles pour obtenir leur soutien;
  3. Obtenir l’aval du conseil d’administration;
  4. Identifier son public cible et connaître ses attentes;
  5. Analyser les succès et les insuccès passés;
  6. Mesurer les ressources existantes ainsi que les besoins à venir;
  7. Dresser le portrait-robot du client futur;
  8. Assurer une veille stratégique pour se positionner;
  9. Maîtriser le temps: anticiper sans se précipiter.

Pour un ajustement réussi de sa programmation

Dans le cadre d’un réajustement de contenu, il est indispensable de se poser les bonnes questions. Il faut tout d’abord établir ce qui est intouchable dans la programmation originale de son festival. Il est également nécessaire d’identifier les forces et faiblesses de l’offre existante. Finalement, les actions à entreprendre doivent être déterminées, ainsi que les différents alliés (municipalités, etc.).

  • Connaître sa clientèle: L’innovation va nécessairement de pair avec une connaissance globale des clients actuels et potentiels. Il est donc essentiel de s’intéresser à ce qu’ils mangent, à leurs loisirs, à leur style de vie ou à la composition de leur foyer. René Fréchette propose ici de personnifier le client type en lui donnant un nom, un âge, une profession, une passion, etc.
  • Prendre conseil auprès des partenaires: Faire appel à ses partenaires constitue une excellente stratégie pour être mieux informé des besoins de sa clientèle. En effet, les commanditaires connaissent leur public cible et peuvent partager leur expertise pour attirer plus de monde au festival, ce qui leur garantit aussi une meilleure visibilité. Voilà un bel exemple d’association gagnant-gagnant!
  • Maîtriser son image: La connaissance de la perception externe du festival est primordiale. Il est donc impératif de travailler son image de marque. Le public s’identifie-t-il à l’événement? S’agit-il d’une manifestation à la mode? Quelle est la première chose qui lui vient en tête, lorsque le public pense à ce festival?
  • Tisser un lien entre la programmation et la promotion: Pour que la promotion soit cohérente, les éléments de la programmation doivent être présentés clairement dans la campagne de communication. Il est essentiel de savoir comment s’informe la clientèle et de comprendre quelles parties du programme attireront leur attention.
  • Préciser le rôle de l’événement: Afin d’éviter le dispersement, il est primordial de s’interroger sur la vocation sociale et communautaire du festival. Réunir les gens, créer un lieu de rencontre entre les générations, consolider le sentiment d’appartenance à la communauté, augmenter la visibilité des commerces, développer le potentiel touristique de la destination… autant d’objectifs qu’il est important de clarifier pour être certain de les atteindre.
  • Élargir son cercle de recrutement: Finalement, René Fréchette conseille de s’entourer de personnes qui ont des compétences aussi variées que pointues. Pourquoi ne pas intégrer à son conseil d’administration un professionnel de la création ou encore des intervenants auprès des générations à séduire (animateurs de camps de jour, personnel accompagnant les personnes âgées, etc.)?

En conclusion, l’adaptation de la programmation d’un festival à son public cible doit être abordée comme un processus intégré. De plus, afin de bonifier constamment l’événement, il ne faut pas oublier d’en mesurer les retombées une fois que celui-ci a eu lieu.

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L’avenir appartient aux jeunes voyageurs

Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), les jeunes de 15 à 30 ans représentaient 20% des touristes internationaux à travers le monde en 2010

Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), les jeunes de 15 à 30 ans représentaient 20% des touristes internationaux à travers le monde en 2010, soit près de 190 millions de voyageurs, en augmentation de 40% par rapport à 2007. Ils généraient des dépenses de 165 milliards de dollars américains, ce qui équivaut à une croissance de 9% par année depuis 2007, beaucoup plus que la moyenne de 3% enregistrée pour tous les groupes d’âge confondus. En 2020, l’OMT prévoit qu’ils effectueront près de 300 millions de voyages internationaux.

Cette analyse présente entre autres quelques résultats sommaires d’une récente étude (2012-2013) réalisée par la World Youth Student & Educational (WYSE) Travel Confederation auprès de 34 000 jeunes répartis dans 137 pays. Il s’agit de la troisième publication, après celles de 2002 et de 2007. Les répondants, majoritairement des femmes (67%), étaient surtout âgés de 20 à 25 ans (50%). Toutefois, le segment des voyageurs de 30 à 35 ans s’est considérablement accru au cours des dix dernières années et constitue maintenant 17% de l’ensemble des personnes interrogées.

Un voyageur expérimenté aux motivations variées

Au cours des cinq dernières années, le jeune voyageur moyen a déjà effectué dix séjours internationaux, dont cinq longs (plus de sept nuits). Il passe de moins en moins de temps dans les grandes villes, et de plus en plus dans les petites municipalités et les zones rurales, qu’il visite principalement dans un but d’agrément (47%). Cependant, les jeunes voyageurs qui souhaitent apprendre une langue (22%), acquérir une expérience de travail (15%) ou tout simplement étudier à l’étranger (15%) n’ont jamais été en aussi grand nombre. D’ailleurs, selon Pew Research Center, la jeune génération (Y) est plus instruite que les autres à des âges comparables et elle souhaite apprendre de nouvelles choses quand elle voyage. Une majorité préfère des expériences amusantes et divertissantes, immersives, interactives et pratiques (68%).

À travers ces divers types de séjours, leurs principales motivations ont peu changé avec le temps. Il s’agit toujours d’explorer de nouvelles cultures, d’accroître leurs connaissances et de rencontrer les communautés locales. Les motivations sociales comme le développement de nouvelles amitiés sont beaucoup plus fortes auprès de voyageurs qui fréquentent les auberges de jeunesse ou qui logent chez des particuliers (Couchsurfing).

Un comportement de voyage différent de celui des autres générations

Environ 60% des jeunes aiment voyager avec leurs amis, soit près de 20% plus que les générations précédentes, selon une étude de PGAV Destinations. Ils sont aussi fortement influencés par leur famille ou leurs amis: 66% d’entre eux vont visiter des endroits recommandés par leurs proches, soit beaucoup plus que leurs aînés.

Férus de technologie, les jeunes voyageurs prennent des décisions rapides. Toujours en ligne pour obtenir des informations, ils cherchent la meilleure offre, lisent les commentaires et planifient leurs voyages en moins de temps (75 jours) que les générations plus âgées (93 jours). Ils utilisent davantage les agences de voyages en ligne que le site Web de la destination ou des fournisseurs locaux, contrairement à leurs aînés (voir le graphique 1). 

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Des dépenses d’hébergement accrues

Les auberges de jeunesse (32%) et les hôtels (31%) constituent les principales formes d’hébergement utilisées par les jeunes voyageurs, selon la WYSE Travel Confederation. Les dépenses moyennes allouées au logement atteignaient environ 22% du budget total du voyage en 2012-2013. Il s’agit d’une augmentation de plus de 40% par rapport à 2007, lorsque ces dépenses ne représentaient qu’un peu plus de 18% du budget total. La croissance d’Internet et des technologies mobiles a renforcé la position des sites de réservations en ligne, en particulier en ce qui a trait aux auberges de jeunesse.

La montée en flèche des flashpackers

Les flashpackers sont plus vieux que les backpackers traditionnels: 30 ans en moyenne. Ils entretiennent moins de contacts avec la population locale visitée, mais demeurent connectés virtuellement avec leurs proches. Ils voyagent avec un budget plus élevé (1 000$ par semaine) pour une durée de séjour plus courte et participent à des activités organisées.

Plus de 75% des flashpackers se déplacent avec un ordinateur portable. Ainsi, bien qu’ils utilisent une plus grande variété d’hébergements que les backpackers, ils favorisent les auberges disposant d’une connexion Wi-Fi.

Les réseaux sociaux: éléments clés d’un marketing efficace

Pour réussir à captiver les 18 à 35 ans, les entreprises et organisations de gestion de la destination doivent utiliser judicieusement les canaux en ligne

Pour réussir à captiver les 18 à 35 ans, les entreprises et organisations de gestion de la destination doivent utiliser judicieusement les canaux en ligne, particulièrement les médias sociaux comme Facebook et les contenus développés pour les appareils mobiles. Cela peut être pour faciliter la réservation – comme le fait par exemple l’hôtel N’vY, dernier-né du groupe hôtelier Manotel, qui vise spécifiquement la génération Y en permettant à ses fans de réserver directement sur le site de ce réseau social – ou tout simplement pour créer un buzz autour d’une campagne et élargir la portée du message.

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Source: https://www.facebook.com/Manotel

Les réseaux sociaux doivent également permettre à ces organisations d’engager la conversation avec les jeunes voyageurs, qui exigent maintenant des interactions régulières. Avoir une histoire à raconter, c’est important, et cette collaboration positive mènera à une expérience globale accrue.  

Il ne faut donc pas négliger la clientèle des jeunes, qui ont de nombreuses années de voyages devant eux et le pouvoir de devenir des ambassadeurs clés de la destination.

 

 

 

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Ces voyageurs en quête de défis

L’appel de l’aventure

Selon l’Adventure Tourism Market Study de 2013, près de 42% des voyageurs internationaux en provenance de l’Europe et de l’Amérique (du Nord et du Sud) ont rapporté une activité d’aventure comme étant le motif principal de leur dernier séjour. Pour l’année 2012, ce tourisme est estimé à 263 milliards de dollars US, comparativement à 89 milliards en 2009, soit une hausse annuelle moyenne de 65%.

Le tourisme d’aventure douce est responsable de la plus grande part de cette augmentation des revenus. Le graphique 1 ci-dessous illustre la répartition des voyages pour les trois groupes (Amérique du Nord, Amérique du Sud et Europe). Les voyages d’aventure extrême, qui comprennent notamment l’escalade, l’héliski ou encore le kitesurfing, demeurent marginaux mais sont en forte croissance. Ils représentent 8% des séjours internationaux des Européens et 5% de ceux des voyageurs d’Amérique du Sud. Ces marchés démontrent un grand engouement pour ce type d’expériences en enregistrant des hausses respectives de 54% et de 153% en trois ans. Les dépenses de ces voyageurs de l’extrême ont crû de 25% à 85%, selon les régions. L’étude démontre aussi que la durée de leur séjour a augmenté, passant de 7 jours en 2009 à 9 jours en 2012.

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Source: Adventure Tourism Market Study 2013

Des activités en forte croissance

la course d’aventure, les triathlons hors route et traditionnel, le télémark et le ski acrobatique enregistrent les taux de croissance les plus élevés

Le cas des touristes internationaux venant de l’Amérique du Nord est différent. Leur dernier voyage consistait en un séjour d’aventure extrême pour moins de 1% d’entre eux. Il s’agit là d’une baisse de 20% depuis 2009. Il faut néanmoins souligner que la liste des activités utilisée pour catégoriser les voyageurs d’aventure extrême n’est pas exhaustive, loin de là. On note l’absence, entre autres, des activités de plein air qui connaissent la plus forte croissance depuis quelques années. En effet, selon l’Outdoor Participation Report 2013, la course d’aventure, les triathlons hors route et traditionnel, le télémark et le ski acrobatique enregistrent les taux de croissance les plus élevés parmi un grand nombre d’activités de plein air, douces et extrêmes confondues (voir le graphique 2).

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Source: Outdoor Foundation

Pour les mordus, mais aussi les novices

L’aventure sportive extrême n’interpelle pas tout le monde, mais elle séduit un marché grandissant. Les mordus de sensations fortes y consacrent une large part de leurs vacances, de leur temps libre et de leur budget. Certaines activités ne s’adressent qu’à cette niche de fanatiques, puisqu’elles nécessitent des aptitudes et de l’expérience.

D’autres loisirs sont toutefois appelés à se démocratiser. C’est notamment le cas du vélo de montagne de descente. Des stations de ski offrent des séances de formation afin d’initier une nouvelle clientèle. Certains voyageurs cherchent à relever des défis; ils profiteront donc d’un voyage pour prévoir une expérience intense et mémorable, où leur endurance ou bien leur peur des hauteurs sera mise à l’épreuve. L’ascension d’un sommet ou le saut en parachute se prêtent aussi à ce type d’attentes.

Endurance, intensité et vertige au programme

L’engouement pour le tourisme d’aventure incite les destinations à enrichir cette offre. Voici quelques exemples d’activités d’aventure extrême.

Les courses d’aventure

Les courses à obstacles telles que Tough Mudder ou Spartan Race, en tournée à travers le monde et souvent hébergées par des stations de ski en été, comptent parmi les activités extrêmes les plus en vogue. Courir dans la boue, ramper sous des fils barbelés, grimper des parois à l’aide de câbles: les différents efforts imposés aux participants n’ont bien souvent comme finalité que de voir ces derniers simplement terminer la course tout en relevant un défi avec des proches. Selon certains hôtes de ces événements, ils offrent une visibilité de la montagne à une clientèle élargie, en dehors de la saison de ski, dans une ambiance festive et mémorable (voir la vidéo ci-dessous).

 

Slackline

Marcher sur une sangle large de 5 cm et tendue entre deux points fixes, voilà en quoi consiste la slackline. Lorsque celle-ci est suspendue entre deux falaises à plusieurs centaines de mètres de hauteur, on parle de highline. Un système de harnais similaire à celui utilisé pour l’escalade permet aux téméraires de s’y adonner en minimisant les risques. La popularité de cette pratique a poussé la région du Vercors, en France, à organiser un rassemblement d’une semaine en juillet dernier.

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Photo: Alain Marcus – Source: skiinfo.fr

Nager dans un lac gelé

Le parc national du Lake District, en Angleterre, accueillait en janvier 2013 sa première course de natation en eau libre. La Big Chill Swim a attiré 261 nageurs, professionnels et amateurs. Les participants ont pu tester leur endurance dans une eau à 4,6°C, combinaison thermique interdite… (voir la vidéo ci-dessous)

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Source: Telegraph

Défi Ironman

Les courses d’endurance extrême connaissent une grande popularité. La station de villégiature Tremblant a su tirer profit de cette tendance avec la mise en place des infrastructures nécessaires pour accueillir la course Ironman: 3,8 km de natation, 180 km de vélo puis 42,2 km de course à pied. Cet événement, qui en était à sa 2e édition en 2013, attire 2 500 athlètes du monde entier et leurs proches. Pour l’Ironman 70.3, les distances à parcourir sont coupées de moitié (voir la vidéo ci-dessous).

Souriez, vous êtes filmé!

Les amateurs d’aventure extrême aiment bien filmer leurs exploits et les partager sur les médias sociaux. Donnez-leur le goût de parler de votre région ou de votre établissement en leur offrant des occasions de vivre des aventures mémorables!

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Segments de clientèles Tourisme durable

Les multiples visages de la consommation responsable

Si beaucoup de voyageurs se préoccupent de réduire leur impact négatif sur l’environnement, très peu sont prêts à renoncer complètement à leurs vacances. Au lieu de cela, ils recherchent des séjours plus responsables et exigent de la part des entreprises touristiques qu’elles prennent les devants en leur offrant des options durables et écologiques.

Des consommateurs durables aux profils variés

Selon une étude sur les attitudes, motivations et comportements des consommateurs en ce qui a trait à la consommation durable, réalisée par BBMG, GlobeScan et SustainAbility auprès de 6224 personnes réparties dans six marchés (Brésil, Chine, Allemagne, Inde, Royaume-Uni et États-Unis), il existe quatre segments de consommateurs durables (voir le graphique 1):

  • les malléables (37%)
  • les terre-à-terre (34%)
  • les indifférents (16%)
  • les défenseurs (14%)

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Les ardents défenseurs

Ce segment de clientèle plutôt urbain (52% d’entre eux vivent dans une grande ville) se fait un devoir d’acheter des produits socialement et écologiquement responsables, et il est prêt à payer un supplément pour de tels produits. Bien que ce groupe soit de petite taille, ses membres peuvent largement influencer les autres consommateurs en ayant recours aux médias sociaux pour partager leurs opinions:

  • 59% d’entre eux utilisent les médias sociaux régulièrement;
  • 25% se sont fait entendre sur une question environnementale;
  • 74% ont déjà encouragé les autres à effectuer des achats responsables.

Les malléables

Quoique matérialistes, ces consommateurs urbains aspirent à effectuer des achats durables: 82% d’entre eux se procureraient plus de produits durables pour une qualité comparable ou supérieure à celle de leur marque habituelle. Le style est important pour ces clients, qui sont plus susceptibles que tout autre groupe d’essayer de nouvelles choses.

Les terre-à-terre

Ils tardent à acheter des produits durables car ils sont découragés par les prix souvent plus élevés, et ils s’avèrent généralement sceptiques devant les revendications sociales et environnementales des entreprises. Pour ces terre-à-terre, les bénéfices sociaux et environnementaux sont perçus comme des «ajouts superflus»; ils ne sont tout simplement pas à la recherche d’options viables. Les récompenses ou les promotions peuvent être un moyen de les initier à de nouveaux produits ou services.

Les indifférents

Ce sont les moins urbains de tous les segments de consommateurs durables: 60% habitent en banlieue, dans une petite municipalité ou en zone rurale. Individualistes, les indifférents ressentent peu de responsabilité envers la société, et seulement un sur quatre se sent coupable de son propre impact sur l’environnement. Ils sont également sceptiques au sujet des revendications vertes des entreprises.

Des hôtels verts pour ardents défenseurs

Les produits conçus avec des matériaux durables, recyclés ou fabriqués de manière écologique s’avèrent particulièrement attrayants pour les défenseurs engagés parce qu’ils correspondent à leur système de valeurs. C’est le cas de l’hôtel-boutique de luxe Shore Hotel Santa Monica, en Californie, ouvert depuis octobre 2011 et qui a reçu la certification LEED Or. Le bâtiment a été conçu pour être aussi durable et respectueux de l’environnement que possible, avec sa structure en acier inoxydable et en grès local, son éclairage à DEL à faible consommation d’énergie et ses équipements de plomberie à faible débit, qui réduisent considérablement la consommation d’eau. Il se distingue aussi par sa conciergerie verte, une ressource unique et novatrice qui conseille la clientèle sur tout ce qui a trait au respect de l’environnement dans la région: activités, services, spas, transport, vie nocturne, etc. L’Écol’Hôtel K, qui verra le jour à Trois-Rivières, sera le premier hôtel-école canadien entièrement rénové selon les principes du développement durable, afin d’atteindre la certification LEED Or.

CN_Consommation_responsable_image_1Le Green Leaf Inn, quant à lui, se targue d’être le premier hôtel à consommation énergétique nette zéro en Amérique du Nord: il générera plus d’électricité qu’il n’en consommera, et ce, dès son ouverture à la fin de l’année. Cet hôtel de charme situé à Delavan, au Wisconsin, comprendra un système de traitement des eaux usées et de collecte des eaux pluviales, une éolienne ainsi que des panneaux solaires multiples. Des codes QR permettront aux clients d’en apprendre davantage sur les initiatives vertes de l’hôtel.
En plus de son engagement écologique à réduire sa consommation d’énergie et d’eau, à effectuer un tri sélectif des déchets, ainsi qu’à utiliser des produits d’entretien et de rénovation des chambres respectueux de l’environnement et de la santé, le Solar Hôtel, à Paris, tend vers un militantisme social qui pourrait très bien plaire aux touristes engagés:

  • engagement en faveur des jeunes en difficulté;
  • sensibilisation des jeunes étudiants en hôtellerie à la défense de l’environnement;
  • accueil de stagiaires handicapés;
  • accueil permanent et gratuit d’artistes.

Des hôtels emblématiques pour touristes malléables
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Des produits écologiques immédiatement reconnaissables par leur design et leur originalité peuvent plaire aux consommateurs malléables. C’est le cas de l’hôtel B3 de Bogota, qui ne passe pas inaperçu avec son mur végétalisé de huit étages, composé de plus de 25 000 plantes, dont 40% sont des espèces indigènes de Colombie. Ce jardin vertical, qui orne l’extérieur du bâtiment, contribue à l’isolation de l’hôtel et à la réduction de la pollution.

Le Tubohotel, constitué de 20 chambres faites de tuyaux en béton recyclés empilés pour former deux mini-pyramides, ou encore le complexe hôtelier Ariaú Amazon Towers, érigé au faîte des arbres de la forêt amazonienne, représentent deux autres beaux exemples d’hébergement durable emblématiques.

Des visites guidées hors des sentiers battus                                    
CN_Consommation_responsable_image_3Bien souvent, les voyageurs éthiques adoptent également un comportement socialement responsable, citoyen et tourné vers autrui. Ils souhaitent vivre des expériences touristiques qui leur confèrent l’impression de redonner à la communauté ou aux gens visités. Pour répondre à ce besoin, une véritable tendance touristique a vu le jour dans les grandes villes: les visites guidées avec un sans-abri À Londres, les Unseen Tours, mis sur pied par The Sock Mob, un réseau de bénévoles œuvrant auprès des sans-abri, propose quatre visites guidées différentes qui combinent l’histoire de la ville et des anecdotes sur la vie dans la rue. Les Secret City Tours, qui ont vu le jour en avril 2013, ont recruté leurs guides parmi les camelots de The Big Issue, un magazine vendu par les itinérants. Ces derniers ont ensuite été formés par les membres d’une troupe de théâtre locale. L’entreprise la plus récente, Hidden City Tours, a initié des démunis de Barcelone à l’art du guidage (lire aussi: Des visites guidées originales).

Les exemples sont multiples, les types de consommateurs également. En comprenant mieux leurs aspirations et leurs actions, les acteurs du tourisme peuvent repenser leurs produits pour en tenir compte, tout en imaginant un avenir plus responsable.

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Tabler sur la génération Y, un choix judicieux pour les hôteliers

Pourquoi s’intéresser à la génération Y?

Nés entre les années 1978 et 1994, les Millennials sont déjà plus nombreux que les baby-boomers: 79 millions comparativement à 76 millions, selon le Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies. En 2030, ils seront 22 millions de plus que leurs aînés. Ils ont l’habitude des voyages, qu’ils considèrent comme un droit, et disposent de nombreuses années devant eux pour satisfaire leur désir d’évasion.

Bien que les membres de la génération Y ne soient pas encore les principaux clients des compagnies aériennes, des hôtels ou des agences de voyages, ils le seront dans cinq à dix ans, lorsqu’ils seront au sommet de leur carrière. En fait, selon les experts du Boston Consulting Group, ce segment de clientèle consacrera près de 50% du total déclaré des dépenses aux vols d’affaires en 2020, et ce pourcentage demeurera fort pour les 15 années suivantes. En comparaison, celles des baby-boomers équivaudront à seulement 16% d’ici 2020 et 11% en 2025.

Que recherchent-ils dans un hôtel?

Voici quelques-uns des éléments que cette clientèle convoite dans les établissements hôteliers:

Wi-Fi gratuit. Baignant dans la technologie depuis leur plus tendre enfance, ces jeunes voyagent avec leur téléphone intelligent et souhaitent rester connectés avec leurs réseaux. Pour ce faire, le Wi-Fi gratuit et haute vitesse est exigé et représente pour eux une condition sine qua non pour qu’ils réservent une chambre dans un hôtel.

CN_analyse_hotels_Y_citizenMPrix bas. Les Millennials troqueront très facilement l’espace pour obtenir une chambre à meilleur prix, comme en témoigne la popularité des hôtels Pod, citizenM et Qbic. Quoique petites, les chambres sont souvent bien conçues et les établissements offrent aussi des espaces de rencontre.

Expérience. Ce groupe préfère un séjour dans une propriété qui lui donne un sentiment d’appartenance et une expérience personnalisée.

Enregistrement libre-service. Rapidité, rapidité, rapidité… voilà le mot d’ordre des membres de la génération Y. Les terminaux d’enregistrement libre-service leur offrent cette rapidité tant convoitée en leur permettant de s’identifier avec un numéro de réservation ou une carte de crédit et d’obtenir directement la clé de leur chambre sans interaction avec le personnel. D’ailleurs, plus du tiers d’entre eux (36%) préfèrent l’enregistrement automatisé, selon HVS.

Design. Les Millennials choisissent des hôtels au design particulier ou affichant une touche artistique. Est-ce l’«effet Instagram» qui incite ces jeunes voyageurs à trouver au moins un facteur cool, un objet ou un événement distinctif ou unique, à partager avec leurs amis ou leurs réseaux sociaux? L’hôtel doit avoir un certain «je ne sais quoi», sinon pourquoi y séjourner?

CN_analyse_hotels_Y_bistroEspaces de travail conviviaux. Les Y sont deux fois plus susceptibles que les voyageurs d’affaires plus âgés de travailler à l’extérieur de leur chambre. Ils cherchent un lieu conçu pour cela, mais aussi… pour socialiser. Un exemple de bonne pratique, selon HVS, est le Bistro Lobby des Courtyard de Marriott, avec son bar et ses tabourets.

Quelques exemples d’hôtels qui se sont adaptés à la génération Y

Plusieurs établissements ont tenté de créer des environnements qui plaisent aux Millennials; laissez-vous inspirer par ces exemples.

Le groupe hôtelier Carlson Rezidor

En mars 2013, le groupe annonçait la rénovation de ses 500 hôtels Country Inn & Suites, pour leur donner un aspect résolument moderne: au rebut bois foncé et plaids, bienvenue aux lobbys décloisonnés, aux espaces ouverts avec lumière naturelle et une palette de couleurs plus claires. Le porche emblématique disparaît pour être remplacé par une terrasse extérieure à l’arrière, avec feu de camp et sièges contemporains. De plus, les propriétés revêtiront une nouvelle identité visuelle, et le logo a été réinterprété pour évoquer une image plus moderne et sophistiquée (voir la vidéo).

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Marriott

La chaîne hôtelière entend introduire en Amérique sa marque résolument urbaine et cosmopolite, AC, bien implantée en Europe, tout en lançant dans le même temps sur le continent européen une gamme économique en partenariat avec Inter Hospitality, filiale d’IKEA spécialisée dans l’investissement hôtelier.

L’incarnation américaine des hôtels AC restera fidèle à la conception esthétique des premiers établissements catalans: placards métalliques ouverts et expérience inhabituelle de bain dans un décor ton sur ton de gris chauds et charbon de bois, mais avec des chambres aux équipements plus américains. Le cœur des établissements sera sans contredit le lobby, qui offrira aux clients une sélection de vins, de tapas et d’autres plats à partager, ainsi qu’un petit-déjeuner buffet complet. La bibliothèque sera équipée de larges tables communes pour le travail et la socialisation.

La nouvelle marque d’hôtels, Moxy, verra le jour dans dix pays européens, le premier ouvrant ses portes près de l’aéroport de Milan au début 2014. De catégorie trois étoiles, les hôtels Moxy compteront de 150 à 300 chambres, toutes équipées de grands téléviseurs à écran plat et de ports USB à chaque prise électrique, ainsi que des espaces communs avec ordinateurs et accès Internet sans fil accessibles gratuitement. Le nombre d’employés sera réduit au minimum, ce qui permettra aux établissements d’offrir des prix peu élevés, soit de 80 à 100 USD la nuit.

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Source: http://www.moxyhotels.com

Au cours des deux prochaines années, Marriott prévoit mener une campagne marketing de 60 millions de dollars visant les membres de la génération Y. Un nouveau site Web, travelbrilliantly.com, mettra l’accent sur les changements en cours de développement et sollicitera les idées des voyageurs sur les expériences qu’ils recherchent dans les hôtels.

Manotel

CN_analyse_hotelsY_NvYHotelL’hôtel N’vY (prononcez envy), dernier-né du groupe hôtelier Manotel, a vu le jour en 2012 à la suite de la rénovation complète et du repositionnement de l’hôtel Epsom. Il incarne un nouvel art de vivre élégant et décontracté, qui répond aux attentes de la génération Y. Déjà, le nom, N’vY en trois lettres, s’inspire de la nouvelle «grammaire raccourcie» chère aux Millennials. L’hôtel offre entre autres des signatures artistiques renommées (plus de 40 œuvres d’art y sont exposées), une connectivité optimale (tables tactiles, tablettes, prises multimédias, Wi-Fi) et même une carte des transports publics gratuite.

De l’auberge de jeunesse à l’hôtel boutique

CN_analyse_hotels_Y_GeneratorLes auberges Generator naviguent à contre-courant, avec leurs espaces de vie communs tellement peu axés sur la technologie, mais ô combien divertissants: platine pour disques de vinyle, jeux de société, jeux d’échecs et autres curiosités qui attirent ces jeunes Y et inspirent d’heureux commentaires sur les réseaux sociaux.

Des hôtels boutiques comme Andaz, de la chaîne Hyatt, Autograph de Marriott, ou encore les hôtels Ace sont définitivement tournés vers la clientèle Y, de même que les hôtels Aloft et Indigo. Deux nouveaux établissements de Commune Hotels & Resorts, les Tommie, ouvriront leurs portes à Manhattan en 2015 pour satisfaire les besoins des jeunes voyageurs.

Si de grandes chaînes hôtelières parviennent à s’adapter pour plaire à la clientèle de la génération Y, de plus en plus de petits indépendants ou d’hôtels boutiques tirent également profit de la manne des Millennials. Et vous, hôteliers d’ici et d’ailleurs, avez-vous pris le virage Y?

Image à la une: Hôtel N’Vy

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Démystifier l’aéroport pour les enfants atteints de troubles envahissants du développement

Le dimanche 20 octobre 2013 se tiendra à l’aéroport Montréal-Trudeau l’événement «Enfants en Première», qui mènera de jeunes TED sur le parcours qu’emprunte un voyageur dans l’aéroport, de son arrivée au parc de stationnement jusqu’à l’embarquement et à l’annonce des mesures de sécurité à bord de l’avion, et ce, sans qu’il y ait décollage. Des employés d’Aéroports de Montréal (ADM) et d’Air Transat ainsi que des membres de la Sûreté aéroportuaire encadreront l’activité.

Cette initiative, sans précédent au Canada, s’inspire d’un programme américain créé il y a trois ans par le Charles River Center en collaboration avec la Massachusetts Port Authority (aéroport international Logan, à Boston), Wings for Autism.

Ajout au 22 novembre

Suite au succès de cette première journée (250 participants), ADM annonçait l’implantation du  programme sur une base annuelle. 

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Le tourisme au sein des communautés anglophones du Québec

Afin de contribuer à la reconnaissance du tourisme dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM), Industrie Canada a confié à la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM le mandat de brosser un portrait de l’offre touristique des 33 MRC dans lesquelles plus de 5% de la population est anglophone.

Profil touristique des MRC ayant un caractère anglophone

Adapté des travaux du Comité performance de l’industrie touristique, le tableau 1 présente d’abord la répartition des MRC à l’étude, selon leur catégorie.

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Le profil touristique des MRC a ensuite été défini à partir des trois dimensions suivantes:

  • le portrait de l’offre touristique, soit l’hébergement, les produits d’appel et la masse critique d’activités;
  • la performance, soit le volume de touristes et leurs dépenses;
  • les possibilités d’avenir, soit la promotion et les investissements en tourisme, l’économie et la population locale.

Afin que leur potentiel touristique soit établi, un indice composite a été créé par l’attribution d’un poids relatif à chacune de ces dimensions. Les résultats indiquent que près du tiers de ces territoires ont un potentiel touristique élevé ou très élevé (voir le tableau 2).

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Qu’en pensent les associations touristiques régionales?

Une évaluation de l’offre et de la performance touristiques des MRC par les associations touristiques régionales (ATR) concernées a ensuite été réalisée. Les organismes avaient à se prononcer pour chaque MRC de leur territoire sur:

  • les principaux produits et entreprises touristiques;
  • leur potentiel de développement;
  • le diagnostic et la performance touristiques;
  • la place de la communauté anglophone sur le plan touristique.

Selon les ATR consultées, la majorité des MRC à l’étude (24) devraient connaître une croissance touristique au cours des cinq prochaines années. La bonne performance de certains territoires est principalement attribuable à l’offre de produits touristiques de qualité, au caractère unique de leurs ressources naturelles et à la présence de produits d’appel de forte notoriété. La proximité de certains marchés touristiques et la compétence des gestionnaires en place sont aussi garantes de leur succès.

Des entreprises touristiques issues d’initiatives de la communauté anglophone ont pu être identifiées dans plus de la moitié (18) des MRC à l’étude. La majorité d’entre elles travaillent conjointement avec leur ATR respective et contribuent activement au développement touristique de leur MRC. Selon les ATR, les trois principales manières dont les MRC peuvent tirer profit de la présence de leur communauté anglophone en tourisme sont:

  • développer des services de guides dans les deux langues officielles du Canada;
  • miser sur la présence d’une communauté anglophone dans leur promotion hors Québec;
  • cibler de nouveaux segments de marché.

Quelques bonnes pratiques

Dans le but d’alimenter la créativité des chefs de file et des entrepreneurs en tourisme de ces communautés, quatre études de cas sont présentées, chacune dans un contexte régional particulier.

1-   Région métropolitaine: Le Festival international de musique POP Montréal

Événement culturel soutenant les artistes émergents à travers le monde, POP Montréal reflète bien les volets artistique et multiculturel souvent associés à la métropole. Ce festival international de musique encourage la découverte des quartiers de la ville ainsi que la participation citoyenne par le bénévolat. Au fil des années, l’adaptation de sa promotion, le renouvellement de son offre et le développement de partenariats avec des organismes provenant des différentes communautés culturelles de Montréal sont devenus les principaux critères de succès du festival. POP Montréal a aussi développé une application mobile bilingue, en plus d’être très actif sur les médias sociaux dans les deux langues.

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Source: lisiSoft

2-   Pôle urbain: La microbrasserie les Brasseurs du Temps

Située à Gatineau, la microbrasserie les Brasseurs du Temps (BDT) propose un concept qui intègre la gastronomie, la culture et le patrimoine brassicole de la région, grandement lié à l’histoire de la communauté anglophone de la MRC. Que ce soit par le développement de recettes mettant en valeur les produits de la région ou par l’adaptation de son offre culturelle (spectacles et conférences dans les deux langues officielles, musée du patrimoine brassicole), les BDT ont su profiter de la présence des communautés anglophone et francophone des environs. Les gestionnaires font d’ailleurs autant de promotion dans le marché québécois qu’ontarien, en plus de favoriser l’embauche de main-d’œuvre bilingue. 

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Source: Les Brasseurs du Temps

3-   Région centrale: La station de montagne Au Diable Vert

Localisée dans les Cantons-de-l’Est, la station de montagne Au Diable Vert a développé une expérience originale, diversifiée et répondant aux particularités linguistiques de ses clientèles. En effet, en plus de son offre d’hébergement variée et écotouristique (camping rustique, auberge, maison dans les arbres, etc.), l’entreprise propose plusieurs activités d’interprétation guidées dans les deux langues. Les employés se doivent aussi d’être bilingues, afin de faciliter la communication avec leurs partenaires et leurs clientèles.

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Source: Au Diable Vert. Crédit photo: Romy Zeitlinger.

4-     Région périphérique: La communauté anglophone de Grosse-Île (Îles-de-la-Madeleine)

Dans le but de diversifier l’économie et de faire connaître la culture, l’histoire et les ressources naturelles de la communauté anglophone de Grosse-Île, le Conseil des Madelinots anglophones (CAMI) a réalisé un plan de développement touristique. Bien qu’elle soit toujours dans sa phase de mise en œuvre, cette initiative est principalement intéressante en ce qui a trait à la mobilisation de la communauté dans le projet et au nombre de partenaires qui y ont contribué.

Et vous, que pensez-vous de cette démarche? Quel est l’apport de la communauté anglophone de votre territoire, en matière de tourisme?