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Habitudes des Québécois en matière de planification de voyages

Les parents et amis (58%) demeurent la principale source d’inspiration des Québécois pour leurs voyages, devant Internet (46%). Parmi les Québécois qui utilisent le Web, le quart consultent les sites des établissements d’hébergement comme principale source d’inspiration pour leurs voyages au Québec. Le Réseau de veille en tourisme, le ministère du Tourisme du Québec et un regroupement d’associations touristiques régionales et sectorielles ont récemment réalisé une étude sur le comportement des voyageurs québécois et leurs habitudes sur le Web. Voici la troisième analyse d’une série de cinq tirées de cette étude. Nous vous présentons ici les résultats concernant les habitudes des Québécois en matière de planification de voyages d’agrément.

L’enquête Ipsos-RVT consiste en un sondage en ligne auprès de 3 058 Québécois (Pour la méthodologie détaillée, lire: Habitudes générales de voyage des Québécois et les faits saillants de l’étude).

Tout commence par une inspiration

L’adoption d’Internet par les Québécois pour la planification de voyages est maintenant généralisée. L’étape de l’inspiration représente le moment où le consommateur n’est pas encore fixé sur son plan de séjour, mais où il se met activement à la recherche d’idées. Les proches servent encore de principale bougie d’allumage (58%) à un projet de voyage, devançant le Web (voir graphique 1).

 

Pour les vacances dans le Sud, la situation est différente, car Internet constitue la première source d’inspiration (68%). Quant aux brochures, dépliants et guides gratuits, ils demeurent un facteur de décision d’une personne sur quatre. L’influence des agents de voyages varie selon la destination: 47% pour le Sud, 38% pour une destination d’outre-mer (excluant le Sud) et seulement 2% pour le Québec.

Les pour et les contre du Web

On a mesuré sur une échelle de 1 à 10 les principaux critères incitant l’utilisation du Web, où 1 signifie «ne me motive pas du tout», et 10, «me motive beaucoup» (voir graphique 2). Plusieurs facteurs tels que l’instantanéité de l’information (63%) et la flexibilité et l’économie de temps (60%) incitent les Québécois à utiliser Internet pour planifier et réserver un voyage en général.

 Quant aux critères qui découragent l’utilisation d’Internet, il n’en existe pas de majeurs aux yeux des Québécois (voir graphique 3). Pour cette échelle, 1 signifie «ne me décourage pas du tout», et 10, «me décourage beaucoup». Les obstacles proviennent surtout du manque potentiel de sécurité des transactions et de l’impossibilité de parler à quelqu’un pour poser une question particulière ou obtenir du soutien.

Où s’inspire-t-on sur le Web?

Uniquement devancés par les moteurs de recherche, les sites Web d’établissements d’hébergement figurent parmi les plus consultés par les Québécois dans leur recherche de la destination de leur dernier voyage au Québec (voir graphique 4). Pour les voyages hors Québec, les sites d’agences en ligne arrivent au premier rang.

Toutefois, lorsqu’ils se servent du Web comme source d’inspiration, les Québécois ne se limitent habituellement pas à une seule source d’information (voir graphique 5). Lorsqu’on ajoute les autres mentions possibles, on remarque qu’ils ont d’abord utilisé les moteurs de recherche (55%) et les sites d’établissements d’hébergement (54%). Une personne sur trois a déjà consulté Bonjourquebec.com pour trouver des idées de séjour au Québec.

Les habitudes des Québécois sont très différentes lorsqu’il s’agit de trouver des idées de voyages à l’extérieur de la province. Après les moteurs de recherche, ce sont les sites d’agences de voyages en ligne (46%) et les sites de partage de commentaires tels que TripAdvisor (39%) qui exercent la plus grande influence. Mentionnons aussi que 47% des Québécois ont consulté des sites de voyagistes tels que Transat dans le cas d’un voyage dans le Sud.

 

Les voyageurs recherchent d’abord du contenu informationnel comme source d’inspiration (voir graphique 6). Pour leur séjour au Québec, ils se sont beaucoup intéressés aux fiches d’information et aux articles sur la destination (45%) ainsi qu’aux répertoires et aux compilations des attraits et des activités offertes (43%).

Lorsqu’ils voyagent vers le Sud, une majorité de Québécois (57%) consultent des sites de partage de commentaires. Les avis d’experts sur le Web sont particulièrement prisés (25%) pour les voyages d’outre-mer.

Après l’inspiration, la planification

Une fois l’idée du voyage arrêtée, le consommateur passe à l’étape de la planification (voir graphique 7). À ce moment, Internet joue un rôle encore plus important: 63% des Québécois l’ont utilisé pour planifier leur dernier voyage au Québec, loin devant les conseils des parents et des amis (45%). Pour les destinations hors Québec, l’écart entre les deux sources d’information est encore plus prononcé: 73% comparativement à 42%.

Près d’un voyageur sur trois s’est servi de cartes géographiques pour planifier son séjour à l’extérieur du Québec (hormis les voyages dans le Sud). Quant aux agents de voyages, ils sont particulièrement appréciés pour les destinations du Sud (47%) et les voyages d’outre-mer (38%).

Par ailleurs, la saison du voyage influe sur les habitudes de planification du consommateur. Ce dernier utilise davantage le Web pour ses vacances hivernales. Cela s’explique en partie par la popularité du Web dans la planification des voyages dans le Sud. Le consommateur semble toutefois plus actif dans ses démarches de planification de vacances estivales lorsqu’il privilégie des outils tels que les guides touristiques gratuits (32%), les brochures et les dépliants (36%).

Comparer les prestations

Après avoir pris les principales décisions quant au type de voyage, à la destination et aux dates du séjour, le consommateur passe ensuite à la phase du magasinage, où il s’informe et compare les différents produits touristiques. Les types de sites consultés en premier lieu sont assez diversifiés, selon les habitudes de chacun et le type de prestation dont il est question. Pour les voyages au Québec, les moteurs de recherche et les sites d’établissement d’hébergement sont de loin les plus utilisés par une majorité d’internautes. Plus exactement, ce sont les répertoires et les compilations d’attraits et d’activités ainsi que les fiches d’information et les articles sur la destination que les Québécois jugent utiles pour s’informer ou comparer des produits touristiques du Québec (voir graphique 8). Fait intéressant, les contenus promotionnels sont plutôt appréciés des consommateurs (27%).

 

 L’hébergement (86%) demeure la dimension du voyage la plus magasinée sur le Web pour un séjour au Québec, suivi du secteur de la restauration (voir graphique 9). Dans le cas d’un voyage en Europe ou ailleurs dans le monde, quatre internautes sur dix ont cherché de l’information sur des vols.

 

 

Lors des deux prochaines analyses tirées de la même étude, nous traiterons des comportements de réservation pour ensuite nous attarder sur la mobilité et l’utilisation des médias sociaux.

Source:

– Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Comportement Web des Québécois – Sondage Ipsos Descarie – RVT», mai 2011.

 

 

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Segments de clientèles

Quel est l’avenir des touristes britanniques au Québec?

Le marché britannique constitue le premier marché d’outre-mer en importance pour le Canada et le deuxième pour le Québec. Malgré une diminution importante du nombre de séjours depuis cinq ans, la part du Québec dans les intentions de visite des voyageurs britanniques, quoique faible, augmente graduellement depuis 2007.

Les voyages avec vols long-courriers demeurent à la baisse

Selon l’Eurobaromètre 2011, près de deux résidents du Royaume-Uni sur trois (63%) sont partis en vacances en 2010, soit un peu plus que la moyenne européenne (56%). Ceux qui ne sont pas partis en vacances invoquent principalement des considérations financières (41%) ou personnelles (21%).

Compte tenu de la morosité de l’économie, les voyageurs les moins fortunés évitent les vols long-courriers et ceux qui ont plus de moyens revoient à la baisse leurs projets de voyage. C’est ainsi qu’entre 2008 et 2009, le nombre de voyages avec vols long-courriers effectués par des Britanniques a diminué partout et principalement en Nouvelle-Zélande et au Canada. Malgré cette baisse, le Royaume-Uni demeure l’un des marchés touristiques majeurs pour le Canada après les États-Unis.

L’évolution des voyages au Canada et au Québec

En mars 2011, le nombre total d’arrivées de voyageurs ayant séjourné une nuit ou plus au Canada en provenance du Royaume-Uni avait baissé de 20% par rapport à la même période en 2010, poursuivant ainsi sa dégringolade. En effet, à l’exception d’une remontée en 2007, le nombre de séjours d’une nuit ou plus a connu une baisse importante de 18% en 2009 et de 22% de 2006 à 2010 (voir tableau 1). Les dépenses ont chuté encore plus brutalement au cours de la même période (30%).

 

De moindre importance pour le Québec, les voyageurs du Royaume-Uni se classent tout de même au deuxième rang derrière la France (30%). Ils représentent 8% des visites-provinces enregistrées au Québec en 2010 par les touristes internationaux provenant d’autres pays que les États-Unis.

Les Britanniques ont effectué 86 000 séjours au Québec en 2010, ce qui représente une faible diminution de 1% par rapport à 2009, mais une baisse de 35% par rapport à 2006 (voir tableau 2). Malgré cette sévère chute du nombre de séjours en cinq ans, les nuitées ont diminué de seulement 8% au cours de cette même période.

En 2010, les Britanniques en vacances au Québec ont dépensé 942$ en moyenne par séjour, soit une hausse de 6% par rapport à 2009 et de 9% comparativement à 2006. Quant aux recettes totales, après une dégringolade abrupte en 2009 (-40%), elles ont remonté doucement la pente en 2010. Le Québec a tout de même enregistré une diminution de près du tiers de ses recettes attribuables aux voyageurs britanniques depuis cinq ans.

Bien que la durée de séjour s’allonge continuellement, les touristes en provenance du Royaume-Uni n’ont pas encore rattrapé les visiteurs d’outre-mer (toutes origines confondues) en ce qui a trait à la durée moyenne des séjours, qui s’élevait à 12,5 nuits en 2010.

Contrairement au Canada, où la visite de parents et d’amis constitue le principal but de voyage, au Québec, près de la moitié des touristes ont effectué un séjour d’agrément et un peu plus du tiers ont visité des parents et des amis. Par contre, depuis 2008, la proportion des voyages d’agrément perd du terrain au profit de la visite de parents et d’amis (voir graphique 1).

Un intérêt à visiter le Canada

Les informations contenues dans cette section sont tirées d’un sondage réalisé par la Commission canadienne du tourisme en 2010 auprès de 1505 voyageurs britanniques d’agrément ayant fait des vols long-courriers — dont 304 personnes ont visité le Canada récemment. Ces personnes, âgées de 18 ans ou plus, ont effectué un voyage d’agrément et séjourné une nuit ou plus dans un établissement d’hébergement payant au cours des trois dernières années, ou projettent de le faire d’ici deux ans.

Dans l’ensemble, en 2009, près du quart (24%) des voyageurs ont affirmé qu’ils visiteront certainement ou fort probablement le Canada au cours des deux prochaines années, toutes durées confondues, ce qui représente une hausse par rapport à 2007 (21%).

Tandis que la probabilité d’effectuer un long séjour au Canada est demeurée stable, celle concernant les courts séjours (une à trois nuits) a crû de 5% de 2008 à 2009, passant de 13 % à 18 % (voir graphique 2). Cette hausse est peut-être attribuable à l’intérêt accru des voyageurs britanniques pour les États-Unis, étant donné qu’une certaine partie des séjours de courte durée vient sûrement se greffer à des voyages chez nos voisins du Sud.

La part du Québec dans ces intentions de visite ne cesse d’augmenter depuis 2007, même si elle demeure bien inférieure à celles de l’Ontario et de la Colombie-Britannique. Ainsi, parmi les voyageurs susceptibles de séjourner au Canada dans les deux prochaines années, ou qui ont déjà réservé un séjour, seulement 7% envisagent de visiter le Québec (voir graphique 3).

Les produits recherchés

De nombreux voyageurs britanniques souhaitent découvrir la nature et la culture des destinations qu’ils visitent (voir graphique 4), ce qui comprend les modes de vie régionaux et à caractère unique ainsi que les saveurs régionales. Étant donné l’intérêt élevé pour la nature et la culture, près des trois quarts des voyageurs désirent combiner les deux en optant pour l’exploration des villes à proximité de la nature. Les visites guidées exercent moins d’attrait sur les Britanniques (32%). Il en va de même pour les activités de plein air — voyages d’exploration sur la terre et sur l’eau — ou hivernales, incluant le ski et la planche à neige.

Les perspectives de croissance des voyages au Canada et au Québec

L’évolution des déplacements internationaux des Britanniques est intimement liée au développement des liaisons aériennes directes, qui créent une concurrence impitoyable au Canada et au Québec (lire aussi: Aucune croissance du marché britannique au Canada pour les cinq prochaines années). En effet, ceux-ci perdent des parts de marché au profit de destinations du Moyen-Orient, dont la Turquie. C’est ainsi que la capacité aérienne vers les États-Unis, le Canada et l’Asie a perdu 1,5 million de sièges depuis 2007, alors que celle vers le Moyen-Orient, l’Afrique, les Caraïbes, l’Amérique du Sud et le Mexique en a gagné 2,9 millions. En 2011, on ne compte plus que huit destinations canadiennes, six aéroports et quatre transporteurs offrant des vols depuis le Royaume-Uni, soit deux destinations, six aéroports et trois transporteurs de moins qu’en 2007.

Espérons que le récent séjour du prince William et de Kate Middleton au Québec aura suffi à créer un engouement pour la belle province et que la pression de leurs concitoyens aura pour conséquence de faire augmenter la capacité aérienne à plus ou moins court terme.

 

Sources:

– Commission canadienne du tourisme. «Regard approfondi sur le marché du Royaume-Uni, 2010».

– Commission canadienne du tourisme. «Veille touristique mondiale 2010, Royaume-Uni».

– European Commision. «Survey on the attitudes of Europeans towards tourism, Analytical report, Wave 3», Eurobarometer, 13 mai 2011, 13 mai 2011.

– Ministère du Tourisme. «Les plus récentes données sur le tourisme au Québec», 26 juillet 2011.

– Statistique Canada, «Enquête sur les voyages internationaux, 2006, 2007, 2008, 2009».

 

 

 

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Enjeux Technologies

La nécessité des bureaux d’information touristique de se réinventer

La multiplication des sources de renseignement pousse les bureaux d’information touristique à redéfinir leur contribution dans l’accueil des visiteurs. Depuis qu’Internet et les téléphones intelligents favorisent l’autonomie des touristes dans la planification de leur séjour et dans leur orientation à destination, ces centres enregistrent des baisses d’achalandage. Cela dit, comme le confirme une enquête réalisée auprès de 782 voyageurs sur le rôle joué par les bureaux d’information touristique en Australie, ces derniers réussissent à influencer 18% des visiteurs à prolonger leur séjour. Quels sont les nouveaux défis que doivent relever ces intervenants de l’industrie?

La pertinence des bureaux d’information touristique

Les voyageurs sont submergés d’informations touristiques et par la même occasion aux prises avec la difficulté de juger de la crédibilité des sources ainsi que de la qualité et de l’authenticité du contenu. Envahis par cette profusion de renseignements, les visiteurs se fient souvent à leur intuition, à leurs souvenirs ou aux recommandations de leurs amis pour évaluer les expériences touristiques qui leur sont proposées.

Cette dynamique renforce l’importance des bureaux d’accueil et d’information touristique, souvent perçus comme une source de renseignements impartiale et de qualité. Dans ce sens, ces établissements sont très bien placés pour jouer un rôle unique d’accueil et d’orientation auprès des voyageurs.

Ces bureaux sont d’autant plus pertinents de nos jours où un nombre croissant de touristes voyagent de manière indépendante et réservent à la dernière minute. Le personnel des bureaux d’information touristique peut influencer cette catégorie de visiteurs qui planifient leurs séjours de manière très flexible et qui sont plus enclins à la spontanéité.

Un pouvoir influent auprès des voyageurs

Selon l’étude australienne mentionnée précédemment et comme l’illustre le tableau 1, les touristes en visite au centre d’information touristique ont très peu planifié leur voyage, à l’exclusion de l’hébergement, ce qui les garde flexibles et ouverts à intégrer de nouvelles offres à leur séjour.

 

Dans le même ordre d’idées, l’enquête de PhoCusWright réalisée en 2010 auprès de 2 763 participants indique que 45% des répondants disent ne réserver leurs activités qu’une fois arrivés à destination. Ces résultats laissent supposer que les bureaux d’information touristique peuvent influencer la durée et le budget de voyage des touristes dans une région donnée.

En outre, plus de 35% des participants à l’étude australienne ont été encouragés à visiter les régions avoisinantes à la suite des conseils du personnel des bureaux d’information touristique. Cela démontre la pertinence d’un travail collaboratif entre ces établissements des différentes villes et régions.

Une nécessité de se renouveler

Bien que la légitimité des bureaux d’information touristique ne soit pas foncièrement remise en question, ceux-ci doivent revoir leur mission, leur contribution ainsi que leur mode de fonctionnement. En effet, ces établissements font face à de nouveaux défis tels que la création de valeur, le rendement économique ainsi que l’intégration des récentes avancées technologiques.

– La technologie impacte la création de valeur. Tantôt ennemie, tantôt alliée, la technologie exerce une pression sur le rôle des bureaux d’information touristique. En plus de fournir de l’information de qualité, ces établissements ont désormais le défi de donner aux touristes un réel avant-goût de la destination qui va au-delà de ce qu’ils peuvent observer sur le Web.

Plusieurs bureaux d’information touristique comme celui de New York ou de Johannesburg possèdent désormais des installations multimédias. Aux allures de galeries d’art moderne, ces bureaux se sont équipés de tables interactives et d’écrans géants tactiles permettant aux voyageurs de personnaliser leurs recherches, de créer, de télécharger et d’imprimer du contenu à même leur appareil mobile. Les voyageurs y font haltes pour accéder au Wi-Fi, charger leurs gadgets électroniques, découvrir de nouvelles applications et se divertir grâce à l’aspect informationnel ludique.

 

Source : Engadget

Sans pour autant tenter de prouver la viabilité ou non de ces modèles, on peut dire que leurs aspects ludique et interactif enrichissent l’expérience des visiteurs.

Au Québec, la Maison du tourisme de la Montérégie, inaugurée en mai dernier à Brossard, se veut un bureau de vente qui regroupe une centrale de réservation, une vitrine du terroir qui met de l’avant 85 produits régionaux ainsi que des bornes interactives qui présentent les différentes expériences touristiques offertes dans la région.

Source: Nouvelle résidence pour Tourisme Montérégie

D’autres bureaux d’information touristique jouent aussi la carte d’animation de communautés de voyageurs et deviennent des espaces de rencontre et de partage entre voyageurs et population locale.

– Quelles mesures de rendement économique envisager? Maintenant que les voyageurs sont autonomes et qu’ils ne recherchent probablement plus les mêmes expériences qu’auparavant lorsqu’ils franchissent le seuil d’un bureau d’information touristique, faut-il envisager de nouveaux critères de rendement économique? Les outils de mesure de performance sont-ils toujours pertinents? Y a-t-il lieu de considérer de nouveaux modèles?

Au Royaume-Uni, par exemple, beaucoup de bureaux ont revu leur mode de fonctionnement. Certains ont établi des partenariats public-privé et d’autres sont entièrement soutenus par des associations d’entreprises locales qui apprécient leur utilité auprès des voyageurs.

– Le storytelling ou la mise en récit du contenu. Véritable trait d’union entre le touriste et le territoire, les bureaux d’information touristique se veulent désormais des espaces de rencontre et des pôles d’attraction culturels et de loisirs, capables de séduire touristes comme résidents. Ces établissements doivent également renouveler leur manière de concevoir le contenu et de le présenter. De l’information livrée de façon brute ne crée pas forcément d’attachement au lieu visité et ne nourrit pas l’imaginaire comme peut le faire le storytelling. Cet effort ingénieux donne vie aux lieux et met les voyageurs en contact avec les habitants. La créativité et l’innovation sont de mises!

Les bureaux d’information touristique doivent être un lieu de continuité de l’image de marque de la destination, en ce sens qu’ils en représentent sa partie visible et humaine. Pour répondre aux besoins des visiteurs, ces établissements doivent créer une valeur ajoutée en optimisant l’équilibre entre le contact humain et la présence de la technologie.

 

Sources:

– Ballantyne, Roy, Karen Hughes et Brent W. Ritchie. «Meeting the needs of tourists : the role and function of australian visitor information centers», Journal of Travel and Tourism marketing, décembre 2009.

– Cole, Andy. «The future of the tourist information service», Economy and governance select committee, juin 2010.

– Communiqué de presse. «Franc succès pour l’inauguration de la Maison du tourisme de la Montérégie», tourisme-monteregie.qc.ca, 10 mai 2011.

– Cooper, Chris, Terry de Lacy et Leo Jago. «Investigating Potential Tourism Yield from visitor information centers», Sustainable Tourism Cooperative Research Center, 2006.

– Davies, Caroline. «Tourist information centres face extinction». guardian.co.uk, 7 février 2011.

– Marchand, Jacques. «Nouvelle résidence pour Tourisme Montérégie», affaires.mediasud.ca, 22 mars 2011.

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Marketing

Les sites d’achats groupés: défis et occasions d’affaires

Les sites d’achats groupés révolutionnent la façon dont les consommateurs magasinent sur le Web. Ces nouveaux canaux de distribution représentent autant de défis que d’occasions d’affaires pour les entreprises touristiques. Leur modèle de fonctionnement n’a pas fini de nous étonner, car ils continuent d’évoluer et de s’affiner. Sont-ils pertinents pour toutes les entreprises touristiques et quelles questions faut-il se poser avant d’envisager de les utiliser?

Vendre des services touristiques par le biais de sites d’achats groupés: bonne ou mauvaise décision?

Lorsque les entreprises vendent des produits en passant par des sites d’achats groupés, elles pratiquent, en quelque sorte, la technique marketing de produit d’appel. En effet, cette technique consiste à présenter un prix exceptionnellement bas sur un article ou un service pour attirer les consommateurs dans un point de vente, le tout, dans l’espoir que ceux-ci achètent également d’autres produits dont la marge est plus rémunératrice.

Or pratiquer une stratégie marketing de produit d’appel en tourisme peut représenter quelques défis:

  • Certains produits de voyage ne sont pas fréquemment achetés par les mêmes clients et il n’est peut-être pas pertinent de les solder autant. En d’autres termes, un client qui a acheté une visite guidée dans une ville ne le fera probablement pas une seconde fois et il faut être vigilant quant aux escomptes accordés sur ce genre de services;
  • Les entreprises touristiques ont souvent une seule grande ligne de produits; donc, appliquer d’importants rabais sur son service principal risque d’en diminuer la valeur perçue, sans compter les pertes qu’une telle offre de rabais peut engendrer;
  • Un produit d’appel est généralement un produit que les clients achètent souvent et dont ils connaissent le prix habituel. C’est ainsi qu’ils savent qu’ils profitent d’une aubaine. Or ce ne sont pas tous les services touristiques qui sont achetés à une fréquence élevée de manière à ce que les acheteurs connaissent leur vraie valeur;
  • Les sites d’achats groupés peuvent diminuer la valeur de la relation entre la marque et le consommateur. La fidélisation de la clientèle risque de s’établir vis-à-vis des sites d’achats eux-mêmes plutôt qu’avec l’entreprise qui fournit le service.

Mises à part ces limitations, il existe plusieurs cas où vendre par le biais de ces sites peut être pertinent, notamment lorsque:

  • le coût engendré est très faible. Par exemple, un restaurant, une salle de spectacle, une croisière ou un hôtel en basse saison, où les coûts fixes restent à peu près similaires quel que soit le nombre d’invités. Ce genre de distribution permet d’augmenter l’achalandage des lieux et de générer du bouche à oreille auprès de la nouvelle clientèle accueillie;
  • l’entreprise peut réaliser une très petite marge de profit et parvenir à vendre d’autres services. Cela peut être le cas d’un parc thématique ou d’un musée, idéalement en basse saison, où les visiteurs consommeront de la nourriture ou achèteront des souvenirs;
  • il y a la possibilité de créer un engouement. Par exemple, lors du lancement d’un nouveau service ou pour faire vivre une expérience exceptionnelle. Une promotion proposant une expérience ou un produit unique que les gens n’auraient pas essayé autrement et qu’ils s’empresseront de partager avec leurs réseaux;
  • l’entreprise a décidé d’allouer un gros budget en publicité. Dans certains cas, les sites d’achats groupés peuvent générer plus d’effet viral que des affiches publicitaires.

Quelques conseils à suivre avant de se lancer dans la démarche

Vendre des services touristiques par le biais de sites d’achats groupés nécessite une planification, une coordination opérationnelle pour gérer le volume généré ainsi qu’une vision claire des objectifs.

Voici quelques questions auxquelles il est pertinent de répondre avant de procéder:

  • Êtes-vous prêt à encaisser une perte afin de gagner de nouveaux clients?
  • Avez-vous la capacité de gérer les gros volumes que l’offre risque de générer. Même en fixant une limite du nombre de coupons vendus, certaines entreprises sous-estiment le pouvoir attractif de ces promotions et ont du mal à gérer des volumes importants. Le personnel doit être bien informé et capable en tout temps d’accommoder des «clients-surprises» (drop-in) avec la même qualité de service que pour un client habituel.
  • Existe-t-il des services complémentaires à l’expérience du client et source de revenus supplémentaires que vous pouvez vendre à la réclamation du coupon?
  • Pouvez-vous déterminer les périodes de pics et de baisses saisonnières de vos activités et seriez-vous prêt à répondre à une offre sur une période prolongée sachant qu’il peut y avoir un chevauchement entre la haute et la basse saison?
  • Si les acheteurs utilisent leurs coupons durant la haute saison, serez-vous capable de gérer la pression exercée sur le fonctionnement de l’entreprise, tout en maintenant un haut niveau de satisfaction des clients, quitte à prolonger la validité de leurs coupons après leur expiration?
  • Avez-vous des systèmes en place pour fidéliser les nouveaux clients, soit par la façon traditionnelle en leur faisant remplir des cartes de commentaires, ou en les inscrivant à un programme de récompenses déjà en place?
  • Êtes-vous prêt à soutenir une double politique promotionnelle? Comment pouvez-vous intégrer les promotions des sites d’achats groupés aux programmes de récompenses et de fidélisation déjà existants?
  • Avez-vous la capacité de réaliser des campagnes de promotion pour remercier les clients qui ont participé à votre offre promotionnelle et pour les encourager à revenir vous visiter?
  • Êtes-vous capable d’accepter le risque d’avoir des clients attirés par les aubaines et qui ne reviendront peut-être jamais?
  • Est-ce que le site d’achats groupés avec lequel vous voulez offrir une promotion possède une application mobile? Plusieurs sites en ont développé pour permettre à leurs membres d’être continuellement au courant des dernières offres. Ceux-ci peuvent saisir les informations de paiement comme leur numéro de carte de crédit à même l’application mobile. Ne négligez pas cette fonctionnalité qui est extrêmement pertinente vu que certaines offres ne durent qu’un court laps de temps et qu’elles stimulent la spontanéité et l’achat impulsif sur lequel compte un bon nombre de ces sites.

Par ailleurs, le service aux entreprises devient de plus en plus personnalisé. Les sites d’achats groupés sont à l’écoute de leurs partenaires et leur proposent des campagnes promotionnelles adaptées à leurs objectifs et à leurs contraintes. Pour un restaurant, par exemple, ils s’enquerront des heures d’ouverture, du nombre de services par jour, de la facture moyenne, du nombre d’employés, etc., pour ensuite proposer au propriétaire de l’établissement une promotion sur mesure.

Le marché des sites d’achats groupés est en pleine effervescence. Il convient de bien évaluer ses besoins avant d’utiliser ces nouveaux canaux de distribution sans endommager la notoriété de sa marque, tout en intégrant ces nouvelles pratiques dans une stratégie marketing globale.

 

Sources:

− Beccari, Daniele. «Four ways Groupon might work for travel businesses». tnooz.com, 17 janvier 2011.

− Cooper, Jamie. «When a Groupon Promotion Went Wrong», entrepreneur.com, 4 mars 2011.

− Joyce , Stephen. «Considering Groupon for your tour or activity business? At what cost?», 15 novembre 2010.

− Joyce , Stephen. «Does the Groupon model lead tourism businesses», tnooz.com, 17 janvier 2011.

− Slavick, David. «Social Couponing Optimization: Diving into the Deep End». hanifinloyalty.com, 24 mai 2011.

 

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Marketing Réseaux de distribution

L’ampleur du phénomène des sites d’achats groupés et son incidence sur le tourisme

Les sites d’achats groupés tels que Groupon connaissent une fulgurante croissance. Nés au début de la récession, ces nouveaux joueurs du commerce électronique séduisent une clientèle provenant de toute couche sociale et avide de bonnes affaires. Des services touristiques tels que la restauration, l’hôtellerie, les spas, les activités culturelles, les croisières et le transport en sont touchés. Quelle est l’ampleur de ce phénomène et comment influe-t-il sur la distribution touristique?

De quoi s’agit-il au juste?

Les sites d’achats groupés s’entendent avec les entreprises locales sur des offres promotionnelles d’un rabais de l’ordre de 50% à 70% qu’ils envoient par courriel à leurs membres. Ces bonnes affaires durent d’un à trois jours, parfois une semaine, et ne sont validés que lorsqu’un nombre minimal d’acheteurs est atteint. Le site d’achats groupés débite alors le compte de l’acheteur du coût de l’offre et lui envoie un coupon électronique à imprimer.

À leur inscription aux sites, les acheteurs sont invités à indiquer leur ville de résidence pour recevoir en priorité les offres promotionnelles qui y sont proposées. Certains portails ont également des applications mobiles qui permettent aux utilisateurs de spécifier leurs villes favorites afin que ce soit les offres de celles-ci qui s’affichent en premier. La plupart des sites d’achats groupés encouragent leurs membres à partager et à recommander les offres promotionnelles sur leurs réseaux sociaux. En outre, plusieurs d’entre eux accordent des rabais additionnels aux acheteurs dont les amis prennent part à l’offre en solde.

En général, les entreprises font appel aux sites d’achats groupés pour diverses raisons:

  • stimuler une nouvelle demande;
  • attirer rapidement un grand volume de ventes ;
  • acquérir de nouveaux clients;
  • lancer de nouveaux produits;
  • stimuler la demande autour d’un service en particulier;
  • gagner de la visibilité auprès d’une nouvelle catégorie de clientèle et à travers de nouveaux canaux de distribution.

Le fait de ne payer qu’à la conversion de l’acheteur, sans devoir débourser de frais à l’avance, permet aux entreprises de proposer des offres promotionnelles à faible coût. De plus, les achats prépayés peuvent constituer un surplus de trésorerie le temps que les consommateurs utilisent leurs coupons. Bien sûr, chaque site d’achats groupés a sa propre politique de partenariat, qu’il convient d’étudier et de comparer avant de se lancer. La décision d’opter pour ce nouveau genre de distribution doit s’inscrire à l’intérieur d’une stratégie marketing globale pour éviter de nuire à la marque de commerce de l’entreprise.

L’ampleur du phénomène

Groupon et LivingSocial sont les sites d’achats groupés les plus influents. Leur croissance a été fulgurante, à tel point que Forbes a nommé l’entreprise Groupon comme étant l’entreprise qui a connu la croissance la plus rapide de l’histoire du Web. Lancée en 2008, la compagnie est déjà présente dans 46 pays et compte 70 millions de membres. En 2010, Groupon a annoncé des revenus de 760 millions de dollars américains, c’est-à-dire 23 fois plus qu’en 2009. L’entreprise a refusé une offre d’achat de 6 milliards de dollars américains du géant Google.

Le second plus grand joueur du marché est LivingSocial, qui a levé 175 millions de dollars américains auprès d’Amazon. LivingSocial a marqué les annales du commerce électronique grâce à une offre dont plus d’un million de personnes ont profité : 1 301 296 de coupons ont été vendus, générant un revenu total d’un peu plus de 13 millions de dollars américains en l’espace de quelques heures. L’offre permettait d’acheter à 10$ une carte-cadeau d’Amazon d’une valeur de 20$.

Source: switched.com

Le succès de Groupon et de LivingSocial a inspiré d’innombrables nouveaux entrants tels que Buy With Me et Deal of the day. Comme l’illustre la photo ci-dessous, le marché canadien foisonne de sites d’achats groupés.

 

Source: Présentation de Travelalerts.ca « Group Buying for Travel:Hype or The Next Big Thing? »

Au Québec, certains sites se concentrent sur quelques villes de la province seulement, comme vieurbaine.com et promodujour.lespac.com, et d’autres, sur des territoires aussi petits que des villes, dont ilovemontreal.ca.

Source: Ilovemontreal.ca

Par ailleurs, une étude réalisée par la firme Adviso sur quelques sites d’achats groupés indique que Tuango enregistre le plus grand nombre d’abonnés et le plus de promotions vendues à Montréal, dépassant ainsi Groupon sur ce territoire.

Selon la firme Experian Hitwise, l’achalandage des sites d’achats en groupe a augmenté de 610% entre 2009 et 2010. Par ailleurs, l’entreprise américaine BIA/Kelsey a annoncé que les ventes du secteur pourraient passer de 873 millions en 2010 à 4 milliards de dollars américains en 2015, ce qui représente une croissance annuelle moyenne de 35%.

Le peu de barrières à l’entrée pour le démarrage de telles entreprises a favorisé la naissance de nouveaux entrants, à un point tel qu’il existe aujourd’hui des agrégateurs reprenant le contenu de plusieurs petits sites. YipIt, 8Coupons et DealRadar en sont des exemples. En centralisant les offres promotionnelles de nombreux sites, les agrégateurs permettent à leurs membres de réduire considérablement le nombre d’inscriptions, d’alertes et de courriels qu’ils reçoivent. D’autres intervenants entrent également sur le marché, ce sont des compagnies comme Adility, Wantsa et Ponkle, qui aident les entreprises à mettre en place leur propre plateforme d’achats en groupe.

La réplique des géants

De gros joueurs du Web veulent aussi profiter de l’expansion du phénomène d’achats en groupe. Facebook a lancé Facebook deals, qui n’est pour le moment disponible que dans un nombre limité de pays. Les offres locales sont envoyées aux membres par courriel et apparaissent également dans leur fil d’actualité Facebook. L’effet viral des boutons «J’aime» et «Je partage» est également mis à contribution pour stimuler les ventes.

Après sa tentative échouée d’acquérir Groupon, Google part aussi à la conquête du marché des achats en groupe en lançant Google Offers, disponible pour le moment en version test dans quelques villes américaines.

Pourquoi le tourisme devrait-il s’y intéresser?

Bien évidemment, la frénésie du magasinage à rabais n’a pas épargné l’industrie du tourisme. Plusieurs sites spécialisés dans les achats de groupes ou dans les vente-éclairs (flash sales) ou encore des sites à abonnements exclusifs ont vu le jour. Jetsetter a été le premier site d’achats groupés à proposer des offres promotionnelles de voyages. SniqueAway, né en 2010, fait partie d’Expédia et vend des séjours dans des hôtels de luxe ayant les plus hautes cotes sur TripAdvisor à des tarifs exclusifs. Vacationist est né d’un partenariat entre Luxury Link et Travel + Leisure pour offrir des services de voyages de luxe et TripAlertz s’est spécialisé dans les rabais en matière d’hébergement et dans les forfaits. La liste se prolonge: Holibags, Blommspot et Zozi offrent des rabais exclusifs sur des activités, et Goldstar, des escomptes sur des spectacles et des évènements sportifs.

 

Source: tripalertz.com

Dans ce contexte, les grands sites établis ont également vite constaté que leurs membres les intégraient dans leur planification de voyage pour acheter des offres promotionnelles en dehors de leur ville. LivingSocial a donc lancé son concept de forfaits qu’il a décliné en thématiques: évasion, aventure et famille; et Groupon se construit de plus en plus une image d’outil indispensable à la planification d’un voyage. Groupon s’est également associé à Expédia pour créer Groupon Getaways. L’idée est d’offrir des promotions de voyage extrêmement alléchantes parmi plus de 135 000 hôtels dans le monde. Le projet sera lancé aux États-Unis et au Canada et, plus tard, dans d’autres pays. Expedia et Groupon planifient aussi d’inclure des forfaits, des billets d’avion, des locations de voiture, des croisières et des activités à destination.

 

Source: tnooz.com

Dans sa lancée d’expansion, Groupon a également annoncé son association avec Live Nation pour former GrouponLive, qui offrira des billets de concerts et de spectacles à des prix réduits.

Source: groupon.com

Malgré leur grand succès, les sites d’achats groupés sont parfois critiqués par les entreprises pour leur modèle d’affaires basé sur des commissions très élevées variant entre 35% et 50% et allant parfois jusqu’à 70%. Néanmoins, ces sites ne cessent de peaufiner leur offre et d’améliorer leur contribution pour générer des transactions gagnant-gagnant pour les acheteurs et pour leurs partenaires. Dans une prochaine analyse, nous tâcherons de comprendre s’il convient à toutes les compagnies d’utiliser les sites d’achats groupés et dans quelle mesure.

Sources:

– Angelova, Kamelia. «Tim O’Shaughnessy: LivingSocial Bet All Its Cash On Beating Groupon At Its Own Game», businessinsider.com, 12 mai 2011.

– Chen, Tracy. «Group buying: the new generation of couponing». ctmedia.ca, 3 mars 2011.

– Communiqué de presse. «Groupon and Expedia Partner to Launch Travel Deals Site», Expedia.mediaroom.com, 1er juin 2011.

– Communiqué de presse. «Consumer Spending on Deal-a-Day Offers Likely to Reach $3.9B in U.S. by 2015», Biakelsey.com, 3 mars 2011.

– Elliottng. «TripAlertz: GroupOn clone for travel», travel-industry.uptake.com, 18 novembre 2010.

– Fredrix, Emily. «Savvy travelers can reap group coupon savings», cbsnews.com, 8 mars 2011.

– Greenberg, Peter. «Groupon, LivingSocial, Yipit And More: Group Buying Sites for Travel», petergreenberg.com, 19 mai 2011.

– Hateveldt, Henry. «Expedia/Groupon create a new travel marketplace – Travelrs will love it, travel sellers will have to be careful», forrester.com, 1 juin 2011.

– Joyce, Stephen. «Does the Groupon model lead tourism businesses racing to the bottom?», tnooz.com, 14 janvier 2011.

– Joyce, Stephen. «Facebook deals a killer blow to groupon for travel offers», tnooz.com, 3 février 2011.

– Lamy, Dominique. «Facebook Deals en pleine expansion», branchez-vous.com, 30 juin 2011.

– La rédaction du journal. «Le boom de l’achat groupé aux États-Unis », journaldunet.com, 23 mars 2011.

– La rédaction du journal. «Le phénomène Groupon est-il surévalué?», journaldunet.com, 14 janvier 2011.

– O’Brien, Terrence. «Living Social/Amazon Deal Draws 1.3 Million Users (and $13 Million) in One Day». switched.com, 20 janvier 2011.

– Parr, Ben. «Google launches its Groupon competotir Wednesday», mashable.com, 31 mars 2011.

– Reisinger, Don. «Groupon, Live Nation team up for online ticketing». news.cnet.com, 9 mai 2011.

– Robbins MacLean. «Group buying site LivingSocial launches curated travel deals section», gadling.com, 10 novembre 2010.

– Schaal, Dennis. «Expedia partners with Groupon on getaways», tnooz.com, 1er juin 2011.

– Stotch, Leopold. «Group Buying for the Travel industry», articlemonkeys.com.

– Présentation de Travelalerts.ca . «Group Buying for Travel: Hype or The Next Big Thing?», consulté le 15 Juillet 2011.

– Yin, Sarah. «LivingSocial’s Final Tally: 1.4M Amazon Vouchers Sold». pcmag.com, 20 janvier 2011.

 

 

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Sondage auprès des Québécois: comportements de vacances au Québec

Dans le cadre d’un partenariat avec Créneau d’excellence, Tourisme de villégiature quatre saisons (région des Laurentides), le Réseau de veille en tourisme a mené une enquête auprès de la population québécoise afin de connaître ses plus récentes habitudes en matière de voyages au Québec. On y apprend notamment que les Québécois considèrent comme extrêmement important de trouver des produits locaux dans les restaurants visités. On constate aussi que le taux d’utilisation d’Internet pour les voyageurs ayant opté pour un gîte atteint 83%, alors qu’il n’est que de 36% pour ceux ayant choisi le camping.

Méthodologie du sondage

Le sondage téléphonique a été réalisé par la firme Écho Sondage auprès de 600 Québécois du 4 novembre au 5 décembre 2010. Pour se qualifier, le répondant devait répondre positivement à la question suivante: «Au cours des douze derniers mois, avez-vous effectué un séjour d’au moins une nuit à l’extérieur de votre domicile au Québec? Les séjours ou fins de semaine au chalet sont inclus, les voyages d’affaires exclus.»

Compte tenu de l’objectif du sondage, la proportion des gens dont le dernier voyage a été effectué dans les Laurentides est légèrement surreprésentée. Ce constat s’applique pour l’ensemble des statistiques traitées dans cette analyse. Par ailleurs, en raison de leur marge d’erreur élevée, certains croisements statistiques ne doivent être considérés qu’à titre indicatif.

Caractéristiques du dernier voyage

Environ 38% des séjours d’agrément d’une nuit et plus au Québec sont effectués par des Québécois voyageant en couple (graphique 1). Les voyages en famille représentent le deuxième segment en importance, avec 31%.

Comportement_vacances_Quebecois_graph1

Parmi les Québécois qui voyagent en famille:

  • 33% ont des enfants de moins de 6 ans;
  • 31% ont des enfants âgés de 6 à 9 ans;
  • 31% ont des enfants âgés de 10 à 13 ans;
  • 23% ont des enfants âgés de 14 à 17 ans;
  • 18% ont des enfants de 18 ans et plus.

Même si les séjours à l’hôtel, au motel ou à l’auberge demeurent les plus populaires, ils ne sont plus les choix majoritaires (45%) pour l’ensemble des Québécois (graphique 2). Le phénomène des résidences secondaires joue un rôle important, particulièrement auprès des ménages disposant d’un revenu annuel inférieur à 40 000$. Qu’ils soient propriétaires ou non, 45% d’entre eux ont opté pour ce type d’hébergement lors de leur dernier séjour touristique au Québec. Les chalets ou les condos loués génèrent aussi une activité non négligeable (15%). Quant au camping, c’est aux ménages ayant un revenu situé entre 40 000$ et 59 999$ qu’il plaît le plus (10%).

Comportement_vacances_Quebecois_graph2

Près du tiers (34%) des voyages des Québécois sont d’une durée de deux nuitées (graphique 3). C’est en camping que le séjour moyen est le plus long: cinq nuits et plus en moyenne dans 46% des cas. À l’opposé, 62% des périples incluant un gîte ou un bed and breakfast ne comprenaient qu’une ou deux nuitées.

Comportement_vacances_Quebecois_graph3

En moyenne, les Québécois ont alloué 468$ pour leur dernier voyage au Québec (graphique 4). Ces dépenses comprennent le transport, l’hébergement, la nourriture, les restaurants, les activités et autres achats divers. Évidemment, les personnes dont le revenu annuel du ménage est de 100 000$ et plus ont dépensé davantage (619$). On remarque aussi une grande différence entre la clientèle qui loue un chalet ou un condo (566$) et celle qui opte pour une résidence secondaire (184$).

Comportement_vacances_Quebecois_graph4

Comportements de planification et de réservation

Lorsqu’on a interrogé les répondants du sondage à propos des sources d’information qu’ils ont consultées pour s’inspirer et planifier leur dernier séjour, c’est Internet qui s’est imposé comme la référence pour la majorité (56%). Toutefois, le taux d’utilisation diffère beaucoup selon le mode d’hébergement choisi par les voyageurs:

  • 60% pour l’hôtel, le motel ou l’auberge;
  • 83% pour le gîte et le bed and breakfast;
  • 60% pour le chalet ou le condo loué;
  • 10,5% pour la résidence secondaire;
  • 36% pour le camping.

Les moteurs de recherche tels que Google sont les types de sites Web les plus consultés (33%) par les Québécois lorsqu’ils préparent leur voyage (graphique 5). On remarque que le groupe des 35-44 ans est plus porté que les autres à se fier au site BonjourQuebec.com (26%). Quant aux plus jeunes (18-34 ans), ils semblent moins structurés, plus spontanés dans leur planification; ils préfèrent les moteurs de recherche généraux dans une proportion de 44% (seulement 20% pour le groupe des 55 ans et plus).

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Globalement, 32% des Québécois ont effectué une réservation en ligne pour leur dernier séjour. Parmi eux, 97% l’ont fait auprès d’un établissement d’hébergement et 13% auprès d’un restaurant. Les femmes sont plus portées à acheter en ligne (36,5%) que les hommes (26,8%). Le taux de réservation est également supérieur (40%) du côté des voyageurs plus aisés (graphique 6).

Comportement_vacances_Quebecois_graph6

Voici quelques autres constats à propos des choix liés à la réservation du séjour.

  • Moins d’un séjour sur cinq fait partie d’un forfait (18,7%). Cette proportion grimpe toutefois à 25% lorsque le séjour comprend un hôtel, un motel, une auberge, un gîte ou un bed and breakfast.
  • Environ 10% des gens ont choisi leur région de destination en raison d’une promotion ou de tarifs spéciaux (12,5% pour les visiteurs en provenance de la grande région de Montréal, et 6,7% pour les autres).
  • Le segment des 35-44 ans (13,1%) de même que les personnes voyageant en groupe ou avec des amis (19,3%) sont les voyageurs qui sont les plus influencés par les promotions, alors que les ménages plus aisés le sont moins (6,3%).

Expériences recherchées et utilisation de la technologie

Environ 9% des voyageurs ont emprunté un circuit touristique ou une route thématique. La majorité d’entre eux (72%) ont affirmé que ce circuit leur a permis de découvrir de nouveaux endroits dans la région visitée. Les voyageurs ont signifié leur niveau d’intérêt, sur une échelle de 1 à 10, pour diverses expériences touristiques (graphique 7). Les thèmes de la découverte de la nature (8,2), de l’expérience gourmande (7,5) et de la culture et du patrimoine (7,4) ont globalement reçu les meilleures appréciations. Les sports et les activités de plein air de même que la santé et le mieux-être se démarquent auprès des jeunes.

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On constate également que le désir de trouver des produits locaux et régionaux dans les restaurants à destination est très fort. Les deux tiers des voyageurs jugent cet aspect très important alors que seulement 8% y accordent peu ou pas du tout d’importance (graphique 8).

Comportement_vacances_Quebecois_graph8

Finalement, voici quelques habitudes liées à l’utilisation de la technologie par les Québécois pendant leur dernier séjour au Québec:

  • 19% ont utilisé un GPS pour trouver une entreprise touristique, 32% parmi les campeurs;
  • 4% ont utilisé un téléphone intelligent à des fins touristiques; 9% des ménages ayant des revenus de 100 000 $ et plus;
  • 17% ont demandé de l’information dans un bureau d’information touristique.

Source:

– Sondage téléphonique effectué pour Créneau d’excellence, Tourisme de villégiature quatre saisons et le Réseau de veille en tourisme durant la période comprise entre le 4 novembre et le 5 décembre 2010 par la firme Écho Sondage.

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Hébergement Marketing Technologies

Comment les voyageurs utilisent le Web pour choisir un établissement hôtelier

La recherche d’un établissement hôtelier se fait bien différemment pour les touristes d’affaires et les touristes en voyage d’agrément. Les sources d’information que le voyageur consulte varient selon l’étape à laquelle il est rendu dans le processus de planification. Une récente étude de l’université Cornell aide à mieux comprendre comment les voyageurs recherchent de l’information sur un hôtel ainsi que l’influence des médias sociaux et des sites de commentaires dans ce processus.

L’année 2010 fut celle de la consécration des médias sociaux, comme en témoigne la nomination de Mark Zuckerberg en tant que personnalité de l’année par Time Magazine. Son entreprise, Facebook, a dépassé Google en nombre de visiteurs uniques par mois. Au même moment, l’industrie hôtelière continue à se questionner sur les effets des médias sociaux, tant sur la manière dont les consommateurs les utilisent que sur les façons d’interagir avec la clientèle. La plupart s’entendent néanmoins sur le fait que l’on doit «écouter» attentivement ce qui s’y dit, adapter son offre et répondre aux consommateurs.

Le rapport de l’université Cornell fait état de discussions issues d’un sommet tenu en octobre 2010 et des résultats d’une enquête réalisée auprès de 2830 voyageurs américains d’affaires et d’agrément qui ont récemment séjourné dans un hôtel. En voici quelques faits saillants.

Les touristes en voyage d’agrément utilisent davantage de sources d’information que ceux en voyage d’affaires

Les voyageurs d’affaires choisissent le plus souvent l’établissement recommandé (ou parfois imposé) par leur entreprise (40%), même si plusieurs explorent d’autres possibilités avec les moteurs de recherche (voir graphique 1). Les touristes d’agrément consultent un plus large éventail de sources lorsque vient le temps de choisir un établissement d’hébergement. Les recommandations de parents ou d’amis viennent en premier, surtout pour les femmes. Les touristes d’agrément sont plus nombreux que les touristes d’affaires à utiliser les moteurs de recherche, les sites de voyage et ceux permettant la comparaison de produits de voyage (p. ex. Expedia, Priceline et Kayak).

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Parmi les sources d’information en ligne, les sites publiant les avis de consommateurs (TripAdvisor) semblent presque aussi utilisés que ceux affichant les commentaires de professionnels comme AAA. Ces deux types de source se révèlent d’ailleurs les plus populaires, loin devant Facebook, Forbes, les blogues et YouTube.

Plus le processus de réservation avance, plus l’éventail de sources consultées est restreint

L’enquête confirme l’hypothèse selon laquelle les consommateurs exploreraient de nombreuses sources d’information au début du processus et se concentreraient ensuite sur quelques-unes seulement pour faire leur choix et pour réserver (voir graphique 2). Les moteurs de recherche, qui dominent au début du processus, s’avèrent moins populaires alors que le magasinage progresse. À une étape plus avancée, les sites de fournisseurs hôteliers et les agences de voyages en ligne semblent appréciés. Notons que les commentaires sur TripAdvisor et les métamoteurs de recherche comme Kayak sont aussi consultés dans une bonne proportion.

Web_choix_hotelier_graph2

Lorsque vient le temps de prendre une décision, les voyageurs éliminent plusieurs sources d’information, qui ne sont alors utilisées que par un groupe restreint. Les sites de fournisseurs et ceux des agences de voyages en ligne demeurent les plus populaires parce qu’ils permettent d’effectuer la réservation.

L’influence des commentaires en ligne est bien réelle, mais elle n’est pas liée aux types d’hôtels

Afin d’explorer l’influence des commentaires de consommateurs sur la réservation d’un hôtel, les chercheurs ont questionné les répondants sur leur propension à choisir un établissement ayant des avis négatifs ou positifs. Ils ont utilisé l’échelle de classification de Smith Travel Research (STR) pour distinguer les types d’hôtels. Peu importe le classement de l’établissement, les répondants se tiennent loin de ceux ayant reçu des commentaires négatifs et favorisent ceux qui sont positivement évalués.

Web_choix_hotelier_graph3

De plus, l’adage affirmant qu’un client insatisfait partagera amplement son opinion, à l’inverse du client satisfait, n’a pas été confirmée par cette enquête. Les consommateurs sont autant enclins à rédiger des commentaires négatifs que positifs sur leur expérience. Il n’y a pas non plus de différence significative selon le type d’hôtel fréquenté.

L’étude de Cornell rapporte également les suggestions de M. Anil Aggarwal, président de Milestone Travel, visant à aider les hôteliers à mieux intégrer les médias sociaux.

  • Facebook: Les hôteliers devraient mettre leur système de réservation sur leur page Facebook. Le système de réservation utilisé est habituellement bien intégré au site d’un établissement, ce qui permet d’éviter que le consommateur ne quitte le site. La même logique devrait être appliquée aux médias sociaux. De plus, les jeux-questionnaires, les concours et les autres applications interactives attirent l’attention.
  • YouTube: Ajouter des vidéos hébergées sur YouTube sur le site de l’établissement. Non seulement le site devient alors plus intéressant, mais aussi le référencement est augmenté par les moteurs de recherche. M. Aggarwal suggère de créer des vidéos à partir des sujets les plus fréquemment recherchés par les consommateurs.
  • Twitter: Créer un réseau de clients actuels ou potentiels et entretenir une communication bilatérale quotidienne.

Et par-dessus tout, ces efforts doivent être intégrés! Les médias sociaux représentent une occasion d’analyser les tendances du marché à travers cet immense groupe de discussion et d’améliorer le service à la clientèle à un coût peu élevé. Il est cependant important de maintenir un contrôle sur l’utilisation des médias sociaux par les employés. Une publication inappropriée peut faire des ravages.

Le pouvoir des médias sociaux n’est pas une surprise pour l’industrie touristique, qui est en constante interaction avec les différents médias en ligne, incluant les sites de commentaires. Cela dit, ils sont en perpétuelle évolution tout comme les modes d’utilisation par la clientèle hôtelière. Les gestionnaires ne peuvent rien tenir pour acquis et doivent se tenir constamment informés!

Source :

– McCarthy, Laura, Debra Stock et Rohit Verma. «How Travelers Use Online and Social Media Channels to Make Hotel-choice Decisions», Cornell Hospitality Report, vol. 10, no 18, décembre 2010.

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Technologies

Les tablettes électroniques débarquent chez les voyageurs… et dans les entreprises

Un Américain sur cinq possèdera une tablette électronique en 2014, selon une étude de FuzeBox. La demande croissante pour le Web mobile et la multiplication des contenus numériques sous toutes les formes ont créé un terrain fertile à l’arrivée de ces nouveaux produits sur le marché. Déjà 7% des voyageurs d’agrément américains ont consulté de l’information touristique sur une tablette en 2010. Voici comment et pourquoi plusieurs entreprises ont rapidement choisi d’investir dans le développement de nouvelles applications dédiées au iPad, qui profite actuellement d’environ 85% des ventes de tablettes électroniques.

Source: Next Museum

Une véritable révolution

Pour comprendre l’effervescence créée par le lancement du iPad en 2010, il faut savoir que le premier million d’unités s’est vendu en 28 jours, comparativement à 74 jours dans le cas du iPhone et à 360 jours pour le iPod. Quand à l’arrivée du tout dernier modèle, le iPad 2, il n’a eu besoin que d’une toute petite fin de semaine aux États-Unis pour atteindre cet impressionnant plateau.

L’année 2011 sera celle des tablettes électroniques: plus de 50 millions de consommateurs s’en procureront une selon la firme Canalys. L’engouement qu’a suscité l’iPad a surpris bien des analystes. Produit hybride entre l’appareil mobile et l’ordinateur, la tablette électronique répond sans aucun doute à un besoin. Apple détient actuellement environ 85% des ventes, proportion qui devrait osciller entre 40% et 70% en 2012.

Les propriétaires de tablettes électroniques s’en servent d’abord pour:

  • naviguer sur le Web (78%);
  • lire des courriels (75%);
  • lire des livres, des magazines et des journaux électroniques (53%);
  • écouter la télé et des films (43%);
  • jouer à des jeux (33%).

L’enquête révèle également que 58% des détenteurs en font un usage professionnel, notamment pour leur correspondance (55%) et pour des réunions ou des conférences en ligne (37%). La firme Deloitte estime d’ailleurs que 25% des ventes de tablettes iront aux entreprises en 2011. Le taux de pénétration des 500 premières entreprises mondiales devrait surpasser 70%.

D’un point de vue marketing, Paul Verna de eMarketing précise que les tablettes représentent un immense potentiel d’interaction pour la clientèle sur le plan du contenu. Un sondage de Nielsen indique d’ailleurs que les utilisateurs de iPads sont plus susceptibles de cliquer sur la publicité, particulièrement celle interactive, que ceux détenant des iPhones.

Le iPad se taille une place dans l’industrie touristique

Les voyageurs sont de plus en plus nombreux à utiliser des appareils mobiles pendant leurs déplacements. Doté d’un écran haute définition, d’une connexion Web en tout temps grâce au réseau cellulaire (modèle 3G), d’un système GPS et de deux caméras vidéo (iPad2), le iPad offre un éventail presque illimité d’applications touristiques, tant de la perspective de l’expérience du voyageur que de celle de l’entreprise. L’application de TripAdvisor lancée en février dernier constitue un excellent exemple d’outil optimisé pour un écran élargi au service du touriste en déplacement.

Source: WebProNews

Au cours des derniers mois, plusieurs entreprises touristiques ont saisi l’occasion de développer de nouvelles applications afin de servir ce segment de clientèle. Voici quelques exemples inspirants.

NYCWay

Cette application lancée par MyCityWay, en partenariat avec la Ville de New York, présente de manière très stylisée une foule de renseignements utiles et géolocalisés de la grande ville américaine, tels que l’emplacement de la toilette publique la plus proche, des images en temps réel de la circulation routière, le calendrier des événements et les horaires du transport public.

Source: Apple

MenuPad

L’entreprise australienne NetStart offre aux restaurateurs une nouvelle génération de menus sur iPad grâce à l’application MenuPad. La clientèle peut consulter le menu des plats proposés par l’établissement accompagnés de photos de qualité pour ensuite commander directement sur l’appareil. Il en coûte annuellement de 120 à 180 CAD par iPad pour obtenir les licences et le système permettant de gérer les menus, incluant une interface de gestion Web.

Source: Graphis Studio

Brooklyn Museum

À l’automne dernier, à l’occasion de l’exposition Seductive Subversion, le Brooklyn Museum cherchait un moyen de transmettre à ses visiteurs un maximum d’information à propos des artistes. Pour y parvenir, il a lancé l’application WikiPop associant le contenu Wikipédia sur les 25 artistes présentés et l’iPad. Pour le musée, l’utilisation des tablettes électroniques dans la galerie permettait non seulement aux visiteurs de consulter une information riche et pertinente, mais aussi de commenter les articles, donnant ainsi une dimension interactive à l’exposition. Plusieurs appareils disposés à divers endroits à proximité des œuvres étaient disponibles pour la clientèle. L’initiative a été couronnée de succès, puisqu’au cours de la Seductive Subversion, 12 000 sessions sur les iPads ont été enregistrées parmi les 32 000 visiteurs.

Source: NYDailyNews.com

The Plaza

À l’hôtel The Plaza à New York, c’est l’ensemble de l’expérience client qui repose sur le iPad. Depuis janvier, toutes les chambres de l’établissement ont une tablette munie de l’application Intelity’s ICE (Interactive Customer Experience). Grâce à cet utilitaire, les clients contrôlent tous les éléments associés à leur séjour, notamment le service aux chambres, les réservations au restaurant, les communications avec le concierge, les demandes de réveil par téléphone, la température et l’éclairage de la chambre, les guides touristiques de New York et les horaires de vol, incluant l’impression des cartes d’embarquement.

Source: Staple News

Voici d’autres initiatives intéressantes.

  • La chaîne hôtelière Intercontinental profite de l’arrivée du iPad2 pour offrir à la clientèle de dix de ses établissements la possibilité de parler directement avec le concierge grâce à l’application de vidéoconférence FaceTime.
  • AIRSPA par BALNEA, concept de traitements express de soins de bien-être aux voyageurs à l’aéroport Montréal-Trudeau, utilise l’iPad pour son système de facturation. Les caisses mobiles sont connectées par Wi-Fi à un serveur qui renvoie par un réseau VPN les factures vers des imprimantes locales. L’entreprise utilise aussi l’application OPI du iPad pour permettre aux clientes de choisir leur couleur de vernis à ongles.
  • La compagnie aérienne Executive Jet Management a remplacé les traditionnelles cartes de vol par l’application Jeppesen Mobile pour iPad.
  • Best Western propose une application iPad qui permet d’effectuer des recherches parmi ses produits, de procéder à des réservations, de créer des itinéraires, de localiser les attraits avoisinants avec les fonctions GPS et de partager des commentaires et des photos par courriel ou Facebook.

Il est encore trop tôt pour mesurer les répercussions des nouvelles fonctionnalités de l’iPad2 ou des autres tablettes électroniques qui inonderont bientôt le marché. L’ajout des caméras vidéo offre toutefois une panoplie de possibilités, notamment en matière de fonctions liées à la réalité augmentée. Voici une vidéo qui illustre bien l’étendue du potentiel des tablettes électroniques pour l’industrie touristique, particulièrement la façon dont on pourra rehausser la qualité de l’expérience de la clientèle.

http://www.youtube.com/watch?v=fs1CxMA1IQc&feature=player_embedded

 

Sources:

– Bernstein, Shelley. «Wikipop iPads and Visitor Metrics», Brooklyn Museum Blog, 18 janvier 2011.

– Billings, Scott. «What can the iPad do for museums?», Museum Next, 4 janvier 2011.

– Catacchio, Chad. «New NYC Way iPad app is a stylish, innovative guide to the Big Apple», TNW, 23 octobre 2010.

– Coolidge, Carrie. «The Plaza In New York Offers IPads In All Guest Rooms And Suites», Staple News, 8 février 2011.

– Girtz, Brad. «Airline gets go ahead to replace maps with iPads», Travolution, 4 mars 2011.

– May, Kevin. «TripAdvisor modifies mobile app to pring extras for iPad users», tnooz, 20 décembre 2010.

– Moik, Yofred. «10 innovative uses of the iPad by the hospitality industry», PSFK, 8 juillet 2010.

– Ziegler, Patti. «How the iPad is reshaping e-commerce», AdvertisingAge, 18 février 2011.

 

Sites Web:

– Intelity

– IsèreTourisme

– MenuPad

– MyCityWay

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Marketing Technologies

Stratégie de marketing en ligne – Les Jeux olympiques de Vancouver

Pour clôturer la conférence Online Revealed Canada qui avait lieu en mars dernier à Toronto, William Bakker de la firme Think! Social Media a présenté la campagne de marketing en ligne des Jeux olympiques de Vancouver. Même si cet exemple est basé sur un événement d’une envergure incomparable, il démontre de quelle manière une destination peut tirer profit de la présence d’un événement sur son territoire. Il est possible de s’inspirer de ces actions qui témoignent d’originalité, de créativité, mais surtout de planification stratégique.

L’exemple des Jeux olympiques de Vancouver

La stratégie marketing de Tourisme Colombie-Britannique consistait à maintenir élevé l’intérêt des visiteurs potentiels tout au long de leur cycle d’achat et de convertir ce nombre en visites réelles. On remarque dans la figure suivante qu’on a visé la clientèle à partir du moment où elle considérait la destination pour un voyage futur. Cette stratégie tient compte du fait qu’accueillir les Jeux olympiques est une chance inouïe en matière de visibilité pour différents marchés. La notoriété des jeux remplace la nécessité de réaliser une vaste campagne de sensibilisation, une démarche parfois très coûteuse.

Pour chaque objectif, des actions planifiées

En juillet 2003, le Canada a été désigné pour organiser les Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver. Dès lors, on a déterminé trois principaux objectifs marketing et mis sur pied un plan d’action en vue de les atteindre. L’objectif ultime: transformer l’intérêt pour les Jeux olympiques en intérêt pour la destination et ainsi augmenter le nombre d’arrivées en Colombie-Britannique.

Objectif 1: Profiter de l’événement pour maximiser la visibilité de la destination.

Actions:

  • Créer un engouement autour d’un projet sous-jacent pouvant capter l’attention du public au cours d’une durée déterminée, avant ou après l’événement.

Exemple: Le relais de la torche a été sous les projecteurs de YouTube, grâce à l’implication de partenaires clés tels que Coca-Cola, à une équipe de soutien et à la participation d’un jeune reporter. Il avait comme mission de documenter la traversée de la torche olympique, tout en capturant des images des lieux du parcours et en recueillant les impressions des gens. Au total, 48 vidéos ont été visionnées plus de 500 000 fois pendant les jeux.


Établir, développer et maintenir d’étroites relations avec les partenaires de la destination, les médias, les commanditaires et le comité organisateur des Jeux olympiques. Créer des situations gagnantes avec chacun. Utiliser les différentes relations comme effet de levier au moment opportun et s’assurer de leur collaboration pour diffuser de l’information auprès de leur auditoire.

Exemple: Grâce à l’échange de contenus (textes, photos, vidéos) entre Tourisme Colombie-Britannique et son réseau de contacts, des images de la province et plusieurs histoires ont circulé sur les supports média de ces alliés (site Internet, page Facebook, Twitter, journal, radio, etc.) ainsi qu’à travers leurs réseaux respectifs.

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  • Saisir les occasions découlant de l’intérêt soudainement engendré par la tenue de l’événement.

Exemple: Plusieurs chaînes télévisées ont choisi la Colombie-Britannique pour le tournage d’une ou de plusieurs émissions en 2010, tel que Bachelorette, Hell’s Kitchen et Occupation Double, faisant à leur tour découvrir la destination sous des angles différents.

 

Objectif 2: Diriger le plus grand nombre de personnes possible vers le site Internet de Tourisme Colombie-Britannique et favoriser un accroissement des intentions de visite.

Actions:

  • S’entendre avec les partenaires, les médias, les commanditaires et le comité organisateur pour que leur site Internet dirige les internautes vers celui de Tourisme Colombie-Britannique (hellobc.com).

Exemple: Une étude menée en 2007 démontre que 72% des gens qui regardent le sport à la télévision exécutent en même temps d’autres tâches. Pendant les Jeux olympiques, le monde entier suivait les compétitions sportives sur leur écran de télévision, sur Internet ou sur leur téléphone intelligent. Que faisaient-ils au même moment?

 

 

 

En s’affiliant à son réseau de contacts, Tourisme Colombie-Britannique a fait en sorte que les sites d’intérêt en lien avec les Olympiques puissent diriger les spectateurs intéressés par la destination vers le portail hellobc.com.

  • Être repérable sur les moteurs de recherche et investir dans les SEO (search engine optimization).

Exemple: Conscient de l’effet que pouvaient provoquer les images de la province sur les téléspectateurs, Tourisme Colombie-Britannique devait veiller à ce que le portail de la destination figure dans les premiers résultats sur les moteurs de recherche. Le foisonnement de sites relatifs aux Jeux olympiques représentait un obstacle de taille. C’est pourquoi on a orchestré une campagne de paiement au clic (pay-per-click) et déployé de nombreux efforts pour faciliter la recherche organique.

Objectif 3: Obtenir les coordonnées des visiteurs du site hellobc.com pour poursuivre des actions marketing après les Jeux olympiques et ainsi faire en sorte que ceux qui considèrent voyager dans la province y séjournent réellement.


Actions:

  • Mettre de l’avant des publicités ou des promotions qui incitent le public à visiter la province et qui permettent d’obtenir les coordonnées des visiteurs en ligne.

Exemple: Une vidéo inspirante mettant en vedette la destination par des personnalités publiques connues mondialement invitait les internautes à se rendre sur le site hellobc.com, d’où ils pouvaient participer à un concours leur donnant la chance de gagner un voyage en Colombie-Britannique. Cette inscription représentait l’occasion de conserver les coordonnées de ces gens qui démontraient un intérêt pour la destination.

http://www.youtube.com/watch?v=HXqKORNdDh4&feature=player_embedded

 

Les résultats

  • Tous les visiteurs internationaux recommanderaient la Colombie-Britannique.
  • 7,5 millions d’Américains considèrent voyager dans la province.
  • Plus de 100 000 contacts ont été ajoutés à la base de données de la destination.
  • 4 millions de personnes ont visité le site hellobc.com avant et pendant les Jeux olympiques.
  • 67 000 histoires à propos de la destination ont été véhiculées par les médias.

Comment tirer profit de cette stratégie?

Bien entendu, les Jeux olympiques offrent des circonstances sans pareil. Malgré tout, certaines régions pourraient assurément optimiser leurs retombées lorsqu’elles accueillent des événements sportifs, culturels ou organisés par des entreprises. En vous inspirant de quelques idées présentées dans cette analyse et en adaptant un plan d’action à votre propre réalité, peut-être que votre destination pourrait se démarquer lors de ses prochains événements!

 

Source :

– Bakker, William. «Looking back at the Canadian Olympics», conférence présentée à l’occasion de l’Online Revealed Canada, les 8 et 9 mars 2011.

– Wilhelmus

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Les 50 ans et plus et leurs préférences de voyage

Le vieillissement de la population constitue une tendance lourde des sociétés économiquement avancées. Les personnes âgées de 50 ans et plus représenteront le tiers de la population mondiale en 2030. Si certains vivent sous le seuil de pauvreté, d’autres à l’inverse disposent de retraites confortables et de beaucoup de temps libre. Certains aiment le luxe ou l’exotisme, d’autres les séjours éducatifs taillés sur mesure, l’aventure, les activités sociales ou de plein air. Voici un bref portrait des hippies et compagnie…

Un groupe hétérogène

Les gens âgés de plus de 50 ans représentent près de 40% de tous les voyages outre-mer des adultes américains; au Québec, leur part frise la moitié et atteint 412 800 personnes (55 ans et plus). Cette proportion s’élève à un peu plus du quart en ce qui concerne les touristes en provenance d’outre-mer (126 200) au Québec.

On aurait tort toutefois de les considérer comme un marché homogène. Ce sont les valeurs et les caractéristiques des divers sous-groupes, plus que leur âge, qui déterminent véritablement leurs comportements de voyage. Une meilleure compréhension de ces différents segments est essentielle au développement de stratégies marketing ciblées et efficaces.

Les hippies, yuppies, bobos… et les autres

Les chercheurs Auliana Poon, Eric Adams et Kevon Wilson de Tourism Intelligence International proposent une segmentation axée sur les caractéristiques psychographiques et les styles de vie.

Les hippies sont nés vers 1940. Jeunes adultes au début des années 1960, ces libéraux rebelles aux cheveux longs, ivres de découvertes, se délectaient des excès de ce qu’ils croyaient être une jeunesse sans fin. Aujourd’hui âgés d’environ 70 ans, les ex-hippies ont vieilli, mais ils ont conservé bon nombre des valeurs, des goûts, des attitudes et des tendances politiques qu’ils ont développés au cours des années 1960. Leur idéalisme, leur souci de l’environnement et une approche quelque peu holistique de la consommation se reflètent encore dans leurs achats et dans leur manière de voyager.

…et leurs préférences de voyage

  • Simplicité. Les hippies manifestent peu d’intérêt pour les produits ou les vacances de luxe.

Les yuppies ont vu le jour autour des années 1950. À l’opposé des hippies, plutôt nonchalants, ils ont déployé une énergie sans borne pour terminer leurs études afin de décrocher un bon emploi. Chanceux, ils ont pu entamer leur carrière à l’aube de ce qui s’est avéré être l’une des plus longues périodes de croissance économique ininterrompue dans l’Histoire. Aujourd’hui, ces Young Urban Professionnals sont dans la cinquantaine avancée ou au début de la soixantaine. Leur style de vie se base presque entièrement sur les marques.

…et leurs préférences de voyage

  • Le luxe. Toujours aussi compétitifs et fiers de leur position sociale, ils affichent leur statut en possédant des biens de luxe et en voyageant dans des destinations haut de gamme. Pour réussir à les attirer, il faut donc leur offrir des hôtels cinq étoiles, de la fine cuisine gastronomique et des possibilités de magasinage dans des boutiques de luxe.
  • L’exotisme. Voyageurs aguerris, les yuppies recherchent les destinations exotiques, les séjours d’aventure et les activités de plein air.

Les bohémiens bourgeois (bobos) sont nés vers 1960. Heureux mélange des mentalités des hippies et des yuppies, les bobos sont urbains, possèdent une éducation supérieure, réussissent dans leur profession et sont particulièrement matérialistes. Tout comme les yuppies, les bobos disposent de bons revenus et dépensent largement pour entretenir un train de vie de luxe. Par contre, leur côté bohémien et plutôt hippie se reflète dans leurs valeurs liées à la spiritualité, à la santé et à la recherche d’un certain équilibre. Les bobos souhaitent élargir leurs horizons culturels par diverses expériences, dont les voyages.

…et leurs préférences de voyage

  • L’exclusivité et l’individualité. Les bobos souhaitent une offre unique, exclusive et taillée sur mesure pour eux.
  • L’éducatif avec une touche d’action. Synonymes d’apprentissage, les vacances incluent des excursions guidées privées et des miniaventures accompagnées d’un «sage» local. L’intégration d’une certaine forme d’efforts physique et intellectuel qui vise l’accomplissement personnel constitue un atout.
  • La nature avec un grand N.  Les bobos désirent vivre l’expérience de la grande nature, tout en se sentant utiles et en communion avec l’environnement. Ils apprécient particulièrement les destinations écotouristiques.
  • La responsabilité sociale. Ils veulent aussi faire l’expérience des cultures locales et autochtones par le volontourisme. (Lire aussi: Le tourisme volontaire, ça ne se passe pas qu’en Afrique!)
  • Le petit extra… et la bonne conscience. Les bobos aiment bien se dorloter, mais leur conscience sociale leur impose de donner un sens à ces petits extras tant convoités. Un café gourmet soit! Mais équitable!

Les swofties sont les femmes âgées de plus de 50 ans. Elles appartiennent à la classe des décideurs. Indépendantes, elles aiment sortir et s’amuser, utilisent Facebook et Twitter, naviguent sur les sites de rencontres. Femmes très actives, les swofties fréquentent les salles d’entraînement et les classes de yoga ou de pilates.

…et leurs préférences de voyage

  • Les destinations exotiques.
  • Les activités sociales. Les swofties préfèrent voyager en groupe, particulièrement avec leurs semblables, et elles aiment s’amuser; au programme: spectacles, clubs, casinos, bars, etc.
  • Le bien-être. Les spas ou toute forme de voyage qui apportent le bien-être de l’esprit, du corps et de l’âme.
  • L’environnement sécuritaire. Femmes et célibataires, elles attachent une très grande importance à la sécurité lorsqu’elles voyagent. Dès lors, les centres de villégiature «tout-inclus» et les croisières remportent la palme, puisqu’ils offrent de l’amusement et de la fantaisie dans un environnement sécuritaire.

Les voyageurs de 50 ans et plus sont expérimentés, sophistiqués, éduqués et exigeants. Mieux les connaître permet de leur proposer une offre qui saura combler leurs attentes et vous assurer leur fidélité. Et vous, quelles expériences offrez-vous à ce segment de marché lucratif?

Sources:
– «The changing traveling trends of the older generation», Hotel & Resort Insider, consulté le 20 janvier 2011.
– Eyefortravel News. «Understanding the travel preferences of ‘Golden Globetrotters’», 3 février 2011.
– Moschis, George P. et Belgin Ünal. «Travel and Leisure Services Preferences and Patronage Motives of Older Consumers», Journal of Travel & Tourism Marketing, vol. 24, no 4, 2008, p. 259-269.
– Poon, Auliana et al. «Old but Not Out. How to Win and Woo the Over 50’s Market», Tourism Intelligence International, janvier 2010, 106 pages.