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Le plein air accessible

 

L’accès aux activités en nature est non seulement possible, mais extrêmement salutaire pour les personnes aux prises avec un handicap. Certains lieux ont été aménagés pour une meilleure accessibilité mais l’innovation permet aussi la conception d’équipement adapté. L’information à ce sujet ne circule pas assez. Plusieurs représentants d’organismes de plein air sont venus en discuter lors du Sommet mondial Destination pour tous en octobre 2014. Des initiatives de l’Australie et de l’Alberta ainsi que des solutions pour certaines pourvoiries du Québec ont été présentées.

Parks Victoria: équipement adapté disponible gratuitement

Selon John Kenwright de Parks Victoria, l’organisme de gestion des parcs de la région de Victoria, en Australie, le tourisme accessible représente un marché de taille:

  • presque un Australien sur cinq est atteint d’un handicap;
  • 88% des personnes handicapées prennent des vacances chaque année;
  • les dépenses touristiques de ces Australiens comptent pour 11% des recettes touristiques au pays;
  • la population australienne est vieillissante.

Voilà, entre autres, qui justifie des efforts pour développer une offre inclusive. Et l’organisme Parks Victoria est très dynamique en la matière. Non seulement des unités d’hébergement dans les parcs sont adaptées pour recevoir des personnes en fauteuil roulant, mais on offre aussi des services pour les visiteurs atteints de déficience visuelle et l’on rend disponible gratuitement des appareils aux personnes à mobilité réduite pour visiter les parcs.

Différents types de fauteuils roulants tout-terrain sont proposés selon le genre de territoire à explorer (voir photos ci-dessous). De gros pneus permettent de circuler sur la plage; des structures allongées peuvent emprunter des sentiers plus étroits et escarpés; certains fauteuils sont même conçus pour monter et descendre des marches et permettent la visite de grottes. Le programme de bénévoles Sherpa offre aux visiteurs avec un handicap le soutien nécessaire durant leur visite.

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Source: Parks Victoria

Si l’offre existe, elle demeure cependant méconnue parce qu’on oublie souvent de la promouvoir. Pour diffuser l’information, Parks Victoria a misé sur les médias sociaux et sur plusieurs partenaires:

  • Tourism Victoria et Tourism Australia
  • Agences de voyages spécialisées pour les personnes avec un handicap
  • Organismes d’aide aux personnes handicapées
  • Sites Web de loisirs pour personnes ayant un handicap
  • Événements communautaires dans les parcs

Le plein air accessible en Alberta: l’innovation en tête

Christian Bagg, de l’organisme Alberta Parks, est venu discuter de la stratégie d’inclusion dans les parcs de l’Alberta. Push To Open Nature Society, le réseau provincial d’accessibilité aux activités de plein air, a donné naissance au plan d’inclusion des parcs Everyone Belongs Outside. Ce dernier a transformé la vision de l’organisme Alberta Parks envers l’expérience nature et a entraîné de nouvelles façons de faire découvrir les lieux. Le Park Explorer, un fauteuil roulant adapté, est l’une des initiatives qui permettent aux personnes à mobilité réduite de se promener dans les parcs.

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Source: Alberta Tourism, Parks and Recreation

M. Bagg, lui-même en fauteuil roulant et adepte de plein air, est le concepteur du Park Explorer. Il estime que la découverte de la nature apporte du bien-être à tous, peu importe le type d’objectif poursuivi. Il y a toujours lieu de se dépasser, que ce soit d’atteindre un sommet ou de découvrir un sentier. La vidéo qui suit démontre sa détermination à innover pour aller toujours plus loin dans l’exploration de la nature.

Source: Youtube

Lever les barrières sur l’aventure extrême  

En 2011, l’Association canadienne des paraplégiques et Hostelling International-Canada-Pacific-Mountain Region (HI-C-PM Region) cherchaient une façon de développer l’accès, pour les personnes handicapées, aux activités des auberges de jeunesse situées sur la promenade des Glaciers en Alberta. La culture des auberges de jeunesse en est une de partage, de transmission des valeurs et d’échange d’histoires vécues; ces centres semblent donc des lieux tout indiqués pour favoriser l’inclusion des personnes handicapées aux activités d’aventure.

Certaines installations d’hébergement ont donc été réaménagées pour pouvoir recevoir une clientèle en fauteuil roulant. En collaboration avec des organismes d’aventure adaptée, plusieurs activités ont aussi été développées sur place: cyclisme à main, kayak, escalade et randonnée. Le premier séjour d’aventure adaptée s’est déroulé en juillet 2013. Les photos ci-dessous montrent que les organisateurs et les participants font preuve d’audace, mais surtout que ces derniers vivent des expériences extrêmes, comme tout adepte d’aventure.

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Source: Hostelling International – Canada – Pacific Mountain Region

Chasse et pêche pour tous

Au regard de l’évolution de sa clientèle, vieillissante, et parce que la demande des personnes à mobilité réduite en matière d’activités de plein air est bien présente, l’Association des pourvoiries du Québec s’associe à l’organisme Kéroul pour outiller ses membres. Un sondage réalisé auprès des pourvoiries membres indique que 17% souhaitent connaître le niveau d’accessibilité de leur établissement. Des évaluations démontrent que certaines pourvoiries ont le potentiel de devenir partiellement accessibles. Mais outre les adaptations à apporter aux installations d’hébergement, l’accès aux activités soulève aussi des défis. Il faut par exemple prévoir:

  • l’accès au quai et l’aménagement de la zone de pêche;
  • de l’équipement pour faciliter le passage du quai à l’embarcation;
  • une cabane à poisson et un ponton accessibles;
  • une cache de plain-pied adaptée, fixe ou mobile;
  • un véhicule pour se rendre en zone de chasse.

L’organisme Kéroul a développé un Guide d’accessibilité pour les pourvoiries en trois parties afin de faciliter la démarche des établissements qui souhaitent devenir accessibles à tous.

Bon pour le moral

Des études le démontrent, les activités en nature ont un impact positif sur la santé mentale. Selon Sonya Jakubec de Mount Royal University, à Calgary, les expériences de plein air dans les parcs apportent aux personnes avec un handicap une sensation de calme, une impression d’évasion, des défis à relever et de la joie. Ceux qui s’y adonnent en veulent plus!

 

Image à la une: Facebook: Push to Open Nature Initiative

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Découvrir la destination à la pagaie

Le Print Measurement Bureau 2014 estime que 673 000 Québécois ont fait du canot à au moins une occasion au cours de la dernière année. C’est sensiblement le même nombre et la même proportion, soit plus ou moins 10% des Québécois de 12 ans et plus, depuis 5 ans. Bien que les statistiques sur la pratique du kayak et de la planche à pagaie (stand-up paddling, SUP) – planche individuelle sur laquelle on pagaie debout – ne soient pas disponibles, nous pouvons affirmer qu’il s’agit de deux activités en vogue depuis quelques années.

Le kayak au premier rang

Le kayak s’avère le sport de pagaie le plus populaire; le nombre de gens le pratiquant a augmenté de 20% de 2010 à 2012

L’organisme Outdoor Foundation publiait récemment un rapport sur la pratique des activités de pagaie par les Américains. L’étude révèle que plus de 19 millions d’individus (6,7% de la population de 6 ans et plus) se sont adonnés au canot, au kayak, à la planche à pagaie ou au rafting en 2012. Le kayak s’avère le sport de pagaie le plus populaire; le nombre de gens le pratiquant a augmenté de 20% de 2010 à 2012, et c’est en Nouvelle-Angleterre que son taux de pratique est le plus élevé (8,2% de la population). Le canot arrive en seconde place tous groupes d’âge confondus, mais il est le sport de pagaie le plus populaire parmi les jeunes de 6 à 17 ans. La fréquence de pratique du canot est plus élevée que pour les autres activités de pagaie, mais son nombre d’adeptes a diminué au cours des dernières années.

Le rafting récolte 1,3% de participants auprès de la population américaine. La plupart (68%) en ont fait moins de 3 fois au cours de l’année. Cette activité est surtout pratiquée par des garçons de 13 à 17 ans. Le rafting est aussi en perte de vitesse. La planche à pagaie est une activité nautique en pleine émergence, dont la croissance de 2010 à 2012 a été de 36%. Elle rejoint pour l’instant 1,5 million d’Américains, soit 0,5% de la population. La planche à pagaie séduit principalement les adultes de 18 à 44 ans. Le tableau suivant rassemble les faits saillants de l’étude de l’Outdoor Foundation et de Coleman.

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Faciliter la pratique et initier les jeunes

Les organismes comme Pagaie Canada et la Fédération québécoise du canot et du kayak rassemblent des programmes de formation pour apprendre aux gens à pratiquer ces sports. Aux États-Unis, le National Water Trail System (NWTS), une initiative gouvernementale, fait appel aux coopératives ainsi qu’aux organismes locaux et d’États qui gèrent les différents cours d’eau afin de regrouper les parcours canotables des États-Unis. Le NWTS a ainsi pour but de protéger et de restaurer les rivières, les lacs et leurs berges, tout en y favorisant l’accès aux loisirs de plein air. L’utilisateur peut se rendre sur le site Web de la NWTS pour consulter les parcours canotables, ainsi que les caractéristiques et les cartes utiles pour y naviguer. Les adeptes peuvent y partager leurs histoires de descente de rivières.

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Source: National Water Trails System

L’organisme américain Outdoor Nation, dont le but est d’inciter les jeunes – surtout ceux de la génération Y – à faire des activités de plein air, mise d’abord sur les sports de pagaie pour y arriver. En collaboration avec le U.S. National Park Service, entre autres, Outdoor Nation lance la troisième édition de Paddle Nation Grant, un programme de bourses pour les instigateurs de projets qui poussent les jeunes à pagayer. Chacun des 16 projets novateurs gagnants recevra une bourse de 2500 dollars américains.          

Sortir des sentiers battus… et se régaler!

Les adeptes de sports de pagaie s’organisent pour pratiquer leur activité de façon autonome ou avec des groupes d’initiés. Mais pour inciter les néophytes à le faire, le producteur doit offrir le service complet qui comprend une courte formation, l’équipement et l’activité guidée. Plusieurs petites entreprises québécoises le font. Certaines vont au-delà de l’offre traditionnelle avec des sorties en mer en plein hiver. C’est le cas de Katabatik, qui propose des sorties hivernales en kayak sur le fleuve dans la région de Charlevoix. L’activité n’est pas plus difficile à pratiquer qu’en été, selon le propriétaire. Lorsque l’on est bien habillé, il s’agit d’une expérience unique et mémorable.

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Source: Katabatik

D’autres entreprises misent aussi sur l’aspect épicurien des voyageurs, comme Fjord en Kayak, au Saguenay, qui propose un menu gourmand. En Colombie-Britannique, Edible Canada et Sealegs Kayaking ont créé les Gourmet Kayaking Weekend. Ces séjours combinent la découverte des Gulf Islands en kayak, des nuitées sous la tente et des repas conçus par des chefs à l’aide de produits locaux et de vins de la région. La vidéo suivante donne un aperçu d’un séjour type.

Jouer la carte de la nouveauté

L’effet de nouveauté de la planche à pagaie se fait toujours sentir. Sa polyvalence en fait une activité qui peut se conjuguer de multiples façons, que ce soit en lac, en rivière, que l’on soit jeune ou moins jeune, sur un cours d’eau agité ou calme. D’ailleurs, le SUP Yoga est pratiqué autant en ville qu’en milieu de villégiature. Méditer en plein lac tout en cherchant l’équilibre sur sa planche se prête bien aux objectifs du yoga. Les retraites de SUP yoga se multiplient. Juna Yoga offre notamment à Mont-Tremblant une retraite yoga + SUP + écologie. Le forfait comprend aussi des activités de plein air et des ateliers de cuisine biologique.

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Source: Juna Yoga

Un moyen de découverte et de sensibilisation

Pour le Québec et le Canada, les sports de pagaie représentent tout un pan de l’histoire et s’inscrivent dans le patrimoine. Autrefois un moyen de déplacement, ce type d’activité pourrait contribuer à l’interprétation des lieux et à la découverte de milieux naturels et d’espaces spectaculaires, parfois même inaccessibles autrement que par voie d’eau. Les sports de pagaie, qui incitent à la contemplation, permettent de se rapprocher de la nature et de sensibiliser l’utilisateur à sa protection, pour un tourisme plus durable.

 

 Image à la une ©istockphoto

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Le tourisme hivernal se réinvente!

Des activités hivernales qui se démarquent

Le snowga

Le snowga combine les postures et techniques de respiration du yoga avec la pratique de sports d’hiver (ski de fond, raquette, etc.). Ayant pour but de calmer le corps et l’esprit avant l’activité exercée, cette nouvelle pratique présente aussi l’avantage de faire découvrir le yoga à un nouveau segment de clientèle. Amenant le concept à un autre niveau, l’entreprise Yogachelan, dans l’État de Washington, souhaite proposer au cours de la prochaine année un forfait qui combinerait le yoga, la raquette et la visite des vignobles locaux.

Le vélo de montagne des neiges

Profitant de la popularité du fat bike, ces vélos équipés de larges pneus permettant aux amateurs de s’aventurer dans des sentiers enneigés et sur le sable, certaines destinations ont développé une offre cycliste hivernale. L’organisme Teton Mountain Bike Tours, dans le Wyoming, propose par exemple des randonnées de vélo des neiges dans les parcs nationaux de la région. Accompagnés d’un guide, les participants peuvent combiner leur parcours avec certaines activités d’interprétation de la faune ainsi qu’un repas à saveur locale. Pour sa part, la station de Val Thorens, en France, pousse cette pratique à l’extrême : le vélo sur neige en descente, réservé aux cyclistes plus expérimentés, nécessite là encore que les participants soient accompagnés d’un guide.

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De nouvelles façons de dévaler les pentes!

Chaque année, de nouvelles activités nous font vivre des expériences de glisse différentes dans les stations de montagne. Les gestionnaires misent principalement sur ce genre de produit afin de différencier leur offre par rapport aux concurrents. Yooner, ski biking, Ktrack ou 3ski, les exemples sont nombreux!

Le Yukigassen

Le Yukigassen est un jeu japonais dont l’objectif est d’éliminer l’équipe adverse à l’aide de boules de neige ou de capturer leur drapeau. Pratiqué de façon professionnelle au Japon, il est maintenant développé comme activité ludique dans les stations de montagne à travers le monde. Peu importe l’âge ou le niveau d’habileté, tous peuvent maintenant participer à ce genre d’événement. Le Canada compte d’ailleurs un organisme directeur de ce sport, Yukigassen Canada, qui cherche à développer une série d’événements à travers le pays. Pour une deuxième année consécutive en 2014, le Carnaval d’hiver de Thetford organise un tournoi de ce genre.

 

Des activités accessibles à tous!

Le baby traîneau à chiens

Afin d’initier les plus jeunes à cette pratique hivernale, certaines entreprises ont misé sur le baby traîneau à chiens, spécialement adapté à la morphologie des enfants de 3 à 7 ans. Les stations-villages du Val d’Arly Mont Blanc, en France, ont créé un espace ludique sécurisé et réservé à cette pratique.

 

Le babysnow

Dans la même veine, le babysnow est une petite planche à neige avec guidon, qui permet aux adultes d’amener leur enfant de 1 à 5 ans lors de la pratique d’activités de plein air. Ayant fait son apparition dans plusieurs stations françaises, cet engin peut être utilisé lors de randonnées en raquette, en ski de fond ou en ski alpin. Il s’agit d’un moyen efficace d’initiation des plus jeunes à la pratique d’activités hivernales!

Tout le monde descend!

Innsbruck, en Autriche, a créé le RollRinn, un événement sportif où les personnes à mobilité réduite peuvent se mesurer à des personnes sans handicap sur des pistes de ski alpin ou de ski de fond. Une grande variété de bolides ont d’ailleurs été conçus afin que tous puissent participer à cet événement rassembleur (voir la vidéo ci-dessous).

Des festivals hauts en couleur!

Festival international de glace et de neige de Harbin, Chine

Considéré comme l’un des plus grands festivals hivernaux au monde, le Festival international de glace et de neige de Harbin est un événement artistique, culturel et sportif qui transforme littéralement la ville. En effet, de nombreuses sculptures de glace, dont la plupart représentent les plus grands monuments du monde, envahissent les parcs. Jeux de lumière, feux d’artifice et lanternes sont quelques-unes des autres animations qui dynamisent la ville de janvier à mars. Plusieurs visites guidées sont d’ailleurs organisées dans les parcs de la ville, favorisant ainsi la découverte de certains sites.

 

Fête des Lumières, France

Durant quatre jours, les façades, rues, monuments et jardins de Lyon, en France, s’ornent d’illuminations impressionnantes. Animations, danse, feux d’artifice, spectacles de tout genre et scénographies agrémentent de nombreux arrondissements, encourageant ainsi la circulation des visiteurs à travers la ville. Les familles et les sportifs y trouvent également leur compte, puisque des parcours thématiques ont été spécialement conçus pour être empruntés à vélo et avec les enfants.

 

 

Sapporo Snow Festival, Japon

En février, le Sapporo Snow Festival, dans la ville du même nom, attire environ deux millions de visiteurs annuellement sur sept jours de festivités. Cet événement se déroule principalement sur trois sites:

  • Odori Park: site principal du festival; des sculptures de neige, petites et grandes, y sont présentées, en plus de nombreux concerts et événements ludiques.
  • Susukino: c’est à cet endroit qu’ont lieu les cérémonies d’ouverture et de clôture ainsi que la compétition internationale de sculptures de glace.
  • Tsu Dome: ce site comprend trois types de glissades, du rafting des neiges, des sculptures de glace ainsi qu’un labyrinthe de neige. À l’intérieur du dôme, plusieurs activités pour enfants sont proposées.

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Et vous, quelles initiatives touristiques hivernales vous ont marqué en 2013?

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Tourisme hivernal: 5 destinations qui se démarquent!

Whistler, Canada

la station Whistler Blackcomb est le principal moteur de l’achalandage touristique de la ville en hiver

Plus grand domaine skiable d’Amérique du Nord, la station Whistler Blackcomb est le principal moteur de l’achalandage touristique de la ville en hiver. Avec son abondance de neige, on peut y pratiquer une variété d’activités d’aventure, telles que le ski alpin, le canyoning de glace et l’héliski. La piste de Bobsleigh utilisée lors des Jeux olympiques de Vancouver en 2010 a également été transformée en attraction touristique. La destination compte d’ailleurs sur de nombreuses compétitions sportives internationales réparties sur la période hivernale. Sa célèbre télécabine PEAK 2 PEAK, qui relie les deux sommets, a aussi contribué à sa renommée.

L’après-ski est une facette de la ville bien appréciée des touristes, pour profiter de la vie nocturne, des restaurants ou pour le magasinage. Certaines activités intérieures, tant sportives (Meadow Park Sports Centre, The Core, etc.) et culturelles (galeries d’art, musées, etc.) que de bien-être, sont également accessibles. Son Festival du film et ses festivités de Noël contribuent pour leur part à enrichir les activités offertes par la ville en décembre. La destination cherche aussi à attirer davantage de touristes d’affaires, principalement avec le développement du Whistler Conference Centre en plein cœur du village.

Rovaniemi, Finlande

Profitant de sa proximité avec le cercle polaire, Rovaniemi est reconnue comme «ville officielle du père Noël».

Profitant de sa proximité avec le cercle polaire, Rovaniemi est reconnue comme «ville officielle du père Noël». Les compagnies aériennes augmentent d’ailleurs le nombre de vols vers cette destination afin de répondre à cette hausse de la demande durant la période des Fêtes. Sur place, un village du père Noël a été entièrement créé, accueillant notamment son bureau de poste ainsi que l’école et l’atelier des elfes (Joulukka). Plusieurs événements tournent autour de cette thématique, dont la cérémonie du 23 décembre, qui est télédiffusée internationalement. Une webtélé du père Noël a aussi été développée afin de faire la promotion de la destination.

Des activités de plein air des plus originales sont offertes aux touristes, telles que l’observation des aurores boréales, les safaris en motoneige, le golf d’hiver, le traîneau à rennes et à chiens, la descente en VTT ou la baignade dans les lacs gelés. Quelques musées, dont les thématiques touchent principalement la faune et la flore arctiques (ex.: Arktikum) ou encore la culture et l’histoire de la Laponie (ex.: Maison de la culture Korundi), complètent l’offre touristique de cette destination.

Innsbruck, Autriche

Surnommée la Capitale des Alpes, Innsbruck propose une offre tant urbaine que de plein air. La ville met de l’avant son architecture particulière, notamment ses anciennes installations olympiques de même que ses monuments gothiques et baroques. Plusieurs musées, galeries d’art et activités intérieures (centre de santé et de remise en forme, casino, etc.) sont aussi proposés aux visiteurs. Pour la période des Fêtes, cinq marchés de Noël ayant des thématiques particulières sont dispersés à travers la ville.

En plus de la variété des activités de plein air disponibles dans ses neuf domaines skiables (ski alpin, ski de fond, luge, raquette, canyoning de glace, etc.), la région reçoit de façon récurrente de nombreux événements sportifs professionnels. Des navettes gratuites sont de plus proposées aux visiteurs, au départ et à destination des stations de ski. À noter que depuis 2011, le Snow Festival permet chaque année aux familles de se divertir et de se familiariser avec différents sports hivernaux en pleine ville, contribuant ainsi au développement de la relève.

Oslo, Norvège

Avec ses cinq stations de ski, son réseau de ski de fond bien développé, ses nombreux lacs gelés et ses pistes de luge – dont une d’une longueur de deux kilomètres –, Oslo porte bien son surnom de Capitale mondiale de l’hiver. La majorité des activités sont disponibles à moins de 30 minutes du centre-ville, et son réseau de transport en commun, constamment renouvelé, permet leur accès à faible coût. La destination accueille d’importants événements sportifs, certains récurrents, comme la coupe du monde de ski de fond, et d’autres ponctuels, tels que les Championnats du monde de ski acrobatique de 2013. Le site de saut à ski Holmenkollen et son musée sont d’ailleurs les attraits les plus visités de la ville depuis sa reconstruction en 2009.

Oslo s’anime particulièrement pendant la période des Fêtes, lorsqu’illuminations et marchés de Noël redessinent la ville. Son offre culturelle est également bien présente, avec près de cinquante musées (principalement sous une thématique nordique et scandinave), son parc des sculptures, sa forteresse d’Akershus, sa Galerie nationale et son opéra.

Tallinn, Estonie

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, Tallinn présente de nombreuses activités d’interprétation du patrimoine historique, un programme événementiel chargé et récurrent (ex.: Tallinn Black Nights Film Festival), plusieurs festivités du temps des Fêtes, ainsi qu’une offre gastronomique du terroir spécialement conçue pour la saison hivernale. Avec ses infrastructures modernes et sa réputation de ville technologique, elle est également un site de choix pour le tourisme d’affaires. De plus, Tallinn compte une douzaine d’hôtels-spa spécialisés dans les massages aux pierres chaudes et les soins pour le corps. À noter que dans cette destination de magasinage hors taxe, les propriétaires d’établissements hôteliers doivent inclure le petit-déjeuner et la taxe dans le prix affiché.

Des passeports touristiques bien utiles!

Dans le but d’encourager la découverte de leur ville, Tallinn (Tallinn Card), Oslo (Oslo Pass) et Innsbruck (Innsbruck Card) ont chacune développé une carte qui offre à son acheteur le transport en commun, le stationnement ainsi que l’accès à un ensemble d’attraits et de services. Plusieurs réductions sont également incluses dans les commerces de ces villes. Selon VisitOSLO, cette initiative plaît aux touristes, puisque 98% des utilisateurs la recommanderaient à un ami.

Au vu de cette féroce concurrence en tourisme hivernal, il est de plus en plus difficile pour les destinations de se démarquer. Dans ce contexte, quelles cartes les villes du Québec devraient-elles jouer pour continuer à forger leur réputation à l’international?

Image à la une : ©istockphoto

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Petites et moyennes stations de montagne: vers l’aventure durable

Défis de développement du tourisme hivernal propres aux régions

Le développement du tourisme hivernal est source de nombreux défis pour les communautés rurales et les gestionnaires de petites et moyennes stations de montagne. Voici quatre de leurs principaux enjeux et possibilités:

1)    La diversification de l’économie locale, l’étalement de la saison touristique et la revitalisation de la région

Plusieurs destinations rurales, en raison d’une forte saisonnalité, cherchent à étaler leur saison touristique par la mise en valeur du tourisme hivernal. Cela peut engendrer des résultats tangibles pour les entreprises et les communautés locales: optimisation des infrastructures de service, création d’entreprises et d’emplois, prolongation de la période de travail, etc.

2)    Un développement des domaines skiables qui prend en compte les conséquences des changements climatiques sur le milieu montagneux

Avec l’accentuation des changements climatiques et la fragilité des écosystèmes montagneux, certains gestionnaires de stations de montagne cherchent à réduire la coupe d’arbres, les pratiques d’excavation et les nouvelles constructions. Ceux-ci peuvent également choisir de limiter le nombre de visiteurs par groupe de même que l’accès à certaines zones plus sensibles, réduisant ainsi la pression touristique sur le territoire.

3)    L’adaptation à une clientèle de montagne changeante par le développement de créneaux prometteurs

Les touristes sont de plus en plus sensibles aux questions environnementales, recherchent constamment de nouveaux défis et accordent une importance particulière à l’authenticité des lieux fréquentés. Comme l’achalandage des stations québécoises a diminué de 5% depuis 2000 (voir le graphique 1) et d’autres activités de montagne gagnent en popularité (raquette, ski hors-piste, ski de fond, etc.), les petites et moyennes stations complètent leur offre par des produits de niche à fort potentiel.

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4)    La mobilisation des acteurs autour d’une vision commune du tourisme hivernal

Inscrire les projets de développement dans le cadre d’une réflexion globale, durable et mobilisatrice des acteurs sectoriels et gouvernementaux est un excellent moyen de faciliter leur mise en œuvre et d’assurer un positionnement efficace de la destination. Selon le plan de développement des activités hivernales de la Coopérative de solidarité et de développement récréotouristique des Chic-Chocs (ou COOP Accès Chic-Chocs), les principaux enjeux devant être traités sont:

  • l’accessibilité au territoire;
  • les autorisations et partenariats d’affaires;
  • le soutien et la coordination de la mise en marché;
  • le financement des investissements;
  • l’accompagnement et la formation des promoteurs;
  • la coordination du transport des clientèles;
  • la sensibilisation des intervenants publics au développement du secteur privé.

La France constitue un bon exemple dans ce sens. L’espace valléen du Beaufortain-Val d’Arly a instauré une convention de stations durables afin d’avoir une vision à long terme du développement touristique des stations et massifs de montagne. Pour sa part, le département de l’Isère propose aux stations de signer et de cofinancer des contrats pour la mise en place d’activités touristiques autres que le ski traditionnel.

Le ski hors-piste guidé: une approche durable de la montagne

SnowSports Industries America souligne que 20% des skieurs et planchistes américains sont allés sur des parcours hors-piste en 2012/2013

Bien qu’il comporte certains risques, le ski hors-piste guidé combine à la fois le respect de l’environnement montagneux, la formation et l’éducation des adeptes ainsi qu’une expérience unique mettant en valeur les panoramas d’un territoire. SnowSports Industries America souligne que 20% des skieurs et planchistes américains sont allés sur des parcours hors-piste en 2012/2013 (soit plus de 5 millions de personnes), et les fabricants d’équipements de ski notent une croissance rapide de ce segment lors des cinq dernières années (voir la vidéo ci-dessous). Ce créneau tend aussi à se démocratiser avec le développement d’une variété d’offres répondant aux besoins de différents niveaux d’expertise.

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Source: ESPN Video

Quatre entreprises de la Haute-Gaspésie (Vallée Taconique, Ski Chic-Chocs, Vertigo Aventures et Chic-Chac) misent exclusivement sur la pratique du ski hors-piste guidé dans des domaines exclusifs. La coopérative de solidarité et de développement récréotouristique des Chic-Chocs les accompagne d’ailleurs dans l’aménagement durable et sécuritaire de leurs activités. En plus de limiter le nombre de visiteurs par jour sur le site, ces stations contribuent à la dynamisation et à la vitalité de la région, principalement par la création d’entreprises, l’embauche de guides locaux ainsi que l’éducation et la formation des adeptes sur les risques de cette pratique.

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Source: Chic-Chac

Le ski de randonnée et le ski-raquette: des pratiques écotouristiques

la vente de peaux d’ascension a plus que triplé dans les sept dernières années.

Le ski de randonnée avec peaux adhésives et le ski-raquette (ski Hok) sont deux activités hybrides qui permettent à leurs adeptes d’alterner ascension et descente de la montagne. Puisque la montée se fait à l’aide de peaux de phoque fixées sous les skis, ces deux pratiques écotouristiques permettent aux stations ou domaines de minimiser la construction de nouvelles infrastructures ou l’utilisation de véhicules à essence. Aux États-Unis, où la vente de peaux d’ascension a plus que triplé dans les sept dernières années (voir le graphique 2), de plus en plus de destinations développent des politiques et des procédures afin d’accommoder les Uphillers (Arapahoe Basin, Crested Butte, Sugarloaf Mountain Resort).

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Le Parc régional de Val-d’Irène, en Gaspésie, est en train de mettre en place un secteur entièrement consacré à cette clientèle. Lauréate du grand prix du concours des Dragons du Ski pour le projet le plus novateur, durable, rentable, faisable, viable et rayonnant pour sa région, l’entreprise veut ainsi diversifier sa clientèle, en plus d’augmenter considérablement l’offre de services de la montagne (passant de 60 à plus de 120 jours de disponibilité). Le parc travaille aussi en étroite collaboration avec le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, l’Association des stations de ski du Québec ainsi que d’autres acteurs clés pour la réalisation de ce projet.

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Source: Val-d’Irène

L’approche durable des activités de montagne prend de l’ampleur chez les gestionnaires de stations. Malgré les défis auxquels ils doivent faire face, cette tendance ne semble pas vouloir s’essouffler!

 

Cette analyse a été produite pour alimenter le site Web EspaceTourismeDurable.com, destiné aux acteurs touristiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Visionnez la vidéo réalisée par l’organisme:

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Ces voyageurs en quête de défis

L’appel de l’aventure

Selon l’Adventure Tourism Market Study de 2013, près de 42% des voyageurs internationaux en provenance de l’Europe et de l’Amérique (du Nord et du Sud) ont rapporté une activité d’aventure comme étant le motif principal de leur dernier séjour. Pour l’année 2012, ce tourisme est estimé à 263 milliards de dollars US, comparativement à 89 milliards en 2009, soit une hausse annuelle moyenne de 65%.

Le tourisme d’aventure douce est responsable de la plus grande part de cette augmentation des revenus. Le graphique 1 ci-dessous illustre la répartition des voyages pour les trois groupes (Amérique du Nord, Amérique du Sud et Europe). Les voyages d’aventure extrême, qui comprennent notamment l’escalade, l’héliski ou encore le kitesurfing, demeurent marginaux mais sont en forte croissance. Ils représentent 8% des séjours internationaux des Européens et 5% de ceux des voyageurs d’Amérique du Sud. Ces marchés démontrent un grand engouement pour ce type d’expériences en enregistrant des hausses respectives de 54% et de 153% en trois ans. Les dépenses de ces voyageurs de l’extrême ont crû de 25% à 85%, selon les régions. L’étude démontre aussi que la durée de leur séjour a augmenté, passant de 7 jours en 2009 à 9 jours en 2012.

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Source: Adventure Tourism Market Study 2013

Des activités en forte croissance

la course d’aventure, les triathlons hors route et traditionnel, le télémark et le ski acrobatique enregistrent les taux de croissance les plus élevés

Le cas des touristes internationaux venant de l’Amérique du Nord est différent. Leur dernier voyage consistait en un séjour d’aventure extrême pour moins de 1% d’entre eux. Il s’agit là d’une baisse de 20% depuis 2009. Il faut néanmoins souligner que la liste des activités utilisée pour catégoriser les voyageurs d’aventure extrême n’est pas exhaustive, loin de là. On note l’absence, entre autres, des activités de plein air qui connaissent la plus forte croissance depuis quelques années. En effet, selon l’Outdoor Participation Report 2013, la course d’aventure, les triathlons hors route et traditionnel, le télémark et le ski acrobatique enregistrent les taux de croissance les plus élevés parmi un grand nombre d’activités de plein air, douces et extrêmes confondues (voir le graphique 2).

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Source: Outdoor Foundation

Pour les mordus, mais aussi les novices

L’aventure sportive extrême n’interpelle pas tout le monde, mais elle séduit un marché grandissant. Les mordus de sensations fortes y consacrent une large part de leurs vacances, de leur temps libre et de leur budget. Certaines activités ne s’adressent qu’à cette niche de fanatiques, puisqu’elles nécessitent des aptitudes et de l’expérience.

D’autres loisirs sont toutefois appelés à se démocratiser. C’est notamment le cas du vélo de montagne de descente. Des stations de ski offrent des séances de formation afin d’initier une nouvelle clientèle. Certains voyageurs cherchent à relever des défis; ils profiteront donc d’un voyage pour prévoir une expérience intense et mémorable, où leur endurance ou bien leur peur des hauteurs sera mise à l’épreuve. L’ascension d’un sommet ou le saut en parachute se prêtent aussi à ce type d’attentes.

Endurance, intensité et vertige au programme

L’engouement pour le tourisme d’aventure incite les destinations à enrichir cette offre. Voici quelques exemples d’activités d’aventure extrême.

Les courses d’aventure

Les courses à obstacles telles que Tough Mudder ou Spartan Race, en tournée à travers le monde et souvent hébergées par des stations de ski en été, comptent parmi les activités extrêmes les plus en vogue. Courir dans la boue, ramper sous des fils barbelés, grimper des parois à l’aide de câbles: les différents efforts imposés aux participants n’ont bien souvent comme finalité que de voir ces derniers simplement terminer la course tout en relevant un défi avec des proches. Selon certains hôtes de ces événements, ils offrent une visibilité de la montagne à une clientèle élargie, en dehors de la saison de ski, dans une ambiance festive et mémorable (voir la vidéo ci-dessous).

 

Slackline

Marcher sur une sangle large de 5 cm et tendue entre deux points fixes, voilà en quoi consiste la slackline. Lorsque celle-ci est suspendue entre deux falaises à plusieurs centaines de mètres de hauteur, on parle de highline. Un système de harnais similaire à celui utilisé pour l’escalade permet aux téméraires de s’y adonner en minimisant les risques. La popularité de cette pratique a poussé la région du Vercors, en France, à organiser un rassemblement d’une semaine en juillet dernier.

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Photo: Alain Marcus – Source: skiinfo.fr

Nager dans un lac gelé

Le parc national du Lake District, en Angleterre, accueillait en janvier 2013 sa première course de natation en eau libre. La Big Chill Swim a attiré 261 nageurs, professionnels et amateurs. Les participants ont pu tester leur endurance dans une eau à 4,6°C, combinaison thermique interdite… (voir la vidéo ci-dessous)

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Source: Telegraph

Défi Ironman

Les courses d’endurance extrême connaissent une grande popularité. La station de villégiature Tremblant a su tirer profit de cette tendance avec la mise en place des infrastructures nécessaires pour accueillir la course Ironman: 3,8 km de natation, 180 km de vélo puis 42,2 km de course à pied. Cet événement, qui en était à sa 2e édition en 2013, attire 2 500 athlètes du monde entier et leurs proches. Pour l’Ironman 70.3, les distances à parcourir sont coupées de moitié (voir la vidéo ci-dessous).

Souriez, vous êtes filmé!

Les amateurs d’aventure extrême aiment bien filmer leurs exploits et les partager sur les médias sociaux. Donnez-leur le goût de parler de votre région ou de votre établissement en leur offrant des occasions de vivre des aventures mémorables!

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Produits et activités Tourisme durable

Le tourisme d’aventure sur la voie durable

Alors que TripAdvisor souligne qu’en 2012, sept voyageurs américains sur dix ont déclaré qu’ils prévoyaient faire des choix de voyages plus écoresponsables dans les douze prochains mois, Trendwatching précise qu’en 2013, les touristes chercheront davantage à contribuer concrètement à l’écoresponsabilité d’une destination. Voici les tendances et les bonnes pratiques d’un créneau prometteur: le tourisme d’aventure durable.

 

Un marché en pleine expansion

Les entreprises de tourisme de plein air sont de plus en plus rentables. En effet, une étude de l’Adventure Travel Trade Association (ATTA) indique que 63% des voyagistes d’aventure ont signalé une augmentation de leur chiffre d’affaires en 2011. De plus, le rapport stipule que le tourisme d’aventure a connu une hausse de 17% de ses recettes entre 2009 et 2010, ce qui en fait un marché en pleine croissance. L’Adventure Tourism Development Index spécifiait pour sa part en 2011 qu’environ un voyage sur quatre à travers le monde avait compté une composante d’aventure cette année-là. Si la tendance se maintient, ce sont près de 50% des séjours qui offriront un volet d’aventure en 2050.

Des touristes plus sensibles aux enjeux du développement durable

Plusieurs études de 2012 révèlent que les valeurs des consommateurs évoluent; nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, accordent beaucoup d’importance à diverses dimensions du développement durable:

  • L’enquête Global Corporate Citizenship Survey, réalisée en ligne par la firme Nielsen auprès de 28 000 consommateurs dans 56 pays, souligne que les deux tiers des personnes sondées préfèrent acheter des produits et services auprès d’entreprises qui sont profitables à la communauté d’accueil. De plus, près de la moitié des répondants sont prêts à payer plus cher pour des services d’entreprises qui montrent un engagement social;
  • Un sondage réalisé par TripAdvisor auprès de 700 voyageurs américains indique que 71% prévoient faire des voyages plus écoresponsables au cours des douze prochains mois;
  • Un rapport de la Travel Foundation indique que 70% des touristes internationaux estiment que les entreprises doivent s’engager dans la préservation de l’environnement.

Au Québec, l’enquête Ipsos-RVT (lire: Les faits saillants de l’étude) effectuée en mars 2011 démontre que le respect des principes de développement durable par une entreprise touristique constitue un critère de choix de premier plan pour 43% des répondants. De plus, lors de la sélection d’une entreprise touristique, 38% accordent une importance à l’offre de produits et services respectueux de l’environnement.

L’ATTA a interrogé quelques voyagistes spécialisés en tourisme d’aventure provenant d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Amérique latine afin de connaître leur opinion sur les réalités de cette industrie. Les intervenants sondés soulignent entre autres l’importance grandissante des valeurs durables des touristes d’aventure au cours des dernières années. Voici quelques éléments qui sont ressortis de ces entretiens et qui appuient cette tendance:

  • la recherche d’expériences touristiques personnalisées, riches et authentiques;
  • l’intérêt pour la culture locale et le désir de redonner aux communautés;
  • le souci de l’environnement et de l’équité;
  • l’intérêt pour la santé, l’activité physique et un mode de vie plus «vert».

Selon Chris Doyle, directeur général d’ATTA – Europe, l’industrie du tourisme doit se développer de façon plus responsable et accentuer ses efforts pour la préservation de la culture, de la faune et de la flore. Il ajoute que le meilleur moyen pour l’industrie touristique d’avoir un impact plus fort est de convertir les voyageurs en défenseurs de la destination, de la culture et de l’environnement. Ainsi, de plus en plus d’entreprises touristiques adoptent des bonnes pratiques environnementales et sociales afin de répondre aux besoins des touristes d’aventure.

Des exemples inspirants

La contribution économique du cyclotourisme

En plus d’une empreinte écologique limitée et de l’augmentation des échanges avec les cultures locales, le passage de cyclotouristes engendre des retombées économiques intéressantes pour les communautés rurales. La vitesse à laquelle ce type de voyageur se déplace fait en sorte que ses dépenses atterrissent bien souvent dans des municipalités de petite taille, des lieux parfois moins visités par les touristes en automobile. Voici une courte animation qui illustre bien cette réalité.

 

Source: The Path Less Pedaled

En Bretagne, certaines communes membres du label Station verte misent sur le cyclotourisme afin d’attirer les visiteurs chez elles. Ces destinations, qui proposent une offre d’hébergements, de services et d’activités de nature, ont créé un parcours de 1 000 km qui relie 30 stations vertes. Des itinéraires similaires devraient d’ailleurs voir le jour dans la région, étant donné le succès connu par ce premier circuit.

Des hôteliers impliqués dans leur milieu

Le Playa Nicuesa Rainforest Lodge, situé sur une île du Costa Rica, offre à sa clientèle une expérience «cinq feuilles», la plus haute certification en tourisme durable au pays. En plus des nombreuses activités traditionnelles (randonnée pédestre, kayak, plongée sous-marine, etc.), les touristes peuvent participer à des débats sur l’écologie et même aller planter leur propre arbre dans la forêt tropicale!

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Source: Playa Nicuesa Rainforest Lodge

La préservation au cœur des préoccupations

L’entreprise Aube Aventure, située à Gaspé, offre à sa clientèle de l’hébergement en yourte ainsi que des activités de kayak de mer et de voile. Gagnante du prix Développement durable de la chambre de commerce et de la ville de Gaspé, Aube Aventure se démarque notamment par ses efforts de protection de l’environnement et des mammifères marins, ainsi que par sa contribution au Sentier maritime (route bleue). Sa certification Qualité Tourisme Gaspésie assure la qualité des services, des équipements et des menus à saveur locale. Aube Aventure adhère également au programme Sans trace, qui vise la réduction de l’impact des activités de plein air sur les milieux naturels.

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Source: Aube Aventure

Les changements comportementaux des consommateurs influencent le développement de plusieurs entreprises touristiques, dont certaines œuvrant dans l’industrie du plein air. Lesquelles vous ont le plus impressionné par l’adaptation qu’elles ont déployée afin d’offrir des produits et des services plus durables?

Cette analyse a été produite pour alimenter le site Web EspaceTourismeDurable.com, destiné aux acteurs touristiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

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Cyclotourisme: l’offre s’organise!

Le cyclotourisme combine plusieurs tendances, dont l’aventure, le transport durable, les vacances actives, le slow travel, les séjours expérientiels, les voyages éthiques et responsables ainsi que le contact avec la population locale. De plus, le touriste à vélo bénéficie d’un grand bol d’air en plus de maintenir une bonne forme physique. Il n’est donc pas étonnant que ce type de voyage connaisse une popularité grandissante. Les destinations développent leur offre, souhaitent se démarquer par leurs infrastructures, leurs réseaux cyclables ou leurs services.

Quelques chiffres

Selon L’état du vélo au Québec en 2010, une étude publiée par Vélo Québec, la province comprend quatre millions de cyclistes, qui pédalent pour se déplacer et pour s’amuser. De ce nombre, 3,1 millions sont des adultes, soit 500 000 de plus qu’en 2005. Parmi ces adultes, 2,7 millions s’adonnent au vélo pour leurs loisirs. En 2010, le Québec comptait:

  • 1 itinéraire cyclable balisé de plus de 4000 kilomètres, la Route verte;
  • près de 300 clubs cyclistes, dont le tiers est à vocation récréative;
  • 450 établissements certifiés Bienvenue Cyclistes!;
  • 78 000 personnes participant aux 47 rassemblements cyclistes organisés à travers 15 régions.

Le Québec ne fait pas cavalier seul en matière d’offre cyclotouristique. L’Europe et les États-Unis élargissent leur offre. Une étude de l’Adventure Travel Trade Association révèle que le vélo génère 89 milliards de dollars annuellement. Faute de statistiques illustrant l’évolution du nombre de cyclotouristes, plusieurs indicateurs démontrent l’importance que revêt aujourd’hui ce secteur pour l’industrie touristique ainsi que pour l’économie des régions, notamment aux États-Unis.

  • Des chercheurs de l’Université du Wisconsin estiment que les visiteurs provenant de l’extérieur de l’État et venus faire des activités de vélo ont généré 532 millions de dollars américains dans l’économie.
  • Les voyagistes œuvrant dans différents segments de marché observent une hausse de l’intérêt pour les voyages à vélo.
  • Depuis quelques années, les petites communautés aménagent des campings pour cyclistes et des lieux d’hébergement qui leur sont spécialement dédiés.

Des initiatives porteuses aux États-Unis

Cette tendance de la pratique du vélo et du cyclotourisme donne naissance à des initiatives intéressantes et à des projets d’envergure. En voici des exemples.

Ride Oregon

L’État de l’Oregon a formé, en 2003, l’Oregon Bicycle Tourism Partnership, qui regroupe plus de 120 organisations provenant de différents secteurs liés au vélo. L’objectif consiste à faire de l’Oregon «A Premiere Cycling Destination». Dans cette optique, le réseau Oregon Scenic Bikeways a été créé; il regroupe les circuits cyclables suggérés par des gens de l’endroit. Ces routes ont été parcourues et approuvées par des membres de l’organisation. Les cyclistes qui les empruntent découvrent et apprécient la beauté des paysages ainsi que l’héritage culturel de l’État tout en pratiquant leur activité de prédilection.

Les circuits sont présentés sur le site Web Ride Oregon, dans le portail du cyclotourisme. L’internaute peut indiquer ses préférences, comme le point de départ, le degré de difficulté et la longueur souhaitée du parcours, ou simplement se laisser inspirer en consultant la liste des itinéraires, qui varient de quelques heures à plusieurs jours. Chaque trajet apparaît sur une carte Google, sur laquelle sont indiqués les attraits, les restaurants, les boutiques de vélo, les lieux d’hébergement et les services d’urgence. Le cyclotouriste peut réaliser un journal de bord, émettre des commentaires, partager ses anecdotes, suggérer des itinéraires, etc. Il s’agit d’un véritable réseau social des voyages à vélo en Oregon.

 Source: Ride Oregon

United States Bicycle Routes System (USBRS)

À l’image des grands réseaux européens et de la Route verte, l’USBRS consiste en un projet d’itinéraires cyclables traversant le pays d’est en ouest et du nord au sud. Le National Corridor Plan (voir l’image ci-dessous) indique le tracé priorisé par l’USBRS. Chaque État est responsable de la progression du trajet qui le concerne. L’organisme Adventure Cycling Association (ACA) joue le rôle de coordonnateur dans ce projet. À terme, le réseau devrait rassembler plus de 50 000 kilomètres de voies cyclables, soit le plus grand réseau national au monde, selon l’ACA.

Source: Adventure Cycling Association

Une offre qui se consolide en Europe

Le cyclotourisme fait partie intégrante de la culture de plusieurs pays européens depuis longtemps. De grands réseaux figurent parmi les modèles à suivre. Mentionnons les 23 routes nationales des Pays-Bas – LF Routes –, qui réunissent 4 500 kilomètres, soit un peu plus de 10% des voies cyclables du pays. Le National Cycle Network du Royaume-Uni rassemble 20 000 kilomètres de routes cyclables balisées. L’organisme La Suisse à vélo gère le réseau national de 3 000 kilomètres ainsi que les services offerts aux cyclotouristes, notamment un parc d’hébergement réunissant plus de 1 000 partenaires ainsi qu’une centrale de réservation. Il s’agit de produits bien ficelés qui ont fait leurs preuves. D’autres destinations s’organisent et structurent leur offre. C’est le cas de la France.

France Vélo Tourisme

Selon l’organisme France Vélo Tourisme, le pays attire chaque année plus d’un million de touristes à vélo, dont une forte proportion de voyageurs internationaux. Mais ce sont surtout les Français qui sont responsables de la croissance depuis deux ans. Pour mieux desservir ces visiteurs et se démarquer sur le marché croissant du cyclotourisme, on a créé France Vélo Tourisme. Ce regroupement de partenaires publics et privés vise à promouvoir la destination, à centraliser les efforts de marketing, à créer de nouveaux itinéraires et à améliorer le balisage et la signalisation. L’un des objectifs consiste à lancer, pour le printemps 2012, un site Web comptant des outils de planification, des itinéraires, des cartes interactives, des suggestions de lieux d’hébergement appropriés, etc.

 

Source: France Vélo Tourisme

EuroVelo: le réseau des réseaux

Projet de grande envergure, l’European Cycle Route Network consiste en un réseau de 14 routes de grande qualité qui sillonnent l’Europe. Ces itinéraires, composés de voies cyclables existantes et à venir, sont conçus pour les longs voyages comme pour les excursions de quelques heures. Ce projet de 70 000 kilomètres, géré par l’European Cyclists’ Federation, devrait être terminé en grande partie en 2020. La signalisation EuroVelo est déjà utilisée sur des voies cyclables en Autriche, en France, en Allemagne, en Hongrie, en Serbie, en Slovaquie, en Suisse et au Royaume-Uni.

 

Source: EuroVelo

Le tourisme à vélo répond à un véritable mouvement, à une tendance qui n’est pas appelée à s’essouffler à court terme. La demande est bien présente et une offre de qualité se déploie à travers les destinations. La concurrence est féroce; le consommateur prend de l’expérience et devient exigeant!

 

 

Sources:

– Baholet, Sébastien et Christine Vocher. «Séjours à vélo des tours-opérateurs en France en 2011», ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, décembre 2011.

– Dahl, Kristin. «Cycling Tourism in Oregon», National Bike Summit, mars 2010.

– Markham, Derek. «Building the U.S. Bicycle Route System», dsc.discoverey.com, 1er août 2011.

– Vélo Québec. «L’état du vélo au Québec en 2010», mai 2011.

– Wilkening, David. «Bicycle role in travel: speeding up», travelmole.com, 12 mars 2011.

 

Sites Web:

Adventure Cycling Association

EuroVelo

France Vélo Tourisme

La Suisse à vélo

Ride Oregon

Vélo Québec

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Le vélo de montagne représente-t-il un potentiel touristique sous-exploité?

Un sport pratiqué par plus de 2 millions de Canadiens n’est pas une petite niche isolée. Aussi populaire que la planche à neige, le vélo de montagne attire une clientèle aisée et l’amène à voyager; il mérite qu’on s’y intéresse. Le Québec dispose de toutes les cartes dans son jeu pour en faire un produit touristique dynamique et excitant, mais encore peu de lieux ont pris cette voie.

Un sport, plusieurs disciplines

Il existe trois principales disciplines de vélo de montagne.

  • Le cross-country est la discipline la plus populaire et la moins extrême. Les cyclistes circulent sur des sentiers non pavés, parfois étroits et plutôt cahoteux.
  • La descente (downhill) se rapproche du ski alpin. Les cyclistes se rendent au sommet d’une montagne, puis la dévalent à vive allure. Cette discipline est plus dangereuse et spectaculaire, car les pistes sont accidentées. L’été, plusieurs stations de ski, dont certaines au Québec, se transforment pour offrir leurs pistes aux adeptes de ce sport et font fonctionner leurs remonte-pentes.
  • La popularité croissante du freeride, où le parcours est agrémenté de sauts et d’obstacles, a amené la création de parcs expressément dédiés à cette discipline. Elle constitue une voie intéressante pour les régions urbaines, puisqu’elle ne nécessite pas absolument de sentiers naturels.

Source: Mont-Sainte-Anne

Dans les deux derniers cas, l’équipement de protection est très élaboré. S’ajoute le vélo sur glace et sur neige (ice biking). Les cyclistes installent des pneus à crampons sur leur vélo de montagne et allongent ainsi la saison. Quoique ce sport soit encore très marginal, est-ce une voie que le Québec pourrait explorer?

Qui est le cycliste de montagne?

Selon l’enquête 2011 de Print Measurement Bureau (PMB), plus de 2 millions de Canadiens ont fait du vélo de montagne au moins une fois au cours des 12 derniers mois, soit 7% de la population. Le taux de pratique est légèrement plus faible au Québec (5,5%), qui compte 382 000 adeptes. À titre de comparaison, les taux de pratique au Québec de la planche à neige et du ski de fond se situent respectivement à 4,7% et à 5,4%.

Le cycliste de montagne canadien est un homme (74%) plutôt jeune (25% a entre 25 et 34 ans et 20% entre 35 et 44 ans) disposant d’un revenu élevé (59% ont un revenu par ménage de 75 000$ et plus) et qui est un mordu de son sport. La moitié des adeptes québécois en ont fait dix fois ou plus dans l’année.

Aux États-Unis, plus de 2,5% de la population pratiquait cette activité en 2009, selon The Outdoor Foundation. De son côté, la National Sporting Goods Association fait plutôt état d’un taux de pratique de 10,2% en 2008. Le profil du cycliste américain est semblable à celui du Canada.

Selon un sondage de l’International Mountain Biking Association (IMBA) effectué en 2003, 80% des amateurs de vélo de montagne ont réalisé un voyage d’une nuit ou plus pour pratiquer leur sport. Ces déplacements se font généralement en groupe d’amis. Pour répondre aux besoins des cyclistes, une destination se doit d’offrir une variété de sentiers à des niveaux de difficulté variés, et ce, dans un cadre enchanteur.

La popularité de ce sport se reflète également dans les ventes. Au Canada, les vélos de montagne sont de loin les plus populaires. En 2008, 738 000 unités ont été vendues, comparativement à 357 000 vélos de route et à 157 000 vélos hybrides, selon la Canadian Sporting Goods Association (ces chiffres incluent des vélos de diverses gammes).

Source: Mont-Sainte-Anne

Un aperçu de l’offre

Le Canada possède des pistes de vélo de montagne parmi les meilleures au monde, principalement en Colombie-Britannique, en Alberta et au Québec.

  • Opérateur privé, le Mont-Sainte-Anne est reconnu mondialement parmi les adeptes, principalement en raison du Vélirium, une coupe du monde de vélo de montagne et un festival existant depuis 20 ans. Avec 55 000 visiteurs, 3000 athlètes (350 athlètes de la Coupe du monde et 2650 participants amateurs), 3 millions de dollars de budget d’exploitation et 16 millions de dollars de retombées économiques, il s’agit du plus grand festival du genre au Canada. En outre, la station offre 35 sentiers couvrant 179 kilomètres, tant en cross-country qu’en descente avec la remontée en télécabine.

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Source : Vélirium 2011

  • Ski Bromont propose 100 kilomètres répartis dans 25 sentiers ainsi que l’accès à ses remonte-pentes.
  • Mentionnons également Morin Heights, le parc national du Mont-Tremblant et Val-David dans la région des Laurentides, le camp Fortune et le parc de la Gatineau dans l’Outaouais, la Vallée du Bras-du-Nord et les Sentiers du Moulin dans la région de Québec, qui offrent tous des sentiers dédiés au vélo de montagne et, enfin, la Traversée de Charlevoix pour les amateurs de longue randonnée, pour n’en nommer quelques uns.
  • Parmi les opérateurs publics, notons le parc national de la Jacques-Cartier, qui offre un réseau de sentiers de cross-country.

Ailleurs dans le monde, il existe aussi de hauts lieux de vélo de montagne, notamment dans l’Ouest canadien et américain, en Nouvelle-Angleterre, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Divers voyagistes organisent des voyages vers ces destinations.

Mieux s’organiser pour faire face aux enjeux

Le vélo de montagne est une activité de plus en plus structurée. L’IMBA a été créée en 1988 et vise à protéger et à créer des sentiers, de même qu’à améliorer leur qualité, à travers le monde. L’organisme regroupe 450 clubs de cyclistes et 32 000 individus. Sa filiale canadienne poursuit les mêmes objectifs et met l’accent sur le lobbying auprès des partenaires concernés. L’Association pour le développement des sentiers de vélo de montagne au Québec (ADSVMQ) a comme mission de défendre et de promouvoir les intérêts de la pratique récréative du vélo de montagne.

Le développement de cette activité fait néanmoins face à divers enjeux, notamment en matière de conflits d’usage:

  • environnement: les dommages aux sentiers causés par les cyclistes;
  • sécurité: la perception que certains usagers peuvent en mettre d’autres en danger;
  • social: les buts et les valeurs des usagers d’un lieu de plein air peuvent être incompatibles.

L’entretien des sentiers, une signalisation appropriée ainsi que la sensibilisation et l’éducation des usagers permettent de réduire ces conflits.

Les lieux qui ont misé sur le vélo de montagne et qui ont développé une offre intéressante en récoltent aujourd’hui les fruits. De plus, le succès de la Québécoise Marie-Hélène Prémont aux Jeux olympiques d’Athènes a donné une grande visibilité à ce sport. Si l’on considère l’étendue des forêts du Québec, son profil vallonné et montagneux ainsi que l’intérêt d’une part importante de la population pour ce sport excitant, n’y a-t-il pas lieu de développer de nouveaux pôles d’envergure aptes à attirer une clientèle touristique?

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Source: Vélo Mont-Tremblant

Inspirés? Poursuivez la réflexion en consultant les plans de développement du vélo de montagne de la ville de Coquitlam en Colombie-Britannique, du parc national Brecon Beacons au Pays de Galles, de l’Écosse ou de la Tasmanie. Même Hong Kong se met de la partie!

 

Sources:

– Corporate Research Associate. «Secondary Research – Mountain Biking Market Profiles», pour Parcs Canada, mars 2010.

– Hugues, Chris. «Marketing Mountain Biking Trails», IMBA Canada, consulté le 26 mai 2011.

– Print Measurement Bureau, 2011.

– The Outdoor Foundation. «Outdoor Recreation Participation Report», 2010

 

Sites Web:

Association pour le développement des sentiers de vélo de montagne au Québec

National Bicycle International Mountain Bicycling Association

International Mountain Bicycling Association Canada

National Bicycle Dealers Association

National Survey of Recreation and the Environment

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Douce ou extrême, l’aventure gagne toujours du terrain!

Le tourisme d’aventure gagne de plus en plus d’adeptes. D’une valeur d’au moins 89 milliards de dollars américains, il s’agit d’un marché qui rapporte gros, surtout celui de l’aventure douce. Les voyageurs qui pratiquent l’aventure prévoient réaliser davantage de tels séjours et ceux qui n’en font pas en ont bien l’intention! Des chercheurs ont créé un classement des destinations de tourisme d’aventure; le Canada arrive au 16e rang sur 28. Aperçu de ce marché et des destinations qui remportent les premières places à ce classement.

De quoi parle-t-on?

Afin de mieux cerner le touriste d’aventure, trois organisations se sont regroupées pour réaliser l’Adventure Tourism Market Report, publié en août 2010. Cette étude concerne trois marchés: l’Europe, l’Amérique latine et l’Amérique du Nord, qui, selon les auteurs, représentent 70% du marché global. Pour les besoins de cette enquête, le tourisme d’aventure se définit comme «un voyage, au pays ou à l’international, qui inclut au moins deux des trois aspects suivants: une activité physique, de l’interaction avec la nature et l’apprentissage ou l’échange avec la culture locale».

Parmi une liste de 35 activités, les répondants devaient cocher celles auxquelles ils s’étaient adonnés. Ces dernières ont ensuite été regroupées en trois catégories, à savoir l’aventure extrême, l’aventure douce et autres activités. À titre d’exemple, l’escalade et la spéléologie font partie de l’aventure extrême; le vélo, l’ornithologie et le kayak sont des activités d’aventure douce; enfin, les autres activités englobent notamment les croisières et les visites de sites historiques. Précisons que cette dernière catégorie ne fait pas partie du tourisme d’aventure. Elle sert à établir le potentiel de certains voyageurs pratiquant ces activités à envisager l’aventure pour un prochain séjour.

L’aventure en croissance

Selon l’étude, 26% des voyageurs ont pris part à des activités liées au tourisme d’aventure. Sondés sur leurs trois derniers voyages, les répondants des trois régions (Europe, Amérique latine et Amérique du Nord) sont plutôt constants et pratiquent des activités d’aventure douce d’un séjour à l’autre. Lorsqu’on interroge les autres types de voyageurs sur leurs intentions, l’aventure douce les tente aussi. En effet, alors que 24% des répondants l’ont fait dans le passé, quelque 30% ont l’intention d’opter pour l’aventure douce lors de leurs prochaines vacances. Dans le cas des touristes aventuriers de l’extrême, la proportion de ceux qui ont l’intention de réaliser un tel voyage lors des prochaines vacances est de 3,6% (contre 2% lors du dernier séjour).

En moyenne, les dépenses quotidiennes sont plus élevées pour un séjour d’aventure douce (103 USD) que pour un séjour d’aventure extrême (66 USD) ou d’autres voyages (79 USD). Les résultats par marché affichent des différences notables (voir tableau 1).

Un classement des destinations d’aventure

L’Adventure Tourism Development Index, une initiative de l’université George Washington et de l’Adventure Travel Trade Association (ATTA), réalisait son classement pour la deuxième fois en 2009. Ce dernier, conçu pour évaluer le potentiel d’un pays en tant que destination d’aventure, est élaboré à l’aide d’une combinaison de sondages et de données secondaires. Chacun des pays est ainsi analysé selon dix critères – considérés comme les dix piliers de la compétitivité du marché de l’aventure – répartis en trois catégories (voir tableau 2).

 

Les pays ou États développés et ceux en développement sont évalués séparément. Voici le classement de 2009 des 28 pays ou États développés analysés.

La performance du Canada

On constate que le Canada figure plutôt loin au classement, soit au 16e rang, derrière plusieurs pays nordiques. Voici son pointage (sur 10) pour les dix piliers de la compétitivité du marché de l’aventure.

  • Politique de développement durable: 8,56;
  • Sûreté et sécurité: 9,29;
  • Ressources naturelles: 8,36;
  • Santé: 2,95;
  • Entrepreneuriat: 9,05;
  • Activités d’aventures: 7,27;
  • Humanitaire: 4,76;
  • Infrastructures touristiques: 5,59;
  • Ressources culturelles: 6,42;
  • Image: 8,78.

L’accès au système de santé pour des voyageurs étrangers et la possibilité de faire du volontourisme sont les critères les moins bien cotés, comme c’est le cas pour la plupart des destinations. Les autres piliers faibles pour le Canada, selon l’étude, sont «infrastructures touristiques» et «ressources culturelles», qui récoltent respectivement 5,59 et 6,42 points. Par «infrastructures touristiques», on entend, entre autres, les routes, l’hébergement, les sentiers, mais aussi les outils et services tels que les cartes de sentiers, les entreprises d’aventure et les programmes de formation pour les fournisseurs de tourisme d’aventure. En ce qui concerne le critère «ressources culturelles», les indicateurs de performance sont le nombre de sites du patrimoine mondial de l’UNESCO et la proportion des terres protégées.

À titre d’inspiration, observons un peu les piliers forts des pays qui se classent parmi les premiers, soit l’Islande et la Suisse.

L’Islande

L’Islande est un pays de grande nature, de plein air et d’aventure. Le développement durable, la sécurité, les infrastructures et l’image de l’Islande sont les piliers les plus forts du pays en matière de tourisme d’aventure. Le tourisme y est en pleine croissance. Les voyageurs s’y rendent en grand nombre pour explorer ses paysages particuliers, ses glaciers, ses fjords, ses geysers, ses sources thermales. L’offre d’aventure y est abondante compte tenu de la taille du territoire. La vidéo promotionnelle (voir ci-dessous) qui a circulé beaucoup sur le Web illustre bien cette réalité:

http://vimeo.com/12236680

La Suisse

Les touristes d’aventure vont en Suisse surtout pour son climat alpin et ses paysages. Le pays est reconnu pour l’alpinisme et le ski. Les piliers récoltant le plus de points sont les mêmes que pour l’Islande, soit le développement durable, la sécurité, les infrastructures et l’image. La Suisse propose une offre bien structurée. Le réseau SuisseMobile, par exemple, permet d’organiser et de réaliser de façon autonome un séjour de randonnée, de vélo ou de canoë et de profiter d’itinéraires balisés, ayant une signalisation adéquate et bien pourvus en services tels que l’hébergement, l’accès par train ou autocar, etc. (Lire aussi: Un exemple de bonne pratique pour le Québec: la Suisse en canoë).

Enfin, le marché du tourisme d’aventure constitue un segment important en pleine croissance. Le Québec peut compter sur certains atouts pour attirer cette clientèle, mais la concurrence est féroce. Saurons-nous nous démarquer?

 

Sources:

– The George Washington University School of Business, The Adventure Travel Trade Association et Xola Consulting. «Adventure Tourism Market Report», août 2010.

– The George Washington University School of Business, The Adventure Travel Trade Association. «Adventure Tourism Development Index, 2009 report».

 

Sites Web:

Suisse Tourisme

Tourism Australia

Visit Iceland