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Les offres de vélopartage courtisent les touristes urbains

De Montréal à Hangzhou, en Chine, les utilisateurs se multiplient et les touristes urbains se joignent au mouvement. Populaire, pratique et écologique, leur usage fait parfois même la fierté de certaines villes. L’implantation d’un système de vélopartage semble être une tendance qui ne s’essouffle pas.

Aperçu de l’offre autour du monde

L’engouement que suscite l’offre de vélopartage se constate partout à travers le monde. Ces systèmes permettant une mobilité douce sont présents dans plus de 25 pays européens, en Asie, en Océanie, en Amérique du Sud et en Amérique du Nord. Au Canada, nous les retrouvons à Montréal, à Ottawa, à Toronto et à Golden (voir la figure 1). Il serait également question que Vancouver s’ajoute bientôt à la liste.

Figure 1

Les systèmes de vélopartage en Amérique du Nord (mai 2012)

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Source: Mineta Transportation Institute

En France, une vingtaine de villes se partagent le marché du vélopartage (voir la figure 2), aussi appelé vélo en libre-service, dont les trois plus importantes sont Paris (Vélib’), Lyon (Vélo’v) et Toulouse (VélÔToulouse).

Figure 2

Les systèmes de vélopartage en France

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Les principaux opérateurs qui se partagent le marché international (voir le tableau 1) comprennent notamment Bixi, qui assure une présence à Montréal (5 120 vélos), à Toronto (1 000), à Ottawa/Gatineau (250), à Londres (9 200), à Melbourne (600), à Washington/Arlington (1 395), à Minneapolis (1 200), à la Washington State University (84), à Boston (610) et à Chattanooga (300).

 

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 Source: Oracle

Hangzhou Public Bicycle représente néanmoins le plus important opérateur. En janvier 2013, il a été évalué que le système de vélopartage de la ville de Hangzhou comprenait 69 750 vélos et 2 965 stations, et que près de 94 000 000 de personnes l’employaient annuellement. Mentionnons enfin que la Chine, la Corée du Sud, Taiwan et le Japon constituent les marchés où la croissance de ce phénomène semble la plus importante au monde.

Une offre touristique appliquée au vélopartage

Pour cibler une clientèle touristique internationale, les organismes responsables du vélopartage ont tout avantage à adapter leurs services. Par exemple, voici trois suggestions émises par Atout France dans son étude intitulée «Faciliter les mobilités pour enrichir l’expérience touristique»:

  1. Inclure des abonnements de courte durée à des prix concurrentiels: abonnement à la journée, pour trois jours ou à la semaine.
  2. Faire traduire les informations relatives au service en plusieurs langues et sur divers supports: sur les bornes et les stations, en ligne, sur les applications mobiles ainsi que tout autre média pertinent.
  3. Faciliter les opérations bancaires menant à la location du vélo: s’assurer que les bornes acceptent les cartes étrangères ou proposer une solution de remplacement.

En plus de ces trois éléments de base, plusieurs villes à travers le monde alignent leur service avec d’autres besoins des touristes urbains. Voici deux exemples:

Lyon, France

Lyon propose une solution «tout-en-un» facilitant le séjour de ses touristes. En se procurant le laissez-passer touristique Lyon City Card, les visiteurs peuvent à la fois utiliser le système de vélopartage Vélo’v et entrer dans 22 musées, participer à plusieurs activités et profiter d’un accès illimité au réseau de transport en commun. Grâce à la technologie RFID, les visiteurs de la ville jouissent d’une multitude de services par l’intermédiaire d’une seule carte passe-partout.

 

Melbourne, Australie

L’organisme Melbourne Bike Share, qui exploite les vélos bleus australiens, propose une série de cartes thématiques aux touristes désirant visiter la ville sur deux roues. Celles-ci couvrent onze types d’intérêts, allant de la culture aux visites de marchés publics. 

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Source: Melbourne Bike Share

En plus des informations sur la thématique choisie, les cyclotouristes obtiennent des renseignements sur les emplacements des stations de vélopartage, les voies cyclables, les endroits où se procurer un casque et les gares.

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Source: Melbourne Bike Share

La mobilité sous toutes ses formes

L’usage d’appareils mobiles semble se marier naturellement avec l’expérience de vélopartage. C’est pourquoi plusieurs applications bonifiant le service en place voient régulièrement le jour. Par exemple, l’application Spotcycle permet notamment aux utilisateurs de connaître la disponibilité des vélos et la proximité des stations, ou encore de se créer un circuit ou un itinéraire à Montréal, à Ottawa, à Toronto, à Barcelone, à Londres et dans près d’une vingtaine de villes américaines.

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Source: Spotcycle

Une mobilité verte qui rayonne et triomphe

En plus d’être pratique et apprécié de ses utilisateurs, le vélopartage cadre avec des objectifs de mobilité durable en ville. Le Vélib’ de Paris a d’ailleurs été primé aux Trophées du Tourisme responsable en 2012, pour ses efforts en matière d’écomobilité.

Le caractère écoresponsable de ce mode de transport transparaît sur les outils de communication des principaux programmes de vélopartage. Ainsi, il est commun de diffuser de l’information à propos du nombre de tonnes de CO2 économisées grâce à de tels déplacements de même que des collaborations effectuées avec des partenaires impliqués dans le développement durable.

Est-ce que d’autres villes québécoises suivront bientôt cette tendance, qui semble s’intensifier à l’échelle mondiale?

 

Sources:

– Atout France. «Faciliter les mobilités pour enrichir l’expérience touristique», collection Ingénierie et développement touristique, 168 pages, décembre 2012.

– Jaillard, Laurence. «Lyon teste avec JCDecaux les vélos en libre-service pour les touristes», La Tribune, 30 novembre 2012.

– Mineta Transportation Institute. «Public Bikesharing in North America: Early Operator and User Understanding», MTI Report 11-26, 156 pages, juin 2012

– OBIS. «Optimising Bike Sharing in European Cities – A Handbook», juin 2011.

– Press, Elizabeth. «The Biggest, Baddest Bike-Share in the World: Hangzhou China», 1er juin 2011.

– Shaheen, Susan A., Hua Zhang, Elliot Martin et Stacey Guzman. «China’s Hangzhou Public Bicycle», consulté en ligne le 15 mars 2013.

– The Bike-sharing Blog. «The bike-sharing world», 26 janvier 2013.

– Tse, Katherine. «A look at Taipei: bike-sharing programs and sustainable tourism», 9 janvier 2013.

Sites Web:

– Melbourne Bike Share

– Site officiel de Lyon

– Spotcycle

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Tendances

Le paysage de la consommation en dix points

La recherche d’expériences de qualité et personnalisées, qui contribuent à démontrer le statut social du consommateur, le tout dispensé par des entreprises éthiques et responsables: voilà un aperçu de l’univers complexe de la consommation tel que Trendwatching le définit.

1. La recherche de statut

La quête de statut social est un impératif fondamental de l’homme. C’est pourquoi, dans les sociétés riches, mais également de plus en plus dans celles en développement, elle demeurera un facteur clé — sans doute LE facteur clé — de la consommation. Bien sûr, les moyens privilégiés pour atteindre un certain rang social ont changé, mais ils partent bien souvent du désir de se différencier des autres et de devenir attrayant pour autrui.

2. Une mentalité d’abondance

Les sociétés de consommation modernes sont extrêmement complexes. Le nombre infini de nouveaux produits et services montre que l’état d’esprit dans lequel nous vivons en est un de surabondance et de sursaturation. Pas étonnant que les consommateurs soient plus que jamais déterminés à effectuer le meilleur choix… à chaque fois.

3. L’entreprise responsable

La plupart des consommateurs considèrent que l’impact social et environnemental de leurs comportements d’achats devrait être neutre, voire positif. Ils s’attendent donc à ce que les entreprises agissent de manière éthique et durable dans tout ce qu’elles font. Et ceux qui ne semblent pas se préoccuper de leur empreinte écologique se tournent vers les marques pour qu’elles prennent le relais et se comportent en «bonne» entreprise, à leur place et en leur nom.

4. La qualité non négociable

Le monde de la consommation est constitué de milliards de consommateurs expérimentés et bien informés, qui ont une longue liste d’attentes élevées pour chacun des produits, des services et des expériences offerts sur le marché. L’hyperconsommation, sur une base individuelle et à l’échelle mondiale, signifie que seuls les meilleurs survivront.

5. La hiérarchisation de l’expérience

Dans les marchés développés, et de plus en plus dans les marchés émergents, les priorités ont changé. On ne parle plus de biens de consommation, mais d’expériences de consommation. On ne reconnaît plus les gens à ce qu’ils possèdent, mais à ce qu’ils font et à ce qu’ils réalisent.

6. La technologie et la révolution mobile

Les consommateurs ne cherchent qu’une chose: satisfaire leurs besoins fondamentaux et leurs désirs. Pour ce faire, ils empruntent des voies diverses et utilisent des méthodes de plus en plus efficaces et rapides, comme la technologie mobile. Cette dernière procure à l’acheteur un sentiment de puissance, d’accessibilité et d’abondance: l’effet de la longue traîne est décuplé par le monde virtuel (lire aussi: PME, attention, grâce au phénomène «long tail», la célébrité vous guette!).

7. De la personnalisation à la pertinence

La prolifération de données sur le Web jumelée à des algorithmes sophistiqués rend l’univers numérique des consommateurs de plus en plus adapté à leurs besoins, créé sur mesure et parfaitement pertinent pour eux.

Trendwatching identifie également certaines caractéristiques psychologiques qui façonnent le comportement des consommateurs, dont:

8. L’amorçage

On vous soumet le mot «maison», puis on vous demande de combler le vide: sa_on. Si vous avez répondu «salon», vous venez d’expérimenter l’amorçage, ou comment de petits indices, souvent inconscients, peuvent influencer vos actions, vos décisions et vos attitudes (la plupart des gens répondent «savon» lorsqu’on leur présente le mot «laver»). Les marques ont longtemps utilisé des techniques d’amorçage. Quelle sera la prochaine étape, maintenant que les consommateurs prennent conscience de la puissance des techniques dites psychologiques pour les entraîner sur un chemin prédéfini?

9. L’adaptation au plaisir

Peu de temps après un événement très positif ou négatif — gagner à la loterie, par exemple —, le degré de bonheur ressenti reviendra à son niveau précédent pour la plupart des gens. Ce point de retour est l’un des facteurs psychologiques fondamentaux de la consommation. Elle pousse les consommateurs à exiger, à acquérir et à expérimenter de plus en plus pour revivre ce premier épisode de joie intense.

10. L’aversion pour l’iniquité

L’aversion pour l’iniquité décrit la tendance à rejeter toute perception d’injustice, même si ce rejet engendre un coût matériel et est donc «irrationnel». Plusieurs expériences ont montré que les consommateurs écarteront des offres financières «discriminatoires», même si cela signifie qu’ils y perdront au change.

Gardons en tête ces différents éléments pour mieux comprendre l’analyse sur les tendances touristiques 2013 et les 13 tendances de l’industrie touristique, présentées par Paul Arseneault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat et professeur en gestion des entreprises et des organismes touristiques, et par Pierre Bellerose, vice-président – Relations publiques, recherche et développement du produit, de Tourisme Montréal lors du premier Gueuleton touristique de l’année, le 15 janvier dernier.

 

Source:

– Trendwatching.com. «2013 Trend Report».

 

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Tendances

Tendances touristiques pour 2013

L’année 2013 connaîtra une faible croissance du tourisme international. Les services facturés «à la carte» se développeront encore davantage, et les consommateurs feront la chasse aux aubaines et à la transparence en utilisant le mobile et le multiécran. Voici quelques-unes des tendances recensées par le Réseau de veille.

Tendances générales

  • L’OMT s’attend à un léger ralentissement des flux touristiques en 2013 (2% à 4%).
  • Les Nord-Américains hésitent à voyager à cause de l’incertitude économique: on prévoit une augmentation de 3% du nombre de voyages à l’étranger en partance des États-Unis.
  • Les arrivées en provenance des pays BRIC continueront de stimuler le tourisme.
  • Conjuguée à une faible croissance, la stabilité de la demande va probablement conduire à des prix plus favorables dans les secteurs de l’hôtellerie et du transport aérien aux États-Unis. Le Canada, quant à lui, devrait enregistrer une hausse substantielle (6,7%) de ses tarifs hôteliers, selon Carlson Wagontlit Travel.
  • La vente de produits complémentaires (ancillary revenues) s’étendra à plusieurs secteurs de l’industrie touristique, par exemple à l’hôtellerie. Des services autrefois inclus dans le prix de la chambre (l’entretien ménager, les articles de toilette ou même la télévision) seront maintenant facturés à la carte.
  • La sécurité demeure un enjeu important.
  • La réglementation sur les visas sera assouplie dans certains pays (la Russie envers les citoyens américains, par exemple, ou encore Taiwan et le Brésil qui devraient faire leur entrée dans le programme américain d’exemption de visa) et resserrée dans d’autres (Chine).
  • Les entreprises et les consommateurs font preuve d’une préoccupation grandissante pour les conséquences à long terme des changements climatiques sur le tourisme.
  • Les entreprises devront évaluer leur empreinte carbone (y compris les émissions provenant des transports) afin de se conformer aux règles de plus en plus strictes imposées par les différents gouvernements.

Tendances chez les consommateurs

  • La course au meilleur prix, ou l’offre de dernière minute, est devenue incontournable. Cet engouement pour les voyages économiques se retrouve dans le succès et le développement exponentiel des sites Internet d’échange de maisons ou d’appartements entre particuliers (comme HomeExchange ou airbnb), de WWOOFing (hébergement gratuit moyennant de menus travaux; lire aussi: Vous avez dit WWOOFing?) ou encore de couchsurfing (accueil d’une personne au sein du foyer).
  • La recherche de la transparence des prix, tant dans l’industrie hôtelière (Tingo) que dans le transport aérien, sera une voie incontournable dans la prochaine année.
  • Avec la faiblesse de l’économie, la recherche de valeur dans l’achat de produits s’est imposée au consommateur avisé. Dorénavant, c’est la recherche elle-même qui constitue l’enjeu: la «chasse» aux bonnes valeurs, pour le plaisir.
  • La tendance à la ludification (gamification) pour créer la notoriété et la fidélité à la marque s’accentuera: concours, chasses au trésor virtuelles, possibilité de gagner des points ou des badges et visites mystères ajoutent tous des éléments d’excitation et d’engagement envers la marque.
  • La notion de partage s’impose. La consommation responsable, l’échange équitable et le financement social (Kickstarter, Indiegogo, Peerbackers, Haricot, Fundo et, plus récemment, La Plèbe) s’inscrivent dans les nouvelles habitudes des consommateurs. Les entreprises seront donc forcées d’adopter une approche plus sociale, davantage basée sur des valeurs équitables de partage.
  • La famille et les amis: priorité absolue. Tout ce qui contribue à développer les amitiés ou à tisser les liens familiaux aura la cote en 2013: soirée entre filles au restaurant gastronomique, escapade des «copines en cavale», voyage multigénérationnel, etc.
  • La «désintoxication numérique» fera des adeptes de plus en plus nombreux, car un nombre croissant de prestataires touristiques conçoivent des séjours de ce type afin de remédier à la dépendance au monde virtuel dont souffrent certains de leurs clients.
  • De plus en plus, les touristes voyageront comme les habitants des endroits qu’ils visitent (lire aussi: Découvrir la destination comme le ferait un résident).

Tendances de voyages en ligne et des technologies

  • L’utilisation du mobile surpassera celle de l’ordinateur portable, d’ici 2015. Cela conduira au développement de l’Internet de séjour, qui constituera LA tendance principale de l’industrie touristique en 2013, selon Paul Arseneault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. On assistera à une multiplication des applications et des sites destinés à accompagner le touriste, une fois arrivé à destination.
  • Un nombre croissant d’entreprises auront «pignon sur mobiles» uniquement, comme HotelTonight, cette application gratuite de réservation de chambres à la dernière minute, qui dépasse déjà les trois millions de téléchargements.
  • Les consommateurs utiliseront de plus en plus leur appareil mobile et d’autres technologies (bracelet, empreinte digitale) pour effectuer leurs achats. En fait, selon le PDG de Paypal, le paiement, les programmes de fidélité et les coupons seront regroupés au sein d’un porte-monnaie électronique, simplifiant ainsi l’utilisation de ces services, aussi bien pour les marchands que pour les acheteurs.
  • Les réservations le même jour au moyen d’un téléphone intelligent augmenteront.
  • L’évolution des technologies de géolocalisation et du paiement mobile accroîtra la création d’offres personnalisées.
  • Le summum de la personnalisation de l’outil: la conception d’un site Web dont l’affichage est compatible avec tous les terminaux (ordinateur, mobile, tablette, télé connectée) (lire aussi: Réserver son voyage en direct à la télé). Ces sites Web adaptatifs (responsive website) offrent une expérience de consultation optimale, qui facilite la lecture et la navigation.
  • De nouveaux sites permettent la création de guides de voyages personnalisés, à partir des recommandations de votre réseau d’amis (Facebook, Instagram, Foursquare); parmi eux, Gogobot, Traverie ou, plus récemment, Tripbirds.
  • Le multiécran devient la norme. On constate deux types de comportements: recourir à différents dispositifs l’un après l’autre (téléphone mobile, tablette ou ordinateur) ou bien consulter plusieurs écrans simultanément (mode multitâche).
  • Le «glosolomo» fait son apparition. Le social n’est plus limité à un continent ni à une seule langue, il devient GLOBAL ou mondial. Le contenu est accessible partout, par tous, sur tous types d’écrans.
  • Pour susciter l’engagement des influenceurs, les entreprises invitent désormais les utilisateurs en puissance à devenir des consommateurs de première ligne (presumers), en leur offrant des récompenses pour leur contribution. Avec les programmes de Klout (et Wahooly), ce phénomène prendra encore plus d’ampleur en 2013.

Tendances dans les médias sociaux

  • Le nombre d’utilisateurs des médias sociaux explosera dans les pays d’Asie-Pacifique (incluant la Chine, l’Inde et l’Indonésie, 21,1%), d’Amérique latine (12,6%), du Moyen-Orient et d’Afrique (23,3%). Les médias exclusivement réservés à certains marchés, comme Sina Weibo en Chine, croîtront eux aussi.
  • Des réseaux de niche qui offrent des fonctionnalités plus ciblées, comme Instagram, continueront de connaître une croissance explosive, à la fois en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde.CN_Tendances_2013_image_1
  • L’utilisation des médias sociaux continuera de se répandre dans les applications mobiles.
  • La publicité sur les médias sociaux se développe et évolue. Les traditionnelles bannières publicitaires céderont la place à des offres qui apparaîtront dans le flux des commentaires, s’apparentant ainsi à du contenu généré par un autre utilisateur, mais signalées par un discret avertissement (voir l’image).

Ce bref tour d’horizon représente un aperçu des principales tendances; nous ne pouvons toutes les nommer! Bien sûr, certains produits comme le tourisme culinaire monteront en flèche en 2013; le design abordable, ce concept qui inclut, entre autres, de grands espaces communs, des petites chambres et une connexion Wi-Fi gratuite (voir le CitizenM), connaîtra un regain de popularité, et le Brésil vivra son heure de gloire préolympique… Et vous, quelles tendances voyez-vous poindre sur votre radar?

 

Sources:

− Bruc, Mathieu. «La révolution des iPhoneographes, ces nouveaux influenceurs de l’image», etourisme.info, 18 septembre 2012.

− Carlson Wagonlit Travel. «Busines Travel Trends in 2013. From A to Z», 2012.

− eMarketer.com. «Online Travel Grows in BRIC Countries, but Habits Differ», 26 septembre 2012.

− Fauconnier, Flore. «Ce que vous réserve l’e-business en 2013», Journal du Net, 2 janvier 2013.

− Holmes, Ryan. «The Can’t-Miss Social Media Trends for 2013», Fastcompany.com, 29 novembre 2012.

− La Presse. «50 tendances en 2013», cahier spécial, 29 décembre 2012.

− Morin, Raymond. «2013 — L’année du marketing d’influence et de la génération C», raymondmorin.com, 17 décembre 2012.

− Organisation mondiale du tourisme. «Le tourisme international reste solide en dépit des incertitudes entourant l’économie», communiqué de presse, 5 novembre 2012.

− Pierrot, Sébastien. «Tourisme mondial: les tendances d’un secteur florissant», Capital.fr, 22 août 2012.

− Raynal, Juliette. «[Infographie Google] Comment le multi-écrans devient la norme», frenchweb.fr, 30 août 2012.

− Robin, Jean-Pierre. «Le FMI pointe un risque de récession mondiale», Le Figaro.fr, 9 octobre 2012.

− Travelagewest.com. «Top Travel Trends for 2013», 26 octobre 2012.

− Westbrook, Gina. «10 Global Consumer Trends for the Next Five Years», blog.euromonitor.com, 6 décembre 2012.

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La «désintox numérique» en version touristique

Un nombre croissant de prestataires touristiques remarquent la dépendance digitale dont souffrent certains de leurs clients et conçoivent des séjours de type «désintoxication numérique» afin d’y remédier. Dans ce monde hyper connecté, il devient désormais difficile de voyager sans être tenté de recourir à nos appareils technologiques. Que ce soit pour vérifier les courriels ou se renseigner à destination au moyen d’un téléphone intelligent ou d’une tablette, ces habitudes liées au quotidien et au travail s’infiltrent dans les moments autrefois entièrement consacrés à l’évasion et au repos.

La dépendance numérique, une pandémie qui affecte un grand nombre de vacanciers

Les avantages de la mobilité ont créé chez le voyageur contemporain le besoin de demeurer branché en tout temps. Bien que ces nouvelles possibilités viennent souvent enrichir son expérience, cette accessibilité peut également l’empêcher de vivre pleinement son séjour. Une enquête effectuée par Osterman Research en 2010 révèle qu’un tiers des répondants auraient déjà vérifié leurs courriels en vacances, pendant qu’ils pratiquaient une activité sportive comme le ski, le cyclisme ou la randonnée à cheval. Le sondage rapporte aussi qu’une même proportion d’entre eux avouent s’être cachés de leurs amis ou de leur famille afin de consulter leurs messages électroniques.

La chaîne d’hôtels Marriott and Renaissance Caribbean & Mexico Resorts a interrogé 1 000 vacanciers dans le but de comprendre les usages de leurs clients par rapport aux médias sociaux, à leur travail et à leur famille pendant leur voyage. Les résultats de l’enquête révèlent que:

  • 85% des répondants ont déjà été dérangés par quelqu’un qui parlait fort au téléphone portable/cellulaire;
  • 50% ont indiqué consulter leurs courriels et leurs messages vocaux plusieurs fois par jour pendant les vacances, et 39% ont rapporté l’avoir fait au moins une fois par jour;
  • 36% ont déjà consulté leurs courriels et messages vocaux sur la plage;
  • 30% transmettent leur numéro de téléphone cellulaire à leurs clients pendant leurs vacances;
  • 31% ont admis avoir été tentés de jeter leur appareil mobile à l’océan.

À la suite de ces révélations, le groupe hôtelier a décidé d’implanter des zones bannissant les technologies dans certains lieux pour la durée de la saison hivernale. L’option Braincation sert de refuge pour les clients souhaitant profiter de la désintoxication numérique.

Le milieu touristique intervient

Témoins de l’influence négative que peut exercer l’ubiquité numérique lors des voyages, les acteurs de l’industrie touristique ont commencé à proposer à leur clientèle des solutions alternatives aux vacances connectés. Le but: permettre à l’individu de rompre définitivement avec son quotidien et de s’imprégner de l’expérience recherchée, qu’elle soit la détente ou la découverte. Ainsi, on tente de refaire du voyage une source d’évasion et de redonner aux séjours touristiques leur rôle de coupure avec les tensions et exigences liées au travail. Voici quelques exemples de programmes d’intervention conçus par divers prestataires touristiques pour venir en aide aux vacanciers qui ressentent le besoin de se libérer de la domination numérique:

  1. L’hôtel Renaissance de Pittsburgh retire toutes formes de tentations technologiques dans sa formule Zen and the Art of Digital Detox. L’ordinateur portable, le téléphone cellulaire et tous les autres appareils numériques doivent être remis à l’arrivée, et ils seront conservés jusqu’au départ. Avant la venue du client, la télévision, le téléphone et l’iHome sont retirés de la chambre et remplacés par des romans de littérature classique.
  2. Le Digital Detox package de l’hôtel The Westin Dublin incite également les visiteurs à se départir de leurs appareils pour se livrer entièrement à la relaxation. Le petit déjeuner servi au lit et le massage offert dans la chambre leur permettent d’oublier que leurs gadgets chéris restent enfermés dans un coffre-fort pour la durée de leur séjour. Un kit de survie, qui inclut entre autres un jeu de société et des guides en format papier pour découvrir la ville de Dublin, demeure à portée de main pour les moments de faiblesse.
  3. Le forfait Be Unplugged du Quincy Hotel de Washington inclut:
  • une carte-cadeau d’une valeur de 25$ à la librairie Barnes and Noble;
  • le guide de poche City Walks, pour faire des visites autoguidées à pied sans son téléphone intelligent;
  • un carnet de voyage qui sert à tenir un journal de son séjour, à s’exprimer à l’écrit et à se vider l’esprit.

Les cures numériques des centres de villégiature misent sur des expériences de bien-être visant à réduire le stress, telles que des soins de spa, des activités de plein air, du yoga et de la méditation. En Colombie-Britannique, l’Echo Valley Ranch & Spa récompense ses clients qui se départissent de leurs appareils avec des massages et des randonnées à cheval, en plus de recommander une application pour iPhone qui désactive celui-ci. La compagnie The Digital Detox propose un havre sans technologie centré sur le bien-être et sur des activités qui encouragent la tranquillité d’esprit et l’expression créative.

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Source: The Digital Detox

L’intervention du secteur touristique prend également la forme de promotions spéciales accordées à ceux qui sont prêts à se défaire de leurs appareils numériques pendant leurs vacances. À titre d’exemple, Via Yoga, une entreprise qui organise des voyages de yoga et de surf au Mexique et au Costa Rica, offrait un rabais de 15% à ceux qui renonceraient à leur iPhone pendant la durée du séjour.

De son côté, le voyagiste Virgin Holidays propose une thérapie de débranchement (Disconnection Therapy). Composé d’une série de six capsules vidéo, le programme offre des conseils et des astuces pour résister à la tentation des technologies. Il présente les étapes à suivre pour décrocher entièrement avant son départ, profiter pleinement de son séjour à destination et ne pas subir un retour trop brusque.

En tant que contre-tendance à l’intégration omniprésente du numérique dans toutes les sphères du voyage, la «désintoxication numérique» se propose généralement dans une optique de santé et de bien-être, comme l’illustrent les exemples précédents. Des offres touristiques qui présentent ce type de cure comme une occasion de renouer des liens avec ses proches pourraient également s’adresser aux familles et aux couples. La prochaine fois que vous imaginerez un forfait pour vos clients, pourquoi ne pas les inviter à se débrancher, afin de mieux se connecter à l’expérience?

 

Sources:

– Appert, Gino. «Internet peut-il dénaturer les voyages?», planète-etourisme.fr, 21 août 2012.

– Carrington, Daisy. «‘Digital detox’: Hotels help gadget junkies go cold turkey», cnn.com, 29 novembre 2012.

– Ehotelier.com. «Marriott and Renaissance Caribbean & Mexico Resorts Offering Tech-Free Zones for Travelers Who Crave A Braincation», 12 novembre 2012.

– Euromonitor International. «World Travel Market Global Trends Report 2012», web.euromonitor.com, novembre 2012.

– Morell, Virginia. «How To Escape the Grid and Unplug on Vacation», cntraveler.com, novembre 2012.

– Renard, Quentin. «Les vacanciers sensibles à la couverture réseau», lemondeinformatique.fr, 17 juillet 2012.

– Tergesen, Anne. «When Guests Check In, Their iPhones Check Out», online.wsj.com, 5 juillet 2011.

Sites Web:

Echo Valley Ranch & SPA

Renaissance Pittsburg Hotel

The Westin Dublin – Digital Detox

Virgin Holidays

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12 tendances urbaines

Un laboratoire mobile voyage autour du monde pour capturer les idées novatrices qui définissent et inspirent la vie urbaine d’aujourd’hui. Quels termes utilise-t-on pour définir les villes en 2012? Résultant d’une démarche du BMW Guggenheim Lab de Berlin et dans l’optique de présenter la réalité de la vie en ville, voici douze tendances urbaines puisées d’un glossaire en réunissant une centaine.

1. Création de lieu

Ce terme fait référence à une approche multidisciplinaire pour la planification, le design et la gestion d’espaces publics. La création de lieu implique la participation de ceux qui y vivent, y travaillent ou le fréquentent. Ces espaces en milieu urbain favorisent les rencontres et répondent à des besoins précis. Ils améliorent la qualité de vie des citoyens et constituent des lieux vibrants, qui animent la ville. Il s’agit en somme de placer les utilisateurs au cœur de la réflexion.

 

Vidéo: Placemaking & Seattle

2. Transformation active

État de mouvement continuel, d’amélioration et de changements urbains engendrés par des citoyens motivés par l’épanouissement en ville. Les espaces pop-up (lire aussi: Les espaces pop-up, la nouvelle tendance de l’éphémère) s’articulent autour de cette tendance. Par exemple, l’initiative PARK(ing) Day, qui prend place dans plusieurs villes du monde et consiste à transformer un espace de stationnement en un lieu convivial recentré sur l’individu et sa communauté. Ainsi, on y voit des jardins éphémères, des stations de yoga, des scènes musicales improvisées, etc.

 

Source: dijon-ecolo.info

3. Ville heureuse

Cultiver le bonheur urbain peut améliorer la vitalité d’une ville sur les plans émotionnel et économique, ainsi qu’en ce qui a trait à ses infrastructures. Cette affirmation se base sur la prémisse qu’un citoyen qui se sent bien dans son quartier aura davantage tendance à en prendre soin, à y dépenser de l’argent et à socialiser avec le voisinage. Ainsi, on répertorie les lieux où il fait bon vivre à travers des index du bonheur et du bien-être en ville.

4. Gouvernance démocratisée

La technologie facilite la collaboration des citoyens dans le processus décisionnel gouvernemental. Par exemple, en 2009, l’administration Obama a inauguré OpenGov, un site toujours actif qui permet aux Américains de s’informer à propos des politiques et des décisions de leur gouvernement, tout en pouvant soumettre des idées et des suggestions. Le même type de plateforme serait tout aussi pertinent sur la scène municipale.

 

Source: OpenGov

5. Participation 

La participation citoyenne s’inscrit dans un processus où certains individus effectuent des contributions dans un objectif de bien-être collectif. Au cours des dernières années, Internet et les plateformes dites «ouvertes» ont accru l’accessibilité à l’engagement, au partage de connaissances et à l’implication communautaire.

6. Mobilité urbaine

Les enjeux auxquels font face les villes, notamment ceux touchant l’environnement, l’étalement urbain et la congestion automobile, les incitent à valoriser davantage certains types de déplacements par rapport à d’autres. Ainsi, les systèmes de mobilité qui prennent en compte ces problématiques ont la cote: la marche, le vélo, l’autopartage, les transports publics.

7. Vélopartage

On dénombre aujourd’hui près de 165 villes à travers le monde possédant un système de vélopartage; le premier étant celui d’Amsterdam, mis en place en 1969. Les vagues de cyclistes dévalant les voies urbaines s’accentuent et initient ou solidifient la culture vélo des municipalités concernées. Le Copenhagenize Index présente les villes qui se démarquent pour leurs infrastructures, leur programme de vélopartage, la perception de sécurité et les politiques mises en place.

8. Accessibilité

L’accessibilité d’un quartier va jusqu’à influencer le type de personnes qui y circulent, la clientèle qui fréquente un commerce, un attrait ou un restaurant. Ainsi, certains lieux sont peu accueillants pour un parent et son bébé en poussette ou une personne à mobilité restreinte. Les médias sociaux et les applications mobiles comptent parmi les outils favorisant l’identification des lieux adaptés à certains besoins; Access Together et Wheelmap en constituent des exemples.

 

Source: Wheelmap

9. Ville durable

La durabilité d’une ville passe inévitablement par une réduction de son empreinte écologique. De cet objectif découlent des stratégies affectant toutes les sphères d’activité de la municipalité: choix énergétiques, gestion des déchets, adaptation des infrastructures, plan pour les transports, etc.

10. Réutilisation 

Dans la même veine que le recyclage, la réutilisation de matériaux charme de nombreux citoyens et designers. Plusieurs artistes s’inspirent d’objets pour créer des œuvres qui, parfois, occupent même l’espace urbain.

 

Source: FRAGILE – une œuvre de matériaux recyclés, de l’artiste Roadsworth

11. Financement participatif

Cette stratégie de collecte de fonds, de plus en plus présente sur Internet, repose sur la participation d’individus intéressés par le projet à financer. Les contributions incluent bien sûr des dons d’argent, mais aussi la diffusion du projet à travers les réseaux sociaux dans le but de faire connaître l’initiative. Une variété d’idées voient ainsi le jour grâce à ce type de financement basé sur des valeurs communautaires.

12. Tourisme durable

Il consiste à soutenir le milieu visité sur les plans social, économique, environnemental et culturel. Le tourisme durable repose également sur le comportement responsable des visiteurs. Une destination doit sensibiliser ses intervenants à offrir à ses visiteurs les moyens de voyager en minimisant leur empreinte écologique et en valorisant leurs retombées positives sur la société et son économie.

D’autres tendances à découvrir

Mieux comprendre les tendances urbaines nous permet de rester à l’écoute des valeurs et des courants qui façonnent la ville d’aujourd’hui et de demain. D’un point de vue touristique, elles nous offrent la possibilité de saisir les intérêts et les attentes des visiteurs avides d’une expérience urbaine de leur temps.

Vous pouvez découvrir les 88 autres tendances en consultant le rapport du BMW Guggenheim Lab.

 Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel.

 

Sources:

– BMW Guggenheim Lab. «100 Urban Trends», cdn.guggenheim.org, 29 juillet 2012.

– Borys, Hazel. «Can cities help you forget your troubles? C’mon, get happy!», placemakers.com, 29 octobre 2012.

– Borys, Hazel. «Urban happiness index revisited», bettercities.net, 15 novembre 2012.

Sites Web:

Access Together

BMW Guggenheim Lab

Copenhagenize Index

Fragile.projekroom

OpenGov

PARK(ing) Day

Wheelmap

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Ailleurs dans le monde Tendances

Comment dynamiser votre petite ville

Malgré les fusions, le Québec compte plus de 1000 municipalités de moins de 10 000 habitants. L’offre touristique en région repose en grande partie sur ces localités et ce sont les particularités de chacune qui contribuent au succès de l’expérience du voyageur. Certaines petites communautés, ici comme ailleurs, s’avèrent très dynamiques et proposent des milieux de vie attrayants par la diversité des emplois qu’on y offre, des styles de vie, de la scène culturelle et artistique, des loisirs, de leur ambiance et de leur authenticité. Le mouvement slow, l’intérêt pour les produits locaux, la recherche d’expériences authentiques, le goût d’entrer en contact avec la population locale, le désir de rencontrer les producteurs, voilà autant de tendances qui favorisent le tourisme dans les petites municipalités.

Qu’est-ce qu’une petite ville cool?

Great Barrington, dans les Berkshires au Massachusetts fait partie de la cuvée 2012 de «The 20 Best Small Towns in America» du magazine Smithsonian.com. On dit de cette localité de 6 800 âmes que l’on peut y manger des sushis comme des chimichangas mexicains, que l’on y croise des passants avec matelas de yoga sous le bras ou panier de produits de la ferme d’à côté ou encore se baladant avec un double espresso bien serré. En plus de ses cafés et de ses restaurants attrayants, la ville compte de nombreux festivals et dispose d’une riche scène culturelle.

 

Great Barrington, MA. Source: Smithsonianmag

L’Équipe du Smithsonian.com, magazine dédié à la culture, l’histoire, la science et les arts, estime que pour qu’une municipalité mérite d’être visitée plus que les autres, elle doit miser sur la culture. Pour élaborer sa liste, elle a notamment consulté une base de données géographiques permettant d’isoler les communautés de moins de 25 000 habitants avec de fortes concentrations de musées, de sites historiques, de jardins botaniques, d’orchestres permanents, de galeries d’art et d’autres composantes culturelles.

Un autre palmarès, celui de Budget Travel, issu d’un vote populaire, présente annuellement depuis 2006 les «Americas Coolest Small Towns». Les candidates doivent avoir une population de moins de 10 000 habitants, compter plusieurs commerces indépendants, dégager une certaine «énergie», offrir un environnement enchanteur, proposer des produits culturels et artistiques et… du bon café! Hammondsport, dans l’État de New York, a remporté le titre de la petite ville la plus cool des États-Unis, ex æquo avec Beaufort en Caroline du Nord. La première, qui compte 725 résidants, est reconnue pour les vignobles qui l’entourent. On l’aime pour ses boutiques d’art, ses produits locaux et son atmosphère chaleureuse. Beaufort (4 309 habitants) est située au bord de la mer et fut autrefois un repère de pirates. Des attraits, comme un musée, témoignent de ce passé.

Quelques pistes pour des communautés dynamiques

Le groupe The Association for Enterprise Opportunity créait, il y a quelques années, le concept Regional Flavor, ou saveur régionale, dans le but d’aider les localités rurales à mieux se développer. Le cadre de cette stratégie mise sur les objectifs suivants:

  • bâtir une communauté où il fera bon vivre;
  • accueillir des visiteurs qui sauront apprécier les atouts de l’endroit;
  • inciter les enfants qui grandissent dans la communauté à y considérer leur avenir.

Source: ruralmarketing.com

Voici une synthèse des cinq principes du projet Regional Flavor:

1. Aider chacune des organisations locales à se surpasser, à demeurer unique et à innover continuellement tout en mettant l’emphase sur leurs forces. Certains termes clés caractérisent ce principe:

  • Penser local: favoriser les fournisseurs locaux;
  • Collaborer: développer des partenariats est un impératif, surtout dans les petites localités;
  • Innover: exprimer sa vision et ses objectifs de façon originale et unique;
  • Se présenter sous son meilleur jour: balayer le trottoir et nettoyer les fenêtres du commerce. Si le local voisin est vacant, nettoyer son trottoir et ses fenêtres.

2. Identifier les atouts spécifiques à la région et les mettre à profit:

  • Les personnes clés, celles qui réalisent des projets et qui performent bien dans la région;
  • Les entreprises qui durent;
  • Les organisations rassembleuses;
  • Les attraits et activités touristiques;
  • Les personnes-ressources, celles qui travaillent à améliorer le sort de la communauté.

3. Lier les atouts en créant des activités:

  • Lier les artistes, les producteurs de spécialités régionales, les spécialistes du patrimoine et les entreprises de loisirs en mettant de l’avant les intérêts qu’ils pourraient avoir en commun;
  • Nommer un leader comme une coopérative ou un comité de revitalisation.

4. Encourager les visiteurs et les résidants à créer un lien émotif avec la région:

  • La grande majorité des activités et des services offerts à un endroit le sont aussi ailleurs. Il faut donc identifier un atout distinctif et faire la promotion d’expériences authentiques de façon à ce qu’elles enrichissent la vie de ceux qui les vivront afin qu’elles deviennent mémorables;
  • Il faut créer des liens entre les attraits, les services ainsi qu’avec les communautés avoisinantes.

5. Créer des liens stratégiques entre le milieu rural et les noyaux urbains environnants:

  • La plupart des visiteurs proviennent de la ville et aiment bien une transition en douceur pour les sortir de leur zone de confort. Au Tennessee, par exemple, on a développé un réseau d’itinéraires cyclables qui partent des villes et villages pour ensuite sillonner l’arrière-pays.

Social, local et mobile

Les petites municipalités n’échappent pas aux grandes tendances de l’heure. Les médias sociaux, les appareils mobiles et les possibilités de recherches locales sont de plus en plus indispensables au voyageur. Il s’avère donc essentiel d’acquérir les connaissances pour mettre en place une stratégie liée à ces outils de communication. Certaines municipalités jouent à fond la carte des médias sociaux, par exemple:

  • À Lake Arrowhead, en Californie, les médias sociaux ont complètement remplacé les publicités imprimées. Un an après le premier tweet, les réservations pour cette destination ont été plus élevées que jamais auparavant;
  • Lorsqu’Allan Jenkins a publié sur Twitter qu’il cherchait une destination, @travelcoosbay de Coos Bay en Oregon a répondu «You should drop in for the night». Après avoir reçu un lien Flickr vers des photos de l’endroit, A. Jenkins demande si les gens sont aussi sympathiques que la nature est belle. Coos Bay répond par la photo ci-dessous. De nombreux résidants de l’endroit ont aussi publié des tweets et envoyé des vidéos personnalisées sur YouTube.

Source: stikkymedia.com

 

Des communautés durables

Plus que cool, les communautés doivent miser sur la durabilité, autant sur le plan environnemental, social qu’économique. L’engagement de la population et des entreprises locales et l’identification d’une vision commune sont essentiels pour favoriser un développement sain et durable pour tous.

 

Sources:

– Budget Travel. «Americas Coolest Small Towns 2012», blog.budgettravel.com, 1er février 2012.

– Ivan, Dave. «Can Small Towns Be Cool?», smallbizsurvival.com, mai 2009.

– Lins, Shannon. «Hammondsport Officials Say Coolest Small Town Title Brings Business», wetmtv.com, 30 juin 2012.

– Ministère des Affaires municipals, des Régions et de l’Occupation du territoire. «L’organisation municipale et régionale au Québec en 2012», Gouvernement, du Québec, 2012.

– Palmer, Barbara. «Small-Town, Not Small-Time», pcmaconvene.blogspot.ca, janvier 2011.

– Santos, Stacey. «Small Town Tourism, Big Social Media», stikkymedia.com, 2012.

– Steele, Joanne. «5 Principles to Lay the Groundwork for your Small Town’s Rural Regional Flavor Strategy», ruraltourismmarketing.com, novembre 2009.

– Steele, Joanne. «Creating Small Town Tourism Success Part 1, Branding», ruraltourismmarketing.com, 7 août 2009.

– Shen, Aviva et Susan Spano. «The 20 Best Small Towns in America», Smithsonianmag.com, mai 2012.

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Tendances

Quelques tendances touristiques selon Trendwatching

Un voyageur de plus en plus branché et informé, qui recherche la commodité et des produits adaptés à ses besoins, qui se crée lui-même sa définition du luxe, voilà quelques-unes des tendances qui façonnent l’industrie du tourisme. Comment l’industrie s’est-elle adaptée afin de répondre au comportement actuel du consommateur? Tirées du rapport annuel 2012 de la firme Trendwatching, nous vous présentons ici cinq des tendances les plus prometteuses.

Adapter son produit pour mieux répondre aux besoins (tribefacturing)

Les voyageurs cherchent à vivre des expériences uniques et le plus près possibles de leurs besoins. Selon la tendance du tribefacturing, les entreprises touristiques modifient leurs offres ou ajoutent des services pour combler un segment de clientèle aux besoins spécifiques (lire aussi: Améliorer l’offre hôtelière pour séduire tous les segments de clientèle). De nombreuses initiatives vous ont été dévoilées au cours des dernières années par le Réseau de veille appuyant cette tendance. En 2012, celle-ci se poursuit de plus belle et les exemples se multiplient en ce sens.

Au Bella Sky Hotel de Copenhague, un étage complet de chambres est réservé aux femmes. Ainsi les chambres de cet étage sont décorées dans une ambiance très féminine. Plantes et fleurs fraîches, magazines de mode, minibar avec smoothies, champagne et chocolat, cintres supplémentaires, miroir à cosmétiques, produits de beauté exclusifs, grandes serviettes de bain, peignoir et pantoufles, bref, plusieurs petites attentions ont été instaurées pour le pur plaisir de mesdames. Dans cet exemple, la stratégie d’adaptation du produit a été particulièrement bien appliquée par l’hôtel (lire aussi: L’hôtellerie s’adapte aux préférences des femmes).

Source: Bella Sky Comwell

Le concept des microhôtels dans les aéroports suit également cette tendance. Instaurées dans plusieurs villes à travers le monde, ces petites capsules ont été créées afin de répondre à une clientèle de voyageurs qui souhaite se reposer entre deux vols, à l’abri des sons et sans devoir quitter l’aéroport. À Munich, les Napcabs proposent de petites cabines autonomes de 4 mètres carrés qui incluent un espace de bureau, un lit, l’accès Internet et un téléviseur. Les clients paient selon un tarif horaire (lire aussi: L’aéroport en pleine mutation).

Source: The Z hotels

Luxezvous (Luxyoury)

Selon cette tendance forte, le luxe est toujours au rendez-vous, mais sous une toute autre forme. Autrefois, il était synonyme de ce qui était grandiose, imposant, cher et rare, mais aujourd’hui chaque consommateur lui confère un sens différent et crée sa propre définition. Le luxe sert à se différencier de la masse. À la recherche de cette trouvaille unique que tout le monde souhaiterait avoir, ou de cette expérience inusitée et exclusive, le consommateur d’aujourd’hui est plutôt intéressé par le statut conféré par le luxe.

Avec son menu «bain de champagne», le Cadogan hotel de Londres vise à faire vivre une expérience de luxe hors de l’ordinaire. Spécialement conçu pour la Saint-Valentin, le concept propose à la clientèle de se baigner dans 84 litres de champagne, soit l’équivalent de 120 bouteilles.

Mais le luxe se veut aussi beaucoup plus accessible et celui-ci n’a pas besoin d’être livré à grande dose pour appuyer la tendance. L’émergence des hôtels à petits budgets qui offrent des produits ou des services plus luxueux que ceux des hôtels budgets standards en est un bon exemple. À Londres, la chaîne Z Hotels se positionne dans l’offre de chambre de qualité à bas prix. Toutes ses chambres sont dotées d’un téléviseur HD, de stations de recharge pour iPod, d’un accès Internet, de même que de produits de toilette de marques réputées, le tout dans un environnement moderne et très tendance. Tout comme ses chambres, le site Web de la chaîne hôtelière laisse croire à une chaîne d’hôtels de luxe (lire aussi: Le tourisme de luxe, c’est chic!).

La commodité plus que jamais (convenience)

Cette tendance existe depuis très longtemps, mais ne semble pas vouloir s’essouffler. Les innovations se poursuivent afin de rendre la vie du consommateur de plus en plus simple et facile. Selon Trendwatching, la commodité est une condition très importante pour de nombreux consommateurs, et les entreprises qui accorderont aux gens leur bien le plus précieux, le temps, y gagneront beaucoup.

À Squaw Valley en Californie, de nouvelles succursales de la chaîne Starbucks offrent le service de type ski-in/ski-out, permettant aux skieurs de commander sans devoir enlever leur équipement de sport.

Source: Youtube – Squaw Valley Visitor Channel

Le pouvoir du savoir (Info Scarcity)

Plus que jamais les voyageurs cherchent à se tenir informés, et ce, à chacune des étapes de leur voyage. Dans l’abondance actuelle des renseignements disponibles, non seulement ceux-ci ne sont pas toujours pertinents, mais le voyageur peut se perdre dans cette marée de données. C’est pourquoi il est à la recherche d’outils qui lui offriront du contenu pratique, personnalisé et en temps réel, qui l’aideront à la prise de décision et qui contribueront à parfaire son expérience touristique.

PadInTheCity est une entreprise de Madrid qui offre la possibilité aux touristes de louer des iPads lors de leur passage dans la ville. L’appareil est muni d’applications diverses qui facilitent les séjours touristiques et qui offrent une panoplie de renseignements utiles pour le visiteur en plus de lui donner accès en tout temps au réseau 3G: GPS, cartes de métro, cartes routières, traducteur, information touristique, audioguides pour certains musées, numéros d’urgences, jeux pour enfants.

Hostels Now est une application qui utilise le concept de réalité augmentée pour aider le voyageur à trouver des hôtels à l’aide de la caméra de son téléphone intelligent. L’application offre également des renseignements sur les distances à parcourir, la disponibilité, les prix, les avis de clients, en plus d’offrir la possibilité de réserver directement.

De plus en plus (dé)branché (Off = On)

Le consommateur passe de plus en plus de temps connecté et les outils et activités en ligne façonnent l’offre touristique. De l’Internet à la réalité augmentée, les nouvelles technologies fusionnent de plus en plus le ‘en ligne’ avec le ‘hors ligne’, en veillant à ce que les consommateurs ne soient jamais totalement déconnectés.

C’est d’ailleurs le cas au Ushuaia Beach Hotel d’Ibiza où la clientèle demeure connectée en permanence au réseau social Facebook grâce à la technologie RFID (Radio Frequency Identification). À l’aide d’un simple bracelet et de bornes interactives installées sur le site de l’hôtel, le visiteur est automatiquement connecté à son compte de façon à pouvoir partager son expérience en temps réel. Ces bornes lui permettent de prendre des photos, d’enregistrer sa localisation ou d’aimer les publications proposées par l’hôtel.

 

Source: YouTube : Ushaïa Beach Hotel

Comment s’adapter à un consommateur de plus en plus exigent et changeant?

Votre produit répond-t-il adéquatement aux attentes actuelles? Tenez-vous informé, puisque le pouvoir du savoir, c’est très tendance!

 

 

Sources :

– Trendwatching.com. «2012 Travel Industry Report».

– Gargiulo, Susanne. «Women-only hotel floors tap boom in female business travel», Cnn.com, 20 mars 2012.

– «Pay as you go : Micro-Hotel segment in airports growths», Tourism-review.com, 7 février 2012.

– Biemann, Cecilia. «Ski-in/ski-out Starbucks brings takeaway coffee to the slopes», Springwise.com, 22 février 2012.

 

Sites Internet:

Bella Sky Hotel

Napcabs

Cadogan Hotel

Z Hotels

Pad in the city

Hostels Now

Ushuaia Beach Hotel

Vidéo:

Ushuaïa Ibiza – The First Facebook Presence hotel

Squaw Valley Opens Mountain Top Starbucks

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Tendances

La tendance cash-less gagne l’industrie touristique

Payer un séjour hôtelier, un repas dans l’avion ou une consommation lors d’un festival à l’aide de son téléphone intelligent, d’un bracelet ou d’une simple empreinte digitale, voilà des pratiques qui voient le jour dans l’industrie touristique. La dématérialisation des devises (cash-less) transforme la façon dont les consommateurs achètent leurs biens ou s’engagent auprès d’une marque ou d’une entreprise. Selon la firme Parks Associates, on estime qu’un total de 100 millions de dollars a été transigé via paiement mobile en 2011, un chiffre qui devrait atteindre les 50 milliards d’ici 2014.

L’avancée rapide de la technologie pour paiements mobiles explique certes le gain en popularité de cette tendance, identifiée par la firme Trendwatching. On a d’ailleurs observé de nombreux développements en ce sens au cours des dernières années, et ce, tant chez les sociétés de cartes de crédit que les fournisseurs d’appareils mobiles, les banques ou les développeurs de technologies. Même le géant Google est entré dans la mêlée en octobre 2011 avec l’introduction du Google Wallet, une application visant à transformer le téléphone intelligent en un véritable portefeuille virtuel.

Source: Youtube

Le paiement mobile se définit comme une méthode de paiement alternative aux cartes de crédit, espèces et chèques. La transaction entre deux parties se faisant via le terminal mobile, elle peut s’effectuer sous plusieurs formes:

  • par messagerie texte (par exemple avec l’aide de codes à barres 2D);
  • par facturation directe sur le compte mobile de l’utilisateur;
  • par web mobile (par exemple via les sites mobiles ou les applications);
  • par la technologie NFC (near field communication ou communication par champ proche) où une puce permet l’échange de données sans fil avec les lecteurs électroniques NFC situés dans les commerces.

Le paiement biométrique est arrivé dans l’hôtellerie

Au Ushuaïa Ibiza Beach Hotel, les visiteurs n’ont plus besoin de transporter ni cartes, ni portefeuille pendant leur séjour. Toutes les installations de l’hôtel sont équipées de dispositifs de reconnaissance qui permettent de payer pour les différents services, de réserver et d’accéder aux événements, et ce, à l’aide de simples empreintes digitales. L’hôtel utilise la technologie PayTouch, un système de paiement biométrique conçu pour lier la carte de crédit d’une personne à ses empreintes digitales. Tout au long de son séjour, le client peut suivre ses transactions en ligne, de même qu’accéder à un système de récompenses offertes par l’hôtel. La sécurité associée à un tel système de paiement est fort avantageuse en raison de la nature unique des empreintes et de la réduction des risques associés à la perte ou au vol de cartes lors du séjour.

Source: Youtube

Bientôt dans un aéroport près de chez vous?

Dans l’industrie de l’aviation, la technologie NFC suscite beaucoup d’intérêt et pourrait avoir des répercussions sur les façons de voyager. À l’été 2012, une phase test a été lancée à l’aéroport de Toulouse afin d’expérimenter cette technologie auprès d’une cinquantaine de voyageurs d’affaires.

Ainsi, de l’accès au stationnement où sera mémorisée la localisation de leur véhicule, au paiement des billets, en passant par l’enregistrement des bagages, à l’achat de consommations durant le vol, les passagers peuvent franchir les différentes étapes de leur parcours à l’aide de leur téléphone.

Des applications pour paiements mobiles

Certaines entreprises optent pour le développement d’une application de paiement mobile. Par exemple, Stationnement de Montréal lançait, en juin 2012, son application «P$ Service mobile», qui permet d’acquitter sa note à l’aide d’un téléphone intelligent. L’application est donc l’équivalent de la borne de paiement, mais au bout des doigts. Une fois le paiement effectué, le client reçoit instantanément un courriel ainsi qu’une alerte par messagerie texte ou courriel, lorsque la période payée est échue.

Payer avec l’aide d’un bracelet

Si les festivaliers transportent habituellement beaucoup de liquidité lors de leur passage à un événement, cela pourrait changer grâce aux technologies de paiement mobile. Au Royaume-Uni, les visiteurs du Wireless Festival peuvent dorénavant payer avec un simple glissement de bras, grâce au PayBand, une carte prépayée de 250 livres sterling prenant la forme d’un bracelet et pouvant être utilisée à toutes les stations désignées. Ce système permet aux organisateurs une plus grande efficacité à tous les points de vente tout en réduisant considérablement les files d’attente.

Source: Youtube

Pour une prestation de services personnalisée

Les paiements mobiles effectués à l’aide de la technologie NFC offrent aux entreprises la possibilité de collecter des données permettant une myriade de possibilités de promotions personnalisées, basées sur le profil des utilisateurs et leur historique d’achats. En mars 2012, une collaboration a été annoncée entre l’Office de tourisme et des congrès de Marseille (OTCM) et la société ADELYA, spécialiste de la fidélisation fondée sur les technologies NFC, pour créer une carte touristique sans contact qui permettra aux touristes d’accéder aux transports en commun de même qu’aux différents attraits touristiques. Avec cette nouvelle city-pass, l’OTCM suivra en temps réel les déplacements et les prestations consommées par les visiteurs. Ces informations pourront être utilisées par la suite à de multiples fins: pour adapter l’offre globale en fonction des saisons et des préférences des visiteurs, pour renforcer le lien avec ceux-ci ou pour l’envoi d’offres ou de messages personnalisés.

 

On le constate, les paiements mobiles offrent de nombreuses possibilités afin de personnaliser et de faciliter l’expérience client. Ces méthodes nécessitent toutefois des investissements majeurs et il convient pour les gestionnaires d’analyser les différentes options en fonction des objectifs établis et du niveau de service souhaité.

 

Sources:

– «NFC grew rapidely in 2011, Berg Insight Reports», Nfcme.com, 12 juin 2012.

– «Toulouse: la technologie NFC à l’essai auprès des voyageurs d’affaires», Voyages-d-affaires.com, 22 mai 2012.

– «La ville de Marseille adopte le city-pass NFC», LeMondeInformatique.fr, 30 avril 2012.

– Evans, Tara. «An incitement to splash out or the future of paying ? Wireless Festival wristband lets you spend up to £250 with the swipe of an arm», Newsrt.co.uk, 15 mai 2012.

– «At Ibiza hotel, biometric payments let guests pay with fingerprint», Springwise.com, 11 juin 2012.

– PhoCusWright. «Mobile hits the mainstream : Leisure and business traveler trends», janvier 2012.

 – Lévesque, Ève. «Une nouvelle application mobile pour payer», JournalDeMontreal.com, 27 juin 2012.

– Vouillon, Clément. «M-Paiement: Introduction et définition», 8 septembre 2010.

– «Les 12 tendances de consommation incontournables pour 2012», Trendwatching.com, consulté le 30 juillet 2012.

 

Sites Internet:

Ushuaïa Ibiza Beach Hotel

Wireless Festival

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Tendances

La ludification s’invite dans les congrès: l’importance d’un bon design de jeu

Les organisateurs de réunions et de congrès usent de créativité pour favoriser les échanges avec et entre les participants en intégrant des jeux à leur événement. Transportés dans un univers fictif, il devient possible de réinventer le monde, de tenter l’impossible pour atteindre ses objectifs et de mettre de côté la peur de se tromper. Un bon design de jeu peut aider à mettre en pratique de nouvelles théories, à exploiter des solutions hypothétiques et peut-être même à tirer des conclusions bien réelles.

On peut définir le terme ludification (gamification) par l’application d’une dynamique de jeu à une activité normalement non afférente au jeu et visant l’atteinte d’objectifs précis. Ce type d’usage semble faire ses preuves pour résoudre des problèmes, susciter l’engagement et accroître la loyauté de ses clients, inciter ses employés et ses partenaires à mieux performer et influencer ou motiver des individus et des groupes.

La ludification dans un contexte de conférence | Le cas de l’événement GMIC

Dans le cadre de l’événement GMIC Sustainable Meetings conference qui avait lieu du 22 au 25 avril 2012, Elizabeth Henderson a présenté les points saillants de la stratégie et du design de Game On!, un jeu étrenné lors de la conférence qui se déroulait à Portland en 2011, puis de nouveau cette année à Montréal. Cette initiative consistait à incorporer une dynamique ludique à la conférence afin de favoriser l’engagement et l’apprentissage des participants.

Le jeu

En équipe, les participants étaient invités à travailler sur une étude de cas simulant l’organisation d’un événement écoresponsable tout en respectant des critères et des objectifs précis. Pour réussir leur défi et cumuler des points, les joueurs devaient assister à des conférences et mettre en commun des informations clés, poser des questions lors des sessions, identifier des solutions durables, rencontrer les exposants sur le site, rédiger des tweets ou du contenu sur un blogue et bien sûr compléter leur étude de cas. Les points se comptabilisaient à l’aide d’une application iPad, ce qui permettait aux équipes de mesurer leur rendement par rapport aux autres.

Source: GMIC

Game On! visait à plonger l’auditoire dans un univers «fictif» d’événements écoresponsables et à favoriser la mise en pratique de leurs nouvelles connaissances dans un contexte se rapprochant de la réalité.

Ce que les organisateurs retirent de l’expérience de Game On! pourrait s’appliquer à d’autres événements qui choisiraient de faire appel à la ludification. Voici cinq conseils:

  1. Les organisateurs ont tout avantage à clarifier et à se concentrer sur le type de comportements ou de notions qu’ils espèrent renforcer, car le design du jeu repose sur ces objectifs.
  2. Le succès du design passe par une bonne connaissance des participants cibles.
  3. L’usage d’outils technologiques est incontournable; ils permettent aux individus de participer, de collaborer et de conserver des traces des résultats.
  4. L’implication de leaders est essentielle au succès du jeu. Ceux-ci doivent être compétents, posséder et expliquer les informations nécessaires au bon déroulement de l’activité, être à l’aise pour animer un groupe, ouverts aux idées des autres et flexibles.
  5. Il est impossible de tout prévoir, c’est pourquoi il vaut mieux être prêt à toute éventualité.

Quelques notions à propos du design d’un jeu

Provoquer puis maintenir la motivation des participants est primordial au succès d’un jeu. Selon les auteurs du livre «Gamification by design», l’engagement des joueurs suit un cycle (voir le graphique 1). Le processus d’intégration doit débuter par une émotion positive telle que le plaisir, la confiance, la fierté, la curiosité, qui motivera le joueur à poser une première action. Ensuite, si rien n’incite le participant à s’engager davantage, il est probable qu’il quitte le jeu. Par contre, plusieurs incitatifs pourraient amener le joueur à réintégrer la partie, par exemple l’accès à un niveau supérieur, une mission ou un encouragement. Enfin, le cycle se complète lorsque le joueur atteint les objectifs fixés au départ. Les jeux utilisent normalement un système de pointage, d’écusson ou de succession d’étapes permettant d’atteindre un niveau supérieur, c’est-à-dire un système qui illustre ou chiffre le progrès.

Le design du jeu doit tenir compte du cycle de l’engagement, sans quoi on risquerait de perdre le focus sur l’essentiel: la participation des joueurs. Outre cet élément, d’autres notions peuvent s’intégrer au design du jeu, dont voici les principales:

  1. Prévoir une personne ressource (un leader) qui intervient auprès des joueurs de son équipe afin de définir une vision, de développer des stratégies et de faire le lien entre chacun ou entre les étapes du jeu.
  2. Attribuer des rôles aux membres de l’équipe.
  3. Établir une ligne directrice qui permet à chacun de comprendre les étapes du jeu.
  4. Établir différents niveaux pouvant être atteints en réalisant des tâches spécifiques.
  5. Favoriser les rétroactions afin de permettre aux joueurs de changer leur comportement ainsi que leurs tactiques et d’ainsi accroître leur engagement et leur apprentissage.
  6. Définir des règles essentielles au bon déroulement du jeu. Celles-ci rendront possible l’identification d’un gagnant.
  7. Limiter la durée du jeu afin de susciter un sentiment d’urgence et d’excitation.
  8. Faire un retour sur l’activité une fois le jeu terminé afin de faire ressortir les éléments importants.

L’utilisation de la ludification dans divers contextes en tourisme

Certains utilisent le jeu dans le but de recruter de nouveaux employés. D’autres l’emploient afin de promouvoir leur destination, leur produit ou leur service. Les touristes peuvent s’en servir comme guide pour découvrir une ville, une région, un nouveau territoire. On joue en ligne, sur les réseaux sociaux, individuellement ou en équipe. La ludification est un concept qui est pris très au sérieux et qui s’utilise dans divers contextes, y compris celui des événements et des congrès.

 

Sources:

• Amber. «Gamification: What is it and how it will change the tourism game», consulté le 20 mai 2012.

• Chang, Tim. «Gamification: insights and emerging trend», 11 mai 2012.

• Fryatt, Jenise. «Game On! Designer shares how GMIC’s innovative format was created», 2 mars 2011.

• Hübe, Simon. «Quand les musées se mettent sérieusement à jouer!», Club innovation & Culture France, 17 février 2012

• Meeting Change. «Game On! Revisited», 1er mai 2012.

• Shiao, Dennis. «Adding Game mechanics to your event», 29 août 2011.

• Woods, Dan. «Gamification grows up to become a CEO’s best friend», 14 avril 2012.

• Zichermann, Gabe et Cunningham, Christopher. «Gamification by design», O’Reilly Media, août 2011, p. 208

 

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Ailleurs dans le monde Tendances

Des tendances culinaires qui font le tour de la terre

Plus que jamais, la nourriture est photographiée, analysée, critiquée, célébrée dans le cadre d’événements, partagée sur les réseaux sociaux, respectée pour ses bienfaits et étudiée sous tous ses angles. On la consomme dans des lieux branchés, sur le bout d’un trottoir ou parfois même directement chez le fermier. Voici trois tendances culinaires accompagnées d’exemples d’ici et d’ailleurs.

1. Des événements qui sortent de l’ordinaire

On explore, on innove, on revoit les classiques. Des chefs et des restaurateurs créent des événements ou se joignent à ceux existants pour faire vivre de nouvelles expériences aux consommateurs, partager leur amour de la cuisine et pousser leur art à un second niveau. Ainsi, les initiatives toujours plus originales se multiplient, par exemple un restaurant pop-up en plein métro de New York ou un menu 16 services inspiré par la couleur noir chez les foodies de Chicago. Au Québec, La Cabane joint une touche de modernité aux traditions québécoises des sucres, la cuisine de rue se rallie aux grands festivals extérieurs et le Foodlab transforme le marché urbain en véritable laboratoire d’expériences culinaires.

Pour plusieurs épicuriens et passionnés de la bonne «bouffe», si les activités culinaires sont considérées avec sérieux, c’est dans le but d’y retirer un maximum de plaisir. Pour ajouter un peu de piquant, on remarque un engouement pour les événements dits «secrets». Par exemple, depuis un peu plus d’un an, le club québécois Tripes and Caviar organise des soirées gastronomiques dans des lieux dévoilés uniquement 24 heures à l’avance par le biais d’un message texte. À plus grande échelle, mentionnons le Dîner en Blanc, qui connaît un vif succès dans plus d’une vingtaine de villes du monde, dont Montréal et Québec.

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Sources: New York Times

Partout à travers le monde, des clubs voient le jour, rassemblant des individus intéressés par les dernières tendances culinaires, mais également avides de rencontrer leurs semblables lors d’événements exclusifs. En France, par exemple, le club Le fooding illustre bien cet enthousiasme (voir la vidéo de la fête des prix Fooding).

Source: Le fooding

2. L’alimentation et les enjeux environnementaux

Améliorer la qualité des ingrédients, diminuer l’usage de produits chimiques dans la production et minimiser le transport des aliments; voilà des préoccupations qui se perçoivent dans l’industrie de la restauration. Selon un sondage mené aux États-Unis à l’automne 2011 par la National Restauration Association auprès de 1791 membres, les ingrédients produits localement s’insèrent parmi les plus grandes tendances de 2012. Pour diminuer la quantité de gaz à effet de serre qui sont émis lors de leurs déplacements ainsi que pour s’assurer d’une plus grande fraîcheur des aliments, plusieurs chefs interrogés vont jusqu’à posséder un jardin, traditionnel ou sur leur toit.

Pour plusieurs consommateurs, c’est dans les marchés qu’on se procure des produits locaux. Pour les touristes, fréquenter ces lieux représente l’occasion de goûter aux saveurs de la région, de rencontrer des producteurs et des résidents dans leur quotidien et de vivre ainsi une immersion culturelle. Des activités et des événements contribuent au rayonnement de quelques marchés, si bien que certains deviennent de véritables attraits touristiques, par exemple le Borough Market de Londres, le marché flottant Damnoen Saduak de Bangkok, La Boqueria de Barcelone , le Pike Place Market de Seattle ou le Queen Victoria Market de Melbourne.

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Depuis quelques années au marché du Vieux-Port de Québec, l’événement Toques et Terroir célèbre les récoltes de la saison en réunissant des producteurs et des chefs. En équipe, ils créent des bouchées ensuite vendues au public afin d’amasser des fonds pour une fondation. Cet événement est également l’occasion de présenter des ateliers culinaires et de faire découvrir des produits locaux.

3. L’omniprésence de la technologie et la popularité des médias sociaux

Selon la National Restauration Association, les principales technologies utilisées par leurs membres sont les applications mobiles (26% adressées au consommateur et 11% au personnel du restaurant) et les tablettes électroniques (25%) — voir le graphique 1.

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Les sites de recommandations ainsi que leurs applications telles que Foodspotting, Urbanspoon ou Yelp transforment la façon dont les usagers choisissent un restaurant. Le consommateur devient critique et collabore au bouche à oreille des restaurants visités. Même le fameux guide Michelin ouvre la porte aux recommandations du public sur son tout nouveau site Web.

 

Source: Foodspotting 

Dans un document de travail publié par le Harvard Business School concernant les répercussions du site de recommandations Yelp dans l’État de Washington, on mentionne les observations suivantes:

  1. Une étoile supplémentaire sur le site engendre de 5 à 9% d’augmentation des revenus pour un restaurant indépendant;
  2. Les franchisés ou affiliés d’une grande chaîne récoltent moins de parts de marché lorsque le taux de pénétration de Yelp croît;
  3. Les consommateurs réagissent davantage lorsque l’évaluation contient un plus grand nombre de commentaires et que ceux-ci proviennent de membre Yelp «élite».

 

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©Jean-François Frenette

En plus des sites axés sur les recommandations, d’autres visent à outiller les consommateurs afin de choisir un restaurant sur mesure. Par exemple, sur le site Hoppit l’usager procède à une recherche selon des critères tels que l’atmosphère du lieu, le type de cuisine, les personnes qui l’accompagnent; des critères qui personnaliseront les résultats de la recherche.

Bien sûr, les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Instagram ou Pinterest regorgent de commentaires, de photos et d’échanges à propos d’expériences culinaires, mais servent également de tribune pour mettre de l’avant les stratégies marketing des restaurateurs.

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Source: Hoppit

Sans plus d’élaboration, plusieurs autres tendances marquent le début de cette décennie, dont la cuisine de rue, les aliments santé et l’approche «faites-le vous-même» (Do it yourself-DIY). Même sur mer ou dans les airs on revoit les façons de faire et on use de créativité. Et vous, quelles expériences culinaires vous ont le plus marqué récemment?

 

Sources:

• Amauger, Christian. «Les médias sociaux et la restauration: un lien qui se développe», 5 mars 2012.

• Chicago Foodies. «The unique dinner series at Moto with 16 courses of black: Recap», 16 février 2012.

• Dumas, Ève. «La restauration mobile déménage», 6 mai 2012.

• Elton, Sarah. «Locavore: From farmers’ fields to rooftop gardens – how Canadians are changing the way we eat».

• JWT. «What’s cooking? Trends in food», février 2012.

• Luca, Michael. «Reviews, reputation and revenue: the case of Yelp.com», Harvard Business School, 16 septembre 2011.

• National Restaurant Association. «Chef survey: What’s hot in 2012»

• Ryzik, Melena. «Aboard the L Train, luncheon is served», 3 may 2011.

• Weinstein, Jeff. «Into the wild: 2012 food trends, part 1», Hotelsmag.com, 19 octobre 2011.

• Weinstein, Jeff. «Into the wild: 2012 food trends, part 2», Hotelsmag.com, 20 octobre 2011.

 

Sites Web:

Association des marchés publics du Québec

Borough Market

Chicago Foodies

Corporation de gestion des marchés publics de Montréal

Équiterre

Hoppit

Le Fooding

National Restaurant Association

Pike Place Market

Queen Victoria Market

Tourisme Cantons-de-l’Est

Trip and Caviar