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Technologies

Brève incursion dans le monde des beacons

Qu’est-ce que c’est?

Le beacon est un système de microlocalisation intérieure

 

Le beacon est un système de microlocalisation intérieure (par opposition au GPS, qui ne fonctionne bien qu’à l’extérieur). Son principe est simple: une petite balise électromagnétique émet en permanence un signal qui, une fois qu’il est capté par une application mobile, transmet des informations personnalisées à un récepteur selon l’endroit précis où il se trouve. Par exemple, une balise située à l’entrée d’un magasin peut «réveiller» l’application du magasin en question – application que le consommateur aura téléchargée préalablement – et diriger le client vers un article en promotion.

CN_iBeacon_image0Source: Apocope

On compte déjà plusieurs balises sur le marché, que ce soit pour les systèmes d’exploitation iOS ou Android; mais celle dont on parle le plus, c’est la iBeacon. Elle a été lancée à l’automne 2013 par Apple, qui la présente comme «une nouvelle catégorie de transmetteurs à basse consommation énergétique (Bluetooth LE) et à bas coût (environ 25$) qui peuvent notifier de leur présence les périphériques iOS 7 à proximité». La technologie beacon comporte par contre quelques inconvénients: le récepteur Bluetooth de l’appareil mobile doit être activé, et la balise n’est précise qu’à quelques mètres près; mais nous n’en sommes encore qu’aux premiers balbutiements de cette technologie. ABI Research prévoit que d’ici 2019, les États-Unis compteront 60 millions de balises iBeacon sur leur territoire.

Quels usages pour l’industrie touristique?

Dans le secteur du transport aérien
À l’aéroport, les balises peuvent accélérer le traitement des passagers à des points de contact critiques tels que l’enregistrement, le dépôt des bagages, le contrôle des passeports et les portes d’embarquement.

Les balises peuvent aussi guider les passagers dans le terminal, comme le démontre American Airlines (AA) à l’aéroport Dallas Forth Worth, où la compagnie aérienne a effectué le plus grand déploiement de iBeacons de l’industrie. Certains utilisateurs ont reçu des messages de l’application leur indiquant la direction à prendre et le temps estimé pour se rendre du terminal jusqu’à la porte d’embarquement. Ces balises peuvent éventuellement guider des passagers ayant une déficience visuelle. L’aéroport de San Francisco teste un prototype d’application qui utilise l’un des 500 iBeacons situés dans le terminal 2, pour décrire de manière audible certains points d’intérêt.

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Source: Econsultancy

Virgin Atlantic utilise aussi la technologie iBeacon pour fournir des mises à jour, des instructions ou des offres promotionnelles à ses passagers transitant par l’aéroport d’Heathrow à Londres. Quant à EasyJet, elle a installé ses balises à Londres Luton et Gatwick, au Royaume-Uni, de même qu’à l’aéroport Charles-de-Gaulle, à Paris. La technologie est d’abord déployée au carrousel à bagages et dans les zones de sécurité pour informer les passagers qu’ils doivent préparer leur passeport et leur carte d’embarquement.

Aussi, comme plusieurs voyageurs ont déjà installé l’application de leur compagnie aérienne sur leur téléphone intelligent, il est facile de leur proposer des offres sur mesure en fonction de ce que l’on connaît d’eux. Ainsi, des services qu’ils n’auraient pas considérés auparavant peuvent prendre beaucoup de valeur une fois à l’aéroport, comme l’accès à des lignes de sécurité prioritaires ou au salon VIP, des enregistrements accélérés, un surclassement, etc.

Dans les musées et les centres d’exposition

L’installation de balises dans les lieux culturels permet d’enrichir l’expérience du visiteur en lui procurant une meilleure accessibilité à l’information. Placée près d’un tableau, par exemple, elle alertera l’appareil mobile du visiteur et l’invitera à consulter la fiche de l’œuvre. Il pourra y lire du contenu textuel, écouter des commentaires audio et même regarder une vidéo. Cette technologie facilite aussi le repérage en temps réel dans l’espace muséal en affichant les pièces déjà visitées et celles qu’il reste à voir. Il va sans dire que les balises peuvent trouver la même utilité dans plusieurs autres types d’attraits tels les zoos, les aquariums, les centres d’interprétation, etc.

Plusieurs musées européens utilisent déjà cette technologie. C’est le cas à la Maison de Rubens, à Anvers en Belgique, qui invite les touristes à télécharger une application sur leur iPhone ou leur iPad. Ils sont ainsi géolocalisés et le contenu adapté à l’œuvre devant laquelle ils se trouvent est automatiquement diffusé par un casque ou des oreillettes (voir la vidéo).

 

Source: Vimeo

Dans le secteur des festivals et de l’événementiel

Placées à différents endroits, les balises informent les personnes présentes de la programmation dans les lieux où elles se trouvent, des points d’affluence et dirigent les festivaliers sur le site. D’autres balises peuvent notifier certains visiteurs sur les performances VIP ou les fidéliser, par exemple en leur offrant un billet gratuit pour une représentation particulière. Plusieurs grands festivals utilisent déjà la technologie iBeacon, que ce soit Tribeca, Coachella ou SXSW, pour n’en nommer que quelques-uns.

Dans l’hôtellerie, les resorts ou les centres de vacances

L’enregistrement automatisé constitue l’une des principales utilisations des balises dans l’hôtellerie. Cette technologie peut aussi servir à communiquer les activités du jour, des suggestions de restaurants, de boutiques et d’attraits à la manière d’un concierge virtuel, comme c’est le cas des hôtels James de New York, Chicago et Miami. L’application James Pocket Assistant propose aussi une visite autoguidée pour découvrir la collection d’œuvres d’art de l’hôtel.

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Source: iTunes

La fidélisation de la clientèle peut aussi être facilitée grâce aux balises électromagnétiques. Par exemple, depuis le 24 juillet dernier, les clients membres du programme de Marriott peuvent recevoir des offres personnalisées sur leur appareil mobile en fonction de leur localisation précise dans l’hôtel, et ce, dans trois établissements d’Amérique du Nord grâce à leur nouveau service, LocalPerks.                                                        

Parmi les autres utilisations possibles, mentionnons le contrôle de l’éclairage, de la température et du téléviseur, ainsi que la possibilité de commander des produits devant être livrés à la chambre. Pour plus de détails concernant les possibles utilisations des balises dans l’hôtellerie, visionnez cette vidéo (en anglais).

Dans les restaurants, un des avantages de la balise est d’offrir un menu virtuel comprenant plus de détails sur des éléments particuliers: le nombre de calories, les fermes locales où les produits ont été cultivés, les accords  mets et vins proposés, etc. Lors de congrès, de réunions ou de conférences, elle peut favoriser le réseautage en informant les participants de l’identité des gens à proximité. Elle sert aussi à «pousser» le contenu de la session directement aux appareils mobiles des personnes inscrites, qui sont aussi invitées à profiter d’une variété d’outils d’interaction. Elles peuvent par exemple voter sur un sujet et obtenir les résultats instantanément sous forme graphique sur leur écran ou soumettre des questions au conférencier.

Quel avenir les consommateurs réserveront-ils à ce nouveau gadget? L’adopteront-ils avec enthousiasme ou le verront-ils comme un «big brother» envahissant et trop curieux? Qu’en pensez-vous?

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Transport

Ligne ferroviaire directe entre l’aéroport et l’hôtel

L’American Public Transportation Association (APTA) et l’U.S. Travel Association ont voulu savoir s’il existait une corrélation entre la proximité d’un hôtel par rapport à une ligne de train reliée à l’aéroport et ses revenus par chambre ainsi que sa compétitivité sur le marché des réunions et des congrès.

Méthodologie de l’étude

Ces associations ont évalué la performance des hôtels situés dans deux groupes de grandes villes:

  • celles qui offrent un accès direct à l’aéroport par le train: Atlanta, Chicago, Washington, Minneapolis, Portland et San Francisco;
  • celles qui n’en ont pas: Las Vegas, La Nouvelle-Orléans, Orlando, Sacramento et Tampa.

Dans le premier groupe, les établissements ont été séparés de la manière suivante: d’un côté, ceux qui étaient situés dans un rayon de 400 m de la gare; de l’autre, ceux qui se trouvaient plus loin. Parmi tous les établissements des deux groupes de villes, l’APTA et l’U.S. Travel Association ont aussi comparé la performance des hôtels très présents sur le marché des réunions et congrès, soit les établissements haut de gamme et de luxe.

Les données analysées s’étendent de 2006 à 2013, mais deux périodes ont été isolées: l’une pendant la crise économique (du quatrième trimestre 2008 au premier trimestre 2010) et l’autre après (du deuxième trimestre 2010 au deuxième trimestre 2013).

Résultats

L’étude révèle que les hôtels situés dans une ville offrant un accès ferroviaire direct vers l’aéroport affichent un tarif de chambre journalier moyen et un revenu par chambre disponible supérieurs de 11% en moyenne à ceux des hôtels situés dans des villes sans liaison directe (voir le graphique 1). Les écarts de performance sont encore plus visibles durant les périodes de crise et d’après-crise.

Image à la une: ©stock.xchng

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dans les villes possédant une liaison directe, les hôtels situés à moins de 400 m d’une gare affichent une meilleure performance que ceux qui en sont plus éloignés.

De plus, dans les villes possédant une liaison directe, les hôtels situés à moins de 400 m d’une gare affichent une meilleure performance que ceux qui en sont plus éloignés.

Enfin, les hôtels haut de gamme et de luxe, qui accaparent la plus grande part de marché des réunions et congrès, ont un meilleur avantage compétitif s’ils sont situés dans une ville qui est connectée à l’aéroport par le train. Cette constatation est aussi valide lorsque les villes «non reliées» avec l’aéroport possèdent une capacité hôtelière et un volume de passagers aux aéroports comparables ou supérieurs aux villes «reliées».

Cette étude confirme l’importance des transports en commun pour l’industrie touristique. À Montréal, l’accessibilité de l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau est l’une des priorités de la Ville, et cette étude vient appuyer la nécessité de se doter d’une liaison ferroviaire directe.

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Tendances

Les 14 tendances touristiques pour 2014

À la suite de la conférence sur les 13 tendances touristiques de 2013, Paul Arseneault, de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, et Pierre Bellerose, de Tourisme Montréal, récidivent pour une seconde année dans le cadre des Gueuletons touristiques, cette fois-ci accompagnés de deux intervenants français, Jean-Luc Boulin et Pierre Eloy, rédacteurs du blogue etourisme.info. Grâce à leur sens de l’observation affûté et à leur expérience sur le terrain, ces 4 conférenciers ont identifié 14 tendances touristiques qui marqueront l’année 2014.

1- La croissance s’accélère pour le tourisme urbain

L’épicentre touristique devient urbain. La croissance touristique des grandes villes s’explique avant tout par une meilleure accessibilité, en raison des investissements massifs réalisés dans les aéroports au cours des dernières années. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, ce phénomène est visible depuis cinq ans et va s’accélérer en 2014. De cette tendance découle la possibilité pour les régions de profiter de ces flux touristiques; les grandes villes créent des alliances commerciales entre elles afin de maximiser les retombées et deviennent même des plaques tournantes (hubs) pour les territoires environnants.

2- Concentration/fusion/alliance – le mot d’ordre pour les attraits et événements

La Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal et la fusion des musées McCord et Stewart illustrent la tendance à la concentration, plutôt qu’à la multiplication. Centraliser la gestion d’événements ou d’attraits sous une entité commune est une stratégie qui permet de gagner en puissance, mais aussi en pertinence pour le visiteur. C’est une nouvelle façon de voir l’avenir des attraits et des événements.

3- Retailtainment (commerce et divertissement)

Devant la croissance exponentielle du commerce en ligne, les centres commerciaux traditionnels perdent en attractivité. En effet, ils n’apportent plus autant de valeur ajoutée pour le consommateur, qui peut se faire livrer à domicile après avoir passé une commande en ligne. Ils doivent dès lors se réinventer, faire vivre une expérience au visiteur et le divertir. Aux États-Unis, certains centres se rapprochent de plus en plus du milieu touristique; en ajoutant une offre de divertissements, ils deviennent ainsi des lieux de loisirs. On voit même des marques de textile comme Urban Outfitters et Quicksilver développer des enseignes hôtelières, afin de jumeler magasinage et séjour touristique.

4- Les habitants, promoteurs de leur communauté

Les organismes de gestion de la destination (OGD) s’appuient de plus en plus sur les habitants pour promouvoir leur destination. On retrouve ce mouvement de fond dans le crowdfunding, le crowdsourcing et le crowdlearning. Ce dernier concept se transpose dans le tourisme par les habitants qui font visiter leur milieu de vie aux visiteurs, par exemple la communauté des greeters. Le mélange de tous ces concepts laisse entrevoir une nouvelle forme d’organisation touristique, le crowdtourism, où les interactions entre les membres de la communauté et les visiteurs sont omniprésentes. Ainsi, les OGD et les entreprises touristiques auront un rôle de médiation et d’organisation de cette rencontre.

5- Le caractère imprévisible du tourisme américain

Appréciation prévue du dollar américain en 2014, reprise de l’économie aux États-Unis, baisse du coût du transport aérien pour l’ensemble de l’Amérique du Nord, en raison de la fusion entre American Airlines et US Airways… voilà autant de mouvements et de signaux macroéconomiques qui annonceraient un retour des Américains au Canada et au Québec pour 2014. Cela sera-t-il suffisant pour renverser la tendance?

6- Le tourisme LGBT, de moins en moins gai et de moins en moins gay…

Aujourd’hui, les comportements de la clientèle LGBT se rapprochent de plus en plus de ceux de la moyenne des voyageurs. Elle délaisse quelque peu les quartiers et attraits spécifiquement «gays» et est ouverte à sortir des grandes villes. En 2014, les mouvements de ces touristes seront de plus en plus complexes à analyser et à interpréter. Les professionnels du tourisme ne doivent toutefois pas les perdre de vue, car il s’agit d’une clientèle aux retombées touristiques importantes.

7- 2014: année de l’impatience

Les entreprises ne peuvent plus se contenter d’être réactives, elles doivent à présent jouer la carte de l’instantanéité, ce qui est plus difficile à gérer. Le client ne veut plus perdre son temps et s’attend à être servi rapidement et efficacement. Le numérique, à l’origine de ces attentes, est aussi la solution pour y répondre. Les grandes entreprises sont en train de faire évoluer leurs outils de conversation instantanée sur les médias sociaux en remplaçant leur automatisation par de vraies personnes. Elles comprennent l’importance d’humaniser les relations avec leurs clientèles.

8- Migrations nouvelles

Ce phénomène vient de la fusion de deux tendances: la mobilité et la redéfinition du touriste. On ne raisonnera plus simplement en apparentant le tourisme à un voyage lointain, mais en le considérant aussi comme un loisir de proximité, ou tourisme «d’hyperproximité». Faut-il donc toujours travailler en silo et séparer les touristes des visiteurs et de ceux qui pratiquent des loisirs? Une évolution est nécessaire de la part de l’industrie.

9- Connecter les compétences

L’ère du multitâches et des généralistes est finie. Les entreprises touristiques doivent à la fois s’entourer de spécialistes (formés par exemple pour le Web ou les médias sociaux) et décloisonner les fonctions de marketing, de recherche, de ventes et de développement afin que tous les employés puissent participer aux projets. De plus, on constate l’importance de la formation en tourisme et de la professionnalisation de ces métiers. En France, certains nouveaux emplois voient le jour, l’animateur numérique de territoire et le reporter de territoire, par exemple.

10- Choc entre mondialisation et produits locaux dans la restauration

La demande croissante en tourisme responsable touche aussi le secteur de la restauration. Outre la qualité de la nourriture, les consommateurs exigent une garantie sur l’origine des produits et souhaitent consommer «local». Ce constat est un véritable enjeu pour une destination, qui doit se démarquer tout en répondant à des standards de qualité recherchés par une clientèle internationale.

11- Des nouveaux défis d’être hôtelier

Le comportement du client a changé: il est devenu autonome, réserve sa chambre sur une agence de voyages en ligne et peut se passer des services de l’hôtelier; ce qu’il recherche avant tout, c’est une chambre. La solution réside peut-être dans l’hyperpersonnalisation du produit. Les chaînes Best Western et Carlson Rezidor Hotel exploitent ce filon en affichant les vues à 360 degrés de chacune de leurs chambres sur Google Street View. Dans certains hôtels Accor, le décor de la réception s’individualise, c’est la standardisation de la différenciation.

12- TripAdvisor, Airbnb et les agences de voyages en ligne se réinventent

La force des grandes entreprises de tourisme en ligne telles que TripAdvisor, Airbnb et Expedia consiste à se réinventer continuellement. Ils privilégient et font évoluer l’expérience client en ligne grâce à une écoute, à une agilité et à une adaptabilité exemplaires. Il est très difficile de concurrencer ces géants du Web, mais il demeure possible de les utiliser à son avantage…

13- Le côté sombre de l’instantanéité et de la transparence

Malgré tous les avantages des médias sociaux en matière de relation client, ceux-ci peuvent se retourner contre l’entreprise. On découvre le côté sombre de la transparence et une forme de terrorisme numérique identifiée par le terme «Far Web». La possibilité de nuire est accessible à tous. Le prestataire se doit donc d’être de plus en plus un veilleur de sa réputation en ligne. Il ne lui faut cependant pas tomber dans le piège d’accorder plus d’attention aux avis négatifs qu’aux avis positifs.

14- L’économie collaborative fera partie intégrante de l’économie touristique

Tendance très importante en 2013, l’économie collaborative continuera d’exister en 2014. L’industrie touristique ne pourra pas la chasser, le client l’a adoptée, et il faut maintenant apprendre à vivre avec et à l’intégrer, voire adapter le modèle pour qu’il cohabite avec l’ensemble des acteurs.

 

Si un seul mot devait résumer les 14 tendances identifiées, ce serait «hyper»: hyperpersonnalisation; hyperconnexion sociale; hypermobilité et hyperhumatérialisation.

Merci à nos conférenciers:

– Pierre Bellerose (@pierrebellerose), vice-président – Relations publiques, recherche et développement du produit à Tourisme Montréal;

– Paul Arseneault (@paularseneault), titulaire de la Chaire de tourisme Transat;

– Pierre Eloy (@touristic), co-fondateur Agitateurs de Destinations Numériques et rédacteur du blogue etourisme.info;

– Jean-Luc Boulin (@JeanLucBoulin), directeur de la MOPA (Mission des Offices de Tourisme et Pays Touristiques d’Aquitaine) et rédacteur en chef du blogue etourisme.info.

 

Pour connaître tous les détails de ces 14 tendances, visionnez les extraits de la conférence ou parcourez la présentation.

 

Image à la une Stef & Stef Photographie

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Produits et activités Tendances

#JeudiTourisme 2013: Gourmand, gastronomique, agrotouristique

L’hôtellerie se met à la bouffe de rue

La chaîne Four Seasons descend dans la rue pour faire connaître son offre gastronomique. Le Four Seasons Taste Truck a réalisé une tournée de 55 jours à travers 8 villes dans 3 États américains, et a pris part à de nombreux événements festifs.

 

 

 

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Source: taste.fourseasons.com

Des produits de la ferme à l’aéroport

Le transporteur aérien JetBlue et l’organisme GrowNYC, qui organise des marchés depuis 1976, ont tenu un marché de type pop-up à l’aéroport JFK de New York mettant en vedette les produits locaux. Il s’agit de la première initiative du genre à avoir eu lieu à l’intérieur d’un terminal.

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Source: untappedcities.com 

Un cocktail officiel pour Hôtellerie Champêtre

Des hôteliers se sont livré une compétition amicale afin de créer LE cocktail du réseau québécois Hôtellerie Champêtre. Le jury a choisi le «Toundra Chic», une création de Guy Laroche, directeur de l’Auberge de montagne des Chic-Chocs, en Gaspésie.

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Source: www.facebook.com

D’épicerie organique à agence de voyages

L’entreprise Whole Foods Market, qui vend des produits d’épicerie équitables, propose maintenant des séjours dans les pays où elle s’approvisionne. Whole Journeys vend quant à elle des voyages dont la composante clé est la découverte de la cuisine régionale et de la culture culinaire.

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Source: www.wholejourneys.com/

Manger chez des particuliers à travers le monde

La plateforme Web EatWith permet aux voyageurs d’entrer en contact avec des membres de la population locale en partageant un repas à leur domicile.

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Source: www.eatwith.com/ 

L’aéroport dans la rue

Après une longue période de rénovation de sa zone de restauration, l’aéroport international de la capitale suédoise, Stockholm Arlanda, en fait la promotion en offrant une sélection de produits dans la rue.

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Source: www.springwise.com 

Merci @ambrassard, @AudeLenoir, @KateGermain, @MarilyneDubois, @oplontis1971!

En savoir plus sur l’initiative #JeudiTourisme

Image à la une: www.wholejourneys.com

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Segments de clientèles

Démystifier l’aéroport pour les enfants atteints de troubles envahissants du développement

Le dimanche 20 octobre 2013 se tiendra à l’aéroport Montréal-Trudeau l’événement «Enfants en Première», qui mènera de jeunes TED sur le parcours qu’emprunte un voyageur dans l’aéroport, de son arrivée au parc de stationnement jusqu’à l’embarquement et à l’annonce des mesures de sécurité à bord de l’avion, et ce, sans qu’il y ait décollage. Des employés d’Aéroports de Montréal (ADM) et d’Air Transat ainsi que des membres de la Sûreté aéroportuaire encadreront l’activité.

Cette initiative, sans précédent au Canada, s’inspire d’un programme américain créé il y a trois ans par le Charles River Center en collaboration avec la Massachusetts Port Authority (aéroport international Logan, à Boston), Wings for Autism.

Ajout au 22 novembre

Suite au succès de cette première journée (250 participants), ADM annonçait l’implantation du  programme sur une base annuelle. 

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Ailleurs dans le monde Transport

Destination: l’aéroport

Les aéroports sont de plus en plus inspirants, ambitieux et stimulants. Les plaques tournantes asiatiques, entre autres, ont fait preuve de créativité pour offrir des services adaptés aux besoins des passagers des vols long-courriers, qui doivent souvent «endurer» de très longues escales. Pensons à l’aéroport international d’Incheon, à Séoul, ou à celui de Changi, à Singapour, tous deux centrés sur des innovations comme une piscine et un spa sur le toit, un terrain de golf, un anneau de glace, ou encore des espaces aérés, naturels et lumineux.

Les multiples fonctions de l’aéroport moderne

À la fin de 2012, le Conseil international des aéroports – Amérique du Nord (ACI-NA) a répertorié plus de 70 services différents offerts aux voyageurs par ses membres. Voici quelques exemples tirés d’aéroports à travers le monde.

Bain de nature… 

analyse_aeroports_murvegetal_changiL’aéroport Changi de Singapour est connu pour ses espaces de verdure intérieurs et extérieurs, et son mur végétalisé qui surplombe l’aire de récupération des bagages au terminal 3. On y a aussi intégré un jardin à papillons. À l’aéroport international de Kuala Lumpur, c’est une forêt tropicale malaisienne qui a été transplantée. Elle entoure le terminal principal, tandis qu’un ruisseau gargouille à travers la végétation.

L’aéroport international O’Hare de Chicago et celui de Sydney, en Australie, possèdent tous deux un jardin urbain vertical auquel s’approvisionnent en herbes fraîches et en légumes les restaurateurs de l’aéroport. Au Canada, l’aéroport international de Vancouver dispose d’un aquarium de 114 000 litres contenant plus de 5 000 créatures marines.

… et de culture

En partenariat avec des musées, certains aéroports ont transformé quelques surfaces en lieux d’exposition. C’est le cas de Paris-Charles-de-Gaulle, qui inaugurait récemment son nouvel Espace musées au hall M du terminal 2E. Celui-ci accueille sa première exposition gratuite: Rodin, les ailes de la gloire, une sélection de 50 œuvres issues du célèbre musée Rodin, à Paris. Chaque année, deux expositions thématiques seront présentées aux passagers. L’aéroport Schiphol, à Amsterdam, a son Rijksmuseum, une annexe de celui qui a pignon sur rue, tandis qu’à San Francisco, l’aéroport abrite le SFO Museum. Reconnue officiellement par l’American Alliance of Museums, cette zone muséale dispose maintenant de plus de 20 galeries d’exposition réparties dans 4 terminaux; de quoi distraire un grand nombre d’amateurs d’art. L’aéroport de Mexico a lui aussi son musée, qui présente une exposition sur les monuments mayas, et celui d’Incheon, en Corée du Sud, exploite un musée d’art regroupant de précieux objets datant de l’ère Chosŏn (1392-1910). Ce dernier compte également deux galeries consacrées aux métiers d’art. L’Aérogalerie de l’aéroport Montréal-Trudeau comprend quatre volets: arts médiatiques, art lumineux intégré, expositions photographiques et œuvres permanentes.

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D’autres aéroports ont plutôt opté pour des espaces musique et offrent régulièrement des concerts gratuits, comme ceux d’Austin, de Nashville, d’Atlanta ou de Washington. Celui de Vancouver présente une programmation estivale, les Take-off Fridays, pendant que le terminal JetBlue de l’aéroport John F. Kennedy se transforme quant à lui en salle de spectacles, pour ses événements «Live from T5».

Le septième art y trouve aussi son compte dans les aéroports de Hong Kong et de Singapour, qui offrent tous deux une expérience Imax en 2D, 3D et même 4D (Changi).

Gastronomie et cuisine locale au rendez-vous

Certaines plaques tournantes créent des microcosmes culinaires de la destination. À Raleigh-Durham, en Caroline du Nord, les restaurants servent des spécialités de l’État: vins locaux, sauces, fromages et viandes. Il en va de même à O’Hare et à l’aéroport de Copenhague, dont les marchés offrent des aliments sains prêts à emporter, incluant des fruits et des légumes cultivés localement. Tous les fournisseurs ont été soigneusement sélectionnés afin de développer un univers culinaire basé sur les principes de proximité, de durabilité et de collaboration avec les producteurs locaux. L’Airbräu, un pub de l’aéroport de Munich, brasse sa propre bière et propose une cuisine bavaroise. Des chefs de renom n’ont pas hésité à se lancer dans l’aventure aéroportuaire. Le Daily Meal a recensé une trentaine de ces restaurants gastronomiques à travers le monde.

Espaces ludiques

L’attente à l’aéroport peut être immensément stressante, lorsque l’on voyage avec de jeunes enfants. Plusieurs l’ont bien compris; à San Francisco, par exemple, petits et grands peuvent s’amuser dans des aires de jeux interactives, louer des films et des lecteurs DVD portables, et effectuer, munis d’un plan, un tour autoguidé d’une trentaine de minutes combinant la visite d’un terminal à un jeu-questionnaire pour mieux comprendre le monde de l’aviation. À l’aéroport de Zurich, on emmène les enfants prendre part à un circuit-découverte de douze stations, un cahier de coloriage sous le bras. À celui de Kuala Lumpur, on glisse, on grimpe et on s’amuse dans les nombreux modules de jeu.

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Le Dream Come True Education Park de l’aéroport de Hong Kong propose des installations interactives conçues pour faire découvrir aux enfants divers métiers par des jeux de rôle. À l’aéroport Haneda de Tokyo, ils peuvent faire des courses de voitures sur un circuit de 150 pieds de long.

Santé, bien-être et sport

Aéroports de Paris propose de lutter contre le décalage horaire grâce à la luminothérapie, avec ses trois espaces équipés de lampes GoLITE BLU. Ce service est entièrement gratuit et disponible en libre service. Dans la zone de détente «Recompose» de l’aéroport de San Francisco, on trouve un spa et une salle de yoga, dont le design s’inspire des jardins zen japonais.

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Les aéroports d’Incheon et de Los Angeles gagnent des points auprès des sportifs amateurs, avec leur parcours de golf de 18 trous. Incheon possède aussi un champ de pratique de 330 verges et une patinoire dont la surface est en plastique (voir l’image ci-dessous).

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Des services pour la clientèle, mais aussi pour les travailleurs

Même les voyageurs les plus chevronnés peuvent parfois oublier quelques effets personnels ou manquer de temps pour effectuer certaines formalités avant leur départ. Qu’à cela ne tienne, ils pourront rafraîchir leur coiffure ou faire un saut à la clinique, puis chez le pharmacien, directement à l’aéroport. Ces services sont aussi très courus par les travailleurs des aéroports de San Francisco et de Düsseldorf.

Accroître les revenus

Les aéroports internationaux sont toujours à la recherche de nouvelles sources de financement pour accroître leurs profits — ou simplement pour se remettre à flot — tout en allégeant le fardeau financier des compagnies aériennes. Selon un sondage de l’ACI-NA, les revenus provenant des concessions (nourriture, boissons, vente au détail et services) s’élevaient à 1,5 milliard de dollars en 2011, en hausse de 12% par rapport à 2010. Ces recettes représentent 20% des revenus totaux qui ne sont pas directement liés à l’aéronautique. Les aéroports les plus ambitieux, ceux qui ont maîtrisé l’art de distraire et finalement d’attirer les voyageurs, ont le potentiel de faire beaucoup d’argent!

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Ailleurs dans le monde Transport

La végétation prend place à l’aéroport de Singapour

Porte d’entrée sur les richesses naturelles indonésiennes et malaisiennes, l’aéroport de Singapour compte bien offrir un avant-goût au visiteur en le plongeant dans un univers floral multisensoriel. Sur les traces des espèces végétales de la région, les touristes seront conquis par l’omniprésence des fleurs et des arbres.

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Un «sentier nature» les invite même à découvrir des espaces thématiques spécialement aménagés. Chaque terminal de l’aéroport comporte plusieurs lieux de découvertes comme les jardins des orchidées, des cactus, des bambous, des heliconias ou des fougères. Véritable plaisir visuel et olfactif, ce sentier séduit à la fois les visiteurs qui arrivent à destination mais aussi ceux qui sont en transit, en bonifiant le temps que ces derniers passent à attendre leur prochain vol.

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 Source: Changi Airport Group

Dans une ambiance tropicale et détendue, vous profiterez même d’une visite éducative, avec la serre aux papillons, ou d’une expérience nocturne, dans le jardin des tournesols, qui fait partie des nouveautés insolites.

 

Source:

– Aéroport de Singapour. «Butterfly Garden», changiairport.com, 31 mai 2011.

 

Site Web:

Butterfly House Consultancy

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Transport

La situation du transport aérien au Canada préoccupe

Le ministre d’État (Petite entreprise et Tourisme), l’honorable Maxime Bernier, a assuré les Québécois, et plus particulièrement la communauté montréalaise, qu’il les appuierait dans leurs efforts pour développer des liaisons aériennes vers des destinations asiatiques, compte tenu du fort potentiel de croissance de ce marché. M. Bernier a fait cette déclaration lors de l’ouverture de la saison des Gueuletons touristiques de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, le 5 novembre dernier.

Les dessertes aériennes: le nerf de la guerre!

Les aéroports canadiens desservent de multiples destinations sur plusieurs continents, mais il semble que certains aéroports et certaines clientèles soient favorisés. Par exemple, le Québec fait piètre figure en ce qui concerne les liaisons directes avec l’Asie de l’Est (Chine, Japon et Inde, entre autres) qui pourtant, selon l’OMT, constitue le marché qui enregistrera le plus haut taux de croissance en termes de voyages internationaux au cours des prochaines années. Alors que, pour la semaine du 7 au 13 novembre 2012 le site Internet de l’aéroport international de Vancouver annonçait 125 vols directs vers 10 destinations asiatiques, celui de l’aéroport international Pearson de Toronto proposait 78 vols hebdomadaires vers 9 destinations de l’Asie et 37 vers 6 destinations d’Amérique du Sud au cours de l’été 2012 (25 mars au 27 octobre); et celui de Montréal n’en n’offrait aucun!

Devant ce constat, M. Bernier, comme député de Beauce, a accueilli favorablement l’idée d’une augmentation de vols à destination de l’aéroport international Montréal-Trudeau et s’est dit enclin à soutenir Montréal si une compagnie aérienne asiatique ou sud-américaine voulait accroître sa fréquence de vols à destination du territoire canadien.

M. Bernier a quand même tenu à souligner que, selon le forum économique mondial, le Canada se situe au 10e rang sur 139 par rapport à son ouverture aux marchés dans le transport aérien. Il reconnaît que les aéroports canadiens vivent une problématique structurelle qui les rend moins concurrentiels que les aéroports américains. En effet, ces derniers étant subventionnés par l’État et le gouvernement fédéral, ils sont en mesure d’offrir des tarifs très compétitifs, et ce, même à la clientèle québécoise, qui ne se gêne d’ailleurs pas pour traverser la frontière pour prendre un vol à destination des États-Unis. Le Canada a entrepris une certaine privatisation des aéroports sous l’ancien gouvernement, mais comme celle-ci n’est pas entièrement complétée, les aéroports canadiens doivent vivre avec les revenus qu’ils perçoivent des transactions. L’idée d’une capitalisation boursière, qui permettrait aux aéroports de diminuer les taxes aux voyageurs, est présentement à l’étude au ministère des Transports. Comment tout cela se terminera? À l’avantage, cette fois, du Québec… Espérons-le!

 

Lire aussi l’article de Nathaëlle Morissette dans La Presse du 14 novembre : Chine et Amérique du Sud: des vols directs de Montréal?

 

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Quelques tendances touristiques selon Trendwatching

Un voyageur de plus en plus branché et informé, qui recherche la commodité et des produits adaptés à ses besoins, qui se crée lui-même sa définition du luxe, voilà quelques-unes des tendances qui façonnent l’industrie du tourisme. Comment l’industrie s’est-elle adaptée afin de répondre au comportement actuel du consommateur? Tirées du rapport annuel 2012 de la firme Trendwatching, nous vous présentons ici cinq des tendances les plus prometteuses.

Adapter son produit pour mieux répondre aux besoins (tribefacturing)

Les voyageurs cherchent à vivre des expériences uniques et le plus près possibles de leurs besoins. Selon la tendance du tribefacturing, les entreprises touristiques modifient leurs offres ou ajoutent des services pour combler un segment de clientèle aux besoins spécifiques (lire aussi: Améliorer l’offre hôtelière pour séduire tous les segments de clientèle). De nombreuses initiatives vous ont été dévoilées au cours des dernières années par le Réseau de veille appuyant cette tendance. En 2012, celle-ci se poursuit de plus belle et les exemples se multiplient en ce sens.

Au Bella Sky Hotel de Copenhague, un étage complet de chambres est réservé aux femmes. Ainsi les chambres de cet étage sont décorées dans une ambiance très féminine. Plantes et fleurs fraîches, magazines de mode, minibar avec smoothies, champagne et chocolat, cintres supplémentaires, miroir à cosmétiques, produits de beauté exclusifs, grandes serviettes de bain, peignoir et pantoufles, bref, plusieurs petites attentions ont été instaurées pour le pur plaisir de mesdames. Dans cet exemple, la stratégie d’adaptation du produit a été particulièrement bien appliquée par l’hôtel (lire aussi: L’hôtellerie s’adapte aux préférences des femmes).

Source: Bella Sky Comwell

Le concept des microhôtels dans les aéroports suit également cette tendance. Instaurées dans plusieurs villes à travers le monde, ces petites capsules ont été créées afin de répondre à une clientèle de voyageurs qui souhaite se reposer entre deux vols, à l’abri des sons et sans devoir quitter l’aéroport. À Munich, les Napcabs proposent de petites cabines autonomes de 4 mètres carrés qui incluent un espace de bureau, un lit, l’accès Internet et un téléviseur. Les clients paient selon un tarif horaire (lire aussi: L’aéroport en pleine mutation).

Source: The Z hotels

Luxezvous (Luxyoury)

Selon cette tendance forte, le luxe est toujours au rendez-vous, mais sous une toute autre forme. Autrefois, il était synonyme de ce qui était grandiose, imposant, cher et rare, mais aujourd’hui chaque consommateur lui confère un sens différent et crée sa propre définition. Le luxe sert à se différencier de la masse. À la recherche de cette trouvaille unique que tout le monde souhaiterait avoir, ou de cette expérience inusitée et exclusive, le consommateur d’aujourd’hui est plutôt intéressé par le statut conféré par le luxe.

Avec son menu «bain de champagne», le Cadogan hotel de Londres vise à faire vivre une expérience de luxe hors de l’ordinaire. Spécialement conçu pour la Saint-Valentin, le concept propose à la clientèle de se baigner dans 84 litres de champagne, soit l’équivalent de 120 bouteilles.

Mais le luxe se veut aussi beaucoup plus accessible et celui-ci n’a pas besoin d’être livré à grande dose pour appuyer la tendance. L’émergence des hôtels à petits budgets qui offrent des produits ou des services plus luxueux que ceux des hôtels budgets standards en est un bon exemple. À Londres, la chaîne Z Hotels se positionne dans l’offre de chambre de qualité à bas prix. Toutes ses chambres sont dotées d’un téléviseur HD, de stations de recharge pour iPod, d’un accès Internet, de même que de produits de toilette de marques réputées, le tout dans un environnement moderne et très tendance. Tout comme ses chambres, le site Web de la chaîne hôtelière laisse croire à une chaîne d’hôtels de luxe (lire aussi: Le tourisme de luxe, c’est chic!).

La commodité plus que jamais (convenience)

Cette tendance existe depuis très longtemps, mais ne semble pas vouloir s’essouffler. Les innovations se poursuivent afin de rendre la vie du consommateur de plus en plus simple et facile. Selon Trendwatching, la commodité est une condition très importante pour de nombreux consommateurs, et les entreprises qui accorderont aux gens leur bien le plus précieux, le temps, y gagneront beaucoup.

À Squaw Valley en Californie, de nouvelles succursales de la chaîne Starbucks offrent le service de type ski-in/ski-out, permettant aux skieurs de commander sans devoir enlever leur équipement de sport.

Source: Youtube – Squaw Valley Visitor Channel

Le pouvoir du savoir (Info Scarcity)

Plus que jamais les voyageurs cherchent à se tenir informés, et ce, à chacune des étapes de leur voyage. Dans l’abondance actuelle des renseignements disponibles, non seulement ceux-ci ne sont pas toujours pertinents, mais le voyageur peut se perdre dans cette marée de données. C’est pourquoi il est à la recherche d’outils qui lui offriront du contenu pratique, personnalisé et en temps réel, qui l’aideront à la prise de décision et qui contribueront à parfaire son expérience touristique.

PadInTheCity est une entreprise de Madrid qui offre la possibilité aux touristes de louer des iPads lors de leur passage dans la ville. L’appareil est muni d’applications diverses qui facilitent les séjours touristiques et qui offrent une panoplie de renseignements utiles pour le visiteur en plus de lui donner accès en tout temps au réseau 3G: GPS, cartes de métro, cartes routières, traducteur, information touristique, audioguides pour certains musées, numéros d’urgences, jeux pour enfants.

Hostels Now est une application qui utilise le concept de réalité augmentée pour aider le voyageur à trouver des hôtels à l’aide de la caméra de son téléphone intelligent. L’application offre également des renseignements sur les distances à parcourir, la disponibilité, les prix, les avis de clients, en plus d’offrir la possibilité de réserver directement.

De plus en plus (dé)branché (Off = On)

Le consommateur passe de plus en plus de temps connecté et les outils et activités en ligne façonnent l’offre touristique. De l’Internet à la réalité augmentée, les nouvelles technologies fusionnent de plus en plus le ‘en ligne’ avec le ‘hors ligne’, en veillant à ce que les consommateurs ne soient jamais totalement déconnectés.

C’est d’ailleurs le cas au Ushuaia Beach Hotel d’Ibiza où la clientèle demeure connectée en permanence au réseau social Facebook grâce à la technologie RFID (Radio Frequency Identification). À l’aide d’un simple bracelet et de bornes interactives installées sur le site de l’hôtel, le visiteur est automatiquement connecté à son compte de façon à pouvoir partager son expérience en temps réel. Ces bornes lui permettent de prendre des photos, d’enregistrer sa localisation ou d’aimer les publications proposées par l’hôtel.

 

Source: YouTube : Ushaïa Beach Hotel

Comment s’adapter à un consommateur de plus en plus exigent et changeant?

Votre produit répond-t-il adéquatement aux attentes actuelles? Tenez-vous informé, puisque le pouvoir du savoir, c’est très tendance!

 

 

Sources :

– Trendwatching.com. «2012 Travel Industry Report».

– Gargiulo, Susanne. «Women-only hotel floors tap boom in female business travel», Cnn.com, 20 mars 2012.

– «Pay as you go : Micro-Hotel segment in airports growths», Tourism-review.com, 7 février 2012.

– Biemann, Cecilia. «Ski-in/ski-out Starbucks brings takeaway coffee to the slopes», Springwise.com, 22 février 2012.

 

Sites Internet:

Bella Sky Hotel

Napcabs

Cadogan Hotel

Z Hotels

Pad in the city

Hostels Now

Ushuaia Beach Hotel

Vidéo:

Ushuaïa Ibiza – The First Facebook Presence hotel

Squaw Valley Opens Mountain Top Starbucks

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La tendance cash-less gagne l’industrie touristique

Payer un séjour hôtelier, un repas dans l’avion ou une consommation lors d’un festival à l’aide de son téléphone intelligent, d’un bracelet ou d’une simple empreinte digitale, voilà des pratiques qui voient le jour dans l’industrie touristique. La dématérialisation des devises (cash-less) transforme la façon dont les consommateurs achètent leurs biens ou s’engagent auprès d’une marque ou d’une entreprise. Selon la firme Parks Associates, on estime qu’un total de 100 millions de dollars a été transigé via paiement mobile en 2011, un chiffre qui devrait atteindre les 50 milliards d’ici 2014.

L’avancée rapide de la technologie pour paiements mobiles explique certes le gain en popularité de cette tendance, identifiée par la firme Trendwatching. On a d’ailleurs observé de nombreux développements en ce sens au cours des dernières années, et ce, tant chez les sociétés de cartes de crédit que les fournisseurs d’appareils mobiles, les banques ou les développeurs de technologies. Même le géant Google est entré dans la mêlée en octobre 2011 avec l’introduction du Google Wallet, une application visant à transformer le téléphone intelligent en un véritable portefeuille virtuel.

Source: Youtube

Le paiement mobile se définit comme une méthode de paiement alternative aux cartes de crédit, espèces et chèques. La transaction entre deux parties se faisant via le terminal mobile, elle peut s’effectuer sous plusieurs formes:

  • par messagerie texte (par exemple avec l’aide de codes à barres 2D);
  • par facturation directe sur le compte mobile de l’utilisateur;
  • par web mobile (par exemple via les sites mobiles ou les applications);
  • par la technologie NFC (near field communication ou communication par champ proche) où une puce permet l’échange de données sans fil avec les lecteurs électroniques NFC situés dans les commerces.

Le paiement biométrique est arrivé dans l’hôtellerie

Au Ushuaïa Ibiza Beach Hotel, les visiteurs n’ont plus besoin de transporter ni cartes, ni portefeuille pendant leur séjour. Toutes les installations de l’hôtel sont équipées de dispositifs de reconnaissance qui permettent de payer pour les différents services, de réserver et d’accéder aux événements, et ce, à l’aide de simples empreintes digitales. L’hôtel utilise la technologie PayTouch, un système de paiement biométrique conçu pour lier la carte de crédit d’une personne à ses empreintes digitales. Tout au long de son séjour, le client peut suivre ses transactions en ligne, de même qu’accéder à un système de récompenses offertes par l’hôtel. La sécurité associée à un tel système de paiement est fort avantageuse en raison de la nature unique des empreintes et de la réduction des risques associés à la perte ou au vol de cartes lors du séjour.

Source: Youtube

Bientôt dans un aéroport près de chez vous?

Dans l’industrie de l’aviation, la technologie NFC suscite beaucoup d’intérêt et pourrait avoir des répercussions sur les façons de voyager. À l’été 2012, une phase test a été lancée à l’aéroport de Toulouse afin d’expérimenter cette technologie auprès d’une cinquantaine de voyageurs d’affaires.

Ainsi, de l’accès au stationnement où sera mémorisée la localisation de leur véhicule, au paiement des billets, en passant par l’enregistrement des bagages, à l’achat de consommations durant le vol, les passagers peuvent franchir les différentes étapes de leur parcours à l’aide de leur téléphone.

Des applications pour paiements mobiles

Certaines entreprises optent pour le développement d’une application de paiement mobile. Par exemple, Stationnement de Montréal lançait, en juin 2012, son application «P$ Service mobile», qui permet d’acquitter sa note à l’aide d’un téléphone intelligent. L’application est donc l’équivalent de la borne de paiement, mais au bout des doigts. Une fois le paiement effectué, le client reçoit instantanément un courriel ainsi qu’une alerte par messagerie texte ou courriel, lorsque la période payée est échue.

Payer avec l’aide d’un bracelet

Si les festivaliers transportent habituellement beaucoup de liquidité lors de leur passage à un événement, cela pourrait changer grâce aux technologies de paiement mobile. Au Royaume-Uni, les visiteurs du Wireless Festival peuvent dorénavant payer avec un simple glissement de bras, grâce au PayBand, une carte prépayée de 250 livres sterling prenant la forme d’un bracelet et pouvant être utilisée à toutes les stations désignées. Ce système permet aux organisateurs une plus grande efficacité à tous les points de vente tout en réduisant considérablement les files d’attente.

Source: Youtube

Pour une prestation de services personnalisée

Les paiements mobiles effectués à l’aide de la technologie NFC offrent aux entreprises la possibilité de collecter des données permettant une myriade de possibilités de promotions personnalisées, basées sur le profil des utilisateurs et leur historique d’achats. En mars 2012, une collaboration a été annoncée entre l’Office de tourisme et des congrès de Marseille (OTCM) et la société ADELYA, spécialiste de la fidélisation fondée sur les technologies NFC, pour créer une carte touristique sans contact qui permettra aux touristes d’accéder aux transports en commun de même qu’aux différents attraits touristiques. Avec cette nouvelle city-pass, l’OTCM suivra en temps réel les déplacements et les prestations consommées par les visiteurs. Ces informations pourront être utilisées par la suite à de multiples fins: pour adapter l’offre globale en fonction des saisons et des préférences des visiteurs, pour renforcer le lien avec ceux-ci ou pour l’envoi d’offres ou de messages personnalisés.

 

On le constate, les paiements mobiles offrent de nombreuses possibilités afin de personnaliser et de faciliter l’expérience client. Ces méthodes nécessitent toutefois des investissements majeurs et il convient pour les gestionnaires d’analyser les différentes options en fonction des objectifs établis et du niveau de service souhaité.

 

Sources:

– «NFC grew rapidely in 2011, Berg Insight Reports», Nfcme.com, 12 juin 2012.

– «Toulouse: la technologie NFC à l’essai auprès des voyageurs d’affaires», Voyages-d-affaires.com, 22 mai 2012.

– «La ville de Marseille adopte le city-pass NFC», LeMondeInformatique.fr, 30 avril 2012.

– Evans, Tara. «An incitement to splash out or the future of paying ? Wireless Festival wristband lets you spend up to £250 with the swipe of an arm», Newsrt.co.uk, 15 mai 2012.

– «At Ibiza hotel, biometric payments let guests pay with fingerprint», Springwise.com, 11 juin 2012.

– PhoCusWright. «Mobile hits the mainstream : Leisure and business traveler trends», janvier 2012.

 – Lévesque, Ève. «Une nouvelle application mobile pour payer», JournalDeMontreal.com, 27 juin 2012.

– Vouillon, Clément. «M-Paiement: Introduction et définition», 8 septembre 2010.

– «Les 12 tendances de consommation incontournables pour 2012», Trendwatching.com, consulté le 30 juillet 2012.

 

Sites Internet:

Ushuaïa Ibiza Beach Hotel

Wireless Festival