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La curation comme remède à l’infobésité

Internet s’est progressivement imposé pour les marques et les médias traditionnels comme un vecteur de communication incontournable et désormais prioritaire. Le Web 2.0 a placé l’internaute au cœur du système de production de contenus, le propulsant du rôle de spectateur à celui de contributeur. Tant et si bien que la production de contenus semble aujourd’hui exponentielle et infinie. Cette surabondance d’information, vécue par chacun d’entre nous au quotidien, peut être perçue comme une vraie souffrance, on parle même d’infobésité (contraction d’information et obésité).

La première édition des Franco-québécoises du e-tourisme s’est tenue à Montréal les 20 et 21 juin dernier. Une vingtaine de participants se sont réunis et ont ensuite présenté les fruits de leur réflexions auprès d’intervenants de l’industrie touristique. Voici un aperçu des conclusions sur le thème de la veille et de la curation. 

La «corne d’abondance» de l’information peut générer chez les professionnels de l’industrie touristique: 

  • une certaine anxiété à ne manquer aucune information et à devoir trier l’ivraie du bon grain. Trop souvent, l’urgence détermine aujourd’hui la une de l’actualité et paradoxalement, de moins en moins son importance. Ce qui traduit pour les médias une certaine volonté à donner immédiatement un sens à des phénomènes émergents au détriment des tendances de fond pourtant bien plus influentes;
  • une paralysie à prendre des décisions. Un phénomène amplifié par le fossé qui se creuse naturellement et progressivement entre la détection des tendances et leur mise en œuvre sur le terrain.

Sans en être la panacée, la veille stratégique et la curation peuvent agir contre ces nouveaux maux et permettre de prendre du recul en s’appuyant sur le travail des spécialistes.

De nouveaux métiers de traitement de l’information

On fait souvent à tort l’amalgame entre veille et curation (lire aussi: La «curation», un nouveau métier du Web?). Si un travail de sélection de l’information en amont est commun aux deux activités, la différence réside notamment dans la dimension de subjectivité et de partage. Mais comme l’habit ne fait pas le moine, l’outil ne fait pas le contenu. Parmi les nombreuses solutions de curation, on constate que beaucoup de «curateurs» éludent la dimension éditoriale et analytique. En agissant de la sorte, ils perdent le sens et l’essence fondamentale de ce nouveau métier. Il est essentiel de ne pas confondre ces outils de curation avec des «agrégateurs sociaux de l’information» comme les Flipboard et Paper.li, dont le principal objectif est de vous livrer automatiquement l’information la plus partagée au sein de votre communauté, rôle qu’ils remplissent plutôt bien soit dit en passant.

 Ainsi, le curateur devra exercer plusieurs métiers à la fois; il sera un expert dans son domaine, un gatekeeper garant de l’information et un rédacteur en chef numérique pour l’«éditorialisation» et le partage.

Concrètement, son quotidien sera rythmé par différentes étapes (libre traduction de Master New Media):

  • organiser sa veille autour d’un sujet de prédilection;
  • maîtriser les outils et le langage du métier;
  • sélectionner l’information pertinente;
  • vérifier ses sources et créditer clairement les auteurs sans s’approprier leur travail;
  • apporter son analyse personnelle;
  • «éditorialiser» le contenu et le partager sur les outils appropriés;
  • animer sa communauté et fédérer un réseau d’expert;
  • analyser les retours et adapter sa curation en conséquence.

Enfin, le curateur n’en attendra pas forcément de bénéfice financier. Il pourra trouver une certaine satisfaction dans la confiance accordée par sa communauté, ainsi qu’un certain épanouissement dans le développement de son «aura numérique» qui viendra entretenir son personnal branding.

Tant les individus que les organisations qui souhaitent se positionner comme une référence ou consolider leur e-réputation y voient une occasion de rayonnement.

L’enjeu de la fiabilité de l’information

Paul Arsenault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG-UQAM, a émis une mise en garde: «le curateur peut se tromper et diffuser de l’information sans valider la source». Selon lui, même les experts peuvent succomber à la pression d’être les premiers à publier l’exclusivité. À l’ère de l’instantanéité, «la vitesse tue la richesse de l’information rappelle-t-il, et peut faire perdre le recul critique nécessaire à une curation de qualité». En s’empressant d’analyser les tendances qui apparaissent, on contribue à la mutualisation des informations déficientes et redondantes. L’objectif final de la curation, c’est de fournir un sens à tout ce contenu, et non d’ajouter de l’information, d’où l’importance de l’élément éditorial. 

Le chaînon manquant

Selon le panel d’experts, un fossé existe entre la veille stratégique et la mise en pratique. Les spécialistes de la veille ou de la curation ont tendance à oublier les réels besoins de l’utilisateur. François G. Chevrier, directeur d’ATR associées du Québec, constatait: «On rend le prestataire plus connaissant, mais on ne le rend pas plus habile!»

Afin d’aider les prestataires dans leur prise de décision ou leur exécution, il faudrait cibler davantage le contenu, soit à l’échelle sectorielle ou à celle de l’entreprise, et éviter de les étouffer sous une montagne de renseignements. Bien que ce travail soit déjà bien fait dans certains secteurs (notamment, en hôtellerie et dans la vente de voyages), ce service à valeur ajoutée est un avantage compétitif qui a une valeur monétaire sur le marché. La veille et la curation forment des maillons de la chaîne, mais ne sont pas une finalité. Néanmoins, en vulgarisant l’information en matière d’enjeux sectoriels, on permettrait aux prestataires de mieux s’approprier les connaissances.

Recommandations

Le premier principe est que toute décision doit être fondée sur la connaissance des clientèles. Il importe de toujours se soucier de l’interlocuteur. Cependant, il pourrait aussi s’avérer intéressant de créer un espace d’échanges entre les veilleurs/curateurs et les utilisateurs.

De plus, encore peu d’individus sont intéressés à intégrer la veille dans leur façon de travailler et dans la culture d’entreprise. Il faudrait susciter des vocations en traitement de l’information dans les organisations.

Enfin, pour une veille plus efficiente, il y a un besoin accru d’«éditorialisation»:

  • diffusion interne (synthèse des veilles à l’intérieur des organisations, mise en commun et partage interne);
  • utilisation des outils de partage (Dropbox, groupe Facebook privés, Twitter privé, Google.docs, etc.);
  • «éditorialisation» des sites Internet de destination (contenus).

Une veille et une curation réussies sont donc susceptibles de guérir l’infobésité dont nous souffrons et également de hausser le niveau de connaissances stratégiques. De plus, les retombées indirectes de la veille sur l’entreprise (pratiques innovantes, relations publiques) ne sont pas à négliger car elles renvoient une image dynamique de l’entreprise, à l’écoute de son marché pour mieux se distinguer de la concurrence!

Mathieu Bruc 
Après un Master Professionnel Auteur Rédacteur Multimédia sur le site EERIE de l’École des Mines d’Alès, Mathieu Bruc a été Chargé de Mission Cévennes Tourisme à la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Alès Cévennes entre avril 2006 et janvier 2011. Depuis Février 2011, il a rejoint le Comité Régional de Développement Touristique d’Auvergne pour la mise en oeuvre de la stratégie touristique de l’Auvergne sur Internet et les nouvelles technologies. Il anime à titre personnel le blog-etourisme.com et rejoint la rédaction d’etourisme.info à l’occasion du 4ème anniversaire du blog, le 21 janvier 2010. 

Analyse rédigée en collaboration avec May Lisa Vézina et Maïthé Levasseur 

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Technologies Tendances

La professionnalisation, outil précieux de l’e-tourisme

L’adaptation à l’évolution fulgurante d’Internet ces quinze dernières années s’avère plus que jamais nécessaire. Une partie de la réponse est sans doute dans la formation professionnelle continue des équipes. Continue, car les métiers évoluent, bougent sans cesse. Ce qui s’apprend aujourd’hui sera sans doute dépassé demain. L’enjeu de la formation continue concerne aussi bien les organismes institutionnels du tourisme que les entreprises privées du secteur.

La première édition des Franco-québécoises du e-tourisme s’est tenue à Montréal les 20 et 21 juin dernier. Une vingtaine de participants se sont réunis et ont ensuite présenté les fruits de leurs réflexions auprès d’intervenants de l’industrie touristique. Lors de cette occasion, deux expériences intéressantes ont été présentées: la formation «animateur numérique de territoire», qui est offerte en France, et le programme de formation «service par excellence» du ministère du Tourisme du Québec.

Avant d’aborder les bonnes pratiques comme telles, rappelons quelques faits saillants de la réflexion.

Lorsque l’on parle d’e-tourisme, il faut d’abord se remémorer qui est le vrai client. Et non, ce ne sont pas les membres de l’association, les prestataires de services, ni les élus, mais bien les touristes. Cela dit, les décisions sont encore souvent prises de manière à satisfaire les premiers.

Autre constat qui fait l’unanimité: le Web va vite. La mise à niveau permanente de tous les acteurs est nécessaire afin de les aider à développer une vision stratégique. L’accompagnement et la formation sont donc souhaitables autant en ce qui a trait au personnel qu’aux prestataires et aux élus ou actionnaires. Il peut s’agir de formation continue, de conférences ou encore d’accompagnement individuel.

Les fourmis de l’animation numérique de territoire

Selon une étude publiée en 2009 sur les pratiques de commercialisation de l’offre touristique de la région Aquitaine en France, l’adaptation adéquate à l’évolution rapide d’Internet devait passer par la montée en compétences des acteurs de l’industrie en matière de numérique. Un nouvel objectif a alors été placé au cœur même des priorités de la région, celui de mettre en place un dispositif de formation à l’intention des professionnels du tourisme qui les guiderait notamment en matière de e-marketing, de distribution en ligne, de commercialisation et d’e-tourisme.

La Mission des Offices de Tourisme et Pays Touristiques d’Aquitaine (MOPA), dont le principal objectif est d’œuvrer pour la professionnalisation des acteurs du tourisme, a donc élaboré un programme de formation répondant à cette demande: l’«Animation numérique de territoire (ANT)». Cette formation, lancée en 2010, est destinée notamment aux responsables Internet d’offices de tourisme.

Qu’est-ce qu’un ANT? C’est un agent d’une organisation de gestion de la destination (OGD) telle qu’un office de tourisme, un CDT (comité départemental du tourisme), un pays touristique (structure française) qui accompagne les entreprises touristiques de son territoire afin qu’elles ne soient pas dépassées dans l’évolution d’Internet.

Concrètement, l’animateur peut organiser des ateliers collectifs de sensibilisation aux essentiels du Web: comment être présent sur les médias sociaux? Comment gérer sa e-réputation? Comment gérer sa relation avec Google?, etc. L’animateur intervient également en accompagnement individuel, pouvant aider une entreprise dans la rédaction d’un cahier des charges, procéder à une analyse de ses outils Internet ou encore prodiguer des conseils personnalisés. Mais en aucun cas, il ne remplace une agence Web privée.

La formation dure dix jours et s’articule autour de deux grands principes: l’animateur doit être spécialisé dans le e-tourisme et ses outils, mais également formé à la relation avec les prestataires et en animation d’ateliers de groupes. Cette initiative s’est rapidement propagée dans toute la France. En 2012, ce sont près de 600 agents qui sont formés ou en cours de formation dans 18 régions françaises. Offices de Tourisme de France coordonne aujourd’hui ce programme.

Un réseau des animateurs numériques de territoire s’est vite organisé, avec son groupe Facebook, son site Internet et sa journée annuelle de regroupement. Les animateurs ont rapidement utilisé la signification anglaise de l’acronyme de leur fonction (ANT) pour se qualifier «fourmis de l’e-tourisme». Qualificatif mérité, car c’est ce travail quotidien et laborieux auprès des entreprises qui peut et doit faire gagner en compétence l’ensemble de l’industrie touristique.

Source: https://www.facebook.com/animateurnumeriquedeterritoire

Le programme de formation «Service par excellence» du ministère du Tourisme

C’est en 1984 que le ministère du Tourisme a mis au point sa technique d’accueil «Service par excellence» (ou SPEX). La particularité de cette technique réside dans sa volonté de dépasser les attentes du client en allant au-delà de sa demande initiale. Pour y arriver, les préposés aux renseignements sont amenés à être proactifs dans la recherche des intérêts du client en posant des questions précises selon un schéma déterminé. De cette façon, il est possible d’offrir une réponse complète au touriste tout en lui fournissant des suggestions favorisant la prolongation de son séjour au Québec.

Le SPEX est enseigné systématiquement aux nouveaux préposés aux renseignements, étudiants et saisonniers, depuis maintenant 28 ans. Le Ministère s’assure ainsi d’offrir un service de qualité uniforme dans ses différents lieux d’accueil. Lors de la formation initiale, les préposés aux renseignements développent leurs compétences à diriger l’acte de  renseignement et à poser les questions pertinentes, à l’aide d’un manuel de formation, d’un support audiovisuel (DVD) et de mises en situation. Au-delà de ces connaissances techniques, les préposés sont également initiés à la dynamique de la communication et à la gestion du stress. Ces habiletés s’avèrent essentielles dans leur emploi pour le Ministère étant donné la grande diversité des clients québécois et internationaux qu’ils accueilleront.

La structure du SPEX permet par la suite au personnel d’encadrement d’évaluer précisément et objectivement l’acte de renseignement du préposé à l’aide d’une grille comprenant les différentes étapes de la technique d’accueil. Grâce à ces observations, le personnel peut guider les préposés dans leur apprentissage en insistant plus précisément sur un point ou l’autre du SPEX et en fournissant une formation continue sur mesure au personnel.

À l’affut des nouvelles technologies, le Ministère adapte son accueil à la réalité des touristes. Il le fait cependant en s’assurant de conserver le client au centre de l’acte de renseignement. C’est ainsi que depuis 2007, des préposés aux renseignements répondent annuellement à près de 10 000 demandes de clavardage.

 

Source: http://www.bonjourquebec.com

 De plus, un projet pilote a été mis sur pied à l’été 2012 pour fournir des tablettes électroniques à certains préposés aux renseignements pour qu’ils puissent rejoindre les touristes à l’extérieur des lieux d’accueil du Ministère. 

 Des sondages annuels auprès de la clientèle permettent au Ministère de mesurer le taux de satisfaction de la clientèle face à la qualité de ses services. Ce dernier se situe année après année entre 95% et 98%. De plus, le SPEX est reconnu par l’industrie touristique comme une marque d’excellence et il est enseigné en dehors du Ministère dans le cadre de programmes professionnels en tourisme ou de formations en entreprise. Grâce à tous ces efforts, le Ministère s’assure de conserver le touriste au cœur de sa mission et de lui offrir un accueil personnalisé et complet.

 

Jean-Luc Boulin
Jean-Luc Boulin est directeur de la Mission OTSI et Pays Touristiques d’Aquitaine (MOPA). Cette structure, unique en France, regroupe les pays touristiques, les offices de tourisme et les syndicats d’initiative d’Aquitaine. Jean-Luc Boulin est le rédacteur en chef du blogue etourisme.info, qui se veut le creuset du cybertourisme institutionnel sous toutes ses formes.

Page de Jean-Luc Boulin sur etourisme.info

Suzanne Asselin
Directrice de l’accueil et de l’hébergement touristiques, Ministère du tourisme
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Produits et activités Tendances

Le Saint-Laurent, un levier de croissance pour le Québec

Le fleuve Saint-Laurent constitue un potentiel fort intéressant pour le positionnement du Québec à l’échelle internationale. À la fois berceau historique, culturel et patrimonial, il est au cœur de la province, jouxtant 14 de ses 22 régions touristiques. À l’heure où le Québec entreprend un vaste chantier de projets touristiques qui façonneront son développement et sa mise en valeur, plusieurs défis se pointent à l’horizon. Parmi ceux-ci, le positionnement estival du produit de croisières internationales et la mise en marché des routes touristiques de la province.

Les particularités du fleuve

Jalonné de routes thématiques, de points d’observation et de nombreux attraits, le fleuve est une icône importante pour le Québec. La diversité de ses paysages et de ses écosystèmes nourrit autant l’imaginaire collectif des Québécois que celui des touristes qui le visitent. Dévoilé en mai 2012, le plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020 lui accorde une place de choix en le reconnaissant comme un axe de développement prioritaire pour les années à venir.

La vision de développement du fleuve

Dans le cadre des travaux réalisés par le comité-fleuve depuis l’automne 2011, on a identifié cinq domaines d’intervention qui permettront de positionner le fleuve Saint-Laurent comme un attrait incontournable et distinctif.

Une_Croisieres_St-Laurent

  • Voir le Saint-Laurent par l’aménagement des rives et augmenter son accessibilité par les routes thématiques, promenades, belvédères, accès publics à partir des installations portuaires, accès aux îles et aux phares;
  • Naviguer sur le Saint-Laurent par la poursuite des efforts entrepris pour encourager la venue de navires de croisières internationales et en facilitant le développement des croisières fluviales, des croisières excursions, des transferts inter-rives et de la plaisance;
  • Connaître le Saint-Laurent par le développement d’activités d’interprétation, de mise en valeur des potentiels naturels, patrimoniaux, culturels et des produits du terroir;
  • Animer le Saint-Laurent en encourageant, notamment, l’émergence d’événements majeurs et rassembleurs à partir des installations portuaires visant à mettre en valeur des thématiques maritimes;
  • Faire du sport sur le Saint-Laurent par le développement d’activités (kayak de mer, planche aérotractée (kitesurf), plongée, pêche, etc.).

Le branding du Saint-Laurent en été: le défi des croisières internationales

Croisieres_St-Laurent_image2Les croisières internationales offrent de multiples possibilités de mise en valeur du Saint-Laurent. Alors que de nombreux investissements et projets ont été mis de l’avant depuis 2008 pour positionner le Québec comme destination de croisière internationale, il reste toutefois à renforcer sa notoriété, et plus spécifiquement, le produit de croisières estivales. Ce sujet a d’ailleurs été abordé en profondeur lors du 14e Symposium annuel sur les croisières internationales qui avait lieu à Québec en juin 2012, où un groupe d’experts de quatre importantes lignes de croisières (Holland America Line, Seabourn, Carnival Cruise Lines et Norwegian Cruise Line) ont partagé leur perception face à la destination.

Perçu comme une jeune destination de croisières internationales possédant de nombreux atouts, le Saint-Laurent est spécialement reconnu par les lignes internationales de croisières pour ses couleurs d’automne. Contrairement aux croisières automnales qui constituent un produit relativement mature, les croisières estivales représentent toujours un défi en raison de la grande concurrence existant entre les destinations. Le Québec représente toutefois un riche potentiel et pourrait étirer sa saison jusqu’à six mois par année comme l’a fait l’Alaska.

Il existe une disparité des besoins entre les clientèles de croisières d’été et d’automne, ces dernières s’adressant davantage à une clientèle plus âgée, contrairement aux croisières d’été qui proposent un produit adapté à une clientèle familiale. Selon plusieurs experts, le produit aventure douce pourrait devenir un créneau très porteur pour le Québec auprès des familles.

L’Association des croisières du Saint-Laurent (ACSL), appuyée par le ministère du Tourisme du Québec, poursuit un travail de front afin de commercialiser et de mettre en valeur le fleuve Saint-Laurent auprès des lignes de croisières. D’ailleurs, l’engouement pour l’été se fait déjà ressentir puisqu’en 2013, deux navires de la compagnie Holland America Line sillonneront le fleuve et se partageront la saison estivale, une première pour le Québec.

La mise en valeur du fleuve par les routes thématiques

Croisieres_St-Laurent_image3Les routes et circuits thématiques représentent une autre avenue intéressante pour améliorer les opportunités de développement touristique du Saint-Laurent. On trouve actuellement au Québec plus d’une centaine de routes et circuits conçus pour mettre en valeur les richesses culturelles et naturelles des régions qu’ils traversent. Plusieurs d’entre eux sillonnent le fleuve et offrent des points de vue, panneaux d’interprétation, lieux historiques autour de la thématique maritime et en lien avec le fleuve. La route des navigateurs, par exemple, propose un trajet reliant les attraits touristiques des régions du Centre-du-Québec, de Chaudière-Appalaches et du Bas-Saint-Laurent qui permet de découvrir l’histoire de la navigation, de la pêche et de la construction navale. La route des phares, quant à elle, offre un parcours de découverte des phares qui ont façonné l’histoire. Dans les régions de Manicouagan et de Duplessis, la route des baleines permet l’observation des cétacés à partir d’observatoires spécialement aménagés.

Selon les statistiques de fréquentation du site Bonjour Québec, les routes et les circuits thématiques sont des produits d’une grande popularité auprès de la clientèle non québécoise. En effet, celles-ci révèlent que 60% des visiteurs qui consultent la page dédiée à ces types de produits proviennent de l’extérieur du Québec, alors que ce pourcentage chute à 30% pour l’ensemble du site. Clairement, les routes et circuits représentent un fort potentiel pour promouvoir le Québec à l’échelle internationale. L’adaptation aux nouvelles technologies pour leur mise en marché est cependant une étape à ne pas négliger afin d’en maximiser les retombées. Par exemple, avec les applications mobiles ou les code-barres, il est possible de parfaire l’expérience du visiteur en lui donnant accès à une panoplie de renseignements supplémentaires sur la région et ses attraits.

 

Avec ce plan de développement, le fleuve Saint-Laurent sera au cœur des préoccupations au cours des années à venir. S’y grefferont aussi les produits culturels et festifs, hivernaux, nature et aventure, tourisme d’affaires et de congrès, tous des axes qui pourront s’interconnecter afin de renforcer la position du Québec à l’international.

 

Sources:

– Conférences. «Symposium annuel sur les croisières internationales», Ville de Québec, 12 au 14 juin 2012.

– Tourisme Québec. «Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020», mai 2012.

Sites Internet:

Bonjour Québec 

Route des phares 

Route des navigateurs

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Marchés géographiques Technologies Tendances

La planification: marchés développés version marchés émergents

Les voyageurs des marchés développés et ceux des marchés émergents ont des calendriers de planification différents, mais ils utilisent tous deux Internet et les moteurs de recherche généraux pour sélectionner leur destination et réserver leurs composantes de voyage. Ces voyageurs éprouvent toutefois plusieurs frustrations lors du cycle de planification, surtout ceux en provenance des pays émergents. Selon une récente étude de PhoCusWright, de nouvelles méthodes de recherche voient le jour.

Cette étude a été menée auprès de plus de 4600 adultes en provenance de marchés développés et émergents, ayant effectué au moins trois voyages par avion ou par train au cours des 12 derniers mois, en plus d’avoir séjourné dans un établissement d’hébergement commercial et d’avoir joué un rôle actif dans la planification de leur voyage.

De plus, les sondés devaient avoir eu la liberté de choisir leur destination lors d’au moins un de ces voyages, c’est-à-dire un voyage dont l’objectif n’était pas de visiter parents ou des amis, d’assister à un événement spécial comme un mariage, ni de se rendre à une résidence secondaire. On les qualifie de voyageurs discrétionnaires, ceux que PhoCusWright définit comme des initiateurs de tendances.

Le profil des voyageurs discrétionnaires

Le voyageur discrétionnaire des pays développés est plus âgé que celui des pays émergents et il voyage plus à l’international, à l’exception de l’Américain; ses dépenses de séjour sont généralement plus élevées (voir le tableau 1).

Les répondants des marchés émergents semblent avoir adopté les technologies plus rapidement que ceux des États-Unis, de l’Allemagne ou du Royaume-Uni. Malgré cela, ils effectuent moins souvent leurs réservations de voyages en ligne que les touristes des pays développés.

Des calendriers de planification différents

Le cycle de planification des touristes des marchés développés est beaucoup plus long (111 jours en moyenne) que celui des marchés émergents (80 jours). Ainsi, l’Américain prend 21 jours pour sélectionner une destination et il arrête son choix 87 jours avant le départ. Ce même voyageur passera ensuite 17 jours à sélectionner les composantes de son voyage comme les billets d’avion et les établissements hôteliers, et il procédera à ses premiers achats plus de deux mois avant le départ (voir le graphique 1).

Graphique 1: Cycle de planification des touristes en provenance de certains marchés développés et émergents

Source: PhoCusWright. Empowering Inspiration: The Future of Travel Search, février 2012

L’Internet et les moteurs de recherche comme sources d’information

Pour tous les marchés, l’Internet constitue la principale source d’information sur la destination, suivi de très près par le bouche-à-oreille dans les marchés émergents (voir le graphique 2). Les voyageurs discrétionnaires du Brésil, de la Russie et de l’Inde ont tendance à utiliser plusieurs sources d’information et ils font appel aux technologies mobiles deux fois plus que les touristes américains, britanniques ou allemands.

Les moteurs de recherche généraux tels que Google sont les outils les plus fréquemment utilisés par les deux catégories de voyageurs, et ce, tant en ce qui a trait au choix de la destination qu’à l’achat des composantes du voyage. Quant aux sites de commentaires, ils sont plus consultés à l’étape de la sélection de la destination qu’au moment de la réservation des composantes du voyage.

L’achat de billets d’avion s’effectue principalement auprès des compagnies aériennes alors que les agences de voyages en ligne sont privilégiées par tous pour les réservations hôtelières.

Des zones de turbulence

Tous les voyageurs éprouvent certaines frustrations lors du cycle de planification en ligne; les voyageurs en provenance des pays émergents encore plus que ceux des marchés développés (voir le graphique 3). Les plaintes les plus nombreuses sont associées aux étapes menant au choix de la destination et au magasinage des composantes du voyage; elles se résument ainsi:

  •  Trop d’information? L’organisation et la non-pertinence du contenu de même que la navigation découragent les internautes lors du processus de sélection de la destination.
  • Trop de magasinage. Réserver, ou ne pas réserver, telle est la question! En effet, plusieurs consommateurs se sentent obligés de beaucoup magasiner afin de s’assurer de réaliser une bonne affaire. La volatilité des prix due au yield management n’est pas étrangère à ce phénomène.

 

Source: PhoCusWright. Empowering Inspiration: The Future of Travel Search, février 2012

Une grande flexibilité

Un peu plus de la moitié des touristes discrétionnaires en provenance des pays développés (52%) et plus des deux tiers de ceux des marchés émergents (67%) n’ont aucune destination en tête lorsqu’ils entament leur processus de planification.

Les touristes des pays développés sont plus souples que ceux des marchés émergents en ce qui a trait à la distance et à la durée des déplacements. Toutefois, les voyageurs de l’Inde, de la Russie et du Brésil disposent d’un budget plus flexible (voir le graphique 4). Aussi, plus de quatre voyageurs sur dix (tous marchés confondus) jouissent d’une certaine souplesse quant à leurs dates de séjour.

 

Source: PhoCusWright. Empowering Inspiration: The Future of Travel Search, février 2012

De nouvelles méthodes de recherche

Le traditionnel jumelage «ville — date de départ-retour» ne constitue plus l’unique élément de recherche d’information. Une importante part de voyageurs considère le budget et le prix total comme les facteurs les plus utiles dans le cadre du processus de planification d’un voyage d’agrément; ceci est encore plus vrai pour les clientèles des marchés émergents (voir le graphique 5). Ce constat peut sembler contradictoire aux résultats précédents qui confirmaient la flexibilité des consommateurs en ce qui concerne le budget. Toutefois, le prix est inévitablement considéré lorsque l’on planifie un voyage puisqu’il s’agit d’une dépense importante.

 Source: PhoCusWright. Empowering Inspiration: The Future of Travel Search, février 2012

 Procéder à une recherche simultanée de multiples destinations basée sur le prix serait utile pour de nombreux voyageurs, mais cela risquerait d’engendrer un volume encombrant de résultats. Pour maintenir la pertinence des résultats, ces paramètres de recherche multidestinations doivent donc être associés à d’autres paramètres. Par exemple, la combinaison «budget—intérêts» permettrait au voyageur de chercher des vacances de 1000$ ou moins à la plage, et ce, toutes destinations confondues.

L’utilisation des nouveaux médias: que veulent-ils au juste?

Les voyageurs discrétionnaires souhaitent recevoir des alertes, rechercher de l’information sur leur itinéraire et procéder à leur enregistrement via leur appareil mobile. Cela est particulièrement vrai pour les touristes des marchés émergents (voir le graphique 6). De plus, quatre consommateurs sur dix (toutes destinations confondues) désirent utiliser leur appareil mobile comme carte d’embarquement (avion ou train, par exemple).

 Source: PhoCusWright. Empowering Inspiration: The Future of Travel Search, février 2012

Encore une fois, les touristes des pays émergents se démarquent quant à leur intérêt pour les réseaux sociaux:

  • près de la moitié d’entre eux (49%) souhaitent partager des photos et des vidéos de leur voyage comparativement à un peu moins du tiers (31%) des répondants des marchés développés;
  • près de la moitié (45%) désirent obtenir des recommandations de leurs amis en ce qui a trait aux activités à faire à destination contre un peu moins du quart (22%) dans les pays développés;
  • seulement 10% d’entre eux n’ont aucun intérêt à utiliser les médias sociaux dans le cadre de leur voyage alors que près de 4 personnes sur 10 (38%) des pays développés ne sont pas du tout intéressées par les réseaux sociaux liés à leur expérience de voyage.

Pour clore ce volet, le RVT présentera, dans une seconde analyse, diverses avenues liées à la planification de voyages à l’horizon 2020.

 

Source:

PhoCusWright. «Empowering Inspiration: The Future of Travel Search», février 2012.

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Produits et activités Tendances

Les musées en 2012: trois tendances sous les projecteurs

Le milieu muséal ne cesse d’innover dans ses pratiques et sa gestion. D’une exposition d’œuvres d’art aménagée temporairement en plein air aux quatre coins de la ville à des collectes de fonds virtuelles, la créativité se perçoit et se vit au sein de nombreuses communautés. Que ce soit pour séduire de nouvelles clientèles ou pour renouveler et adapter leurs contenus, des gestionnaires explorent les possibilités qu’offrent les tendances actuelles et tentent de les exploiter au mieux.

L’American Association of Museums (AAM) a assemblé dans un document les sept principales tendances observées au cours des dernières années. En voici trois, accompagnées chacune d’un exemple de musée américain.

1. Le musée sort de ses murs

S’inspirant de la tendance des espaces éphémères (pop-up) notamment adoptée par la cuisine de rue et les boutiques extérieures temporaires, les musées sortent à leur tour de leurs murs. Cette pratique leur permet entre autres de séduire de nouvelles clientèles, de tester des expositions inédites et de servir de laboratoire pour innover ou expérimenter des projets inhabituels.

Exemple: l’initiative Inside/Out

Le projet Inside/Out, élaboré par le Detroit Institute of Arts, consiste en l’utilisation de différents espaces de la ville comme lieu de diffusion. Au total, 80 reproductions de chefs-d’œuvre du musée ont été exposées dans les rues et les parcs de la grande région métropolitaine de Détroit, entre septembre et décembre 2011, puis à nouveau du 1er avril au 30 juin 2012.

Les résidents et les visiteurs des quartiers peuvent télécharger les cartes en ligne avant d’effectuer le circuit à pied ou à vélo. Le succès de cette initiative a été rendu possible par une étroite collaboration entre le musée et les communautés locales, qui ont accepté d’exposer les œuvres sur leurs terrains et de porter plus loin l’expérience en offrant des visites guidées ainsi que des activités éducatives.

 

Source: Detroit Institute of Arts

Cette tendance rappelle aussi la tradition des performances artistiques extérieures que l’on trouve encore aujourd’hui dans plusieurs quartiers touristiques urbains.

2. Des visiteurs participatifs

Les échanges entre les musées et les visiteurs se multiplient, et l’usage des médias sociaux y est pour quelque chose. Le public d’aujourd’hui tend à quitter son rôle d’observateur pour celui de collaborateur. Outre la participation de bénévoles dans certains volets des activités, qui nécessitent parfois une forme d’engagement plus structurée, on compte davantage de projets ponctuels qui font appel à l’implication spontanée du public (lire aussi : Comment attirer les jeunes adultes dans les musées). Ce type de mobilisation s’inscrit de plus en plus dans les stratégies marketing des institutions muséales, qui ont saisi les avantages pouvant découler de telles actions.

Exemple: choisir le contenu d’une exposition

L’équipe du Smithsonian American Art Museum (SAAM) de Washington a invité son public à collaborer à l’une des étapes de création de son exposition The Art of Video Games, en lui demandant de l’aider à en choisir le contenu. Entre le 14 février et le 17 avril 2011, le public avait la tâche de choisir les jeux vidéo qui feraient partie de l’exposition prévue du 16 mars au 30 septembre 2012.

Afin de diriger le choix des participants, un groupe de spécialistes incluant des développeurs, des concepteurs, des journalistes et des pionniers de l’industrie du jeu vidéo a effectué une présélection de 240 jeux selon des critères précis. À partir de cette liste, le public prenait le relais pour restreindre ce nombre à 80. Au total, le musée a reçu 3,7 millions de votes provenant de 119 000 personnes de 175 pays. En plus de contribuer à la sélection du contenu, les participants ont fait rayonner l’exposition au-delà des frontières américaines.

Source: Smithsonian American Art Museum

3. Un financement alternatif

Pour financer leurs activités, des musées mettent en pratique des méthodes innovantes alliant la philanthropie, la mobilité et les médias sociaux. On observe d’ailleurs de plus en plus de plateformes Web qui offrent des services de crowdfunding, c’est-à-dire de financement privé collecté auprès de particuliers pour la réalisation de projets précis (lire aussi: Le financement privé en culture), dont les principaux acteurs sont Kickstarter, Indiegogo et Peerbackers.

 

Source: Kickstrater

Le microfinancement intègre également les médias sociaux à travers des applications. L’une des particularités de cette forme de collecte de fonds privés est l’intérêt qu’accordent les donateurs envers les projets qu’ils financent. Ultimement, certains participeront à la création d’une communauté qui soutiendra le projet, une fois que ce dernier aura été mis sur pied.

Si le financement volontaire sur Internet prend de l’ampleur aux États-Unis, ce phénomène demeure pour l’instant illégal au Canada. Ce n’est probablement qu’une question de temps avant que les autorités canadiennes approuvent ce mouvement déjà bien en place chez nos voisins ainsi que dans plusieurs autres pays.

Exemple: l’application FundRazr

Le Museum of Science de Boston a lancé, à l’hiver 2011, un défi à ses fans Facebook dans le but de faire commanditer collectivement l’un des sièges du planétarium Hayden, à la suite de ses rénovations. À l’aide de l’application FundRazr, accessible directement sur la page Facebook du musée, les fans devaient cumuler la somme de 2 500 dollars américains, en faisant des dons de 1$ à 50$, en échange desquels ils obtenaient des avantages tels que des entrées privilégiées pour des événements et des laissez-passer. Bien que l’objectif financier n’ait pas été atteint, en portant la collecte de fonds sur Facebook, le musée a donné au projet une visibilité non négligeable et a contribué à la sensibilisation du public envers ses besoins.

 

Source: Facebook – Museum of Science

L’usage croissant des technologies révolutionne graduellement le milieu muséal et se traduit par l’emploi d’outils et de procédés conçus tant pour les gestionnaires que pour les visiteurs. Et vous, quels sont les exemples qui vous ont le plus marqué, au cours de la dernière année?

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel.

 

Sources:

• American Association of Museums. «TrendsWatch 2012: Museums and the Pulse of the Future», 2012.

• McKenna, Alain. «Le financement par internet à la Kickstarter encore illégal au pays», La Presse, 9 mai 2012.

Sites Web:

American Association of Museums

Americans for the Arts

Center for the Future of Museums

Catégories
Produits et activités Tendances

Principales tendances dans l’industrie des réunions d’affaires

Augmentation des coûts, diminution des budgets et accroissement du cycle de planification figurent parmi les principales tendances du secteur des réunions. Quant aux nouvelles technologies, elles joueront un rôle prépondérant dans la gestion des événements. Coup d’œil sur les prévisions 2012.

Adieu la réservation de dernière minute

Pour la première fois depuis des années, il semble que les réservations de dernière minute, souvent à moindre coût, n’aient plus la cote en 2012. En effet, compte tenu de la reprise économique, les réservations hôtelières sont à la hausse, et la demande pourrait même surpasser l’offre, ce qui engendrerait une augmentation des prix. Dès lors, les chasseurs d’aubaines devront se tourner vers des marchés à forte capacité d’accueil.

Défis et menaces

L’accroissement des coûts représente le principal défi à relever cette année, selon les planificateurs américains indépendants et ceux du milieu associatif qui ont répondu fin 2011 à un sondage de Meeting Focus sur les tendances dans l’industrie des réunions. Les sondés issus des entreprises et du secteur public pensent plutôt qu’ils devront faire face à une diminution de leur budget (voir le graphique 1). L’économie demeure la plus grande menace de l’industrie pour la majorité des répondants (69%), loin devant les réunions virtuelles, qui semblent n’inquiéter presque personne (4%). D’ailleurs, près des trois quarts n’en planifieraient pas en 2012.

 

Croissance du nombre de réunions et d’événements: des avis partagésTendances_reunions_graphique1

Près de la moitié des répondants affirment que le nombre de réunions d’affaires et d’événements demeurera identique à celui de l’année dernière. Toutefois, les planificateurs du secteur public sont un peu moins optimistes: environ le quart d’entre eux prévoient une diminution du volume de réunions pouvant atteindre 10%.

Allongement du cycle de planification

La durée moyenne du cycle de planification, soit la période s’échelonnant entre le début du processus de réservation et la signature du contrat proprement dit, s’étend sur sept à douze mois pour la majorité des planificateurs (voir le graphique 2). La proportion de répondants dont le cycle de planification est plus court (d’un à trois mois) a diminué de 1,3% en 2011 par rapport à 2010. À l’inverse, la proportion de ceux dont le cycle de planification varie de quatre à six mois et de sept à douze mois a respectivement augmenté de 4,3% et de 3,6% au cours de la même période.

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Tendances technologiques

Corbin Ball, consultant, auteur et conférencier spécialiste des technologies liées aux événements et aux réunions d’affaires, a dévoilé les principales tendances pour 2012, dont:

1. Les outils Internet gratuits ou à bas prix seront utilisés pour les événements et les salons

De nombreux outils Web gratuits ou à très faible coût ont fait leur apparition pour faciliter le travail des professionnels, entre autres:

  • des bases de données gratuites en ligne (Cvent Supplier Network);
  • des plans de salles d’exposition et des outils de vente (Floorplangenie.com);
  • un large éventail de médias sociaux pour la promotion d’événements (Facebook, Twitter, LinkedIn, YouTube, WordPress, Flickr, SlideShare, etc.);
  • des outils gratuits de vidéoconférence en haute définition (Skype, Google+ Hangouts);
  • des outils gratuits de collaboration (Google Documents et join.me);
  • des milliers d’applications de voyages gratuites ou à bas prix pour aider les professionnels et les participants.

2. La technologie mobile séduira le milieu événementiel

Au cours des deux prochaines années, les outils mobiles que sont le téléphone intelligent et la tablette numérique serviront couramment à la gestion des événements. Ils présenteront de nombreux avantages, dont:

  • l’enregistrement et le paiement en ligne;
  • la diffusion de toutes les informations concernant l’événement (horaire, programme, contenu écrit et vidéo des conférences, etc.) et leur accès en temps réel;
  • un accès facilité par des cartes interactives, des plans de salles ou la géolocalisation;
  • un environnement plus vert grâce à l’élimination du papier;
  • un réseautage amélioré grâce à des applications spécialisées (Pathable ou Dub Events), aux trois grands réseaux sociaux que sont Facebook, Twitter et LinkedIn, et aux applications de géolocalisation comme Foursquare, Gowalla et Facebook Places;
  • une rétroaction en temps réel grâce à des enquêtes et à des sondages;
  • une réduction des coûts et de nouvelles sources de revenus de commandite et de publicité;
  • une meilleure analyse des résultats, puisque les applications mobiles permettent un excellent suivi des activités des participants;
  • etc.

3. La communication de champ proche fournira une connectivité et des services simplifiés

La communication de champ proche (near field communication ou NFC) permet le transfert d’informations entre plusieurs terminaux compatibles (téléphones mobiles, ordinateurs portables, tablettes numériques, etc.) sur une très courte distance (quelques mètres). Dans le cas des événements, la NFC accélérera et simplifiera:

  • la billetterie électronique;
  • l’échange électronique de cartes de visite;
  • le paiement par carte de crédit;
  • la collecte des informations concernant la conférence et d’autres documents numériques.

4. Les réseaux sociaux et les blogues serviront d’outils de promotion et de gestion des événements

Selon Corbin Ball, voici de quelles manières les principaux réseaux sociaux serviront l’univers des réunions et des événements:

  • Twitter. Il est déjà largement répandu. L’utilisation d’un mot-clé (hashtag) encourage les participants à échanger de l’information avant, pendant et après l’événement. Les planificateurs devraient annoncer le mot-clé à l’avance pour accroître son emploi.
  • Blogues. Les outils gratuits (comme WordPress) peuvent servir à créer des blogues d’événements afin d’augmenter la fréquentation. Pourquoi ne pas demander aux conférenciers d’ajouter des commentaires sur leur séance et inviter des blogueurs influents à l’événement?
  • SlideShare. Cet outil permet le partage des présentations des conférenciers.
  • YouTube. L’un des outils les plus prometteurs pour promouvoir un événement. Une image vaut mille mots, et une vidéo vaut peut-être mille images. Elle est certainement plus convaincante que des pages Web ou des brochures entières de texte! Quelques conseils pour l’utilisation de YouTube:
    • encouragez vos conférenciers à réaliser une courte vidéo (pas plus de trois minutes) décrivant leur séance et invitez-les à la télécharger sur YouTube;
    • créez un lien ou intégrez ces vidéos sur le site Internet de votre événement;
    • activez les commentaires et les options de partage.

 

Somme toute, plusieurs experts entrevoient l’année 2012 avec optimisme, malgré une hausse des coûts. Ils comptent sur une participation accrue aux événements et aux réunions, car les gens accordent de plus en plus d’importance aux rencontres en face à face. Et vous, qu’en pensez-vous?

 

Lire aussi:

Les réunions d’affaires, un face-à-face entre le réel et le virtuel

Congrès et affaires en 2011: reprise et vigilance

Pour optimiser le réseautage face à face

 

 

Sources:

– Ball, Corbin. «12+ Meetings Technology Trends to Watch for 2012», Corbin Ball Associates, consulté le 16 avril 2012.

– Ball, Corbin. «iPads and Other Tablets: New Mobile Options for Events and Trade Shows», Corbin Ball Associates, consulté le 18 avril 2012.

– Ball, Corbin. «The Business Value of Mobile Apps for Meetings», Corbin Ball Associates, consulté le 16 avril 2012.

– Davidson, Tyler. «2012 Meetings Market Trends Survey», Meetings Focus, janvier 2012.

– Duncan, Gayle et Alissa Hurley. «How to Engage Your Audience», Meetings Canada, 30 novembre 2010.

– Noble, Grail. «Using Technology to Reach Attendees», Meetings Canada, 20 juin 2011.

 

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Tendances

Les ports de croisières de demain

On assiste depuis plusieurs années à une revitalisation des espaces portuaires à travers le monde. Longtemps délaissés, ces lieux sont aujourd’hui transformés et remplissent de nouvelles fonctions résidentielles, culturelles et touristiques. Les équipements portuaires que l’on cherchait autrefois à cacher et dont les activités étaient difficilement intégrées à la vie urbaine sont devenus des symboles identitaires pour les villes. Combiné à l’essor sans précédent que connaît l’industrie des croisières, un véritable chantier de réaménagement portuaire s’étend actuellement aux quatre coins du monde.

Polyvalence

Alors qu’historiquement les ports se concentraient davantage sur leur vocation industrielle, de plus en plus ceux-ci deviennent polyvalents. D’ailleurs, compte tenu du caractère saisonnier de l’industrie des croisières, les nouveaux développements de terminaux portuaires s’orientent vers la multifonctionnalité et offrent une variété d’activités pour autant de clientèles, incluant la tenue d’événements, de rencontres d’affaires et de manifestations culturelles.

Le terminal de croisières de Kai Tak à Hong Kong, dont la réalisation des travaux est prévue en 2013, en est un bon exemple. Son intérieur spacieux et polyvalent permettra la tenue de grands spectacles, événements et expositions. Une promenade piétonne traversera le terminal et s’ouvrira sur un large jardin public niché sur le toit, où des espaces ouverts inviteront les gens à pique-niquer ou à dîner. Le jardin pourra aussi servir pour des occasions plus formelles, telles que des banquets, des mariages, avec la ville et son paysage urbain en toile de fond.

 

Source: Fosters + Partners

Le projet des Terrasses du Port, à Marseille, dont la livraison est également prévue pour l’année prochaine, sera le premier centre commercial européen en bordure de mer. La multifonctionnalité de la nouvelle structure sur pilotis, s’élevant à 20 mètres au-dessus du domaine portuaire, comprendra 150 boutiques, une esplanade avec une terrasse réservée aux restaurants et près de 3000 places de stationnement. Située dans le nouveau quartier d’affaires Euroméditerranée, l’installation vise à animer le quartier tout au long de la semaine grâce à des activités complémentaires qui bénéficieront autant aux travailleurs, aux croisiéristes qu’aux résidents.

 

Source: Les Terrasses du port  ©Euroméditerranée / François Kern

À Montréal, l’inauguration d’une plage urbaine au Vieux-Port fait également partie d’une série de projets de développement qui se succèderont et dont le but est d’augmenter l’offre récréotouristique et culturelle. Plusieurs réalisations sont attendues d’ici 5 ans, dont la transformation du Hangar 16 en un centre d’événements et d’expositions internationales.

Authenticité

Alors que plusieurs destinations optent pour un concept portuaire tourné vers le futur, d’autres préfèrent plutôt s’enraciner dans leur histoire et leur culture. C’est le cas du nouveau port de Falmouth en Jamaïque, dont la conception, inspirée de l’architecture géorgienne du 19e siècle, un style très répandu dans le village, découle d’une intention de partager le patrimoine avec les visiteurs, et ce, dès leur arrivée.

 

Source: Cruise Jamaica

Au cœur des fjords norvégiens, le village de Skjolden a aussi entrepris la construction d’un nouveau terminal, tout en veillant au maintien et à la valorisation de son caractère authentique. Le projet d’aménagement incluait entre autres la construction de résidences touristiques le long du fjord. L’implication de la communauté a été prise en considération dans la réalisation du projet, et ce, dès le début du processus de planification. D’ailleurs, les habitants participent activement à l’accueil des croisiéristes, dévoilant ainsi le côté hospitalier de la région.

Source: Skjolden Sognefjord

En Colombie-Britannique, le design du nouveau terminal de croisière de Nanaimo met en valeur le bois de la région. On vise à faire valoir le patrimoine forestier, dans un concept très contemporain utilisant stratégiquement le verre de façon à créer des jeux de lumière naturelle.

 

Source: Nanaimo Cruise Ship Terminal

Design

Les terminaux de croisières de demain sont également appelés à symboliser l’identité de la destination par la renaissance de leurs ports. Alors que les architectes innovent sans cesse dans leurs projets d’aménagement portuaires, certains sites deviennent des attraits en soi.

Inauguré à l’Exposition universelle de 2010, le complexe portuaire avant-gardiste de Shanghai vise à renforcer le statut de la ville comme centre de commerce et plaque tournante du tourisme. Un portail vitré abrite des cafés, des restaurants et des bars «flottants», suspendus par des câbles. Cette construction exceptionnelle est la première du genre au monde.

 

Source: Sparch Asia

Capacité

La longueur des navires représente un élément déterminant dans la construction des nouveaux ports, surtout lorsque l’on considère la montée en popularité des méganavires de croisières. Les destinations qui ne peuvent les accueillir à quai pourraient en souffrir.

Au Québec, les nouvelles escales de croisières actuellement développées nécessitent des aménagements complets des quais. D’ailleurs, ces derniers ont été prévus de façon à pouvoir y accueillir des navires de grande taille. Par exemple, le nouveau quai d’escale à Saguenay pourra recevoir des navires mesurant jusqu’à 334 mètres de longueur.

Naviguer vers la durabilité

Les possibilités s’offrant aux installations portuaires désireuses de veiller à la protection de l’environnement et de la biodiversité maritime par le développement durable se multiplient. À cet effet, plusieurs projets d’aménagement portuaire se donnent des objectifs en la matière: réduction des déchets et des émissions de gaz nuisibles, utilisation d’énergie renouvelable ou construction selon la certification LEED.

Et le Québec, suit-il la tendance?

Dans la foulée des transformations portuaires, le Québec ne fait pas figure d’exception avec la stratégie du ministère du Tourisme visant la croissance des croisières internationales sur le Saint-Laurent. Au cœur même de cette stratégie, les principes de développement durable demeurent des préoccupations importantes et sont d’ailleurs considérés dans les nouveaux projets d’aménagement des escales.

 

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme du Québec.

 

Analyse rédigée en collaboration avec May-Lisa Vézina

 

Sources :

– Holmes, Damian. « Kai Tak Cruise Terminal in Hong Kong | Foster+Partners », worldlandscapearchitect.com, 13 avril 2011.

– Jaouen, Bertrand. « Comment seront nos ports en 2020? », lemonde.fr, 12 mars 2012.

– Ministère du Tourisme du Québec. « Stratégie de développement durable et de promotion des croisières internationales sur le Saint-Laurent : Bilan à mi-parcours », 2011.

 

Sites Internet :

Checkwitch Poiron Architects

Cruise Jamaica

Foster+Partners

Les Terrasses du Port

Skjolden Sognefjord

Société du Vieux-Port de Montréal

Sparch Asia

Tourisme Québec

Ville de Québec

Ville de Marseille

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Hébergement Tendances

Du camping au glamping, l’hébergement de plein air se diversifie

Le camping se renouvelle et crée une offre hybride avec l’hôtellerie. En France, lorsque l’industrie parle de camping, elle fait d’ailleurs référence à l’hébergement de plein air, ratissant plus large que la simple tente de nylon et le véhicule récréatif. Certains parlent de glamping ou encore de camping de luxe. La technologie est aussi utilisée dans ce secteur, notamment des applications mobiles, des plateformes de réservation en ligne et l’accès à Internet sur les terrains. De plus en plus de voyageurs recherchent un compromis entre le camping, qui permet un contact privilégié avec la nature, et l’hôtellerie classique, qui assure le confort, le tout dans le respect de l’environnement. Enfin, voici un rapide tour d’horizon de certaines tendances dans ce secteur d’activité.

Quelques chiffres

Selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), les terrains de camping de la province ont connu en 2011 un achalandage plutôt similaire à celui de 2010, avec un taux d’occupation moyen de 66,4%. Pour cette même année, en France, l’hôtellerie de plein air a battu des records de fréquentation, en hausse de 2,8% par rapport à 2010, enregistrant 106,8 millions de nuitées. C’est surtout la popularité des terrains de quatre et de cinq étoiles qui expliquerait cette hausse, de l’ordre de 14,3%. Selon un sondage réalisé pour le compte de la Fédération Nationale de l’Hôtellerie de Plein Air, en France, les gens choisissent ce mode d’hébergement pour:

  • sa convivialité (90%);
  • la proximité avec la nature (86%);
  • le caractère familial (84%);
  • le confort (62%).

Camping et confort

Les véhicules récréatifs munis d’écrans ACL, d’électroménagers et de multiples gadgets parfois très luxueux ont toujours la cote, surtout en Amérique du Nord (lire aussi: Le tourisme lié aux véhicules récréatifs). Au Québec, on dénote également un engouement pour le concept du prêt-à-camper. Introduite en 2008 dans les parcs nationaux de la Sépaq, la tente Huttopia, équipée notamment de lits, d’une table de cuisine, de vaisselle, d’un réfrigérateur et de chauffage d’appoint, a remporté beaucoup de succès. Son nombre est passé de 60 à 249 pour l’été 2012, en plus des 42 tentes-roulottes toutes équipées, des 50 tentes Hékipia (version légèrement modifiée de l’Huttopia) et des 32 yourtes (tentes rondes meublées et munies d’un plancher de bois).

Ainsi, l’offre de camping interpelle même les plus douillets. On assiste à l’émergence de concepts originaux, parfois même insolites, qui allient plein air et confort, voire luxe (lire aussi: Le plein air et le luxe font bon ménage!). Le glampingglamourous camping – a maintenant ses adeptes. Que ce soit de l’hébergement dans les arbres, des dômes, des cabines design ou encore d’anciens conteneurs maritimes recyclés en chambres d’hôtel, les concepts novateurs affluent. En voici quelques-uns qui ont retenu notre attention.

Ecocamp en Patagonie

L’Ecocamp, situé dans le parc national Torres del Paine, au Chili, est composé de 25 dômes meublés, dont certains sont équipés d’une salle de bain privée. Le design de ces dômes s’inspire des constructions nomades des peuples autochtones de la région. Ce domaine écologique détient la certification environnementale ISO 14001 et a reçu des distinctions en matière de tourisme responsable.

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Source: Ecocamp Patagonia

Des conteneurs recyclés

Situé dans les bois de Pinamar, à 350 kilomètres de Buenos Aires en Argentine, le centre de villégiature Alterra offre, entre autres, des appartements construits à partir de conteneurs recyclés. Sur le site, on a recours à des appareils électriques et à de l’éclairage écoénergétique.

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Source: Alter Pinamar

Un PodHotel écologique dans les Alpes suisses

Dans la vallée de Flims, en Suisse, un site de camping offre un mode d’hébergement unique. Combinant camping et confort, le PodHotel est constitué de trois PodHouses. Construites et livrées entièrement assemblées, ces structures durables, inspirées de l’architecture des huttes du sud de l’Inde, se fondent dans le milieu et sont disponibles en hiver comme en été.

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Source: Treehugger

Le podule: une unité mobile design

Le podule est une unité d’hébergement mobile de 12 m2 comprenant un lit double, une table, un système de climatisation et de chauffage, un téléviseur à écran plat, une station iPod, ainsi qu’une toilette à chasse d’eau et une douche à jets puissants. Constituant une véritable chambre d’hôtel, le podule se monte en une heure. On en trouve actuellement sur les sites de grands festivals du Royaume-Uni comme le Hay Festival.

 

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Source: Podule

Camping et technologie

Le camping n’échappe pas à la vague de la mobilité… N’est-ce pas là d’ailleurs l’esprit qui anime le campeur? Des applications et des sites Web mobiles permettent aux vacanciers de localiser les terrains à proximité et de faciliter la planification de leur séjour, comme c’est le cas avec l’application NY Campground& RV Park Guide (voir l’image ci-dessous).

Les plateformes de réservation en ligne se multiplient également. La Fédération Française de Camping et de Caravaning (FFCC) a créé une centrale de réservation en ligne. Celle-ci regroupe plus de 1 200 campings partenaires de la FFCC. On y obtient, en temps réel, les disponibilités des terrains, avec la possibilité d’effectuer la transaction par paiement sécurisé. Le site Web Glamping Hub, qui rassemble des offres de camping de luxe, permet également de réserver sur son site. Par ailleurs, Internet est de plus en plus accessible sur les sites de camping, au bureau d’accueil et directement sur les emplacements grâce au Wi-Fi.

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Source: itunes.apple.com

Une communauté en ligne de camping, campinmygarden.com (lire aussi: Euromonitor International: 4 tendances sous la loupe (Compte rendu de conférence)), a vu le jour au Royaume-Uni en avril 2011. Sur ce portail Web, des gens offrent leur terrain aux campeurs, moyennant le tarif indiqué. On y trouve de petits bouts de terrain pour y planter sa tente, ou encore tout le confort du glamping avec accès à différents services.

Ça bouge dans l’univers du camping! Le glamping interpelle une clientèle qui n’aurait probablement pas choisi le camping traditionnel comme mode d’hébergement. La technologie s’immisce dans tous les milieux et la clientèle sait en tirer profit. Les initiatives ne manquent pas! Saurons-nous tirer notre épingle du jeu?

 

Analyse écrite avec la collaboration de Caroline Lévesque.

 

Sources:

– Allcampgrounds.com. «AllCampgrounds Peers into Camping’s Future… Top Trends for 2012», 30 décembre 2011.

– Alter, Lloyd. «PODhouses Are Perfect For Swiss Hotel and Permanent Camping», www.treehugger.com, 17 janvier 2012.

– Alvarado, Paula. «Recycled hipping Container Glamping at Beach Resort in Buenos Aires», www.treehugger.com, 17 janvier 2012.

– CNNGo. «Garden camping – Watch the Olympics 2012 for less», www.cnngo.com, 23 novembre 2011.

– Institut de la statistique du Québec. «Fréquentation des terrains de camping en bref – 2011», Tourisme Québec, 2011.

– Perronnet, Céline. «Du camping sous tente au glamping écolo-chic», L’Écho touristique, 10 juin 2011.

– Perronnet, Céline. «Classique ou de plein air, l’hôtellerie gagne du terrain», L’Écho touristique, 27 janvier 2012.

– RV Business. «RVs, Parks Redefining Camping Experience»,www.rvbusiness.com, 27 juin 2011.

– Scott, Matt. «A New Addition to Luxury Camping in the UK», www.uptake.com, 25 mai 2011.

– Sépaq, «Début des réservations en prêt-à-camper», communiqué de presse, www.sepaq.com, 8 décembre 2011.

– The Beat I Love NY. «Campground Owners of New York introduces a new app for smart phones and tablets», 27 février 2012.

– The Coleman Company, Kampgrounds of America inc. et The Outdoor Foundation. «Special Report on Camping 2011», 2011.

– Tourmag.com. «Hôtellerie de plein air: +2,8% de fréquentation en 2011 en France», 20 janvier 2012.

– Traveldailynews. «Glamping Hub puts High-end camping on the map», 20 février 2012.

– Wilker, Kathleen. «ParkBus: Bringing New Campers to Ontario’s most Spectacular Outdoor Destinations», www.adventuramag.ca, hiver 2011.

Sites Internet:

Alterra Pinamar

Camp in my garden

Camping Québec

Ecocamp Patagonia

NY Campground & RV Park Guide

PodHotel

Podule

Sépaq

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Tendances

Quelques grandes tendances de consommation

Urbain, vert, justicier, autonome et mobile: voilà, entre autres, comment on peut définir le consommateur d’aujourd’hui. Comment ces caractéristiques influencent-elles ses habitudes de consommation? Voici quelques tendances présentées par Euromonitor et un panel d’experts.

Le règne de l’urbanité

En 2012, Euromonitor International, une firme de recherche stratégique sur les grands marchés de consommation, prévoit qu’il y aura 3,7 milliards de citadins dans le monde, et ce nombre continuera d’augmenter, tant dans les métropoles traditionnelles, comme New York, que dans de nouvelles agglomérations. Une large part de ces néo-urbains se situent au «bas de la pyramide». Ils disposent d’un revenu disponible inférieur à la moyenne, mais aspirent à une consommation élevée.

Ces mégalopoles constituent de véritables plaques tournantes, composées à la fois de nouveaux groupes ethniques et de communautés bien installées, de personnes âgées, d’étudiants, de travailleurs migrants hautement qualifiés et à faible revenu, de LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) ainsi que de ménages intergénérationnels.

En raison de la pollution et de la surpopulation, les questions écologiques et le développement durable sont incontournables pour les consommateurs, d’où leur intérêt grandissant pour l’agriculture urbaine, le vélo, le covoiturage et l’auto électrique.

La culture joue un rôle croissant dans l’expérience de la consommation. Les lieux culturels servent de courroie de transmission pour le placement de produits. Par exemple, le Musée d’art contemporain de Shanghai a accueilli l’exposition Culture Chanel, qui visait à faire découvrir Coco Chanel à un public chinois plus large. Lors de l’exposition Reebok du musée des Arts décoratifs, à Paris, le visiteur pouvait tester une nouvelle chaussure durant sa visite, le musée se transformant ainsi en espace publicitaire.

Les justiciers de la consommation

En ligne ou hors ligne, la protestation est à l’honneur. Comme les événements le démontrent – manifestations qui s’étendent des quartiers aux villes, au pays, et à Internet –, les consommateurs sont mécontents et s’expriment de plus en plus. Leur fidélité aux marques diminue, et ils se regroupent pour faire valoir leur point de vue. Récemment, au Québec, les Industries Lassonde (jus Oasis) ont subi la foudre des internautes et un appel au boycottage de leurs produits, après que les médias ont relaté la bataille judiciaire que livre une petite entreprise pour pouvoir utiliser le mot «oasis» dans sa marque de commerce.

Les entreprises ripostent par le crowdsourcing, cette méthode qui consiste à faire appel à la créativité, à l’intelligence, à la connaissance et au savoir-faire des internautes (Lire aussi: Le crowdsourcing, un phénomène émergent! ). Ainsi, le site américain Cliq, lancé l’automne dernier, permet aux consommateurs de décider où manger, quoi acheter et quoi faire sur la base des opinions de leur réseau social.

L’approche «faites-le vous-même» (Do it yourself – DIY)

Le consommateur se targue de pouvoir tout contrôler: sa santé, son identité, ses habitudes de communication et d’achats. En 2012, la tendance «faites-le vous-même» connaîtra un flot sans fin d’innovations, entraîné par la technologie, qui alimente à son tour le désir illimité des consommateurs de tout contrôler. En tourisme, les exemples foisonnent: enregistrement libre-service dans les aéroports et les hôtels, impression des étiquettes de bagages par les passagers, cartes munies de code-barres 2D permettant l’enregistrement à la maison, à la borne, sur un téléphone intelligent, etc.

Le vert… avec une touche de fraîcheur et d’originalité

De plus en plus, les consommateurs se soucient des questions écologiques. Ils réagiront donc positivement au fait qu’un hôtel est certifié LEED, clé verte ou encore qu’il dispose d’un excellent programme de recyclage. Ils seront de plus charmés par toute initiative verte qui sort de l’ordinaire; par exemple celle du Château Frontenac, à Québec, et de ses désormais célèbres ruches sur le toit, ou encore le bien nommé Watt, une boîte de nuit de Rotterdam dont le plancher de danse génère de l’électricité quand les gens s’y agitent.

L’univers de la mobilité et du téléphone intelligent

La technologie mobile possède un pouvoir d’influence énorme et croissant sur les choix des consommateurs, qui prennent leurs décisions de façon quasi instantanée, aujourd’hui. Selon Euromonitor International, les ventes annuelles mondiales de téléphones intelligents sont passées de 8,4 milliards de dollars américains à 83,1 milliards entre 2005 et 2010. En 2012, elles atteindront 137,4 milliards de dollars. Pour de nombreux consommateurs des marchés développés, les ordinateurs et les portables sont complètement dépassés.

Le facteur F (friends, fans, followers)

Le mot de la fin revient à Trendwatching, cette firme qui relève les tendances de consommation les plus prometteuses à travers le monde. Selon elle, les consommateurs puisent de plus en plus dans leur réseau d’amis, de fans et d’adeptes pour découvrir, discuter et acheter des biens et des services de manière toujours plus approfondie.

Le facteur F influe sur le comportement des consommateurs de différentes manières:

  • F-Découverte, ou comment les consommateurs découvrent de nouveaux produits et services en s’appuyant sur leurs réseaux sociaux. Encourager vos clients à parler de leur expérience dans leurs réseaux peut devenir un puissant outil de découverte.
  • F-Classement, ou comment les consommateurs reçoivent de plus en plus (et automatiquement) d’avis et de recommandations classés en provenance de leurs réseaux sociaux. L’intégration de commentaires de gens que l’internaute connaît plutôt que d’une personne inconnue constitue la prochaine étape dans la personnalisation des commentaires. À cet effet, Facebook s’est associé à TripAdvisor pour que puisse être personnalisé le contenu qu’il présente à ses utilisateurs, grâce à la personnalisation instantanée.
  • F-Rétroaction, ou comment les consommateurs peuvent demander en retour à leurs amis et adeptes d’améliorer et de valider leurs décisions d’achat. Les entreprises devraient intégrer les réseaux sociaux tout le long du processus d’achat du consommateur. Par exemple, pourquoi ne pas lancer une application qui permettrait aux utilisateurs de demander des conseils à leurs réseaux sociaux avant, pendant et après leur réservation? Les consommateurs apprécieront toute initiative qui les aidera à trouver le meilleur résultat.

Voilà quelques-unes des tendances de consommation susceptibles d’influencer l’industrie touristique. Comment votre organisation se prépare-t-elle à y faire face? Partagez vos réflexions avec vos collègues en nous laissant un commentaire.

Sources:

– Euromonitor International. «Top 10 Consumer Trends of 2012», euromonitor.com, 20 mars 2012.

– Euromonitor International. «Top 10 Consumer Trends for 2012: City Living Reigns», euromonitor.com, 28 mars 2012.

– Euromonitor International. «Top 10 Consumer Trends for 2012: Consumer Vigilantes Speak Up!», euromonitor.com, 2 avril 2012.

– Lenhart, Maria. «5 consumer trends driving travel in 2012», travelmarketreport.com, 19 janvier 2012.

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Le point sur les marchés émergents

L’industrie touristique mondiale évolue rapidement et connaît des changements radicaux. De nombreux marchés émetteurs traditionnels sont parvenus à maturité et leurs populations sont vieillissantes. Les principaux marchés émergents, également connus sous le nom de pays BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), enregistrent aujourd’hui une forte croissance de leur économie, de leur population de classe moyenne et même de nouveaux riches.

Le BRIC, locomotive de la croissance mondiale

Les marchés émergents accaparent près de la moitié (47,7%) du PIB mondial. La Chine occupe actuellement la deuxième place au rang des grandes puissances économiques, tout juste derrière les États-Unis. Le Brésil a dépassé l’Espagne et l’Italie pour devenir la 7e économie en importance, s’approchant doucement du Royaume-Uni. L’Inde et la Russie se classent aux 9e et 10e rangs respectivement, devançant le Canada, au 11e rang (voir le tableau 1).

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Selon la Banque mondiale, les pays BRIC connaîtront un ralentissement de leur croissance en 2012, mais celle-ci demeurera quand même plus élevée que celle des pays industrialisés (voir le tableau 2). On prévoit que d’ici 2050, les pays BRIC figureront tous parmi les cinq principales économies de la planète. En attendant, ils demeurent les meneurs des pays émergents.

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Et que penser du TIMBI?

Le TIMBI, un regroupement de cinq économies émergentes, soit la Turquie, l’Inde, le Mexique, le Brésil et l’Indonésie, possède déjà un PIB qui excède celui de la Chine. Sa population est jeune et en forte croissance, ce qui en fera l’un des marchés les plus attrayants du monde, selon Jack A. Goldstone, de la George Mason University, en Virginie, le créateur de cet acronyme.

L’essor de la classe moyenne et des nouveaux riches

La croissance économique rapide des pays BRIC favorisera le développement de la classe moyenne. Déjà, celle de la Chine (157 millions de personnes) arrive au 2e rang après celle des États-Unis, mais elle ne représente que 12% de la population. D’ici 2030, plus de 70% de la population chinoise appartiendra à la classe moyenne.

Au Brésil, plus de la moitié des habitants du pays appartiennent à cette catégorie de citoyens, et en Inde, c’est près de 50 millions de personnes, une augmentation de 230% depuis 2000. Malgré cela, la part relative de la classe moyenne indienne n’est que de 5% de la population. D’ici 2030, cette classe sociale pourrait surpasser celles des États-Unis et de la Chine.

Dans les décennies à venir, des centaines de millions de personnes grossiront les rangs de la classe moyenne en Chine et en Inde, si bien qu’en 2020, cette population des pays BRIC atteindra le double de celle des économies du G7 (voir le graphique 1). Ces gens auront davantage de pouvoir d’achat et un meilleur revenu discrétionnaire.

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Plusieurs habitants des économies émergentes figurent également au rang des nouveaux riches. En fait, selon Merrill Lynch, malgré la récession de 2008-2009, le nombre de millionnaires en Inde a grimpé de 21%, et en Chine, il dépasse de 5% la moyenne des États-Unis, du Japon et de l’Allemagne réunis.

Une population jeune et éduquée

La population des marchés émergents est relativement plus jeune que celle des marchés émetteurs traditionnels, dont l’âge moyen varie de 39 à 45 ans. En comparaison, les habitants de l’Afrique du Sud et de l’Inde ont un âge moyen de 24,7 et de 25,1 ans respectivement; ceux du Brésil (29 ans), des Émirats arabes unis (30 ans) et de la Chine (34,5 ans) sont légèrement plus âgés.

Les consommateurs des économies émergentes sont également très éduqués. L’Inde se classe au 2e rang mondial en ce qui a trait au nombre d’individus possédant un niveau de scolarité universitaire, soit 124 millions de personnes. La Chine arrive au 3e rang (plus de 100 millions), et la Russie, au 4e (91 millions).

Ces jeunes éduqués sont plutôt inexpérimentés et curieux en ce qui concerne les voyages. Ils souhaitent découvrir de nouvelles cultures. Ils voyagent pour augmenter leur prestige et accroître leurs connaissances. Les destinations traditionnelles de soleil, de sable et de mer ne les allument pas; ils préfèrent le magasinage et les circuits touristiques. Alors que les touristes des marchés traditionnels voyagent du nord au sud, ceux des économies émergentes se déplacent d’est en ouest, vers les pays plus industrialisés.

Un potentiel de croissance élevé et des dépenses touristiques qui explosent

Le pourcentage de la population des pays émergents qui voyage actuellement est encore relativement faible. En Chine, par exemple, seulement 4% des 1,3 milliard d’habitants ont séjourné à l’extérieur de leur pays en 2010; en Inde, c’est 1% de la population, soit plus de 12 millions de personnes, et ce, malgré une croissance de 13% par année. La Commission canadienne du tourisme prévoit une augmentation des voyages avec vols long-courriers de 38% pour le Brésil, de 110% pour l’Inde et de 151% pour la Chine entre 2010 et 2020 (lire aussi: De belles perspectives de croissance pour le marché chinois au Québec). Le China Outbound Tourism Research Institute (COTRI) estime que le tourisme émetteur chinois représentera 10% du marché mondial touristique d’ici la fin de la prochaine décennie.

En revanche, les marchés émetteurs traditionnels comme l’Allemagne et le Royaume-Uni disposent d’une large base de voyageurs (80%), mais ils enregistrent une lente progression quant aux séjours internationaux: de -1% à 3% pour l’Allemagne et le Royaume-Uni de 2005 à 2010.

En ce qui a trait aux dépenses touristiques, les États-Unis figurent en tête du classement (103 millions de dollars américains) suivis de l’Allemagne et du Royaume-Uni. Toutefois, les marchés émergents les rattrapent rapidement, la Chine d’abord, avec 47 millions de dollars américains en 2009, soit presque le double de l’année précédente. En 2010, ces mêmes dépenses ont encore augmenté de 17% pour atteindre 55 millions de dollars américains.

On le constate, les marchés émergents constituent un nouvel espoir pour l’accroissement des voyages internationaux. Déjà, certaines organisations québécoises, tel Tourisme aérien Laurentides, ont entrepris des actions pour conquérir ce marché en accueillant des journalistes chinois dans leur région. Les retombées médiatiques ne se sont pas fait attendre, comme le témoigne cette vidéo.

 

Source: ntdtv.com

Et vous, que comptez-vous faire pour attirer cette clientèle prometteuse?

 

Sources:

– Banque mondiale. «Global Economics Prospects : Uncertainties and Vulnerabilities», volume 4, janvier 2012.

– Merrill Lynch et Capgemini. «The State of the World Wealth», Capgemini, page consultée le 8 mars 2012.

– Normand, François. «Après le BRIC, le TIMBI», LesAffaires.com, 24 mars 2012.

– Organisation mondiale du tourisme. «Faits saillants du tourisme – édition 2011».

– Tourism Intelligence International. «Prospects for the Emerging Travel Markets 2012», vol. 17, no 5, novembre 2011.

– Wilson, Dominic, Constantin Burgi et Stacy Carlson. «The BRIC’s Remain in the Fast Lane», Goldman Sachs, 24 juin 2011.

– Wilson, Dominic, Alex L. Kelston et Swarnali Ahmed. «Is this the ‘BRICs Decade’?», Goldman Sachs, 20 mai 2010.

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