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L’internationalisation des aéroports régionaux au Québec

Le monopole de l’aéroport de Montréal sur les voyages internationaux et transfrontaliers du Québec s’amenuise petit à petit. En plus de l’aéroport Jean-Lesage à Québec, cinq autres sont actifs dans le domaine des liaisons internationales en 2011. Ce phénomène d’internationalisation favorise surtout les voyages des Québécois vers l’étranger. Le vrai défi consiste à offrir des vols internationaux qui amènent des touristes dans les régions, comme le fait l’aéroport La Macaza–Mont-Tremblant.

Le dynamisme de l’aéroport de Québec

En 2010, l’aéroport de Montréal sert 93% des voyageurs transfrontaliers et internationaux des aéroports du Québec, ce qui représente 2,5% de moins que la part de marché qu’il détenait en 2005. L’aéroport de Québec est le principal responsable de cette perte relative(voir le tableau 1).

Quelque 548 000 passagers transfrontaliers et internationaux ont embarqué et débarqué en 2010 à l’aéroport Jean-Lesage, soit 6% de tous les passagers québécois. Il s’agit d’une croissance de 145% par rapport à 2005 (217% pour les seuls voyages internationaux). Dans les onze premiers mois de 2011, les voyageurs transfrontaliers y ont crû de 9%, et les voyageurs internationaux, de 23%.

Quatre transporteurs américains (United, Delta, Continental et US Airways) et quatre transporteurs canadiens (Transat, Sunwing, Canjet et Westjet) offrent des liaisons directes hors du Canada. Six villes des États-Unis, dix destinations soleil et deux villes de France (Transat) sont desservies par l’aéroport Jean-Lesage. Air Canada n’y a pas de liaisons directes vers l’étranger. Elles se font par des correspondances à Montréal ou à Toronto, ce qui est comptabilisé comme des vols domestiques pour Québec.

Les transporteurs canadiens actifs à l’international développent essentiellement le tourisme expéditif vers les destinations soleil.

Les liaisons directes pour les États-Unis et la France favorisent aussi le tourisme réceptif pour la région et le Québec. En 2010, le poste de douane de l’aéroport a contrôlé 290 490 passagers entrant au Canada, dont 23% (65 528) sont des non-résidents canadiens. Ce pourcentage est un indice de l’apport des vols transfrontaliers et internationaux au tourisme réceptif. L’amélioration des liaisons vers les États-Unis crée également des conditions plus favorables pour attirer des croisières dont le port d’embarquement et de débarquement est à Québec.

Cinq aéroports régionaux engagés dans des liaisons internationales

Les transporteurs canadiens se livrent une concurrence vigoureuse sur les destinations soleil. Pour se rapprocher de ses clients, Sunwing offre des départs dans quelques régions du Québec en 2006. Transat, en partenariat avec Canjet, a emboîté le pas.

Sunwing réserve un certain nombre de places pour la clientèle des aéroports régionaux, et le reste est attribué à des passagers transitant par un aéroport majeur comme celui de Québec ou de Montréal. Transat–Canjet propose plutôt un vol direct au départ, mais au retour, le vol comprend une escale pour le passage aux douanes.

Cinq aéroports régionaux offrent des liaisons internationales en 2011 (voir le tableau 2). L’aéroport de Bromont a annoncé son intention de le faire, mais le projet est encore à l’étude.

À l’exception de La Macaza–Mont-Tremblant, les quatre autres aéroports favorisent le tourisme expéditif et doivent composer avec l’absence sur place d’un service des douanes. Les services internationaux sont saisonniers.

Situé au Saguenay, l’aéroport de Bagotville est l’aéroport régional le plus actif à l’international; 7 795 passagers sont partis durant la saison d’hiver 2010-2011 pour une destination soleil. C’est 15% de plus que la saison précédente, ce qui laisse croire que le plateau de développement n’est pas encore atteint.

À Sept-Îles, Sunwing offre en hiver un vol par semaine vers Varadero avec escale à Montréal à l’aller et au retour.

À Val-d’Or, Sunwing propose un vol par semaine en hiver vers la République dominicaine avec escale à Québec à l’aller et au retour.

À Rouyn-Noranda, Transat, en collaboration avec Canjet, offre un vol direct par semaine à Cancùn depuis le 21 décembre 2011 avec un appareil de 189 passagers. Au retour, le vol fait escale à Ottawa pour les formalités douanières.

La Macaza–Mont-Tremblant est une exception. L’aéroport met l’accent sur le tourisme réceptif pour soutenir l’achalandage de la Station Tremblant. Porter Airlines y confirme pour l’hiver 2011-2012 un lien direct par semaine vers Newark avec un appareil de 70 sièges. Il propose aussi 16 vols vers Toronto avec des correspondances vers plusieurs villes américaines.

En 2010, 902 passagers de vols commerciaux sont passés à son contrôle douanier. Ce chiffre n’inclut pas les entrées sur les vols de Toronto qui ne passent pas à la douane, et les vols effectués par des avions privés.

 

Aéroport La Macaza–Mont-Tremblant

À Bromont, l’aéroport compte déjà sur un service de douane assuré au besoin par le poste frontalier de Stanstead. Le projet d’internationalisation, toujours à l’étude, s’inspire de l’aéroport international d’Abbotsford situé à proximité de l’aéroport de Vancouver.

Il serait question d’offrir des liaisons régulières d’affaires ainsi qu’une ou des destinations soleil actuellement desservies avec Sunwing ou Transat. La proximité et la concurrence de Montréal, de Plattsburgh et de Burlington constituent le défi. On mise donc sur le marché régional, les problèmes de congestion à Montréal et des délais d’attente plus courts pour rivaliser avec l’aéroport Pierre-Elliot Trudeau.

Le vrai défi reste à relever

Les liaisons internationales favorisent donc essentiellement le tourisme expéditif, c’est-à-dire le tourisme du Québec vers l’étranger. L’aéroport La Macaza-Mont-Tremblant est la seule véritable exception.

L’offre de départs vers le Sud améliore les services offerts à la population des régions. Ces départs évitent aux voyageurs des frais de déplacement et de séjour pour se rendre aux aéroports majeurs québécois. C’est une façon d’encourager les vacances à l’étranger et de réduire les dépenses faites au Québec liées à ces voyages.

Les transporteurs jugent plus rentable d’offrir les destinations soleil aux Québécois que d’attirer les touristes étrangers dans les régions du Québec. Tout de même, en rivalisant les unes contre les autres sur les marchés de petite taille, les transporteurs tentent «un pari risqué» selon Jacques Roy, spécialiste en transports à HEC Montréal. Le potentiel d’expansion restera limité, sauf à Québec.

Est-il possible de développer des services aériens qui soutiendront la venue de touristes en région? L’exemple de La Macaza est inspirant; les efforts de Québec sont encourageants. Bromont peut-il jouer le rôle de La Macaza pour les Cantons-de-l’Est? Peut-on mettre en place d’autres liaisons saisonnières pour les touristes d’agrément ailleurs au Québec ? Voilà le vrai défi.

Sources:

– Site Web des aéroports concernés et validation téléphonique auprès de ces aéroports.

– Statistique Canada, catalogues 51-203-XIF pour 2005 et 51-203-X pour 2010.

– Les affaires.com. «L’offre des vols internationaux s’intensifie en région», 7 mai 2011.

– Mont-Tremblant, «Porter transportera des New-Yorkais vers Tremblant cet hiver», communiqué de presse, 2 octobre 2011.

– Agence des Services frontaliers du Canada, compilation spéciale.

 Sites Web:

Aéroport de Bagotville

Aéroport de Bromont

Aéroport La Macaza-Mont Tremblant

Aéroport de Rouyn-Noranda

Aéroport de Sept-Îles

Aéroport de Val d’Or

 

Henri Chapdelaine – Consultant senior Union V
Détenteur d’une maîtrise en aménagement du territoire de l’Université d’Ottawa et d’une licence en géographie de l’Université Laval, Henri Chapdelaine a mené une carrière de 36 ans dans les domaines du développement économique et touristique au gouvernement du Québec.S’étant joint au ministère du Tourisme en 1985, il a occupé divers postes d’encadrement, notamment comme directeur général du développement, directeur général de la recherche et de la planification et directeur général des services aux clientèles touristiques. Il a été responsable du développement du système de gestion de la destination BonjourQuébec.com.Depuis sa retraite en 2007, il agit comme consultant senior. En 2011, il fait partie de l’équipe de l’entreprise Vecteur 5 et il a fondé sa propre entreprise de communications, Union V.
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Produits et activités

Le tourisme d’apprentissage, une tendance qui ne s’essouffle pas

Les vacances éducatives pour des touristes de plus en plus actifs constituent une tendance qui s’accentue depuis quelques années et qui offre de réelles possibilités pour l’industrie touristique québécoise, en lui permettant d’exploiter différemment ses installations: cours de cuisine, ateliers de théâtre, immersion française dans des établissements hôteliers, ateliers multimédias en région, etc. Il s’agit d’un créneau très prometteur qui laisse place à l’innovation et à la créativité. Selon la Commission canadienne du tourisme, le tourisme d’apprentissage se caractérise par une combinaison d’éducation, d’interaction, de stimulation, de recherche d’authenticité et d’expérience. Il se présente sous plusieurs formes. Certains font de l’apprentissage leur mission première, comme l’école Vacances Arts Nature de Coaticook dans les Cantons-de-l’Est, le Centre d’interprétation des mammifères marins (CIMM) de Tadoussac ou encore le Centre des sciences de Montréal, alors que d’autres l’exploitent comme une activité complémentaire à leur offre principale. C’est d’ailleurs ce que nous vous présentons dans cette analyse. Mais pour débuter, nous vous proposons de visionner cette courte vidéo (1 min 14 s), qui résume à merveille ce qu’est le tourisme d’apprentissage.

Source: viméo.com

Dans les hôtels

  • Lancé en 2009, le programme Night School de Seattle est le fruit d’une collaboration entre l’hôtel boutique Sorrento, le chef Michael Hebb et tout un éventail d’intellectuels, d’artistes, d’écrivains, de cinéastes, de barmans et de leaders des institutions culturelles du nord-ouest des États-Unis. Night School constitue un mélange créatif de programmes et d’événements, dont les fameux cours de cocktails; pendant deux heures, les «élèves» apprennent à préparer au moins trois cocktails distincts. En partenariat avec Foodista, chaque recette du Night School est documentée et transcrite en temps réel sur le Web.
  • En juillet dernier et pour la deuxième année consécutive, le groupe hôtelier Atlantis proposait son Lego Fantasy Camp aux familles logeant dans son établissement des Bahamas; une occasion d’apprendre les subtilités de la construction en blocs Lego sous la supervision et les conseils d’un maître constructeur.
  • Les hôtels Fairmont ont conçu un forfait «Apprentissage» pour les touristes qui souhaitent acquérir certaines compétences pendant leur voyage. Par exemple, le Copley Plaza, à Boston, propose d’apprendre à brasser de la bière; le Pacific Rim, à Vancouver, donne des leçons de massage.
  • Le ranch californien Alisal Guest and Resort propose un forfait Bootcamp-barbecue, qui promet d’enseigner l’art de la grillade en trois matinées avec des chefs invités locaux.

Dans les petits établissements hôteliers

  • Depuis 10 ans, l’Auberge Schweiser, à Sutton, offre à sa clientèle des ateliers de peinture donnés par une artiste de la région dans une salle de classe ouverte 12 heures par jour. À ces ateliers s’ajoutent des cours de français, de critique musicale et de ski alpin spécialement conçus pour une clientèle âgée de 55 ans et plus, par l’université du New Hampshire.
  • L’auberge Little Inn of Bayfield, en Ontario, offre des ateliers de théâtre pendant le réputé festival de théâtre de Stratford (lire aussi: Un success story inspirant: le Festival Shakespeare de Stratford). Au menu des matinées: la petite histoire du festival, des discussions avant et après les spectacles, des ateliers de création pour mieux comprendre comment l’acteur conçoit ses personnages, une visite de l’entrepôt de costumes et d’accessoires du festival… Une excellente façon de profiter de la notoriété d’un événement pour diversifier sa clientèle.

Dans les attraits

  • Le dîner régimentaire du lieu historique national de la Citadelle d’Halifax est un programme d’une durée de deux à trois heures qui plonge les visiteurs dans l’histoire. Accueillis à l’entrée de la Citadelle, les invités sont conduits chez le tailleur pour mettre un costume d’époque. On leur sert ensuite un repas simple ou un dîner militaire en bonne et due forme, suivi de cérémonies consacrées, de récits et d’événements musicaux. Le lieu offre aussi l’expérience Highlander, le thé de Victoria, des dégustations de Scotch et, pour ceux qui souhaitent une immersion totale, la possibilité de devenir soldat d’un jour.
  • Le musée Hershey Story, situé sur l’avenue du Chocolat à Hershey, en Pennsylvanie, a conçu un «laboratoire du chocolat» qui offre jusqu’à huit séances de 45 minutes par jour à des groupes de 30 personnes à la fois. Chaque leçon peut porter sur un thème différent, allant de la fabrication du chocolat à son histoire à travers les civilisations maya et aztèque, en passant par le bar à chocolat et la création d’œuvres d’art.

Dans les restaurants…

• L’atelier culinaire de l’Europea, dans les coulisses du restaurant, propose des formations d’environ une heure, incluant une boisson, une fiche recette ainsi qu’un cadeau du chef. Il offre aussi plusieurs fois par semaine des cours d’une durée d’une heure trente avec chef invité; au menu, par exemple: le gibier, les sauces, les pâtes fraîches.

  • Il n’y a pas que les restaurants renommés qui s’inscrivent dans cette mouvance d’apprentissage si chère à la clientèle d’aujourd’hui. De petits établissements, tels que le restaurant Laurence, à Boucherville sur la rive-sud de Montréal, ont aussi compris cette tendance. Le propriétaire offre, sur demande, des cours de cuisine sur mesure pour des groupes d’au moins 10 personnes. Les leçons incluent généralement la dégustation des plats préparés en atelier.
  • On trouve également des chefs inspirés en région comme au Café Massawippi, à 15 minutes de Sherbrooke dans les Cantons-de-l’Est. L’équipe y enseigne les techniques de cuisine de base, intermédiaires et avancées pendant deux heures, à la suite desquelles les «élèves» sont invités à déguster leurs créations.

Dans les sites naturels

  • Souvent inscrites dans la mission des parcs naturels, les activités d’apprentissage, d’éducation ou de découverte peuvent prendre d’autres formes que celles des traditionnelles activités d’interprétation. Par exemple, le programme d’artistes résidents du parc national du Gros-Morne, un site du patrimoine mondial de l’UNESCO à Terre-Neuve-et-Labrador, permet à des artistes de passer de trois à six semaines à explorer, à photographier ou à dessiner Gros-Morne. Ils animent aussi des activités pour le public au Centre de découvertes du parc. Il s’agit en général d’ateliers d’une heure intégrés au programme d’interprétation habituel. Les artistes présentent leurs œuvres et discutent de leurs procédés et des matériaux utilisés pour produire des œuvres d’art.
  • La station de recherche des îles Mingan, qui se consacre à l’étude des mammifères marins, offre au public des stages de recherche en mer, une expérience de travail sur le terrain. Le client participe aux activités de photo-identification, de biopsie, d’acoustique et de collecte de données comportementales.

Dans les aéroports

  • Après les cours de danse offerts à l’été 2008, Aéroports de Paris récidivait en novembre dernier en offrant des cours de cuisine française gratuits pour les passagers en escale, en partenariat avec l’Atelier des Chefs: des recettes simples à réaliser en 10 minutes environ, que les passagers peuvent ensuite apporter et déguster à bord de leur prochain vol!

Dans les régions

  • Ma souris en balade a vu le jour au printemps 2010 en Midi-Quercy. Ce programme propose au visiteur une journée et demie de visites culturelles ou de sorties en nature en compagnie de guides et d’un animateur multimédia. Il propose également deux jours d’ateliers encadrés par un animateur dans lesquels les participants apprennent ou perfectionnent différentes techniques multimédias (initiation à l’outil, retouche de photos, montage d’un diaporama, montage vidéo, etc.). Les participants repartent avec leur propre diaporama.

En terminant, nous vous invitons à partager avec nous les activités d’apprentissage mises de l’avant chez vous, dans votre attrait, votre établissement, votre restaurant, votre région… À vous la parole, laissez-nous un commentaire!    

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Ailleurs dans le monde Transport

L’aéroport le plus achalandé des États-Unis se lance dans la culture… de légumes

Laitues, poivrons, haricots verts et fines herbes envahiront bientôt l’aérogare 3 de l’aéroport O’Hare à Chicago avant d’atterrir dans les restaurants de l’aéroport. En effet, le Département de l’aviation de la Ville annonçait récemment la création d’un tout nouveau jardin aéroponique. Cette méthode de culture écologique représente l’une des plus récentes techniques de culture hors sol, où les racines des plantes sont alimentées par de fréquentes vaporisations nutritives (brouillard). Le jardin de l’aérogare produira des produits frais toute l’année, et on y présentera une exposition sur les bienfaits de la culture aéroponique.

Source: NBC News

 Source:

Associated Press. «O’Hare’s new garden to supply airport restaurants» , 22 septembre 2011.

 

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Transport

La concurrence des aéroports frontaliers américains

Les aéroports de Burlington et de Plattsburgh attirent de plus en plus de clients au Québec et dans le sud-est de l’Ontario. Les bas prix sur les billets d’avion ont incité environ 337 000 Canadiens à prendre le départ dans ces deux aéroports en 2010, privant le Québec de recettes touristiques qui auraient dû lui revenir.

Un problème pancanadien

En 2010, un million de Canadiens se sont rendus dans les aéroports frontaliers américains pour prendre l’avion. On prévoit que cette proportion triplera en 2015. Ils sont attirés surtout par les prix des billets et les voyages à rabais. L’écart de prix peut aller jusqu’à 50% par rapport aux prix canadiens. Selon un sondage, les Canadiens réaliseraient une économie de l’ordre de 300 $ par billet d’avion à l’aéroport de Plattsburgh. La nouvelle taxe de 5 $US bientôt imposée par les États-Unis aux passagers qui entrent au pays par air ou par mer favorisera davantage les aéroports frontaliers.

Un rapport du Conference Board du Canada indique que les Canadiens sont prêts à faire jusqu’à quatre heures de route en voiture pour économiser. Un sondage portant sur les intentions de voyage d’hiver 2011-2012 établit que 17,4% de ceux qui planifient un voyage en Floride ont l’intention de se rendre en voiture jusqu’à un aéroport américain pour prendre l’avion. Un autre sondage, cette fois de l’Hotel Association of Canada (HAC), évalue que 21% des Canadiens prétendent s’être rendus aux États-Unis pour prendre l’avion en 2010, comparativement à 18% en 2009.

Le problème est pancanadien. On l’observe à Vancouver, à Calgary, à Windsor, à Toronto et dans les Maritimes. Le Québec n’y échappe pas. Les aéroports de Burlington et de Plattsburgh ciblent avec succès le marché des Québécois qui vont aux États-Unis et dans les destinations soleil.

Une concurrence inquiétante

À Burlington, on estime que 40% des 641 000 passagers embarqués en 2010 sont des Canadiens; à Plattsburgh, ils représentent de 85% à 90% des 95 000 passagers embarqués.

Aéroports de Montréal (ADM) évalue les pertes à 300 000 voyageurs par an. Si l’on se fie aux évaluations de Burlington et de Plattsburgh, la fuite serait plutôt de 337 000 passagers embarqués en 2010. De plus, quand une habitude est prise, elle devient ancrée et répandue.

Burlington stagne

Burlington est le principal aéroport frontalier à proximité du Québec. Situé à 160 km de route de Montréal (2 h), l’aéroport traverse une période difficile; les passagers embarqués en 2010 sont 14,3% moins nombreux qu’en 2008. L’entrée en scène de Plattsburgh est vraisemblablement une des causes de ce déclin (voir tableau 1).

L’orientation actuelle de Burlington favorise les connexions avec les principales plaques tournantes américaines. Les transporteurs Continental Airlines, U.S. Airways, JetBlue Airways et Delta Air Lines y offrent des liaisons vers six grandes villes américaines et deux villes en Irlande. Le tarif journalier du stationnement est fixé à 12 $.

Un article de février 2011 fait état de difficultés financières sérieuses à Burlington. Aucun projet majeur n’est annoncé. Il n’y a donc pas lieu d’anticiper une érosion accrue du marché québécois de ce côté dans l’immédiat.

 

Source: Plattsburg International Airport

Plattsburgh explose

Situé à 105 km (80 min) de Montréal, Plattsburgh est plus près que Burlington du cœur du marché québécois et du sud-est ontarien. En 2007, l’ancien aéroport militaire a été converti en aéroport civil. On le présente comme le U.S. Montreal Airport, confirmant une stratégie de promotion ciblée sur le Québec.

Plattsburgh s’est donné une orientation de destinations resorts. Il couvre 35 villes dans 18 pays. Il compte sur quatre transporteurs: Direct Air, Allegiant Air, U.S Airways et, depuis 2011, Spirit Airlines, qui propose à elle seule 28 destinations dans le sud des États-Unis, aux Antilles et en Amérique latine. Ces compagnies aériennes dites « à rabais » profitent de frais d’aéroports et de taxes inférieurs à ceux de Montréal, du marché de proximité du sud du Québec et d’installations aéroportuaires compétitives et efficaces.

Les consommateurs sont attirés par les tarifs aériens plus bas qu’au Québec. La gratuité du stationnement a été remplacée par des frais de 5 $ et 3 $ par jour, ce qui reste encore nettement moins coûteux qu’à Montréal. On sert les clients en français et en anglais.

De 2008 à 2010, la croissance du nombre de passagers a atteint 106% (voir tableau 1). L’arrivée en 2011 de Spirit Airlines multiplie les options de départ vers les destinations soleil et les pays d’Amérique latine.

 Aéroport international de Plattsburg

Source: Plattsburg International Airport

L’avenir est prometteur. On a prévu 150 000 passagers embarqués en 2011. Laurentian Aerospace réalise un investissement de 175 millions de dollars dans des installations d’entretien et des réparations qui devraient être terminées à la fin de 2012. Un projet d’agrandissement de l’aérogare a été annoncé en septembre 2011.

Des répercussions à ne pas sous-estimer

Les transporteurs aériens canadiens et l’HAC s’inquiètent de la concurrence des aéroports frontaliers. Les répercussions de la tendance actuelle, du comportement des Canadiens en matière de voyage, sont bien réelles sur les dépenses touristiques générées au Canada par les voyages à l’extérieur du pays.

Pour les transporteurs canadiens, ce sont des pertes de ventes de billets ou de forfaits. Pour les aéroports, dont Montréal, c’est un manque à gagner pour les frais d’aéroport, les stationnements, les restaurants et les boutiques sur place. Pour les hôteliers, ce sont des nuitées perdues. Pour les entreprises qui préparent, réparent et ravitaillent les avions, c’est aussi un manque à gagner; même chose pour les stations d’essence, les commerces de détail et les taxis. Pour les gouvernements, ce sont des revenus de taxes qui leur échappent.

On oublie souvent que 11% des recettes touristiques du Québec (1, 211 milliard de dollars canadiens) proviennent des dépenses faites au Québec pour des voyages à l’extérieur du Québec. Les 337 000 départs effectués dans les aéroports frontaliers représentent 8% des voyages transfrontaliers ou internationaux totaux partis des aéroports du Québec. Si, par surcroît, ce nombre va croissant, il apparaît urgent de mesurer l’incidence du phénomène et de chercher des solutions.

Les transporteurs et l’HAC réclament de réduire les frais d’aéroports et les taxes. L’idée mérite d’être considérée. Une telle mesure pourrait réduire l’écart de prix, mais ne suffira probablement pas à contrer la concurrence. On pourrait aussi étudier les possibilités de tirer profit des services offerts par les transporteurs à rabais dans des destinations émergentes ou ayant un certain potentiel pour attirer de nouvelles clientèles au Québec qui passeraient par les aéroports frontaliers.

 

Sources:

– Brain, Ryan. «Uncertain times», Tourism, Hospitality and Leisure update, Deloitte & Touche.

– Cardinal, François. «Exode vers Plattsburgh», LaPresse, 30 novembre 2010.

– Conference Board of Canada. «Industrial Outlook 2011, Canada’s air transportation industry: Industrial Outlook».

– Devau Scott. «More Canadians crossing the boarder to fly», Financial Post, 16 février 2011.

– Kelly, Kevin J. «Airport envy: can PGB (Plattsburgh) compete with BTV (Burlington)», Seven days, 9 février 2011.

– Ministère du Tourisme du Québec, «Tourisme en bref au Québec, 2010».

– Statistique Canada, catalogue 51-203-X 2010.

 

Sites Web:

Plattsburg International Airport

The Air DB

Burlington International Airport

 

Henri Chapdelaine – Consultant senior Union V
Détenteur d’une maîtrise en aménagement du territoire de l’Université d’Ottawa et d’une licence en géographie de l’Université Laval, Henri Chapdelaine a mené une carrière de 36 ans dans les domaines du développement économique et touristique au gouvernement du Québec.S’étant joint au ministère du Tourisme en 1985, il a occupé divers postes d’encadrement, notamment comme directeur général du développement, directeur général de la recherche et de la planification et directeur général des services aux clientèles touristiques. Il a été responsable du développement du système de gestion de la destination BonjourQuébec.com.Depuis sa retraite en 2007, il agit comme consultant senior. En 2011, il fait partie de l’équipe de l’entreprise Vecteur 5 et il a fondé sa propre entreprise de communications, Union V.
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Transport

L’aéroport en pleine mutation

Véritable porte d’entrée et de départ d’une destination, l’aéroport joue un rôle charnière dans l’expérience du voyageur. Il s’agit de la première et de la dernière impression que le visiteur conserve. Celui-ci y passe plusieurs heures, souvent à ne rien faire. Mais pourquoi donc? Cette clientèle en attente forcée ne demande pas mieux que de se divertir, se faire dorloter, manger un bon repas, magasiner ou encore voir un film. Plusieurs aéroports l’ont compris et adaptent leurs espaces pour répondre à différents besoins, et vont même jusqu’à séduire les résidants de l’endroit!

La crise économique a entraîné d’importantes pertes de revenus pour les aéroports, étant donné la baisse draconienne du nombre de vols. En fait, selon Olivier Jankovec, directeur général de l’Airport Council International, il est important de diminuer la dépendance financière des aéroports envers les transporteurs aériens (frais aéroportuaires). M. Jankovec entrevoit des solutions, notamment par le commerce, la publicité et l’immobilier. La technologie est également une façon de couper dans les coûts d’aéroport. En rendant les visiteurs plus autonomes, on réduit les dépenses en ressources humaines, tout en améliorant l’expérience client.

Dynamisme en ligne et libre-service

Dans cet esprit, certains aéroports ont créé des sites Web très dynamiques. C’est le cas du groupe Aéroports de Paris, qui a mis sur pied sa propre agence de voyages en ligne. Les clients peuvent donc planifier et réserver leur séjour à partir du portail du groupe. Différents outils pratiques sont aussi mis à la disposition du consommateur, comme la création d’alertes qui envoient par courriel les informations relatives au vol: confirmation, modification, retard, annulation, etc. Un service en ligne permet aussi d’estimer le temps de trajet depuis ou vers l’aéroport, tout en tenant compte du risque de congestion routière selon l’heure.

Depuis peu, les applications mobiles se multiplient. Celles de l’aéroport d’Heathrow, à Londres, permettent à l’utilisateur de se familiariser avec l’aéroport et ses services: outils de planification, carte du terminal, nouvelles concernant les vols, liste des restaurants et des bars, etc.

Rappelons aussi qu’un grand nombre de lignes aériennes permettent de s’enregistrer à l’aéroport, à même des bornesMutation_aeroport_image1 prévues à cet effet. L’enregistrement à partir d’un téléphone cellulaire et d’un code-barres, comme c’est le cas à l’aéroport Montréal-Trudeau (lire aussi: La révolution du mobile est enclenchée), devient aussi plus courant. Il est maintenant beaucoup plus facile et rapide de s’enregistrer, ce qui laisse plus de temps au voyageur pour faire autre chose.

S’ennuyer à l’aéroport?

L’aéroport Changi de Singapour, qui a remporté le premier prix du World Airport Awards de Skytrax, propose, sur son site Web, différentes expériences en fonction du nombre d’heures d’attente. Parmi les suggestions offertes pour une attente allant de deux à trois heures :

  • naviguer sur Internet, soit sur son propre ordinateur ou sur un des nombreux postes mis à la disposition de tous gratuitement;
  • se promener dans le jardin de papillons de l’aéroport;
  • se faire masser les pieds gratuitement à l’une des stations prévues à cet effet.

Pour les passagers en transfert dont le temps d’attente varie de quatre à cinq heures, l’aéroport établit un ordre du jour:

  • baignade à la piscine située sur le toit de l’hôtel de l’aéroport (30 minutes);Mutation_aeroport_image2
  • mise en plis ou manucure (45 minutes);
  • visionnement d’une nouveauté cinématographique – gratuit (2 heures);
  • visite de l’un des jardins thématiques de l’aéroport (15 minutes);
  • dégustation d’un bon repas de cuisine locale dans l’un des nombreux restaurants (45 minutes).

Il est également possible de faire un tour de ville gratuitement, de faire la sieste allongé dans des fauteuils avec alarme programmable. Tous ces services s’ajoutent aux nombreuses boutiques, bars karaoké, restaurants, stations de jeux Xbox et PlayStation et spas. L’aéroport Changi de Singapour est une destination en soi. Les résidents en sont fiers et n’hésitent pas à s’y rendre pour une escapade familiale.

Se divertir

Parmi ses nombreuses activités de loisirs, l’aéroport d’Incheon, près de Séoul, offre à ses visiteurs de jouer au golf Mutation_aeroport_image3ou de s’entraîner à frapper des balles (lire aussi: Capsule – Détente, visites guidées, golf et musée de la culture: Destination? L’aéroport d’Incheon!) Celui d’Amsterdam (Schiphol) comprend une bibliothèque de quelque 1200 livres écrits dans une vingtaine de langues. Celle-ci permet de faire découvrir des auteurs néerlandais, la culture et l’histoire du pays. À l’aéroport de Munich, on peut jouer au minigolf, visionner des films ou encore inscrire son tout-petit à une activité thématique d’une heure portant sur l’aviation, pendant laquelle il se déguise, peint et joue. Les aéroports de Paris ont apporté beaucoup d’améliorations à leur offre ces derniers temps. Mentionnons entre autres l’installation d’une centaine de bornes PlayStation proposant 16 jeux accessibles gratuitement. L’aéroport Montréal-Trudeau présente l’Aérogalerie, soit des expositions à saveur montréalaise réparties à travers l’aérogare.

Se reposer

Les voyageurs en transit qui parcourent de longues distances souhaitent surtout trouver un endroit pour se reposer. Fauteuils inclinables, salon de repos, hôtels adjacents, plusieurs possibilités s’offrent déjà à eux. À cela s’ajoutent des prototypes de cabines de repos plutôt ingénieuses. L’aéroport de Munich accueillait, il y a environ un an, la Nap Cabin (lire aussi: Des microhôtels dans les aéroports), un projet d’étudiants qui consiste en une microchambre d’hôtel contenant un lit, une connexion Internet et un écran tactile permettant d’ajuster la luminosité de la cabine selon les besoins. Le prix pour une location de deux heures est de 30 euros. D’autres produits similaires ont fait leur apparition, comme les sleepbox ou encore les Hourly Hotel Pods (voir les images).

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Une initiative inspirante

Afin d’améliorer la qualité du service, le groupe Aéroports de Paris demande à sa clientèle: «Comment imaginez-vous l’aéroport idéal?» Pour recueillir les suggestions et susciter les discussions, le groupe a créé le site Dites-nous.fr. Jusqu’à Noël 2010, les gens sont donc invités à partager leur opinion, à réagir aux propositions des autres et à voter pour la meilleure idée. Voilà une initiative intéressante dont on pourrait s’inspirer! (Lire aussi: Le crowdsourcing, un phénomène émergent!)

Sources:

– Baskas, Harriet. «What makes Singapore’s Changi Airport so charming?», USA Today, 14 octobre 2009.
– Clark, Nicolas. «At Schiphol, an Unlikely Sanctuary of Books», The New York Times, 15 septembre 2010.
– Dunn, Graham. «Airport Special Report: Up for grabs», Airline Business, décembre 2009.

Sites Internet:

Aéroports de Montréal
Aéroports de Paris
Aéroport d’Amsterdam Schiphol
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Tourisme durable

Compensez l’empreinte carbone de votre vol directement à l’aéroport

Depuis l’automne 2009, l’aéroport international de San Francisco offre, via son programme Climate Passport, la possibilité de compenser le dioxyde de carbone (CO2) émis par le transport aérien à partir de trois kiosques. Il suffit d’indiquer sur un écran tactile les lieux de départ et d’arrivée du vol ainsi que le nombre de passagers, et de préciser s’il s’agit d’un aller simple ou d’un aller-retour. Le calculateur de carbone affiche le montant correspondant au vol et le paiement est réglé par carte de crédit.

Le coût par tonne de carbone émis est de 13,50$. De ce montant, 12$ sont notamment investis dans la reforestation de la forêt de séquoias de Garcia River, située dans le nord de la Californie. Le reste (1,50$) soutient le développement de projets locaux de San Francisco visant à réduire les émissions de carbone.

À titre indicatif, le trajet Montréal – San Francisco produit 3731 livres de CO2, et le coût de compensation s’élève à 22,85$. Seriez-vous prêt à payer pour compenser l’effet polluant de vos déplacements dans l’atmosphère?

Source:
– «Inside Eco-friendly Air Travel», Smartplanet.com, 17 février 2010.

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Ailleurs dans le monde Hébergement Marketing Produits et activités

Artistes en résidence: nouveaux acteurs dans l’expérience touristique

Que l’on parle d’expositions d’artistes dans les aéroports ou d’une œuvre peinte à même le mur d’un foyer d’hôtel, il n’y a pas de doute, la culture s’intègre de plus en plus aux composantes de l’expérience touristique. Pourquoi alors ne pas pousser l’idée encore plus loin en transformant une partie de votre espace en véritable lieu d’inspiration et de création artistique? Des intervenants touristiques développent des programmes d’artistes en résidence, et ce, au grand bonheur de leurs clients.

Le contact avec l’artiste en création permet à l’entreprise:

  • de se faire remarquer, de se distinguer de la concurrence et de faire parler d’elle;
  • d’améliorer la qualité de l’expérience touristique de ses clients en y ajoutant un élément inusité et un brin d’authenticité;
  • de se positionner comme mécène et de créer un environnement propice aux échanges culturels;
  • d’offrir à un artiste une occasion inouïe de s’inspirer d’un nouveau milieu afin d’y produire une œuvre.

Nous vous présentons quelques exemples d’artistes en résidence dans divers secteurs de l’industrie en espérant qu’ils puissent être une source d’inspiration.

Dans les hôtels

L’Hôtel Pfister de Milwaukee a lancé son programme d’artiste en résidence au printemps en rénovant son centre d’affaires pour y inclure un studio ainsi qu’une galerie d’art. L’artiste y peint une bonne partie de la semaine et des fins de semaine pendant que les clients de l’établissement sont invités à venir découvrir ses créations au fur et à mesure qu’il les réalise. Reginald Baylor, l’artiste résident actuel, est également chargé des visites de la collection d’art de l’hôtel à l’occasion des forfaits «Overnight Art Package» et il accueille même les groupes scolaires pour leur expliquer son processus créatif.

Artiste en residence

Source: www.thepfisterhotel.com

Voyez l’artiste qui emménage dans ses nouveaux locaux de création:

Le Creators Inn by Elvine est un microhôtel à l’intérieur de l’Hôtel Scandic Malmen de Stockholm, où les âmes créatrices sont invitées à soumettre une demande pour loger gratuitement pendant l’été. En plus de la chambre, les personnes acceptées ont accès à un espace de travail commun, à une cuisine, à une salle à manger, à un studio de musique et à un atelier au sous-sol. Selon le concepteur du projet, le but est de promouvoir la région auprès des artistes dont la seule présence contribue à rendre la ville plus intéressante. Le site Internet du microhôtel propose même des entrevues avec les artistes qui donnent leurs commentaires sur la ville et sur les services de l’établissement. Le concepteur qualifie l’initiative de responsabilité sociale créative (Creative Social Responsibility), mais avoue qu’il s’agit là d’un exercice de marketing efficace.

artiste en residence
Oeuvre en papier de l’artiste Shin Tanaka, client invité du Creators Inn.
Source: www.creatorsinn.com

L’Hôtel Marienbad de Berlin offre une chambre cinq étoiles aux artistes fauchés en échange d’une œuvre. Certains y ont laissé des traces permanentes (sculptures, tableaux, installations) tandis que d’autres ont présenté leurs œuvres éphémères à l’occasion d’événements ouverts au public. Ainsi, des projections de films, des lectures poétiques et des concerts électropunk ont eu lieu à l’hôtel, lui procurant une atmosphère comparable aux soirées élégantes du 18e siècle consacrées aux arts.

artiste en residence
Source: www.cultureprojects.com

Dans les grands espaces

Le programme d’artiste en résidence dans le parc national du Gros-Morne, à Terre-Neuve, est une activité de diffusion de la Art Gallery of Newfoundland and Labrador (AGNL), créée en 1998 dans le but de rendre le parc plus accessible au public à partir des arts. Le parc héberge de 3 à 4 artistes canadiens ou internationaux par année qui, en plus de s’adonner à un effort créatif, participent à la programmation et interagissent avec les visiteurs, les résidents, les scientifiques et les employés. Les œuvres inspirées des lieux sont ensuite exposées dans des galeries d’art à travers le monde. Le programme connaît un tel succès qu’il a été lancé dans d’autres parcs nationaux à Terre-Neuve et au Yukon.

Dans le Rocky Mountain National Park du Colorado, les artistes en résidence demeurent deux semaines dans une cabane historique à flanc de montagne. À la fin de leur séjour pendant lequel ils interagissent avec les visiteurs, une œuvre est choisie; elle sera soit intégrée à la collection d’art du parc pour exposition, soit vendue. Les fonds recueillis serviront à financer le programme d’artiste en résidence ainsi que la préservation du bâtiment.

artiste en residence
Source: www.nps.gov

Dans l’aéroport

L’aéroport de Heathrow a invité l’écrivain Alain de Botton à y passer une semaine à titre d’artiste en résidence dans le but de prouver qu’un aéroport est un lieu intéressant d’observation. L’auteur a donc eu un accès libre au nouveau Terminal 5, récemment critiqué pour ses longues files d’attentes à la sécurité. Récemment publié, son livre intitulé A Week At The Airport: A Heathrow Diary expose les rouages de l’aéroport; les voyageurs et employés rencontrés deviennent les personnages de son récit, écrit, en partie, sur place. L’ouvrage sera distribué gratuitement à 10 000 passagers dans l’aéroport et mis en vente en librairie. C’est ce que l’on peut qualifier de stratégie de marque pour le moins innovatrice.

artiste en residence
Source: www.heathrowairport.com

Même dans les DMO

En juillet, l’Office de tourisme de Chicago, la seule organisation de gestion de la destination (OMD) aux États-Unis à faire partie intégrante du service des affaires culturelles de la ville, a annoncé l’arrivée du créateur Jim Lasko à titre d’artiste en résidence. Il est chargé de la réalisation d’un événement de très grande envergure pour 2011 qui unira artistes, résidents et visiteurs dans la promotion de la ville comme destination culturelle incontournable.

Danse, musique, arts du cirque, nouveaux médias, théâtre, littérature… toutes les formes d’art ont de quoi émerveiller votre clientèle. Avez-vous un espace sous-utilisé à un moment de l’année que vous pourriez transformer en un lieu d’inspiration et de création artistique?
De L’Écart à Rouyn-Noranda à la coopérative Lézarts à Montréal, les centres de création ne manquent pas au Québec. Pourquoi alors ne pas faire appel à cette communauté artistique pour établir des liens qui bénéficieront à tous?

 

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

Lire aussi: Et si la culture allait à la rencontre des touristes?
Au lieu de penser produit, pensez expérience

Sites:
www.thepfisterhotel.com/
www.creatorsinn.com/
www.cbc.ca/artspots/
www.therooms.ca/artgallery/summer_residencies_2010.asp
www.nps.gov/romo/supportyourpark/artist_in_residence.htm
www.explorechicago.org/
www.lezarts.coop
www.lecart.org/residence.asp

Sources:
–  Agence France-Presse. «Un écrivain en résidence à l’aéroport d’Heathrow», Cyberpresse, 19 août 2009.
–  Connolly, Kate. «Room service: Berlin hotel tells artists to pay for stay with artwork, not cash», The Guardian, 9 août 2009.
–  Kogan, Rick. «The City is his Canvas», Chicago Tribune, 30 août 2009.
–  «De Botton’s airport diary launched at Heathrow today», www.springwise.com , 22 septembre 2009.
–  «Un écrivain en résidence dans un aéroport», Le Devoir, 20 août 2009.
–  «Stockholm hôtel offers free haven for creative souls», The Local, 15 mai 2009.

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Transport

Détente, visites guidées, golf et musée de la culture: Destination? L’aéroport d’Incheon!

Une partie de golf en attendant votre prochain vol? Vous préférez partir à la découverte d’un temple coréen plutôt que de faire la file à la porte d’embarquement? Peut-être avez-vous besoin d’un traitement spa après de longues heures en avion? Ces exemples représentent qu’un petit échantillon des services offerts aux passagers de l’aéroport d’Incheon en Corée du Sud, élu le meilleur aéroport au monde par la firme Skytrax pour l’année 2009*.

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L’aéroport se démarque par les services qu’il offre aux passagers, entre autres:

  • des ordinateurs publics et l’accès à Internet gratuits;
  • des douches gratuites et des endroits propres pour se changer;
  • un hôtel adjacent aux portes d’embarquement qui loue des chambres à 40$ pour une utilisation allant jusqu’à 6 heures (ou 100$ pour 24 heures);
  • une sélection de visites guidées sur terre et sur mer, d’une durée de une à six heures;
  • un terrain d’exercice sur place et des forfaits de golf;
  • des salles de visionnement de films ou de nouvelles;
  • des aires de jeux pour les enfants et des salles d’allaitement;
  • des services de massage et une expérience spa complète;
  • un musée de la culture coréenne;
  • un centre de la culture coréenne, où l’on peut concevoir son propre éventail et d’autres créations artisanales traditionnelles tout en écoutant de la musique locale.

L’aéroport d’Incheon reçoit actuellement 30 millions de passagers par année. Bien que le climat économique actuel ait ralenti sa croissance, l’aéroport prévoit tout de même accueillir 5 millions de passagers supplémentaires d’ici 2010 et 15 millions de plus d’ici 2015. Plaque tournante pour Asiana Airlines et Korean Air, il dessert 70 lignes aériennes et 170 destinations, dont plus de la moitié en Asie.

Vive les correspondances!

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* Le sondage Skytrax a été effectué auprès de 8,6 millions de voyageurs dans 190 aéroports du monde. Les aéroports ont été évalués selon 39 critères, dont les services d’enregistrement, la facilité de correspondance, l’accès à Internet et la gestion des bagages. Il est à noter que l’aéroport international de Hong Kong et l’aéroport Changi à Singapour occupent les 2e et 3e rangs du palmarès.

Sites:
Aéroport Incheon
World Airport Awards

Source:
Grossman, David. «Why can’t all airports be like Incheon?», USA Today, 16 juin 2009.

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Ailleurs dans le monde Hébergement

Des microhôtels dans les aéroports…

Faire la sieste entre deux vols, dans un lit confortable et en toute intimité… C’est possible dans les nap cabins de l’aéroport de Munich! Pour la somme de 30 euros, les voyageurs en escale peuvent bénéficier d’une microchambre d’hôtel pour deux heures. Ils peuvent s’y reposer ou encore y travailler, puisque les chambres sont munies de connexions Internet. À l’aide d’un écran tactile, le voyageur en transit choisit le type d’ambiance recherchée: Relax Yourself ou Activate Yourself; l’éclairage et la musique s’ajustent aussitôt. L’écran permet aussi de consulter l’horaire des vols, de programmer une alarme pour le réveil, d’écouter de la musique ou de visionner des films.

Les nap cabins ont été développées par cinq étudiants à l’occasion d’une compétition de la Technical University of Munich. Napcabs est actuellement à la recherche d’investisseurs qui souhaiteraient implanter ces microhôtels dans les aéroports… Cette innovation dépassera-t-elle le stade du prototype?

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Source:
– Trendhunter magazine. «Airport Micro Hotels», [http://www.trendhunter.com/trends/napcabs-innovative-airport-relaxation], page consultée le 6 janvier 2009.

Site Internet:
Napcabs

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Enjeux Hébergement Marketing Produits et activités Ressources humaines Tourisme durable

La revue de presse 2008 du Réseau de veille

C’est la fin de l’année, la période par excellence pour rédiger un bilan annuel. On ferme les livres tout en jetant un bref regard en arrière pour voir ce qui a marqué notre année, les bons comme les mauvais moments! C’est ce que vous propose l’équipe du Réseau de veille qui vous a préparé une courte revue de presse…

Un contexte peu favorable à l’industrie touristique

Tout au long de l’année, ces thèmes ont fait la une et hanté nos banquiers sidérés par une conjoncture économique, financière et politique peu reluisante:

  • Économie – Les déboires du marché immobilier américain et la crise économique qui y sévit se répercutent sur d’autres secteurs d’activité. Cette situation mine la confiance des consommateurs.
  • Taux de change – La force du huard et le déclin de la devise américaine ont certainement influencé les dépenses de vacances des Américains. Au Canada, la valeur élevée du dollar a favorisé la tendance aux voyages internationaux.
  • Prix du pétrole – Le prix du carburant au Canada et ailleurs dans le monde a battu des records historiques cette année. En juin, le prix moyen d’un litre d’essence ordinaire se détaillait à environ 1,43$ dans la région montréalaise. Malgré tout, les automobilistes canadiens n’ont pas modifié leurs comportements de consommation. Par contre, le ralentissement de l’économie américaine se fait durement sentir auprès des Américains. Ainsi, ceux-ci ont parcouru 4,7% moins de kilomètres en juin 2008 par rapport au même mois de l’année précédente.

Quand la météo s’en mêle: pour le bonheur des uns et le malheur des autres

Les conséquences d’un hiver enneigé ont été plutôt positives pour l’industrie touristique, tout en réjouissant les adeptes de sports d’hiver. Dès le début de janvier 2008, le nombre de journées skiables enregistrées dans les stations de ski s’élevait déjà à près du tiers de celui des années antérieures. Les 80 stations ont affiché une croissance de l’achalandage de 11,1 % cet hiver par rapport à la saison 2006-2007.

Par contre, les entreprises touristiques qui comptent sur un été ensoleillé pour augmenter leur achalandage et assurer leur rentabilité – particulièrement celles liées au plein air – ont été moins choyées. Par exemple, le taux d’occupation d’un camping de la région de l’Outaouais atteignait 25% les deux premières semaines d’août comparativement à 98% à la même période l’année dernière. Même en ville, la pluie a apporté son lot d’effets négatifs, entre autres, pour les restaurants ayant une terrasse. En juin, la ville de Québec a connu 22 jours de pluie, ce qui en fait un des mois de juin les plus pluvieux depuis plus d’un demi-siècle selon Environnement Canada.

«Vert» des gestes de plus en plus responsables

En 2008, l’Association des hôteliers du Québec (AHQ) a poursuivi l’implantation du programme de reconnaissance en développement durable (PRDD) et certifié une vingtaine d’établissements à travers le Québec. Quant à la Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ), elle a modifié ses critères d’évaluation pour permettre l’obtention de points supplémentaires à la suite, par exemple, de l’achat d’appareils écoénergétiques.

Tourisme Laval s’est offert un tournoi de golf écoresponsable où près de 50% de ses participants ont adopté le covoiturage pour se rendre sur les lieux. De plus, le taux de récupération des matières résiduelles a atteint 92%. Tourisme Laval s’est aussi engagé à planter 90 arbres pour compenser ses émissions de gaz à effet de serre.

Dans la même optique, Tourisme Montréal a coordonné la création d’un comité vert de l’industrie touristique montréalaise afin de mettre en place un plan d’action vert dans le milieu. Celui-ci inclut par exemple une clause d’écoresponsabilité pour les fournisseurs.

Ailleurs, la démarche d’Action concertée de coopération régionale de développement (ACCORD) de la région des Laurentides comprend des initiatives de reboisement et de lutte aux algues bleues (cyanobactéries) ainsi que le développement de voies de contournement pour les sentiers de motoneige et de quad de manière à protéger les paysages et les zones de plein air.

Pour inciter le respect de certaines normes de qualité et de développement durable, les Cantons-de-l’Est sont devenus la troisième destination mondiale à conclure une entente de partenariat avec le Centre mondial d’excellence des destinations.

Même Transat a adopté un nouveau programme de soutien au tourisme durable. La compagnie, à travers ces 120 projets au Québec et ailleurs, collabore avec des partenaires comme le Fonds mondial pour la nature Canada afin de préserver et mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel tout en aidant les communautés à bénéficier des retombées économiques du tourisme.

Les Fêtes du 400e de QuébecCN_2008-12_revuepresse_img2

L’année 2008 aura été celle du 400e de Québec. Après un départ plutôt difficile – plusieurs démissions à la Société du 400e minent la crédibilité de l’organisation – les festivités connaissent un succès populaire inespéré. Sur l’ensemble de l’année 2008,plus de 290 activités ont attiré huit millions de visiteurs. Le Moulin à images de Robert Lepage, l’Espace 400e, Paul McCartney, Céline Dion, Le Louvre à Québec, le Championnat mondial de hockey, le Chemin qui marche, Rencontres, le spectacle commémoratif, le Cirque du Soleil et plusieurs autres ont contribué à créer une masse critique d’événements d’envergure et à favoriser une couverture médiatique extrêmement positive. Québec a aussi été le lieu de rassemblements nationaux et internationaux qui ont généré d’importantes retombées économiques.

Aéroport de La Macaza – Mont-Tremblant et nouveau casino

En avril 2008, Loto-Québec et le gouvernement du Québec annonçaient une entente qui permettra à la station de ski Mont-Tremblant d’établir un nouveau casino sur le Versant Soleil de la montagne. Attendu pour l’été 2009, cet établissement a été bien accueilli par le milieu, notamment parce qu’il s’agit d’un attrait touristique qui sera dédié à une clientèle composée majoritairement de villégiateurs, de congressistes et de vacanciers. On anticipe un achalandage de quelque 700 000 visites et des revenus annuels de l’ordre de 50 millions de dollars, générés notamment par une importante section réservée aux clients «hautes mises».

Soulignons que le projet du nouveau casino s’insère à l’intérieur d’une vision élargie de développement et de commercialisation de la région. Les partenaires du consortium économique Tourisme aérien Laurentides ont jusqu’à maintenant obtenu des résultats favorables à la suite de la création de nouvelles liaisons aériennes à partir de marchés ciblés à destination de l’aéroport international de La Macaza – Mont-Tremblant. En septembre 2008, on annonçait le renouvellement de l’entente avec la compagnie Continental Airlines visant à reprendre, à l’hiver 2008-2009, les vols en provenance de la ville de New York. Cette liaison s’ajoutera aux vols du transporteur Porter Airlines qui dessert le centre-ville de Toronto.

Développement des croisières internationales

En mai 2008, les deux paliers de gouvernement ont annoncé un investissement de plus de 100 millions de dollars, échelonné sur cinq ans, afin de développer un réseau d’escales portuaires visant à accueillir davantage de croisières internationales. Pour la première fois, le Québec bénéficiera d’une réelle «Stratégie de développement durable et de promotion des croisières internationales». Ce sera l’occasion d’améliorer les infrastructures d’accueil de même que l’offre touristique en périphérie, et ce, pour les villes de Saguenay, Sept-Îles, Baie-Comeau, Gaspé, Havre-Saint-Pierre ainsi que pour les Îles-de-la-Madeleine. Les visées de Croisières du Saint-Laurent sont ambitieuses alors que l’on souhaite quadrupler le nombre de passagers par escale pour atteindre 400 000 passagers par escale en 2014 et tripler les revenus annuels, qui totaliseraient plus de 270 millions de dollars.

Passez Go et réclamez… toute une visibilité!

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Au terme d’un grand suffrage, plus de 5 millions de votes, la ville de Montréal a décroché la case la plus dispendieuse de la nouvelle version mondiale du jeu Monopoly. L’impressionnante mobilisation des Montréalais a permis de devancer les Paris, Londres et Shanghai de ce monde. Il s’agit d’une promotion inestimable pour la ville qui se trouve au cœur de bons moments de milliers de foyers. Aucune autre ville du jeu ne sera autant convoitée que Montréal. Quelle agréable façon de se positionner dans l’imaginaire des futurs touristes!

Toronto et Vancouver seront aussi sur la planchette, ce qui fait du Canada l’un des deux seuls pays à avoir trois de ses villes représentées dans le Monopoly Monde. Depuis sa création en 1935, le Monopoly s’est vendu à plus de 250 millions de copies, offertes en 37 langues dans 103 pays à travers le monde.

Montréal a perdu son Grand Prix de Formule 1

Depuis, le débat est lancé. Plusieurs se demandent comment remplacer cet événement et quelles actions mettre en œuvre pour soutenir l’économie, le tourisme et l’emploi tout en offrant une vitrine internationale exceptionnelle pour Montréal et le Québec. Chacun y va de son grain de sel:

  • le maire de Montréal souhaite créer un fonds de développement conjointement avec le milieu des affaires;
  • Tourisme Montréal a mis sur pied un comité-conseil pour cibler des événements et des promoteurs;
  • l’Institut économique de Montréal (IEDM) a imaginé dix chantiers; le Journal de Montréal, cinq projets;
  • tout cela, sans compter les idées suggérées par la population du Québec à travers des lettres ouvertes, des blogues, des émissions radiophoniques, etc.

Les défis de l’entreprise en ressources humaines s’intensifient

Sur le plan des ressources humaines, il faut souligner d’une part la ronde de grèves qui a perturbé le secteur hôtelier cet été au Québec. Les syndicats de plus d’une quarantaine d’hôtels affiliés à la CSN négociaient le renouvellement de leurs conventions collectives qui expiraient le 30 juin.

D’autre part, mentionnons que le projet pilote de la région des Cantons-de-l’Est qui visait à recruter des baby-boomers pour des postes dans les kiosques d’informations touristiques de la région a été concluant. Le nombre de postulants a surpassé les attentes et la satisfaction était au rendez-vous. Voilà un bon exemple pour contrer la raréfaction de la main-d’œuvre!

Bref, une année mouvementée pour l’industrie touristique québécoise…